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Le Cahier 

de l’indépendance 
émotionnelle

Clotilde Dusoulier 
Change ma vie : Outils pour l’esprit 
http://changemavie.com

 
(Presque) tout pour être heureux·se 

Est-ce qu'il vous arrive de vous dire​… 

…que tout va (globalement) bien, qu’il y a plus malheureux que vous, et pourtant, vous n'arrivez 
pas à être pleinement ​épanoui·e et serein·e au quotidien​ ? 

Est-ce que vous avez l'impression d'être quelqu’un de ​très (trop) sensible​, avec une vie intérieure 
très (trop) intense, qui vous entrave pour profiter de la vraie vie, ici et maintenant ? 

Est-ce que ​vous vivez beaucoup dans votre tête​, à observer les gens, à vous demander ce qu'ils 
pensent, des choses en général et de vous en particulier ? 

Est-ce que vous analysez tout, est-ce que vous voulez ​que tout soit parfait tout le temps​, est-ce 
que vous vous refaites des conversations dans votre tête à n'en plus finir ? 

Est-ce que vous avez l'impression d'être une ​éponge émotionnelle​, d'absorber l'énergie des gens 
qui vous entourent, leur stress, leur énervement, leur mécontentement, de les subir sans savoir 
comment vous en protéger ? 

Est-ce qu'il vous arrive de sentir que ​votre journée déraille​ à cause d'une micro-remarque, d'un 
micro-incident, d'une discussion un peu tendue, et ensuite, impossible de passer à autre chose, 
vous ruminez ça jusqu'au soir ? 

Comme je vous comprends ! 

J'étais exactement comme ça il n'y a encore pas si longtemps. 

Auteur culinaire vivant à Paris dans un quartier charmant, passionnée par mon métier, mariée à 
mon grand amour, mère de deux petits garçons adorables… Bien sûr, j’avais quelques casseroles, 
comme tout le monde, mais j'avais à peu près​ tout pour être heureuse​ sur le papier. 

Pourtant, malgré cette situation de vie globalement favorable, il y avait toujours un truc qui 
clochait dans mon paysage intérieur. Je me sentais toujours un peu empêtrée dans mes émotions, 
mes doutes, mes questionnements, mes contrariétés... tout en me sentant assez coupable de ne 
pas kiffer chaque minute de cette vie dont on m’avait fait cadeau. 


 
Et puis un jour, une femme que je ne connaissais pas et que je n'avais jamais rencontrée m'a 
fait ​un cadeau qui a changé ma vie​. 

Cette femme, c'était la coach américaine Brooke Castillo, et son cadeau, c'était cette révélation : 

Nous sommes à 100% responsables de nos émotions. 

C'est le principe de l'​indépendance émotionnelle​, aussi appelée responsabilité émotionnelle ou 


maturité émotionnelle. 

Être à 100% responsable de mes émotions, ça veut dire que : 

➢ Je ne dépends pas des autres​ pour me sentir bien, 


➢ Je ne donne pas aux autres le pouvoir ​de me faire me sentir mal. 

Quand j'ai découvert ça, c'est comme si la lumière s'était allumée dans la pièce. J'ai tout de suite 
senti que c'était ​la voie de la liberté​. 

Petit à petit, j'ai intégré cette notion dans ma vie de tous les jours, et mon paysage intérieur a 
changé​ de façon spectaculaire​.

Je vous explique tout ça. 

   


 
L'indépendance émotionnelle : 
qu'est-ce que c'est ? 

Si vous suivez Change ma vie depuis le début, vous savez que je présente souvent cette idée 
fondamentale : 

Les circonstances de la vie, les faits qui nous entourent et qui sont hors de notre contrôle, sont 
neutres​. Ils ne portent pas de façon inhérente de coloration positive ou négative. 

Ce n'est que la façon dont notre cerveau les interprète, les ​pensées​ et les jugements qui nous 
viennent à leur propos, qui provoquent en nous des ​émotions​. 

Si vous avez besoin de mieux comprendre cette articulation, je vous encourage à écouter ou 
réécouter les premiers épisodes de Change ma vie : 

➢ Change ma vie, épisode 1 : ​La Question du bonheur 


➢ Change ma vie, épisode 2 : ​Les Émotions sont inoffensives  
➢ Change ma vie, épisode 3 : ​Vous n'êtes pas vos pensées 
➢ Change ma vie, épisode 4 : ​Le modèle de Brooke 
➢ Change ma vie, épisode 5 : ​Comment se sentir mieux 

Or, dans nos sociétés, on a l'habitude de rendre les gens, les événements et les choses 
directement responsables de nos émotions​. 

