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Os

tissu conjonctif solidifié

Pour les articles homonymes, voir OS.

Os désigne aussi bien un tissu conjonctif


solidifié que l'une de ces structures
individuelles, ou les organes, dans
lesquels ils sont formés, et que l'on
trouve chez de nombreux animaux. Chez
un nourrisson humain, on dénombre
jusqu'à 270 os ; chez un homme adulte,
on en compte 206.
Illustration d'un fémur humain extraite de Henry
Gray's Anatomy of the Human Body.

La forme des os traduit l'adaptation évolutive aux


fonctions qu'ils remplissent pour l'organisme.
fonctions qu'ils remplissent pour l'organisme.

Os de pieds déformés par la lèpre.

Moulin à broyer les os, pour produire un engrais


riche en calcium, phosphore, magnésium.
Coffret réalisé par assemblage de morceaux d'os
découpés et sculptés, rappelant l'ivoire.

L'ensemble des os d'un animal forme le


système osseux (ou squelette).

Grâce à leur structure, les os sont à la


fois légers, souples et solides. Ceux des
oiseaux sont encore allégés et
contiennent de l'air.

Dans le règne animal, des évolutions


alternatives dans la constitution du
squelette par rapport à l'os sont la
coquille et l'exosquelette de chitine. Chez
certains animaux (par exemple, les
tortues), les os qui étaient internes sont
devenus externes en se transformant en
carapace.

On prononce /ɔs/ au singulier et /o/ au


pluriel.

Fonctions
Les os supportent les structures
corporelles, protègent les organes
internes, et (en conjonction avec les
muscles) facilitent le mouvement ; ils
sont également impliqués dans la
formation des cellules sanguines, le
métabolisme du calcium, et le stockage
de minéraux. Ils peuvent jouer un rôle de
détoxification de l'organisme, par
exemple en fixant le plomb (mais en le
relarguant ensuite peu à peu, au risque
de produire un « Saturnisme différé »
dans le temps[1]).

Anatomie - morphologie
Typologie

Il existe trois types d'os :

Les os longs présentent une de leurs


dimensions nettement plus grande que
les deux autres. Ils présentent un
corps ou diaphyse et deux extrémités
ou épiphyses. Diaphyse et épiphyse
sont reliées par une zone qui est le
siège de la croissance : la métaphyse
ou cartilage de croissance aussi
appelé cartilage de conjugaison. Celui-
ci ne s'ossifie complètement qu'à la fin
de la croissance. Exemples : fémur,
tibia.
La diaphyse : elle est constituée
de tissu compact épais appelé
corticale ou cortex. Elle est
creusée du canal médullaire
rempli de moelle osseuse jaune.
Elle est entourée d'une membrane
(le périoste) qui est riche en
vaisseaux nourriciers qui
participent à l'ossification en
épaisseur.
Les épiphyses : elles se situent
aux extrémités: une épiphyse
distale (caudale) et une proximale
(crâniale). Elles sont formées de
tissu spongieux. Elles sont très
riches en moelle rouge
hématopoïétique. Elles sont
recouvertes de cartilage
articulaire.
La métaphyse : c'est la région
située entre la diaphyse et
l'épiphyse.
Les os courts ont leurs trois
dimensions sensiblement égales. Ils
sont composés d'un noyau d'os
spongieux entouré d'une corticale d'os
compact. Exemples : carpes, tarses.
Les os plats ont une dimension
nettement plus courte que les deux
autres. Ils sont composés de deux
couches d'os compact, les tables
externe et interne, enfermant une
couche d'os spongieux (dite en diploë).
Exemples : sternum, côtes, scapula, os
pariétaux.
Les os intermédiaires : n'appartiennent
à aucun autre type d'os[2].
Les os allongés : la longueur
prédomine sur les autres
dimensions, mais la taille de l'os
est plus petite. Exemples :
métacarpiens (main),
métatarsiens (pied) clavicule.
Les os rayonnés : possèdent un
corps duquel partent des
expansions. Exemple : vertèbres.
Les os arqués : deux formes:
simple courbure (exemple : côtes)
ou forme de fer à cheval
(exemple : mandibule).
Les os papyracés : fines lamelles
osseuses. Exemple : palatin.
Les os pneumatiques : percés de
cavités, appelés sinus. Exemple :
os de la face (crâne).
Les os sésamoïdes : petits os
annexés à des ligaments ;
exemple : patella (rotule).

