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YILIAN CAÑIZARES

VIOLIN & VOCALS


ABEL MARCEL
PIANO
DAVID BRITO
DOUBLE BASS 1 ASO KARA LUWÉ 5’12

CYRIL REGAMEY 2 PIRULISME 6’00


DRUMS & PERCUSSIONS
3 RED PRINCESS 8’53

4 ALAS ESCARLATAS* 6’38

5 OSHUN EDÉ* 6’39

6 ECHÉ MIS QUEJAS AL MAR 4’25

7 FLOR DE ALGODÓN* 6’40

8 TONADA 4’20

9 ALMA* 4’24

10 PAPITO 5’04

11 ASO KARA LUWÉ (END) 2’24

* Album version
Cyril Regamey uses Istambul cymbals, Vater sticks,
and Aquarian drumheads exclusively
All titles by Yilian Cañizares, except tracks 1 and
11 (Abel Marcel)
Ce disque vous prend là exactement où vous ne l’attendiez pas. Une charmante
jeune fille, enfilée dans une robe de mousseline qui peut ajuster son archet en
même temps qu’elle chante des hymnes ouest-africains. On croit que c’est la
joliesse virtuose qui la caractérise. Et puis, en deux secondes fulgurantes, cette
diva havanaise installée en Suisse montre ses dents carnassières. Elle traverse
d’un bond les mémoires de Chopin, celles de Chucho Valdés, le jazz de New York,
l’audace impérieuse des cérémonies de la santería. Rien n’est joli dans cette
musique : tout est urgent.
Yilian Cañizares (prononcer « Djiliane ») est née il y a très peu de temps, à La
Havane. Très vite, sur la peau des tambours, elle a appris les rythmes complexes,
les espaces oniriques, une Afrique réécrite dans l’insularité glorieuse d’un pays
qui importait aussi des professeurs russes. Yilian est le fruit de plusieurs
histoires. Elle peut jouer sur un violon de précision les sonates mathématiques
de Bach. Elle peut fabriquer des swings de La Nouvelle-Orléans. Elle peut aussi,
et ce n’est pas peu de choses, réveiller les divinités yoruba. Et notamment la
déesse Oshun, âme des eaux douces, qui correspond le mieux à sa nature fluide.
Yilian, enfant prodige, a étudié chez elle, dans une capitale qui est un carrefour.
Elle est partie ensuite pour Caracas : orchestre, symphonies et apprentissage
scrupuleux d’un instrument qui aime se rebeller. Elle s’est construite seule, à
l’écart des siens, en débarquant enfin en Suisse pour y peaufiner ses arpèges.
Étrangement, c’est ici, au milieu de l’Europe protestante, qu’elle a fondé un
quartet au nom de divinité yoruba : Ochumare. Depuis lors, ils cherchent à
réactiver la puissance métissée du jazz latin, en mêlant tout ce qui, de près ou
de loin, est passé par leurs mains.
Un percussionniste lausannois, Cyril Regamey, dont chacun croit qu’il cache des
ascendances caraïbes. Un pianiste cubain, Abel Marcel, reconnu par Chucho
Valdés, qui rassemble en une cadence les héritages compilés de l’impressionnisme
français et des sorciers noirs. Et un contrebassiste vénézuélien, David Brito, qui a
donné à son instrument le nom d’une femme ; il enracine le groupe dans sa soif
de syncopes. Au milieu de ses musiciens, imperturbable, Yilian Cañizares ne se
contente pas de prodiguer sa douceur. Elle allume les feux de forêt, les mambos
incandescents, la maîtrise absolue d’un répertoire qui prend à tous sans rendre
à personne.
Elle chante « Oshun Edé », hommage à sa déesse personnelle, comme si elle
avait vu cette rivière, ombragée et pétrie d’oracles, qui coule au Nigéria. Pas
de démonstration, juste la conscience que cette poésie s’est transmise depuis
des siècles, malgré les océans. Elle fabrique, dans « Pirulisme », des anges
cascadeurs, de lyrisme concassé, qui volent à toute vitesse. Elle coud des cha-
cha d’école, des pulsations râpées qui semblent provenir de cabarets anciens,
au temps où La Havane n’avait pas encore été conquise par des touristes qui
vivent de l’exotique (magnifique solo dans « Papito »). Yilian, même quand elle
susurre des refrains sacrés (« Aso Kara Luwé ») dans une langue transmise
clandestinement, les ramène à sa propre réalité cosmopolite. Celle d’une femme
qui a vu du pays.
On ne peut venir à bout de cet album. On y pénètre comme dans le labyrinthe
euphorique des cultures antillaises. « Tout convient, pourvu qu'on ne prenne rien
pour base », disait le compositeur américain John Cage. Tout fait l’affaire pourvu
qu’on se serve de tout, lui répond Yilian. Le jazz moderne des hérauts sixties. Les
contredanses françaises du XIXe siècle. Les rythmes bouleversés du son cubain.
Les prières indestructibles des enfants d’esclaves. Ochumare est un dieu arc-en-
ciel, un serpent mythique qui sert de cordon ombilical au monde tel qu’il tourne.
