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Fiscalite des Entrpises pour Etudiants de CGE 1

LE COURS DE FISCALITÉ DES ENTREPRISES

OJECTIFS PÉDAGOGIQUE DU COURS


Le cours de fiscalité des entreprises a pour objectif d’initier et de renforcer les capacités des apprenants
sur les différents concepts fiscaux. On va également aborder ici la pratique fiscale notamment en ce qui
concerne l’IS, IRPP, l’Impôt sur les Activités, la TVA.
CHAPITRE 1 : Introduction au Droit Fiscal
CHAPITRE 2 : Généralités sur l’impôt
CHAPITRE 3 : La Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA)
CHAPITRE 4 : L’Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques (IRPP)

ENSEIGNANT : Fernand Leopold GUDO 694.21.08.60/677.30.71.43 Page 1


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CHAPITRE 1 : INTRODUCTION GÉNÉRALE AU DROIT FISCAL ET


STRUCTURE DU SYSTÈME CAMEROUNAIS

CENTRE D’INTÉRÊT :
Au terme de ce chapitre, nos capacités devaient être initiées et renforcés sur :
- Les sources du Droit Fiscal
- Les Prélèvements Fiscaux
- Section 1 : Les Sources Du Droit Fiscal

Avant d’aborder ces sources, il est important pour nous de noter que la fiscalité traite les impôts et les
taxes c’est-à-dire l’ensemble des prélèvements monétaires effectués par l’État ou les Collectivités Territoriales
Décentralisées sur des personnes physiques ou morales.
S’agissant maintenant des sources du droit fiscal, nous pouvons noter :
- La Loi
- La Doctrine Administrative
- La Jurisprudence Des Tribunaux
- Les Conventions Internationales
- Les autres sources du Droit Fiscal.

Paragraphe 1 : La Loi Comme Source Du Droit Fiscal


Cette loi est constituée par :
- Le Code Général des Impôts(C.G.I)
- Le Code d’Enregistrement des Timbres et de la Curatelle
- Le Code des Investissements
- La Charte du Contribuable

Il est loisible de relever que les codes sont régulièrement mis à jour par la Loi de Finance et promulgués par
le Chef de l’État.
Paragraphe 2 : La Doctrine Administrative Comme Source du Droit Fiscal
Il s’agit ici des interprétations de la Loi par les Fonctionnaires des Administrations Fiscales et diffuser
sous forme :
- De Circulaires ;
- Les Instructions ;
- De réponses aux questions écrites des Contribuables

Paragraphe 3 : La Jurisprudence Comme Source du Droit Fiscal


Il s’agit ici des interprétations de la Loi par le Juge Fiscal des dispositions de cette Loi ou une prise de
position du Juge Fiscal devant des situations qui ne sont pas prévues par la Législation.
Paragraphe 4 : les Conventions Fiscales Internationales

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Les conventions sont signées pour régler les situations fiscales au niveau international. Il s’agit des
Accords entre États dont l’objet est d’harmoniser certaines Dispositions Fiscales entre les pays. À titre
illustratif, selon la Convention Fiscale Internationale, l’impôt sur les Sociétés (IS) est payé au lieu de situation
du siège social de l’entreprise indépendamment du lieu où l’activité ou le bénéfice a été réalisé. Ainsi, selon
cette convention, la CAMAIR-CO doit supporter l’IS au Cameroun, IS calculé sur les bénéfices réalisés lorsque
cette compagnie transporte les passagers entre Paris et Bruxelles. Il s’agit là d’une Convention Fiscal
Internationale concernant les Compagnies de navigation aériennes et maritime qui stipule que : Les compagnies
de navigation aérienne et maritime doivent supporter l’IS au lieu des situations du siège social de l’entreprise
indépendamment du lieu où l’activité a été réalisée.

Paragraphe 5 : les autres sources du Droit Fiscal


On peut citer :
- Les Ordonnances
- Les Décrets
- La Pratique

Section 2 : les Prélèvements Fiscaux


On va distinguer ici :
- L’Impôt sur le Revenu
- L’Impôt sur la Dépense
- L’Impôt sur le Patrimoine
- Les Prélèvements au profit des Collectivités Territoriales Décentralisées

Paragraphe 1 : l’impôt sur le revenu


Il s’agit des impôts calculés sur la richesse en voie d’acquisition. On va avoir ici :
- Impôts sur le Revenu des Personnes Physiques (IRPP)
- Impôt sur les Sociétés (IS)

Paragraphe 2 : l’Impôt sur la dépense


Il s’agit d’un prélèvement qui est effectué à l’occasion de l’acquisition des biens ou des services. A titre
d’exemples on peut citer :
- Les droits d’Accise(DA)
- Les Droits de Douane
- La TVA

Paragraphe 3 : Impôt sur le Patrimoine


Patrimoine (l’ensemble des biens et detteS détenuS par le ménage ou par l’entreprise). On peut citer ici
à titre illustratif :
- La Taxe Foncière
- Les Droits de Mutation Immobilière

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- La Taxe sur le Bétail

Paragraphe 4 : les Prélèvements au profit des diverses Collectivités


Ces collectivités concernent :
- les Collectivités Territoriales Décentralisées (Communes et les Communautés)
- Organismes Sociaux et certains Services Publics (Caisse Nationale de la Prévoyance Sociale (CNPS),
FNE (Fond National de l’Emploi)
- Les Assemblées Consulaires (la Chambre de Commerce, la Chambre d’Agriculture

Les prélèvements qu’on peut avoir ici sont consacrés par :


- La Taxe Communale et les Centimes Additionnels Communaux
- La Redevance Audio-Visuelle Patronale pour la CRTV, les cotisations sociales pour les FNE
- Les autres cotisations au profit des Assemblées Consulaires

Fin de ce chapitre

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CHAPITRE 2 : GÉNÉRALITÉS SUR L’IMPÔT


CENTRES D’INTÉRÊTS
Au terme de ce chapitre, nos capacités devraient être initiées et renforcées  sur :
- La définition de l’impôt ;
- Les caractères de l’impôt ;
- Les objectifs de l’impôt ;
- La classification des impôts au Cameroun ;
- La détermination (ou l’élaboration) des impôts au Cameroun ;
- L’Organisation de l’Administration Fiscale Camerounaise.
Nous allons achever ce chapitre par la définition de quelques notions techniques indispensables pour la
compréhension de la suite du cours de Fiscalité.

SECTION 1 : DÉFINITION-CARACTÈRES-OBJECTIFS DE L’IMPÔT


Paragraphe 1 : Définition de l’Impôt
L’Impôt est un moyen de répartition des Charges Publiques ou des Dépenses de l’État entre les Agents
Économiques d’après leurs facultés contributives.Lorsque l’État du Cameroun dans la Loi des Finances fixe
pour le compte d’une année le montant de son Budget, le volet recettes proviendra en priorité des Impôts que
paieront les Opérateurs Économiques et autres Contribuables.

Paragraphe 2 : Caractères de l’Impôt


Trois caractères sont assignés à l’impôt :

1. L’Impôt est une contribution forcée


Chacun est tenu de supporter et de payer l’Impôt

2. L’impôt est une contribution forcée sans contrepartie directe


Lorsque l’Impôt est payé, le contribuable n’attend pas directement que l’État vienne réaliser dans sa
Région ou son quartier une œuvre immédiate.Lorsque nous payons par exemple l’IRPP (Impôt sur le Revenu
des Personnes Physiques), il faut que l’État dans sa Politique de Planification et de Développement des
infrastructures estime loisible afin de venir construire une École ou un Hôpital dans notre Contrée (ceci peut
prendre parfois 01 ou 05 ans). Il faudrait déjà à ce niveau distinguer l’Impôt de la Taxe qui quant à elle a une
Contrepartie Directe (lorsque la Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères est payée, la Société HYSACAM
est tenue de venir les enlever immédiatement).

3. L’Impôt a un caractère définitif


Lorsque l’Impôt est payé, le contribuable ne peut réclamer le remboursement sauf en cas de paiement en
trop ou de dégrèvement.

Paragraphe 3 : Objectifs de l’Impôt


Trois (03) objectifs sont assignés à l’Impôt :

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1. C’est un Moyen d’Interventionnisme de l’État dans le cours de l’Activité


Économique
Avec l’Impôt ou la Politique Fiscale, l’État peut encourager ou décourager l’exercice de certaines
activités :
- Pour décourager la consommation des poulets congelés en provenance de l’Europe, l’État a augmenté
les taxes sur l’importation de ces produits. Par cet acte, les producteurs domestiques commercialisent
régulièrement et à bon marché les poulets élevés localement.
- Le 10 Février 2001, le Chef de l’État Camerounais lors de son discours à la jeunesse avait annoncé la
défiscalisation des produits informatiques. Par cet acte, les opérateurs économiques camerounais ont procédé à
l’importation des produits informatisés car les taxes avaient baissé. Aujourd’hui, un micro-ordinateur peut
s’acquérir autour de 100.000 F CFA voire moins.

2. L’impôt permet à l’État d’obtenir l’essentiel de ses ressources avec le maximum


de sûreté
Les recettes fiscales alimentent la plus grande partie du Budget de l’État ; lorsque la Loi de Finances de
la République est promulguée par le Chef de l’État, les recettes seront pourvues en grande partie par les Impôts.

3. L’impôt permet de réduire les inégalités sociales


Sans les recettes fiscales, certains enfants n’iraient jamais à l’école.Or avec les Impôts, l’État construit
dans les villages et villes les écoles, les hôpitaux où enfants du riche et enfants du pauvre y vont à prix réduits.

SECTION 2 : CLASSIFICATION DES IMPÔTS


Deux critères fondamentaux permettent de classer les Impôts : le critère Économique et le critère
Administratif.

Paragraphe 1 : Classification des Impôts selon le Critère Économique


Selon cette approche, on distingue :

1. L’impôt sur la Dépense ou sur la Consommation


La Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) est une illustration de l’Impôt sur la Consommation ou sur la Dépense.

2. L’impôt sur le Capital ou sur le Patrimoine


Les Droits d’Enregistrement sont des exemples d’Impôt sur le Capital.

3. L’impôt sur le Bénéfice ou sur le Revenu


L’Impôt sur les Sociétés (IS) et l’Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques (IRPP) sont des
exemples.

Paragraphe 2 : Classification des Impôts suivant le Critère Administratif


Ici, les Impôts Directs se distinguent des Impôts Indirects.

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1. Les Impôts Directs


Ces Impôts sont supportés à titre définitif par le Contribuable. Le Contribuable est à la fois le
Redevable.Ces Impôts sont perçus par les Services de Contribution Directe par établissement de Rôle.Le Rôle
est défini comme Acte Administratif par lequel l’Autorité Fiscale décide de l’Assiette d’Impôt et de sa
Liquidation pour un Contribuable nommément désigné.L’Impôt Libératoire, la Patente sont des exemples
d’Impôts Directs.

2. Les Impôts Indirects


Ce sont des impôts perçus par les Services de Contribution Indirecte sans établissement de rôle.Ces
Impôts peuvent être répercutés sur d’autres contribuables (souvent par l’intermédiaire des prix). La TVA, les
Retenues Salariales Fiscales et Sociales, sont des exemples d’Impôts Indirects.C’est le redevable qui est chargé
de reverser l’Impôt au Trésor ou dans les Caisses de l’État.

SECTION 3 : DÉTERMINATION OU ÉTABLISSEMENT DES IMPÔTS AU CAMEROUN


Trois étapes fondamentales permettent de déterminer les impôts au Cameroun :
- La Détermination de la Base ou de l’Assiette de l’Impôt ;
- La Liquidation ;
- Le Recouvrement.

Paragraphe 1 : La Détermination de la Base ou de l’Assiette de l’Impôt


Elle consiste à déterminer la matière imposable. On distingue de ce point de vue :

1. La Confession Fiscale
Elle consiste pour un contribuable de se présenter devant l’Autorité Fiscale pour déclarer lui-même sa
matière imposable.L’Autorité Fiscale compte sur sa bonne foi tout en se réservantd’un minimum de contrôle.
De façon anecdotique, la Confession Fiscale est différente de la Confession Religieuse ;sur le plan
religieux, lorsqu’un citoyen durant un mois commet l’adultère 10 fois, et se présente devant le prêtre pour se
repentir, l’homme de Dieu ne pourra que déclarer « Que Dieu te Pardonne » alors qu’en dehors de l’adultère, il
a même extorqué les fonds à un prochain. Le prêtre n’a pas des éléments de contrôle ou de vérification de
l’information donnée.

2. La Dénonciation Fiscale ou la Délation Fiscale


Elle consiste pour un contribuable à donner l’information (à dénoncer) sur la matière imposable d’un
autre contribuable parfois sans même le savoir ou parfois contre sa volonté.Dans les documents de la
Déclaration Statistique et Fiscale (DSF), un client dénonce (indique) le montant des ventes (Chiffre d’Affaires)
réalisé par son fournisseur ou ses fournisseurs.

3. La détermination de la base d’Imposition par les signes extérieurs de la richesse


La matière imposable est fixée en se fondant sur les indices d’enrichissement que possède un
contribuable. Il y a ici présomption de la matière imposable.De ce point de vue, il est absurde pour l’Autorité

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Fiscale d’admettre que le salaire mensuel d’un Contribuable (base de calcul de l’IRPP) soit égale à 200.000 F
CFA alors qu’il a une villa de 100.000.000 F CFA et roule dans une voiture de 60.000.000 FCFA. Dans ce cas,
l’Autorité Fiscale fixe la base de calcul par présomption quitte au contribuable d’apporter la preuve contraire
s’il estime que le montant fixé est élevé.

Paragraphe 2 : La Liquidation


Elle est l’opération qui consiste à appliquer à la base d’imposition le taux de l’impôt et de fixer les
échéances de paiement.
Dans le cas singulier de l’Impôt sur les Sociétés, la liquidation est consacrée parles étapes suivantes
(pourun contribuable relevant du Régime Réel):

1. Calcul de l’Impôt
- On calcule dans un premier temps le Minimum de Perception (MP) en appliquant au Chiffre
d’Affaires hors taxe arrondi au millier de francs inférieurs le taux de 2,2% (2% en principal et 10% de 2% en
centimes additionnels).
- On calcule l’Impôt Proportionnel sur le Bénéfice (IPB). On applique 33 % au résultat fiscal arrondi au
millier de Francs inférieurs (30% en principal et 10% de 30% en centimes additionnels)
- On calcule ou on recense les minorations (m)
- On calcule ou on recense les Majorations (M)
- On calcule l’IS à verser IS à verser = Maximum (MP, IPB) + M-m

2. l’Échéancier
On aura :
- Au plus tard le 15 de chaque mois le Minimum de Perception mensuel doit être reversé dans les
caisses de l’État (il s’agit de 2,2% du montant des ventes du mois actuel qui doit être versé le mois suivant).
- L’IS à verser au Trésor doit être effectué au plus tard le 15 Mars suivant la clôture de l’exercice fiscal.

Paragraphe 3 : Le Recouvrement


Il est l’opération qui consiste à faire passer l’argent de la poche des Contribuables pour les caisses ou les
coffres-forts de l’État.
Le Recouvrement peut se faire de 03 façons :

1. Le Recouvrement par rappel du montant et de la date de paiement par


l’Administration Fiscale
Un avertissement de payer avant la date limite de paiement est adressé au Contribuable.

2. Le Recouvrement spontanée
Le Contribuable acquitte le montant de l’Impôt sans avertissement de l’Administration Fiscale.

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3. Le Recouvrement par retenue à la source


Le Redevable retient l’Impôt pour le reverser au Trésor.L’Impôt sur le Revenu des Capitaux Mobiliers
(IRCM) calculé sur les Dividendes est versé à l’Administration Fiscale par l’Entreprise alors que les
Contribuables sont les Actionnaires ou Associés.

SECTION 4 : ORGANISATION DE L’ADMINISTRATION FISCALE CAMEROUNAISE


Elle est organisée en 03 principales Directions :

Paragraphe 1 : La Direction des Douanes


Elle s’occupe de l’imposition des Recettes Douanières. Elle s’occupe de l’élaboration et du suivi des
procédures applicables en matière douanière. Elle édite aussi les Codes de Douane. Elle est basée à Yaoundé.

Paragraphe 2 : La Direction des Impôts


Elle s’occupe entre autres de l’Édition des Codes Généraux des Impôts et veille au respect des
Procédures Fiscales. Elle est basée à Yaoundé.

Paragraphe 3 : La Direction du Trésor


Elle est le gardien des Fonds Publics. Elle est basée à Yaoundé.
À côté de ces trois Directions, nous avons des Directions Spécialisées telles :
- La Direction des Grandes Entreprises ;
- La Direction des PME.
Pour se rapprocher davantage des Contribuables et Redevables, nous avons :
- Dans les Régions (Provinces), les Centres Régionaux des Impôts ;
- Dans les Départements les Centres Divisionnaires des Impôts.

SECTION5 : QUELQUES DÉFINITIONS TECHNIQUES


Il est question ici de préciser les sens de certaines notions qui prêtent souvent à confusion.

Paragraphe 1 : Redevable-Contribuable


Le Redevable est la personne chargée de verser ou de reverser l’Impôt dans les caisses de l’État ou à
l’Administration Fiscale.
Le Contribuable est la personne qui supporte la charge effective de l’Impôt.
Contribuable et Redevable peuvent désigner la même entité ou la même personne :
- L’Employeur qui verse les retenues salariales dans les Organisations Spécialisées (Crédit Foncier,
CNPS) est un Redevable alors que les Contribuables sont les employés.
- L’Employeur qui verse lui-même ses propres impôts notamment les Charges Patronales est à la fois
Redevable et Contribuable.

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Paragraphe 2 : Taxe et Impôt


La Taxe a une contrepartie directe alors que l’Impôt n’a pas de contrepartie directe.

Paragraphe 3 : Défiscalisation-Pause Fiscale-Élargissement d’Assiette.


1. Défiscalisation
Elle consiste à supprimer ou à réduire l’impôt sur certains produits ou certaines activités.

2. Pause Fiscale
Elle consiste à maintenir les Impôts à leurs niveaux existants. Il n’y a pas création d’Impôts
nouveaux.Elle est différente de l’augmentation du taux d’Impôt.

3. Élargissement d’Assiette
Il consiste à créer des Impôts nouveaux ou à étaler l’imposition à plusieurs activités ouà plusieurs
Contribuables ou à plusieurs Produits.

Paragraphe 4 : Acompte d’Impôt-Majoration d’Impôt-Crédit d’Impôt-Minoration


d’Impôt
1. Acompte d’Impôt
Il s’agit du versement partiel et souvent à l’avance de l’impôt. Le Minimum de Perception (MP) est un
acompte d’IS

2. Majoration d’Impôt
Il s’agit des Impôts qui doivent être ajoutés aux Impôts qui sont censés être payés au cours d’une année
avant versement dans les caisses de l’État.La pénalité de 100% sur les Rémunérations Occultesest une
illustration.

3. Minoration d’Impôt
Il s’agit des Impôts qui doivent être soustraitsdes Impôts qui sont censés être payés au cours d’une
année avant versement à l’Administration Fiscale.

4. Crédit d’Impôt
Il s’agit d’Impôt payé en trop par un Contribuable qui peut faire l’objet d’un remboursement ou d’une
compensation.

Paragraphe 5 : Parafiscalité


Branche de la Fiscalité qui s’occupe de la collecte des impôts au profit des Collectivités Territoriales
Décentralisées que sont les Communes et autres Communautés.

Paragraphe 6 : Dégrèvement d’Impôt- Prélèvement d’Impôt-Pression Fiscale


1. Dégrèvement d’Impôt
Il s’agit de l’annulation ou de la suppression de l’impôt suivie parfois du remboursement.

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2. Prélèvement d’Impôt
Il s’agit du montant moyen des impôts collectés au cours d’une année ou encore du taux moyen des
impôts collectés au cours d’une année. Si ce montant ou ce taux est très élevé, on parle de Pression Fiscale.

Fin de ce Chapitre

CHAPITRE 3: LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTÉE (TVA)


ET LE DROIT D’ACCISE (DA)

CENTRES D’INTÉRÊTS :
Au terme de ce chapitre, nos capacités devraient être initiées et renforcées sur :
- La Notion de la TVA et les Généralités sur la TVA ;
- Le Champ d’Application de la TVA ;
- Les Régimes d’Imposition en matière de TVA ;
- Le Fait Générateur et l’Exigibilité en matière de TVA ;
- Les Bases d’Imposition et les Taux de la TVA ;
- Les Déductions de la TVA ;
- La Remise en Cause du Droit à Déduction ;
- Les Modalités de Perception et les Sanctions en matière de TVA.

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SECTION I : LA NOTION DE LA TVA ET LES GÉNÉRALITÉS SUR LA TVA


Paragraphe 1 : la notion de la TVA
La TVA représente un impôt sur la consommation et ceci, conformément à la classification des impôts
selon le Critère Économique.
La TVA est aussi un impôt indirect et ceci, conformément à la classification des impôts selon le Critère
Administratif.
La TVA est un impôt supporté par le consommateur final lors de l’acquisition des biens et services. Les
fournisseurs (vendeurs) sont tenus de collecter et de reverser la TVA au Trésor.

Paragraphe 2 : généralités sur la TVA


La TVA a été instaurée au Cameroun par la Loi des Finances 1998/1999 en son article 8. La mise en
place effective de la TVA a eu lieu le 1 er janvier 1999. La TVA venait ainsi remplacer la TCA (Taxe sur le
Chiffre d’Affaires).

SECTION II : LE CHAMP D’APPLICATION DE LA TVA


Nous allons mettre en relief ici, les personnes imposables à la TVA, les opérations imposables, les
opérations exonérées, la territorialité en matière de TVA.

Paragraphe 1 : Les assujettis à la TVA


Les assujettis à la TVA sont consacrés par :
- Les personnes physiques ;
- Les personnes morales ;
- Les Collectivités Territoriales Décentralisées ;
- Les Organismes Publics qui réalisent de manière habituelle ou occasionnelle et de façon indépendante
les opérations imposables (c’est-à dire qui rentrent dans le champ d’application de la TVA).
NB : Toutes les personnes ci-dessus sont assujetties à la TVA quels que soient leur statut juridique,
leur situation à l’égard des autres impôts, la forme ou la nature de leurs interventions dans le processus
économique.

Paragraphe 2 : Les opérations imposables à la TVA


Seules les opérations accomplies dans le cadre d’une activité économique effectuée à titre onéreux
(qui engendre une dépense) sont assujetties à la TVA.
Il s’agit des opérations de production, d’importation, de prestation de services, de distribution y compris
les activités extractives, agricoles, agro-industrielles, forestières, artisanales, et celles des professions libérales
ou assimilées.
De façon spécifique et concrète, sont imposables à la TVA :
- Les livraisons des biens aux tiers et les livraisons à soi-même ;
- Les prestations de services aux tiers et les prestations à soi-même ;
- Les opérations d’importation de marchandises ;

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- Les opérations immobilières de toute nature, réalisées par les professionnels de l’immobilier (qui
achètent les maisons et autres immeubles et les revendent) ;
- Les ventes d’articles et matériels d’occasion faites par les professionnels ;
- Les jeux de hasard et de divertissement ;
- Les opérations réalisées par les entreprises agrées au Régime de la Zone Franche Industrielle ou au
point Franc Industriel ;
- La vente des produits pétroliers importés ou produits au Cameroun ;
- Les opérations de leasing et de crédit-bail avec ou sans option d’achat ;
- Les subventions à caractère commercial, quelle qu’en soit la nature, perçues par les assujettis à raison
de leurs activités imposables ;
- Les remises de prêts et les abandons de créances à caractère commercial ;
- Les commissions de toute nature y compris celles perçues par les agences de voyages ;
- Etc.

