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SUJET : PROCESSUS DE L’APPROPRIATION DE LA LANGUE FRANCAISE PAR

LES LOCUTEURS TUPURI AU SUD DU MAYO-DANAY : le niveau des expressions


des élèves du primaire et du secondaire

REVUE DE LA LITTERATURE

La question d’appropriation de la langue française est un sujet qui, au fil des âges a
marqué l’attention des chercheurs en linguistique. A cet égard, plusieurs ouvrages publiés ou
tendances traitant de l’analyse de contact entre langues outilleront et éclaireront notre thèse.

Jean Paul BALGA, « Contact des langues dans le bassin du lac Tchad » 2015. Pour lui, la

dénomination du terme français de “référence“ est aujourd’hui presque dépassée en Afrique ;

car sous différents cieux, le français est aussi accueilli des différentes manières partout où il

se trouve.

METANGMO TATOU (1993) : Analyse du français des élèves francophones de


l’enseignement primaire de Garoua.

BITJAA : « La dynamique des langues camerounaises en contact avec le français (Approche
macrolinguistique), (2004). Il étudie le rapport entre langues nationales et le français. Il y
examine les pratiques, les attitudes et les représentations linguistiques des camerounais.

TOURNEUX et IYEBI. Eux, étudient les déviances phonétiques, morphologiques et


lexicales auxquelles sont confrontés les élèves de la ville de Maroua.

Pierre DUMONT (1990) et Paul ZANG ZANG (1998). Ceux-ci s’intéressent aux réalités de
la société dans laquelle elle se trouve.

Bibliothèques : RADEL, MIDIMA, Centre de documentation de l’UMa

MOTIVATION DU CHOIX DE SUJET

Ce projet est le résultat d’une longue réflexion sur la question de la vernacularisation


du français due aux faits langagiers de certaines communautés linguistiques et qui prend de
l’ampleur commençant des régions du pays d’origine (la France) jusqu’aux régions

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extérieures comprenant les anciennes colonies françaises. Cette situation s’étend de plus en
plus vers les régions des pays et jusque dans les petites agglomérations des régions.

En effet, un regard sur la gestion de la langue française dans le Grand-Karhay situé au


Sud du Mayo-Danay nous permet de nous rendre à l’évidence que sa pratique est aujourd’hui
démesurée du fait du dysfonctionnement dans la pratique linguistique des élèves de différents
niveaux d’étude en l’occurrence ceux de l’enseignement primaire et secondaire. Ce qui nous
rend compte de la notion d’écart face au français standard, de la source. Plusieurs travaux sur
l’aménagement ont été menés par les linguistes qui se sont inquiétés de la situation
d’hybridisme linguistique. Nous allons à cet effet leur emboiter les pas en nous focalisant sur
ses particularités du point de vue du système éducatif. Nous voulons à cela apporter notre
propre contribution pour réguler cette situation d’influence afin de sauvegarder la sécurité
linguistique pour la survie des langues gage d’un développement durable.

C’est à la vue de ces tendances que nous-nous sommes vus fasciné à mener des
travaux de recherche sur notre sujet intitulé : « Processus de l’appropriation de la langue
française par les locuteurs tupuri dans le Sud du Mayo-Danay : le niveau des expressions des
élèves du primaire et du secondaire ».

OBJECTIF DE RECHERCHE

Généralement, les langues nationales de notre pays le Cameroun côtoient le français.


De ce fait, les zones, même les plus éloignées de la ville en sont impliquées. Avec l’institution
des écoles françaises dans les différents villages, la conversation entre enseignants et
enseignés ne se passera guère sans intervention du français qui est, elle, la langue de
l’enseignement. Ici, notre objectif est de voir comment les locuteurs de ladite localité, de
l’enseignement primaire jusqu’au secondaire s’approprient le français ; et aussi de savoir
comment ils gèrent le contact des langues (tupuri et français) dans leurs interactions
quotidiennes.

Notre choix se portera sur les écoles primaires et secondaires pour plus de concision.
Comment ces sujets parlants (enseignants et apprenants) parviennent-ils à communiquer ? A
partir de cette interrogation, les interactions entre enseignants-enseignés dans la communauté
tupuri nous aidera à bâtir notre mémoire.

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Il s’agit là pour nous de connaître comment fonctionne ce type d’interaction en
français entre locuteurs-apprenants. Il est donc important de prévoir pour rendre notre travail
utile à partir des résultats en passant par notre méthode dans le but de l’élaboration de la
politique linguistique dans cette communauté. A cela, une réflexion méthodologique
s’impose. Comment observer et recueillir des données sans modifier le comportement de
locuteurs ? De l’enregistrement des faits à la transcription. La question d’utilisation des
données recueillies prévaut dans toutes ses pratiques.

- Identifier la singularité l’oralité du français dans le Sud du Mayo-Danay.


- Identifier la variation du parler du français dans les différents niveaux d’étude dans
cette aire géographique. 
- Etudier les niveaux de variation lexico-sémantique et morphosyntaxique.