Ça nous paraît ​normal​ de dire : "Elle m'a énervée" ou bien "Ça me blesse quand tu dis ça" ou bien 
"Cette nouvelle me rend triste" ou encore "Mon travail est stressant." 

Comme si ces émotions nous étaient ​imposées​ par les circonstances, de façon logique et 
inévitable. Comme si on n'avait ​pas d'autre choix​ que de se sentir comme ça. 

Alors que pas du tout. 

Toutes ces circonstances sont neutres. C'est seulement ​notre interprétation​, la signification qu'on 
leur donne, qui fait qu'on est énervé, blessé, triste, ou stressé. 

Pourquoi est-ce la meilleure nouvelle de l'année ? 


 
Parce qu’on est à 100% ​responsable de cette interprétation​. 

On est libre de décider de la signification qu'on donne aux comportements, aux propos, aux 
événements qui nous entourent. C'est quelque chose que nous seuls contrôlons. Personne ne 
peut nous l'imposer, c'est ​notre ultime liberté​. 

Votre interprétation actuelle, qui vous vient spontanément et qui vous paraît la vérité vraie 
objective et incontestable ? C'est déjà ​une simple histoire que vous vous racontez par défaut​, 
sans en avoir conscience, sans l'avoir choisie -- fruit de votre histoire personnelle, de votre culture, 
de votre éducation, des normes sociétales. 

Pourquoi ne pas décider intentionnellement de votre interprétation, de choisir celle qui 


vous plaît le plus, qui vous paraît la plus apaisée, qui vous est la plus utile pour avancer ? 

Mon intention n'est pas de ​vous culpabiliser​ en vous disant que si vous ne vous sentez pas bien, 
c'est de votre faute : ce n'est pas de votre faute si on vous a appris, à vous comme à moi, que les 
choses et les gens sont directement responsables de nos émotions. 

Ce que je vous dis aujourd'hui, c'est que si vous avez envie de vous sentir mieux, ​c'est entre vos 
mains​. À vous de décider ce que vous en faites. 

Pour résumer 

La notion de responsabilité émotionnelle revient à dire que ​j'assume à 100% la façon dont je me 
sens​. 

➢ Si je ne me sens pas bien, ​c'est à moi d'y remédier​ et j'ai le pouvoir de le faire, en faisant 
soigneusement le tri dans les pensées que j'entretiens au sujet de ma situation. 

Précision importante, ça ne veut pas dire choisir la joie et le bonheur à chaque instant. 
Parfois, je serai face à des circonstances qui justifieront, pour moi, de ressentir de la 
tristesse ou de la déception. Mais ce sera ​choisi, et non subi​.

➢ De la même façon, si je me sens bien, ​c'est à moi-même que je le dois​, par le biais de 
mes pensées, donc je n'ai pas peur que ça me soit retiré. 

Pour ma part, j'ai immédiatement adhéré au concept en théorie. 


 
Ça m'a paru lumineux et capital, mais j'ai mis un peu de temps à comprendre comment le 
mettre en pratique, concrètement, selon la géométrie des situations qui se présentent, plus 
ou moins complexes, plus ou moins faciles à aborder, ancrées de plus ou moins longue date 
dans mon fonctionnement. 

À force de réflexion, d'expérimentation, d'accompagnement, et beaucoup (beaucoup) de pages 


noircies ​dans mon carnet​, j'ai dessiné avec beaucoup plus de précision les contours de cette 
indépendance émotionnelle, j'en ai compris toutes les modalités, et j'ai pu pleinement l'intégrer 
dans ma vie. 

Aujourd'hui, je me sens sereine, forte, tranquille, libre. 

C'est un sujet que je continue à travailler au quotidien, parce que la vie nous réserve toujours des 
petites surprises quand on croit qu'on a tout compris. Mais en règle générale : 

➢ Je me sens pleinement ​maîtresse de ma météo intérieure​, 


➢ Je sais ​générer pour moi-même​ les émotions qu'il me plaît de ressentir, 
➢ Je ne donne pas aux autres ni aux choses ​le pouvoir d'affecter mon humeur​. 

