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Rapport de stage

DESCRIPTION DE PRODUCTION DE L’ACIDE


PHOSPHORIQUE

(Epaississement, Attaque et Filtration)

Présenté par : KOSSAI FAKIR

Encadré par : MOHAMMED AIT SI

Direction d’accueil : Jorf fertilizer company 2- Jorf


lasfar

Période du stage : du 02/04/2018 au 31/05/2018

M’hamed sadraoui
Dédicaces
Je dédie ce travail :

• A mes parents, mes frères et tous les membres de ma famille pour leurs sacrifices

• A tous mes amis qui me sont chers, qu’ils trouvent ici l’expression de mes sentiments les plus
dévoués et mes vœux les plus sincères

• A toutes les personnes de l’unité de phosphorique qui sont préoccupées d’améliorer et enrichir

ma connaissance grâce à leurs efforts et leurs conseils

• A tous ceux qui m’ont aidé de près ou de loin pour la réalisation de mon stage

M’hamed sadraoui
Remerciements

Mes remerciements les plus sincères s’adressent à mon parrain de stage, Mr. KOSSAI FAKIR, pour sa
qualité d’encadrement, ainsi qu’à Mr. BRAHIM IGLI et tout Stagiaires, pour leur esprit d’équipe qui m’a
donné plus de motivation pour réaliser ce travail.

qui a fait preuve d’une grande disponibilité à mon égard ainsi pour m’avoir confié un sujet de stage de
grande importance pour la Direction Industrielle OCP Malgré La courte durée du stage et les problèmes de
sécurité et d’accès que l’atelier phosphorique connait

Que tout le personnel de l’unité Phosphorique ayant contribué d’une manière ou une autre dans la réalisation
de ce travail, trouve ici l’expression de mes sincères remerciements.

Merci à tous.

M’hamed sadraoui
1. LA PRODUCTION DU GROUPE  :
Maroc phosphore (ex  : Maroc Chimie)I & II, à Safi, peut produire 270.000 t/a P2O5 d'acide
phosphorique, 500.000 t/a de superphosphate triple (TSP), 80.000 t/a d'un engrais binaire consommé
localement (19.38.0) et 250.000 t/a d'un engrais NPK (14.28.14) qui est aussi vendu exclusivement
aux agriculteurs marocains.

Maroc Phosphore I & II, à Safi, à une capacité de production de 1.110.000 t/a d'acide
phosphorique et de 300.000 t/a de phosphate monoatomique (MAP).

Maroc Phosphore III - IV, à Jorf Lasfar, a la capacité de produire 1.400.000 t/a d'acide
phosphorique, 850.000 t/a de phosphate daïmonique

(DAP) et 850.000 t/a de TSP ou DAP. Au total, les deux sites étaient initialement conçus pour
produire 2,8 millions de tonnes P2O5 d'acide

Phosphorique par année. Environ la moitié de la production est concentrée puis exportée comme
produit semi-fini (acide phosphorique marchand) tandis que l'autre moitié est granulée localement en
engrais solides. La majeure partie de ces engrais, où le DAP est largement prédominant, est expédiés
hors du pays car 300.000 à 350.000 tonnes seulement sont vendues aux clients locaux. Une partie des
engrais exportés est livrée dans des sacs.

M’hamed sadraoui
1. Carte géographique :

M’hamed sadraoui
Liste des figures

Schéma générale de l’usine


Figure 1 8
Schéma simplifié sur l’atelier utilités
Figure 2 9
Schéma simplifié de l’atelier phosphorique
Figure 3 10
Schéma simplifié de l’atelier engrais
Figure 4 11
vue générale sur l’atelier phosphorique
Figure 5 14
L’épaississeur
Figure 6 15
Schéma représentant le principe de floculation
Figure 7 16

schéma de procédés d’épaississement


Figure 8 17
Section d’attaque et section de maturation du procédé JACOBS
Figure 9 19
Le circuit de la réaction de production d’acide phosphorique
Figure 10 20
Filtre PRAYON
Figure 11 23
Schéma simplifié du fonctionnement du filtre PRAYON
Figure 12 24
4