PROBLEMATIQUE

La notion d’appropriation des langues est d’une propagande à grande envergure. La


question qui tourne autour de ce thème a attiré l’attention de nombreux chercheurs. A cela,
comme toute recherche empirique, la nôtre est née d’un regard porté sur l’état et le devenir de
la langue française en milieu tupuri. Si nous nous basons aussi sur le postulat selon lequel
aucun pays n’est monolingue, nous pouvons déduire implicitement que le milieu scolaire n’est
pas monolingue, de par la présence de la langue nationale à côté du français. Le travail sur ce
parler hybride nécessite un certain nombre d’interrogations au fond de notre cervelle comme :
l’aspect sociolinguistique qui pose même le problème de contact en milieu scolaire avec tout
ce qu’il peut susciter comme questionnement ; c’est-à-dire les problèmes liés au bilinguisme,
les phénomènes de glissement de sens, celui d’emprunt, voire de diglossie. Cette situation
nous impose une question centrale : comment le français et le tupuri cohabitent-ils en milieu
tupuri ?

QUESTION DE RECHERCHES SPECIFIQUES

La situation est récurrente lors qu’on parcoure les établissements scolaires de la


localité tupuri. La conversation entre élève-enseignant, entre élève-élève nous fait remarquer
des énoncés hybrides. A cet effet, quelques questions spécifiques permettront d’orienter notre
réflexion initiale :

- Quel sera le devenir du français dans la communauté tupuri ?

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- Comment se caractérise le système vocalique et consonantique ?
- Quelle est sa structure du point de vue syntaxique ?
- Comment les élèves de cette aire linguistique intègrent-ils les réalités sociales et
culturelles de leur espace géographique dans la structure du français ?
- La pratique du tupuri alterné dans le français constitue-t-elle un frein ou une
contribution à l’épanouissement du français de Molière ?

HYPOTHESES DE RECHERCHE
- La non maîtrise du français laisse prévoir que les locuteurs tupuri affichent envers le
français une attitude déviante et vont à l’encontre de la norme du français dit
« français de référence ».
- Le français utilisé par les élèves tupuri se démarque par sa structure phonologique et
morphosyntaxique.
- L’étude systématique de la communication en milieu scolaire permet d’identifier le
processus d’appropriation du français à travers les faits linguistiques.
- L’utilisation simultanée du français et du tupuri en milieu scolaire est l’un des facteurs
permettant d’étudier l’enrichissement des langues à travers l’intégration des nouvelles
structures syntaxiques.

CADRE METHODLOGIQUE ET THEORIQUE

Comme tout travail de recherche, notre thèse se basera sur une démarche purement
scientifique. Dans le cadre de notre sujet qui se circonscrit dans une aire géographiquement
localisée dans le Mayo-Danay-Sud, et avec sa particularité linguistique, nous nous
intéresserons à la méthode sociolinguistique en nous inspirant des travaux des auteurs à
l’instar de Claude FREY, Suzanne LAFAGE etc. Cette méthode triphasée s’étend sur la
collecte des données, le dépouillement et le classement des données, et enfin l’analyse ou la
description. Pour ce travail, nous allons faire l’observation directe du français parlé sur le
terrain ; mener des enquêtes auprès de la population cible ; des enregistrements et des
entretiens avec les élèves du milieu et si possible leur administrer un questionnaire. Par
définition selon H. Boyer (1996 :6) la sociolinguistique est : « Une linguistique de la parole,
c’est-à-dire une linguistique qui, sans négliger les acquis de l’approche structuraliste des

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phénomènes langagiers, situe son objet dans l’ordre du social et du quotidien, du privé et du
politique, de l’action et de l’interaction, pour étudier aussi les variations de l’usage des mots
que des rituels de conversation, les situations de communication que les institutions de la
langue ; les pratiques singulières de langage que les phénomènes collectifs liés au
plurilinguisme… ». Cette science analyse le fonctionnement des langues dans la société.
Plusieurs théoriciens se sont fait entendre à partir de cette méthode. Ainsi, nous avons entre
autres :

Louis Jean Calvet ; le linguiste français analyse dans son approche des rapports entre le
discours linguistique et le discours colonial sur les langues ainsi que les liens entre langues,
pouvoir et le rôle linguistique de la ville. Il développe l’idée selon laquelle, la langue est un
fait social et la linguistique ne peut être que sociolinguistique.
Basile Berstein, spécialiste en sociolinguistique, développe sa pensée sur la théorie de déficit
du langage qui postule que la réussite de la classe dominante peut être attribuée à la maitrise
des instruments d’expression symbolique en usage dans la société.
William Labov, père de la sociolinguistique mène principalement ses études sur la
dialectologie, une branche de la linguistique basée sur les variétés linguistiques non
standardisées que sont les dialectes.
Tous ces sociolinguistes se convergent dans « l’étude de la langue en société » mais se
divergeant simplement en termes de terminologie. La langue est donc instable. C’est ce qui
implique même notre sujet : « Processus de l’appropriation de la langue française par les
locuteurs tupuri dans le Sud du Mayo-Danay ».

INTERÊT SCIENTIFIQUE
La dynamique de la recherche scientifique est considérée comme une course de relai.
Le présent mémoire pourra davantage contribuer à l’élargissement des productions
scientifiques au niveau des recherches menées sur la variété du français en passant par
l’appropriation (de la langue française) en milieu scolaire au Cameroun en général et dans la
région de l’Extrême-Nord en particulier. En effet, ces recherches mesurent l’adhésion de la
communauté tupuri à cette variété dialectale dite hybride. Elles permettront aux
contemporains et futurs chercheurs de s’en servir afin de mener une étude descriptive d’une
langue quelconque en contact avec une autre en relation conflictuelle.

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