J'ai ainsi développé une approche pour mieux aménager mon paysage émotionnel, et j'en 
fais bénéficier à d’autres lors de sessions de coaching individuel. 

Dans ce cahier, je veux vous proposer trois outils à utiliser dès aujourd'hui pour avancer dans 
votre propre cheminement. 

   


 
Outil n°1 : De qui dépendez-vous 
pour vous sentir bien ? 

Pour accéder à l'indépendance émotionnelle, il faut intégrer l'idée qu'​on ne dépend pas des 
autres​ pour se sentir de telle ou telle façon. Ni de leur regard, ni de leur opinion, ni de leur 
comportement. 

Toutes les émotions nous sont disponibles à tout moment. C'est à nous de les générer pour 
nous-mêmes, à travers ce qu'on choisit de penser, intentionnellement, délibérément. 

Par exemple, j'ai longtemps cherché dans le regard des autres — celui de mes proches comme 
celui de parfaits inconnus d'ailleurs — la réassurance que je suis ​une bonne mère​. 

Je voulais être sûre qu'ils se rendent compte ​de combien je prends ce rôle au sérieux, combien 
je suis proche de mes enfants, du temps que je passe à les écouter et les regarder, de la qualité 
de ma présence auprès d'eux, de la bienveillance que je leur porte, de ma volonté de me remettre 
en question et d’ajuster le tir quand j'ai l'impression que quelque chose coince... 

Je croyais avoir besoin de cette ​validation extérieure​ pour ​me sentir fière et valorisée​ dans mon 
rôle de mère. 

Et puis un jour, en réfléchissant à l'indépendance émotionnelle, je me suis aperçue que tout 


ça, c’est déjà vrai pour moi, et c'est tout ce dont j'ai besoin. 

Que les autres s'en aperçoivent ou pas, qu'ils soient ou non d'accord avec ma définition de ce qui 
constitue une bonne mère, qu'ils pensent ou non à m'en faire compliment, ​c'est hors sujet​. Je sais 
quelle mère j'ai envie d'être pour mes enfants, et si je fais de mon mieux au quotidien, ça me suffit 
pour me sentir fière, confiante et valorisée à mes propres yeux. 

Et cette fierté est d’une qualité, d’une amplitude qui n’a rien à voir avec celle qu’on obtient en 
passant par le regard des autres, et qu'on a toujours peur de perdre si le vent tourne et qu’ils 
changent d’avis. 

Celle-là, elle est à moi, et je m'en donne autant que j'en veux. 


 
Cerise sur le gâteau, quand on n'est plus dans l'attente des autres, quand on ne se focalise 
plus sur le manque de quelque chose dont on aurait besoin et dont on serait privé, on 
évolue dans la vie avec une assurance et une aura qui font que, paradoxalement,​ les autres 
sont beaucoup plus enclins à nous donner cette même chose​ qu'on se donne à soi-même 
désormais. (Merci la loi de l'attraction ! Voir l'épisode 28 de Change ma vie : ​Alignement et action​.) 

Imaginez le parallèle avec l'indépendance financière 

Si je suis indépendante financièrement, je n'ai pas besoin d'attendre, d'espérer, de supplier, de 
manigancer pour qu'on m'offre la robe dont j'ai envie. Je travaille pour gagner mon propre argent, 
je vais dans la boutique, et je m'achète ma robe. C'est beaucoup plus simple. Et si je ne suis pas 
sans arrêt en train de réclamer -- plus ou moins subtilement -- des cadeaux à mon entourage, ils 
ont davantage plaisir à m'en faire. 

C'est pareil avec les émotions. 

 
   


 
Mise en pratique 1 

1. De quelle personne avez-vous l'impression de dépendre le plus pour vous sentir 


bien, pour être heureux·se ? 
 
 

2. Qu'avez-vous besoin que cette personne fasse, ou dise, pour vous sentir bien ? 

 
 
 
 

3. Que pensez-vous de vous-même et de votre relation quand elle fait ou dit 


précisément ça ? 
 
 
 
 

4. Quelle(s) émotion(s) ressentez-vous alors ? 


 
 

5. Quelles sont les pensées que vous pourriez choisir de penser délibérément, pour 
ressentir ces émotions indépendamment de cette personne ? 