Paragraphe 3 : Les opérations exonérées de la TVA


Seleon l’Article 128. Du CGI, sont exonérés de la Taxe sur la Valeur Ajoutée :
1) les opérations suivantes, dès lors qu’elles sont soumises aux droits d’enregistrement :
a) les opérations immobilières de toutes natures réalisées par des non-professionnels ;
b) les mutations de droits réels im-mobiliers et les mutations de fonds de commerce soumises au droit de
mutation ou à une im-position équivalente ;
2) les opérations liées au trafic inter-national concernant :
a) les navires ou bateaux utilisés pour l’exercice d’une activité indus-trielle ou commerciale en haute mer ;
b) les bateaux de sauvetage et d’assistance ;
c) les aéronefs et les navires pour leurs opérations d’entretien et d’avitaillement ;
d) les opérations de transit inter-états et les services y afférents, confor-mément aux dispositions des ar-ticles
158 et suivants du Code des Douanes de la CEMAC ;
3) l’importation ou la vente par l’Etat des timbres fiscaux et postaux et de papiers timbrés ;
4) les sommes versées par le Trésor à la Banque Centrale chargée du privi-lège de l’émission, ainsi que les pro-
duits des opérations de cette Banque, génératrice de l’émission des billets ;
5) les frais de scolarité et de pension perçus dans le cadre normal de l’activité des établissements
d’enseignement scolaire et/ ou univer-sitaire régulièrement autorisés, selon le cas, par le ministre chargé de
l’Éducation nationale ou le ministre chargé de l’Enseignement supérieur ;
6) les biens de première nécessité figurant à l’annexe 1, notamment :
• les pesticides, les engrais et leurs intrants, ainsi que les autres in-trants agricoles, de l’élevage et de la pêche
utilisés par les produc-teurs ;
• la viande bovine, à l’exception de la viande importée ;
• les produits pharmaceutiques, leurs intrants ainsi que les ma-tériels et équipements des indus-tries
pharmaceutiques.

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7) Les opérations de crédit-bail réali-sées par les établissements de crédit au profit des crédits-preneurs en vue
de l’acquisition des équipements agri-coles spécialisés, destinés à l’agriculture, à l’élevage et à la pêche ;
Code Général des Impôts – Edition 2019
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8) les ventes de produits pétroliers destinés à l’avitaillement des aéronefs des sociétés ayant leur siège social au
Cameroun ;
9) les consommations d’eau et d’électricité des ménages lorsque celles-ci ne dépassent pas :
• 20 m3 par mois pour l’eau ;
• 220 kw par mois pour l’électricité.
10) les opérations de composition, d’impression, d’importation et de vente des journaux et périodiques à
l’exclusion des recettes de publicité, les intrants et les biens d’équipement destinés à ces opérations, acquis par
les sociétés de presse ou d’édition de journaux et périodiques.
La liste de ces intrants et biens d’équipement est déterminée par le ministre en charge des Finances après
concertation avec les ministères con-cernés ;
11) les importations de biens exoné-rés dans le cadre de l’Article 241 du Code des Douanes de la CEMAC ;
12) les examens, consultations, soins, hospitalisation, travaux d’analyse et de biologie médicales et les fourni-
tures de prothèses effectuées dans les formations sanitaires ;

13) les matériels servant à la lutte contre le VIH/SIDA, dans les condi-tions fixées par voie réglementaire ;
14) sous réserve de réciprocité, d’accord de siège et de quotas fixés par les autorités camerounaises, les biens et
services destinés à l’usage officiel des missions diplomatiques ou
consulaires étrangères et des organisa-tions internationales, selon les modali-tés fixées par voie réglementaire ;
15) les matériels et équipements d’exploitation des énergies solaire et éolienne ;
16) les intérêts rémunérant les prêts immobiliers contractés par les per-sonnes physiques à l’occasion de
l’acquisition des logements sociaux, sous réserve qu’il s’agisse de la pre-mière maison d’habitation et ce, sur la
base d’un quitus délivré par l’Administration fiscale ;
17) la vente de logements sociaux aux personnes physiques à l’occasion de l’acquisition de leur première mai-
son d’habitation, sous réserve du qui-tus de l’administration fiscale ;
18) les prestations de services factu-rées par les promoteurs aux adhérents des CGA ;
19) les matériels et équipements spécialisés pour les personnes handi-capées dont la liste est fixée par voie
réglementaire ;
20) le transport public urbain de masse par bus ;
21) les prestations afférentes au ser-vice postal universel effectuées par les concessionnaires du service postal
dans les conditions fixées par la ré-glementation en vigueur ;
22) les intérêts des titres d’emprunt négociables émis par l’État et les col-lectivités territoriales décentralisées ;
23) les intérêts rémunérant les prêts d’une valeur inférieure à F CFA deux (2) millions accordés par les
établissements de micro-finance de première catégorie à leurs membres.

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Paragraphe 4 : Territorialité


Sont assujetties à la TVA, les opérations réalisées au Cameroun non comprises dans la liste des
exonérations ; même lorsque le domicile ou le siège social du redevable réel (contribuable) est situé en dehors
des limites territoriales du Cameroun.
NB : Une opération est réputée réalisée au Cameroun :
- S’il agit d’une vente, lorsque celle-ci est faite sans les conditions de livraison au Cameroun ;
- Pour les autres opérations, lorsque le service vendu, le droit cédé ou l’objet loué est utilisé ou exploité
au Cameroun ;
Par dérogation à ce principe, en ce qui concerne uniquement le transport inter-CEMAC, les opérations
sont réputées faites au Cameroun si le transporteur y est domicilié ou y a fixé son siège social, même lorsque les
principales des opérations s’effectuent dans un autre État -Membre.
Les commissions sont réputées perçues au Cameroun à l’occasion des ventes des titres de transport par
les agences de voyage ou les entreprises ayant une activité de cette nature quel que soit la destination ou le
mode de transport ou le siège de la société de transport.
La TVA est établie au lieu de la prestation ou de l’utilisation du service, de la production ou de la
première mise en consommation.
NB : Lorsque le siège d’une entreprise qui livre un bien au Cameroun ou fournit un service exploité au
Cameroun est situé à l’étranger, cette entreprise (le redevable) est tenue de désigner à l’Administration Fiscale
audit lieu, un représentant solvable accrédité et résidant au Cameroun. Il est solidairement responsable avec
lui du paiement de la TVA.
En cas de non désignation d’un représentant, la TVA, le cas échéant, les pénalités y afférentes sont
payées par la personne cliente pour le compte de la personne n’ayant pas au Cameroun un établissement stable
ou une installation professionnelle permanente.

SECTION III : RÉGIME D’IMPOSITION EN MATIÈRE DE TVA


Les opérations physiques/morales sont imposables suivant les régimes d’imposition ci-après
déterminés en fonction du Chiffre d’Affaires :
- Le Régime de l’IL ;
- Le Régime Simplifié ;
- Le Régime Réel.

Paragraphe 1 : Le Régime de l’IL


Relève du Régime de l’IL :
Les entreprises individuelles et ceux qui réalisent un CAHT < 10 millions à l’exception des exploitants
forestiers, des offices publics ministériels et les professions libérales.

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Paragraphe 2 : Le Régime Simplifié


Relève du Régime Simplifié les entreprises individuelles, les personnes morales qui réalisent un CAHT
≥ 10 millions et < 50 000 000 FCFA à l’exception des transporteurs de personnes et les entreprises de jeux de
hasard qui ont des régimes spécifiques.
Toutefois, les contribuables soumis au régime simplifié et justifiant d’un CAa au moins égal à
30 000 000, peuvent solliciter du Chef de Centre des impôts territorialement compétent avant le 1 er février de
l’année d’imposition une option pour le régime réel. Cette option est irrévocable pour une période de 3 ans et
emporte option pour le même régime en matière d’IRPP.

Paragraphe 3 : Le Régime Réel


Relèvent du Régime Réel, les entreprises individuelles, les personnes morales, qui réalisent un CA ≥
50 000 000 FCFA. Les assujettis au Régime Réel doivent :
- Établir une facture régulière (la facture doit présenter le montant HT de la transaction, le montant de la
TVA et le montant TTC) ;
- Être immatriculés ;
- Conserver les pièces justificatrices des recettes et dépenses pendant 10 années qui suivent celle au cours
de laquelle les opérations concernées ont été constatées.
Ce régime exige la tenue d’une comptabilité complète et régulière (comptabilité régulière et probante)
conformément aux normes du Plan Comptable OHADA.
Les redevables soumis au régime réel sont tenus de souscrire leurs déclarations dans les 15 jours du
mois qui suit celui auquel les opérations imposables ont été réalisées.
Lorsqu’au cours d’un mois aucune opération taxable n’a été réalisée, une déclaration doit
néanmoins être souscrite, portant la mention « Néant » sur la ligne « Opérations Taxables ».
Toute déclaration de la TVA doit être datée et signée par le contribuable dûment mandaté.
NB : lorsque la CA du contribuable relevant du réel baisse, il doit rester dans ce régime (réel)
pendant au moins 2 ans. Cette disposition est valable pour les contribuables relevant du régime simplifié.

Paragraphe 4 : Application sur les régimes d’imposition


1) Monsieur GUDO a à Ngousso son Centre de Distribution des Produits Alimentaires dont le CAHTest de
28 500 000 F pour le compte de l’année 2011.
a) Quel est son régime d’imposition ?
b) Peut-il opter pour un autre régime ? si oui le quel ?
Au cours de l’année 2012, son CAa est de 8 500 000. Quel est désormais son régime d’imposition ?
2) Mlle Lachance est une exploitante forestière, son CAHTa pour le compte de l’année 2013 est de
8 200 000 F. quel est son régime d’imposition ?
SOLUTION
1-a) M. GUDO relève du Régime Simplifié car son CAHT est ≥ à 10 000 000 et < 50 000 000.
b) Non, il ne peut opter pour aucun régime car son CA est < 30 000 000.

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Il relève du Régime Simplifié en 2012 (même s’il y a baisse de son chiffre d’affaires). Il doit rester
dans ce Régime Simplifié pour au moins 2 ans pour observation.
2) Mlle la Chance relève du Régime Simplifié.

SECTION IV : LE FAIT GÉNÉRATEUR ET L’EXIGIBILITÉ EN MATIÈRE DE TVA 


Faisant référence au Fait Générateur et à l’’Exigibilité en matière de TVA, 4 éléments fondamentaux
doivent être retenus :
- La définition des concepts ;
- Les situations dans lesquelles le fait générateur et l’exigibilité coïncident ;
- Les conditions (situations) dans lesquelles ils sont séparés ;
- L’option pour les débits en matière de TVA.

Paragraphe 1 : Définition du fait générateur et d’exigibilité


1- Le Fait Générateur de la TVA et du Droit d’Accise représente l’événement par lequel sont
réalisées les conditions légales d’exigibilité de la taxe. Il représente l’événement donnant naissance
à la TVA.
2- L’Exigibilité de la TVA est le droit que le Trésor Public peut faire valoir à un moment donné pour
obtenir le paiement de la taxe.
L’exigibilité présente un intérêt capital pour l’application de la taxe :
- Elle permet de déterminer la date de déclaration de la TVA chez le fournisseur ;
- Elle permet de déterminer la date de déduction de la taxe chez le client.

Paragraphe 2 : situations dans lesquelles le fait générateur le l’exigibilité coïncident


 La livraison des biens : le fait générateur et l’exigibilité se réalisent conjointement et sont
constitués par le même événement qui est le pouvoir de disposerd’un bien comme propriétaire ;
 Les opérations immobilières : la taxe devient exigible lors de la passation de l’acte ou du
transfert de propriété ;
 Les livraisons des biens à soi-même,les prestations de service à soi-même, le fait générateur
et l’exigibilité coïncident et se réalisent à la date de la 1ère utilisation du bien ou de l’exécution
du service livré à soi-même ;
 Les importations : le fait générateur et l’exigibilité coïncident et sont consacrés par
l’enregistrement de la déclaration de mise en consommation.

Paragraphe 3 : situations dans lesquelles le fait générateur et l’exigibilité sont


séparés
 Pour les prestations de services (aux tiers), le fait générateur et l’exigibilité sont séparés : le fait
générateur intervient au moment de l’achèvement de la prestation et l’exigibilité au moment de
l’encaissement du prix ;

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 La location des terrains non aménagés ou des locaux nus effectués par les professionnels de
l’immobilier : le fait générateur intervient à la date de mutation ou de jouissance et l’exigibilité à la
date d’échéance de chaque loyer ;
 Les opérations de crédit-bail et de crédit à la consommation : le fait générateur intervient à la date
de signature du contrat (contrat de crédit-bail, contrat de crédit à la consommation) et l’exigibilité
intervient à la date du versement des intérêts ou du paiement du loyer.

Paragraphe 4 : Régime Dérogatoire : Option pour les Débits


Elle est consacrée dans la Législation Camerounaise aux Entrepreneurs des Travaux Immobiliers.
Un contribuable peut sur autorisation de l’Administration Fiscale acquitter la TVA ‘’d’après les débits’’ c’est-à
dire au moment de l’inscription en comptabilité des factures, déclarer et acquitter la TVA immédiatement
sans en attendre le paiement desdites factures. Cette autorisation est mentionnée sur les factures et permet
aux clients de déduire la TVA dès qu’ils entrent en possession desdites factures même s’ils n’en n’ont pas
acquitté le montant.
L’autorisation d’acquitter la TVA d’après les débits ne doit pas avoir pour effet de payer la TVA
ultérieurement ; c’est pourquoi les avances et les acomptes doivent supporter la TVA sans en attendre
l’établissement de la facture.
L’option pour les débits est révocable sous simple demande écrite du contribuable qui souhaite revenir
au régime de droit commun (TVA d’après les encaissements).
NB : La TVA d’après les débits est le contraire de la TVA d’après les encaissements.

SECTION V : LES BASES D’IMPOSITION, TAUX DE LA TVA ET DU DROIT D’ACCISE


Paragraphe 1 : Base d’Impostion de la TVA et du Droit d’Accise

Article 135.- (1) La base d’imposition à la Taxe sur la Valeur Ajoutée et au Droit d’Accises, s’agissant des
livrai-sons de biens et des prestations de services effectuées sur le territoire national, est constituée :
a) pour les livraisons de biens, par toutes sommes ou valeurs, par tous avantages, biens ou services reçus ou à
recevoir, en contrepartie de la livraison.
Pour le cas spécifique des livrai-sons de boissons, la base d’imposition au droit d’accises est constituée par
le prix de vente conseillé par les entre-prises de production, déduction faite des droits d’accises et de la
TVA ;
b) pour les prestations de services, par toutes les sommes et tous les avantages reçus et, le cas échéant, par la
valeur des biens consomp-tibles pour l’exécution des services ;
c) pour les échanges, par la valeur des produits reçus en paiement du bien livré, augmentée, le cas échéant, du
montant de la soulte ;
d) pour les travaux immobiliers, par le montant des marchés, mémoires ou factures.
e) pour les opérations de leasing ou de crédit-bail avec ou sans option d’achat, par le montant des loyers facturés
par les sociétés de crédit-bail et, en fin de contrat, par le prix de cession convenu au contrat lorsque l’option
d’achat est levée par le preneur ou par le prix de cession en cas de vente à un tiers ;

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f) pour les opérations réalisées par les entreprises de jeux de hasard et de divertissement, par le produit intégral
de ce jeu.
(2) La base d’imposition des livrai-sons à soi-même est constituée par :
a) le prix d’achat hors taxes des biens achetés et utilisés en l’état ;
b) le coût de revient des biens ex-traits, fabriqués ou transformés.

Article 136.- Sont inclus dans la base imposable définie à l’Article 135 ci-dessus :
1) les frais accessoires aux livraisons de biens et services facturés au client ;
2) les impôts, droits et taxes, à l’exclusion de la Taxe sur la Valeur Ajoutée ;
3) les compléments de prix acquittés à des titres divers par l’acquéreur des biens ou le client.
Article 137.- Sont exclus de la base imposable définie à l’Article 135 ci-dessus :
1) les escomptes de caisse, les re-mises, rabais et ristournes, à condition qu’ils figurent sur une facture initiale
ou sur une facture rectificative ;
2) les distributions gratuites de biens dans le cadre de la publicité ou de la promotion commerciale ;
3) les débours qui ne sont que des remboursements de frais facturés pour
leur montant exact à l’acquéreur des biens ou au client ;
4) les encaissements qui ne sont pas la contrepartie d’une affaire, tels que les intérêts moratoires et les indemni-
tés de contrat.
Article 137 bis (nouveau).- (1) Les distributions gratuites de biens effec-tuées dans le cadre de la publicité ou
de la promotion commerciale visées à l’article 137 (2) du présent code sont exclues de la base d’imposition aux
droits d’accises dans la limite de 3% du volume global de la production de l’entreprise.
(2) Les distributions excédentaires sont soumises aux droits d’accises, déductibles du bénéfice imposable pour
le calcul de l’impôt sur les socié-tés.
Article 137 ter (nouveau).- Pour le calcul des droits d’accises, les casses, dans la limite de 1% du volume
global de la production de l’entreprise, sont exclues de la base d’imposition.
Article 138.- (1) La base imposable, en ce qui concerne les importations, est obtenue en ajoutant à la valeur
imposable telle qu’elle est définie par les articles 23 à 26 du Code des Douanes de la CEMAC, le montant du
droit de douane et du Droit d’accises.
Pour l’introduction sur le territoire d’un Etat membre, elle est constituée par la valeur sortie-usine, à l’exclusion
des frais d’approche.
(2) La base imposable au droit d’accises en ce qui concerne les im-portations, est établie en ajoutant à la valeur
imposable telle qu’elle est définie par les articles 23 à 26 du Code des Douanes de la CEMAC le mon-tant des
droits de douane. Pour l’introduction sur le territoire, de biens et de marchandises en prove-nance d’un Etat
membre de la CEMAC, elle est constituée par la valeur sortie usine à l’exclusion des frais d’approche.
Article 139.- (1) Les sommes perçues par l’assujetti à titre de consignation lors de la livraison d’emballages ré-
cupérables et réutilisables non identi-fiables, sont comprises dans la base imposable à la Taxe sur la Valeur
Ajoutée, mais non au Droit d’accises, telle que cette base est définie à l’article 135 ci-dessus.

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(2) Elles sont exclues de la base imposable lorsque les emballages sont récupérables, réutilisables et identi-
fiables.
(3) Lorsque, au terme des délais en usage dans la profession, les embal-lages ainsi consignés ne sont pas ren-
dus, la Taxe sur la Valeur Ajoutée est due au prix de cession.
Article 140.- (1) L’assiette de la Taxe sur la Valeur Ajoutée et, le cas échéant, du Droit d’accises des mar-chés
publics financés, soit par le bud-get de l’Etat, soit par des prêts ou par des subventions, quelle que soit l’origine,
est constituée par le montant du marché toutes taxes comprises, à l’exclusion de la Taxe sur la Valeur Ajoutée et
du Droit d’accises.
(2) Les dispositions de l’alinéa (1) s’appliquent également aux marchés concernant les établissements publics à
caractère industriel et commercial ou administratif, culturel ou scienti-
fique, les sociétés d’économie mixte, les collectivités territoriales décentra-lisées et organismes de droit public
jouissant ou non de la personnalité juridique et de l’autonomie financière.
(3) Les modalités de perception de la Taxe sur la Valeur Ajoutée et, le cas échéant, du Droit d’accises des mar-
chés visés aux alinéas (1) et (2) du présent article sont fixées par décret.
Article 140 bis (nouveau).- Les pré-lèvements effectués à la porte au titre des droits d’accises donnent lieu à
l’occasion des reventes sur le terri-toire national à des régularisations par l’administration fiscale, conformé-
ment aux dispositions combinées des articles 135 et 142 du présent Code.
Article 141.- Pour le calcul de la Taxe sur la Valeur Ajoutée ou du Droit d’accises, la base imposable est ar-
rondie au millier de F CFA inférieur.
Article 141 bis (nouveau).- Pour le cas spécifique des boissons ci-après listées, la base d’imposition au droit
d’accises est déterminée après appli-cation d’un abattement de :
- 25% pour les boissons gazeuses ;
- 10% pour les bières titrant un de-gré d’alcool inférieur ou égal à 5,5.

Paragraphe 4 : taux de TVA et du DA

Article 142.- (1) Les taux de la Taxe sur la Valeur Ajoutée et du Droit d’accises sont fixés de la manière
suivante :
a) Taxe sur la Valeur Ajoutée :
Taux général ……………..……17,5 %
Taux zéro ………………………... 0 %
b) Droit d’accises :
Taux général …………………….25 %
Taux moyen ………………….. 12,5 %
Taux réduit ………….………....... 5%
Taux super réduit ………………...2 %

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(2) Les taux sont applicables aussi bien pour les biens et/ou services produits localement que pour les biens
importés. Les centimes additionnels communaux inclus au taux général s’appliquent aux biens et/ou services
locaux et aux biens importés.
(3) Le taux général de la TVA s’applique à toutes les opérations non soumises au taux zéro.
(4) Le taux zéro s’applique aux ex-portations de produits taxables.
(5) Le taux général du Droit d’accises s’applique aux biens et ser-vices figurant à l’annexe II du Titre I du
présent Code, autres que ceux soumis aux taux moyen, réduit et super réduit.
(6) a) Le taux moyen du Droit d’accises s’applique aux :
- véhicules de tourisme d’une cy-lindrée inférieure ou égale à 2 500 cm3, de plus de 10 ans à 15 ans d’âge ;
- véhicules de tourisme d’une cy-lindrée supérieure à 2 500 cm3, de 1 à 15 ans d’âge ;
- autres véhicules utilitaires, véhi-cules de transport en commun, remorques, tracteurs à l’exclusion de
ceux agricoles quelle que soit la cylindrée, de plus de 15 ans à 25 ans d’âge ;
- articles de friperie de la position tarifaire 6309.00.00.000 et les
pneumatiques d’occasion des po-sitions tarifaires 4012.20.00.100 à 4012.20.00.900.
b) Le taux réduit du droit d’accises s’applique aux jeux de hasard et de divertissement non assujettis à la
taxe spéciale sur les jeux de hasard et de divertisse-ment visée à l’article 206 et sui-vants du présent Code,
sur le chiffre d’affaires réalisé.
c) Le taux super réduit s’applique sur le chiffre d’affaires hors taxes des entreprises de com-munication, de
téléphonie mobile et de services internet.
(7) Pour le cas spécifique des tabacs, le montant du Droit d’accises résul-tant de l’application du taux de 25 %
visé à l’alinéa (1) b ci-dessus, ne peut être inférieur à 5 000 F CFA pour 1000 tiges de cigarettes, s’agissant des
produits finis de tabac impor-tés.
(8) (nouveau) Pour le cas spécifique des boissons alcoolisées, le montant du droit d’accises résultant de
l’application du taux de 25% visé à l’alinéa (1) b ci-dessus est majoré d’un droit spécifique.
Le montant des droits d’accises addi-tionnels résultant de l’application du système de taxation spécifique est de:
- 75 F CFA pour toutes les bières de 65 centilitres et 37,5 F CFA pour les bières de 33 centilitres ;
- pour les vins, spiritueux, whis-kies et champagnes produits lo-calement :
o 2 F CFA par centilitre pour les spiritueux dits alcools mix ;
o 2 F CFA par centilitre pour les vins ;
o 8 F CFA par centilitre pour les whiskies ;
o 25 F CFA par centilitre pour les champagnes ;
- pour les vins, spiritueux, whis-kies et champagnes de gamme inférieure importés :
o 3 F CFA par centilitre pour les spiritueux dits alcools mix ;
o 3 F CFA par centilitre pour les vins ;
o 10 F CFA par centilitre pour les whiskies ;
o 30 F CFA par centilitre pour les champagnes ;

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- pour les vins, spiritueux, whis-kies et champagnes de gamme supérieure importés :


o 6 F CFA par centilitre pour les spiritueux dits alcools mix ;
o 6 F CFA par centilitre pour les vins ;
o 20 F CFA par centilitre pour les whiskies ;
o 60 F CFA par centilitre pour les champagnes.
(9) Pour le cas spécifique des embal-lages non retournables, il est appliqué un droit d’accises spécifique selon
les tarifs ci-après :
- 15 F CFA par unité d’emballage non retournable pour les boissons alcooliques et gazeuses ;
- 5 F CFA par unité d’emballage non retournable, plafonné à 10% de la valeur du produit, pour tous les
autres produits.