M’hamed sadraoui
Sommaire
.
Dédicaces ................................................................................................................................................ 2
Remerciements ....................................................................................................................................... 3
Sommaire ................................................................................................................................................ 5
Introduction............................................................................................................................................ 6

Chapitre 1 : Présentation générale de JFC 2 ............................................................................ 7


1. VUE GENERALE ............................................................................................................................ 8
2. CAPACITE DE PRODUCTION ..................................................................................................... 12
1. Capacité des ateliers de production .............................................................................................. 12
2. Matières premières ........................................................................................................................ 12

Chapitre 2 : Description des procédés de fabrication d’acide ................................................. 13


1. EPAISSISSEMENT ........................................................................................................................ 15
1. Récéption ........................................................................................................................................ 15
2. ajout de la solution floculation ....................................................................................................... 16
3. La Section d’épaississement .......................................................................................................... 16
4. Paramètres de Marche ................................................................................................................... 18
5.Déviations possibles et corrections proposés ................................................................................. 18
2. ATTAQUE ........................................................................................................................................ 19
1.Récéption et réaction ....................................................................................................................... 19
2.Tour de Refroidissement .................................................................................................................. 19
3.Maturation ....................................................................................................................................... 20
4.Réactions.......................................................................................................................................... 21
5.Paramètres de Marche .................................................................................................................... 22
6.Déviations possibles et corrections proposés .................................................................................. 22
3. FILTRATION .................................................................................................................................. 23
1.Filtre Prayon .................................................................................................................................... 23
2.Paramètres de Marche .................................................................................................................... 25
3.Déviations possibles et corrections proposés ................................................................................... 25
Conclusion ........................................................................................................................................... 26
5

M’hamed sadraoui
Introduction
L’industrie des phosphates est un élément clé de la sécurité alimentaire mondiale, en particulier, le
phosphore, dont le minerai de phosphate est riche et essentiel à toute forme de vie.

En effet, en plus de l’eau et du rayonnement solaire, les plantes ont un besoin vital de trois composants,
essentiels à leur développement harmonieux : l’azote (N), le phosphore (P) et le potassium (K). Le
phosphore à lui seul représente un quart des 170 millions de tonnes des nutriments consommés.

Le leader mondial dans l’industrie des phosphates en Afrique, à savoir l’office chérifien du phosphate (OCP),
s’est fixé comme objectif permanent l’optimisation et l’amélioration continue dans ses différents secteurs
d’activités, afin de renforcer et de préserver sa position. Dans cette lancée, la plateforme de Maroc Phosphore
Jorf Lasfar s’engage dans plusieurs démarches qui visent à améliorer les performances de ses unités.

Le présent rapport récapitule le travail réalisé lors de mon stage d’initiation dans

JFC 2 (L’usine de production de l’acide phosphorique) Il est organisé comme suit :

Le Chapitre 1 : Présentation générale de l'usine

Le Chapitre 2 : Description des procédés de fabrication d’acide phosphorique

(Epaississement et attaques-Filtration)

M’hamed sadraoui
1

Généralités
L'usine JFC 2 située à Jorf Lasfar, au Maroc, est construite dans le but de répondre à la

demande du marché en Engrais suivant la stratégie du groupe OCP

elle est conçue pour produire 450 000 t/an de P2O5 sous forme d'acide phosphorique par le biais du processus de

Di hydrate de Jacobs. Le taux de fonctionnement

instantané prévu est de 1 500 t/jour (62,5 t/h) de P2O5 sous forme d'acide phosphorique.

M’hamed sadraoui
I. VUE GENERALE

Figure 1 : Schéma générale de l’usine

L’usine JFC2 se compose des unités suivantes :


 Unité des Utilités
 Unité Sulfurique,
 Unité Phosphorique,
 Unité Engrais.
 Services de Maintenance :
Mécanique – Electrique – Instrumentation-génie civil-Services annexes

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Atelier d’utilités :

L’atelier produit et distribue les utilités aux différents ateliers de JFC2 :

Figure 2 : Schéma simplifié sur l’atelier utilités

Atelier Sulfurique :

L’atelier sulfurique se compose d’une seule ligne conçue à fabriquer l’acide sulfurique à 98,5% (4200TMH/j)
et de la vapeur à haute pression (60bars)

(218T/h) destinés principalement pour la fabrication de l'acide phosphorique et l’énergie électrique

Les principales étapes de fabrication de H2SO4 :

S + O2 SO2 + Q1 (combustion)

SO2 + 1/2O2 SO3 + Q2 (conversion)

SO3 + H2O H2SO4 + Q3 (absorption)

M’hamed sadraoui
Atelier phosphorique :

Figure 3 : Schéma simplifié de l’atelier phosphorique

L’atelier phosphorique se compose des unités suivantes :

Stockage, épaississement, et alimentation de la réaction en pulpe.

