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2de Séquence 5

Plan de séquence.

LE THEATRE CLASSIQUE :
UNE COMEDIE DE MOLIERE :
L'ECOLE DES FEMMES.

Objet d’étude : Le théâtre, les genres et les registres (comique et tragique).


Objectif : Etude du registre comique et réflexion sur le genre théâtral.
Dispositif : - L’Ecole des Femmes de Molière (œuvre complète) pour une étude détaillée.
- Support DVD : deux mises en scène de L’Ecole des femmes : celle de Didier
Bezace avec Pierre Arditi (2001) et celle de Robert Manuel avec Galabru
(1995)

Séance 1 :
-révision du vocabulaire lié au genre théâtral.
-Présentation de Molière, son œuvre, sa biographie.
-Histoire littéraire : les conditions de représentation à l’époque de Molière : étude de l’image :
le théâtre à l’italienne.

Séance 2 :
Visionnage des deux mises en scène : Acte I, scène 1.

Séance 3 :
Lecture analytique 1 : La scène d’exposition (I,1).

Séance 4 :
Synthèse : le théâtre classique.

Séance 5 :
Lecture analytique 2 : la scène du ruban, acte II, scène 5.

Séance 6 :
Visionnage de deux mises en scène : Acte II, scène 5.

Séance 7 :
La querelle de L’Ecole des Femmes.
Texte complémentaire : un extrait de La Critique de l’Ecole des femmes de Molière.

Séance 8 :
Synthèse : Le genre de la comédie.

Séance 9  :
Synthèse : le comique dans l’Ecole des femmes

Séance 10 :
Synthèse : Une pièce qui fait réfléchir.

Séance 11 :
Lecture analytique 3 : Les maximes du mariage, Acte III, scène 2

Séance 12 :
2de Séquence 5
Plan de séquence.

Visionnage de deux mises en scène à comparer : les maximes du mariage.

Séance 13  :
Lecture analytique 4 : Acte IV, scène 1 : monologue d’Arnolphe.

Séance 14 :
Lecture analytique 5 : le dénouement : Acte V, scène 9.

Séance 15 :
Visionnage de deux mises en scène : le dénouement.

Séance 16 :
Corrigé du sujet de dissertation

Séance 17 :
Evaluation de fin de séquence.
2de Séquence 5
Plan de séquence.

L’ECOLE DES FEMMES  : DIFFERENTS REGARDS.


Volet n°1

Référence de la scène : acte I, scène 1.

Références de Mise en scène de Robert Manuel Didier Bezace. Avec Pierre Arditi.
l’adaptation. avec Galabru. Théâtre Princesse Festival d'Avignon, 2001. Dans la cour
Grace à Monaco, 1995. d'honneur du Palais des Papes.
Accessoires Mouchoir d'Arnolphe : côté Valise : Arnolphe revient de voyage.
comique : le personnage est assez
ridicule à tripoter ainsi un mouchoir.
Costumes Costumes assez sombre. Long col Arnolphe : costume noir, très sombre qui
blanc qui ne place pas Arnolphe à tranche avec celui de Chrysalde.
son avantage.
Décor/ Lieux Devant la maison d'Arnolphe. Un Echelle, scène surélevée. Chrysalde est
banc. poussé sur l'échelle par Arnolphe :
soumission.
Actions des Les deux amis discutent tantôt Arnolphe est debout et raide : raideur
personnages debout, tantôt assis sur un banc : morale.
conversation informelle et amicale, Ton très sérieux, sévère.
ton léger. Chrysalde, au contraire d'Arnolphe est
Rires et mimiques d'Arnolphe : par plus en mouvement.
ex, lorsqu'il prononce le vers 165.
Sons Le chant des oiseaux au début : à la Cloche au début : sorte de glas :
fois, côté bucolique mais aussi interprétation tragique.
souligner l'unité de lieu.
Lumière Claire : le jour est tout à fait levé. sombre

Respect du Non : plusieurs répliques trop oui


texte ? longues sont écourtées pour les
rendre plus digestes.
V171 : actualisation de l'âge : 52 ans
au lieu de 42 ans: cela colle mieux à
l'époque moderne où on n'est pas
vieux à quarante ans.
Autres remarques Au début, quelque chose qui Les autres personnages de la pièce sont
n'apparaît pas dans le texte : on voit sur un balcon.
Horace qui jette des cailloux pour Tragique, gravité.
appeler Agnès. Contraste entre Chrysalde et Arnolphe
qui reflète aussi un contraste moral : un
homme ridicule face à un honnête
homme mesuré.
Conclusion : Deux interprétations radicalement différentes de la même scène : l'une comique,
l'autre beaucoup plus grave.
2de Séquence 5
Plan de séquence.

LECTURE ANALYTIQUE
DE L'ACTE I, SCENE 1.

Travail préparatoire :
1)Numérotez les alexandrins de la scène 1 de l'Acte I.
2)Dans cette scène, relevez tous les éléments permettant d'esquisser un portrait d'Arnolphe.
Bâtissez le portrait de ce personnage.
3)Quel est le registre dominant? Justifiez votre réponse.

Introduction :
Situation du passage : Où se situe le passage? Quel est le rôle d'une scène d'exposition?
Au tout début de la pièce : scène d'exposition dont le rôle est d'informer le spectateur sur
l'intrigue, les personnages, le genre...
Problématique :
En quoi cette scène d'exposition nous informe-t-elle sur l'intrigue, les personnages, le genre et
le registre? En quoi cette première scène remplit-elle son rôle de scène d'exposition?
Plan :
I) Informer sur le genre et le registre. II) Informer sur l'intrigue. III) Informer sur les
personnages.