(10) Pour le cas spécifique des bois-sons gazeuses, sodas et autres bois-sons sucrées importés, outre le
droit d’accises visé à l’alinéa (1) b ci-dessus, il est appliqué un droit d’accises spécifique au tarif de 2,5 F
CFA par centilitre.
EXEMPLE 1 : Les Brasseries du Cameroun (SABC) relevant du Régime du Réel en matière de TVA a réalisé
les opérations suivantes assujetties à la TVA et aux DA :
- Achat des whiskies  : 53 662 500 TTC
- Acquisition de véhicule de tourisme d’une cylindrée de 3500 cm 3  :249  530  625 TTC
TAF 
1) Déterminer le montant de la TVA pour chacune des opérations ci-dessus, celui du DA, le prix HT, le
prix hors DA.
2) Sachant que la marge bénéficiaire sur la vente de whisky est de 30% du prix d’Achat hors HT,
déterminer, le prix de vente TTC des whiskies.
Exemple 2 : La S.A. FLG assujettie à la TVA au Régime Réel a réalisé les opérations suivantes :
- Achat des bijoux : 9 600 000 F HT (TVA et DA non compris) ;
- Acquisition d’un véhicule de tourisme de 2 000cm 3 de cylindrée : 330 000 000 HT (hors TVA, hors DA).
TAF Déterminer pour chacune des opérations ci-dessus le montant du DA, de la TVA et le montant TTC.
Exemple 3 : La Société Anonyme « TABAC-BONNE –HALEINE »qui est un assujetti du Régime Réel
basée à Douala a vendu pour le mois de janvier 2015 75 000 paquets de cigarette à 250 FCFA hors Droit
d’Accise le paquet de cigarette. Chaque paquet de cigarette contient 20 tiges de cigarette.
TAF :
1) Calculer le montant du DA, celui de la TVA et le Prix de Vente TTC
2) Calculer le montant du DA, celui de la TVA et le Prix de Vente TTC si le prix de vente hors DA est de
500 FCFA le Paquet.

Exemple 4 : La Sa «  BOIT-TOUT-SAUF-EAU »a acheté 750.000 litres de Johnny Walker de 43° de degré
d’alcool. Le prix d’achat hors DA est de 360.000.000 de FCFA
TAF : calculer le Prix d’Achat TTC.

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SOLUTION
Exemple 1 :
 achat des whiskies 53 662 500 TTC
Montant TTC = MTHT+DA+TVA
Soit x le prix HT
( x +25 %x )+ ( x +25 %x ) 0,1925=53 662 500
1,25x + 1,25x X 0,1925
= 1,490625x
MTTC = 1,490625x
x= 53 662 500/1,490625
x= 36 000 000
DA = 36 000 000 × 0,25=9 000 000
Prix HT DA compris : 36 000 000 + 9 000 000 = 45 000 000
TVA = 45 000 000 × 0,1925=8 662 500
 Acquisition de véhicule de tourisme (cylindrée = 3 500 m2) :
PTTC : 249 530 625 = PHT + DA + TVA
MTTC = x = 0,125x = 0,1925(x =0,125x) = 1,341 625x
x = 249 530 625/1,3415625 = 186  000 000
DA = 186 000 000× 0,125=23 250 000
Prix DA compris 186 000 000 + 23 250 000 = 209 250 000
TVA 209 250 000× 0,1925=40 280 625
Marge Bénéficiaire = 30% PAHT DES WHISKIES
Déterminons le PVTTC
Marge bénéficiaire 0,3(36 000 000 + 9 000 000)= 13 500 000
Marge brute:
PVHT : 36 000 000 + 13 500 000 = 49 500 000
TVA = 49 500 000× 0,1925=9.528 . 750
PVTTC = 49 500 000 + 9.528 . 750= 59. 028.750
Ce qu’il faut relever une fois de plus ici est que le Droit d’Accise (D.A) n’est pas refacturable, il
n’est pas déductible sur le prix.
Exemple2 : Déterminons pour chacune des opérations le montant du DA, TVA et du Mt TTC.
- Achat des bijoux : 9 600 000 HT
DA = 9 600 000 x 0,25 = 2 400 000
TVA = (9 600 000 + 2 400 000) x 0,1925 = 2 310 000
TTC = 9 600 000 + 2 400 000 + 2 310 000 = 14 310 000
- Acquisition d’un véhicule de tourisme de 2 000cm3 de cylindrée

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Mt HT = 330 000 000
DA = 330 000 000 x 0,125 = 41 250 000
TVA = (330 000 000 + 41 250 000) x 0,1925 = 71 465 625
TTC = 330 000 000 + 41 250 000 + 71 465 625 = 442 715 625
Exemple 3 :
1)
- Prix de vente global H DA : 75.000 x 250 = 18.750.000
- DA 18.750.000 x 25 % = 4.687.500
- Nombre de bâton de cigarette 75 000 x 20 = 1.500.000
- DA par bâton de cigarette 4.687.500 /1.500.000 = 3,125.
- On constate que 3,125<3,5
- On retient ici 3,5 donc DA global = 1.500.000 x 3,5 = 5.250.000
- Prix de vente DA compris ou base d’imposition de la TVA 18.750.000 + 5.250.000 = 24.000.000
- TVA 24.000.000 x 19,25 % = 4.620.000
- Prix de vente TTC 24.000.000+4.620.000 = 28.620.000
2)
- Prix de vente global H DA : 75.000 x 500 = 37.500.000
- DA 37.500.000 x 25 % = 9.375.000
- Nombre de bâton de cigarette 75 000 x 20 = 1.500.000
- DA par bâton de cigarette 9.375.000/1.500.000 = 6,25.
- On constate que 6,25>3,5
- On retient ici 6,25donc DA global = 1.500.000 x 6,25= 9.375.000
- Prix de vente DA compris ou base d’imposition de la TVA 37.500.000 + 9.375.000 = 46.875.000
- TVA 46.875.000 x 19,25 % = 9.023.437,5
- Prix de vente TTC 46.875.000 + 9.023.437,5 = 55.898.437,5

Exemple 4 :

- DA 360.000.000 x 25 % = 90.0000.000
- DA pour 1 litre 90.000.000 /750.000 = 120
- 120< 200. On retient 200 FCFA
- DA 200 x 750.000 = 150.000.000
- Prix d’achat DA compris (base d’imposition de la TVA) : 360.000.000 + 150.000.000 =
510.000.000
- TVA 510.0000.000 x19, 25% = 98.175.000
- Prix d’Achat TTC 510.000.000 + 98.175.000 = 608.175.000 de FCFA

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SECTION VI : LA DÉDUCTION DE LA TVA


Paragraphe 1 : principe
La TVA ayant frappé en amont le prix d’une opération imposable est déductible de la TVA applicable à
cette opération pour les assujettis immatriculés et soumis au Régime du Réel.
La TVA collectée ou TVA facturée est celle qui figure sur les factures de vente adressées aux clients.
La TVArécupérable ou déductible est celle qui figure sur les factures d’achat des biens et services
reçues du fournisseur sur les documents douaniers.
La TVAnette due ou TVAàreverser représente la différence positive entre la TVA collectée et la TVA
récupérable. Lorsque cette différence est négative, on a un crédit de TVA.

TVA due ou crédit de TVA = TVA Facturée ou Collectée du mois M – TVA Récupérable
due du même mois

Cette TVA est reversée au plus tard le 15 du mois suivant la réalisation des opérations.
EXEMPLE : La S.A. FLG est une entreprise qui relève du Régime Réel. Elle a réalisé les opérations suivantes
au cours du 1er trimestre de l’exercice 2013 exprimées en HT.
- Les achats :
Janvier : 42 500 000
Février : 77 000 000
Mars : 49 000 000
- Ventes :
Janvier : 80 000 000
Février : 62 000 000
Mars : 125 000 000
TAF : Pour chacun des mois ci-dessus, déterminer le montant de la TVA due à reverser au Trésor ou le crédit
de TVA et donner la date limite de déclaration.
SOLUTION
- Calcul de la TVA collectée :
Janvier : 80 000 000 x 0,1925 = 15 400 000
Février : 62 000 000 x 0,1925 = 11 935 000
Mars  : 125 000 000 x 0,1925 = 24 062 500
- Calcul de la TVA récupérable :
Janvier : 42 500 000 x 0,1925 = 8 181 250
Février : 77 000 000 x 0,1925 = 14 822 500
Mars  : 49 000 000 x 0,1925 = 9 432 500
- Calcul de la TVA due ou crédit de TVA :
Janvier : 15 400 000 – 8 181 250 = 7 218 750 à reverser au plus tar le 15 février
Février : 11 935 000 – 14 822 500 = - 2 887 500 à déduire

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Mars : 24 062 500 – 9 732 500 = 14 630 000 – 2 887 000 = 11 742 500 à reverser au plus tard la 15 avril
2013

Paragraphe 2 : Conditions d’exercice du Droit à Déduction 


L’assujetti qui prétend déduire la TVA réglée en amont doit :
- Être immatriculé ;
- - Acheter pour revendre ou pour produire et non pour consommer ;
- S’approvisionner auprès d’un assujetti.
Par ailleurs, pour qu’un bien ouvre droit à déduction, il doit remplir les conditions suivantes :
- Faire l’objet d’une facturation régulière ;
- Être la propriété du redevable qui demande la déduction ;
- Être exclusivement nécessaire à l’exploitation, ne pas faire l’objet d’une exclusion.
Ainsi, ouvre droit à déduction la TVA ayant frappé :
- Les Matières premières et fournitures nécessaires à l’exploitation qui s’intègre dans le processus des
biens et services, de production ;
- Les services qui ont effectivement concourus à cette production ;
- Les achats de biens et services destinés à la revente en l’état ou après transformation ;
- Les biens d’équipement nécessaires à l’exploitation à l’exception des véhicules de tourisme ainsi que
leurs pièces de rechange et les frais de réparation y afférents ;
- Les exportations des produits imposables ouvrent droit à déduction.
La TVA retenue à la source ouvre droit à déduction sur présentation de la quittance de reversement
dument délivrée.
Les déductions qui n’auraient pas été effectuées dans les délais requis peuvent être opérées
(déduites) jusqu’à la fin de la deuxième année qui suit celle au cours de laquelle la TVA est devenue
exigible..Par exemple, une taxe exigible le 15 mars 2008 peut être déduite jusqu’au 31 décembre 2 009
délai maximum.
N.B Pour que la TVA soit déductible, il faudrait que le montant des opérations effectuées et
réglé en espèce soit inférieur à 100.000 de FCFA. Si le montant des opérations effectuées et dont le
règlement de la facture s’est fait au comptant est au moins égale à 100.000, la TVA résultante ne peut pas
faire l’objet d’une déduction.
Si la TVA déductible est > à la TVA collectée, il y a un crédit de TVA sur le Trésor Public. Ce crédit
de TVA est reportable sur les déclarations suivantes jusqu’à son épuisement complet sans limitation de durée.
 Les crédits trimestriels supérieurs à 10 000 000 sont soumis au DG des impôts pour validation
 Pour les crédits trimestriels inférieurs à 10 000 000, la validation relève du ressort du Chef de Centre
Régional.
 Les déductions concernant la TVA retenue à la source ne seront admises que sur présentation des
attestations de retenue à la source. Aucune demande remboursement ou de compensation de la TVA ne peut
être introduite sur la base des factures payées en espèces.

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 Les crédits trimestriels cumulés supérieurs à 50 millions pour les entreprises relevant de la Direction
des Grandes Entreprises et supérieurs à 20 millions pour les autres entreprises sont soumis à la validation du
Centre de Gestionnaire compétent. Ils seront reportés sur les périodes ultérieures à compter du mois suivant
celui de leur validation
La taxe qui n’est pas susceptible d’imputation comme par exemple le cas des entreprises en situation
de crédit chronique ou permanent bien que ne déclarant pas ou déclarant peu de TVA collectée, peut être
opérée ; c’est-à-dire que ces contribuables n’ont droit à déduction sur les achats et frais généraux (les
exportations par exemple) que sur autorisation du DGI.Pour bénéficier de ce mécanisme, les contribuables
concernés doivent justifier d’une activité régulière ininterrompue pendant 2 ans. Ils ne doivent pas faire l’objet
au moment de la demande de compensation (remboursement) d’une procédure de vérification. Ils doivent
apporter tous les moyens de preuve exigés par le service des impôts. Ils ne doivent pas être débiteurs d’un
quelconque impôt ou taxe de quelconque nature que ce soit. La demande doit être accompagnée d’un bordereau
de situation fiscale. Pour la compensation, un chèque spécial sur le trésor est émis par le DGI dont le montant
pourra être utilisé pour payer les impôts de même nature que la TVA et les droits de douanes.
Le remboursement du crédit de TVA est limité aux cas suivants :
- Aux industriels et aux Établissements de Crédit Bail (CB)ayant réalisé les investissements dont la
liste est précisée par voie réglementaire et pour lesquels les crédits de TVA sont supérieurs à 10 000 000 et dans
un délai de 3 mois à compté de la demande ;
- Aux entreprises en situation de crédit structurel du fait de la retenue à la source ;
- Aux exportateurs dans un délai de 2 mois à compter du délai de la demande ;
- À la fin de chaque trimestre aux missions diplomatiques ou consulaires sous réserve d’accords
formels de réciprocité ;
- À la fin de l’exercice aux organismes à but non lucratif et reconnus d’utilité publique et dont la gestion
est bénévole et désintéressée au profit de toute personne lorsque leurs activités présentent un caractère social,
culturel, sportif, éducatif ou philanthropique conformément à leur objet. En plus, l’organisme doit être agréé
par l’autorité compétente.

Paragraphe 3 : biens et services exclus du droit à déduction


N’ouvre pas droit à déduction, la taxe ayant frappé :
- Les dépenses de logement, d’hébergement, de restauration, de réception, de spectacle et de location de
véhicules de tourisme et de transport de personnes. Cette exclusion ne concerne pas les dépenses supportées au
titre de leurs activités imposables par les professionnels de tourisme, de restauration, de spectacle et les
concessionnaires d’automobile ;
- Les importations des biens liés à l’exploitation non utilisés et réexportés en l’État ;
- Les biens et services acquis par l’entreprise mais utilisés par les tiers, les dirigeants ou les personnels de
l’entreprise ;
- Les services afférents aux biens exclus du droit à déduction.

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SECTION VII : REMISE EN CAUSE DU DROIT À DÉDUCTION


Paragraphe 1 : les assujettis partiels à la TVA
Un assujetti partiel est un contribuable qui réalise à la fois des opérations ouvrant droit à déduction de
la TVA et des opérations n’ouvrant pas droit à déduction de la TVA.
Il s’agit des contribuables qui réalisent des opérations imposables et exonérées. Dans ce cas, la
déduction s’opère sur la base d’un prorata de déduction. Ce prorata s’applique tant aux immobilisations
qu’aux biens et services. Cependant, le contribuable peut aussi organiser sa comptabilité en secteurs d’activités
distincts :
- Un 1er secteur concernant les opérations imposables où la TVA à reverser ou le crédit de TVA s’obtient
en faisant la différence entre la TVA colletée et la TVA récupérable sans application du prorata ;
- Un 2nd secteur concernant les opérations non imposables sur lesquelles on ne calcule pas de TVA.

1- Le principe du prorata
Le prorata de déduction est un pourcentage que l’on applique à la TVA récupérable pour obtenir le
montant à déduire effectivement par un assujetti partiel.
TVA déductible dans ce cas = TVA facturée par le fournisseur x Prorata de déduction
CAHT annuel de l ' exercice ouvrant droit à déduction
Avec Prorata =
CAHT global de l' exercice
Le CAHT annuel s’étend sur tous les droits et taxes compris à l’exception de la TVA.
Le prorata de déduction est toujours arrondi à l’unité >supérieur quelque soit la décimale.
Le prorata utilisé tout au long d’un exercice constitue le prorata provisoire. Il est déterminé en
fonction du CA de l’exercice antérieur. Pour les entreprises nouvelles, le prorata provisoire est calculé en
fonction du CA prévisionnel HT de l’exercice en cours.
Le prorata définitif d’un exercice est celui qui est déterminé à la fin dudit exercice en fonction du
CA réel.
Toute différence entre le prorata provisoire et le prorata définitif donnent lieu à la régularisation.
Si le prorata réel ou définitif < 10%, aucune déduction n’est possible.
EXEMPLE : La S.A. FLG est un assujetti partiel à la TVA. Elle relève du régime réel. À la fin de l’année
2012, le CA se décompose comme suit :
- Vente des produits imposables sur le territoire national : 1 973 062 800 F TTC !
- Vente de produits exonérés : 1 566 048 000 HT ;
- Exportation des produits imposables : 2 010 960 000 HT.
Les opérations réalisées au cours du mois de janvier et février 2013, se présentent comme suit
exprimées en HT :
1- Achats :
- Janvier : 193 800 000
- Février : 232 500 000

2- Ventes

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 Ventes des produits imposables sur le territoire


national
- Janvier : 259 440 000
- Février : 202 440 000

 Exportation des produits imposables


- Janvier : 167 580 000
- Février : 211 896 000
 Produits exonérés 
- Janvier : 105 000 000
- Février : 97 320 000
TAF
1) Déterminer le prorata définitif de l’exercice 2012.
2) Pour chaque mois de février et janvier, déterminer le montant de la TVA à reverser au trésor ou le crédit
de TVA.
SOLUTION
1) Déterminons le prorata définitif de l’exercice 2012 :
- Vente de produits imposables : 1 983 062 800 TTC ;
- Ventes de produits exonérés : 1 566 048 000 ;
- Exportation des produits imposables : 2 010 960 000.
CA des produitrsimposables HT
P=
CA global
Éléments du numérateur :
1973 062 800
- Ventes des produits imposables (territoire national) = 1 654 560 000
1,1925
- Exportations HT = 2 010 960 000
Total numérateur 3 665 520 000
Éléments du dénominateur :
- Produits exonérés : 1 566 048 000
- Éléments du num : 3 665 520 000
Total
5 231 568 000
dénominateur
3 665520 000
P= =0,7 006 ⇒ P=71 %
5 231568 000

2) Mt de la TVA à reverser au trésor ou crédit de TVA


- Janvier
 TVA collectée :
Janvier : ventes de produits : 259 445 000 x 0,1925 = 49 942 200
Exportations des produits : 167 580 000 x 0 = 0
49 942 200
 TVA récupérable :
Achats imposables : 193 800 000 x 0,1925 x 0,71 = 26 487 615
 TVA à reverser de janvier : 49 942 200 – 26 487 615 = 23 454 585

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À reverser au trésor au plus tard le 15 février.


- Février
 TVA collectée :
Ventes de produits : 202 440  000 x 0,1925 = 38 969 700
Exportations des produits : 211 896 000 x 0 = 0
38 969 700
TVA récupérable :
Achats imposables : 232 500 000 x 0,1925 x 0,71 = 31 776 937
TVA à reverser = 38 969 700 – 31 776 937= 7 192 762
TVA à reverser au plus tard le 15 mars

2- La notion de secteur d’activité


La loi prévoit la possibilité pour les assujettis partiels de tenir compte des secteurs d’activités distincts.
Dans ce cas, il peut sur demande introduite auprès des services des impôts déduire l’intégralité de la TVA sur
les opérations imposables et ne déduire aucune TVA d’Amont (TVA récupérable sur les opérations non
taxables).
Pour l’application de ce système, l’assujetti doit être en mesure de tenir 02 comptabilités concrètes et
distinctes.
- Le secteur S1 pour les activités imposables ;
- Le secteur S2 pour les activités exonérées.
De plus, il ne doit y avoir aucune confusion dans l’affectation des différentes activités, des
immobilisations, des biens et services pouvant donner lieu à une déduction de TVA.
APPLICATION
Le CA de l’exercice 2012 d’une entreprise assujettie à la TVA et relevant du régime réel se décompose
comme suit :
- Affaires soumises à la TVA : 652 625 000 ;
- Affaires non soumises à la TVA : 92 500 000 ;
- Exportation des produits imposables : 208 000 000
Par ailleurs, les opérations réalisées au moins de février 2013 par cette entreprise sont les suivantes :
Achats :
- Matières premières et services utilisés pour les affaires soumises à la TVA : 37 000 000 ;
- Frais généraux ventilés suivant leur affectation ;
 Affaires soumises à la TVA : 7 900 000 ;
 Affaires non soumises à la TVA : 2 000 000 ;
 Exportation (achat des produits destinés à l’exportation) : 3 500 000.
Ventes :
- Affaires soumises à la TVA : 60 000 000 ;
- Affaires non soumises à la TVA : 19 500 000 ;
- Exportation soumises à la TVA : 31 500 000.

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TAF 
1) Déterminer la TVA à reverser au trésor au titre de la déclaration du mois de février 2013 dans
l’hypothèse où l’entreprise est organisée en secteurs d’activités distincts (S1 : affaires soumises à la
TVA, S2 : affaires exonérées).
2) Déterminer la TVA à reverser au trésor au titre de la déclaration du mois de février 2013 dans
l’hypothèse où l’entreprise n’est pas organisée en secteurs d’activités (dans ce cas, les frais généraux ne
seront pas répartis).
3) Cette entreprise a-t-elle intérêt à s’organiser en secteur d’activité ? pourquoi ?
SOLUTION
1) TVA à reverser au trésor (mois de février 2013)
- L’entreprise est organisée en secteurs d’activités distincts :
S1 : affaires soumises à la TVA
TVA collectée :
- Affaires soumises à la TVA : 60 000 000 x 0,1925 = 11 550 000
- Exportation soumises à la TVA : 31 500 000 x 0,1925= 0
TVA collectée = 11 550 000
TVA récupérable :
- M P et services utilisés pour affaires soumises à la TVA : 37 000 000 x 0,1925 = 7 122 500
- Frais généraux :
 affaires soumises à la TVA 7 900 000 x 0,1925 = 1 520 750
 exportation : 3 500 000 x 0,1925 = 673 750
TVA récupérable = 9 317 000
TVA à reverser = 11 550 000 – 9 317 000 = 2 233 000
2) L’entreprise n’est pas organisée en secteurs d’activités 
- Détermination du prorata :
652 625 000+208 000 000
P p= =0,9029 ⟹ P p =91 %
953125 000
TVA collectée = 11 550 000
TVA récupérable
- M P et services utilisés pour affaires soumises à la TVA : 37 000 000 x 0,1925 = 7 122 500
- Frais généraux : (7 900 000 + 2 000 000 + 3 500 000) x 0,1925 x 0,91 = 2 347 345
TVA récupérable = 7 112 500 + 2 347 345 = 9 469 845
TVA à reverser = 11 550 000 – 9 469 845 = 2 080 155
3) Non, car lorsqu’elle s’organise en secteurs d’activités, elle reverse plus de TVA au trésor.

Paragraphe 2 : Régularisation de la TVA


Les déductions faites à titre de régularisation ont pour but de modifier les déductions initialement
opérées, d’encourager les exportations, de ne pas léser les bénéficiaires de crédit de TVA, de permettre aux
assujettis de réparer les missions.

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Pour les assujettis partiels, les déductions opérées pendant l’exercice sont effectuées sur la base du
prorata provisoire. En fin d’exercice, lorsque l’on connaît le prorata réel (prorata définitif calculé en fonction
du CAHT à la fin de l’année), il faut corriger les déductions prévisionnelles pour s’en tenir aux déductions
réelles.

1- Régularisation concernant les immobilisations


1.1- Connaissance du prorata définitif
Le prorata réel et définitif doit être calculé en fin d’exercice et les régularisations doivent être
effectuées à cette occasion :
- Si le prorata définitif est < 10%, aucune déduction n’est autorisée et les déductions effectuées à
tord sur la base du prorata provisoire doivent être reversées au trésor et venir en augmentation
du coût d’acquisition de l’immobilisation ;
- Si le prorata définitif est > 10%, régularisation est égale :
Régularisation = TVA facturée par le fournisseur x Écart de prorataavec Écart de prorata = P p−P R

EXEMPLE : La S.A. FLG est un assujetti à la TVA au Régime du Réel. Elle a appliqué au cours de l’exercice
2012 un prorata de 20%. Ceci a permis de déduire une TVA de 50 000 000.
TAF : Déterminer le montant de la régularisation et donner sa nature si en fin d’exercice, le Prorata Réel est de
30%, 15%, 8%.
SOLUTION
P p = 20%, calcul du montant de la régularisation :
- Calcul de la TVA facturée par le fournisseur :
20% x = 50 000 000
x = 250 000 000
P D= 30%
Régularisation = 250 000 000 (20% - 30%) = - 25 000 000. Un crédit de TVA
P D= 15%

Régularisation = 250 000 (20% - 15%) = 12 500 000. TVA à reverser.