Réaction – filtration – laveur des fumées.

Stockage et clarification d’acide 28%.

Concentration acide 54% et distribution des utilités.

Stockage et clarification d’acide 54%.

Tour de refroidissement des eaux de procédé.

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M’hamed sadraoui
Atelier Engrais :

Une ligne des engrais est composée des sections suivantes :

-Attaque : acide phosphorique 42% P2O5+l’ammoniac gaz

-Lavage des gaz

-Granulation de la bouillie

-Séchage du produit

-Criblage +recyclage du refus

-Section de refroidissement

-Enrobage du produit fini

-Cyclonage (dépoussiérage)

-Stockage et expédition

Figure 4 : Schéma simplifié de l’atelier engrais

11

M’hamed sadraoui
II. CAPACITE DE PRODUCTION

1. Capacité des ateliers de production :

-DAP : 1.000.000 T/an

-phosphorique : 450.000 T P2O5/an

-sulfurique avec HRS : 4200 TMH/J

- centrale de capacité : 66 MWH

2. Matières Premières :
La fabrication de l’acide phosphorique a JFC2 a besoin des matières premières suivantes:

Le phosphate humide 65% de solide,31,12% de P2O5


L’acide sulfurique 98,5%,densité
1,81 L’eau brute

A noter aussi que cette fabrication à besoin des autres produits comme:

La vapeur basse pression


L’energie éléctrique
L’air de service et instrument
Le floculant et anti-mousse
L’eau de mer

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M’hamed sadraoui
2

Présentation de l’atelier phosphorique


. L’atelier phosphorique de JORF LASFAR, est destinée à la fabrication de l’acide phosphorique il est conçue pour
produire 1500 t P2O5/jour avec un rendement chimique optimal de 95%

La Production de l’acide phosphorique 29% est subdivisée en trois sections principales :

* Epaississement

* Attaque

* Filtration

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M’hamed sadraoui
La construction de l’atelier phosphorique a été basée sur un concentré de technologie utilisé dans la
production des dérivés phosphatés. D’une capacité de production journalière de 1.400 tonnes d’acide
phosphorique, soit 450.000 tonnes par an, cette unité industrielle dispose d’un réservoir de stockage équipé
de plusieurs unités d’épaississement de la pulpe de phosphate, d’un réacteur muni d’une chambre de
maturation et de plusieurs unités de refroidissement et de lavage de gaz. En plus d’une augmentation
sensible du rendement et de la productivité, J FC 2 est caractérisée par l’efficacité de ses processus
industriels ainsi que par leur efficience.

Figure 5 : vue générale sur l’atelier phosphorique

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M’hamed sadraoui
L’atelier Phosphorique est spécifié à la production de l’acide phosphorique selon le procédé de JACOBS
dont les étapes sont les suivantes :

I. L’EPAISSISSEMENT
L’épaississement est la première étape de traitement de la pulpe venant du station terminale qui consiste
à augmenter la concentration en solides dans la pulpe et pour avoir la densité nécessaire au bon
déroulement de la réaction tout en récupérant un débit d’eau clair qui sera utile pour le lavage des gaz.

1. Réception
La pulpe de phosphate de 54 % de solide est livrée à l’atelier par le JPH vers les bacs de réception avec
une possibilité d’alimenter directement les 02 bacs de reprise de la pulpe vers la réaction.

La pulpe est pompée vers l’épaississeur où elle est mélangée avec le floculant dans la conduite de la
pulpe juste avant l’entrée du puits.