Parmi la profusion des pistes qui alimentent ce disque, Yilian Cañizares trahit une
quête intime. Comment dans l’écheveau des origines, retrouver sa route.
This disc grabs you exactly where you were least expecting it. A charming young
woman, a muslin dress slipped over her, who can adjust her bow while at the
same time singing West African hymns. At first you think it’s virtuoso prettiness
that characterises Ochumare. And then, in two searing seconds, this diva from
Havana now living in Switzerland shows her sharp teeth. In a single leap she
traverses memories of Chopin, of Chucho Valdés, of New York jazz, of the
imperious audacity of Santería ceremonies. Nothing is pretty in this music;
everything is urgent.
Yilian Cañizares was born not very long ago, in Havana. Very soon, on drum
skins, she learnt the complex rhythms, the dreamlike spaces, an Africa rewritten
in the glorious insularity of a country that also imported teachers from Russia.
Yilian is the fruit of several histories. She can play Bach sonatas on a violin of
mathematical precision. She can produce a New Orleans swing. She can also –
quite an achievement – awaken the Yoruba divinities. And notably the goddess
Oshun, the soul of fresh water, who best corresponds to her fluid nature.
Yilian, a child prodigy, studied at home, in a capital which is a crossroads. Then
she set off for Caracas: the orchestra, symphonies, meticulously learning an
instrument that likes to rebel. She made her own destiny, far away from her
people, ending up in Switzerland to perfect her arpeggios. Strangely enough, it
was here, right in the middle of Protestant Europe, that she founded a quartet
named after a Yoruba divinity: Ochumare. Ever since then, they’ve been doing
their best to reactivate the hybridised power of Latino jazz, by mixing in everything
that, directly or indirectly, has been through their hands.
A percussionist from Lausanne, Cyril Regamey, who everyone believes must
be concealing his Caribbean origins. A Cuban pianist, Abel Marcel, admired by
Chucho Valdés, who brings together in a cadence heritages drawn from French
impressionism and Black witch doctors. A Venezuelan bass player, David Brito,
who has given his instrument a woman’s name; he anchors the group with his
thirst for syncopations. And in the middle of these three guys, imperturbably,
Yilian Cañizares doesn’t remain content with dispensing sweetness and light. She
lights wildfires, incandescent mambos, with the absolute mastery of a repertoire
that takes from everyone without giving anything back to anyone.
She sings ‘Oshun Edé’, a tribute to her personal goddess, as if she had seen
the river of that name, shady and steeped in oracles, that flows through Nigeria.
Nothing demonstrative, just the awareness that this poetry has been transmitted
for centuries, in spite of the oceans that came in between. In ‘Pirulisme’ she
conjures up acrobatic angels, full of crushed lyricism, that fly at top speed. She
stitches together perfect textbook cha-chas, raucous pulsations that seem to
come from the old cabarets of the era when Havana hadn’t yet been conquered
by tourists who live off the exotic (magnificent solo in ‘Papito’). Even when
she murmurs sacred refrains (‘Aso Kara Luwé’) in a language once passed on
clandestinely, Yilian relates it to her own cosmopolitan reality. That of a woman
who has seen the world.
This album is inexhaustible in its richness. One enters it as one enters the
euphoric labyrinth of Caribbean cultures. ‘Anything goes, provided that you take
nothing as the base’, said the American composer John Cage. Anything will do,
as long as you use everything, Yilian answers him. The modern jazz of the Sixties
precursors. French contredanses of the nineteenth century. The rhythms of the
son cubano. The indestructible prayers of the children of slaves. Ochumare is a
rainbow god, a mythical serpent that acts as the umbilical cord to the world as
it turns. Amid the profusion of the trails that nurture this disc, Yilian Cañizares
reveals an intimate quest. How to find one’s path through the tangled web of
origins.
1. ASO KARA LUWÉ
Prière yoruba à Babalú Ayé, Orisha adoré de
mon peuple pour sa grande miséricorde et pour
ses miracles de guérison. Son nom signifierait
« Père du monde ». Il est fêté le 17 décembre, 2. PIRULISME
et la tradition à Cuba veut que l’on organise de Ce thème a été inspiré par… mon chien Piruli !