P D= 8% < 10%. Pas de régularisation.
Sur la plan comptable, la connaissance du P D en fin d’exercice d’acquisition d’une immobilisation
entraîne la correction de l’écriture d’acquisition.
- Si le P D = 100%, la base d’amortissement du l’immobilisation est égale à l’ancienne valeur d’acquisition
HT ;
- Si le P D ≥ 10 % et < 100%, la base de calcul des amortissements est égale à la valeur d’acquisition HT du
matériel majorée de la fraction non récupérable de la TVA ;

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- Si le P D< 10%, la base d’amortissement de l’immobilisation est égale à la valeur TTC d’acquisition du
matériel.
EXEMPLE : Une immobilisation est acquise le 1er juin 2013 à 29 812 500 TTC par chèque bancaires. Sa durée
de vie est de 5 ans. Le prorata provisoire de déduction de l’exercice est de 80%. Le prorata définitif de
l’exercice 2013 est de 68%.
TAF
1) Calculer le coût d’acquisition de l’immobilisation au 01/06/2013.
2) Calculer le coût définitif d’acquisition de l’immobilisation en fin d’exercice 2013.
SOLUTION
01/06/2013 : Acquisition : 29 812 500 TTC ; n = 5 ans ; P p= 80% ; P D = 68%
29 812500 29 812 500
1) Coût d’acquisition = + x 0,1925 (100−80 ) %=25 962 500.
1,1925 1,1925
2) Au 31/12/2013 : VAcq = 25 000 000 + 25 000 000 x 0,1925 (100 – 68)% = 26 540 000
1.2- Sortie du champ d’application de la TVA
L’immobilisation peut sortir du champ d’application de la TVA lorsqu’il y a changement d’affectation
(matériel offert aux dirigeants ou au personnel et pourtant initialement acheté), transfert de propriété (vente du
matériel avant la fin de la période légale de détermination, vol, détournement, destruction des biens), perte de la
qualité d’assujetti (par option volontaire ou à la suite d’une faillite).
La régularisation doit être effectuée dans la déclaration déposée au titre du mois au cours duquel la sortie a eu
lieu.
Lorsqu’une immobilisation est cédée avant la fin de la 4 e année à compter de son acquisition, l’assujetti
doit reverser la TVA initialement déduite diminuée des 1/5 par année ou fraction d’année depuis son
acquisition.
EXEMPLE : Une immobilisation est acquise par la S.A. FLG le 1 er mai 2004 à 19 080 000 TTC. Sa durée de
vie est de 8 ans. Cette immobilisation a été cédée le 30/06/2006 à 19 000 000 à un non professionnel en matériel
d’occasion.
TAF : Déterminer le montant de la TVA à reverser au trésor dans les hypothèses suivantes :
1) Prorata réel de déduction de l’exercice 2004 : 100%.
2) Prorata réel de déduction de l’exercice 2004 : 80%.
1er mai 2004 : VAcq = 19 080 000 TTC, n = 8 ans, DC = 30/06/06
Déterminons le montant de la TVA à reverser au trésor :
1) Hypothèse 1 : P R : 2004 = 100%
Valeur réelle d’acquisition de l’immobilisation au 31/12/04
V ¿ 16 000 000
- Calcul de la TVA initialement déduite : 16 000 000 x 0,1925 = 3 080 000
TVA à reverser au Trésor :
DC = 30/06/06

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5−3
TVA à reverser = 3 080 000 x =1 232 000
5
NB : toute fraction d’année est considérée comme une année entière
2) Hypothèse 2 : P R=80 %

- Calcul de la TVA initialement déduite : 16 000 000 x 0,1925 x 0,8 = 2 464 000


5−3
- TVA à reverser : 2 464 000 x = 985 600
5

Paragraphe 3 : Variation du Prorata de Déduction dans le Temps


Les Proratas Définitifs calculés au fil des années ultérieures de la vie des immobilisations peuvent
varier par rapport au prorata Définitif de l’année d’acquisition sur la base de laquelle les déductions avaient été
effectuées.
Ainsi, à la fin de chaque année et jusqu’au 4 e qui suit les exercices d’acquisition, l’entreprise doit
effectuer les régularisations si le Prorata Définitif Ultérieur comparé au prorata de l’année d’acquisition varie de
plus de 5 points : c’est-à-dire de 5% , dans le cas contraire, il n’y a pas de régularisation. Dans ce cas,
régularisation de TVA pour cause de variation du prorata est égale

Ecart de prorata
Régularisation TVA = TVA facturée par le fournisseur x
5
Avec ici, écart de prorata = Prorata Définitif de l’Année Initiale – Prorata Définitif de l’année de
Régularisation

EXEMPLE : La S.A. FLG a acquis le 01/03/05 une immobilisation à 21 465 000 TTC. Sa durée de vie est de
10 ans. Le Prorata Réel de déduction de l’exercice 2005 est de 80%
TAF : Calculer le montant de la régularisation de la TVA et donner sa nature dans les cas suivants :
1) Prorata réel de l’exercice 2006 : 60%.
2) Prorata réel de l’exercice 2007 : 90%.
3) Prorata réel de l’exercice 2008 : 76%.
4) Prorata réel de l’exercice 2009 : 68%.
5) Prorata réel de l’exercice 2010 : 70%.
6) Prorata réel de l’exercice 2011 : 79%.
7) Prorata réel de l’exercice 2012 : 93%.

SOLUTION
Daq : 01/03/05 : Vo = 21 465 000 TTC, n = 10 ans, P R(2005) = 80%.
Calculons le montant de la régularisation de la TVA dans les cas suivants :
1) Prorata de 2006 : 60%
21 465 000
V OHT : =18 000 000
1,1925
TVA facturée par le fournisseur = 18 000 000 x 0,1925 = 3 465 000

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( 80−60 ) %
Régularisation TVA = 3 465 000 x =138 600à reverser
5
2) P R(2007) : 90% ; Écart = (80 – 90)% = - 10%
−10 %
Régularisation TVA : 3 465 000 x = - 69 300 (crédit de TVA)
5
3) P R(2008) = 78% ; Écart prorata = (80 – 76)% = 4%
Pas de régularisation.

4) P R(2009) = 68% ; Écart prorata = (80 – 68)% = 12%


0,12
Régularisation TVA = 3 465 000 x =83 160 à reverser
5
5) On ne peut pas dépasser 4 ans.

Paragraphe 4 : TVA sur factures impayées


Le vendeur peut déduire de ses prochaines taxes la TVA antérieurement facturée à un client non
solvable à condition d’apporter la preuve que la facture a été impayée. Il devra parallèlement adresser au client
insolvable le duplicata de la facture impayée après y avoir apposé la mention « Facture demeurée impayée
pour un montant de …… et une TVA impayée de …………. ». Ce duplicata permet au client insolvable de
reverser éventuellement au Trésor la TVA qui avait été déduite en même temps qu’il permet au fournisseur de
déduire cette TVA.
EXEMPLE : La S.A. FLG a envoyé la facture suivante à sa cliente Marie Labelle. PVHT = 1 000 000, TVA =
19,25% soit 192 500, PVTTC = 1 192 500
La S.A. FLG, après plusieurs relances infructueuses s’aperçoit que la client Marie Labelle est en faillite
et ne pourra plus rien payer.
TAF : Que doit faire la S.A. FLG en matière de TVA.
SOLUTION
La S.A. FLG doit :
- Apporter des justificatifs permettant de récupérer la TVA de 192 500 ;
- Envoyer à Mlle Marie Labelle un duplicata avec la mention « Facture demeurée impayée pour un
montant de 1 000 000 et une TVA impayée de 192 500».

SECTION VIII : MODALITÉS DE PERCEPTION ET SANCTIONS EN MATIÈRE DE TVA


Paragraphe 1 : modalités de perception
Le montant de la TVA est payé directement et spontanément par le redevable au moment du dépôt de la
déclaration à la Caisse du Receveur des impôts dont dépend son Siège Social ou par le responsable accrédité
par lui.Toutefois, pour les entreprises relavant d’une Unité de Gestion Spécialisée, la déclaration et le paiement
sont effectués auprès de cette structure. Ces paiements sont transférés à un compte ouvert à la BEAC dont le
solde net est viré au Trésor.

ENSEIGNANT : Fernand Leopold GUDO 694.21.08.60/677.30.71.43 Page 35


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Toutefois, le montant de la TVA due par les Grandes Entreprises est payé à la Caisse des Receveurs des
impôts chargés desdites entreprises.

Pour les fournisseurs de l’État, des Collectivités Territoriales Décentralisées, des entreprises publiques
et certaines entreprises privées dont la liste est fixée par le Ministre chargé des Finances, la TVA est retenue à la
source lors du règlement des factures par cette entreprise et reversée à la recette des impôts ou à défaut au poste
comptable compétent dans ces mêmes délais que ceux appliqués aux autres transactions.
Toutefois, sont dispensées de cette retenue les entreprises dont la liste est fixée par Arrêté du Ministre
en charge des finances.

Paragraphe 2 : sanctions


Les insuffisances, omissions ou inexactitudes qui affectent la base d’imposition et qui ont conduit
l’Administration à effectuer des redressements donnent lieu à l’application d’un intérêts de retard de 1,5% par
mois de retard plafonné à 50% calculé sur la base des droits mis à la charge du contribuable à la suite de la
notification du dernier acte de procédure en cas de contrôle.L’intérêt de retard est calculé à compter du 1 er jour
du mois qui suit celui au cours duquel la déclaration relevant une insuffisance, une omission ou une inexactitude
a été déposée jusqu’au dernier jour du mois de la notification du redressement.
Les insuffisances qui affectent les bases d’imposition et qui ont conduit l’Administration à effectuer des
redressements donnent droit à l’application des majorations suivantes en plus des intérêts de retard :
- 30% en cas de bonne foi ;
- 100% en cas de mauvaise foi ;
- 150% en cas de manœuvres fraudeuses sans préjudice des poursuites pénales.
Le contribuable qui après une mise en demeure de déclarer n’a pas souscrit sa déclaration, fait l’objet
d’une taxation d’office et sa cotisation est majorée de 100%. La majoration est portée à 150% en cas de
récidive. L’intérêt de retard est calculé à compté du 1 er jour du mois qui suit celui au cours duquel la déclaration
devrait être déposée et le point d’arrivée du calcul des intérêts de retard est fixé au dernier jour du mois de
paiement.
L’absence d’une indication sur une facture du N° d’Identifiant Unique (N.I.U) entraîne la non
déduction de la TVA mentionnée sur cette facture.
Donne lieu à une amende de 100 milles francs le non dépôt après une mise en demeure d’une
déclaration faisant apparaître un impôt néant ou un crédit d’impôt.
Fin de ce chapitre

ENSEIGNANT : Fernand Leopold GUDO 694.21.08.60/677.30.71.43 Page 36


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CHAPITRE 4: L’IMPOT SUR LE REVENU DES PERSONNES


PHYSIQUES

CENTRES D’INTÉRÊTS :
Au terme de ce chapitre, nos capacités devraient être initiées et renforcées sur
- Les généralités sur l’IRPP ;
- L’IRPP sur les traitements de salaires, pensions et rentes viagères ;
- L’IRPP sur les revenus des capitaux mobiliers ;
- L’IRPP sur les revenus fonciers ;
- L’IRPP sur les bénéfices artisanaux, industriels et commerciaux ;
- L’IRPP sur les bénéfices des professions non commerciales ;
- Les dispositions communes aux bénéfices artisanaux, industriels, commerciaux aux bénéfices
agricoles et aux bénéfices des professions non commerciales.
Pour un meilleur cadrage de ce cours sur l’IRPP, l’impôt sur chaque type de revenu sera abordé dans la
trilogie suivante :
- Les personnes ou les revenus imposables ;
- Les exonérations ;
- La liquidation.

SECTION I : GÉNÉRALITÉS SUR L’IRPP


L’IRPP est assis sur le revenu net global réalisé par le contribuable.

Paragraphe 1 : Les catégories de revenus visées par l’IRPP


Il s’agit de la somme des revenus nets catégoriels suivants :
- Les revenus des capitaux mobiliers ;
- Les revenus fonciers ;
- Les bénéfices des activités artisanales, industrielles et commerciales ;
- Les revenus des exploitations agricoles ;
- Les revenus des professions non commerciales et assimilées.

Paragraphe 2: Personnes imposables à l’IRPP et la notion de domicile fiscal


Sous réserve des conventions fiscales internationales, l’IRPP est dû par toute personne physique ayant
au Cameroun son domicile fiscal.
1- Sont considérées comme ayant leur domicile fiscal au Cameroun
- Les personnes qui ont au Cameroun leur foyer ou le lieu de leur séjour principal ;
- Celles qui exercent au Cameroun une activité professionnelle salariée ou non à moins qu’elles ne
justifient que cette activité est exercées à titre accessoire ;

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- Les personnes qui ont au Cameroun le centre de leurs intérêts économiques.


2- Sont également considérés comme ayant leur domicile fiscal au Cameroun
Les fonctionnaires ou agents de l’État exerçant leur fonction dans un pays étranger et qui ne sont pas
soumis à l’IRPP dans ce pays étranger.
3- Notons aussi que les personnes dont le domicile fiscal est situé hors du Cameroun sont
passibles de l’IRPP quant à leurs gains de source Camerounaise.
4- Sont également passibles de l’IRPP les personnes de nationalité Camerounaise ou étrangère
ayant ou non leur domicile fiscal au Cameroun qui recueillent des bénéfices ou revenus dont l’imposition
est attribuée au Cameroun par une convention internationale relative à l’élimination de la double
imposition.
5- Les personnels des Organisations Internationales et des Missions Diplomatiques et Consulaires
recrutées localement ou non et n’ayant pas la qualité d’agents diplomatiques au sens des conventions
internationales demeurent assujetties de plein droit à l’IRPP au Cameroun.
6- Les associés des Sociétés en Nom Collectif et les commandités des SCS n’ayant pas opté pour
leur assujettissement à l’IS sont personnellement soumis à l’IRPP pour la part des bénéfices sociaux
correspondant à leur droit dans la société.
7- Sont également passibles à l’IRPP les membres des sociétés civiles (personnes physiques), des
sociétés en participation et des sociétés de fait dans la mesure où ces membres ne sont pas passibles à l’IS.

Paragraphe 3: Les Exonérations, Exemptions en matière d’IRPP


Sont affranchis de l’IRPP :
1- Les personnes physiques exclusivement pour leurs activités soumises à l’impôt libératoire
2- Les Chefs de MissionsDiplomatiques, les Consuls, les Agents de Missions Diplomatiques consulaires
de nationalité étrangère, titulaires d’une Carte Diplomatique délivrée par le Ministère des Relations Extérieures,
mais seulement dans la mesure où les pays que ces Missions Diplomatiques représentent, accordent des
avantages similaires aux Agents Diplomatiques et consulaires Camerounais.
3- Les membres du personnel des Organisations Internationales de statuts diplomatiques, mais seulement
dans la mesure où la Convention d’Établissement ou l’Accord de Siège de ces Organisations Internationales
prévoit explicitement cette franchise.
4- Les Personnels Administratifs et Techniques des Missions Diplomatiques post-consulaires et les
Organisations Internationales dès lors qu’il est établit qu’ils sont soumis à l’IRPP dans leur pays d’origine.

Paragraphe 4: Lieu d’imposition de l’IRPP


- Le contribuable qui a une résidence unique au Cameroun paye l’IRPP au lieu de situation de cette
résidence ;
- Le contribuable qui a plusieurs résidences au Cameroun est passible à l’IRPP au lieu où il est réputé
posséder sa résidence principale ;

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- Les personnes domiciliés à l’étranger, les fonctionnaires et agents de l’l’État exerçant leurs fonctions
dans un pays étranger, lorsqu’ils sont redevables à l’IRPP et lorsqu’ils ne possèdent pas de résidence au
Camerounsont imposables les premiers au lieu de leurs principaux intérêts au Cameroun et les seconds
au siège du service qui les administre.

Paragraphe 5: Détermination de l’assiette de l’IRPP


L’assiette de l’IRPP est constituée par la somme des différents revenus nets catégoriels dont dispose le
contribuable au titre d’une année d’imposition, majorée le cas échéant des bénéfices de toutes opérations
lucrativesauxquelles il se livre. Pour les revenus salariaux, il faut procéder à un abattement d’un montant
forfaitaire de 500 000 FCFA. De façon simple, lorsqu’une personne exerce plusieurs activités passibles à
l’IRPP, la base d’imposition est constituée par la somme des revenus nets

SECTION II : IRPP SUR LES TRAITEMENTS, SALAIRES, PENSIONS ET RENTES


VIAGÈRES
Paragraphe 1: Revenus imposables à l’IRPP sur les traitements, salaires, pensions
et rentes viagères
Sont imposables les revenus provenant des traitements, des salaires, indemnités, émoluments, des
pensions et rentes viagères et les gains réalisés par les producteurs d’assurances, les Voyageurs- Représentants
Placiers lorsque l’activité rétribuée s’exerce au Cameroun.
Les pensions et rentes viagères sont réputées perçues au Cameroun lorsque le débiteur y est établi.

Paragraphe 2: Les Exemptions en matière d’IRPP sur les traitements, salaires,


pensions et rentes viagères
Sont affranchis à l’IRPP :
- Les bourses d’études ;
- Les allocations spéciales destinées à couvrir les frais inhérents à la fonction ou à l’emploi dans la
mesure où elles sont effectivement utilisées conformément à leur objet et ne sont pas exagérées.
- Les allocations ou avantages à caractère familial ;
- Les allocations, indemnités et prestations de services sous quelques formes que soit par l’État  ; les
Collectivités Territoriales Décentralisées et les Établissement publics en vertu des lois et décrets d’assistance et
d’assurance ;
- Les indemnités temporaires, prestations et rentes viagères servies aux victimes d’accident de travail ou
à leurs ayants droits.
- Les rentes viagères servies en représentation de dommages et intérêts en vertu d’une condamnation
prononcée judiciairement pour la réparation d’un préjudice corporel ayant entrainé pour la victime une
incapacité permanente totale l’obligeant à avoir recours à l’assistance d’un tiers pour effectuer les activités
ordinaires de sa vie ;
- Les compléments forfaitaires des soldes servis aux fonctionnaires ;
- Les pensions pour blessures et invalidité accordées aux hommes qui ont servi aux forces armées ;

ENSEIGNANT : Fernand Leopold GUDO 694.21.08.60/677.30.71.43 Page 39


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- Le capital reçu à titre de pension ou indemnité pour décès ou en compensation consolidée pour décès
ou blessure ;
- Les majorations de salaire résultant de l’application de l’index de correction servies aux fonctionnaires
et agents diplomatiques et consulaires en poste à l’étranger ;
- Les gratifications allouées aux travailleurs à l’allocation de la remise des médailles du travail par le
Ministère en chargé du travail.
- La quotte- part de l’indemnité de licenciement versée à titre de dommages et intérêts en vertu de la
législation sociale à l’exception des sommes destinées à couvrir le préjudice relatif à la perte du salaire ;
- Les personnes physiques percevant moins de 62 000 FCFA de salaire brut par mois.

Paragraphe 3: Liquidation de l’IRPP sur les traitements, salaires, pensions et rentes viagères
1. Schéma général de calcul de la base d’imposition de l’IRPP
Base de calcul = Salaire Brut Imposable (Salaire Brut Taxable) annuel
– frais professionnels (30% du Salaire Brut Taxable)
– cotisation salariale CNPS (PVMD) 2 ,8% du salaire cotisable plafonné à 3 600 000 FCFA
– abattement forfaitaire de 500 000 FCFA.
Pour comprendre cette base d’imposition, certaines notions sont à expliciter.

1.1. Salaire Brut Imposable (Salaire Brut Taxable)


Il est égal au Salaire Taxable Intermédiaire + les avantages en nature au sens de l’Administration
Fiscale.
1.2. Salaire Taxable Intermédiaire
Il est égal au salaire brut - les éléments non imposables.

1.3. Les avantages en nature au sens de l’Administration Fiscale


Ils sont constitués de :
- Logement 15%
- Électricité 4%
- L’eau 2%
- Par Domestique 5%
- Par Véhicule 10%
- Nourriture 10%
NB : Ces différents taux s’appliquent sur le Salaire Brut Taxable Intermédiaire
Toute indemnité en argent représentative d’avantage en nature doit être comprise dans la base
imposable dans la limite des taux fixés ci-dessus sauf disposition expresse les exonérant. Par exemple, lorsque
dans un exercice, on nous donne le montant d’avantage logement en valeur absolue, le montant à prendre
en considération serait celui qui ne dépasserait pas 15% du salaire brut taxable.

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1.4. Le salaire cotisable


Il est égal au salaire brut – éléments non imposables. + avantages en nature au sens de la CNPS.
Les éléments non imposables sont constitués des :
- allocations familiales ;
- indemnités;
- Les primes de représentation.
Parmi les indemnités, on peut noter :
- Les indemnités de déplacement
- Les indemnités de lait
- Les indemnités de panier
- Les indemnités de salissure
- Les indemnités de sécurité ou de risque
- Les indemnités de bicyclette
Le salaire cotisable est plafonné à 750 000 FCFA par mois soit 9 000 000 par an.

1.5. Avantage en nature au sens de la CNPS


L’évaluation des avantages en nature au sens de la CNPS a pour préoccupation de mettre en exergue le
salaire cotisable (base de calcul de la PVMD).

La CNPS retient à ce niveau tous les avantages en nature lors que ceux-ci sont donnés à leur valeur
réelle. Mais elle a une méthode particulière pour évaluer le logement et la nourriture.
 Évaluation du logement
Il est égal à une fois le taux horaire du salaire de la 1 ère catégorie, 1er échelon de la zone et du secteur
d’activité de l’entreprise pour chaque jour de travail.
En d’autre terme salaire net catégoriel mensuel / 173 ,33 x 1x nombre de jour de travail durant le mois.
 Évaluation nourriture
Elle est égale à 2,5 fois le taux horaire du salaire de la 1ère catégorie, 1er échelon de la zone
d’activité considéré pour chaque jour de travail.
En d’autre terme salaire net catégoriel mensuel / 173 ,33 x 2,5 x nombre de jour de travail durant le
mois.

1.6. Le salaire brut


Il consacre l’ensemble des sommes versées a l’employé par l’employeur en contrepartie du travail
fourni dans l’entreprise. Le salaire brut est constitué de :
- Salaire de base
- Des primes
- Des indemnités
- Des allocations familiales

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- Du salaire des heures supplémentaires.