 
 
 

6. Ces pensées vous paraissent-elles accessibles dès aujourd’hui ? Voulez-vous les 


“pratiquer” au quotidien pour les intégrer durablement à votre conversation 
intérieure ? 

   


 
Outil n°2 : Le bouton "pause" 

Lorsque quelque chose nous arrive, on a le choix de décider ce qu'on en pense, de choisir ​la 
signification qu'on donne à ce qui nous arrive​. 

Et sur la base de cette interprétation choisie, on n'a aucune obligation de réagir d'une façon 
ou d'une autre. 

Ni en fonction de ce qui serait normal ou classique, ni de ce que la société en pense, ni même de 
l'intention -- supposée ou avérée -- de la personne en face. 

L’idée, c’est de développer un accès facile et habituel à ​notre bouton "pause" intérieur​, pour 
prendre un tout petit moment et se demander : "Qu'est-ce que j'ai envie de penser de ce qui vient 
de se passer ? Quelle interprétation me serait utile pour me sentir le mieux possible et aller de 
l’avant ? Ai-je envie de réagir ? Si oui, comment ?" 

Ça ne veut pas dire ​qu'on va toujours choisir de penser qu'il n'y a aucun problème et que tout va 
bien. Ça ne veut pas dire qu'on va accepter tout et n'importe quoi sans réagir, pour ne pas faire de 
vagues. 

Ça veut simplement dire ceci :  

Si on choisit intentionnellement notre interprétation de la situation, on a plus de chances 


de réagir sans envenimer les choses. 

On peut éventuellement prendre les décisions qui s'imposent par rapport à la situation ou la 
relation, mais on s’évite de subir l'émotion, généralement désagréable, induite par notre 
interprétation par défaut. 

Et ce qui change la vie tout autant, c'est que dans certaines situations, on peut décider 
qu'on n'en pense rien. 

On peut choisir de ne pas donner de signification particulière à un incident ou au propos, et ​on 


n'est pas obligé de réagir à absolument tout ce qui nous entoure​. 

Et pour quelqu'un comme moi, et peut-être quelqu'un comme vous, qui a tendance à tout 
sur-analyser, à ne rien laisser passer sans devoir formuler une opinion, ​c'est un soulagement 
énorme. 

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Avez-vous déjà vu la machine que les joueurs de ping-pong utilisent pour s'entraîner ? 

C'est une sorte de robot qui leur envoie ​plein de balles​, très vite, sous plein d'angles 
différents, et eux doivent les renvoyer toutes correctement. 

Pour moi, c'est une bonne image de la vie du point de vue d'un·e hypersensible. 

À chaque instant, on reçoit plein de signaux de l'extérieur. On voit des choses, des choses nous 
sont dites, on vit des situations… Et si on réagit absolument à tout, on n'a pas le temps de réfléchir, 
on réagit d'instinct, comme on peut. À moins d'être un champion de ping-pong, il y a des chances 
pour qu'on renvoie pas mal de balles n'importe comment le gros du temps. 

Par contre, si on prend un pas de recul, si on se dit qu'​on ne va réagir qu'à quelques balles bien 
choisies​, celles qui nous paraissent importantes, en laissant les autres passer, on peut prendre 
ces balles avec beaucoup plus de calme et de clairvoyance, avec le bon angle, dans la bonne 
direction, sans se laisser déborder.

Par exemple, j'ai aidé une cliente avocate, avec des journées bien remplies, qui ​regrettait de ne 
pas passer des moments de qualité avec son mari le soir​, une fois les enfants couchés. 

C’était souvent la même dispute. 

Elle voulait lui raconter une anecdote de sa journée, mais elle sentait qu'elle n'avait pas toute son 
attention. Interprétant la situation comme "Il ne s'intéresse pas à moi", elle se sentait ​blessée et en 
colère​. Elle lui faisait une réflexion acide, il la prenait mal, et ils finissaient fâchés tous les deux. 

Elle avait l'impression que ​sa colère était pleinement justifiée​ : “Le moins qu'on puisse attendre 
de son mari, c'est deux minutes d'attention quand on raconte un truc, non ? Sinon ça sert à quoi 
de vivre ensemble ?” 