I) Des informations sur le genre et le registre de la pièce.


Quel est le genre de cette pièce? Quels éléments de la scène d'exposition vous permettent de
le dire? A quelle classe sociale appartiennent les personnages? Quel craint Arnolphe? Est-ce
une préoccupation grave, noble? A quels endroits Arnolphe mentionne-t-il cette crainte?
A) Le genre : une comédie.
-La distribution : Certains personnages sont issus de classes sociales pauvres : Alain et
Georgette. Cela ne se verrait pas dans une tragédie où les personnages sont des nobles. Ici,
Arnolphe est un bourgeois qui veut se faire passer pour un noble en se faisant appeler De La
Souche.
-L'intrigue : Arnolphe n'a qu'une peur : celle d'être cocu (v11-12). Il s'agit d'une
préoccupation basse, pas noble : on est donc bien dans une comédie et non dans une tragédie
où il serait plutôt question de vie et de mort.
B) Le registre : le comique.
Quel est le registre dominant dans cette pièce?
Il s'agit du registre comique :
-"les enfants par l'oreille" (v165)
-"tarte à la crème", v100 : le corbillon est un jeu de société où chacun doit, sous peine de
recevoir un gage, répondre par un mot en -on à la question : Dans mon corbillon (=corbeille),
qu'y met-on?

II) Des informations sur l'intrigue.


A quelle époque et où se déroule l'action? Comment appelle-t-on l'ensemble des indications
sur le temps et le lieu? D'après ce qui est dit dans la distribution, y-a-t-il plusieurs lieux?
A) Le cadre spatio-temporel de l'intrigue
-le temps : époque de Molière, XVII ème siècle, jeu de société du corbillon qui se jouait dans
les salons à l'époque de Louis XIV.
-lieu : une ville en France. Un seul lieu : une place. Unité de lieu : une des règles du théâtre
classique.
B) L'intrigue elle-même.
Quelle est l'intrigue? Quelle partie de la scène nous apprend énormément de choses?
2de Séquence 5
Plan de séquence.

-Arnolphe veut se marier avec Agnès qu'il a recueillie à l'âge de 4 ans. Il l'a élevée de façon à
ce qu'elle demeure sotte, ignorante et naïve afin qu'il ne soit pas fait cocu. Il s'apprête à
l'épouser le lendemain (v2).
-La tirade d'Arnolphe v124-155 nous apprend beaucoup : tirade narrative, situation
d'énonciation de la confidence.

III) Des informations sur les personnages.


A) Arnolphe :
Voir question préparatoire.
-Un vieux : 42 ans, c'était vieux à l'époque de Molière.
-Un personnage ridicule : il veut se marier avec une sotte pour ne point être cocu! (v105-106)
-Un personnage prétentieux qui prend un nom noble: De la Souche (voir fin de la scène) :
aspect de satire sociale.
B) Chrysalde :
Qui est Chrysalde? Est-il aussi excessif qu'Arnolphe? Par quels adjectifs le qualifieriez-vous?
A votre avis, lequel des deux personnages est un peu le porte-parole de Molière? Pourquoi?
-Ami d'Arnolphe : Arnolphe le prend pour confident.
-Proche de Molière lui-même : critique sociale (Chrysalde se moque d'Arnolphe qui veut
changer de nom pour se faire noble) + ne pas se moque des cocus (cf. la biographie de
Molière).
C) Agnès :
Sur quel personnage pourtant absent la scène nous apprend-elle beaucoup de choses?
-On apprend des choses sur Agnès. Elle n'est pas présente mais Arnolphe en dresse le portrait
préparant ainsi son entrée en scène dans l'Acte I, scène 3.
-pauvre, recueillie par Arnolphe à l'âge de 4 ans. Education très sommaire : elle ne sait pas ce
que c'est qu'une rime. v102-103 : "C'est assez pour elle, à vous en bien parler, / De savoir
prier Dieu, m'aimer, coudre et filer".
-Naïveté excessive : ignorance extrême : elle pense qu'on fait les enfants par l'oreille (v165).

Conclusion :
Le rôle informatif de la scène d'exposition est bien rempli.

LECTURE ANALYTIQUE N°2


LA SCENE DU RUBAN
ACTE II, SCENE 5

Passage : De "Peut-être mais enfin contez-moi cette histoire" à "Que pour le secourir j'aurai
tout accordé".
Travail préparatoire :
1)Délimitez le passage et numérotez les alexandrins.
2)Quelle est la situation de ce passage dans la pièce?
3)Sur quoi repose le comique de la scène?

Introduction :
Situation du passage : Arnolphe a appris d'Horace que ce dernier convoitait Agnès et
l'a rencontrée. Il veut donc soutirer des aveux à Agnès qui vient de confirmer qu'elle a bien vu
Horace. Agnès, naïve, va raconter à Arnolphe ce qui s'est passé entre elle et Horace.
Comment le comique de cette pièce repose-t-il davantage sur le caractère ridicule
d'Arnolphe que sur la bêtise d'Agnès?
I)La conquête de la parole par Agnès : une conquête de la liberté grâce à l'amour?
2de Séquence 5
Plan de séquence.

II) Une scène comique d'anthologie.

I) La conquête de la parole par Agnès, une conquête de la liberté grâce à l'amour?

Dans ce passage, qui domine? Est-ce conforme à ce qui s'est passé lors des précédentes
conversations entre Arnolphe et Agnès? Quelle peut être la signification de cette conquête de
la parole par Agnès?

