Вы находитесь на странице: 1из 51

UNIVERSITE DE LUBUMBASHI

FACULTE POLYTECHNIQUE

DEPARTEMENT D’ELECTROMECANIQUE

ETUDE COMPARATIVE D’UN MONTAGE SERIE ET D’UN


MONTAGE PARALLELE DE DEUX POMPES
HYDRAULIQUES

Présenté par :
DIMBUTA NSEKA Merveille
KAELA TSHILOMBO Roger
MWAPE TONDO Adrien
NGELEKA TSHIBANGU Maxime
WANDANDA BAUDOUIN Joe

Promotion : Deuxième Bachelier

Année Académique : 2016-2017


UNIVERSITE DE LUBUMBASHI
FACULTE POLYTECHNIQUE

DEPARTEMENT D’ELECTROMECANIQUE

ETUDE COMPARATIVE D’UN MONTAGE SERIE ET D’UN


MONTAGE PARALLELE DE DEUX POMPES
HYDRAULIQUES

Présenté par :
DIMBUTA NSEKA Merveille
KAELA TSHILOMBO Roger
MWAPE TONDO Adrien
NGELEKA TSHIBANGU Maxime
WANDANDA BAUDOUIN Joe
Promotion : Deuxième Bachelier

Dirige par : Ass MUHEME MUSOLE

Année Académique : 2016-2017

Promotion : Deuxième Bachelier


EPIGRAPHE

« Le monde ne sera pas détruit par ceux qui le font mal, mais par ceux qui le regardent sans
rien faire »

(Albert Einstein)

« Aucune science ne profite à celui qui n’y prend goût »

(Fernando de Rojas)

« Ne jamais considérer étudier comme une obligation ; mais plutôt comme l’envie d’obtenir
l’opportunité d’apprendre »

(Albert Einstein)

II
REMERCIEMENTS

Nos remerciements s’adressent :

A notre Dieu pour le souffle de vie et la force qu’il a accordé à chacun d’entre nous,

Nos sincères remerciements s’adressent à l’Assistant MUHEME MUSOLE qui a accepté de


consacrer de son temps pour la direction de ce projet et à Papa NKULU, pour son encadrement
au laboratoire de physique à la faculté polytechnique malgré ses multiples occupations ;

A l’Ingénieur Michel TSHIJIK, (Directeur de Production à la REGIDESO), pour sa


disponibilité, sa rigueur scientifique et son sens d’écoute et d’échange ;

A l’Ingénieur Eddy BILITU, pour sa contribution et son attention ;

A monsieur Guylain, Chef d’atelier de Mécanique Générale à l’Institut Technique


SALAMA pour sa disponibilité.

Finalement, C’est un plaisir pour nous d’exprimer notre vive et profonde gratitude à
toutes les personnes qui malgré leurs multiples occupations, se sont rendues disponibles pour
nous orienter et donner des idées et conseils qui ont aussi contribués à la réalisation de ce
travail.

III
RESUME

Dans la mécanique des fluides, plus particulièrement en hydraulique appliquée, la


pompe est l’un des éléments essentiels, répertoriée par R. THIBAUT parmi les machines
hydrauliques motrices. La pompe vient résoudre le problème d’énergie nécessaire dans le
transport de fluides et dans la transmission de puissance. Dans le cas naturel, faisant la
similitude entre l’hydraulique et l’électricité, le fluide se déplace d’un point d’énergie
supérieure vers celui de faible énergie, tout comme le courant va de la borne de potentiel élevé
vers celle de faible potentiel.

L’importance de la pompe apparait lorsqu’il faut faire le parcours inverse c’est –à-dire
de ramener le fluide d’un point de faible énergie vers celui d’énergie supérieure. De part son
classement, parmi les turbopompes ou les pompes volumétriques, la pompe transforme
l’énergie mécanique reçue d’un moteur électrique ou thermique en énergie hydraulique sous
forme d’énergie potentielle, cinétique et de pression.

L’énergie hydraulique fournie au fluide lui permet de vaincre les pertes de charges dans
le parcours et la différence de pression entre l’aspiration et le refoulement. Concrètement, il
s’agit de porter un volume constant par unité de temps à une pression donnée, d’un point A à
un point B. une pompe se caractérise donc fondamentalement par son débit et sa pression,
appelée autrement hauteur manométrique. Ces deux termes couplés dans un tableau
respectivement en abscisse et en ordonnée donnent lieu aux différentes courbes
caractéristiques. La courbe de rendement indique les combinaisons de pression et de débit qui
assurent la conversion optimale d’énergie mécanique en énergie hydraulique. Les deux courbes
de NPSH (requis et disponible) indiquent par leur intersection le point précis à partir duquel le
phénomène de cavitation peut être observé.

Les pompes volumétriques sont caractérisées par un débit relativement faible pour des
pressions élevées. Elles sont donc indiquées dans la transmission de puissance mécanique. Les
pompes centrifuges, quant à elles, sont caractérisées par des débits importants à des pressions
faibles. Elles sont incontournables dans le transport des fluides. Ces dernières ont fait l’objet
de notre recherche qui, du reste, est essentiellement bibliographique. L’essai
d’expérimentation ne vient que vérifier les énoncés théoriques.

La pratique de l’hydraulique exige souvent qu’en un point d’un circuit on ait des valeurs
bien précises de débit et de pression. En plus, il arrive que ces valeurs ne soient pas obtenues
avec une seule pompe. Dans ce cas l’association de deux ou plusieurs pompes s’avère
indispensable. Pour ce faire, deux types de montages sont possibles. Deux pompes peuvent être
montées en série ou en parallèle. Les pompes volumétriques, aussi bien que les pompes
centrifuges, peuvent être montées en série ou en parallèle. La mise en œuvre dans un cas comme
dans l’autre nécessite certains ajustements. Pour ce qui nous a concerné dans ce travail, le
montage série de deux pompes centrifuges permet d’augmenter la pression tandis que le débit

IV
identique aux deux pompes reste constant. Ce montage est indiqué pour des circuits ayant des
grandes pertes de charge et une grande différence de pression. Le montage parallèle de deux
pompes centrifuges permet d’accroître le débit tandis que la pression reste constante et
identique aux deux pompes.

L’augmentation du débit et la multiplication de la pression sont deux avantages majeurs


respectifs du montage parallèle et du montage série. Cependant le bon fonctionnement de ces
deux types de montages pose certaines conditions. C’est le cas d’un bon vannage et une
adaptation de la canalisation au refoulement d’un montage parallèle. Pour un montage série, il
faut bien limiter la distance entre les deux pompes, y minimiser les pertes de charge et s’assurer
que la dernière pompe peut supporter la pression résultante. Nous avons noté, enfin, qu’un
montage en parallèle peut être remplacé par une seule pompe géante. Un montage série peut
aussi être efficacement être remplacé par une pompe multicellulaire.

V
LISTES DES ABREVIATIONS, SIGNES ET SYMBOLES

D : diamètre en mètre (m)

h ou encore Z : hauteur en mètre (m)

g : accélération de la pesanteur en mètre par seconde carre (m/s²)

V : vitesse en mètre par seconde (m/s)

Vr : vitesse radial en mètre par seconde (m/s)

Vt : vitesse tangentielle en mètre par seconde (m/s)

Vfc : vitesse centrifuge en mètre par seconde (m/s)

Qv : débit volumique note aussi Q en mètre cube par seconde (m3/s) ou par mètre cube par
heure (m3/h)

N : vitesse de rotation en tours par minute (tr/min)

P : pression en bars ou en Pascale(Pa)

Ph : pression hydraulique en Pascale (Pa)

Pm : pression mécanique en Pascale(Pa)

r:

ha : hauteur géométrique d’aspiration en mètre(m)

hc : hauteur géométrique de charge en mètre(m)

hr : hauteur géométrique de refoulement en mètre(m)

HMT : hauteur manométrie totale en mètre de colonne de liquide (mcL)

La : Longueur développé d’aspiration en mètre(m)

Lr : Longueur développe de refoulement en mètre(m)

Δh : Perte de charge

NPSH : Net Positive suction Head

μ : viscosité dynamique en newton seconde par mètre carre (N.s/m²)

ω : vitesse angulaire en radian par seconde (rad/s)

ρ : masse volumique en kilogramme par mètre cube (Kg/m3)

ε : rugosité en millimètres (mm)

VI
TABLE DES MATIERES
EPIGRAPHE ................................................................................................................................................
REMERCIEMENTS ................................................................................................................................... III
RESUME.................................................................................................................................................. IV
LISTES DES ABREVIATIONS, SIGNES ET SYMBOLES ................................................................................ IV
TABLE DES MATIERES ............................................................................................................................. VI
INTRODUCTION GENERALE ..................................................................................................................... 1
Chapitre I. Généralités sur les Pompes Hydrauliques ............................................................................ 2
I.1. Introduction .................................................................................................................................. 2
I.2. Définitions de quelques concepts ................................................................................................. 2
I.2.1 Fluide ....................................................................................................................................... 2
I.2.2 turbine..................................................................................................................................... 2
I.2.3 Pompe hydraulique ................................................................................................................. 3
I.3 Caractéristiques d’une pompe hydraulique [IV] ............................................................................ 3
I.3.1 Puissance hydraulique d’une pompe (ou puissance utile) ..................................................... 3
I.3.2 Hauteur manométrique (Hm) ................................................................................................. 4
I.3.3 Débit d’une pompe Q.............................................................................................................. 4
I.3.4 Point de fonctionnement ........................................................................................................ 4
I.4 Caractéristiques du circuit hydraulique ......................................................................................... 5
I.4.1 Hauteur géométrique d’aspiration (ha ................................................................................... 5
I.4.2 Hauteur géométrique de charge hc [2]................................................................................... 5
I.4.3 Hauteur géométrique de refoulement hr ............................................................................... 6
I.4.4 Longueur développée d’aspiration ......................................................................................... 6
I.4.5 Longueur développée de refoulement Lr ............................................................................... 6
I.4.6 Pertes de charge ΔH ................................................................................................................ 6
I.4.7 Hauteur manométrique totale d’élévation Hmt ..................................................................... 7
I.5 Différents types des pompes ......................................................................................................... 7
I.5.1 Turbopompes .......................................................................................................................... 8
I.5.2 Pompes volumétriques ........................................................................................................... 8
I.6 Constitution et principe de fonctionnement d’une pompe........................................................... 9
1.6.1 Pompes Volumétriques .......................................................................................................... 9
...................................................................................................................................................... 13
I.6.2 Turbopompes ........................................................................................................................ 13
I.6.2.2 Hauteur maximale d’aspiration (pompes centrifuges) ...................................................... 15