Figure 6 : L’épaississeur

15

M’hamed sadraoui
2. Ajout de la solution de floculation

Le floculant poudre est mélangé avec de l’eau et ensuite maturé dans un bac de maturation au niveau de la
station de floculation. La floculation consiste alors à la déstabilisation des matières en suspension et des
matières colloïdales, ayant une caractéristique hydrophobe, par liaison entre particules colloïdales en
utilisant de longues chaînes de polymères.

Le floculant doit être ajouté d’une manière optimale, le dosage mais surtout la manière de l’injecter. Il devra être
injecté de telle manière à ce qu’il y est assez d’agitation pour permettre un bon mélange du floculent avec la pulpe.

Figure 7 : Schéma représentant le principe de floculation

La pulpe est alimentée d’une façon tangentielle dans une gouttière, nous y ajoutons un floculent et l’eau
résultant de la décantation pour diluer la pulpe, tout en gardant le mélange en agitation au moyen d’une
hélice. Le mouvement de l’hélice donne lieu à un écoulement en spirale assurant le mélange des 3 éléments.

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M’hamed sadraoui
3. La section d’épaississement
Ensuite, la pulpe diluée intègre la partie centrale, là où la décantation est bien réalisée. La pulpe, étant plus
dense, se décante au fond du bac, et l’eau monte en haut et devient de plus en plus claire. L’épaississeur se
compose d’un racleur, entrainé par 4 moteurs, qui contribue à l’évacuation de la pulpe dans le cône de
décharge.

De ce fait, Le bac contient trois zones avec des solutions de différentes densités. La première zone contient
la solution clarifiée à la surface, la deuxième, à mi-hauteur contient une solution de concentration
intermédiaire et la troisième est la pulpe épaissie extraite vers le bac de stockage au fond de l’épaississeur.

Un indicateur à ondes nous permet de déterminer le niveau du lit pour garder la quantité de la pulpe dans
l’épaississeur. Ce niveau doit toujours être contrôlé pour éviter, d’une part, que la pulpe remplisse
l’épaississeur et, d’autre part, que son niveau diminue jusqu’au point qu’on ne soutire que de l’eau. Le
niveau est connu une fois l’indicateur est en contact avec l’eau, donc l’épaississeur est rempli.

Pour éviter un sur-épaississement, une pompe assure la circulation de la pulpe (circuit fermé) pendant tout le
temps avant son soutirage. Ce dernier est effectué au moyen d’une pompe qui l’envoie vers un bac de
stockage en attendant son intégration dans la cuve d’attaque. Ce bac est maintenu en agitation et garde la
pulpe pendant une durée maximale de 2 heures.

Figure 8 : schéma de procédés d’épaississement

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M’hamed sadraoui
4. Paramètres de marche
Section

Paramètres VAL MIN VAL MAX


Turbidité (ppm)
Densité de la pulpe sortie
épaississeur
Taux de solide
Epaississement (%)
consommation du floc/Phos (g/T)
pression du lit (bars)
niveau du lit (m)

M’hamed sadraoui
0 100
1,62 1,69

58 65

30 40
1,6 1,8
0,6 1

5. Déviations Possibles et Corrections Proposées

Cause
Problème Mesure
possible
Densité de pulpe trop Ajouter de l'eau aux réservoirs de réception de pulpe de
importante Phosphate

Chute de pression élevée dans les


Essayer de déboucher à l'eau et à l'air.
canalisations de pulpe
Casser la conduite au niveau des brides pour vider la section
Canalisations bouchées bouchée.
Mettre en service la conduite de rechange. Vérifier le
fonctionnement de la pompe et de l'étanchéité de pompe.

Vérifier le fonctionnement de l'épaississeur


La pulpe d'alimentation du Mauvaise efficacité de
Réduire la production de l'épaississeur ou augmenter le débit de
réacteur est trop diluée l'épaississeur
floculant

Vérifier le fonctionnement de la pompe de recyclage de


Recyclage insuffisant
l'épaississeur et de l'étanchéité. Augmenter le débit de recyclage

La pulpe d'alimentation du
réacteur est trop diluée

Haute efficacité de Vérifier le fonctionnement de l'épaississeur


l'épaississeur Augmenter la production ou le débit de floculant

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M’hamed sadraoui
II. L’ATTAQUE

1. Réception et réaction

La pulpe est pompée directement depuis l’épaississeur (THICKNER) vers la cuve d’attaque grâce à la
pompe d’alimentation du réacteur. Cette pulpe est caractérisée par un taux de solide 65 %.