A) La conquête de la parole par Agnès :


-Au début du passage, elle monopolise la parole en faisant son récit : d'abord imparfait/passé-
simple puis présent de narration pour rendre l'histoire plus proche.
-Arnolphe est suspendu à ses lèvres, il est impatient : v1 + toutes ses questions pleines
d'impatience.

B) Cela symbolise l'émancipation d'Agnès grâce à l'amour :


L'amour permet à Agnès de s'émanciper, de conquérir la parole, chemin vers la liberté.
Elle est ignorante mais l'amour va peu à peu lui ouvrir les yeux : lire p111, acte V, scène 4.

Transition : D'ailleurs ce n'est pas elle qui est la plus ridicule mais bien Arnolphe ici.

II) Une scène comique d'anthologie :

Quel est le registre de ce passage? A votre avis, que désigne "là-dedans" (v81-82)? Quel geste
d'Agnès pouvez-vous imaginer dans une mise en scène?

A) Certes le comique naît de l'ignorance et de la naïveté d'Agnès ...


Prendre le passage de façon linéaire.
-v8-10 : comique de geste et comique de répétition avec les révérences successives.
-v30-35 : comique de mots : Agnès ne comprend pas la métaphore "mourir d'amour".
-v81-82 : "là-dedans remue" : soit le cœur soit si elle se touche le ventre : 1er émois sexuels.
-v100 : ignorance d'Agnès à rapprocher de la scène 1 de l'Acte I sur le même sujet, v164-165.

B) ...mais le plus ridicule est sans conteste le barbon Arnolphe :


Barbon : personnage type de la comédie : vieillard qui contredit les projets amoureux des
jeunes.
Comique de caractère :
Arnolphe est un barbon ridicule.
Comique de situation :
Les apartés : le public est censé être le seul à entendre les apartés d'Arnolphe : effet comique
car contraste entre la naïveté d'Agnès et l'énervement d'Arnolphe.
Comique de mots :
Les jurons d'Arnolphe : v29, v53-54,v94.

Conclusion
Une scène rythmée, enlevée, comique.
Ouverture sur la suite de la pièce : Finalement, Agnès va conquérir la liberté et s'émanciper
d'Arnolphe en se mariant avec Horace et en retrouvant un de ses parents, en découvrant
qu'elle est en fait de bonne famille et qu'elle ne doit rien à Arnolphe.
2de Séquence 5
Plan de séquence.

L'ECOLE DES FEMMES : DIFFERENTS REGARDS


VOLET N°2
Référence de la scène : Acte II, scène 5

Références de Didier Bezace, 2001, Jacques Lassalle, Mise en scène de


l'adaptation festival d'Avignon, avec mise en scène de Robert Manuel,
Pierre Arditi. 2004. 1995, avec Galabru
Accessoires Une boite à couture pour Mouchoir d'Arnolphe
Agnès, un mouchoir : il s'essuie le visage
pour Arnolphe. avec: il a chaud!
Costumes Sombres : bleu marine Agnès a une robe Sombres. Respect de
pour Agnès, noir pour écrue avec des l'époque.
Arnolphe bandes oranges et
Arnolphe costume
vert, luxueux,
soyeux, gai.
Décor, lieux Tout est noir, on ne voit Dehors, jardin de la Devant la porte de la
rien. maison : arbre, maison.
choux, vigne vierge.
Actions des Immobilité d'Arnolphe Les personnages se Sourire bête d'Agnès,
personnages assis. Agnès contrefait la promènent dans le joie : candeur,
vieille : voix un peu jardin. naïveté.
inquiétante. Colère Les révérences. Jeu des révérences.
d'Arnolphe, désespoir. Agnès sourit au Mimiques
dehors, à la nature : d'Arnolphe,
naïveté, innocence soulagement exagéré
d'une fille de la et donc comique
nature, simple, quand il apprend que
référence à ses ce n'est qu'un ruban
origines paysannes. qu'Agnès a donné.
Joie d'Agnès qui
semble revivre la
scène quand elle la
rencontre.
Sons Chant des oiseaux :
gaieté
Lumière Sombre Claire claire
Respect du texte? oui oui Oui mais v77,
Galabru rajoute un
"oh la là" comique.
Autres remarques "là-dedans" : Agnès se "là-dedans" : Agnès "là-dedans" : le
touche le sexe se touche le haut du cœur : premiers
Absence totale de ventre. sentiments
comique, peu de naïveté amoureux, naïveté.
chez Agnès.

Quelle version vous semble la plus proche du texte?


Probablement la 3ème : réelle unité de lieu, comique résultant du ridicule d'Arnolphe et de la
naïveté excessive d'Agnès.
2de Séquence 5
Plan de séquence.

Qu'est-ce que mettre en scène?


C'est interpréter le texte. Le metteur en scène propose une lecture nouvelle du texte. Les choix
qu'il fait en ce qui concerne les décors, les jeux de scène, les costumes, les accessoires
traduisent une vision particulière de la pièce.

SYNTHESE :
LE GENRE DE LA COMEDIE.
La comédie constitue, à l’intérieur du théâtre, un genre codifié qui tire ses caractéristiques du
modèle antique.