VII
I.7 Conclusion .................................................................................................................................... 16
Chapitre II. Mode des Montages des Pompes Hydrauliques ............................................................... 17
II. 1. Introduction .............................................................................................................................. 17
II. 2 Courbes Caractéristiques d’une pompe Hydraulique ................................................................ 17
II.2.1 Courbe Hmt – Débit Hmt(Q) ................................................................................................ 17
II.2.2 Courbe Rendement - Débit η (Q) ......................................................................................... 19
II.2.3 Courbe NPSH – Debit NPSH (Q) ........................................................................................... 20
II. 3 Accouplement de deux Pompes Centrifuges ............................................................................. 23
II. 3 .1 Montage des pompes en Parallèle ..................................................................................... 23
II. 3 .2 Montage en Série .............................................................................................................. 24
II. 3 .3 Conditions de couplage Série ou/et parallèle des deux pompes centrifuges différentes 26
II. 4. Conclusion ................................................................................................................................. 26
Chapitre III. ETUDE EXPERIMENTALE DE MONTAGES SERIE ET PARALLEL DE DEUX POMPES
CENTRIFUGES ........................................................................................................................................ 28
III.0 Introduction ............................................................................................................................... 28
III.1 Présentation du cadre d’expérimentation................................................................................. 28
III.2 Présentation du matériel et mode de calcul.............................................................................. 28
III.2.1 Définition d’un groupe hydrophore .................................................................................... 29
III.2.2 Caractéristiques de la pompe ............................................................................................. 30
III.2.3 caractéristiques du groupe hydrophore ............................................................................. 30
III.2.4 Caractéristiques du circuit .................................................................................................. 31
III.2.5 Mode de calcul .................................................................................................................... 31
III.3 Etude comparative des différents types de montage................................................................ 32
III.3.1 Montage série ..................................................................................................................... 32
III.3.2 Montage parallèle ............................................................................................................... 32
III.4 Interprétation des résultats ....................................................................................................... 33
III.5. conclusion ................................................................................................................................. 33
ANNEXES ............................................................................................................................................... 35
Photo 1: Montage d’un groupe hydrophore ..................................................................................... 35

Photo 2 : Pompe immergée multicellulaire....................................................................................... 35

Photo 4 : Effets de cavitation .......................................................................................................... 36


CONCLUSION GENERALE ET SUGGESTIONS ......................................................................................... 39
BIBLIOGRAPHIE ..................................................................................................................................... 41

VIII
IX
INTRODUCTION GENERALE

L’histoire des pompes hydrauliques a commencé au 1er siècle AP J-C en chine. Et au


XVII siècle les pompes modernes ont été développées. De nos jours, l’utilisation des pompes
e

diesel et électriques peuvent avoir des débits très élevés et des pressions très élevées plus de
400 bars suivant les besoins de l’utilisateur.

Le principe de la pompe est apparu lorsque le besoin en eau nécessaire à la survie de


l’homme l’obligea à trouver un système de transport de cette eau, du puits ou de la rivière à
son habitat. L’homme utilisa d’abord l’énergie musculaire pour le transport de cette eau. Plus
la distance et la quantité en eau augmentaient, il avait besoin de beaucoup d’énergie. Les
techniques de pompage ont dépassé les limites initiales de leur domaine d’application. Les
pompes sont passées du simple transport de l’eau et des divers fluides liquides à la transmission
de la puissance mécanique. Leurs caractéristiques principales sont entre autres le débit et la
pression.

Dans ce travail, nous avons pour objectif de faire une étude comparative entre un
montage série et un montage parallèle de deux pompes hydrauliques. La pompe facilite le
transport d’un fluide d’un point A vers un point B. dans la pratique de l’hydraulique, il arrive
souvent qu’une seule pompe ne soit pas en mesure de fournir, en fonctionnement normal, les
valeurs spécifiques de pression et de débit. Pour obtenir ces valeurs typiques, l’ingénieur est
amené à monter deux ou plusieurs pompes en série. Ceci est comparable à une mise en série
ou en parallèle de deux générateurs électriques, vu la similitude entre l’électricité et
l’hydraulique. Nous étudions le comportement des caractéristiques quand nous montons en
série ou en parallèle deux pompes centrifuges. Les hypothèses sont vérifiées à travers les essais
effectués à l’Institut Technique SALAMA.

Nous avons opté pour une méthode déductive. Nous procédons premièrement à une
étude bibliographique. Nous présentons la théorie sur les pompes, leurs caractéristiques, leur
structure, leur principe de fonctionnement et les différents montages et leurs conséquences.
Dans un second moment, nous passons à l’expérimentation en vue de confronter la théorie à la
pratique. La démarche suivie dans la partie expérimentale consiste à mettre en marche
séparément deux pompes de mêmes caractéristiques afin de prélever leurs valeurs effectives
de pression et de débit. Le montage série ou parallèle nous permet d’évaluer les modifications
des valeurs de débit et de pression conséquentes.

Le présent travail comprend trois chapitres en dehors de l’introduction et la conclusion


générales. Les deux premiers constituent ce que nous venons d’appeler l’étude bibliographique.
Le premier chapitre donne les généralités sur les pompes. Le deuxième fait l’étude comparative
entre le montage série et parallèle de deux pompes centrifuges. Le troisième chapitre, quant à
lui, présente les résultats de l’expérimentation. Nous y confrontons la théorie et la pratique.

1
CHAPITRE I. GENERALITES SUR LES POMPES HYDRAULIQUES

I.1. Introduction

Dans ce premier chapitre nous aurons à répondre à répondre à plusieurs question du


point de vue structurel et fonctionnel d’une pompe hydraulique. A définir les caractéristiques
d’une pompe hydraulique, intimement liées à celles du circuit hydraulique, avant de présenter
les différents types de pompes que nous pouvons rencontrer dans la pratique de l’hydraulique.
Nous reviendrons sur quelques-unes de ces caractéristiques avec amples détails dans le chapitre
suivant.

Nous connaissons la fameuse phrase de LAVOISIER qui dit, nous citons : «rien ne se
crée et rien ne se perd mais tout se transforme ». Cette phrase est valable aussi bien pour la
chimie que pour toute la physique. Une chaine électromécanique est une suite de
transformation et de transmission d’énergie. En considérant un système quelconque, l’énergie
totale se présentera sous diverses formes. Elle peut passer de l’énergie électrique à l’énergie
hydraulique, en passant par l’énergie mécanique et l’énergie thermique. [II]

Le principe de la conservation de l’énergie totale est fondamental pour la


thermodynamique et pour toute la physique classique. C’est lui qui permet d’écrire les
équations de Bernoulli locale et généralisée. [IV] Ce chapitre, comme cela ressort très
clairement, constitue le préalable pour comprendre le second qui revient à son tour sur le vif
de notre sujet. Sans avoir l’intention de revenir sur toutes les notions de mécanique des fluides
qui constituent un prérequis pour notre travail, nous allons nous contenter de reprendre celles
qui nous permettent de comprendre la suite de notre travail.

I.2. Définitions de quelques concepts

I.2.1 Fluide

Comparé au solide, le fluide est une substance qui peut s’écouler. Ainsi il oppose peu
de résistance à la déformation, il n’a pas de forme propre. Le fluide se présente sous la forme
d’un liquide ou d’un gaz.

Les caractéristiques générales des fluides qui intéressent l’ingénieur sont : l’isotropie,
la viscosité, la capacité thermique et la conductibilité. [1]

I.2.2 turbine

C’est un dispositif technique ayant un moteur qui convertit l’énergie d’un fluide en
énergie mécanique par sa rotation. Contrairement à une pompe qui est une machine motrice, la

2
turbine est réceptrice. Au lieu de communiquer de l’énergie, la turbine reçoit de l’énergie du
fluide. A titre d’exemple, nous pouvons citer la turbine hydraulique, la turbine à air comprimé
et celle à vapeur. [V]

I.2.3 Pompe hydraulique

C’est un élément indispensable dans un circuit hydraulique. Elle permet de faire


circuler le fluide à travers le circuit hydraulique. En effet, elle aspire en premier le fluide dans
un réservoir (bassin d’eau, lac, rivière, puits, etc.) puis va le transmettre aux autres composants
du circuit hydraulique afin de transformer l’énergie mécanique communiquée par le moteur en
énergie hydraulique. Du point de vue électrique, la pompe est une machine réceptrice [V]

La pompe est destinée à élever la charge du liquide pompé, cette charge ou l’énergie
qui est la somme de trois catégories d’énergie à savoir :
 énergie cinétique donnée par l’expression mathématique : V2/2g
 énergie potentiel donnée par le paramètre H ou Z
 énergie de pression donnée par l’expression mathématique : P/ρg [III].