- Des autres éléments tels les gratifications

1.7. Le calcul du taux horaire normal


Salaire brut mensuel
Taux = '
nombre d h eures normales dans un mois
40 x 52
Nombre d’heures normalespar mois = = 173 h 1/3
12
Lorsque le salarié a à la fin de chaque mois une prime de rendement, la base calcule des heures
supplémentaires est donnée par la formule suivante : Taux =

Salaire brut mensuel + Prime de Rendment mensuel


nombre d ' h eures normales dans un mois

1.8. Calcul du salaire des heures supplémentaires :


Il s’obtient en majorant le taux horaire normal de la façon suivante :
- de la 41ème à la 48ème heure, majoration de 20% 
- de 49ème à la 56ème heure, majoration de 30% 
- au-delà de la 56ème heure y compris les heures effectuées le dimanche et les jours fériés légaux,
majoration de 40% 
- Heure de nuits effectuées entre 22 h et 06 heures du matin, majoration de 50% 

2. Calcul de l’IRPP sur les traitements, salaires, pensions et rentes viagères


Le calcul de l’IRPP en principal tient compte du barème suivant :
Tranches Taux
0 – 2 000 000 10%
2 000 001 – 3 000 000 15%
3 000 001 – 5 000 000 25%
Plus de 5 000 000 35%
Cet IRPP en principal est majoré de 10% des CAC (Centimes Additionnels Communaux)

3. Modalités de perception de l’IRPP sur les traitements, salaires, pensions et rentes viagères
L’acompte de l’IRPPen principal se calcule en utilisant l’algorithme. Ceci voudrait dire que l’acompte
mensuel l’impôt dû par les salariés du secteur public et privé est retenu à la source par l’employeur lors des
payements des sommes imposables et versés dans les caisses de l’État au plus tard le 15 du mois suivant à l’aide
d’un bulletin tiré du DIPE (Document d’Information sur le Personnel Employé). Cette somme est versée à la
recette des impôts du siège de l’entreprise.
Toutefois les employeurs sont dispensés d’exécution de cette retenue sur le salaire de leurs employés
percevant moins de 62 000 bruts imposables par mois. Cette dispense de retenue de l’IRPP emporte également
dispense de retenue de la RAVP(Redevance audio visuelle et patronale) et du Crédit Foncier.

ENSEIGNANT : Fernand Leopold GUDO 694.21.08.60/677.30.71.43 Page 42


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En définitive, la retenue mensuelle de l’acompte en principal de l’IRPP est calculée à l’aide de


l’algorithme suivant :
Salaire brut mensuel imposable Taux IRPP
Jusqu’à 62 000 0 0
62 001 – 300 000 10% [ (sbm x70%)–(sbm x 2,8%) - 41 667) ] x
10%
300 001 – 310 000 10% [15 993 + (sbm – 300 000) x 70%] x 10%
310 001 – 429 000 15% [16 693 + (sbm – 310 000) x 70%] x 15%
429 001 – 667 000 25% [29 198 + (sbm – 429  000) x 70%] x 25%
Plus de 667 000 35% [70 850 + (sbm – 667 000) x 70%] x 35%
À l’acompte mensuel en principal, il faut ajouter les CAC de 10% pour obtenir l’acompte total mensuel.

Sbm = salaire brut mensuel imposable ou taxable mensuel.


Paragraphe 4: Applications
Exercice 1 :
M. ONANA est un salarié qui travaille dans une société installée à Douala. Pour le mois de Janvier
2012, les éléments de son salaire se présentent comme suit :
- salaire de base 420 000
- Prime d’ancienneté 480 000
- Prime de fonction 75 000
- Allocation familiale 60 000
Il est nourri et véhiculé au frais de la société. Le salaire de base de la 1 ère catégorie, 1eréchelon de la zone
et du secteur d’activité de la société est de 78 000 par mois.
Le nombre de jour de travail est en moyenne de 28.
TAF :
1- Calculer son salaire brut imposable mensuel ;
2- Calculer son salaire cotisable du même mois ;
3- En supposant que les éléments du salaire sont restés constants durant l’année, déterminer la base de
calcul de l’IRPP pour l’exercice.
4- Calculer le montant de l’IRPP à supporter par ce contribuable.
Exercice 2 :
M. ONGUENE est un employé installé à MVAN à Yaoundé. Son salaire brut imposable mensuel pour
le mois de Janvier 2012 s’élève à 460 000.
Déterminer son acompte d’IRPP pour ce mois et préciser la date à laquelle cet IRPP doit être acquitté.

Exercice 3 :
M GUDO est un jeune fonctionnaire de la ville de Yaoundé. Pour le compte de l’année 2012, les
éléments annuels de son salaire sont les suivants :
- Salaire de base : 7 500 000
- Prime d’ancienneté : 1 200 000

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- Prime de fonction : 2 800 000


- Allocation familiale : 840 000
M. GUDO est logé, véhiculé par la société. Les avantages liés à ces 2 éléments s’élèvent respectivement
à 650 000 et 850 000.
En outre, il a un domestique dont les frais sont supportés par l’entreprise. Le salaire de base de la 1 ère
catégorie, 1er échelon de la zone d’activité de la société est de 250 000 par mois. Durant l’année, M. GUDO a
effectué 220 heures supplémentaires rémunérées à 20%. Le nombre de jour de travail est en moyenne de 29
jours par mois
TAF
1- Calculer le Salaire brut imposable de l’exercice
2- Calculer le salaire cotisable de l’exercice
3- Déterminer la base de calcul de LIRPP pour l’exercice
4- Calculer le montant de l’IRPP
Solution
Exercice 1
1- Calcul du salaire brut imposable
Éléments Montants
Salaire de base 420 000
Prime d’ancienneté 480 000
Prime de fonction 75 000
Salaire taxe intermédiaire 975 000

Avantages en nature fiscaux


- Nourriture : 975 000 x 10% = 97 500
- Véhicule : 975 000 x 10% = 97 500
Salaire brut imposable = 975 000 + 195 000 (197500 x 2) = 1 170 000
2- Calcul du Salaire cotisable
STI = 975 000
Avantage en nature CNPS
78 000
Nourriture : x 2, 5 x 28 = 31 500
1731 /3
Salaire cotisable : 975 000 + 31 500 = 1 006 500
1 006 500 > 300 000, d’où SC = 300 000
3- Base de calcul de L’IRPP pour l’exercice
ST 1 170 000 x 12 = 14 040 000
FP 30% x 14 040 000 = -4 212 000
PMVD 2,8% x 3600 000 = -100 800
Abattement forfaitaire = -500 000
9 227 200

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Base réelle = 9 227 000


4- Calcul du montant de L’IRPP à supporter par le contribuable
Tranches Taux Montants
0 - 2 000 000 10% 200 000
2 000 001 – 3 000 000 15% 150 000
3 000 001 – 5 000 000 25% 500 000
5 000 001 – 9 227 000 35% 1 479 450
IRPP principal 2 392 450
CAC 10% + 232 945
IRRP total 2 625 395

Solution exercice 2
Salaire brut mensuel imposable 460 000
1- L’acompte d’IRPP
429 000 < 460 000 < 667 000
29 198 + (sbm – 429 000) x 70%, x 25%
(29 198 + (460 000 - 429 000) x 10%, x 25%
= 12 724
CAC (10%) + 1 272,4
Acomptereel = 13 996 ,4
L’acompte d’IRPP sera acquitté au plus tard le 15 février.
Solution exercice 3 :
1- Calcul du salaire imposable de l’exercice

Éléments Montants
SB 7 500 000
Prime d’ancienneté 1 200 000
Prime de fonctionnement 2 800 000
Heures supplémentaires 951 923(1)
STI 12 451 923
Avantages en nature sur le plan fiscal
Logement : 12 451 923 x 15% 650 000
Véhicule : 12 451 923 x 10% 850 000
Domestique : 12 451 923 x 5% 622 596
Salaire imposable 14 574 519

(1) Taux horaire


7 500 000 = 3605
173 1/3 x12
HS = 3605 x220 x1,2 = 951923
2- Calcul du Salaire cotisable
STI = 12 451 923

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Avantage en nature CNPS


Logement 250 000 x 1 x 29 x 12 = 501 923
173 1/3
Véhicule : 850 000
SC = 12 451 923 +501 923+850 000 = 13 803 846
13 803 846 > 3 600 000
D’où SC = 3 600 000
3- RNG = 14 574 519 x 70%
-2,8% x 3 600 000 – 500 000 = 9 601 363 ; soit RNG = 9 601 000
4- Calcul du montant de l’IRPP
Tranches Base Taux Montants
0 – 2 000 000 2 000 000 10% 200 000
2 000 001 – 3 000 1 000 000
15% 150 000
000
3000 001 – 500 000 2 000 000 25% 500 000
5000 001 – 9 601 000 4 601 000 35% 1 610 350
IRPP en principal 2 460 350
CAC (10%) 2 460 350 10% 246 035
IRPP total 2 706 385

SECTION III : IRPP SUR LES REVENUS DES CAPITAUX MOBILIERS


Paragraphe1: Revenus imposables
Sont imposables au titre des RCM
- Les produits des actions, parts de capital et revenus assimilés ;
- Les revenus des obligations ;
- Les revenus des créances, dépôts cautionnements et comptes courants ;
- Les gains réalisés à l’ occasion de la cession d’actions, d’obligations et autres parts de capital.

1. Produits des actions, parts de capital et revenus assimilés


Sont considérés comme revenus distribués tous les bénéfices qui ne demeurent pas investis dans
l’entreprise notamment :
a- Tous les produits ou bénéfices qui ne sont pas mis en réserves ou incorporés au capital ; les
bénéfices et réserves capitalisés étant eux-mêmes étant imposables lorsqu’ils sont remboursés aux associés par
voie de réduction du capital ;
b- Toutes les sommes ou valeurs mises à la disposition des associés ou actionnaires ou porteurs de
parts et non prélevés sur les bénéfices en l’occurrence ;
- Sauf preuve contraire, les sommes mises à la disposition des associés directement ou par personnes ou
sociétés interposées à titre d’avances, de prêts ou d’acomptes. Lorsque ces sommes sont remboursées à la

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personne morale, elles viennent en déduction des revenus imposables pour la période d’imposition au cours de
laquelle le remboursement est effectivement intervenu.
- Les sommes ou valeurs attribuées aux personnes porteuses de parts bénéficiaires ou de fondateurs au
titre de rachat de ces parts pour la partie excédant leurs valeurs initiales.
- Les avantages et rémunérations occultes
- Les rémunérations et avantages divers alloués aux associés des sociétés anonymes ou SARL et
réintégrés dans les bénéfices.
c- Les rémunérations allouées aux membres des Conseils d’Administration des SA, des
Établissements Publics, des entreprises du secteur public et parapublic à quelque titre que ce soit à l’exclusion
des salaires et des redevances des propriétés industrielles.

2. Les revenus des obligations


Sont considérés comme revenus des obligations :
- Les intérêts, arrérages et tous autres produits des obligations, effets publics et tout autre titre
d’emprunt négociable émis par les Communes et les ÉtablissementsPublicsCamerounais , les associations de
toute nature et les sociétés, compagnies et entreprises quelconques, financières, industrielles, commerciales ou
civiles camerounaises.
- Les produits, lots et primes de remboursements payés aux porteurs d’obligationsémises au Cameroun.
NB : Les revenus des obligations sont taxables tant à l’IRPP que, le cas échéant a l’IS

3. Revenus des créances, dépôts et cautionnements


Sont considérés comme RCM appartenant à cette catégorie lorsqu’ils ne figurent pas dans les recettes
provenant de l’exercice d’une profession industrielle, commerciale, non commerciale, artisanale ou agricole ou
d’une exploitation minière ; les intérêts arrérages et tout autre produit notamment ;
- Les créances hypothécaires, privilégiées, chirographaires à l’ exclusion de celles représentées par des
obligations, des effets publics et autres titres d’emprunts négociables.
- Les dépôts des sommes d’argent à vue ou àéchéance fixe quelque soit le dépositaire et quelque soit
l’affection du dépôt.
- Les produits des cautionnements en numéraire.
- Les produits des comptes courants.

4. Les gains sur cession d’actions et autres parts de capital


Sont imposés au titre des RCM, les plus values nettes globales réalisées à l’occasion de la cession
d’actions, d’obligations et autres parts de capital effectuées par les particuliers et les personnes morales à titre
occasionnel ou habituel soit directement ou soit par l’intermédiaire d’un Établissement Financier.

Paragraphe2: Exonérations
Ne sont pas imposables :

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- Les intérêts des titres d’emprunts négociables émis par l’État et les Collectivités Territoriales
Décentralisées ;
- Les intérêts des comptes d’épargne pour les placements ne dépassant pas 10 000 000 ;
- Les intérêts des comptes d’épargne logement ;
- Les intérêts des bons de caisse.
- Les plus values nettes globales de montant inférieur ou égal à 500.000 de FCFA.

Paragraphe 3: Liquidation en matière de RCM


1. Détermination de la base d’imposition
Le revenu imposable est déterminé :
a- Pour les produits des actions parts de capital et revenus assimilés, par le montant brut des
dividendes versés ;
b- Pour les obligations, effets publics et emprunts, par l’intérêt ou le revenu distribué durant
l’exercice ;
c- Pour les primes de remboursement des obligations, par la différence entre la somme
remboursée et le taux d’émission des emprunts ;
d- Pour les revenus des créances, dépôts et cautionnement,par le montant brut des intérêts,
arrérages et tous autres produits.
e- Pour les cessions d’actions, d’obligations et autres parts de capital,par la + value nette globale
résultant de la compensation effectuée entre les + values et les – values réalisées au cours de l’exercice par
catégories de titres détenus par le contribuable  moins abattement de 500.000 de FCFA;
La + ou – value réalisée sur chaque opération de cession effectuée au cours de l’exercice
s’obtient par la différence entre le prix de cession des titres concernés et leurs prix d’achat ou leurs
valeurs d’attribution en cas d’acquisition de ces titres lors de la constitution d’une société ou de
l’augmentation de son capital. En cas de – value nette globale constatée au cours d’un exercice, cette
dernière est reportable sur les + values nettes globales éventuelles des 4 exercices suivants.

2. Le taux de L’IRPP sur le RCM


Le taux de L’IRPP sur les RCM est = 15% en principal majoré de 10% en CAC, ce qui donne un
taux global de 16,5%

3. Modalités de perception de L’IRPP sur le RCM


a- L’IRPP au titre des RCM est retenu à la source par des personnes qui effectuent les payements des
produits. Il est reversé à la Recette des Impôts du lieu du Siege social de la personne qui a effectué la retenue
dans les 15 jours qui suivent la date de mise en paiement de ces produits.
En tout état de cause est conformément à la disposition de l’article 146 de L’AU (l’Acte Uniforme)
OHADA relative au Droit des Sociétés Commerciale et du GIE (Groupe d’Intérêts Économiques), les
dividendes mis en distribution par l’Assemblée Générales sont réputés mis à la disposition des bénéficiaires

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après un délai de 9 mois après la clôture de l’exercice sauf prolongation accordée par le Président du Tribunal
territorialement compétent.
b- Demeurent soumis à la retenue à la source de I ‘IRPP au titre des RCM, les distributions et autres
produits lorsqu’ils profitentaux sociétés exonérées de l’IS à l’exception des dividendes perçus par les sociétés
d’investissement.
c- L’IRPP au titre des RCM de source étrangère perçus par les personnes physiques ou morales ayant
leur domicile, résidence habituelle ou siège au Cameroun est retenu à la source par la personne qui effectue le
paiement.
Dans l’hypothèse où le paiement de ces produits a lieu à l’étranger, le bénéficiaire doit les faire figurer
sur sa déclaration annuelle et les acquitter spontanément.

Paragraphe 4: Le cas spécifique de L’IRPP sur les rémunérations occultes


Les sociétés et autres personnes morales passibles de L’IS sont assujettis à L’IRPP à raison du montant
global des sommes que, directement ou par l’entremise d’un tiers, ces sociétés ont versé au cours de la période
retenue pour l’établissement de l’IS à des personnes dont elles ne révèlent pas l’identité des bénéficiaires à
l’Administration Fiscale. Ces revenus sont taxés àl’IRPP au taux le plus élevé (33%), ces impositions sont
assorties d’une pénalité de 100% non susceptible de transaction.
L’application de l’IRPP auxdites sociétés ou personnes morales ne met pas obstaclesàl’imposition des
sommes aux noms de leurs bénéficiaires lorsque celles-ci ont été identifiées par le Fisc.

Paragraphe 5: Exercices d’applications


Exercice 1
M. GUDO détient les actions suivantes dans 3 sociétés :
- 10 000 actions X achetées à 25 000 FCFA
- 15 000 actions Y achetées à 30 000 FCFA
- 20 000 actions Z achetées à 40 000 FCFA
Toutes ces actions ont été acquises le 01/01/2008.
Le 8 mars 2012 M. GUDO vend les actions X, Y et Z dans les proportions suivantes :
- Actions X 75%
- Actions Y 80%
- Actions Z 90%
Les prix de cession ont été les suivants par catégorie d’action
- Actions X augmentation de 50% par rapport au prix d’achat
- Actions Y augmentation de 40% relativement au prix d’achat
- Actions Z augmentation de 60% relativement au prix d’achat
- Les frais de cession des actions ont été les suivants :
- Actions X 500F/action
- Actions Y 750F/action
- Actions Z 1250F/action

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TAF
1- Déterminer le résultat/cession par catégorie de titre
2- Déterminer le résultat net global
3- Ce résultat peut- il être assujettià l’IRPP au titre des RCM ? Justifiez votre réponse
4- Calculer si possible le montant de l’IRPP à payer au titre des RCM
5- Quelle est la date de paiement éventuelle de cet IRPP à l’Administration Fiscale
6- Dans ce paiement éventuel qui est le redevable, qui est le contribuable ?
Exercice 2
La SA FLG a versé le 15 Aout 2011, 2 000 000 de salaire à certains employés dont leurs noms ne
figurent pas sur le DIPE.
TAF
1- Qualifier la nature des revenus ainsi versés par la SA FLG
2- Calculer le montant de l’IRPP à supporter
3- Calculer la pénalité subséquente
4- Calculer le montant total à verser a l’administration fiscale
5- Quelle est le délai maximal d’acquittement de ce montant.
NB
Lors de la cession des titres, le résultat sur cession se détermine ainsi
R/C = PC - (Vo + FC)
Solution exercice 1
1- Résultat sur cession
Élément
Titre X Titre Y Titre Z
s
12 000 x 30 000 x 18 000 x 40 000 x
7 500 x 25 000 x 1,5
PC 1,4 1,6
= 281 250 000
= 504 000 000 = 1 152 000 000
7 500 x 25 000 12 000 x 30 000 18 000 x 40 000
Vo
=- 187 500 000 =- 360 000 000 =- 720 000 000
7 500 x 500 12 000 x 750 18000 x 1 250
FC
=- 3 750 000 =- 9 000 000 =- 22 500 000
R/C 90 000 000 135 000 000 409 500 000

2- RN global
90 000 000 + 135 000 000 + 409 500 000 = 634 500 000
3- ce résultat peut être assujetti a l’IRPP au titre de l’IRCM parce qu’il est > à 500.000
4- Calcul de l’IRPP(634 500 000 – 500.000)x 16,5% = 104 610 000
5- Date limite de paiement 23mars 2012
6- Le client à qui M.GUDO a vendu les titres est le redevable alors que M.GUDO est le contribuable.
NB
Si le résultat net global était une – value, cette –value devrait être soustraite des prochaines
+values nettes globales de cession dans la limite de 4ans clos.
Exercice 2
Solution exercice 2

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1- Il s’agit d’une rémunération occulte


2- Montant de l’IRPP
2 000 000 x 33% = 660 000
3- Pénalité subséquente
4- 660 000 x 100% = 660 000
5- Montant à verser
6- 660 000 x 2 = 1320 000
7- Délai maximal :
Le montant de l’IRPP sur les rémunérations occultes doit être acquitté au plus tard 15 mars suivant la
clôture de l’exercice soit au plus tard le 15 mars 2012.

SECTION IV: IRPP SUR LES REVENUS FONCIERS


Paragraphe 1: Revenus Imposables
Sont compris dans la catégorie de revenus fonciers lorsqu’ils ne sont pas inclus dans les bénéfices d’une
entreprise industrielle, commerciale ou artisanale, d’une exploitation agricole ou d’une profession non
commerciale :
- Les revenus provenant de la location des immeubles bâtis ou non bâtis au Cameroun ;
- Les + values réalisées par des personnes physiques sur les immeubles bâtis ou non bâtis acquis à titre
onéreux ou gratuits :
- Les parts d’intérêts des membres des sociétés civiles, immobilières n’ayant pas opté pour l’IS

Paragraphe 2: les Exonérations


Ne sont pas soumises à l’IRPP ici : Les revenus des immeubles appartenant à l’État et aux Collectivités
Territoriales Décentralisées (CTD).

Paragraphe 3: liquidation de l’IRPP


1. Détermination de la base d’imposition
Le revenu net imposable est égal à la différence entre les RF bruts effectivement encaissés et le total
des charges de la propriété admises en déduction.
Par revenus bruts il faut entendre :
- Les loyers et fermages ;
- Les remboursements par le locataire des dépenses qui sont normalement à la charge du bailleur ;
- La valeur des constructions édifiées par le locataire lorsque ces constructions doivent revenir enfin de
bail sans indemnités au propriétaire ;
- Les revenus accessoires tels que les droits d’affiches et les droits d’exploitation de carrières.
Sont en revanche déductibles, les dépenses supportées par le propriétaire pour le compte du locataire
notamment :
- les frais d’entretien ou de réparation ;

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- les frais de gestion ;


- la rémunération de concierges ;
- les amortissements, les frais d’assurances.
Le contribuable peut opter pour la déduction des frais fonciers pour un abattement forfaitaire de
30% représentant les charges fiscalement déductibles. De ce point de vue, le revenu net foncier base
d’imposition de l’IRPP se détermine de la façon suivante :
Revenu Net Foncier (RNF) = Revenu Net Brut Foncier (RBF) - 30% RBF
Lorsque le RNF est déficitaire, l’Administration Fiscale autorise son imputation (déduction) sur
les prochains Revenus Nets Fonciers bénéficiaires dans la limite de 4ans.
N.B la base d’imposition est toujours arrondie au millier de francs inférieur
Cas spécifique de la plus value réalisée lors de la cession d’un immeuble bâti ou non bâti
La Plus Value imposable est égale à la différence entre le prix de vente déclaré par les parties et la
valeur du bien à la dernière mutation. La valeur du bien à la dernière mutation comprend le cas échéant les frais
de construction et ou de transformation de l’immeuble dument justifiés. Pour la détermination de la base
d’imposition de la plus value, il est tenu compte comme charges déductibles.
- Les frais réels afférents à la dernière mutation lorsque celle-ci avait été faite à titre onéreux ;
- Les frais réels afférents à la dernière mutation non compris les droits d’enregistrement lorsque cette
mutation avait été faite à titre gratuite.

2. calcul de l’IRPP en matière de résultat fiscal


Après avoir déterminé la base d’imposition, le calcul de l’IRPP se fait en appliquant le taux de 30% au
RNF global arrondi au millier de franc inférieur.
L’IRPP ainsi calculé en principal est majoré de 10% des CAC. Ceci donne un taux global de 33%
S’agissant de la cession des immeubles bâtis ou non bâtis acquis à titre gratuit ou à titre onéreux,
l’Impôt sur le Revenu (IR) qui remplace l’IRPP est obtenu en appliquant uniquement le taux de
10% sans plus utiliser le barème.

3. échéance de paiement de l’IRPP en matière de résultat fiscal


Il faut calculer d’abord le précompte. Ce précompte dépend du statut du locataire.
1.1 Le locataire est une personne physique
Ceci voudrait dire que la maison mise en location est une maison d’habitation. Ici le précompte
est 5 % du loyer brut. Ce précompte doit être versé par le bailleur lui-même de façon trimestrielle et
ceci au plus tard 15 jours après la fin de chaque trimestre. Le locataire ne fait de retenue à la source.
1.2 Le locataire est une Personne Morale (S.A, S.A.R.L), une Entreprise Individuelle (un
Établissement par exemple), l’État ou les Collectivités Territoriales Décentralisées
(Communes ou Communautés)
Le précompte ici est de 15 % du loyer brut mensuel retenu à la source par le locataire et reversé à
l’Administration Fiscale au plus tard le 15 du mois suivant.La retenue à la source est exclusivement effectuée

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par l’administration et les établissements publics, les personnes morales et les entreprises industrielles soumises
au régime du réel et du régime simplifié.
Les loyers versés aux entreprises du régime du réel et relevant exclusivement des unités de gestion
spécialisés ne subissent pas de retenu à la source.
La retenue est effectuée par la personne qui paie les loyers ; à la charge par elle d’en reverser le
montant au centre des impôts du lieu de situation de l’immeuble à l’aide d’un carnet à souche délivré par
l’administration au plus tard le 15 du mois qui suit le paiement effectif du loyer.
1.1 L’Impôt sur le Revenu sur la vente d’immeubles bâtis ou non bâtis
Les plus values réalisées sur la cession des immeubles bâtis ou non bâti font l’objet d’un prélèvement
libératoire au taux de 10% effectué par le notaire pour le compte du vendeur. L’impôt ainsi prélevé doit être
reversé avant la formalité d’enregistrement à l’aide d’un imprimé par l’Administration Fiscale.
En dehors du prélèvement libératoire de 10% pour la cession des immeubles bâti ou non bâti qui doit
être reversé par le notaire avant la formalité d’enregistrement, l’IRPP sur les RF à verser est :
IRPP à verser = IRPP dû – acompte annuel versé.
Cet IRPP à verser doit être acquitté en un versement unique au plus tard le 15 Mars suivant la clôture de
l’exercice.