Le procédé JACOBS utilise un réacteur annulaire composé de :

Anneau extérieur (Compartiments 1 à 7) ;


Compartiment central ;
Compartiment d’alimentation flash-cooler.

Les compartiments constituant l’anneau extérieur du réacteur ne sont pas séparés entre eux.

Le 1er compartiment est lié à une chambre de maturation cubique compartimentée qui est composée de :

Compartiment d’étanchéité du flash-cooler ;


Deux compartiments intermédiaires ;
Compartiment d’alimentation du filtre.

Figure 9 : Section d’attaque et section de maturation du procédé JACOBS

19

M’hamed sadraoui
La pulpe de phosphate est introduite entre les compartiments 1 et 2 de l’anneau extérieur du
réacteur. L’acide sulfurique dilué par l’acide retour est injecté via trois points, le premier entre les
compartiments 3 et 4, le deuxième point entre les compartiments 5 et 6 et le troisième entre les
compartiments 6 et 7. La pulpe de phosphate mélangée avec l’acide sulfurique circule dans l’anneau
extérieur du réacteur sous l’effet du grand débit de pompage de la pompe de circulation. La bouillie ainsi
formée réagit dans le compartiment central pour former l’acide phosphorique et le sulfate de Calcium di-
hydrate. Elle est pompée par la suite au compartiment d’alimentation du flash-cooler.

2. Tour de refroidissement
Pour refroidir la bouillie de l’ordre de 2 à 3 °C, elle est introduite dans le Flash-Cooler par l’intermédiaire de
deux grands circulateurs installés dans le compartiment d’alimentation avec une capacité de pompage de
9000 m3/h chacun ce qui donne au total une capacité de circulation presque égale à 18000 m3/h.

Le Flash-Cooler évapore l'eau dans la pulpe de recyclage. Le refroidisseur est installé au-dessus du réacteur
afin de réduire la hauteur d'élévation des pompes de circulation de refroidisseur. Le Flash Cooler est conçu
pour limiter le refroidissement de la pulpe à 2,5°C environ afin de minimiser la nucléation et l'entartrage.

3. Maturation
Après son refroidissement, la bouillie passe au premier compartiment de la section de maturation. En effet,
les quatre compartiments de maturation permettent aux cristaux de gypse de mûrir ce qui améliore la
filtrabilité du gâteau. Une grande partie de la bouillie retourne au réacteur et le reste déborde dans le 1er
compartiment intermédiaire de la section de maturation.

Figure 10 : Le circuit de la réaction de production d’acide phosphorique.

20

M’hamed sadraoui
4. Réactions
Le procédé de fabrication de l’acide phosphorique utilisé est par voie humide, dans lequel l’acide est obtenu
par attaque directe du phosphate minéral par l’acide sulfurique dilué par l’acide phosphorique moyen. Et les
réactions d’attaque sont :

4.1 Réactions principales


Ca3( PO4)2 + 4H3PO4 3Ca (H2PO4)2

Ca (H2PO4)2 + H2SO4 + H2O (CaSO4, 2H2O) + 2H3PO4

La somme des deux réactions :


Ca3 (PO4)2 + 3H2SO4 +6H2O 3(CaSO4 ,2H2O) + 2H3PO4 + Q (Chaleur)

4.2 Les réactions secondaires


CaF2 + H2SO4 + 2H2O (CaSO , 2H O) + 2HF (Acide fluorhydrique)
4 2

La silice SiO2 réagit avec HF

6HF + SiO2  H2SiF6 + 2H2O (Acide hexafluosilicique)

Na2O et K2O réagit avec H2Sif6 selon la réaction :


• Na2O + H2SiF6 Na2SiF6 + H2O

K2O + H2SiF6 K2SiF6 + H2O
-Autres reactions :

 
CaCO3 + H2SO4 + H2O (CaSO4, 2H2O) + CO2

2NaCl + H2SO4 Na2SO4 + 2HCl

2KCl + H2SO4 K2SO4 + 2HCl
H2O + SO3 H2SO4

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M’hamed sadraoui
5. Paramètres de Marche
Section Paramètres
Taux de solide (%)
VAL MIN VAL MAX
densité bouillie 34
30
densité filtrat
1,44 1,48
bouillie
ATTAQUE taux de sulfates libres (g/l) 1,23
1,26
Ratio (A.S/P.S) 28 34