I) Historique de la comédie :
-A Athènes ou à Rome, du Vème sicèlce au 1er siècle avant J.C, la comédie est un genre
florissant dont le succès vient qu’elle met en scène de manière satirique les mœurs politiques,
les comportements humains et les relations familiales. Les principaux auteurs sont
Aristophane (grec), Plaute et Térence (latins).
-L’héritière de la comédie antique est la commedia dell’arte, théâtre italien de mime et de
pantomime aux personnages stéréotypés comme Arlequin, Colombien, Pierrot.
-Au XVIIème siècle, triomphe de la comédie avec Molière qui s’inspire des farces
médiévales, du théâtre de foire, de la commedia dell’arte et des auteurs latins.
-A partir du XVIIIème siècle, la comédie prend des formes un peu différentes orientées vers
la contestation sociale avec Marivaux ou Beaumarchais.
-Fin XIXème, début XXème : le vaudeville avec Feydeau et Labiche : personnages
caricaturaux avec des personnages caricaturaux et en particulier la trologie : le mari, la
femme, l’amant.

II) Caractéristiques et fonctions de la comédie :


1) Structure et thèmes :
L’action se déroule dans un contexte populaire ou bourgeois.
Problèmes de famille ou de société.
Les conflits de génération constituent un thème récurrent de même que les projets de mariage
contrariés.
2) Les fonctions du rire :
Le comique a bien sûr pour fonction de faire rire ou de divertir : pas d’arrière-pensées dans le
vaudeville, rire franc dans des scènes d’anthologie comme celle du ruban dans L’École des
femmes.
Mais derrière cet objectif, se cache un autre : la comédie a aussi une fonction morale : corriger
les vices en les ridiculisant. Le spectacle comique constitue une sorte de miroir qui renvoie au
spectateur une image des défauts tournés en ridicule : rire qui provoque la réflexion.
Et au-delà : fonction de contestation politique : Beaumarchais.

L’ECOLE DES FEMMES,


UNE PIECE COMIQUE ?

En guise de préalable, demander aux élèves leur avis, les faire réagir.

I) Une pièce comique :


1) Une pièce enlevée : le mouvement :
2de Séquence 5
Plan de séquence.

Alors que la tragédie se caractérise par une lenteur solennelle, le comique se caractérise par le
mouvement : succession de rebondissements.
Exemples de rebondissements :
Passage de l’Acte III, scène 3 à la scène 4 (p70-75) : Arnolphe se réjouit d’avoir repris les
choses en main (scène 3) puis, il est de nouveau ébranlé (scène 4) lorsqu’il rencontre Horace
qu’Agnès lui a envoyé une lettre avec la pierre.
2) Arnolphe : la mécanique du rire.
Partir de la définition du comique de Bergson : « Le rire, c’est du mécanique plaqué sur du
vivant. »
Ce qui est mécanique, ridicule chez Arnolphe, c’est son idée fixe : la hantise du cocuage.
3) Agnès :
-Les sous-entendus grivois (scène 5 de l’acte II) : « il m’a pris le… ».
-Elle prend aussi au pied de la lettre la métaphore de la blessure d’amour (acte II, scène 5)
-comique de répétition avec les révérences successives dans la même scène.
4) Le comique de détente :
Cela consiste à faire alterner scènes graves et scènes légères pour que le comique ne s’efface
pas : les personnages des domestiques, valets naïfs et lourdauds, jouent à cet égard un rôle très
important.
Lire acte II, scène 3 et visionner la mise en scène de L’Athénée : la fameuse réplique : « La
femme est le potage de l’homme ».

II) Au frontières du tragique :


Pièce qui a tout de même des aspects inquiétants, des accents presque tragiques.
1) Un bourreau et sa victime :
Despotisme d’Arnolphe.
2) Une passion douloureuse :
Certes, Arnolphe est un tyran mais il aime Agnès, ressent pour elle une passion non partagée :
lire acte III, scène 5 ; acte IV, scène 1.
Insister aussi sur l’acte IV, scène 4 : comment ne pas prendre en pitié cet homme qui souffre ?
Arnolphe est par certains aspects proche d’un héros tragique : pour lui tout finit mal, il
souffre.
=c’est cette vision là que fait particulièrement ressortir la mise en scène avec Pierre Arditi au
festival d’Avignon.

SYNTHESE :
UNE PIECE QUI FAIT AUSSI REFLECHIR

« Castigat ridendo mores ».


I) Les thèmes de la satire :
Sur quoi porte la satire dans ce texte ?
1) Critique de la morale religieuse :
Molière met en cause dans cette pièce la notion de péché : Acte III, scène 1 : Ne
nous invite-t-il pas à rire d’abord puis à nous indigner des châtiments réservés
aux pécheurs et surtout aux pécheresses.
Dans la scène des maximes (III, scène 2), parodie d’un texte de Saint-Grégoire
de Nysse, docteur de l’Eglise (335-395) : Institution à Olympia.
2de Séquence 5
Plan de séquence.

2) Critique de l’ordre bourgeois :


Arnolphe est un bourgeois. Critique de l’ambition des bourgeois de devenir
nobles : Arnolphe se fait appeler M. de la Souche pour faire oublier et faire
oublier ses origines roturières.
P30-31 : fin de la scène 1, de l’Acte I.
3) Chrysalde ou le juste milieu
Face à un Arnolphe campé sur une morale rigide ou rétrograde, on peut se
demander si Molière n’a pas confié à Chrysalde le soin d’incarner, par contraste,
une morale plus humaine et plus accommodante.
Dans de très nombreuses pièces de Molière, il y a un personnage chargé de
mettre les choses au point et de rétablir les droits d’une morale juste et saine.
Porte-parole du bon sens. Idéal de l’honnête homme.
Illustration : scène 1 de l’Acte I ; acte IV, scène 8 : lire la tirade p94-95.

II) Une morale de l’amour.


Quelles réflexions vous inspire le titre de la pièce ?
Débat brûlant à l’époque de l’éducation des femmes. Molière refuse de voir la
femme seulement comme un être irresponsable et asservi.