Certains os présentent des petites


excroissances que l'on nomme
apophyses ou processus.

Une nouvelle classification des os est


proposée : la classification de
Carthage[3]. Cette classification ne se
base pas sur la forme des os, mais sur
les tissus qui les composent à savoir
tissu osseux et tissu cartilagineux.

On distingue ainsi deux groupes d'os et


non trois[3] :

1. os avec cartilage : les épiphyses et les


os courts ;
2. os sans cartilage : les diaphyses et les
os plats.

Les os avec cartilage se développent


dans la vie extra utérine, après la
naissance. Ce sont des os de mobilité. Ils
sont incomplètement visibles sur les
radios simples. Leurs fractures
perturbent la mobilité articulaire. Sur le
plan chirurgical l'ostéosynthèse se fait
par tuteur (interne vis, clou, lames).

Les os sans cartilage se développent


pendant la vie intra utérine, avant la
naissance. Ce sont des os de la statique.
Ils sont entièrement visibles sur les
radios simples. Leurs fractures gênent la
statique. sur le plan chirurgical,
l'ostéosynthèse est double, (tuteur
interne clou centro médullaire) et tuteur
externe, (plaques).

Configuration externe

Voir[2].
On distingue à la surface des os des
reliefs :

Des saillies (bosses) :


articulaires : les têtes osseuses,
présentant à leur surface du
cartilage articulaire ;
non articulaires : expansions de
plusieurs types : processus,
tubérosités (volumineux: sert à la
traction mécanique), tubercules
(moins volumineux que les
tubérosités), crêtes, épines
(exemple d'épines sur les
vertèbres).
Des dépressions (creux) :
articulaires : les cotyles font face
aux saillies articulaires ;
non articulaires : plusieurs types :
sillon, gouttière, fosse.
Des foramens (trous) :
De 1er ordre : laisse passer les
artères nourricières.
De 2e ordre : laisse passer de plus
petits vaisseaux.
De 3e ordre : pour le passage des
nerfs.
Interactions

Les zones de contact entre deux os sont


appelées les articulations. Ces
articulations peuvent être fixes ou plus
ou moins mobiles.

Les os sont également reliés les uns aux


autres par le biais de ligaments
interosseux. Ce sont des bandes de tissu
conjonctif, à la fois souples et
résistantes.

Les ligaments sont à différencier des


tendons, qui relient chacun un os à un
muscle squelettique.
L'ensemble des os, des articulations, des
ligaments interosseux, des tendons et
des muscles squelettiques forme
l'appareil locomoteur.

Histologie
Structure et constitution

Os spongieux, partie minérale.


 

Vue en microscopie électronique


(Os déprotéiné de crâne de rat) (X 10 000).

On distingue pour tout os deux parties


dans le tissu osseux proprement dit :

une partie centrale (os spongieux) : ce


tissu spongieux est riche en cellules
conjonctives adipeuses et en éléments
sanguins mais sa résistance est faible
(en cas de fracture, il s'écrase
facilement). Il est situé notamment
dans l'os trabéculaire des os longs (à
l'intérieur des épiphyses)
une partie périphérique (os compact) :
c'est une partie osseuse dense, dure et
très résistante formant un manchon
plus ou moins épais (donnant
naissance à la cavité médullaire dans
les os longs).

Les os sont de plus entourés d'une fine


enveloppe conjonctive (Ne se situe
qu'aux surfaces non recouvertes de
cartilage) : le périoste, contribuant à
l'innervation, la croissance et à la
cicatrisation de l'os.

La partie minérale des os est composée


essentiellement de phosphate de
calcium apatitique dont la structure
dépend du type de l'os et de son âge.
Cellules osseuses

Article connexe : Tissu osseux.

On distingue 2 catégories de cellules


osseuses : les ostéoblastes (et leurs
cellules dérivées : ostéocytes et cellules
bordantes) et les ostéoclastes.