Avec v la vitesse en m3/s, g accélération en m/s2, H hauteur en m, P pression en Pascal, ρ masse


volumique en kg/m3.
C’est donc un appareil qui génère une différence de pression ΔP entre l’entrée et la sortie de
la machine. Notons que cette énergie requise pour faire une pompe hydraulique dépend de ce
qui suit :

 des propriétés du fluide : la masse volumique ρ, la viscosité dynamique μ


 des caractéristiques d’écoulement : la pression P, la vitesse V, le débit
volumique Q, la hauteur H
 des caractéristiques d’installation : la longueur de conduite, le diamètre D et la
rugosité absolue ε.

I.3 Caractéristiques d’une pompe hydraulique [IV]

La pompe hydraulique est un générateur de débit. Elle gère le niveau de pression


circulant dans la centrale hydraulique. Une pompe se caractérise aussi par sa cylindrée, c’est
ce qui va déterminer sa puissance, sa vitesse de rotation, et son rendement. De ce fait, nous
devons savoir ce qui suit :

I.3.1 Puissance hydraulique d’une pompe (ou puissance utile)

Nous pouvons parler dans ce cas de la puissance hydraulique ou puissance utile d’une pompe,
c’est le produit du débit Qv refoulée par la pompe par la pression de service du circuit, et aussi
de la puissance absorbe par la pompe dite puissance mécanique.

3
I.3.2 Hauteur manométrique (Hm)

C’est la diffèrent de pressions entre l’aspiration et le refoulement de la pompe a un débit


détermine elle s’exprime en mètre de colonne d’eau (mCE).

La pression (de par le rendement volumétrique) et les variations de régime de rotation


modifient le débit, aussi utilise-t-on souvent une caractéristique fixe de la pompe : la cylindrée.
Cette dernière exprime le volume de fluide refoulé après un tour de rotation.

I.3.3 Débit d’une pompe Q

C’est le volume de liquide recueilli au refoulement de la pompe pendant l’unité de


temps. Il s’exprime en (m3/h) ou en litres par seconde (l/min). le débit est lié à la cylindrée par
la relation suivante :
𝑄𝑣 = 𝐶. 𝑁 (I.1)
Avec 𝑄𝑣 : le débit volumique en L/min, 𝐶 : la cylindrée en L/tr et 𝑁 : la vitesse de rotaion en
tr/min. [I]
La figure I.1 illustre le débit et la Hauteur manométrique d’une pompe.

Figure I.1 Pompe hydraulique (J-M R. D-BTP, 2006)

I.3.4 Point de fonctionnement

Chaque pompe, surtout la pompe centrifuge, se caractérise par un couple débit-pression


qui garantit un rendement optimal. En réalité, il s’agit plutôt d’une marge indiquant les valeurs
de pression et de débit au-delà desquelles il ne faut pas aller afin d’assurer un bon

4
fonctionnement de la pompe. Le point de fonctionnement est déterminé par l’intersection des
courbes caractéristiques de la pompe et du circuit. C’est le point d’équivalence entre la Hmt et
la Hauteur du circuit résistant. [III].

I.4 Caractéristiques du circuit hydraulique

Figure I.2 Exemple d’un circuit de transport

I.4.1 Hauteur géométrique d’aspiration (ha) [2]

Lorsque la pompe est située au-dessus du plan d’eau, la hauteur géométrique


d’aspiration ‘’ ha ‘’est la distance verticale séparant le niveau d’eau dans le puits de l’axe de la
pompe centrifuge ou volumétrique. S’il s’agit d’une pompe verticale, c’est la distance entre ce
même niveau et le plan moyen d’entrée dans la première roue.

I.4.2 Hauteur géométrique de charge hc [2]

Lorsque la pompe reçoit l’eau d’un réservoir en charge, la hauteur géométrique de


charge est la distance verticale qui sépare le niveau d’eau dans ce réservoir de l’axe de la pompe
centrifuge ou volumétrique. S’il s’agit d’une pompe verticale, c’est la distance entre ce même
niveau et le plan moyen d’entrée dans la première roue.

5
I.4.3 Hauteur géométrique de refoulement hr [2]

C’est la distance verticale séparant le niveau dans le réservoir de refoulement de l’axe


de la pompe centrifuge ou volumétrique. S’il s’agit d’une pompe verticale, c’est la distance
entre ce même niveau d’eau et le plan moyen d’entrée dans la première roue. Lorsqu’on refoule
dans un réservoir ferme, il y a lieu d’ajouter la hauteur correspondante à la pression maximale
dans ce réservoir.

I.4.4 Longueur développée d’aspiration La [2]

La longueur développée d’aspiration est la longueur totale de la conduite d’aspiration.

I.4.5 Longueur développée de refoulement Lr [2]

C’est la longueur totale de la conduite de refoulement.

I.4.6 Pertes de charge ΔH [2]

Les hauteurs définies ci-dessus ne correspondent pas exactement aux hauteurs


manométriques auxquelles la pompe doit faire face ; il faut ajouter aux hauteurs géométriques
d’aspiration et de refoulement la valeur des résistances que le liquide éprouve dans son
déplacement et qu’il faut compenser, c’est-à-dire les pertes de charge.

Ces pertes qui sont en fait de réelles pertes d’énergie, sont produites non seulement par
frottement du liquide le long des parois, mais également par divers obstacles que ce liquide est
appelé à rencontrer : coudes, tes, raccords, bifurcations diverses, élargissement ou
rétrécissement brusque de section, accessoires de robinetterie : clapets de pied, vannes, clapets
de retenue, etc.

L’évaluation de ces pertes de charge se fait en utilisant des abaques spéciaux. Pour l’eau
on utilise couramment les formules de Darchy Weichback suivantes [VI].

Pertes linéaires
𝐿.𝑉 2
∆𝐻𝑓 = 𝑓. 2𝑔𝐷 (I.2)

En groupant les termes constants f et 2g de cette relation et en les remplaçant par K, la relation
devient :
𝐿.𝑉 2
∆𝐻𝑓𝑙 = 𝐾. (I.3)
𝐷

∆Hfl : Pertes de charges linéaires

6
K : Constante de rugosité

L : Longueur développée de la tuyauterie

V : La vitesse du fluide

D : Le diamètre de la tuyauterie

Pertes de charge singulières

∆𝐻𝑓𝑠 = ∑𝑛𝑖 𝑥𝑖 . 𝐾. 𝑉 2 (I.4)

∆𝐻𝑓𝑠 : Pertes de charges singulières

K : constante de rugosité propre à chaque jonction

X : Nombre de jonction sur l’ensemble du circuit.

Les pertes de charges totales sont la somme des pertes linéaires et des pertes singulières.

I.4.7 Hauteur manométrique totale d’élévation Hmt

La hauteur manométrique totale Hmt d’une pompe est la différence de pression en


mètres de colonnes de liquide (mcL) entre les orifices d’aspiration et de refoulement [Joël M.
1e Edition. Page 15]. Lors d’un pompage, la pompe ne doit pas seulement fournir une pression
équivalente à celle correspondant à la différence de niveaux entre l’aspiration et le refoulement,
(hauteur géométrique totale), mais également la pression nécessaire pour vaincre les pertes de
charge dans les conduites d’aspiration et de refoulement Δhasp et Δhref. La relation suivante
n’est valable que lorsque la pompe aspire et refoule à la pression atmosphérique c’est-à-dire P1
= P2 = Patm [3].
𝐻𝑀𝑇 = 𝐻𝑔𝑒𝑜 + 𝐻𝑓 (I.5)

Notons que la hauteur manometrique d’aspiration se mesure, non pas depuis le niveau
inferieur de la conduite d’aspiration mais depuis le plan d’eau dans le bassin d’aspiration.

I.5 Différents types des pompes

Les pompes sont classées en deux catégories principales. Celles dont le déplacement du
liquide est obtenu en agissant sur la Vitesse de rotation du fluide (liquide). Elles sont dites «
TURBOPOMPES ». Celles dont le déplacement du fluide est obtenu en faisant varier, par un
moyen mécanique le volume d’une cavité. Elles sont dites « VOLUMETRIQUES ».

7
I.5.1 Turbopompes

Pour les turbopompes, on utilise essentiellement les pompes centrifuges qui sont, de
nos jours, les plus utilisées. Elles peuvent être radiales, axiales ou mixtes. Toutefois, on peut
aussi retrouver, dans cette catégorie, les pompes hélico-centrifuges et hélicoïdales.

Les pompes centrifuges sont autorégulatrices. Elles peuvent même continuer à


fonctionner à débit nul. Le mauvais vannage n’a pas les mêmes conséquences que sur les
pompes volumétriques. [IV]

I.5.2 Pompes volumétriques

La variation de volume est créée par le déplacement d’un ensemble mobile selon un
mouvement de translation rectiligne alternatif pour les pompes alternatives et de rotation pour
les pompes rotatives. Elles sont utilisées pour des fluides incompressibles. [III]. Elles sont
aussi utilisées pour des liquides chargés ou pâteux [VI].

Les pompes volumétriques peuvent être :


 A profils conjugués : on y trouve les pompes à engrenage, à vis, hélicoïdale, à
piston rotatif ;
 A palettes : rigide ou flexibles.
 Alternatives : les pompes à piston simple ou multiple, à diaphragme ou
membrane, à piston plongeur.