grandes veillées festives pour lui témoigner notre Il a un groove ludique et une mélodie joueuse et
gratitude. Mon enfance a été marquée par ces insouciante. C’est un morceau plein d’humour, qui
grandes fêtes spirituelles qui ont lieu à chaque correspond bien à mon compagnon à quatre pattes.
fois lors de mon anniversaire (16 décembre).
Maferefún Babalú Ayé ! This theme was inspired by my dog Piruli! It has a
playful groove and a cheerful, carefree melody. It’s
A Yoruba prayer to Babalú Ayé, an Orisha also full of humour, just like my four-legged friend.
beloved by my people for his great mercy
and his miraculous cures. His name is thought
to mean ‘Father of the world’. He is celebrated 3. RED PRINCESS
on 17 December, and the tradition in Cuba is to
C’est un tango dédié à mon amie Stéphanie,
organise big festive gatherings in the evening
une vraie princesse de par sa culture et son savoir.
to show our gratitude to him. My childhood
Dans ce thème se mélangent la passion et la force
was marked by these great spiritual festivals,
typiques de la musique latine à une nostalgie qui
which take place every year on my birthday
me vient de mon amour pour la musique russe…
(16 December). Maferefún Babalú Ayé!
This is a tango dedicated to my friend Stéphanie,
who is a real princess in her culture and the breadth
of her knowledge. The theme blends the passion
and strength so typical of Latin American music with a
nostalgia that I get from my love of Russian music…
Endulzando el aire,
con tu movimiento, pasas de repente.
¡Quién va a imaginarse
lo que va escondido atrás de tu sonrisa!
4. ALAS ESCARLATAS
Desafías la brisa, vas indiferente,
haciendo milagros pa’ cambiar tu suerte. C’est une chanson porteuse d’espoir, une
Cazarás amor, pequeño corazón, chanson que j’ai dédiée à ma très chère cousine
hasta que lo encuentres. Eyleen, mais qui est aussi adressée à toute une
¡Quién sabe en certeza, lo que te depara génération de jeunes Cubains qui, avec leurs
este destino, donde rêves et malgré leurs soucis, aspirent au monde.
se te oxida a diario, en la monotonía,
otro trozo del alma!… This song is intended to be a source of hope. I’ve
dedicated to my dear cousin Eyleen, but it is also
Porque el tiempo pasa y aquí nada cambia,
addressed to a whole generation of young Cubans
se va marchitando tanta juventud.
Se te agota el llanto entre la indiferencia who, with their dreams and in spite of all their
de la multitud. worries, yearn for the world.
¡Vuela mariposa de Alas Escarlatas!
porque con el tiempo se nos arrebata, la inocencia.
Y en el camino se nos queda la certeza.
Se te empolva el sueño, en lo que tú creías.
Y entre tanto fango solo puede crecer, la ironía,
pero no olvides que tú vuelas… con Alas Escarlatas.
6. ECHÉ MIS QUEJAS AL MAR
Mon parcours m'a notamment emmenée au
Venezuela. À Caracas, j’ai découvert la richesse
du folklore vénézuélien, et principalement de
5. OSHUN EDÉ la musique dite « llanera », où le violon a un
Chant à Oshun, Orisha majeur, déesse de la rôle très virtuose. Ce trio est mon interprétation
féminité, de la sensualité et de l'amour. Elle est personnelle de cette musique. ¡Gracias
la célébration de la vie, de la joie et de la beauté. Venezuela!
Selon la tradition afro-cubaine, l’une des plus
belles offrandes que l’on puisse faire à cette One of the places where my travels have taken me
déesse est de lui jouer du violon. Je remercie is Venezuela. In Caracas I discovered the riches of
Oshun de me bénir depuis tant d’années à Venezuelan folklore, and especially of the music
travers la musique, la danse, l’amour et la vie known as llanera, in which the violin has a very
en général ! virtuosic role. This trio is my personal interpretation of
this music. ¡Gracias Venezuela!
A song to Oshun, a major Orisha, the goddess
of femininity, sensuality, and love. She is the
celebration of life, joy, and beauty. According to 7. FLOR DE ALGODÓN
Afro-Cuban tradition, one of the most welcome Ce thème a été inspiré par un chant traditionnel
offerings one can make to this goddess is to play yoruba à Obatala, l’Orisha créateur du monde
the violin to her. I thank Oshun for blessing me et de toute l’humanité. Il est la source de tout
for so many years now, with music, dance, love,
ce qui est pur, et le propriétaire de la tête, des
and life in general!
rêves et des pensées… Maferefún Obatala !