LECTURE ANALYTIQUE 3 :


LES MAXIMES DU MARIAGE
III, SCENE 2

Introduction :
-situation du passage : Agnès a lancé la pierre sur Horace. Arnolphe est content et pense avoir
évincé le jeune homme pour de bon. Sûr que son mariage va se faire, il se met à énumérer
pour Agnès les devoirs d’une femme mariée.
-problématique : Dans quelle mesure peut-on dire qu’il s’agit d’une scène comique ?
-Plan : I) Une scène comique… II)…mais avec des aspects sérieux, voire inquiétants.

I) Une scène comique :


Qu’est-ce qui est comique ?
A) Le comique de mots chez Arnolphe :
-« du côté de la barbe est la toute-puissance » : métonymie qui produit un effet comique.
Trivialité de l’expression au beau milieu d’un passage moralisateur et sérieux.
-Après la Maxime 1, jeu de mots, sous-entendus grivois avec « lit » et « prendre ».
B) Un comique qui naît de l’exagération :
-Exagération des risques qu’il y a à causer du tort à son mari : le but est d’effrayer Agnès.
Description hyperbolique de L’enfer tellement exagérée qu’elle en est comique : « il est aux
enfers des chaudières bouillantes », « bouillir dans les enfers », « noire comme un charbon ».
-exagération dans les maximes de la soumission de la femme à son mari.
C) Les maximes du mariage : une parodie.
Parodie d’un texte de Saint Grégoire de Nysse, docteur de l’Eglise (335-395) : Institution à
Olympia : critique par Molière de cette morale religieuse.
Molière se moque de ces règles trop coercitives prescrites par la morale religieuse.
2de Séquence 5
Plan de séquence.

II) Mais des aspects sérieux, voire inquiétants :


A) Arnolphe tyran, Agnès soumise :
La vie future d’Agnès avec Arnolphe paraît vraiment noire. Vie de soumission. Soumission
qui se voit ici car Agnès ne parle jamais avec ses propres mots au cours de cette scène.

Soumission qui est aussi affirmée dans la tirade d’Arnolphe :


-soumission qu’elle lui doit car il l’a fait changer de classe sociale 
-idée de devoirs (la femme mariée n’a pas de droits, que des devoirs) 
-inégalité au sein du couple mise en valeur par le parallélisme de construction
(« subalterne »/ »soumise ») 
-métaphores qui disent cette inégalité (soldat/chef, valet/maître, enfant/père) 
-comparaison du mariage avec le fait d’entrer dans les ordres : « un novice » 
=image tout à fait effrayante du mariage.

Arnolphe, tyran :
Le mode utilisé pour s’adresser à Agnès dans cette scène est l’impératif : « levez »,
« regardez », « gardez-vous ».
+ emploi massif du verbe devoir : « vous devez bénir » (p64), « vous devez dévorer ces
leçons » (p66).

B) Le contenu des maximes : une présentation austère voire terrifiante du mariage :


Les maximes sont des devoirs : le verbe devoir revient d’ailleurs dans toutes les maximes.
Maxime 1 : La femme n’appartient qu’à son mari. Elle n’a pas le droit de le tromper.
Maximes 2, 3 et 4 : maximes qui concernent la parure. La femme ne soit pas se parer, y
compris pour son époux.
Maximes 5, 8, 9 et 10 : la femme ne doit pas recevoir, ni sortir.
Maxime 6 : ne pas accepter des présents des hommes.
Maxime 7 : Pas d’éducation : la femme n’a pas besoin de savoir écrire.

C) Critique par Molière du mariage bourgeois.


L’excès d’Arnolphe dans sa conception du mariage permet à Molière de critiquer le mariage
bourgeois et la trop grande inégalité entre hommes et femmes.
Moyen : le spectateur ressent empathie et pitié pour Agnès (on peut imaginer une mise en
scène où elle serait en train de pleurer). Au contraire, Arnolphe lui est peu sympathique par la
façon qu’il a de se comporter en tyran.

Conclusion :
Bilan : Une scène qui comporte certes des éléments comiques propres à faire sourire mais le
comique de l’emporte pas. Scène qui fait réfléchir : critique du mariage bourgeois et de la
morale religieuse.
Ouverture : Heureusement, le tyrannique Arnolphe sera vaincu et c’est Horace qui épousera
Agnès, lui qui sait donner au mariage une image douce et agréable comme le dit d’ailleurs
Agnès à Arnolphe dans l’acte V, scène 4 (p108) :
« Chez vous, le mariage est fâcheux et pénible,
Et vos discours en font une image terrible :
Mais las ! Il le fait lui si rempli de plaisir,
Que de se marier il donne des désirs. »
2de Séquence 5
Plan de séquence.