Notons que l’utilisation d’un type de pompe ou d’un autre dépend des conditions
d’écoulement du fluide c'est-à-dire que, de manière générale, si on veut augmenter la pression
d’un fluide on utilisera plutôt les pompes volumétriques, tandis que si on veut augmenter le
débit on utilisera les pompes centrifuges. La figure I.2 donne un arbre de classification des
pompes hydrauliques.

8
Figure I.3 Schéma descriptif de classement des Pompes hydrauliques

I.6 Constitution et principe de fonctionnement d’une pompe [IV]

Dans ce paragraphe nous nous intéressons aux éléments constitutifs des pompes ainsi
qu’à leur fonctionnement. Toutefois, vu la grande variété des pompes, nous nous contenterons
de ne présenter que quelques-unes. Il s’agit des pompes à piston, à engrenage et à palettes pour
les pompes volumétriques, et la pompe centrifuge pour les turbopompes.

1.6.1 Pompes Volumétriques

Une pompe volumétrique se compose d'un corps de pompe parfaitement clos à


l'intérieur duquel se déplace un élément mobile rigoureusement ajusté. Ce déplacement est
cyclique.

Pendant un cycle, un volume de liquide pénètre dans un compartiment avant d'être


refoulé.
Une pompe volumétrique est constituée :

 D’un corps fixe ou Stator,

9
 D’un ou de plusieurs éléments mobiles participant au déplacement du fluide à l’intérieur de la
pompe,
 d’autres éléments mobiles destinés à mettre en mouvement les éléments précédents.
Pour ce type de pompes, l’entrée et la sortie sont non communicantes grâce à une étanchéité
interne, ainsi les fuites seront minimes et les pressions importantes.
La pompe volumétrique fonctionne en prélevant un volume V0 du fluide contenu dans
la conduite d’arrivée pour l’emprisonner dans un espace avant de le pousser vers la sortie sous
pression. La dépression que ce prélèvement provoque fait que le fluide se mette en mouvement
vers la pompe et fait de la pompe volumétrique une pompe auto-amorçante.

I.6.1.1 Les pompes alternatives ou à piston

Figure I.4 Pompes à pistons radiaux[3]


[[[

Ce type de pompe est constitué principalement de :

 Une ouïe d’admission


 Une soupape d’admission
 Un cylindre
 Un piston entrainé par un moteur électrique grâce à un vilebrequin et une bielle
(système bielle-manivelle)
 Une soupape de refoulement

Les pompes à piston constituent l’un des plus anciens types des pompes et demeurent
parmi les plus répandues comme son nom l’indique.

La pompe à piston utilise les variations de volumes occasionnées par le déplacement


du piston dans un cylindre.

10
Ces machines ont donc un fonctionnement alternatif et nécessitent un jeu de
soupapes ou de clapets pour obtenir tantôt l’aspiration dans le cylindre tantôt son
refoulement. Il existe différents types des pompes à piston, nous citerons :

• Pompes à simple effet : c’est-à-dire que le refoulement et l’aspiration n’ont lieu


que pour un sens de déplacement du piston.

• Pompes à double effet : le piston travaille dans les deux sens.


• Pompes à plusieurs pistons déphasés

Remarque : On peut régler le débit en jouant sur la course de la bielle ou sur la


course du piston et donc le volume de la chambre à l’aide d’une vis ou jouer sur la vitesse de
rotation de la manivelle

I.6.1.2 Les pompes à engrenages

Il existe deux types de pompes à engrenages :

a. Pompes à engrenages extérieurs :

La rotation d’un pignon entraine la rotation en sens inverse de l’autre, ainsi une
chambre se trouve à l’aspiration, l’autre au refoulement. La figure ci-dessous en donne
l’illustration.

Figure I.5 Pompe à engrenages extérieurs [3]

11
b. Pompes à engrenages intérieurs :

Ces pompes existent aussi avec une roue à denture intérieure (Couronne dentée)
engrenée à un pignon.
Dans ce cas la pompe peut disposer d’une pièce intermédiaire en forme de croissant
pour séparer l’entrée et la sortie et diminuer ainsi les fuites internes et augmenter la pression
de service. La pompe à engrenage intérieur est illustrée par la figure ci-dessous.

Figure I.6 Pompe à engrenages intérieurs [3]

De façon générale la pompe à engrenage (intérieur ou extérieur) est constituée des éléments
ci-après :

 Orifice et zone d’aspiration


 Deux roues dentées
 Corps de pompe
 Orifice et zone de refoulement
 Axe moteur
 Axe fou.

I.6.1.3 Pompes à palette :

La pompe a palettes est constituée de:

 Un certain nombre de palettes


 Fentes radiales
 Un tambour
 Corps de la pompe

12
La rotation du rotor entraîne celle des palettes dont les extrémités sont continuellement
en contact avec le stator aux points Ci, grâce à la force centrifuge. Outre, des ressorts de
compression poussent les bases des palettes.

Figure I.7 Vue en coupe d’une pompe à palettes [2]

I.6.2 Turbopompes

I.6.2.1 Pompes centrifuges

Les pompes centrifuges constituent la majeure partie des turbopompes. Elles ont une
faible hauteur d’aspiration. Pour qu’elles fonctionnent correctement, il faut leur communiquer
le fluide de travail. Elles ont donc besoin d’être amorcées. Pour pallier au besoin d’amorçage
à chaque mise en marche lorsque la pompe se trouve au-dessus du réservoir, on place un clapet
anti-retour entre le réservoir et la pompe afin que les premières dépressions mettent le fluide
en mouvement vers la pompe. Le problème peut aussi être résolu en faisant fonctionner la
pompe en charge c’est-à-dire la placer en dessous du réservoir [3].

La pompe centrifuge est constituée, comme le montre la figure ci-dessous, par:

 une roue à aubes tournante autour de son axe, appelée impulseur,


 un distributeur dans l'axe de la roue,

13
 un collecteur de section croissante, en forme de spirale appelée volute.

Figure I.8 Schéma d’une pompe centrifuge. [3]

Le liquide arrive dans l'axe de l'appareil par le distributeur et la force centrifuge le


projette vers l'extérieur de la roue. Il acquiert une grande énergie cinétique qui se transforme
en énergie de pression dans le collecteur où la section est croissante.

L’utilisation d’un diffuseur (roue à aubes fixes) au périphérique de l’impulseur


permet une diminution des pertes d’énergie.

Figure I.9 Vitesses de la particule fluide sur une aube [3]

La particule de liquide qui pénètre par l’orifice d’aspiration se trouve sur l’un des
aubes de l’impulseur qui est animé en rotation. Elle sera soumise à un effort centrifuge qui
provoquera son déplacement à une vitesse centrifuge : Vf.c = Vtangentielle + Vradiale La vitesse
est maximale lorsque la particule arrive à l’extrémité de l’aube de l’impulseur.

14
En quittant les aubes de l’impulseur, les particules du liquide sont canalisées par les
aubes du diffuseur qui sont orientées dans le sens de l’écoulement afin de minimiser les
frottements (pertes de charge) vers le refoulement à travers la volute qui a une section
croissante pour diminuer la vitesse de fluide. Ceci permet de transformer l’énergie cinétique
en énergie de pression.

Les pompes centrifuges ne peuvent pas fonctionner lorsqu’il y a de l’air à l’orifice


d’aspiration. L'air contenu nécessite d'être préalablement chassé : c’est l’amorçage de la
pompe.

Entre le liquide qui se trouve à l’intérieur de la pompe sous pression et


l’atmosphère, une étanchéité doit être réalisée. On utilise pour cela soit des tresses, soit des
garnitures mécaniques. Ces garnitures (à tresse ou mécanique) sont lubrifiées et refroidies par
le liquide transporté.

I.6.2.2 Hauteur maximale d’aspiration (pompes centrifuges) [2]

Il est connu théoriquement qu’en faisant le vide dans le tube, il est impossible de faire
monter l’eau à une hauteur supérieure à la pression atmosphérique (en mètres d’eau) pour
l’altitude considérée. Pour une altitude zéro, cette hauteur est de 10,33m ; pour une altitude A,
cette hauteur devient 10,33 à 0,012A.

On constatera que cette hauteur en réalité, est notablement moins élevée car une partie
de la pression disponible est nécessaire, d’une part pour vaincre les pertes de charge dans la
conduite d’aspiration, et d’autre part, pour communiquer au liquide la vitesse désirable.

Par ailleurs, la pression absolue à l’entrée de la pompe ne peut pas descendre au-dessous
d’une valeur déterminée, puisque la tension de vapeur correspondant à la température du
liquide à pomper ne doit en aucune circonstance être atteinte.
Pour que la pompe fonctionne en toute sécurité, il faut donc que la pression absolue à l’ouïe
d’aspiration se maintienne largement au-dessus de la tension de vapeur du liquide Pv à la
température considérée.

Notons, par ailleurs, qu’à cause de la large gamme d’utilisation, de leur simplicité et de leur
faible coût, les pompes centrifuges sont très utilisées dans l’industrie. Néanmoins, il existe des
Applications pour lesquelles elles ne conviennent pas tel que :

 le transport des liquides très visqueux: la pompe centrifuge nécessaire serait énorme par
rapport aux débits possibles.
 Le transport des liquides "susceptibles" c'est-à-dire ne supportant pas la très forte agitation
dans la pompe (liquides alimentaires tels que le vin, le lait et la bière).
 utilisation comme pompe doseuse (le dosage nécessites une précision instantanée).