Les ostéoblastes ont une origine


mésenchymateuse. Elles sont reliées
entre elles par des gap junctions. Elles
sont à la surface de l'os en croissance,
alignées sur les surfaces osseuses. Ce
sont des cellules cuboïdes, 20
micromètres de diamètre, avec un gros
noyau à l'opposé de la surface apposée
sur l'os. Leurs contours sont irréguliers et
ils possèdent des prolongements leur
permettant le contact avec d'autres
ostéoblastes ou ostéocytes. Leur rôle est
d'élaborer le tissu osseux immature
(tissu ostéoïde) et de permettre sa
calcification en élaborant des protéines
initiant la cristallisation (sialoprotéine
osseuse (en) (BSP) / phosphoprotéines)
et des enzymes permettant l'entretien de
la calcification (phosphatase alcaline). Ils
agissent aussi indirectement dans la
résorption du tissu osseux en élaborant
des substances agissant sur
l'ostéoclaste.

Après un certain nombre de division,


l'ostéoblaste élabore la matrice osseuse
autour de lui ; dans un premier temps au
niveau de la surface osseuse puis il
s'entoure et se transforme en ostéocyte
ou en cellules bordantes (=cellule de
réserve, aplatie et ayant la capacité de se
re-différencier en ostéoblaste), elles
conservent leurs gap junctions qui leur
permettent la diffusion des éléments
nutritifs.

Matrice osseuse

L'os est un ensemble de tissus. Le tissu


osseux est un tissu conjonctif spécialisé.
Il est donc constitué d'une matrice
extracellulaire et de cellules. La matrice
extracellulaire a 3 composantes : la
substance fondamentale, les fibres et les
glycoprotéines structurales.

La substance fondamentale est


constituée de glycosaminoglycanes
sulfatés comme les chondroïtines
sulfates et héparanes sulfates (au rôle
anticoagulant), d'acide hyaluronique,
d'eau, d'ions, de dépôts de sel de
calcium. La matrice minérale représente
environ 70 % du poids de l'os sec. Parmi
les sels minéraux on trouve des cristaux
d'hydroxyapatite (ou phosphate
tricalcique) : ces cristaux suivent les
fibres de collagène, des carbonates de
calcium, des phosphates de magnésium.
La matrice organique est faite
essentiellement de collagène sous forme
de larges fibres agencées en lamelles, de
protéoglycanes et de protéines non
collagéniques spécifiques du tissu
osseux comme l'ostéopontine (lie les
cellules (ostéocytes) aux cristaux
d'hydroxyapatites), l'ostéonectine et
l'ostéocalcine. On retrouve aussi des
protéines enfouies dans la matrice,
d'origine non osseuse (fétuine,
immunoglobulines, …).

Les fibres sont principalement des fibres


de collagène de type I (80 %) et XII, son
collagène associé. On ne trouve jamais
de collagène de type II qui est rencontré
uniquement dans le cartilage. Les fibres
sont parallèles les unes aux autres et
sont organisées en fonction des forces
de pressions exercées.

Si les ostéoblastes forment le tissu


osseux, les ostéoclastes le détruisent. Ils
creusent des surfaces d'érosion (ou
lacunes de Howship).

Développement
Les os de l'enfant sont plus mous que
ceux de l'adulte et contiennent plus
d'eau. L'ossification, c'est-à-dire le
durcissement des tissus fibreux ou
cartilagineux qui se transforment en os,
se fait graduellement de l'enfance à la
puberté. L'ossature de tout le corps se
consolide selon la règle des
développements proximo-distal (du plus
proche au plus loin) et céphalo-caudal
(du cerveau à la queue). Par exemple, les
os des épaules durcissent avant ceux du
pied [4].

La formation de l'os débute vers la


9e semaine chez le fœtus. Elle se fait à
partir d'une « maquette » de cartilage, de
deux façons : l'ossification
endomembraneuse et l'ossification
endochondrale. L'ossification
endomembraneuse est celle des os de la
voûte crânienne et du maxillaire ; elle a
une origine mésenchymateuse.
L'ossification endochondrale est celle des
os longs, des vertèbres, des os du pelvis
et de la base du crâne.