Mais elle reconnaissait aussi qu'elle n'avait aucune envie d'être en colère, qu’elle était la seule à la 
ressentir et la première à en souffrir.​ Sa colère n'était utile à rien ni à personne​, n'améliorait la 
situation d'aucune façon. Ça n'encourageait pas son mari à être plus attentif, et ça ne faisait que 
dégrader l'ambiance, alors que c’était précisément le contraire qu’elle recherchait. 

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En y réfléchissant avec moi, elle a réalisé que ces épisodes se déroulaient généralement 
quand il était déjà tard, qu’ils avaient tous les deux une longue journée dans les pattes, et 
pour être tout à fait honnête​... elle non plus ne se passionnait pas pour les moindres détails 
de sa vie de bureau à lui. 

Elle s'est dit : “En fait, quand je le retrouve le soir, tout ce dont j’ai envie, c'est me sentir connectée 
à lui d’une façon ou d’une autre, de recharger mes batteries à la chaleur de notre relation.” 

Depuis, quand une telle situation se présente, son travail consiste à faire "pause" et créer un 
espace mental pour recadrer. 

Elle choisit de se rappeler à elle-même : "Ah oui, rien à voir avec moi ni mon anecdote, il est juste 
crevé, mon pauvre chéri, comme moi d'ailleurs." 

Sur la base de cette émotion de tendresse et d'empathie, elle peut se demander, "Qu'est-ce que 
je pourrais faire ou lui proposer qui nous rapproche ?" Et là c'est au choix : regarder un bout 
d’épisode d'une série qui les passionne, se caler tous les deux dans leur petite baignoire, ou juste 
l’embrasser, lui dire un truc gentil, et aller se coucher. 

   

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Mise en pratique 2 

1. Pensez à la dernière fois que vous vous êtes senti·e en colère, énervé·e, blessé·e 
ou offensé·e. Décrivez la situation dans sa plus simple expression, de façon 
purement factuelle. 

2. Quelle était votre pensée principale au sujet de cette situation ? (= une phrase) 

3. Quelle était votre émotion principale ? (= un mot ou un adjectif) 

4. Comment avez-vous agi ou réagi ? 

5. Cette réaction a-t-elle amélioré la situation, vous a-t-elle été utile ? Précisez. 

6. Si vous aviez pu faire "pause", quelle autre interprétation auriez-vous pu avoir de 
cette même situation ?  

7. Comment auriez-vous réagi alors ? 

 
   
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Outil n°3 : Plus jamais 
une “éponge émotionnelle” 

Le principe de la responsabilité émotionnelle ​s'applique à tous les adultes​ (sauf trouble mental 
bien sûr), qu'ils en aient conscience ou non. 

Exactement comme pour vous et pour moi, ​les émotions des autres sont causées par leurs 
pensées​, c’est-à-dire leur interprétation (choisie ou automatique) des circonstances qui les 
entourent. 

On n'a donc pas à ​porter la responsabilité de comment les autres se sentent​, dans aucune 
situation, et savoir ça permet d’être plus au clair dans nos rapports avec eux. 

Autrement dit : 

"Ma responsabilité (émotionnelle) s'arrête là où la tienne commence." 

Ça ne veut pas dire qu'on ne va pas ​continuer à être agréable​ et respectueux, dire des choses 
gentilles, être présent et attentif, rendre des services, tenir sa parole… Mais tout ça, on le fait parce 
que ​c'est la personne qu'on a envie d'être,​ pour nous-mêmes avant tout, parce que ça 
correspond à nos valeurs. 

Par contre, ça veut dire qu'​on n'ira pas au-delà​ de nos limites, au-delà de ce qu'on a sincèrement 
envie de faire, de dire, ou d'être, dans le but hypothétique que les gens autour de nous se sentent 
bien, qu'ils aient une meilleure opinion de nous, qu’ils nous aiment davantage. 

La façon dont les autres se sentent, et ce qu'ils pensent de nous, dépend entièrement de leurs 
pensées, qu'il est ​épuisant et vain​ d'essayer de manipuler ou de contrôler. 

L'indépendance émotionnelle consiste à dire : je vais ​laisser les autres être comme ils sont​, 
penser ce qu'ils veulent, conduire leur vie comme ils l'entendent. (De toute façon, c'est ça qu'il 
font, que je leur donne l’autorisation ou non !) 

Je vais focaliser mon énergie sur ce qui est en mon pouvoir. 

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C’est-à-dire mes propres ​pensées​ et mon propre ​climat émotionnel​. 