15
I.7 Conclusion

La grandeur et la complexité d’un circuit hydraulique posent souvent le problème des


pertes des charges comparables à des chutes de tensions dans un circuit électrique [IV]. Pour
pallier à ce problème, on assure un apport d’énergie sous forme de pression en plaçant une
pompe à un endroit bien déterminé. Cet apport d’énergie n’a pas qu’à augmenter la pression.
Il peut aussi permettre d’augmenter le débit en augmentant la vitesse de circulation du fluide.

Ce chapitre nous a permis de comprendre une pompe hydraulique. Chaque pompe se


caractérise essentiellement par sa pression et son débit. Ces caractéristiques sont fonction du
type de pompe et de sa géométrie. Elles décrivent la courbe caractéristique Hmt(Qv). Elles sont
inversement proportionnelles l’une de l’autre. Si le débit d’une pompe augmente, sa pression
tend à baisser. Ceci justifie la décroissance de la courbe Hmt(Qv). Cette dernière sera vue en
détails dans le prochain chapitre.

Par ailleurs, les pompes se répartissent principalement en deux grandes familles. Les
pompes volumétriques offrent la possibilité d’atteindre des très hautes pressions avec un débit
relativement faible. Elles sont auto-amorçantes. Les pompes centrifuges qui feront l’objet de
notre deuxième chapitre sont, quant à elles, capables de fournir des très grands débits. Elles
nécessitent d’être munies de certains dispositifs pour s’amorcer à chaque mise en marche.

16
CHAPITRE II. MODE DES MONTAGES DES POMPES HYDRAULIQUES

II. 1. Introduction

L’association des pompes constitue le point essentiel de tout notre travail. Après la
compréhension des concepts fondamentaux, la constitution et le fonctionnement des différents
types de pompes, il s’agit, dans ce chapitre, de présenter les différents types d’association de
pompes.

Chacun d’eux répondant à un besoin spécifique en hydraulique, nous présentons pour


chaque type, les avantages et les inconvénients. Nous allons nous limiter au montage des
pompes centrifuges vu leur grande importance et leur accessibilité.

Dans la pratique de l’Hydraulique il est parfois nécessaire d’obtenir des valeurs très
spécifiques pour chacun des paramètres. Ces valeurs sont souvent liées à des contraintes à la
fois techniques et économiques. Un débit quelconque à fournir à un point de l’installation doit
tenir compte de sa position et de la complexité du circuit en amont et en aval.

Nous verrons dans les lignes qui suivent que le couplage peut se faire aussi bien avec
des pompes identiques qu’avec des pompes différentes. Nous présentons aussi les aspects dont
il faut tenir compte pour un type spécifique de couplage.

Notre étude portant principalement sur les pompes centrifuges, nous allons
commencer par présenter les développements des formules de la mécanique des fluides ayant
conduit à l’établissement des relations telles que le débit, la hauteur manométrique totale et le
NPSH. Il sera ensuite question de présenter les avantages et les inconvénients des différents
types de montage.

II. 2 Courbes Caractéristiques d’une pompe Hydraulique [V][3]

II.2.1 Courbe Hmt – Débit Hmt(Q)

Chaque pompe centrifuge est caractérisée par la Hauteur Manométrique Totale qui est
une fonction du débit. Le débit dont il s’agit est un débit volumique. Le montage de deux ou
plusieurs pompes doit alors tenir compte de la fonction Hmt(Q) de chacune d’elles

. Pour un fluide passant dans une canalisation à la vitesse 𝑣⃗, le débit est donné par
l’intégrale suivante :

𝑄 = ∫ 𝑣⃗. 𝑑𝑠 (II .1)

17
Or la vitesse linéaire du fluide est proportionnelle à la vitesse angulaire de la roue de la pompe
et donc du diamètre de la roue à aube.

Il ressort clairement que le débit maximal est obtenu à la vitesse maximale de la pompe
ou mieux du moteur électrique qui l’entraine. Nous savons de la mécanique des fluides que les
pertes de charges sont directement proportionnelles au débit. C’est cette proportionnalité qui
justifie l’allure descendante de la courbe caractéristique Hmt(Q). En effet, si une pompe passe
d’un débit Qv1 à un autre débit Qv2, la variation des pertes de charges ΔY suit une allure
parabolique donné par la relation ci-dessous [IV].

ΔY1 . Qv22 = ΔY2 . Qv12 (II .2)

La Hauteur manométrique totale est déduite du développement de la formule de


Bernoulli généralisée appliquée sur le circuit de la pompe entre l’aspiration et le refoulement.

𝑷Asp + 𝝆𝒈𝒛asp+𝝆u2asp/2+𝝆gHmt = 𝑷ref +𝝆gzréf+𝝆u2ref/2+ΔPfpompe (II .3)

Avec Pasp : la pression à l’aspiration, Pref : la pression au refoulement, 𝜌u2asp/2 : l’énergie


cinétique à l’aspiration, 𝜌u2ref/2 : l’énergie cinétique au refoulement, 𝜌𝑔𝑧asp : l’énergie
potentielle à l’aspiration, 𝜌𝑔𝑧ref : l’énergie potentielle au refoulement, 𝜌gHmt : l’énergie
hydraulique fournie par la pompe en transformant l’énergie mécanique fournie par le moteur
électrique et ΔPfpompe : les pertes de charges dans la pompe.

Afin de simplifier les calculs, bien que cela ne soit pas toujours vrai, nous supposons
que les ouïes d’aspiration et de refoulement ont des diamètres relativement identiques et sont
situées à la même hauteur. Ceci conduit à l’élimination de la relation de Bernoulli des termes
relatifs aux énergies cinétiques et potentielles.

𝝆u2asp/2 = 𝝆u2ref/2 ; 𝝆𝒈𝒛asp =𝝆𝒈𝒛ref (II .4)

La relation de Bernoulli donne alors :

ΔPpompe = 𝑷ref - Pasp = 𝝆gHmt - ΔPfpompe (II .5)

On peut tirer Hmt = (𝑷ref - Pasp)/ 𝝆g + ΔPfpompe/ 𝝆g (II .6)

Le terme ΔPfpompe/ 𝜌g croit avec le débit. En donnant des valeurs aux différents termes
de cette expression on peut alors représenter la fonction par une courbe de pente négative. La
courbe caractéristique Hmt(Q) est donnée par le fabricant. Elle est liée à la géométrie de la
pompe, au type de fluide de travail et à la vitesse de rotation. [VI] La courbe caractéristique
Débit-Hmt est illustrée par la figure ci-dessous.

18
Hmt

Hmt(Q)

Qv
Figure II .1 Courbe caractéristique Hmt(Q)

II.2.2 Courbe Rendement - Débit η (Q)

Chaque pompe est aussi caractérisée par son rendement. C’est le rapport entre la
puissance hydraulique sur la puissance mécanique. Cette dernière est une constante. Elle
dépend directement du rendement du moteur électrique entrainant la pompe. Cependant, la
puissance hydraulique est une fonction du débit et de la pression.

Ces deux paramètres sont aussi liés par la relation vue dans le paragraphe sur la
courbe Hmt(Q). La pression est une fonction du débit. Elle décroit si le débit augmente. Ceci
justifie le passage de la courbe du rendement par un maximum qui définit la zone de rendement
optimal. Le rendement que fournit le constructeur est en fait un rendement global qui renferme
les rendements partiels. On parle théoriquement des rendements hydraulique, volumétrique et
mécanique [III].

η = Phydraulique/ Pmécanique (II.7)

Avec Pmécanique = Cste.

Phydraulique = Qv. ΔPpompe (II.8)

En combinant les relations II.7 et II.8, on obtient la relation suivante [3]. :

η = Qv. ΔPpompe / Pmécanique (II.9)

L’illustration de cette courbe est donnée par la figure ci-dessous.

19
η η(Q)

Zone de rendement
optimal

Qv
Figure II.2 Courbe caractéristique du rendement η (Q)

La courbe du rendement est fournie par le fabricant de la pompe. Elle renseigne sur
l’intervalle de débit qui assure le meilleur rendement. Au-delà de certaines valeurs de débit, le
rapport puissance d’entrée et de sortie devient déséquilibré, avec des grands risques
d’endommager le moteur ou même le circuit électrique d’alimentation.

II.2.3 Courbe NPSH – Debit NPSH (Q)

II.2.3.1 Définitions
Le NPSH est une abréviation anglaise du Net Positive Suction Head. Il signifie, pour une
pompe, le niveau de dépression à ne pas dépasser pour éviter le phénomène de cavitation sur
le circuit d’aspiration. La pression hydraulique que fournie la pompe au fluide à travers les
faces menantes des aubes (pression interne) crée des dépressions proportionnelles sur les faces
menées.

Ces dépressions sont issues de la différence entre, d’une part, la pression d’admission
et, d’autre part, la pression interne de la pompe. Cette différence doit rester inférieure à la
différence entre la pression d’aspiration et la pression de vapeur saturante. Le NPSH est à
comprendre à un double niveau.

20
Premièrement, le NPSHREQUIS est la caractéristique de la pompe. Il est fixé en fonction
de la géométrie de la pompe, de la vitesse de rotation de sa roue à aubes et de la nature du fluide
à pomper. Deuxièmement, le NPSHDISPONIBLE est la caractéristique du circuit d’aspiration. Il
est aussi caractéristique du fluide de travail. [III].