Ossification
endomembraneuse

Lors de l'ossification endomembraneuse,


le tissu mésenchymateux, riche en
fibroblaste donne des ostéoblastes après
recrutement et différenciation. Il y a
production de matrice ostéoïde. Cela se
fait dans des zones particulières dites
« centre d'ossification primaire ». Elles
sont peu minéralisées. Après la
naissance, ces zones fusionnent et se
minéralisent complètement.

Ossification endochondrale
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suffisamment ses sources (décembre
2013). 
Pour l'améliorer, ajoutez des
 
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nécessitant une source.

L'ossification endochondrale débute donc


au stade fœtal. À la naissance, seules les
extrémités des os longs sont faites de
cartilage. Ce n'est que vers l'âge de 18-21
ans, que le cartilage disparaît
complètement des extrémités des os
longs. À ce moment, la croissance est
complètement arrêtée.

L'ossification endochondrale débute par


des centres d'ossification primaires dans
la partie moyenne de la matrice
cartilagineuse. Contrairement à
l'ossification endomembraneuse elle ne
consiste pas en une transformation du
tissu cartilagineux en tissu osseux. Elle
se fait en deux étapes : une destruction
de la matrice cartilagineuse puis son
remplacement par du tissu osseux.
L'ossification primaire du périchondre
(futur périoste) entraîne une
transformation des chondrocytes : ils
s'hypertrophient et dégénèrent. Dans
cette zone hypertrophique, les sels de
calcium précipitent et donnent un
cartilage calcifié. Les chondrocytes
prisonniers de cette matrice calcifiée,
dégénèrent et ne sécrètent plus d'angio-
inhibiteur. Il se produit une
néovascularisation ; les chondroclastes
creusent des cavités dans le cartilage
calcifié. Les fragments de cartilages
échappant aux chondroclastes servent
de supports aux pré-ostéoblastes arrivés
avec les bourgeons vasculaires. Les pré-
ostéoblastes donnent des ostéoblastes
qui sécrètent la matrice ostéoïde, celle-ci
se minéralise pour donner de l'os. Les
ostéoclastes sont à l'origine du canal
médullaire. En périphérie, on retrouve la
plaque épiphysaire qui contient du
cartilage hyalin, du cartilage sérié (dû à la
prolifération active des chondroblastes),
du cartilage hypertrophique, du cartilage
hypercalcifié, une ligne d'érosion (qui
résulte de l'action des chondroclastes),
une zone ostéoïde et une zone ossifiée.
Cette plaque persiste jusqu'à ce que l'os
ait atteint sa taille adulte. Quand le
cartilage disparaît, les épiphyses et
diaphyses fusionnent : la croissance est
terminée. L'ossification endochondrale
est à l'origine de la croissance en
longueur des os.

Liste des os du squelette


humain
Le squelette humain adulte est composé
de 206 os[5].

Article détaillé : Squelette humain.

Maladies osseuses
Origine traumatique

La majorité des atteintes osseuses sont


d'origine traumatique ; un choc physique,
tel une chute ou un accident de la route,
vient mettre en tension l'os jusqu'à son
point de rupture : on parle alors de
fracture. Une fracture est suivie le plus
souvent d'une douleur localisée de plus
ou moins forte intensité qui peut
nécessiter la mise sous antalgique.
Il s'ensuit dans les semaines et les mois
suivants une reconstruction
physiologique de l'os par stimulation de
l'activité ostéoblastique : on parle alors
de cal osseux. Ce cal osseux nécessite le
plus souvent la mise en contention des
articulations sus et sous-jacentes
pendant toute la période de cicatrisation
de l'os. Lorsque la fracture est dite
compliquée ou touchant certaines
articulations précises, une simple
contention ne suffit pas : une opération
de chirurgie orthopédique est nécessaire
pour éviter la formation d'un cal dit
« vicieux » c'est-à-dire formant une saillie
douloureuse ou déformant le membre,
accentuant de ce fait l'impotence
fonctionnelle du patient.