En particulier, si on a dans son entourage quelqu'un qui traverse des difficultés, si on travaille 
avec quelqu'un qui est stressé, si on a un proche qui se met facilement en colère, on n'est pas 
obligé de​ se laisser gagner par ces émotions​, de les porter avec eux. 

On peut avoir de la compassion, être à l'écoute, proposer son aide si on en a envie et si on est en 
position de le faire. Mais​ on n'a pas le pouvoir de changer les émotions des autres​, donc il faut 
les laisser en assumer la pleine responsabilité. 

J'ai une amie qui travaille en open space dans une agence de création graphique, à côté d'une 
personne qui -- selon sa perception -- se plaignait souvent et très fort de sa charge de travail, des 
délais impossibles, des clients qui ne comprennent rien à rien, etc. Elle avait l'impression 
d'​absorber cette négativité ambiante​ sans rien pouvoir y faire, et ça lui pesait énormément. 

Comme elle me demandait conseil, je lui ai rappelé que les émotions des autres ne peuvent pas 
nous "contaminer". 

C'est seulement la pensée qu'elle avait au sujet de cette personne et de son comportement 
qui générait en elle ces émotions pénibles. 

Souvent, on passe des circonstances (ma collègue raccroche et jette son téléphone sur son 
bureau en s’exclamant : “Non mais les gens, quoi !”) à l’émotion (tension, ressentiment) tellement 
rapidement qu’on ne s’aperçoit même pas qu’il y a une pensée entre les deux, et pourtant c’est 
important de l’identifier. 

La pensée de mon amie, en l'occurrence, était : "J'ai tout autant de raisons de me plaindre qu’elle, 
mais moi je n'en fais pas tout un foin", ce qui lui causait du ressentiment. Elle ajoutait de la 
négativité à la situation ​en se plaignant elle-même souvent et très fort​ — notamment 
intérieurement ! — du comportement de sa collègue. 

Elle pensait aussi "Je n'arrive pas à me concentrer avec ces éclats de voix", ce qui lui causait de 
l'anxiété, et un sentiment de vulnérabilité. Du coup, elle était toute la journée ​sur le qui-vive​, à 
guetter la prochaine exclamation, et ça l'empêchait encore plus de se concentrer. 

Bien sûr, on préférerait que les gens qui nous entourent soient toujours gais et positifs, 
parce que ce serait beaucoup plus facile de nous sentir bien. 

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(Encore que, dans certaines circonstances, ça finirait sans doute par nous agacer. Donc 
idéalement, il faudrait qu’ils soient globalement gais et positifs, sauf quand on préfère qu’ils 
soient un peu plus sérieux ou qu’ils s’indignent avec nous, mais juste au niveau qu’on veut… 
vous voyez l’idée.) 

Seulement voilà : le fait est qu'​il y aura toujours quelque part autour de nous quelqu'un qui se 
montre stressé ou de mauvaise humeur​. 

Si on a besoin que tout le monde soit parfaitement gai et positif pour être nous-même gai·e 
et positif·ve, l’attente risque d’être longue. 

L’itinéraire beaucoup plus rapide, c’est de laisser les autres prendre la responsabilité de leurs 
émotions, et prendre la responsabilité des nôtres. 

Tout le travail consiste alors à trouver des pensées qui puissent servir d'isolant émotionnel, 
et rendre à César les émotions qui lui appartiennent. 

Dans l’exemple de mon amie et de sa collègue râleuse : "Son stress lui appartient", ou bien "Elle a 
sa façon de gérer sa charge de travail, j'ai la mienne", ou encore "Elle c'est elle, et moi c'est moi". 

Ces pensées en particulier — ​à condition qu'elles vous parlent​, à vous de trouver les vôtres — 
généreront du calme, de la connection à soi, et aideront à continuer à faire son travail 
tranquillement, sans se sentir happé par les micro-drames des autres. 

Ces pensées ne seront pas des baguettes magiques à effet instantané. 

Il faudra les pratiquer au quotidien, à chaque fois que l’occasion se présente, pour vous les 
approprier et leur donner de plus en plus de force, afin qu’elles deviennent votre automatisme de 
pensée par défaut, sans avoir besoin d’y réfléchir activement. (Voir l’épisode 5 de Change ma vie : 
Comment se sentir mieux​.) 

Et l'empathie alors ? 