L'ECOLE DES FEMMES : DIFFERENTS REGARDS


VOLET N°3
Référence de la scène : Acte III, scène 2

Références de Didier Bezace, 2001, festival Jacques Lassalle, mise en Mise en scène de Robert
l'adaptation d'Avignon, avec Pierre Arditi. scène de 2004. (2) (ne Manuel, 1995, avec
(3) visionner que la 2ème Galabru (1)
partie de la scène)
Accessoires Une valise sur laquelle Agnès Le livre des maximes et Le livre des maximes, les
est assise, ce qui est un fauteuil sur lequel est fauteuils.
surprenant c'est l'absence du assis au début Arnolphe.
livre.
Costumes Sombres. Arnolphe a un habit Agnès a une robe écrue D'époque. Robe de jeune
de dévot : cela est approprié avec des bandes oranges fille qui sort du couvent
particulièrement ici où il se et Arnolphe costume vert, pour Agnès.
fait porteur d'une morale très luxueux, soyeux, gai.
rigoriste.
Décor, lieux Noir : tragique, interprétation Le jardin de la maison : Décor réaliste, place
noire de la pièce. gai. devant chez Arnolphe.
Actions des Pas de rires Agnès pleure de plus en -Didascalie "il se lève"
personnages Ton sévère d'Arnolphe plus et cela l'empêche de non respectée : Arnolphe
Attitude frondeuse d'Agnès lire. reste assis sur son
qui rit. Loin d'être une naïve, Ton assez léger fauteuil à bascule tandis
elle prend un aspect d'Arnolphe malgré sa qu'Agnès lit debout :
inquiétant. sévérité. rapport de domination.
-jeu d'Arnolphe avec le
public durant sa longue
tirade.
-à la fin de la scène, geste
d'Agnès pour rendre le
livre à Arnolphe : rejet.
Sons Echo qui lit à la place de
l'actrice : c'est sa voix qui lit.
Effet produit : Agnès met à
distance ce texte auquel elle
n'adhère pas.
Lumière Sombre : le seul point clair est clarté claire
le visage très expressif des
acteurs : on y lit d'autant
mieux la sévérité d'Arnolphe
et les larmes d'Agnès.
Respect du texte? -3ème maxime : "drogues Maximes 3, 4 , 8 et 9 Plusieurs maximes sont
mortelles" est prononcé deux supprimées pour rendre le supprimées : 3,5,7,8 et 9.
fois :insistance sur ces termes texte plus digeste. Les Maximes qui ont le
tragiques. maximes 3 et 4 ont le même contenu.
-Un ajout : "6ème maxime" même contenu que la 2.
dit Agnès et Arnolphe la Les maximes 8 et 9
reprend : 5ème. Agnès essaie reprennent la 5.
d'abréger cette lecture qui la
rebute.
2de Séquence 5
Plan de séquence.

Autres remarques "novice" : Agnès est plus bas


qu'Arnolphe, presque à ses
genoux : attitude tyrannique
d'ARNOLPHE

Quelle version vous semble la plus proche du texte?


Celle avec Galabru. Tristesse mais aussi étonnement chez Agnès. Jeu d'Arnolphe avec le public qui donne à la
scène un certain aspect comique.

LECTURE ANALYTIQUE
ACTE IV, SCENE 1
LE MONOLOGUE D'ARNOLPHE

Questions préparatoires :
1)Numérotez les vers de 1 à 31.
2)Situez le passage.
3)Que pensez-vous du ou des registres de ce monologue?

Situation : Arnolphe croyait s'être débarrassé d'Horace mais ce dernier vient de lui
apprendre que ce n'est pas le cas : certes Agnès lui a envoyé une pierre mais accompagnée
d'une lettre d'amour. Arnolphe est désespéré.
Comment ce monologue de comédie prend-t-il des accents tragiques?
I)La construction du monologue II) Où le comique s'efface au profit du tragique.

I) La construction du monologue :
Deux parties à ce monologue : l1 à 18 : expression de l'amour et du désespoir et l19 à la fin :
sursaut d'Arnolphe.
A) l1 à 18 : Expression de l'amour et du désespoir d'Arnolphe.
-v1 à 4 : agitation d'Arnolphe à la fois physiquement et mentalement : hyperbole ("mille
soucis"), désordre exprimé par la tournure intensive : et .... et
-v4 : "godelureau" (jeune élégant prétentieux = freluquet) : idée de jeunesse qui s'oppose à la
vieillesse d'Arnolphe.
-Arnolphe fait le récit de ce qui s'est passé entre les deux actes : alternance passé-
simple/imparfait : il est allé regarder Agnès comme il l'avait annoncé à la fin de l'acte
précédent.
B) l19 à 31 : le sursaut d'Arnolphe :
-Le mot qui marque le sursaut d'Arnolphe est "quoi?". Cette interjection débute une longue
phrase dans laquelle Arnolphe énumère tous les efforts faits pour se faire une femme à son
goût : parallélisme de construction autour du verbe avoir. Enumération de tout ce qu' a fait
Arnolphe.
-Autre interjection qui marque le sursaut d'Arnolphe : "Non parbleu".
Utilisation du futur : Arnolphe prend de solides résolutions : il ne sera pas le dupe : s'il ne
peut se marier avec Agnès, il va au moins essayer de faire en sorte qu'Horace ne l'ait point.

Transition :
L'intérêt de ce monologue est qu'Arnolphe extériorise ses sentiments et son amour fou. Ainsi
le spectateur peut donc éprouver pour lui de la pitié : un sentiment propre normalement au
registre tragique.

II) Où le comique s'efface au profit du tragique :


A) Des accents tragiques ...
2de Séquence 5
Plan de séquence.

1) Un amour très fort et non partagé ...


Métaphore filée de la chaleur : un amour brûlant, passionnel : "échauffer" (v10), "bouillants"
(v11), "s'enflammait" (v11).
Gradation au v13.
Anaphore + parallélisme Jamais ............... si : intensification de la beauté d'Agnès et
puissance de l'amour qu'elle inspire à Arnolphe.
2) ... qui pourrait mener Arnolphe à la mort
Le champ lexical de la mort est caractéristique du registre tragique. Or, il est ici bien présent :
"à deux doigts du trépas" (v7), "il faudra que je crève" (v17).
3)L'idée d'une fatalité, d'un destin contraire.
"mon triste sort" : v18.
B) ... mais cette scène reste une scène de comédie :
Le vocabulaire n'est pas un vocabulaire soutenu ce qui est caractéristique de la comédie :
"godelureau", "crève", "mitonner" (métaphore finalement assez cocasse de la cuisine : Agnès
serait un plat qu'Arnolphe se serait préparé avec soin : écho à la réplique de l'acte II, scène 3 :
"le femme est en effet le potage de l'homme"), "s'amourache", "jusque sous la moustache",
"mariée à demi" (expression assez comique car qu'est-ce qu'être mariée à demi?)