𝑷𝒂𝒔𝒑 𝑷𝒊𝒏𝒕 𝑷𝒂𝒔𝒑 𝑷𝒗𝒂𝒑.𝒔𝒂𝒕


NPSHREQUIS = − (II.10) NPSHDISPONIBLE = − (II.11)
𝝆𝒈 𝝆𝒈 𝝆𝒈 𝝆𝒈

Limite de sécurité
Hmt
NPSHDISPONIBLE

ZONE DE
CAVITATION

NPSHREQUIS

HAUTEUR GEOMETRIQUE

Figure II.3 Schéma combiné des NPSH requis et disponible (R. THIBAUT)
II.2.3.2 Calcul du NPSHDISPONIBLE

NPSHREQUIS est fourni par le fabricant de la pompe tandis que le NPSHDISPONIBLE doit
être calculé. Le calcul du NPSHDISPONIBLE découle naturellement du développement de la
B
h
A

Figure II.3 Schéma d’aspiration d’une pompe.

21
relation de Bernoulli. Nous considérons le circuit d’aspiration du réservoir jusqu’à l’entrée de
la pompe comme indiqué sur la figure ci-dessous.

𝝁𝟐𝑨 𝝁𝟐𝑩
𝑷𝑨 + 𝝆𝒈𝒛𝑨 + 𝝆 = 𝑷𝑩 + 𝝆𝒈𝒁𝑩 + 𝝆 + ∆𝑷𝒇 (II.12)
𝟐 𝟐

𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑃𝐵 = 𝑃𝑟𝑒𝑠𝑠𝑖𝑜𝑛 𝑑 ′ 𝑎𝑠𝑝𝑖𝑟𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑃𝑎𝑠𝑝 .

Nous savons, d’après la figure ci-dessus, que 𝒁𝑩 − 𝒁𝑨 = 𝒉. Si on suppose que le réservoir


d’aspiration est assez large, on peut supposer la vitesse de déplacement du fluide négligeable.
𝝁𝟐𝑨
𝝁𝟐𝑨 =
̃ 𝟎 𝑐𝑎𝑑 𝝆 = 𝟎. Nous savons par ailleurs que 𝑃𝐴 =Pression atmosphérique si non, sa
𝟐
valeur sera toujours connue à priori. [3].

En intégrant ces résultats, en soustrayant la pression de vapeur saturante dans les deux
membres et en divisant tous les termes par 𝜌𝑔,la relation généralisée de Bernoulli devient :

𝑷 𝝁𝟐𝑩 ∆𝑷𝒇 𝑷𝒗𝒂𝒑.𝒔𝒂𝒕


𝐍𝐏𝐒𝐇𝐃𝐈𝐒𝐏𝐎𝐍𝐈𝐁𝐋𝐄 = 𝝆𝒈𝑨 − 𝒉 − − − (II.13)
𝟐𝒈 𝝆𝒈 𝝆𝒈

Cette expression justifie l’allure descendante de la courbe du NPSHDISPONIBLE. De ce


fait, on peut réduire la pente de cette courbe en appuyant sur les leviers suivants [3] :

- Réduire la hauteur géométrique d’aspiration ou carrément placer la pompe en charge pour


avoir une hauteur négative ;
- Réduire la vitesse de rotation de la roue à aubes avec ses conséquences ;
- Minimiser les pertes de charges en adaptant la canalisation ou en plaçant la pompe le plus
près possible du réservoir ;
- Veiller à travailler à température relativement basse pour minimiser la pression de vapeur
saturante.

Les trois courbes caractéristiques d’une pompe doivent être connues et confrontées aux
courbes caractéristiques du circuit en vue de trouver le point de fonctionnement optimal de la
pompe. Il arrive généralement que la Hmt ou la pression et le débit requis par un circuit ne
soient pas susceptibles d’être obtenus avec une seule pompe. Dans ce cas précis, on recourt au
montage en série ou en parallèle de deux ou plusieurs pompes.

22
II. 3 Accouplement de deux Pompes Centrifuges [IV]

II. 3 .1 Montage des pompes en Parallèle

II. 3 .1 .1 Mise en œuvre

Figure II.4 Schéma d’un montage parallèle des deux pompes centrifuges fonctionnant en charge [1]

Le couplage de deux pompes en parallèle se réalise de telle sorte que chaque pompe
possède sa propre alimentation et son propre refoulement. Les deux tuyaux d’aspiration et de
refoulement sont alors raccordés à une entrée et une sortie principales telles que schématisé
sur la figure ci-dessous.

II.3.1.2 Courbe caractéristique et point de fonctionnement du montage

Hmt

Hmt(Qv)

Hmt(Qv1) Q2

Hmt(Qv2)

Qv

Figure II.5 courbe caractéristique du montage parallèle

23
II.3.1.3 Avantages

Deux pompes hydrauliques sont mises en parallèles afin de modifier le débit. Ce


dernier est en effet augmenté sans être doublé suite aux pertes linéaires et singulières. Ceci est
possible à condition d’adapter la tuyauterie d’aspiration et de refoulement. Ce couplage permet
de gagner en temps dans le cas d’un vidage ou d’un remplissage. Le montage en parallèle de
deux pompes centrifuges est indiqué pour des circuits ayant des faibles pertes de charge. Le
débit se trouve sensiblement augmenté avec une pression proche de la celle d’une pompe.

II.3.1.4 Inconvénients

- La hauteur manométrique d’un couplage parallèle tend à baisser.


- Ce couplage nécessite une modification de la tuyauterie tant à l’aspiration qu’au refoulement.
Le débit ayant augmenté, les deux pompes doivent aspirer et refouler une plus grande quantité
d’eau pour un même intervalle de temps. Il faut nécessairement que l’on augmente la section
des tuyaux.
- La panne d’une des deux pompes provoque rapidement des dommages sur l’autre suite à la
surpression au refoulement et la sous-pression à l’admission.
- Un mauvais vannage peut diminuer le rendement.
- La surconsommation d’énergie due à la multiplication des moteurs devant entraîner les deux
pompes

II. 3 .2 Montage en Série

II. 3 .2 .1 Mise en œuvre

Deux pompes sont mises en série en connectant le refoulement de la première à


l’aspiration de la seconde. Le schéma ci-dessous présente un montage en série de deux pompes
avec l’aspiration et le refoulement connectés respectivement au réservoir A et au réservoir B.

24
Hmt

Figure II. 7 Schéma d’un montage série des deux pompes centrifuges fonctionnant en charge [1]

Hmt(Qv2)

Hmt(Qv)
Hmt(Qv1)

Hm total

Qv
Figure II.8 Courbe caractéristique d’un montage série
II.3.2.2 Courbe caractéristique et point de fonctionnement du montage

II.3.2.3 Avantages

- Le couplage série de deux pompes permet d’augmenter ou mieux de doubler la hauteur


manométrique totale. Ceci veut dire que deux pompes placées en série sont capables d’aspirer
l’eau d’un point plus bas ou d’emmener l’eau vers un point plus élevé.
- Ce couplage n’a pas besoin d’une augmentation de la section de tuyauterie.
- Deux pompes en série font naturellement varier à la fois la Hauteur manométrique totale et le
débit. La seconde pompe étant alimentée sous pression présente un meilleur rendement. Ceci
peut relativement influencer la vitesse de rotation de la roue et, par conséquent, la vitesse du
fluide. Afin de ne faire varier que la HMT en la doublant, il faut garder constant le débit d’une
seule pompe à l’aide d’une vanne.

25
II.3.2.4 Inconvénients

- Un mauvais vannage peut endommager précocement la pompe.


- Un allongement conséquent de la tuyauterie est éventuellement nécessaire dans un couplage
série. Le non-respect de la distance entre les pompes peut avoir des conséquences néfastes sur
le fonctionnement du montage. Autrement dit, pour deux pompes identiques montées en série,
il faut s’assurer que la pression résultante est admissible par la dernière pompe. Si cela n’est
pas le cas on peut toutefois la réduire à une valeur acceptable en augmentant les pertes de
charges.
- La surconsommation d’énergie due à la multiplication des moteurs devant entraîner les deux
pompes.

II. 3 .3 Conditions de couplage Série ou/et parallèle des deux pompes centrifuges
différentes

Le principe reste le même pour chaque type de couplage. Quand deux pompes différentes
sont placées en parallèle ou en série la modification sensible ne concerne que le débit ou la
Hauteur manométrique totale. Cependant, il est nécessaire de veiller aux aspects suivants :

- S’assurer que les deux pompes ont des caractéristiques dont les valeurs sont repérables sur la
plage des associations possibles et sans dommages.
- Adapter la tuyauterie d’alimentation et la hauteur d’aspiration afin d’éviter la surcharge sur la
pompe de faible hauteur manométrique et l’insuffisance de débit sur la pompe de grande
puissance.
- S’assurer de la correspondance des débits entre les deux pompes en série. On peut y parvenir
par un système de vannage avec des tuyauteries dotées des débitmètres. Dans ce cas il faut
absolument placer en dernière position la pompe ayant une plus grande hauteur manométrique.
Dans le cas contraire la surpression peut être dommageable sur la pompe de faible pression.

- Veiller à avoir la même pression pour les deux pompes montées en parallèle.

II. 4. Conclusion

Le chapitre deuxième constitue les gros est l’essentiel de notre travail de


groupe. Portant sur les types de montage des pompes, il nous a permis de comprendre
l’établissement des formules des valeurs caractéristiques d’une pompe, à l’instar de la hauteur
manométrique totale et du NPSH. Nous nous sommes limités à l’étude des montages des
pompes centrifuges.