Paragraphe 4: Applications
Exercice 1:
M. GUDO est un vendeur de terrains. Pour le compte de l’année 2011, il a réalisé les opérations
suivantes :
- 15 / 05 / 2011 vente d’un immeuble R +3 à M. NANA. Prix de vente 650 000 000. Frais de cession
20 000 000. Le prix du terrain à la dernière mutation était de 450 000 000.
- le 15 / 09 / 2011, vente d’un terrain non bâti situé à SOA contenance superficielle : 3 ha. Le prix de
vente du m2 est de 10 000. Les frais de cession s’élèvent à 200 FCFA / m 2. Le prix du terrain à la dernière
mutation était de 6 000 FCFA / m2.
TAF :
1- Calculer le montant de l’IRPP à supporter par ce contribuable pour le compte de cette année.
2- A quelle date le montant de l’IRPP doit être versé à d’administrateur fiscal.
3- Dans cette opération, qui est le contribuable ? qui est le redevable ?
Solution
1ère vente :
Date : 15 / 05 / 2011 ; PV = 650 000 000 ; FC = 20 000 000 ; PA = 450 000 000 ;
R /C = PC – (V0 + FC)
= 650 000 000 – (450 000 000 + 20 000 000)
= 180 000 000
IRPP : 180 000 000 x 10% = 18 000 000

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Les 18 000 000 doivent être versés à l’Administration Fiscale avant les formalités d’enregistrement. Ici le
redevable est le notaire et le contribuable M. GUDO.
2ème vente :
Date 15 / 09 / 2011
Superficie : 10 000 x 3 = 30 000 m2
PV = 30 000 x 10 000 = 300 000 000
Frais : 200 x 30 000 = 6 000 000
PA : 6 000 x 30 000 = 180 000 000
R / C : 300 000 000 – (180 000 000 + 6 000 000) = 114 000 000
IRPP : 114 000 000 x 10% = 11 400 000
IRPP qui sera versé à l’Administration Fiscale avant les formalités d’enregistrement. Ici le redevable est le
notaire et le contribuable M. GUDO.
Exercice 2:
M. GUDO a réalisé pour le compte de l’année 2012 les activités suivantes :
1- perception des loyers d’un immeuble basé à BASTOS : montant mensuel 750 000.
2- Perception du loyer de l’immeuble d’ODZA ; loyer mensuel 900 000.
3- Perception des droits d’affiches publicitaires sur l’immeuble d’ODZA de la société MAGGI, 2 000 000 / an.
4- Salaire du concierge de l’immeuble de BASTOS 35 000 FCFA / an.
5- Salaire du concierge sur l’immeuble d’ODZA 45 000 FCFA/ an.
6- Frais d’assurance des immeubles :
Maison de BASTOS 300 000 / an ;
Maison d’ODZA 450 000 / an ;
7- Pour construire les deux maisons on avait obtenu un complément de financement du crédit foncier à
hauteur de 300 000 000. Le crédit est remboursable en 25 ans par annuités constantes au taux de 5%.
8- Les valeurs des constructions sont les suivantes :
Immeuble de BASTOS 450 000 000
Immeuble d’ODZA 600 000 000
La durée de vie de chaque immeuble est de 50 ans.
Par ailleurs M. GUDO a vendu durant l’année 2011 un immeuble R + 4 situé à Bafoussam au prix de
150 000 000, les frais de cession ce sont élevésà 5 000 000, la valeur de l’immeuble à la dernière évaluation
était de 85 000 000.
TAF :
1- Déterminer le montant de revenu foncier brut annuel réalisé par M. GUDO ;
2- Déterminer le montant des charges foncières annuelles fiscalement déductibles ;
3- Déterminer le montant du revenu net foncier annuel ;
4- Déterminer la base d’imposition de l’IRPP sur les revenus fonciers.
5- Calculer le montant de l’IRPP à payer ;
6- Présenter l’échéancier de l’IRPP

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7- Supposons Ceterisparibus (toute chose restant égale par ailleurs) que M. GUDO opte pour
l’abattement forfaitaire des charges fiscalement déductibles, calculer dans ce cas la base d’imposition de l’IRPP.
M. GUDO avait – il intérêt à opter pour l’abattement forfaitaire ?
8- Quel est le traitement fiscal à appliquer si le résultat net foncier est déficitaire.
Solution :
1- Calcul des revenus fonciers
Revenus Montant Montant
mensuel annuel
Loyer BASTOS 750 000 9 000 000
Loyer ODZA 900 000 10 800 000
Droit d’affiche 166 666 2 000 000
Revenus sur 5 000 000 60 000 000
cession
Revenu brut 6 816 666 81 800 000
R / C = 150 000 000 – 85 000 000 – 5 000 000
= 60 000 000
2- Calcul des charges foncières fiscalement déductibles
charges Montant mensuel Montant annuel
Concierge BASTOS 35 000  420 000
Concierge ODZA 45 000 540 000
Assurance BASTOS 25 000  300 000
Assurance ODZA 37 500 450 000
Frais financier 1.773.811 21.285.737
Amortissement immeuble de BASTOS 750. 000 9 000 000
Amortissement immeuble d’ODZA 1 000 000 12 000 000
Total 3.666.311 43.995.737

Calculs annexes
1−(1+i)−n
- Frais financiers V0 = a
i
1−(1,05)−25
300 000 000 = a
0,05
a= 21 285 737
- Amortissements
BASTOS : 450 000 000 x 2% = 9 000 000
ODZA  : 600 000 000 x 2% = 12 000 000
3- Revenus nets fonciers annuels
Élément Montants
Revenus bruts 81 800 000
Charges foncières - 4
3.995.737
RFN 37.804.263
4- Le contribuable doit supporte l’IRPP ici puisque le résultat est positif

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5- IRPP à payer = 37.804.000 x 33 % = 12.475.320


6- Échéancier de l’IRPP. Étant donné qu’l s’agit des maisons d’habitation le précompte est 5%.
Nous allons dans ce cas :
Acompte trimestriel : (9.000.000+10. 800.000) x 5% x ¼ = 247.500
- 15 Avril 2012 paiement de 247.500
- 15 Juillet 2012 paiement de 247.500
- 15 Octobre 2012 paiement de 247.500
- 15 Janvier 2013 paiement de 247.500
- Solde d’IRPP ou IRPP à verser 12.475.320 – (247.500 x4 ) = 11.485.320 (payable de façon spontanée
au plus tard le 15 mars 2013
7- Option pour l’abattement forfaitaire
Base d’imposition : 81 800 000 – (81 800 000 x 30%) = 56 760 000
M. GUDO n’a aucun intérêt à opter pour l’abattement forfaitaire puisque dans ce cas il
paye un montant d’IRPP très élevé.
8- si le RFN est déficitaire, il doit être déduit des prochains RF bénéficiaires dans la limite de 4
ans.
Exercice 3  :
M. GUDO a au Centre Ville de Yaoundé un immeuble R + 5, cet immeuble abrite la Délégation
Régionale du Ministère de la Femme et de la Famille. Le loyer mensuel est de 2 800 000. Les charges
fiscalement déductibles s’élèvent mensuellement à 300 000.
TAF :
1- Calculer pour le compte de l’année 2012 le montant de l’IRPP à supporter par M. GUDO sur ces
revenus fonciers.
2- Présenter l’échéancier de l’IRPP.

Solution :
1- Base d’imposition
(2 800 000 x 12) – (300 000 x 12) = 30 000 000
Calcul de l’IRPP
IRPP = 30.000.000 x 33 % = 9.900.000
2- Le locataire ici est l’État et chaque mois il doit jouer le rôle de redevable pour retenir le
précompte mensuel de 15% qui sera reversé à l’Administration Fiscale au plus tard le 15 du mois suivant.
Précompte mensuel : 2 800 000 x 15% = 420 000
Solde d’IRPP: 9.900.000 – 5.040.000 (420.000x 12)= 4.860.000
Les 4.860.000 doivent être versés dans les caisses de l’État au plus tars le 15 Mars 2013.
NB. Il est loisible de relever que, lorsque le promoteur procède à la vente des immeubles bâtis ou non
bâtis acquis à tire onéreux ou gratuits, mais aussi réalise les autres revenus fonciers, on doit utiliser le taux 33%
pour le calcul de l’IRPP pour déterminer le montant de l’impôt et non utiliser uniquement le taux de 10%.

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SECTION V : IRPP SUR LES BENEFICES ARTISANAUX, INDUSTRIELS ET


COMMERCIAUX
Paragraphe 1 : Revenus imposables
Ces revenus concernent ceux réalisés par des personnes physiques dans les entreprises exploitées au
Cameroun et provenant de l’exercice d’une profession commerciale, industrielle, artisanale ou d’une
exploitation minière ou forestière.
Il s’agit aussi des bénéfices réalisés par :
- Les concessionnaires des mines et carrières ;
- Les titulaires de permis d’exploitation des mines et des carrières ;
- Les exploitants de mines et de pétrole et de gaz combustible ;
- Les mandataires ou agents commerciaux non-salariés.
Rentrent également dans les revenus imposables à l’IRPP au titre des BAIC, les bénéfices réalisés par
les personnes physiques ci-après :
- Les personnes se livrant à des opérations d’intermédiaires pour l’achat ou la vente des immeubles, de
fonds de commerce ou qui habituellement achètent en leurs noms, les mêmes biens en vue de les
revendre ;
- Les personnes qui procèdent au lotissement et à la vente après exécution des travaux d’aménagement et
de viabilité de terrains leur appartenant ;
- Les personnes qui donnent en location un établissement commercial ou industriel muni du mobilier et
du matériel nécessaire à son exploitation ; que la location comprenne ou non tout ou partie des éléments
incorporels du fonds de commerce ou d’industrie ;
- Les personnes qui louent ou sous-louent en meublés tout ou partie des immeubles leur appartenant ;
- Les personnes qui à titre principal ou accessoire exploitent les jeux de hasard et divertissement.

Paragraphe 2: Liquidation de l’IRPP en matière des BAIC


Le bénéfice imposable est tributaire du régime d’imposition auquel appartient le contribuable.

1. Base d’imposition et liquidation de l’IRPP pour les contribuables relevant


du Régime Simplifié
1.1 Base d’imposition et liquidation de l’IRPP pour les contribuables relavant du
Régime Simplifié et qui réalisent un Chiffre d’Affaires Annuel hors taxes ≥
10.000.000<30.000.000
b) Base d’imposition
Cette base d’imposition est constituée par le résultat d’exploitation découlant de leur comptabilité tenue
selon le Système Minimal de Trésorerie.
Notons pour des fins utiles que, lorsque la comptabilité est tenue selon le Système Minimal de
Trésorerie, les états financiers qu’on devrait retrouver dans l’entreprise ou chez le contribuable sont constitués
par :
- un registre des recettes ;

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- un registre des dépenses.


Ce résultat d’exploitation doit être arrondi éventuellement au millier de francs inférieur pour donner la
base d’imposition de l’IRPP.
c) Liquidation et fixation des échéances de paiement
En appliquant à la base nette d’imposition le taux de 33 %, nous obtenons le montant de
l’IRPP annuel. Cependant, chaque contribuable est tenu de verser au fisc les acomptes :le Minimum de
Perception est de 5,5% du montant des ventes mensuelles qui sera versé au fisc au plus tard le 15 du
mois suivant.L’IRPP à Verser qui est égal à l’IRPP annuel dû moins l’acompte annuel doit être acquitté
spontanément un versement unique au plus tard le 15 mars suivant la clôture de l’exercice.
1.2 Base d’imposition et liquidation de l’IRPP pour les contribuables relavant du Régime
Simplifié et qui réalisent un Chiffre d’Affaires Annuel hors taxes ≥ 30.000.000<50.000.000
a)- Base d’imposition
La base d’imposition est constituée par le résultat obtenu de la comptabilité tenue selon le Système Allégé.
Pour des fins utiles, lorsque la comptabilité est tenue selon le Système Allégé, les états financiers à
retrouver dans l’entreprise sont constitués par :
- Le bilan ;
- Le compte de résultat ;
- L’état annexe.
b)- Liquidation et fixation des échéances de paiement
Ce résultat d’exploitation doit être arrondi éventuellement au millier de francs inférieur pour donner la
base d’imposition de l’IRPP. En appliquant à la base nette d’imposition le taux de 33 %, nous obtenons
le montant de l’IRPP annuel. Cependant, chaque contribuable est tenu de verser au fisc les acomptes :le
Minimum de Perception est de 5,5% du montant des ventes mensuelles qui sera versé au fisc au plus
tard le 15 du mois suivant.L’IRPP à Verser qui est égal à l’IRPP annuel dû moins l’acompte annuel doit être
acquitté spontanément un versement unique au plus tard le 15 mars suivant la clôture de l’exercice.

3- Base d’imposition et liquidation de l’IRPP pour les contribuables relevant du Régime Réel
a)- Base d’imposition
Les contribuables relevant du régime réel réalisent un CA ≥50.000.000. Ils doivent tenir une
comptabilité selon le Système Comptable dit «  Normal ». De ce fait, on doit retrouver dans l’entreprise, les
documents suivants :
- Le bilan ;
- Le compte de résultat ;
- Le TAFIRE
- L’état annexe.
La base d’imposition est constituée par le résultat d’exploitation issu de la comptabilité tenue selon ce
Système Normal. Cette base doit être arrondieau millier de francs inférieur.
b)- Liquidation et fixation des échéances de paiement

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Ce résultat d’exploitation doit être arrondi éventuellement au millier de francs inférieur pour
donner la base d’imposition de l’IRPP. En appliquant à la base nette d’imposition le taux de 33 %,
nous obtenons le montant de l’IRPP annuel. Cependant, chaque contribuable est tenu de verser au fisc
les acomptes :le Minimum de Perception est de 2,2% du montant des ventes mensuelles qui sera versé
au fisc au plus tard le 15 du mois suivant. L’IRPP à Verser qui est égal à l’IRPP annuel dû moins
l’acompte annuel doit être acquitté spontanément un versement unique au plus tard le 15 mars suivant
la clôture de l’exercice.

4. Base d’imposition et liquidation de l’IRPP pour les contribuables qui ne tiennent


pas une comptabilité régulière et probante
a)- base d’imposition
Lorsque le contribuable (relevant du régime simplifié ou du régime réel) ne tient pas une comptabilité
régulière et probante, le bénéfice imposable est déterminé par application au chiffre d’affaires(CA) reconstitué
par l’Administration Fiscale en fonction des éléments réels en sa possession les taux fixés par Décret
N°98/265/PM du 12 Aout 1998. Selon ce Décret, les taux actuellement en vigueur sont :
- Commerçants non-importateurs, agriculteurs, éleveurs, pécheurs : 7,5%
- Commerçants importateurs, producteurs, prestataires de services : 20%
- Artisans : 15%
Ces différents taux appliqués au CA reconstitué par l’administration fiscale permettent d’avoir le
bénéfice brut ou la base brute d’imposition. Il faut arrondir cette base d’imposition éventuellement au millier de
francs inférieurs pour avoir la base nette.
b)-   Liquidation et fixation des échéances de paiement
Par application du taux de 33% à la base d’imposition arrondie au millier de Franc inférieur, nous
obtenons l’IRPP annuel. Le montant de l’IRPP ainsi trouvé doit être acquitté spontanément sans Acompte et
ceci immédiatement suivant la clôture de l’exerce (car le contribuable ne tenait pas de comptabilité).

Paragraphe3: Application de l’IRPP sur les BAIC


EXERCICE 1
M. NANA est un commerçant à Yaoundé. Pour le compte de l’année 2012, il a réalisé un CA de
75.000.000. Ces charges fiscalement déductibles s’élèvent à 40% .
T.A.F : Déterminer le montant de l’IRPP à supporter par ce contribuable et présenter l’échéancier de
paiement.
EXERCICE 2
M. OKALA est un artisan de la ville de Foumban. Pour le compte de l’année 2012, il a réalisé un CA de
27.750.000. Ses charges fiscalement déductibles pour le compte de la même année s’élèvent à 11.750.000.
T.A.F : calculer son IRPP.
EXERCICE 3

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M.OTELE est un commerçant importateur. Pour le compte de l’année 2012, le CA reconstitué


par le fisc pour ce contribuable est de 40.000.000
T.A.F : Déterminer son IRPP et présenter les échéances de paiement.
SOLUTION
EXERCICE 1
M. NANA est commerçant
CA = 75.000.000
Charges fiscalement déductibles : 40%
75.000.000 X 40% = 30.000.000
R= 75.000.000 - 30.000.000 = 45.000.000
Base d’imposition 45.000.000
IRPP annuel dû = 45.000.000 x 33 % = 14.850.000
Acompte annuel : 75.000.000 x 2,2% = 1.650.000
IRPP à verser : 14.850.000– 1.650.000= 13.200.000
Échéancier
- Au plus tard le 15 de chaque mois, le Minimum de perception mensuel de 1.650.000/12 = 137.500 doit
être versé à l’Administration Fiscale ;
- Au plus tard le 15 mars 2013, l’IRPP à verser de 13.200.000doit être acquitté en un versement unique.
EXERCICE 2 : M. OKALA est un artisan
CA = 27.750.000
Charges fiscalement déductibles : 11.750.000
Résultat d’exploitation : 27.750.000 – 11.750.000 = 16.000.000
Base d’imposition : 16.000.000
IRPP annuel dû = 16.000.000 x 33 % = 5.280.000
Acompte annuel : 27.750.000 x 5,5% = 1.526.250
IRPP à verser : 5.280.000– 1.526.250= 3.753.750
Échéancier
- Au plus tard le 15 de chaque mois, le Minimum de perception mensuel de 1.526.250/12 = 127.187,5
doit être versé à l’Administration Fiscale ;
- Au plus tard le 15 mars 2013, l’IRPP à verser de 3.753.750 doit être acquitté en un versement unique.
EXERCICE 3 : M.OTELE est un commerçant importateur
Bénéfice brut imposable : 40.000.000 x 20% = 8.000.000
Base d’imposition : 8.000.000
IRPP 8.000.000 x 33 % = 2.640.000
Acompte annuel : il n’existe pas puisque l’entreprise ne tient pas de comptabilité régulière et
probante.
Le montant de 2.640.000 doit être réglé immédiatement.

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SECTION VI : IRPP SUR LES BENEFICES AGRICOLES


Paragraphe 1: revenus imposables
Il s’agit ici des bénéfices réalisés par les fermiers, les métayers, les colons paritaires, soit par les
propriétaires exploitant eux-mêmes leurs terres.

Paragraphe 2: Base d’Imposition et Liquidation de l’IRPP en matière des


bénéfices agricoles
1. Base d’Imposition
La base d’imposition en matière d’IRPP sur les BA est constituée par l’excédent des recettes provenant
de la culture, de l’élevage et des autres produits sur les dépenses nécessités par l’exploitation au cours de
l’exercice. En outre, il est tenu compte pour cette détermination d’une part de la production stockée à la fin de
l’exercice ; et d’autre part, des amortissements des éléments de l’actif immobilisé nécessaires pour
l’exploitation.

2. Liquidation et échéancier
Elle est faite de façon semblable aux BAIC ; c’est-à-dire appliquer à la base d’imposition arrondie
éventuellement au millier de Franc inférieur le taux de 33 %
Lorsque le contribuable ne tient pas une comptabilité régulière et probante, nous sommes tenus
d’utiliser le Décret de 1998 pour le calcul de la base d’imposition. Les échéanciers sont identiques comme ceux
que nous avons abordés en matière de BAIC.

Paragraphe 2: Applications de l’IRPP sur les bénéfices Agricoles


EXERCICE 1 :
M.GUDO est un agriculteur. Il a réalisé pour le compte de l’année 2012 un montant de ventes
de 95.800.000. Les charges d’exploitation pour le compte de la même année ont été les suivantes :
- salaire du personnel : 6.400.000
- Frais d’entretien de la plantation : 7.500.000
- amortissement du matériel d’exploitation : 2.400.000
T.A.F : Déterminer l’IRPP à supporter par ce contribuable et procéder à sa liquidation.
EXERCICE 2:
M. ATANGANA est un planteur à BOKITO. Pour le compte de l’année 2012, son CA
reconstitué par le Fisc pour défaut de tenue d’une comptabilité régulière et probante est de
204.000.000
T.A.F : Déterminer l’IRPP à supporter par ce contribuable.
SOLUTION
EXERCICE 1 : M.GUDO est un agriculteur
CA = 95.800.000

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Charges d’exploitation :
- Salaire personnel 6.400.000
- Frais d’entretien 7.500.000
- Amortissement matériel 2.400.000
16.300.000
Résultat d’exploitation = 95.800.000 – 16.300.000 = 79.500.000
Base d’imposition = 79.500.000
IRPP = 79.500.000 x 33 % = 26.235.000
Acompte annuel : 95.800.000 x 2,2% = 2.107..600
IRPP à verser 26.235.000– 2.107..600= 24.127.400
- Au plus tard le 15 de chaque mois sur acompte de 2.107..600/12 =175.633 doit être versé à
l’Administration Fiscale
- Au plus tard le 15 mars 2013, le contribuable doit verser les 24.127.400
EXERCICE 2 : M. ATANGANA est un planteur
CA = 204.000.000
Base d’imposition : 204.000.000 x 7,5% = 15.300.000
IRPP = 15.300.000 x 33 % = 5.049.000
Ce montant doit être payé spontanément. Il n’y a pas de comptabilité régulière et probante car le
contribuable ne tient pas de comptabilité régulière et probante.

SECTION VII :
IRPP SUR LES BENEFICES DES PROFESSIONS NON-
COMMERCIALES (BPNC)
Paragraphe 1: Revenus imposables
Sont considérés comme provenant de l’exercice d’une profession non-commerciale ou comme revenus
assimilés aux bénéfices non commerciaux, les bénéfices des professions libérales, des charges et offices dont les
titulaires n’ont pas la qualité de commerçant, les revenus non-salariaux des sportifs et artistes   et les bénéfices
de toute opération, exploitation lucrative et source de profit ne se rattachant pas à une autre catégorie de
bénéfices ou revenus.
Les bénéfices des PNC comprennent aussi des :
- Produits des opérations de bourse effectuées par des particuliers ;
- Produits des droits d’auteurs perçus par les écrivains ou compositeurs et par leurs héritiers ou
légataires ;
- Produits perçus par les inventeurs au titre soit de la cession ou concession de marque, de fabrique ou
formule de fabrication ;
NB. Les Greffiers et autres titulaires de charges sont passibles de l’IRPP des professions non-
commerciales suivant les règles applicables d’après le montant de leurs bénéfices nets déterminé sous
déduction   des traitements et indemnités qui leurs sont alloués et qui sont rangés dans la catégorie de traitement
de salaires.