La plupart du temps les fractures se


forment à partir des points de faiblesse
de l'os déterminés par la matrice
osseuse et les tensions mécaniques (par
exemple zone d'insertion ligamentaire ou
tendineuse). Certains facteurs
accentuent le risque de fractures, tels
l'ostéoporose, les fragilités osseuses
constitutionnelles, les tumeurs bénignes,
malignes et métastases, kystes et foyers
infectieux.

Il existe différent types de fractures


nécessitant pour chacune d'elles une
prise en charge différente.
Les fractures simples

D'origine post-traumatique, elles font


suite à un choc ou une torsion violente,
elles nécessitent une prise en charge de
la douleur, la réduction de la fracture,
l'immobilisation du membre et la
surveillance radiologique de la guérison.
Certaines fractures simples nécessitent
une chirurgie orthopédique lors de la
réduction avec parfois la pose de
matériel : clous, plaques, tiges,
prothèse, etc.

Les fractures spontanées

Sans notion traumatique évidente, elles


sont généralement le signe d'une
maladie dégénérative, tumorale et
parfois génétique de l'os. La réduction de
la fracture s'accompagne alors de la
prise en charge de la pathologie
principale.

Les fractures engageant le


pronostic vital

Elles concernent les fractures des gros


os qui s'accompagnent souvent d'une
hémorragie massive (de l'ordre de
plusieurs litres) ou de fracture du crâne
(hématome sous-dural, hématome extra-
dural). L'arrêt de l'hémorragie est alors la
priorité absolue avec le drainage de celle-
ci. Le risque d'un choc hypovolémique
justifie la mise sous perfusion.
Les fractures ouvertes

Les fractures ouvertes peuvent être très


impressionnantes visuellement, l'os
fracturé fait éruption à travers la peau. La
plaie doit être nettoyée et isolée
rapidement : l'os réagit très mal aux
infections qui nécessitent souvent un
traitement antibiotique prolongé et
peuvent même obliger à un ou plusieurs
curetages à long terme.

Les prises en charge médicale et


chirurgicale varient ensuite
considérablement en fonction de la
topologie de la fracture. Dans tous les
cas une surveillance radiologique de la
guérison est obligatoire.

Origine dégénérative

Ostéopénie, ostéoporose

Origine infectieuse

Ostéite

Origine génétique

Maladie des exostoses multiples

Origine tumorale

Ostéosarcome
Sarcome d'Ewing
Cancer secondaire des os

Autres origines
Outre des pathologies induites par des
fractures osseuses ou une déformation
de la colonne vertébrale, une
ostéogenèse imparfaite (maladie des os
de verre ou fragilité osseuse
constitutionnelle), par des anomalies de
croissance (maladie d'Ollier, d'origine
génétique) ou de type cal osseux ou
épines osseuses, ou par les problèmes
posés par les rhumatismes, ou parfois
par une hyperminéralisation osseuse (qui
implique une hypovascularisation) ; le
cancer et l'ostéoporose
postménopausique sont les principales
maladies graves qui concernent
directement l'os chez l'Homme.
Une activité physique suffisante et un
apport suffisant en calcium permettent
de diminuer le risque ou l'importance de
l'ostéoporose considérée par l'OMS
comme le second problème de santé
publique derrière les maladies
cardiovasculaires ; vers 45 ans, la perte
de matière osseuse (qui est la plus
élevée à 18 ans) s'accélère pour atteindre
en moyenne 40 % chez la femme entre
45 et 80 ans et 25 % chez l'homme.

Le cancer de l'os primitif est rare. Il s'agit


surtout :

de l'ostéosarcome, qui concerne


essentiellement les os longs. Il est
rarissime avant 6 ans ou après 40 ans
et est plus fréquent chez les garçons
que les filles. (200 cas par an en
France, dont 150 chez l'enfant = 5 %
des cancers des 12-25 ans, selon le
site Infocancer) ;
du « sarcome (ou tumeur) d'Ewing » ou
« tumeur osseuse maligne de l'enfant et
du jeune adulte » qui touche
préférentiellement les os plats. Ce
cancer est encore plus rare que
l'ostéosarcome (2 à 3 nouveaux cas
par an en France par million d'enfants
de moins de 15 ans, avec un pic chez
les 10-20 ans), mais il constitue pour
les moins de 20 ans, la seconde
tumeur maligne la plus fréquente,
derrière l'ostéosarcome.
Ce sont les cancers secondaires (issus
de métastases) qui sont les plus
courants.