26
Le montage des pompes volumétriques pourra faire l’objet d’une autre étude. A
l’aide des graphiques, nous avons pu comprendre les modifications qui surviennent lorsque
deux ou plusieurs pompes centrifuges sont montés en série ou en parallèle.

Il apparait de ce qui précède que chaque couplage a ses avantages et ses


inconvénients. Le choix d’un couplage série ou parallèle n’est fixé que par le résultat
recherché. Pour satisfaire un besoin de débit le couplage parallèle est indiqué. Cependant pour
obtenir un accroissement de la Hauteur Manométrique totale il est évident qu’il faille
préconiser un couplage série.

Il peut arriver que pour certains cas et sous certaines contraintes on soit conduit à
combiner les deux types de couplages. Cette combinaison peut aider à trouver des valeurs
typiques des différents paramètres liés aux pompes. Cet aspect révèle, une fois de plus, les
grandes similitudes qui existent entre l’hydraulique et l’électricité.

27
CHAPITRE III. ETUDE EXPERIMENTALE DE MONTAGES SERIE ET
PARALLEL DE DEUX POMPES CENTRIFUGES

III.0 Introduction

Le présent chapitre est un complément du deuxième. Nous nous fixons l’objectif de


confronter la théorie à la pratique. Il est donc le fruit de plusieurs séances d’expérimentation
dans les ateliers de mécanique générale de l’Institut Technique SALAMA (I.T.S). Ces séances
ont été précédées par une visite dans les installations de la REGIDESO à KIMILOLO. Les
lignes qui vont suivre donnent des résultats des montages effectifs de deux groupes hydrophore
de même caractéristique. Bien avant cela, nous donnons un bref aperçu sur le cadre
d’expérimentation et sur les matériels utilisés.

III.1 Présentation du cadre d’expérimentation

L’Institut Technique Salama (I.T.S) est une école conventionnée catholique située sur
l’avenue Femme Katangaise, dans la commune Lubumbashi. Elle est fondée en 1970 et est
sous la gestion des salésiens de Don Bosco. Elle organise les sections suivantes :

 Mécanique Automobile
 Mécanique Générale
 Electricité
 Mécanique Machines-outils
 Imprimerie
 Electronique

Depuis la fondation les enseignements sont organisés pour la jeunesse masculine. Suite à la
demande toujours croissante, l’Institut a ouvert ses portes aux jeunes filles depuis deux ans.

Il sied de préciser que toute la théorie a été remarquablement complétée par la descente
que nous avons effectuée dans les installations de KIMILOLO. Nous y avons visité les
installations électriques et hydrauliques. Les différentes stations sont dotées, pour l’ensemble,
des couplages en parallèle de deux à quatre grosses pompes centrifuges. Ces dernières sont
caractérisées par des débits et des hauteurs manométriques allant respectivement de 3500l/min
à 5700l/min et de 50m à 120m. Les stations fonctionnant en exploitation, aucune manipulation
n’a pu être possible.

III.2 Présentation du matériel et mode de calcul

Dans le cadre de l’expérimentation nous avons sollicité le concours de l’atelier de


Mécanique Générale. Il a été mis à notre disposition deux groupes hydrophores de mêmes
caractéristiques. Nous nous sommes servis, en outre, de la tuyauterie de la vieille installation

28
hydraulique afin de pouvoir procéder aux différents montages. En dehors de ces deux pompes
qui sont des éléments de base de notre expérimentation, nous avons utilisé les matériels
suivants :

 Une boite à outils


 Un pop-chan
 Un pied à coulisse
 Un étau de plomberie
 Un réservoir cylindrique de 100l
 Quelques seaux

III.2.1 Définition d’un groupe hydrophore

Un groupe hydrophore est une unité de pompage constitué de :

 Une pompe centrifuge monocellulaire


 Un moteur électrique
 Un manomètre
 Un réservoir hydrophore

En dehors de ces éléments, le groupe hydrophore peut être muni d’un pressostat. Ce dernier
permet de contrôler l’alimentation du moteur électrique en fonction des besoins. La figure ci-
dessous donne l’illustration d’un réservoir hydrophore.

Légende : A : Raccordement hydraulique ;B : Bride ; C : Coque ;D : Membrane ;

E : Valve de Pression ; F : Raccordement supérieur ; G : Plaque supérieur ; H : Base

Le groupe hydrophore permet d’augmenter la pression d’une pompe centrifuge. En


effet, les pompes centrifuges sont connues pour leur capacité à refouler des grandes quantités
de fluides à des pressions relativement faibles.

Lorsque le débit de la pompe centrifuge est faible, on monte une bombonne sphérique à
deux chambres. La chambre supérieure est remplie d’air sous une pression allant jusqu’à 6
bars. La chambre inférieure est remplie par l’eau. Avant d’être refoulée, l’eau subit ainsi la
pression de la pompe et celle de la membrane.

29
III.2.2 Caractéristiques de la pompe [a]

Nous avons utilisé la pompe centrifuge de marque ECHTOP TCPm - 158. Les
caractéristiques de la pompe sont reprises dans le tableau suivant :

Tableau 1. Caractéristiques de la pompe centrifuge

CARACTERISTIQUE Optimum Maximum Unité


Débit 33 – 20 160 l/min
Hauteur manométrique 90 – 10 63 m
Hauteur d’aspiration 7 m
Température du fluide 60 °C
Température ambiante 40 °C

Le moteur électrique est fabriqué pour être monté directement sur la pompe. Sa
géométrie est conçue à cette fin. Pour ce qui nous concerne, le moteur électrique monophasé
présente les propriétés reprises dans le tableau ci-dessous.

Tableau 2. Caractéristiques du moteur électrique

Désignation Valeur Unité


Tension 220 V
Vitesse 2850 Tr/min
Fréquence 50 Hz
Puissance 0.75 – 1.075 kW
Courant 5 A
Indice de protection 44
Capacité du condensateur 20 μF

III.2.3 caractéristiques du groupe hydrophore

Nous avons défini précédemment le groupe hydrophore comme étant une unité de
pompage sur laquelle on ajoute une bombonne d’air pressurisée. Pour les mêmes
caractéristiques du moteur électrique entraînant la pompe centrifuge, les valeurs suivantes ont
été trouvées expérimentalement.

Tableau 3. Caractéristiques du groupe Hydrophore

CARACTERISTIQUE VALEUR UNITE


Débit 121 l/min
Pression 0.5 (à débit max) bar
1.5 (à débit nul)

30
III.2.4 Caractéristiques du circuit

Nous avons procédé aux expérimentations en considérant les hauteurs d’aspiration et


de refoulement inférieures chacune à 1 mètre. Ceci étant, la hauteur géométrique du circuit est
estimée à 2 mètres. La canalisation est constituée des tuyaux en acier galvanisé. Le tableau ci-
dessous reprend les spécifications concernant le circuit dans les deux types de montage.

Tableau 4. Caractéristiques du circuit hydraulique

Montage Ha Hr Sa Sr NC NT Vr
SERIE 1m 1m 314mm2 314mm2 5 0 6.42m.s-1
PARALLELE 1m 1m 314mm2 700mm2 4 1 6.42m.s-1

avec Ha : la hauteur d’aspiration, Hr : la hauteur de refoulement, Sa : la section de la tuyauterie


d’aspiration, Sr : la section de la tuyauterie de refoulement, NC : le nombre de coudes, NT : le
nombre de “T“ et Vr : la vitesse de l’eau au refoulement.

III.2.5 Mode de calcul

Eu égard aux contraintes du labo et en tenant compte des caractéristiques du circuit


nous avons minimisé les pertes de charges. La détermination des sections a été faite
empiriquement à l’aide d’un pied-à-coulisse tandis que la vitesse est déduite du calcul. La
valeur de la pression se lisait simplement su le manomètre installé sur le refoulement de la
pompe centrifuge. Dans le montage en parallèle la section a été déterminée par calcul afin de
garder la vitesse de l’eau relativement constante (formule II.1).

Le calcul du débit a été effectué par empotement. Cette technique consiste, faute d’un
débitmètre, à calculer le volume d’eau prélevé du volume total pendant une durée déterminée.
Le temps écoulé est ensuite ramené à la minute pour retrouver l’expression du débit en litre par
minute. [IV]

Par ailleurs, nous avons laissé de côté la détermination du NPSH disponible. La


première raison est celle de l’indisponibilité du NPSH requis.la seconde est le manque d’outils
appropriés pour déterminer les termes de l’expression du NPSH disponible. C’est le cas, en
autres, du thermomètre pour déterminer la valeur de la pression de vapeur saturante. Ceci a fait
la question de la cavitation n’a pas pu être abordée.

31
III.3 Etude comparative des différents types de montage

Les caractéristiques de la pompe ayant sensiblement varié, il est évident que l’on s’en
tienne aux valeurs réelles. C’est donc les valeurs prélevées expérimentalement que nous allons
considérer plutôt que celles reprises sur la plaque signalétique. Voyons à présent ce qu’ont
donné les deux montages.

III.3.1 Montage série

Tableau 4. Valeurs de débit et de pression du montage série

CARACTERISTIQUES GH 1 GH 2 MONTAGE UNITE


SERIE
Débit 121 121 132 l/min
à débit max 0.5 0.5 2.8

Pression à débit nul 1.5 1.5 3.3 bar

Notons que la pression dans le circuit hermétiquement fermé, après fonctionnement, retombe
à 2.3 bar.