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Paragraphe 2: Base d’Imposition et Liquidation de l’IRPP


1. Détermination de la base imposable
A l’exception des professions libérales (qui relèvent d’office du Régime Réel), le bénéfice des
contribuables soumis au Régime Simplifié est constitué par l’excédent des recettes sur les dépenses nécessitées
par l’exercice de la profession. Toutefois, en ce qui concerne les rémunérations pour frais d’études, de
consultation et d’assistance payées aux personnes domiciliées à l’étranger, elles ne sont déductibles que dans la
limite de 15% du chiffre d’affaires annuel hors taxes.
Il est tenu compte des gains ou des pertes provenant soit de la réalisation des éléments d’actifs affectés à
l’exercice de la profession ; soit des cessions de charges ou d’offices ; ainsi que de toutes les indemnités reçues
en contrepartie de la cessation de l’exercice de la profession ou du transfert de la clientèle.
En ce qui concerne la production littéraire, scientifique et artistique dont les revenus ne sont pas
recueillis annuellement, le bénéfice imposable peut, à la demande des intéressés être déterminé en retranchant
de la moyenne des recettes de l’année de l’imposition et des deux années précédentes, la moyenne des dépenses
de ces mêmes années.Les contribuables qui adoptent ce mode d’évaluation pour une année quelconque ne
peuvent revenir sur leurs options initiales pour les années suivantes. Ils sont obligatoirement soumis au Régime
du Réel en ce qui concerne les bénéfices provenant de leurs productions littéraires, scientifiques ou artistiques
dans ce cas de changement.

2. Liquidation et fixation des échéances


Après avoir trouvé le résultat d’exploitation arrondi éventuellement au millier de franc inférieur, nous
allons appliquer le taux de 33 % pour calculer l’IRPP annuel.
Si les contribuables ne tiennent pas une comptabilité régulière et probante, le Décret de 1998 sera
appliqué.
Les échéanciers ainsi que les régimes d’imposition sont identiques que ceux abordés dans les BAIC.

Paragraphe 3 : Applications sur les BPNC (Bénéfices des Professions NonCommerciales)
Exercice 1
M. GUDO est un Expert Consultant en Gestion. Il a un Cabinet d’Études basé à Ngousso Yaoundé.
Pour le compte de l’année 2012, les opérations réalisées ont été les suivantes :
- produits des prestations de services 18 000 000 F ;
- Frais de personnels 2 000 000 F CFA ;
- Autres charges 3 000 000 FCFA.
TAF
1) Préciser la nature d’activité exercée par M. GUDO.
2) De quel Régime d’Imposition relève ce contribuable ? Justifier votre réponse.
3) Procéder à la liquidation de son IRPP.
SOLUTION
1) M. GUDO exerce une profession libérale.

ENSEIGNANT : Fernand Leopold GUDO 694.21.08.60/677.30.71.43 Page 63


Fiscalite des Entrpises pour Etudiants de CGE 1

2) Le contribuable relève du régime du réel parce qu’il exerce une profession libérale.
3) Liquidation de l’IRPP
- Base d’imposition = Produits – charges : 18 000 000 – (2 000 000 + 3 000 000) = 13 000 000
- Calcul de l’IRPP
On va utiliser ici le taux de 33 %. 13 000 000 x 33 % = 4.290.000
- Calcul du minimum de perception (MP)
Donc MPannuel : 18 000 000 x 2,2 % = 396 000
396.000
- MP mensuel : =33.000
12
- Solde d’IRPP ou IRPP à verser : 4.290.000 – 396 000 = 3.894.000
- Échéancier de paiement :
 Le MP mensuel de 33.000 doit être versé dans les caisses de l’État au plus tard le 15 du mois suivant ;
 Au plus tard le 15 mars 2013 le solde d’IRPP de 3.894.000 doit être acquitté spontanément en un
versement unique.

Exercice 2
Lady Ponce est une musicienne camerounaise. Pour le compte de l’année 2012, elle a réalisé les
opérations suivantes :
- Vente des CD (Compact Disc) 60 000 000
- Produits des spectacles 100 000 000
- Frais de personnels 10 000 000
- Rémunérations versées en Belgique à un Studio de Production pour arrangement de son dernier album
34 000 000
- Provisions pour congés payés 5 000 000.
TAF
1) Déterminer le Résultat Comptable réalisé par cette entreprise.
2) Déterminer le Résultat Fiscal.
3) Déterminer la base d’imposition l’IRPP.
4) Procéder à la liquidation de l’IRPP.
SOLUTION
1) Détermination du résultat comptable
Résultat comptable = produits – charges
 Les produits
- Vente des CD 60 000 000
- Produits des spectacles 100 000 000
Total = 160 000 000
 Charges
- Frais de personnels 10 000 000
- Rémunérations versées à l’étranger 34 000 000
- Provisions pour congés payés 5 000 000

ENSEIGNANT : Fernand Leopold GUDO 694.21.08.60/677.30.71.43 Page 64


Fiscalite des Entrpises pour Etudiants de CGE 1

Total = 49 000 000
 Résultat Comptable : 160 000 000 – 49 000 000 = 111 000 000
2) Détermination du Résultat Fiscal
Elle se fera à travers le tableau de passage du bénéfice comptable au bénéfice fiscal.
Éléments Calcul Montant
Bénéfice comptable 111 000 000
Réintégration
 Frais de siège 34 000 000
 Provisions pour congés payés 5 000 000
Total des Réintégrations 39 000 000 + 39 000 000
Résultat Fiscal Intermédiaire (RFI) 150 000 000

Déductions
 QPDFSRV
160 000 000 x 0,15 24 000 000
Total des déductions 24 000 000 -24 000 000
Résultat Fiscal Définitif 126 000 000

3) Détermination de la base d’imposition de l’IRPP :


Elle est égale au résultat fiscal – l’abattement forfaitaire = 126 000 000= 126.000.000
4) Liquidation de l’IRPP
126.000.000 x 33 % = 41.580.000
- Calcul du minimum de perception (MP)
Donc MP : 160 000 000 x 2,2% = 2 520 000 (relevons ici que la contribuable Lady Ponce
relève du Régime Réel
2.520.000
- Calcul du MP mensuel = =210.000
12
- Solde de l’IRPP : 41.580.000– 2 520 000 = 39.060.000
- Échéancier de paiement :
- Au plus tard le 15 de chaque mois le MP de 210.000 doit être versé dans les caisses de l’Etat
- Le solde d’IRPP de 39.060.000 doit être versé dans son intégralité au plus tard le 15 mars 2013.
Exercice 3 :
M. NANA a un Cabinet d’Avocat. Mais il ne tient pas une comptabilité régulière et probante. Pour le
compte de l’année 2013, le chiffre d’affaires reconstitué par l’Administration Fiscale s’élève à 102 000 000.
TAF
1) Procéder à la liquidation de son IRPP.
SOLUTION
Le contribuable ne tenant pas une comptabilité régulière est probant ; on doit utiliser le Décret de 1998.
De ce point de vue, nous avons :
- Base brute d’imposition 102 000 000 x 20% = 20 400 000
- Base réelle d’imposition = 20 400 000
Calcul de l’IRPP 20.400.000 x 33 % = 6.732.000

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L’IRPP de 6.732.000 doit être acquitté en un versement unique immédiatement. Ici, il n’y a pas de MP
encore moins le solde d’IRPP puisqu’il n’y a pas de comptabilité régulière et probante.
Exercice 4 :
M. OKALA a un Cabinet d’Huissier basé à Yaoundé. Pour le compte de l’année 2012, il a réalisé les
opérations suivantes :
- Les prestations vendues 140 000 000
- Plus value réalisée sur la vente d’un matériel de bureau 10 000 000
- Cession d’un portefeuille client à un confrère 220 000 000.
Les charges ont été les suivantes :
- Frais personnels 7 500 000
- Autres charges 22 500 000
TAF
1) Procéder à la liquidation de l’IRPP
SOLUTION
Il convient de trouver la base d’impositions qui dans notre cas est le résultat comptable.
- Résultat comptable = produits – charges
 Produits :
▫ Prestations vendues = 140 000 000
▫ Plus values réalisées = 10 000 000
▫ Cession d’un portefeuille = 220 000 000
Total = 370 000 000
 Charges
▫ Frais de personnels = 7 500 000
▫ Autres charges = 22 500 000
Total = 30 000 000
Résultat comptable = 370 000 000 – 30 000 000 = 340 000 000
- Calcul de l’IRPP 340.000.000 x 33 % = 112.200.000
- Calcul du minimum de perception (MP)
MP = (140 000 000 + 220 000 000) x 2,2% = 7 920 000
- Calcul du MP mensuel (MPm)
7 920 000
- MPm = =660 0 00
12
- Solde d’IRPP : 112.200.000 – 7 920 000 = 104.280.000

SECTION VIII : REGIME SPECIFIQUE DES EXPLOITANTS DE TRANSPORT,


DESEXPLOITANTS DES JEUX DE HASARD ET DE DIVERTISSEMENT
Paragraphe 1: Régime Spécifique des Exploitants de Transport
Relève du Régime Simplifié, les transporteurs interurbains de personnes par minibus et cars de moins de
50 places exploitant au plus 05 véhicules.

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Fiscalite des Entrpises pour Etudiants de CGE 1

L’impôt dû par ces transporteurs pour chaque véhicule est égal au ¼ du montant prévu à la limite
supérieure de la catégorie C de l’impôt libératoire multiplié par le nombre de places marchandes. L’impôt ainsi
calculé, est libératoire de l’IRPP et de la TVA; mais, le contribuable demeure assujetti à la contribution des
patentes. Cet impôt est acquitté dans les 15 jours qui suivent la fin de chaque trimestre à l’aide d’une fiche
comprenant le nom, le prénom et l’adresse du contribuable.
Sont soumis au Régime du Réel :
- Les transporteurs interurbains de personnes par minibus et cars de moins de 50 places exploitant plus de
05 véhicules ;
- Les transporteurs interurbains de personnes par minibus et cars d’au moins 50 places quelque soit le
nombre de véhicules exploités.
N.B Les transporteurs de marchandises relèvent du droit commun.
N.B : En matière d’impôt libératoire, les classes sont les suivantes :
Tranches Catégories
0-20.000 Catégorie A
21.000-40.000 Catégorie B
41 000-50.000 Catégorie C
51 000-100.000 Catégorie D
N.B Depuis le 01er juillet 2014, la grille de l’import libératoire pour les transporteurs est désormais la suivante :
Tranches Catégories
0-10.000 Catégorie A
11.000-20.000 Catégorie B
21 000-25.000 Catégorie C
26000-50.000 Catégorie D
Ceci voudrait tout simplement dire que cet impôt libératoire à été réduit de 50% pour les
transporteurs. Cette réduction constitue une mesure de soutenabilité de l’augmentation du prix de
carburant à la pompe.

Paragraphe 2: Application de l’IRPP sur le Régime spécifique des transporteurs


Exemple 1: M. NANA est transporteur interurbain de personnes. Il assure la ligne Yaoundé-Bamenda. Il
est propriétaire de 10 bus de 38 places marchandes.
T.A.F : Déterminer son Régime d’Imposition.
SOLUTION
Le contribuable relève réel du Régime Réel puis qu’il exploite plus de 05 véhicules de moins de 50 places.
Son IRPP doit être déterminé en utilisant le barème de calcul de l’IRPP.
Exemple 2: M. OTELE est transporteur interurbain de personnes par cars et minibus.
Pour le compte de l’année 2012, on vous demande de calculer son IR sachant qu’il possède 04 véhicules
de 45 places.
SOLUTION
Avant la réduction de l’impôt libératoire
IR =50.000 x ¼ x 4 x (45-1) = 2.200.000

ENSEIGNANT : Fernand Leopold GUDO 694.21.08.60/677.30.71.43 Page 67


Fiscalite des Entrpises pour Etudiants de CGE 1

L’échéancier de l’IRPP serait dans ce cas :


- Au plus tard le 15 avril 2012, l’IR pour le compte du 1er trimestre de 2.200.000 x ¼ = 550.000 ;
- Au plus tard le 15 juillet 2012, la 2e tranche trimestrielle doit être acquittée ;
- Au plus tard le 15 octobre 2012, paiement de la 3e tranche trimestrielle ;
- Au plus tard, le 15 janvier 2013, paiement de la 4e tranche trimestrielle de 550.000
En fonction de la nouvelle grille
IR = 25.000 x ¼ x 4 x (45-1) = 1.100.000
L’échéancier de l’IRPP serait dans ce cas :
- Au plus tard le 15 avril 2012, l’IR pour le compte du 1er trimestre de 1.100.000 x ¼ = 275.000 ;
- Au plus tard le 15 juillet 2012, la 2e tranche trimestrielle doit être acquittée ;
- Au plus tard le 15 octobre 2012, paiement de la 3e tranche trimestrielle ;
- Au plus tard, le 15 janvier 2013, paiement de la 4e tranche trimestrielle de 275.000
Exemple 3 : M. ONANA est transporteur interurbain de personnes ; il a 08 véhicules de 35 places
marchandes. Les recettes annuelles de 2012 s’élèvent à 480.000.000. Les charges d’exploitation représentent
30%
T.A.F : Calculer son IRPP et représenter l’échéancier de paiement.
SOLUTION
Le contribuable relève du régime réel
Base d’imposition = 480.000.000 – (480.000.000 x 30%) = 336.000.000
Calcul de l’IRPP 336.000.000 x 33 % = 110.880.000
MP = 480.000.000 x 2,2% = 10.560.000
IRPP à verser = 110.880.000– 10.560.000= 100.320.000
Échéancier
- Au plus tard le 15 de chaque mois, le minimum de perception mensuel de 10.560.000/12 = 880.000
doit être versé au fisc ;
- Au plus tard le 15 mars 2013, l’IRPP de 100.320.000 doit être acquitté en un versement unique.
Il convient de noter que le transporteur de marchandises est imposé conformément au Système
Minimal de Trésorerie, au Système Allégé ou au Système Normal.
Si le contribuable ne tient pas une comptabilité régulière et probante, la base d’imposition sera
établie en appliquant le Décret de 1998 au CA reconstitué par le fisc.

Paragraphe 3: Régime Spécifique des Jeux de Hasard et Divertissement


Relèvent du Régime Simplifié les personnes physiques et morales :
- Qui exploitent les baby-foot dont le nombre de machine est compris entre 10 et 25 ;
- Qui exploitent les flippers et jeux vidéo dont le nombre de machines est compris entre 05 et 15 ;
- Qui exploitent les machines à sous dont le nombre est compris entre 03 et 10 ;
Relèvent du Régime Réel les personnes physiques et morales :

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Fiscalite des Entrpises pour Etudiants de CGE 1

- Qui exploitent les baby-foot dont le nombre de machines est supérieur à 25 ;
- Qui exploitent les flippers et jeux vidéo dont le nombre de machines est supérieur à 15 ;
- Qui exploitent les machines dont le nombre est supérieur à 10.
Les exploitants de jeux dont le nombre de machines est inférieur aux bornes inférieures des différentes
classes ci-dessus relève de la catégorie D de l’impôt libératoire.
Le bénéfice imposable des personnes physiques soumises au Régime Réel ainsi que les personnes
morales relevant du Régime Simplifié est déterminé comme en matière d’IS.
Pour des fins utiles, la personne physique qui relève du Régime Simplifié et faisant dans les jeux de
hasard et divertissements et dont le CA est compris entre 10 et 30.000.000 doit tenir sa comptabilité selon le
Système Minimal de Trésorerie.
La personne physique qui relève du Régime Simplifié et dont le CA est compris entre 30 et 50.000.000
doit représenté ses états financiers selon le Système Allégé.
La personne morale qui relève du Régime Réel doit tenir sa comptabilité selon le Système Normal.
Si les exploitants de jeu de hasard et de divertissement ne peuvent pas tenir une comptabilité régulière et
probante, le Décret de 1998 sera mis à contribution.
L’économie des Régimes d’imposition en matière de jeu de hasard et divertissement est consacrée par le tableau
suivant :
Régime d’Imposition Catégorie D de
Régime Simplifié Régime Réel
Nature de l’exploitation l’Impôt Libératoire
Baby-foot n< 10 10 ≤ n≤ 25 n> 25
Flippers et jeux vidéo n< 5 5≤ n≤ 15 n>15
Machines à sous n< 3 3 ≤ n≤ 10 n>10
Paragraphe 4 : Application de l’IRPP sur le régime d’exploitation de jeux de
hasard et divertissement
Exercice 1
Monsieur OKALA est un exploitant de baby foot à Ekounou Yaoundé. Il a exploité pour le compte de
l’année 2012 08 machines.
TAF
1) De quel régime d’imposition relève ce contribuable ?
2) Peut-il supporter l’IRPP ? Si oui quel est le montant annuel à supporter ? Si non quel est la conduite à
tenir ?
SOLUTION
1) Il relève du régime de l’impôt Libératoire puisque le nombre de machines est inférieur à 10.
2) Non il ne peut pas supporter l’IRPP, il doit supporter plutôt l’impôt libératoire catégorie D dont la
montant peut varier entre [51.000 - 100.000]  par an.
Exercice 2

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Monsieur ONANA exploite des flippers et autres jeux vidéos. Il exploite 32 machines. Pour le compte
de l’année 2013, il a réalisé un chiffre d’affaires de 75 000 000, dont 25% représentent les charges
d’exploitation.
TAF
1) De quel régime d’imposition relève ce contribuable ? Justifier votre réponse.
2) Calculer son IRPP et présenter l’échéancier de paiement.
SOLUTION
1) Le contribuable relève du Régime du Réel puisque son nombre de machines est supérieur à 15.
2) Calcul de l’IRPP
 Base d’imposition : 75 000 000 – 75 000 000 x 25% = 56 250 000
 Calcul de l’IRPP 56.250.000 x 33 % = 18.562.500
 Calcul du minimum de perception (MP)
MP = 75 000 000 x 2,2% = 1.650. 000
1.650. 000
MP mensuel =137 500
12
Solde IRPP : 18.562.500– 1.650. 000= 16 912 500
Échéancier
Au plus tard le 15 de chaque mois, le MP mensuel de 137 500 doit être versé dans les caisses de
l’État ;
- Au plus tard le 15 mars 2014, le solde de l’IRPP de 16 912 500 doit être acquitté spontanément en un
versement unique.
Exercice  3
Monsieur ONANA est un exploitant de machines à sous. Pour le compte de l’année 2013, il a exploité
16 machines. Mais il ne tient pas une comptabilité qui puisse faire foi. Le chiffre d’affaires reconstitué par
l’Administration Fiscale est de 90 000 000.
TAF : On demande de calculer son IRPP et de préciser son Régime d’Imposition.
SOLUTION
Le contribuable relève du Régime Réel car le nombre de machines exploitées est supérieur à 10 soit
exactement 16 machines.
La base brute d’imposition et ceci conformément aux dispositions du Décret 1998 sera déterminée en
utilisant le taux de 7,5% (car c’est un commerçant non importateur).
De ce point de vue, nous aurons 90 000 000 x 7,5% = 6 750 000
Base d’imposition = 6 750 000
Calcul de l’IRPP 6.750.000 x 33 % = 2.227.500
En termes d’échéancier, il n’y a pas de MP puisque le contribuable ne tient pas une comptabilité
régulière et probante. De ce point de vue, l’IRPP total de 2.227.500 doit être acquitté spontanément en un
versement unique et immédiatement.

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SECTION IX  : CALCUL DE L’IRPP POUR UN CONTRIBUABLE QUI RÉALISE PLUSIEURS


CATÉGORIES DE REVENUS

Paragraphe 1 : observations générales


Pour un contribuable qui réalise annuellement plusieurs catégories de revenus passibles à l’IRPP, les
observations suivantes doivent être prises en compte :
- La base d’imposition est consacrée (constituée) par la somme des revenus nets catégoriels
- On calcule l’acompte par catégorie de revenu et on verse à l’Administration Fiscale.

Paragraphe 2 : détermination de la base d’imposition et liquidation


1- Détermination de la base d’imposition
Comme nous venons de préciser supra, cette base d’imposition est égale à la somme des revenus nets
catégoriels.
On pourra éventuellement arrondir cette base d’imposition au millier de franc inférieur.

2- Liquidation
2.1- Calcul de l’IRPP
▫ On calcule les acomptes par catégories de revenus et on reverse à l’Administration Fiscale ;
▫ L’IRPP annuel est déterminé en appliquant à la base d’imposition le taux de l’IRPP  (33 %);
▫ Le solde d’IRPP est déterminé en soustrayant de l’IRPP annuel l’ensemble des acomptes qui a été versé.

2.2- Échéancier de l’IRPP


▫ Les différents acomptes seront acquittés aux différentes échéances ;
▫ Le solde d’IRPP doit être acquitté spontanément en un versement unique au plus tard le 15/03 suivant la
clôture de l’exercice.

Paragraphe 3 : Application


M. GUDO est un Homme d’Affaires. Pour le compte de l’année 2013, il a réalisé les activités
suivantes :

1- Activité commerciale
Il a une boutique de vente de produits électroménagers au Marché Central de Yaoundé. Le CA annuel
HT est de 178 000 000 donc 28 000 000 représentent les charges d’exploitation.

2- Activité agricole
Il a une plantation de cacao à AKONOLINGA. Le prix de vente du cacao a été de 200  000 000. Les
charges ont été les suivantes
- Charges d’exploitation : 20 000 000
- La plantation fonctionne avec un tracteur dont la valeur d’acquisition est de 60 000 000 amortissable de
façon linéaire pendant 10 ans. Date d’acquisition le 01/01/2012.

ENSEIGNANT : Fernand Leopold GUDO 694.21.08.60/677.30.71.43 Page 71


Fiscalite des Entrpises pour Etudiants de CGE 1

NB : Par ailleurs, il y a une production stockée de 50 000 000 à la fin de l’année 2013.

3- Activité foncière
Il a à Yaoundé 10 appartements à usage d’habitation en location. Le loyer par appartement est de
300 000/mois ; les charges de fonctionnement et d’entretien représentent 10%.

4- Activité salariale
M. GUDO est aussi Cadre dans une grande entreprise de la place. Pour le mois de janvier 2013, les
éléments de son salaire ont été les suivants :
- Salaire de base = 630 000 ;
- Prime d’ancienneté = 720 000 ;
- Prime de fonction = 112 500 ;
- Allocation familiale = 90 000.
Il est nourri et véhiculé aux frais de la société. Le salaire de base de la 1 ère catégorie 1er échelon de la
zone et du secteur d’activité de la société est de 117 000. Le nombre de jour de travail est en moyen de 28/mois.
Tous les éléments sont restés constants durant toute l’année 2013.

5- Activité non commerciale


M. GUDO est également Expert Consultant en Gestion dans plusieurs sociétés de la place. Pour le
compte de l’année 2013, les honoraires de consultation se sont élevés à 300 000 000 donc 25% représentent les
charges. Par ailleurs, la plus-value réalisée sur la cession d’une immobilisation du Cabinet Conseils s’élève à
30 000 000.