L'indépendance émotionnelle n’exclut pas l’empathie ; elle permet juste de ​choisir quand et 
comment​ on active son empathie. 

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Nous sommes nombreux·ses à prendre un peu trop systématiquement à notre compte les 
émotions des autres, en ayant confusément l’impression que c’est notre devoir moral, que 
c’est ​une obligation dans la relation​, ou que c’est comme ça qu’on va se faire aimer. 

L’empathie, dans ces conditions, est plutôt subie, et peut conduire à du ​ressentiment​ et une sorte 
de colère rentrée. surtout si on a l’impression que les autres ne nous renvoient pas l'ascenseur. 

La clé de l’empathie, c'est la compréhension et la prise en compte de l’expérience 


émotionnelle de l’autre, mais c'est aussi la distinguer de la nôtre. 

Il ne s'agit pas de ressentir ces mêmes émotions en même temps et avec la même intensité. 

Imaginez que votre conjoint·e traverse une phase de grande incertitude dans son travail. 
Spontanément, vous aurez peut-être tendance à porter en vous, 24h/24, ​comme par solidarité​, le 
poids de ses doutes et de ses inquiétudes. 

Mais ce qu'on voit ici, c'est que vous pouvez être ​présent·e et attentif·ve​ quand vous êtes 
ensemble, et qu’il·elle a envie d’en parler. Vous pouvez être compréhensif·ve et patient·e s’il·elle 
est irritable ou distrait·e. 

Vous pouvez aussi, dans le même temps, ​garder l’esprit léger​ et passer de bons moments quand 
vous êtes au bureau ou avec des amis, et vous pouvez être serein·e et gai·e quand vous vous 
occupez de vos enfants. 

Ce n’est pas de l’égoïsme... 

Le fait de ressentir tout le temps et avec la même intensité que l'autre l’inquiétude et le stress ​ne 
rend service à personne​, et peut même rendre son expérience encore plus pénible, en rajoutant 
de la culpabilité de vous “contaminer” avec son stress, ou que les enfants subissent d’autant plus 
cette période difficile. 

On est plus à même d'aider les autres​ à sortir du puits si on n’est pas soi-même descendu les y 
rejoindre. 

...ni une injonction au bonheur 

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En tout état de cause, cette idée de responsabilité émotionnelle n’est pas une injonction à se 
sentir parfaitement heureux tout le temps — ce n’est pas possible, ni même souhaitable — ni 
à être une sorte de ​robot émotionnel dans le contrôle permanent​. 

Il s’agit simplement de ​s’ouvrir à l’idée du libre-arbitre,​ du choix. Et si on choisit d’être triste ou en 
colère avec les gens qu’on aime quand ils sont tristes ou en colère, bien sûr, on a le droit ! 

 
   

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Mise en pratique 3 

1. Pensez à un exemple précis de situation où vous avez l'impression d'être 


"contaminé" par l'émotion de quelqu'un d'autre. Décrivez la situation en la réduisant 
à sa plus simple expression, de façon purement factuelle. 

2. Quelle était -- selon vous -- l'émotion principale de l'autre personne ? 

3. Quelle est l'émotion que vous avez ressentie comme par "contamination" ? 

4. Les émotions n'étant pas contagieuses, c'est une pensée que vous avez eue qui a fait 
naître votre propre émotion. Arrivez-vous à l'identifier ? 

5. Quelle pensée alternative pourriez-vous choisir de penser dans une situation 


similaire, pour préserver votre climat émotionnel ? 

6. Comment vous sentiriez-vous alors ? 

7. Vous paraît-il possible d’accéder à cette pensée la prochaine fois qu’une situation 
similaire se présente ? 

 
   

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Travailler avec Clotilde 

 
Ces exercices vous ont-ils été utiles ? 

Je vous encourage à les faire et à les refaire, au gré des situations qui se présentent. C'est la 
répétition de ces outils qui développe une compréhension tranquille de nos émotions, et qui 
renforce ces mécanismes de pensée en les rendant naturels et fluides. 

Le but est que vous puissiez avancer dans votre vie et dans vos rapports avec les autres avec une 
impression intérieure de force et de sérénité, comme si vous étiez dans la cabine étanche d'un 
petit bateau. Bien sûr, il y aura des obstacles et des contrariétés, mais à l'intérieur de votre cabine 
vous serez au sec et en sécurité, et vous pourrez même mettre la musique qui vous plaît. 