Conclusion :
Il s'agit d'un monologue de comédie mais qui prend des accents tragiques car Arnolphe
éveille la pitié du spectateur.
Arnolphe a beau tout faire et même prendre la résolution extrême d'enfermer Agnès
dans "le cul d' un couvent", ce sont les jeunes qui l'emporteront.

LECTURE ANALYTIQUE
LE DENOUEMENT
ACTE V, SCENE 9
Travail préparatoire :
1)Numérotez les vers.
2)Situez le passage et expliquez les liens entre les nouveaux personnages et les autres.

Introduction :
Ultime scène de L'Ecole des femmes : dénouement = résolution du conflit. Chrysalde a
retrouvé Enrique qui est le mari de sa sœur décédée et frère d'Agnès. Oronte, le père d'Horace,
a choisi de faire épouser à son fils la fille d'Enrique. Arnolphe se réjouit car il ne sait pas
encore que la fille d'Enrique n'est autre qu'Agnès.
Comment le conflit se résout-il dans ce dénouement de comédie.
I)Suspens et mouvement jusqu'au bout II)Un dénouement de comédie

I) Suspens et mouvement jusqu'à la dernière scène :


La situation est-elle totalement résolue au début de la scène? Que se passe-t-il?
A) Un dernier rebondissement :
Au début de la scène, la situation n'est pas encore résolue : Arnolphe se prépare à amener
Agnès et Horace est au supplice : "Je ne sais où j'en suis tant ma douleur est forte" (v8)
Arnolphe tire la conclusion en faisant une allusion pleine d'un humour méchant à l'acte II,
scène 5 : "Mais tous les amoureux ne sont pas satisfaits".
Mais un ultime rebondissement va avoir lieu et va changer la donne du tout au tout : Oronte et
Chrysalde apprennent à Arnolphe qui est Agnès : la fille d'Enrique et nièce de Chrysalde.
C'est à elle qu'Oronte souhaite marier son fils.
2de Séquence 5
Plan de séquence.

Quels sont les différents temps de la scène? Pourquoi cette variété, ce mouvement, ce rythme
rapide?
B) Une scène enlevée :
-Des situations d'interlocutions très variées : v1 à 9, dialogue entre Agnès, Arnolphe et
Horace ; v10 à 23 , d'autres personnages entrent dans le dialogue : Oronte et Chrysalde.
l24-40 : un récit de qui est Agnès, récit à deux voix (Oronte et Chrysalde) ce qui donne plus
de rythme au passage. l41-60 : résolution finale : fin rendue d'autant plus mouvementée par la
sortie d'Arnolphe.
-L'intérêt de ces variations de rythme : une scène vivante, enlevée et donc agréable pour le
spectateur : moment important car c'est la dernière impression laissée aux spectateurs.

II) Un dénouement de comédie :


A votre avis, un tel dénouement conviendrait-il à une tragédie? Pourquoi?
Le conflit est-il résolu? Expliquez.
A) La résolution heureuse du conflit
Ce dénouement remplit bien son rôle : à la fin de la scène, le conflit est résolu :
-Arnolphe qui empêchait les jeunes de se marier s'est enfui vaincu (cf. didascalie)
-Le père d'Horace a cessé d'être un obstacle puisque celle qu'il veut faire épouser à son fils est
l'élue du cœur de ce dernier.
-L'ordre est revenu : ordre familial (relations entre Horace et son père : embrassades, "votre
sagesse"), ordre social (Horace n'épouse pas une paysanne mais une bourgeoise)
-Et comme nous sommes dans une comédie, le dénouement se doit d'être heureux :
retrouvailles entre Agnès et son père, et surtout le mariage à venir d'Agnès avec Horace.
Bonheur qui s'exprime à travers des effusions et des mots : on peut imaginer des embrassades
dans une mise en scène , "transports si doux" (v57), "rendre grâce au ciel qui fait tout pour le
mieux" (v62)
Qui sont les personnages présents? En manque-t-il?
B) Un dénouement qui réunit tous les personnages :
Tous les personnages sont présents ce qui est une convention dans les dénouements de
comédies à l'époque.
Qui a le dernier mot? Quelle est la portée de son message? En quoi cela obéit-il au principe de
la comédie "castigat ridendo mores"?
C) Le dernier mot revient à l'honnête homme
C'est Chrysalde, l'honnête homme, l'ami mesuré qui a le dernier mot. Portée morale dans la
réplique qu'il adresse à Arnolphe avant que ce dernier ne quitte la scène : v43-46.
Enoncé de ce qui est finalement la morale de la pièce.
Le ridicule d'Arnolphe a été puni puisqu'il n'épousera pas Agnès.

Conclusion :
Il s'agit d'un dénouement de comédie avec beaucoup de rythme, une résolution
heureuse, des personnages tous réunis, la perspective d'un mariage.
Il s'agit là de la fin d'une pièce qui suscitera une querelle violente à laquelle Molière
répondra dans La Critique de l'Ecole des femmes où il écrit qu'il "est très difficile de faire rire
les honnêtes gens". Nul doute qu'avec cette pièce, une des plus jouées, il y est parvenu.
2de Séquence 5
Plan de séquence.