This theme was inspired by a traditional Yoruba song
to Obatala, the Orisha who created the world and all
humanity. He is the source of all that is pure, and
owns our heads, our dreams and
our thoughts… Maferefún Obatala!
Tengo una palma y un bohío
Tengo un arroyo y mi cantar
Tengo tus besos…y más,
Tengo tu fascinante libertad
8. TONADA
Y tu paz, que cambió mi destino. Mon père est originaire de Pinar del Rio
(campagne cubaine). Petite, il m’y emmenait
Tengo un jilguero en la montaña
durant les vacances, et je participais aux
Y la brisa al despertar
Tengo confianza…y más fêtes où j’entendais les « tonadas », ces chants
Te tengo a ti, que me invitas a viajar traditionnels des paysans cubains. En écrivant
Sin prisa, borracho de felicidad. cette petite chanson d’amour, j’ai retrouvé le
Con gotas de rocío souvenir de ces années passées, comme une
Me humedeciste el alma, sorte d’inspiration inattendue.
Sembraste semillitas
Repletas de esperanza, My father comes from Pinar del Rio in the Cuban
¡Y floreció el amor! countryside. When I was a little girl he took me
there during the holidays and I took part in the
fiestas, where I heard tonadas, the traditional
songs of the Cuban peasants. In writing this
little love song, I felt the memory of those years
long ago coming back to me like a sort of
unexpected inspiration.
Brota, voluptuoso, del silencio
llegas hasta mí,
tan triste, con tus bellas melodías
para compartir.
Dices, insensato, irreverente,
que gustas de mí,
9. ALMA
más dejas sin respuestas toda el ansia Ce duo a le côté triste et intense des histoires
que siento por ti. d’amour qui n’ont pas germé. De par son
texte sombre, il puise son influence du lied
Ya ves,
no estaba previsto que cruzaras mi camino; traditionnel, que j'ai voulu adoucir par une
que se entrelazaran esa noche los destinos, rythmique cubaine.
de dos almas solas, tristes en silencio.
This duet has the sad and intense character
Alma, no seduzcas of love affairs that have never come to fruition.
no afecciones ilusiones;
Its sombre text shows the influence of folksong,
no provoques, no me busques
no desbordes en pasiones. which I decided to tone down with a Cuban rhythm.
Nunca he pretendido ser sujeto de canciones
no estoy lista a negociar mis emociones.
Alma, no carezcas
de ternura en la mañana.
No me sueñes en excesos
de locura arrebatada.
No estremezcas al tenerme así abrazada,
si no vas a dar amor, no ofrezcas nada.
Ya ves,
no estaba previsto que cruzaras mi camino;
que se entrelazaran esta noche los destinos,
de dos almas solas, tristes en silencio.
Alma, no carezcas
de ternura en la mañana.
No me sueñes en excesos
de locura arrebatada.
No estremezcas al tenerme así abrazada,
si no vas a darme amor, no ofrezcas nada.
No ofrezcas nada…no ofrezcas nada…nada.
¡Ay! no me digas,
que al fin y al cabo soy el amor de tu vida.
¡Ay! no me cuentes, ¡Ay! bobería
que al fin de cuenta no has dejado de quererme. cuando me dices que me quieres todavía.
¡Ay! cuánta pena Mira, yo sé que es puro cuento
que el despertar llega tan tarde y te das cuenta cuando me dices que tienes remordimiento.
que es el final de nuestra historia y no lo aceptas, ¡Cuánta tristeza!
y ya no tengo más cariño para ti. pero yo ahora ya no creo en tus promesas.
Será mejor que te acostumbres a la idea,
¡Ay! lo lamento, que representas ya el pasado para mí.
las decepciones no se esfuman como el viento.
Y no pierdo nada, ¡Ay! lo lamento,
mejor voy sola que tan mal acompañada. las decepciones no se esfuman como el viento.
Y te agradezco, No pierdo nada,
pero no quiero más amor a medio tiempo mejor voy sola que tan mal acompañada.
prefiero estar donde me diga el sentimiento Y te agradezco,
borrar la página y dejarte atrás de mí. pero no quiero más amor a medio tiempo,
prefiero estar donde me diga el sentimiento,
Olvídate de mí, papito borrar la página y dejarte atrás de mí.
pa’ que te vaya bien.
Olvídate de mis caricias
Y el olor de mi piel. 10. PAPITO
Y no me llames, ni me busques más.
J’ai composé cette chanson de désamour pour
Y no me escribas, ni persigas ya.
Olvídate de mí ma copine Alexandra, qui avait besoin d’exorciser
¡Que ya yo te olvidé! un amour déchu. Je me suis amusée à écrire
un texte ironique, et j’ai choisi de lui donner une
rythmique enjouée de chachacha pour souligner
cette capacité que nous avons, nous les Latins,
à oublier nos problèmes en dansant…