Dans tous les cas, on associe


généralement la chimiothérapie et la
chirurgie (dont la chirurgie
reconstructrice) qui ont récemment
bénéficié de nombreux progrès mais qui
restent lourdes, longues, coûteuses et
parfois pénibles pour le patient.

Le saturnisme n'est pas une maladie


osseuse, mais un saturnisme « induit »
ou « secondaire » peut être la
conséquence d'une fracture, et il peut
être transmis de la mère à l'enfant.
Usages

Chercheur d'os en Angleterre au e siècle.

Histoire

Depuis la préhistoire, des os animaux ou


humains ont eu des usages variés.

Ils ont par exemple servi à produire


des éléments porteurs dans des
habitations préhistoriques (os de
mammouths et de baleines) ;
des bijoux, des objets utilitaires ;
des flûtes, notamment sculptées dans
des tibias humains ;
des adhésifs et de la gélatine d'os pour
le collage du bois, dès l'antiquité
égyptienne. Un document daté de 1470
av. J.-C. décrit la fabrication de la colle
d'os dans la construction du
mobilier[6],[7] ;
des substituts bon marché de l'ivoire ;
des éléments symboliques (crâne en
particulier) de squelettes d'animaux ou
humains conservés et parfois exposés
de manière rituelle, utilisée par nombre
de religions (ossuaires, catacombes,
...) ou pour des usages guerriers
des objets pédagogiques, avec par
exemple les squelettes reconstitués
pour l'enseignement de la médecine ou
de la biologie, pour le public des
musées d'histoire naturelle ou pour
l'apprentissage de l'anatomie aux
artistes et aux professions
paramédicales.
Plus récemment, l'étude des os des
morts permet par analyse génétique,
physique (dont isotopique) et
biochimique d'obtenir des informations
rétrospectives sur l'individu et son
environnement, ainsi a-t-on pu prouver
que les riches romains de l'Antiquité
s'empoisonnaient avec le plomb de
leur vaisselle. Pour les périodes
récentes, c'est un des domaines de la
médecine légale, mais l'archéologue
peut étudier les os de momies ou
d'Hommes préhistoriques avec des
objectifs proches et des moyens
techniques partagés.
L'os est aussi source de bioinsipiration.
En 2016-2017 des chercheurs ont
produit un acier imitant l'os[8] (dans l'os
des fibres nanométriques de collagène
forment une structure stratifié, dont les
couches sont orientées dans des
directions différentes, et aux échelles
millimétriques l'os a une structure en
mie de pain organisée en Treillis
(ensemble ordonné) qui le rend très
solide, empêchant la propagation de
fissures dans toutes les directions et à
partir de n’importe quel point[8]. Des
métallurgistes ont copié ce principe en
créant un acier nanostructuré à la
manière de l’os en utilisant des alliages
différents (avec des degrés de dureté
différents) [8]. Pour s’y propager une
fissure doit suivre un chemin complexe
et vaincre de nombreuses résistances
car les nano-parties souples de
l’assemblage absorbent l'énergie des
contraintes, même répétées, pouvant
même refermer les microfissures juste
après leur apparition[8]. De nouveaux
aciers légers sont envisageables pour
créer des ponts, robots, engins
spatiaux ou sous-marins ou véhicules
terrestres ou des structures qu’on veut
rendre plus résistantes aux fissures ou
plus exactement à la propagation de
fissures risquant de conduire à une
fracture de l’ensemble[8].