Température de la bouillie (°C) 0,47 0,5

Vide attaque (mm Hg) 78 81

260 300

A.S : Acide Sulfurique

P.S : Phosphate Sec

6. Déviations Possibles et Corrections Proposées

Problème Cause possible Mesure


Température élevée/basse Le vide dans le refroidisseur éclair est trop Ajuster le vide avec l'air de prélèvement
dans le réservoir d'attaque élevé/bas. Vérifier la concentration de l'acide produit

Dilution dans le réacteur, Inondation dans le pré-condensateur et/ou Arrêter et déboucher les conduites.
perte/fluctuation sous vide, le condensateur due à une obstruction
débordement du réservoir partielle ou totale dans la branche
d'étanchéité dans le pré- d'étanchéité du pré-condensateur et du
condensateur. condensateur.

H2SO4 libre élevé/bas dans le Modification des exigences d'acide (c.-à-d. Diminuer/augmenter le débit d'acide sulfurique
réservoir d'attaque modification de la concentration pulpe de Vérifier la température basse du réacteur, le % de P2O5
Phosphate ou de la teneur en BPL). élevé dans le in filtrat et le % d'acide libre trop élevé

La roche ne réagit pas (revêtue). Arrêter les alimentations

Teneur élevée/basse en solides Modification du % solides ou de BPL dans la Ajuster le débit d'eau vers la pulpe de Phosphate
ou en H2SO5 dans le réservoir pulpe de Phosphate.
d'attaque
Le produit reste dans le gâteau et circule Ajuster le filtre. Réduire les taux au besoin
vers la section de filtrat n°2.

Lavage excessif vers le filtre. Réduire l'eau de lavage vers le filtre

22

M’hamed sadraoui
III. FILTRATION

1. Filtre de Prayon
La filtration est une section ou s’effectue la séparation phosphorique du gypse cette séparation est
réalisée dans le Filtre de Prayon

Figure 11 : Filtre PRAYON

La section filtration se compose de deux lignes de filtration sous vide A et B, chaque ligne est constituée des
équipements suivants :

Six nacelles de distribution des fluides : 02 de bouillie et 04 de

lavage. Une rampe de lavage toile.

Deux trémies : une d’évacuation de gypse et une autre de lavage

toiles. Un ensemble de pompes (9)

Deux ventilateurs : l’un pour séchage toile après lavage et l’autre pour soufflage des toiles
après évacuation du gypse.

Six secteurs de collecte d’acide (pré-secteur, secteur fort, secteur moyen, secteur faible
secteur très faible et secteur de lavage)

Un séparateur d’acide.

23

M’hamed sadraoui
Les deux filtres sont destinés à la filtration de la bouillie en vue de récupérer de l’acide phosphorique.
Chaque filtre comporte essentiellement une table tournante et une boite à vide pour collecter les filtrats.

Figure 12 : Schéma simplifié du fonctionnement du filtre PRAYON

Le filtre est devisé en six secteurs : pré secteur, secteur fort, secteur moyen, secteur faible, secteur très faible
et secteur de lavage.

Un pré secteur : précédent le secteur fort pour éviter la dilution de l’acide produit par l’eau d’imprégnation
des toiles et pour renvoyer dans la cuve le premier filtrat, souillé de quelques cristaux de gypse. L’acide
venant du pré secteur est mélangé avec l’acide du secteur moyen.

Le gâteau : ainsi formé lors de la filtration subit trois lavages successifs par acide faible à la première
nacelle, acide très faible à la deuxième nacelle et l’eau gypseuse à la troisième nacelle.

Le secteur moyen : résultant du lavage du secteur fort par l’acide faible, constitue l’acide du premier
lavage (acide moyen).

Le secteur faible : résultant du lavage du secteur moyen par l’acide très faible, constitue l’acide du
deuxième lavage (acide faible).

Le secteur très faible : résultant du lavage du secteur faible par l’eau gypse, constitue l’acide du troisième
lavage (acide très faible).