I composed this song of disillusionment for my


friend Alexandra, who needed to exorcise a lost
love. I had fun writing an ironic text, and I chose to
give it a lively cha-cha-cha rhythm to underline the
capacity we Latin Americans have for forgetting our
problems when we dance…
THANKS
To David, Cyril and Abel, without whom this disc wouldn’t exist.
To Blaise Lambelet, Fred Gluzman, Stéphanie-Aloysia Moretti, Victoria León,
Emmanuel Gallet, Didier Martin, Patrick Schuster, Juliette Ancelle, Mariam Mahdavi,
Sylvie Gimmi, Eyleen Santana, Nicolas Regamey, Arnaud Robert, a mis familiares y
seres queridos, a los Orishas por sobre todas las cosas.
To the institutions that supported this project in one way or another: the City of
Lausanne, the Fondation 2 Montreux Jazz, Ejma, Balik Studio, VO Music, Naïve.
To make this album happen, I travelled a long road as a human being and as a
musician. Thank you to all those who believed in me, who inspired, supported,
advised, and sometimes even comforted me. My only ambition is for this music
to touch your hearts. Thank you for letting it in there!

ARTISTIC PRODUCTION: Yilian CAÑIZARES, Abel MARCEL


PRODUCTION: Yilian CAÑIZARES, Blaise LAMBELET
RECORDED AT Balik Studio (Switzerland) by Alexandre BOLLE, November 2012
MIXED AT Studios Mercredi 9 (France) by Emmanuel GALLET, December 2012
MASTERED AT Abbey Road (England) by Geoff PESCHE, January 2013
PHOTOS: © Julien MIGNOT
MAKEUP & HAIRSTYLING: Eyleen SANTANA RUIZ
TEXT BY Arnaud ROBERT
TRANSLATION BY Charles JOHNSTON (English)
ARTWORK: Naïve
BOOKING: VO Music, Fred GLUZMAN
fred@vo-music.com
www.vo-music.com
CONTACT: www.yiliancanizares.com
Yilian Cañizares & Ochumare receive support from the City of Lausanne
P 2013 Yilian Cañizares & Ochumare © 2013 Naïve NJ 623011
NJ 623011

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