L’ECOLE DES FEMMES  : DIFFERENTS REGARDS.


Volet n°4

Référence de la scène : Acte V, scène 9

Références de Robert Manuel , 1995 Didier Bezace, 2001, festival d'Avignon,


l’adaptation. Avec Michel Galabru avec Pierre Arditi.
Accessoires Arnolphe a toujours sa valise d'exilé :
prêt à partir.
Costumes Souci de réalisme aussi dans les Perruques de Chrysalde, Enrique et
costumes. Oronte : côté très solennel.
Décor/ Lieux Souci de réalisme, toujours devant la Arnolphe est seul sur le carré de
maison d'Arnolphe. planches. Les autres personnages se
trouvent en-dessous : mise en valeur de
ce personnage. Mise en valeur de son
départ plutôt que de la fin heureuse :
interprétation sombre de la pièce.
Actions des V6 : brutalité d'Arnolphe sur Agnès, -Pas de rires : ton très dur d'Arnolphe
personnages v7 : rire quand il dit que tous les envers Agnès au début.
amoureux ne sont pas satisfaits. -Arnolphe part par la trappe : sorte
Mimiques d'Arnolphe lorsqu'il d'enterrement, idée de mort. Tragique.
apprend qu'Agnès est la fille -A la toute fin, au milieu d'un bruit de
d'Enrique. voitures et de klaxons, une petite fille
Quand il quitte la scène, côté innocente apparaît sautant à la corde : le
comique : crachats, gestes... monde d'aujourd'hui abrite encore des
Embrassades de tous les personnages Agnès. Lien avec l'époque
à la fin. contemporaine : interprétation engagée
de la pièce : critique de la soumission de
la femme par la religion (cloche).
Sons Musique gaie pour agrémenter le Le glas
récit à deux voix d'Oronte et Les dernières répliques ne sont pas
Chrysalde. prononcées par les acteurs : voix off.
Symbolique de la scène vide sans
Arnolphe.
Cela supprime le caractère positif des
répliques finales : interprétation sombre
de la pièce.
Lumière Claire Arnolphe est dans la lumière sur scène.
Les autres personnages sont dans l'ombre
et tournent le dos au public : rôle central
d'Arnolphe : se centrer sur Arnolphe,
2de Séquence 5
Plan de séquence.

négliger la joie des autres personnages :


interprétation sombre.
Respect du Oui sauf en ce qui concerne le Non, certains passages sont supprimés :
texte ? dernier vers de la pièce qui est dit en rendre au départ d'Arnolphe son
chœur par les personnages. caractère essentiel en supprimant ce qui
est annexe. V5-8 suppression du dialogue
entre Agnès et Horace; v21-42 :
suppression du récit fait par Oronte et
Chrysalde.
26 vers supprimés en tout.
Caractère central du départ d'Arnolphe :
c'est ce qui est essentiel pour le metteur
en scène.
Autres remarques Une mise en scène classique et très Mise en scène qui va plus loin dans
proche du texte : un dénouement de l'interprétation, assez déroutante.
comédie joyeux et heureux. Arnolphe Interprétation sombre qui gomme les
est ridicule jusque dans sa sortie de aspects positifs. Lien avec l'époque
scène. moderne et un engagement concernant la
condition des femmes.

EVALUATION DE LA
SEQUENCE 5

I) Questions de cours (8 points)


1)Comment appelle-t-on une longue réplique? (0.5 point)
2)Qu'est-ce que les didascalies? (0.5 point)
3)Comment appelle-t-on la première scène d'une pièce de théâtre? et la dernière? (1 point)
4)Comment appelle-t-on les répliques prononcées par un personnage à part soi et que seul le
public peut entendre? (0.5 point)
5)Sous le règne de quel roi Molière a-t-il vécu? (0.5 point)
6)Citez le titre de deux autres pièces écrites par Molière. (1 point)
7)A quel mouvement littéraire et culturel appartient-il? (0.5 point)
8)Quel est le rôle de la comédie pour Molière? (0.5 point)
9)Qu'est-ce que la règle des trois unités? (1.5 point)
10)Citez les quatre types de comique. (1 point)
11)Qu'est-ce que mettre en scène? (0.5 point)
II) Questions sur le texte de Molière extrait de L’École des femmes. (7 points)
1)Quels sont les deux reproches essentiels qu’adresse Arnolphe à Agnès dans les vers 1531 à
1567 ? (2points).
2)Quels arguments Agnès oppose-t-elle à ces reproches dans ce même passage ? ( 2 points)
3)Relevez dans ce même passage quatre expressions par lesquelles Arnolphe désigne Agnès.
(1 point)
4)En quoi le discours d’Arnolphe est-il à la fois comique et émouvant. (2 points)
III) Vers la dissertation (5 points):
Sujet : Arnolphe est-il seulement un personnage comique? Vous vous appuierez pour
répondre sur votre lecture de la pièce L'Ecole des femmes de Molière.
Proposez une problématique et les deux parties d'un plan. Expliquez en quelques lignes ce que
vous développeriez dans chaque partie (inutile de proposer des sous-parties).
2de Séquence 5
Plan de séquence.

L’ECOLE DES FEMMES  : DIFFERENTS REGARDS.


Volet n°…………

Référence de la scène :………………………………………………………………………..

Références de
l’adaptation.

Accessoires

Costumes

Décor/ Lieux

Actions des
personnages

Sons

Lumière

Respect du
texte ?

Autres remarques
2de Séquence 5
Plan de séquence.

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