III.3.2 Montage parallèle

Tableau 5. Valeurs de débit et de pression du montage parallèle

CARACTERISTIQUES GH 1 GH 2 MONTAGE UNITE


PARALLELE
Débit 121 121 245 l/min
à débit max 0.5 0.5 0.5

Pression à débit nul 1.5 1.5 1.6 bar

avec GH : Groupe Hydrophore

32
III.4 Interprétation des résultats

Les deux derniers tableaux ont présenté les résultats des essais. Le but de notre
expérimentation étant de confronter la théorie à l’expérience, nous nous sommes contentés de
travailler dans les limites des contraintes du labo. Nous avons veillé cependant, à ce que le
minimum soit réuni. Ainsi nous pouvons retenir les constats suivants :

Pour le montage en série :

 La pression du refoulement de la seconde pompe double réellement par rapport à celle


d’une seule pompe ;
 Le débit reste une constante et il faut nécessairement qu’il soit identique aux deux
pompes ;
 L’amorçage des pompes montées en série doit se faire à partir de la seconde afin de
s’assurer qu’il y a un filet fluide de l’aspiration de la première pompe jusqu’à celle de
la seconde.
 La mise en marche des pompes doit se faire concomitamment. A la limite, la première
pompe doit être alimentée en premier. La première pompe risque de constituer un
obstacle à l’admission ;
 Le bouchage prolongé du refoulement est plus dangereux sur le moteur de la seconde
pompe que sur celui de la première.

Pour le montage en parallèle :

 Le débit double réellement pour autant que les deux pompes sont identiques et que la
hauteur géométrique est réduite ;
 La pression reste constante et doit être identique aux deux pompes. La légère variation
de pression dans les valeurs prélevées expérimentalement est liée, à notre sens, au fait
que nous avons fait fonctionner le montage en deçà de la hauteur optimale ;
 La section de la canalisation de refoulement, à partir du collecteur doit être
naturellement adaptée c’est-à-dire agrandie, afin de conserver la vitesse du fluide et
réduire le couple résistant sur le moteur ;

III.5. conclusion

Le troisième et dernier chapitre de notre travail révèle son importance dans la mesure
où il nous permet de compléter la théorie par les constats de l’expérimentation. Dans ce
chapitre, l’étude des deux types de montage c’est-à-dire série et parallèle, devient effectivement
comparative. Nous avons montré que lorsque les pompes centrifuges sont dotées d’une
bombonne d’air comprimé on obtient un groupe hydrophore dont les nouvelles valeurs de
pression et de débit diffèrent de celles reprises sur la plaque signalétique. Ces valeurs doivent
être vérifiées empiriquement avant d’envisager un quelconque montage.

33
Dans l’application de l’hydraulique il arrive souvent qu’elle soit obligé de travailler de
travailler avec le fluide, en l’occurrence l’eau, à des valeurs de pression et de débit bien
précises. L’expérimentation faite sur les deux groupes hydrophores identiques a montré
clairement que le montage en série fait croitre la pression ou la hauteur manométrique totale.
Le montage en parallèle, quant à lui, permet d’accroître le débit. Pour des pompes centrifuges
identiques ayant des valeurs de débit et de pression relativement basses, le débit et la pression
doublent respectivement dans le montage parallèle et le montage série.

Nous n’avons pas eu la chance de manipuler les pompes centrifuges multicellulaires


rencontrées dans l’atelier. Il apparaît de toute évidence qu’elles constituent, dans une large
mesure, la solution pour accroitre la pression pour un débit donné. Elles sont une solution face
aux problèmes d’économie d’énergie, d’encombrement et de maintenance que pose le montage
en série. Il en va de même pour le montage en parallèle. Une seule pompe centrifuge peut
produire le même débit que deux pompes centrifuges montées en parallèle.

34
ANNEXES

Photo 1: Montage d’un groupe hydrophore Photo 2 : Pompe immergée

Photo 3 : essai d’amorçage d’un groupe hydrophore

35
Photo 4 : Effets de cavitation Photo 5 : montage série de deux
groupes hydrophore

Photo 7 : pompe centrifuge


multicellulaire à 5 cellules
Photo 6 : Réservoir source

Photo 8 : pompe centrifuge multicellulaire à


3 cellules

36
Photo 9: Amorcage d'un groupe
hydrophore Photo 10: Demontage d'une pompe centrifuge

Photo 11: Circuit de transport hydraulique a


KIMILOLO 2

Photo 12: Dans l'ensceinte de KIMILOLO 3


Photo 13: Pompe Centrifuge

37
INFORMATION TECHNIQUE

38
CONCLUSION GENERALE ET SUGGESTIONS

En somme, nous voici à la fin de notre travail d’équipe effectué dans le cadre du projet
pluridisciplinaire. Le but de ce présente travail était d’approfondir les notions de base de
l’hydraulique appliquée et nous familiariser principalement aux montages des pompes, selon
qu’elles sont en série ou en parallèle. Au cours de cette étude, nous avons pu comprendre
respectivement la différence existante entre les turbopompes et les pompes volumétriques : les
premières regroupant les pompes centrifuges ont fait l’object de ce travail et les secondes, qu’à
elles, sont caractérisées par leur capacité à fournir des grandes pressions avec des débits
relativement faibles ont été théoriquement étudié le long de nos recherches.

Tout au long de ce travail, nous avons essayé de comprendre la structure et le principe


de fonctionnement d’une pompe (centrifuge et volumétrique) dans sa considération entant que
machine génératrice d’énergie hydraulique. De ce point de vue, elle diffère d’une turbine, elle
étant une machine réceptrice. Ces connaissances nous ont permis d’aborder théoriquement et
pratiquement l’étude comparative entre les montages parallèle et série de deux pompes
centrifuges. Il en ressort donc qu’un montage série de deux pompes permet de faire croitre la
pression, alors que le montage parallèle fait croitre le débit. Nous avons noté qu’un montage
série de deux pompes double la pression mais que pour un montage parallèle, le débit ne double
que pour des débits initiaux faibles et pour des faibles pertes de charges dans le circuit.

Comme suggestions, nous considérons, à titre personnel, que les connaissances


scientifiques proposées à l’ingénieur au 21esiecle sont à la fois complexes et interconnectées.
Elles exigent du futur ingénieur une discipline spatiale et un sens du travail bien fait. Le travail
du futur ingénieur est très exigeant et plein de défis au regard des problèmes que pose la société.
Ce travail doit être réalisé en équipe pour mobiliser le maximum de compétences afin de
proposer des solutions idéales. Etant étudiant, il est notre devoir à beaucoup lire les ouvrages
du domaine afin d’avoir le maximum des connaissances possible pour être à la page avec
l’avancement de la technologie enfin des proposer des solutions escomptes aux problèmes
actuels.

A la Faculté polytechnique, nous disons que c’était une idée géniale de nous livrer à
cet exercice en équipe en nous soumettant à un choix d’un sujet sur plusieurs proposés selon le
département dans le but d’être bien conscient du problème à résoudre et de travailler en bonne
et conscience. Il sera encore plus souhaitable que la faculté assure une disponibilité des
ouvrages (difficulté réelle des documentations observées) et des laboratoires expérimentaux
(accessibilité aux laboratoires limités) pour réaliser un projet.

Bref, nous terminons ce travail avec un sentiment de satisfaction à l’égard de tout le


corps professoral de la faculté polytechnique qui nous a permis à asseoir les notions des bases

39
pour nous préparer à être des bons futurs ingénieurs polytechniciens pour affronter un problème
posé et trouver la solution escompté.

Enfin, étant bien conscient qu’il reste encore beaucoup à apprendre dans les promotions
supérieures pour l’amélioration de ce travail, n’ayant que le niveau de deuxième bachier
Electromécanique, vos suggestions et critiques seront les bienvenues pour permettre à nous,
et à d’autres chercheurs et des praticiens de la mécanique des fluides d’approfondir la question
posée dans ce travail.

40
BIBLIOGRAPHIE
LIVRES

[I] Louis MARTIN, 2009, « Pompes et moteurs, Editions Techniques de l’Ingénieur,


Grenoble.
[II] Lucien BOREL – Daniel FAVRAT, 2011, « Thermodynamique et énergétique », Presses
polytechniques et universitaires Romandes, Lausanne, 978-2-88074-545-5.
[III] Michel PLUVOISE, 2010, « Machines à fluide. Principes et fonctionnement », Ellipses
Edition Marketing, Paris, 978-2-7298-5427-0
[IV] R. THIBAUT, 1974, « Mécanique appliquée Tome I. Mécanique des fluides et
thermodynamique », Editions A. De Boeck, Bruxelles.
[V] R. THIBAUT, 1974, « Mécanique appliquée Tome II. Machines motrices et
réceptrices », Editions A. De Boeck, Bruxelles.
[VI] Thierno DIOP, 2003, « Reconstitution de la documentation technique d’une station
d’essais et de simulations hydrauliques », TFE, Université Cheikh Anta Diop, Ecole
Supérieure Polytechnique, Département de Génie mécanique.
Notes des Cours

[1] G. COUSSEMENT, 2006, « Mécanique des fluides et Hydraulique. Notes de Cours »,


Faculté Polytechnique de Mons
[2] Joël M. ZINSALO, 2015, « pompes et stations de pompage », notes de cours, 1ère édition,
Ecole Polytechnique d’Abomey Calavi.
[3] Sophiane BOUAJILA, «Transmission des puissances hydraulique et pneumatique.
Notes de cours », Institut Supérieur des études technologiques de NABEUL,
Département de maintenance industrielle.
Catalogues

a. TECHTOP Industries
b. ESPACATALOGUE2014BELFR

41