Le lavage des toiles se fait par l’eau de procédé, le filtrat du secteur lavage toiles constitue l’eau gypseuse.

Les secteurs subissent chacun un cycle complet de filtration, ce qui facilite le passage progressif et uniforme
des liqueurs eu travers du gâteau. L’extraction et la décharge du solide sont assurées par vis d’extraction, de
large capacité et tournant à vitesse constante, vers une trémie à gypse où il est dilué par l’eau de mer pour
être acheminé vers la conduite de rejet.

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M’hamed sadraoui
2. Paramètres de Marche

Section Paramètres VAL MIN VAL MAX

FILTRATION

M’hamed sadraoui
Epaisseur gâteau gypse (mm) 55 65
Densité acide produit (kg/m3) 1,24 1,27
Densité acide moyen (kg/m3) 1,18 1,21
Densité acide faible (kg/m3) 1,02 1,04
Densité acide très faible (kg/m3) 1,005 1,02
Vide filtre (mm Hg) 280 400

3. Déviations possibles et Corrections Proposées

Problème Cause possible Mesure


Mauvaise filtration Taux de production trop élevé. Réduire le taux d'alimentation ou augmenter la vitesse du filtre

Taux de sulfate libre trop bas – des Ajuster le fonctionnement du réservoir d'attaque
cristaux aciculaires longs et fins peuvent
se former
Taux de P2O5 trop élevé – du semi-hydrate Ajuster le fonctionnement du réservoir d'attaque
peut être formé avec très mauvaise
filtration
Température trop élevée – du semi- Ajuster le fonctionnement du réservoir d'attaque
hydrate peut être formé avec très
mauvaise filtration
Taux de solides trop élevé – pulpe Ajuster le fonctionnement du réservoir d'attaque
visqueuse
Inspecter la pompe à vide et le condensateur afin de s’assurer qu'ils
Vide insuffisant. fonctionnent bien et qu'il n'y a pas de fuites d'air. Fermer la purge
d'air.
Tissus du filtre sales. Nettoyer le filtre, inspecter les tissus et les vaporisateurs et
remplacer le tissu du filtre
Lavage insuffisant. Vérifier les flux de lavage et les boîtes de lavage
Acide n°1 dans la Les conduites sont bouchées ou entartrées Laver le filtre, remplacer les pompes à filtrat et/ou les garnitures
section de filtrat n°2 ou les pompes à filtrat et/ou les garnitures
sont usées.
Taux de solides élevé Réparer le trou ou remplacer le tissu.
dans le filtrat n°1 Le tissu du filtre est troué. Les tissus de filtre doivent généralement être changés tous les 2 à 4
mois.
Gâteau du filtre trop La vitesse du filtre n'est pas correcte. Ajuster la vitesse du filtre
épais/fin % de solides trop élevé/bas. Ajuster le taux de recyclage vers le réacteur
Pertes de P2O5 Vérifier la pulpe de Phosphate.
élevées dans le Taux élevé de P2O5 non réactif dans la Ajouter plus de H2SO4 vers le C3 et moins vers le C2. Diminuer le % de
gypse roche. SO4 libre dans le réservoir d'attaque.
Augmenter le % de solides dans le réacteur. Augmenter le % de SO4
Taux élevé de P2O5 Co-cristallisé libre dans le réservoir d'attaque.

Taux élevé de P2O5 soluble dans l’eau. Mauvaise filtration (voir la liste ci-dessus)

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M’hamed sadraoui
Conclusion

Tous les procédés phosphoriques du complexe de Jorf Lasfar ont la même finalité : produire l’acide

phosphorique par voie humide, commençant par l’épaississement (Pour les procédés utilisant la

pulpe) suivi de l’attaque du phosphate et finissant par la filtration, tout en effectuant un lavage des

gaz produits des différentes réactions. Cependant, des différentes technologies sont utilisées pour

cette production

Enfin, nous pouvons dire que ce stage d’initiation a été une bonne occasion pour se familiariser avec la vie

professionnelle, aussi pour connaitre les différents problèmes rencontrés au niveau industriel, dans lesquels

un technicien spécialisé en génie des procédés peut intervenir et mettre en place des solutions pratiques.

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M’hamed sadraoui
M’hamed sadraoui