Sous-produits animaux

Lorsqu'ils sont de bonne qualité (hormis


les os de porcs pour certains usages) les
os récupérés à l'abattoir à partir
d'animaux de rente, d'élevage pour la
viande ou de gibier peuvent aussi être
utilisés pour en extraire de la gélatine
industrielle[9] et fabriquer des engrais ;
avec parfois un risque d'obtenir un
engrais pollué par le plomb ou d'autres
toxiques. En effet, par exemple certains
radionucléides[10],[11] (potassium et
phosphore radioactif) sont susceptibles
d'avoir été accidentellement accumulés
par des mammifères dans leurs os, de
même pour le plomb qui se fixe
préférentiellement et par ordre
décroissant dans l'os puis dans le foie[12]
(chez les mammifères après ingestion
« 90 % du plomb sont liés aux
érythrocytes et stockés pour 80 à 90 %
dans les os »[13], non sans une certaine
toxicité pour les ostéoblastes[14]. Or en
1985 une étude de suivi vétérinaire a
clairement montré que les foies de
jeunes porcs envoyés à l'abattoir étaient
dans un cas sur deux environ déjà trop
contaminés par le plomb. La source de
contamination était probablement leur
nourriture car les vétérinaires
n'observaient pas de variations
géographique nette de la
contamination[15] ; Lors de l'étude de
1985, sur 300 échantillons composés
des 2 reins par porcs (« jeunes
porcins »[15]), 218 analyses ont été faites
pour le plomb : 123 résultats étaient
inférieurs au seuil de tolérantes qui était
de 0,2 ppm (soit 56,4 %) et 95 le
dépassaient (soit 43,6 %)[15]. Les mêmes
analyse reconduites en 1986 ont
confirmé celles de 1985[15].

La farine d'os est souvent produite avec


des os (d'animaux terrestres) de seconde
qualité ; les gros os longs peuvent être
vendus en boucherie comme os à
moelle. Les autres peuvent
préalablement être utilisés pour la
fabrication de gélatine et/ou traités pour
fabriquer du phosphate dicalcique ou de
la poudre d'osséine[9] ; la farine est
produite par chauffage, dégraissage,
séchage, broyage et tamisage des os[9] ;
À titre d'exemple, en France (où sont
produites environ 400 000 t/an[16], la
farine d'os de porc produite par les
équarrisseurs et les fondeurs contient en
moyenne 34 % de phosphate de calcium,
4 % de carbonate de calcium et des
protéines (36 à 40 % qui sont
essentiellement le constituant du
collagène)[16]. Elle est revendue pour être
intégrée dans l'alimentation animale (où
elle sera mélangée avec de la farine de
viande plus riche en protéines[16]).
Comme les farines de viandes et les
farines de sang, les farines d'os sont
soumises aux cours mondiaux des
protéines animales et végétales

Risques sanitaires : Leur incorporation,


dans de mauvaises conditions, dans les
farines animales données à des
herbivores a été à l'origine de
l'encéphalopathie spongiforme bovine
(aussi appelée « maladie de la vache
folle »), et peut-être de la CWD, deux
maladies animales à prions. La
consommation de restes humains par
des humains a été dans un passé récent
à l'origine de cas groupés d'un variant de
la maladie de Creutzfeldt-Jakob.

Notes et références
1. Tirapathi, Y., Duc, M., & Kaminsky, P.
(1990). Persistance de l'imprégnation
saturnine à distance de l'exposition. La
Revue de médecine interne, 11(5), 359-
362 (résumé ).
2. Cours Anatomie PCEM1 Besançon
3. Hamza Esadam, Nouvelle approche
dans l'étude de l'appareil locomoteur et
conséquences thérapeutiques, Centre de
publication universitaire, 2007, 366 p.
(ISBN 9789973373885, OCLC 493894456)
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Champalle et AM Matherat (Journées
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code rural  ; Travaux parlementaires >
Rapports > Rapports législatifs, consulté
2013-09-09

Voir aussi
Bibliographie

L. Vezien, Industries des os, des


déchets animaux, des phosphates et du
phosphore, coll. Encyclopédie
scientifique, Bibliothèque des
industries chimiques, Paris, Octave
Doin et Fils, Éd., 1914, 423 p.

Articles connexes
Ostéologie Articulation
Squelette Ossification
humain endochondrale
Fracture osseuse Ossification
Chirurgie endoconjonctive
osseuse Ostéoporose

Liens externes

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petite taille .
Site de l'association de l'ostéogénèse
imparfaite .

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