Aimeriez-vous gagner en clarté dans votre cheminement ?

Souhaitez-vous explorer plus en profondeur pour vous-même cette notion d'indépendance 


émotionnelle ? 

Je propose un programme d'accompagnement personnalisé autour de ces thématiques, pour 


vous aider à avancer en répondant à vos préoccupations uniques. 

Pour en savoir plus : ​http://changemavie.com/coaching 

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À propos 

À propos de Clotilde Dusoulier 

Clotilde Dusoulier est coach de vie certifiée par The Life Coach School aux États-Unis. 

Elle est la créatrice du podcast à succès Change ma vie : Outils pour l'esprit qui a totalisé depuis 
sa création plus de 7 millions d'écoute. 

Avant de devenir coach, elle a été ingénieure en informatique, puis auteure culinaire entre la 
France et les États-Unis pendant quinze ans : elle a publié cinq livres de cuisine traduits dans 
plusieurs langues, et son travail est paru dans la presse et à la télévision en France et à l'étranger. 

Ayant vécu en Californie, elle a acquis une double culture franco-américaine qui lui permet 
aujourd'hui de partager avec ses lecteurs et ses auditeurs le meilleur des deux mondes. 

C'est par le biais des États-Unis qu'elle a commencé à s'intéresser au développement personnel, 
épousant pour elle-même l'approche pragmatique et résolument positive qui caractérise l'école 
américaine, qui s'appuie en toile de fond sur les découvertes récentes des neurosciences. 

Les résultats dans sa vie ont été immédiats et spectaculaires, en terme de légèreté d'esprit, de 
clarté, de présence... en un mot, de bonheur. 

C'est pour partager ces clés et ces éclairages qu'elle a créé au printemps 2017 son podcast de 
développement personnel, Change ma vie, et qu'elle s'est formée aux méthodologies de 
coaching de vie. 

Elle reçoit tous les jours des messages d'auditeurs·rices qui plébiscitent son approche et l'utilisent 
pour changer leur vie, et elle aide des centaines de personnes à avancer avec plus de clarté et de 
confiance grâce aux programmes de coaching qu'elle propose. 

Elle vit à Paris avec son mari et leurs deux petits garçons. 

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À propos du podcast Change ma vie 

Change ma vie​ est un podcast hebdomadaire qui donne des outils pour l'esprit. Au fil des 
épisodes, Clotilde Dusoulier propose un tour d’horizon des découvertes qui ont changé sa vie, 
pour enrichir celle de ses auditeurs. Inspirée par le dynamisme et la grande liberté du personal 
development à l'américaine, elle adapte et propose cette approche positive et percutante à un 
public francophone. Le contenu est clair et pertinent, servi par un ton moderne, frais et 
bienveillant. 

Lancé en avril 2017, le podcast est immédiatement plébiscité par les auditeurs. Il totalise 
aujourd'hui plus de 150,000 écoutes par semaine. 

Ce qu'en disent les auditeurs (extraits) 

➢ "Une rencontre bouleversante." 


➢ "Incroyablement enrichissant, à écouter absolument." 
➢ "Le meilleur podcast de développement personnel que je connaisse." 
➢ "En quelques semaines, ces concepts m'ont transformée en profondeur." 
➢ "Un podcast génial, instructif et apaisant." 
➢ "Frais et bienveillant, une jolie découverte." 
➢ "Clair et imagé, avec de petits exercices pour s'approprier le cheminement. Merci !" 
➢ "Utile, intelligent, à la fois léger et puissant." 
➢ "Une grande bouffée d'air inspirée et inspirante." 
➢ "Un ton léger, une écriture simple et efficace, un format adapté, c'est le podcast parfait." 
➢ "Des découvertes toutes plus riches et plus intéressantes les unes que les autres." 
➢ "Des idées construites, toujours appuyées et expliquées par de nombreux exemples 
parlants." 
➢ "Merci Clotilde pour tes conseils, ta positivité, ta douceur." 
➢ "Comme une amie qui nous tient la main avec bienveillance et patience." 
➢ "Des astuces positives et déculpabilisantes pour se sentir bien, avec toujours une pointe 
d'humour." 
➢ "Un style direct avec beaucoup de fraîcheur." 
➢ "Positif et rayonnant !"

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