6- Activité mobilière
Il a également perçu le 15/06/2013 27 000 000 de dividende brut d’une société dans laquelle il a 22% de
participation.
TAF
1) Calculer les différents acomptes par catégorie de revenu si possible.
2) Calculer le revenu net catégoriel pour chaque activité si possible.
3) Calculer le revenu net global.
4) Calculer l’IRPP et présenter l’échéancier de paiement.
SOLUTION
1) Calcul des différents acomptes
a) Activité commerciale
Le contribuable ici relève du Régime Réel car le CA ≥ 50 000 000
MP annuel = 178 000 000 x 2,2% = 3 916 000
3 916 000
MP mensuel = =326.333
12
b) Activité agricole

ENSEIGNANT : Fernand Leopold GUDO 694.21.08.60/677.30.71.43 Page 72


Fiscalite des Entrpises pour Etudiants de CGE 1

Le contribuable aussi ici relève du Régime Réel car CA ≥ 50 000 000


MP annuel = 2 00 000 000 x 2,2% = 4 400 000
4 400 000
MP mensuel = =366.667
12
c) Activité foncière
Il s’agit ici des maisons d’habitation
Acompte annuel = 300 000 x 10 x 12 x 5% = 1 800 000
1800 000
Acompte trimestriel = =450 000
4
d) Activité salariale
Ici, on doit calculer le salaire brut imposable mensuel
- Calcul du salaire brut imposable
* Salaire taxable intermédiaire
Salaire de base  : 630 000
Prime d’ancienneté : 720 000
Prime de fonction : 112 500
1 462 500
* Évaluation des avantages en nature
Selon l’Administration Fiscale :
Nourriture : 1 462 500 x 10% = 146 250
Véhicule : 1 462 500 x 10% = 146 250
292 500
* Salaire brut imposable : 1 462 500 + 192 500 = 1 755 000
- Calcul du salaire cotisable
* Évaluation des avantages selon, la CNPS
117 000
Nourriture : × 2,5 ×28=47 250
173,33
Salaire cotisable : 1 462 500 + 47 250 = 1 509 750 > 300 000 donc salaire cotisable mensuel = 300 000
Cependant, l’acompte se calcul avec le salaire brut imposable mensuel. En fonction de l’algorithme,
nous avons : [70 850 + (1 755 000 – 667 000) x 70%] x 35% x 1,1 = 320 493,25
Acompte annuel : 320 493,25 x 12 = 3 845 919
e) Activité non commerciale
Le contribuable ici relève du régime Réel car il exerce une profession libérale
MP annuel = 300 000 000 x 2,2% = 6 600 000
6 600 000
MP mensuel = =550 000
12
f) Activité mobilière
Ici, il n’y a pas d’acompte à calculer
2) Calcul des différents revenus nets catégoriels
a) Activité commerciale

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Revenu net = produits – charges


= 178 000 000 – 28 000 000
RN = 150 000 000
b) Activité agricole
Revenu net = produits – charges
= (200 000 000 + 50 000 000) – (20 000 000 + 60 000 000 x 10%)
RN = 224 000 000
c) Activité foncière
Revenu net = produits – charges
= (300 000 x 10 x 12) – (300 000 x 10 x 12 x 10%)
RN = 32 400 000
d) Activité salariale
- Calcul du salaire brut taxable mensuel : 1 755 000
- Salaire brut imposable annuel : 1 755 000 x 12 = 21 060 000
- Frais professionnel : 21 060 000 x 30% = 6 318 000
- Pension vieillesse décès invalidité : 300 000 x 12 x 2,8% = 100 800
- Salaire net catégoriel : 21 060 000 – (6 318 000 + 100 800) = 14 641 200
e) Activité non commerciale
Revenu net = produits – charges
= 300 000 000 – 300 000 000 x 25% + 30 000 000
RN = 255 000 000
f) Activité mobilière
Revenu net catégoriel = dividende brut soit 27 000 000
3) Calcul du revenu net global
Il est égal la somme des revenus net catégoriel :
RNG = 150 000 000 + 224 000 000 + 32 400 000 + 14 641 200 + 255 000 000 + 27 000 000
RNG = 703 041 200
4) Calcul de l’IRPP
- Base arrondie au millier de franc inférieur 703.041.000
- IRPP = 703.041.000 x 33 % = 232.003.530
5) Calcul de l’acompte
3 916 000 + 4 400 000 +1 800 000+ 3 845 919 +6 600 000 = 20.561.919
Acompte total = 20.561.919
- Calcul du solde de l’IRPP
Solde = IRPP total – acompte total
= 232.003.530 – 20.561.919

IRPP = 211 441 611

ENSEIGNANT : Fernand Leopold GUDO 694.21.08.60/677.30.71.43 Page 74


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Échéancier de l’IRPP
* Les acomptes
 Activité commerciale
Au plus tard le 15 de chaque mois, le MP mensuel de 326.333 doit être acquitté.
 Activité agricole
Au plus tard le 15 de chaque mois, le MP mensuel de 366.667 doit être versé dans les caisses de l’État.
 Activité foncière
Puisqu’il s’agit d’une maison d’habitation, l’acompte trimestriel de 450 000 doit être versé dans les caisses de
l’État par le bailleur lui-même aux échéances suivantes :
- Au plus tard le 15 avril 2013 pour le compte du 1er trimestre ;
- Au plus tard le 15 juillet pour le compte du 2e trimestre ;
- Au plus tard le 15 octobre 2013 pour le compte du 3e trimestre ;
- Au plus tard le 15 janvier 2014 pour le compte du 4e trimestre.
 Activité Salariale
Au plus tard le 15 de chaque mois, l’acompte sur salaire de 320 493,25 doit être acquitté.
 Activité non commerciale
- Au plus tard le 15 de chaque mois, l’acompte de 550 000 doit être versé dans les caisses de l’État ;
 Solde d’IRPP
- Au plus tard le 15 mars 2014, le solde d’IRPP de 211.441.611doit être acquitté spontanément en
un versement unique.

SECTION X : DISPOSITIONS GENERALES ET COMMUNES A L’IMPOT SUR LES


SOCIETES ET A L’IMPOT SUR LE REVENU DES PERSONNES PHYSIQUES
SECTION I : REGIMES D’IMPOSITION
Article 93 ter.- Les personnes physiques ou morales sont imposables suivant les régimes ci-après, déterminé
en fonction du chiffre d’affaires réalisé :
- Régime de l’impôt libératoire ;
- Régime simplifié ;
- Régime réel.
Article 93 quater.
- (1) Relèvent du régime de l’impôt libératoire, à l’exception des exploitants forestiers, et des
professions libérales, les entreprises individuelles qui réalisent un chiffre d’affaires annuel inférieur à 10
millions.
-(2) Relèvent du régime simplifié, les entreprises individuelles et les personnesmorales qui réalisent
unchiffre d’affaires annuel égal ou supérieurà dix (10) millions et inférieur àcinquante (50), à l’exception

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destransporteurs de personnes et des entreprises de jeux de hasard et de divertissement visés aux articles 93
septies et 93 octies du présent code.
- (3) Relèvent du régime réel, les entreprisesindividuelles et les personnesmorales qui réalisent un
chiffred’affaires annuel hors taxes égal ousupérieur à 50 millions de francs.
Article 93 quinquies.
- Les entreprises dont le chiffre d’affaires passe en dessous des limites visées à l’article 93 quater ci-dessus sont
maintenues dans leur régime initial pendant une période de deux ans.
EXCEPTIONS Article 93 sexies.- Le bénéfice dessociétés visées à l’Article 26 est déterminé,dans tous les
cas, dans lesconditions prévues pour les entreprisesindividuelles et les personnesmorales imposables d’après le
régimeréel tel que prévu aux articles 93 ter et 93 quater, à l’exception des sociétés civiles immobilières pour
leurs revenusfonciers lorsqu’elles n’ont pas opté pour l’Impôt sur les Sociétés. Les associés ou participants de
ces sociétés sont censés avoir acquis la disposition de leur part des bénéfices à la clôture de l’exercice
comptable de la société.
Article 93 septies.- Régimes spécifiques des transporteurs interurbains de personnes.
(1) Nonobstant les dispositions des articles 93 ter et 93 quater, relèvent du régime simplifié les personnes
physiques et morales effectuant le transport interurbain de personnes par minibus et cars de moins de 50 places
et exploitant au plus 05 véhicules.
(2) Sont soumis au régime réel, lespersonnes physiques et morales réalisantles opérations suivantes :
- le transport interurbain de personnes par minibus et cars de moins de 50 places et exploitant plus de cinq
Véhicules ;
- le transport interurbain de personnes par cars d’au moins 50 places, quel que soit le nombre de véhicules
exploités.
Article 93 octies.- Régimes spécifiques des entreprises de jeux de hasard et divertissement.
(1) Relèvent du régime simplifié, les personnes physiques et morales exploitant des baby-foot dont le nombre de
machines est compris entre 10 et 25, des flippers et jeux vidéo dont le nombre de machines est compris entre
5 et 15, ainsi que celles exploitant des machines à sous dont le nombre est compris entre 3 et 10.
(2) Relèvent du régime réel, les personnes physiques et morales exploitant des baby-foot dont le nombre de
machines est supérieur à 25, de flippers et jeux vidéo dont le nombre de machines est supérieur à 15, ainsi que
celles exploitant des machines à sous dont le nombre est supérieur à 10.
Article 93 nonies.- Le bénéfice imposable des personnes physiques soumises au régime réel ainsi que celui des
personnes morales relevant du régime simplifié est déterminé comme en matière d’Impôt sur les Sociétés.
CESSION, CESSATION OUDECES
Article 94.- La cession, la cessation ou le décès entraînent l’exigibilité immédiate des impôts dus.
Article 95.- Dans le délai de trente jours de la cession ou cessation, le contribuable doit souscrire la
déclarationdes revenus imposables jusqu’au jour de la cession ou cessation en indiquant la date effective de
celle-ci et les nom (s), prénom(s), raison sociale et adresse du cessionnaire. En cas de décès, la déclaration doit
être souscrite par les ayants droit dans le délai de six mois à compter de la date de décès.

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Article 96.- Hormis les délais spéciaux prévus à l’Article 95 ci-dessus, toutes les dispositions relatives aux
Obligationsdu contribuable, à la procédure d’imposition et aux pénalités, sont applicables en cas de cessation,
cession ou décès.Dans tous les cas, la déclaration doit être accompagnée du paiement des droits correspondants.
Article 97.- En cas de décès, le montant total des impositions émises en vertu de l’Article 94 du présent Code,
ne peut excéder les trois quarts de l’actif net successoral avant paiement des droits de mutation par décès.Les
impositions ainsi établies et toutes autres impositions dues par les héritiers du défunt constituent une charge de
l’actif successoral. Elles ne sont pas admises en déduction du revenu des héritiers pour l’établissement de
l’Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques dont ces derniers sont passibles.
Article 98.- La continuation par seshéritiers en ligne directe, ou son conjoint de l’activité précédemment
exercée par un contribuable décédé est considérée comme n’entraînant pas réalisation de plus-value, à condition
que soient conservées par le ou les nouveaux exploitants toutes les évaluations d’éléments d’actif figurant au
dernier bilan dressé par le défunt. La constitution par le conjoint ou les héritiers d’une société de personnes
nemet pas obstacle à l’application de la disposition ci-dessus. Il en est de même, en cas de constitution d’une
société à responsabilité limitée, à condition que les statuts prévoient la non-cessibilité des parts à des tiers
étrangers à la succession.
SECTION II : DEPART DU CAMEROUN

Article 99.- Nul ne peut quitter le territoire camerounais sans avoir au préalable souscrit la déclaration des
revenus acquis jusqu’à la date de départ. Cette déclaration doit être souscrite au plus tard dans les trente jours
qui précèdent la demande de passeport ou de visa de sortie. Elle entraîne en principe imposition immédiate. Le
passeport ou le visa de sortie ne peuvent être délivrés que sur présentation d’un certificat établi par le Centre des
Impôts compétent du lieu de résidence du contribuable. Tout passeport ou visa de sortie délivré en violation de
cette disposition engage la responsabilité solidaire de son auteur avec le contribuable intéressé pour le paiement
des impôts dont le recouvrement est différé ou compromis, sans préjudice des sanctions disciplinaires pour
manquement aux obligations professionnelles. Toutefois, le certificat de départ visé ci-dessus n’est pas exigé
des salariés de nationalité camerounaise effectuant des déplacements temporaires à l’étranger.

SECTION III LIEU D’IMPOSITION


Article 100.- A défaut de déclaration régulièrement souscrite par le redevable, toute imposition peut être assise
en un lieu présumé valable par le service des impôts. En cas de déplacement, soit de la résidence, soit du lieu du
principal établissement, les cotisations qui restent dues au titre de l’Impôt sur les Sociétés et de l’Impôt sur le
Revenu des Personnes Physiques, tant pour l’année au cours de laquelle le changement s’est produit que pour
les années antérieures non atteintes par la prescription, peuvent valablement être établies au lieu qui correspond
à la nouvelle situation.

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SECTION IV : OBLIGATIONS DES CHEFS D’ENTREPRISES ET DES SOCIETES DE


PERSONNES
Article 101.- Avant le 15 mars de chaque année ou un mois avant le départ du Cameroun de son personnel
salarié, tout chef d’entreprise est tenu de produire, sous forme de bulletin individuel par bénéficiaire dont
lemodèle est fourni par les services des impôts, la déclaration des sommes ciaprès versées au cours de l’année
fiscale écoulée :
a) appointements et leurs accessoires de toutes sortes versés à chacun des membres de son personnel
salarié;
b) sommes diverses dépassant deux cent cinquante mille (250 000) francs CFA versées à des tiers à titre de
commissions, courtage, ristournes,honoraires, loyers, vacations,droits d’auteurs oud’inventeurs et autres
rémunérationsoccasionnelles ou non ;
b) le listing des achats par fournisseur avec mention de leur numéro d’identification et le montant des
achats de l’exercice.
Article 102.- La déclaration prévue à l’Article 101 ci-dessus doit mentionner
- les nom (s), prénom (s), raison socialeet adresse de la partie versante;
- les nom (s), prénom (s), raison sociale, numéro d’identifiant unique et adresse du bénéficiaire ;
- les sommes versées détaillées par nature, selon les indications données par le formulaire délivré par
l’administration des impôts ;
- la période à laquelle s’appliquent les paiements.
Article 103.- Toute infraction aux dispositions des Articles 101 et 102 du présent Code donne lieu à la
perception d’une amende de 5 000 francs CFA par omission ou inexactitude, par bénéficiaire et par mois de
retard. Cette amende est mise en recouvrement dans les mêmes formes que les impôts, objet des chapitres ci-
dessus. En outre, après une mise en demeure de déclarer conformément aux dispositions du Livre des
Procédures Fiscales, l’absence de déclaration des sommes visées à l’Article 101 entraîne la perte du droit de les
porter en charges pour la détermination du résultat de l’entreprise.
Article 104.- Toutes les dispositions définies ci-avant en matière d’Impôt sur les sociétés et d’Impôt sur le
Revenu des Personnes Physiques sont également applicables aux entreprises ayant leur siège social à l’étranger
pour les activités déployées au Cameroun.
Article 104 bis.- (1) L’Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques dû par les associés de sociétés de
personnes et, d’une manière générale, par les associés des personnes morales fiscalement transparentes, à
l’exception des sociétés de personnes ayant opté pour l’Impôt sur les sociétés, est retenu à la source et reversé
par la société ayant réalisé lesdits revenus selon le barème de l’Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques
prévu à l’article 69 du présent Code.
(2) Pour l’application de la présente disposition, l’exigibilité est déterminée selon la catégorie des revenus
réalisés, tels que visés aux articles 80 et suivants du présent Code.

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Article 104 ter.- Les gestionnaires de trusts ou fiducies étrangers domiciliés au Cameroun doivent également
déposer, dans le délai prévu à l’article 101 ci-dessus, tous les renseignements relatifs à l’identité des personnes
liées auxdits trusts ou fiducies, ainsi qu’aux avoirs desdits trusts ou fiducies.

SECTION V : MESURES INCITATIVES


Paragrapahe 1 : Mesures relatives à la promotion de l’emploi jeune
Article 105 (nouveau).- Les entreprisesrelevant du régime du réel qui recrutent dans le cadre d’un contrat à
durée indéterminée ou déterminée pour un premier emploi, ou d’un stage pratique pré-emploi, des jeunes
diplômés camerounais âgés de moins de 35 ans, sont exemptées des charges fiscales etpatronales sur les salaires
versées à cesjeunes, à l’exception des charges sociales. Sont éligibles à cette exemption lesseules entreprises
relevant du régimedu réel et ne bénéficiant pas d’un régimefiscal dérogatoire ou d’un régimefiscal incitatif
particulier.La présente mesure s’applique àcompter du 1er janvier 2016 et estvalable pour une période de trois
(03)ans. Cette période est portée à cinq (5)ans lorsque le recrutement intervientdans des zones économiquement
sinistréesdont la délimitation est faite parvoie réglementaire.
Article 106 (nouveau).- Pour le bénéficedes avantages prévus à l’article105 ci-dessus, les entreprises
transmettent à l’administration fiscale àtitre déclaratif, la liste des personnesrecrutées assortie des justificatifs
probants.

Paragrapahe 2 :Mesures relatives à la promotion du secteurboursier


Article 108.- (1) Les sociétés quiprocèdent à l’admission de leurs actionsordinaires à la cote de la bourse du
Cameroun bénéficient del’application des taux réduits d’Impôtsur les Sociétés suivants :
a) 20 % pendant trois (3) ans, pour lesaugmentations de capital représentantau moins 20 % du capital social;
b) 25 % pendant trois ans, pour lescessions d’actions représentant aumoins 20 % du capital social ;
c) 28 % pendant trois (3) ans à partirde la date d’admission pour lesaugmentations ou cessions en deçàdu seuil
de 20 % du capital social.
(2) Toutefois, dans le cas où le tauxd’augmentation ou de cession de 20 %de titres cotés n’est pas atteint lors de
la première introduction en bourse,mais au cours de la période de trois.
(3) ans, les réductions visées à l’alinéa(1) a et b ci-avant s’appliquent pour ladurée résiduelle de ladite période.
(3) Cette réduction est accordée auxsociétés dont l’admission à la cote dela bourse intervient dans un délai de
trois (03) ans à compter du 1er janvier2016.
Article 109.- Les sociétés qui émettentdes titres sur le marché obligatairede la bourse du Cameroun bénéficient
de l’application d’un taux réduitd’Impôt sur les sociétés de 25% pendanttrois (3) ans à compter de l’année
d’émission.Cette réduction est accordée aux sociétésdont l’émission à la cote de labourse intervient dans un
délai de trois(3) ans à compter du 1er janvier 2017.
Article 109 bis.- Les sociétés qui sontréputées faire appel public à l’épargneconformément aux dispositions de
l’Acte uniforme de l’OHADA relatifaux sociétés commerciales et lesGroupements d’intérêt économique, etqui
consentent à admettre et échangertout ou partie de leurs titres de capitauxet de créance à la cote de labourse des

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valeurs mobilières du Cameroun,bénéficient de l’applicationd’un taux réduit d’impôt sur les sociétés de 30 %
pendant trois (03) ans, àcompter de la date d’admission destitres.
Article 110.- La radiation des actionsdes sociétés visées aux Articles 108 et109 ci-dessus, dans un délai de
quatre(4) ans à compter de la dated’admission, entraîne la déchéance del’application du taux réduit d’Impôtsur
les sociétés et le rappel des droits antérieurement exonérés, majoré despénalités prévues par la législationfiscale
en vigueur.
Article 111.- (1) Par dérogation auxdispositions de l’Article 70 du présentCode, le taux d’imposition des
dividendeset intérêts des obligations àmoins de cinq (5) ans de maturité ainsique les autres rémunérations
provenantdes valeurs mobilières des personnesphysiques ou morales, admisesà la cote de la bourse du
Cameroun, est fixé à 10 %.Ce taux est fixé à 5 % pour les rémunérationsdes obligations des sociétésprivées ou
publiques à échéance decinq (5) ans ou plus.
(2) Toutefois, sont exonérés del’Impôt sur les Sociétés, de l’Impôtsur le Revenu des Capitaux Mobiliersou de
tout autre prélèvement de même nature, les produits ci-dessous :
a) les intérêts des obligations del’État ;
b) les intérêts des obligations descollectivités territoriales décentralisées ;
c) les plus-values nettes réalisées pardes personnes physiques ou moralessur le marché des valeursmobilières du
Cameroun.
Pour l’application de cette disposition,la plus-value s’entend du prix de cession diminué du prix d’acquisition et
des frais de gestion des titres cédés.
Article 112.- Les conventions et actes portant cession des titres cotés sur lemarché des valeurs mobilières sont
exonérés des droits d’enregistrement.

Paragrapahe3 : Regime fiscal desmarches publics


1. Regime fiscal desmarches sur financementpropre
Article 113 (nouveau).- (1) Les marchéspublics sont conclus toutes taxescomprises.
(2) Ils sont soumis aux impôts, droitset taxes prévus par la législation envigueur à la date de leur conclusion,
notamment la taxe sur la valeur ajoutée(TVA) et les droitsd’enregistrement.
(2) En aucun cas, les marchés entièrementfinancés sur ressourcespropres de l’État ne feront
l’objetd’une exonération de droits et taxesou d’une prise en charge desdits droitset taxes par l’État.
Article 114 (nouveau).- Le maîtred’ouvrage est tenu de prévoir dans sonbudget les crédits destinés à couvrir les
droits et taxes qu’il est appelé àsupporter dans le cadre des marchéspublics, conformément aux dispositionsde
l’article 113 ci-dessus.

2. Regime fiscal desmarches publics a financement exterieur ou conjoint


Article 115 (nouveau).- (1) Les droitset taxes liés aux marchés à financementextérieur ou conjoint sont à la
charge de l’adjudicataire.

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(2) Toutefois, lorsque pour un marchépublic à financement extérieur ouconjoint, la convention de


financementne prévoit pas la prise en chargede la TVA, celle-ci est prise en chargepar les fonds de contrepartie
prévusdans le budget du maître d’ouvrage oudu ministère bénéficiaire.
(3) La TVA, objet de la prise encharge, est celle afférente aux acquisitionsde biens et services directementliés à
la mise en place du projet, àl’exclusion des dépenses indirectes,notamment celles liées à l’acquisitionde
véhicules de tourisme, àl’hébergement, à la restauration, auxhonoraires et autres dépenses d’étudeset de conseil,
aux charges administrativeset managériales.
Article 116 (nouveau).- (1) La priseen charge est matérialisée par uneattestation délivrée parl’Administration
fiscale sur la base des factures pro forma ou des déclarationsd’importation fournies parl’adjudicataire.
(2) L’attestation visée à l’alinéa précédentn’est délivrée qu’à la conditionque le ministère bénéficiaire ou
lemaître d’ouvrage ait prévu dans sonbudget les dotations nécessaires à lacouverture des droits et taxes
applicablesau marché.
(3) La somme des prises en chargesollicitées ne peut être supérieure àcelle qui résulterait de l’application dutaux
légal de la TVA au montant du marché.
Article 116 (nouveau) bis.- (1) Ne sont pas concernés par la prise en charge :
- les droits et taxes normalement duspar l’attributaire du marché ou de lalettre-commande ;
- les impôts et taxes résultant d’unmarché ou d’une lettre-commandefinancés par la contrepartie camerounaiseen
dépenses réelles.
(2) Les «droits et taxes normalementdus par l’attributaire» s’entendent :
- des droits d’enregistrement ;
- de l’impôt sur le revenu ;
- de la taxe sur la valeur ajoutée applicableaux carburants et aux dépensesindirectes visées à l’article 115 ci-
dessus;
- de la taxe spéciale sur les rémunérationsversées à l’étranger ;
- de la taxe spéciale sur les produitspétroliers et toutes les autres taxesdu secteur pétrolier ;
- de la taxe à l’extraction, la redevancesuperficiaire et toutes lesautres taxes du secteur minier ;
- de tous autres impôts et taxes mis àla charge de l’attributaire par la législationfiscale en vigueur.
Article 116 (nouveau) ter.- Ne sontpas considérés comme ressourcesextérieures pour l’exécution de laprise en
charge, les fonds issus de laremise ou de l’annulation de la dettede l’Etat du Cameroun.
Article 117.- Sont assimilées auxdispositions du Code Général desImpôts, les dispositions fiscales contenues
dans les codes minier, gazier etpétrolier, ainsi que les dispositionsfiscales relatives aux contrats de partenariat
public-privé.
Article 118.- (1) Les Centres de GestionAgréés apportent une assistanceen matière de gestion et encadrent les
adhérents dans l’accomplissement deleurs obligations fiscales.
(2) Peuvent être adhérents auxCentres de Gestion Agréés, les personnesphysiques ou morales réalisantun chiffre
d’affaires annuel hors taxesinférieur ou égal à cent (100) millionsde francs CFA.

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(3) Les droits d’adhésion aux CGAsont librement fixés par les promoteursà l’intérieur d’une fourchette allant de
FCFA 25 000 à FCFA50 000 par an.
(4) Les cotisations annuelles sontlibrement fixées par les promoteurs àl’intérieur d’une fourchette allant de :
- FCFA 50 000 à FCFA 150 000 paran pour les contribuables du régimesimplifié ;
- FCFA 50 000 à FCFA 250 000 paran pour les contribuables du régimedu réel.

Paragrapahe 4 : Mesures relatives à la promotion des centres de gestion agrées


Article 119.- (1) Les adhérents aux centres de gestion agréés bénéficientdes mesures ci-après :
- abattement de 50% du bénéficefiscal déclaré sans que l’impôt dûsoit inférieur au minimum de perception
prévu par le présent Code ;
- abattement de 50% sur la base decalcul du précompte sur achats desdistributeurs, lorsque ces achats sont
effectués auprès de certainesgrandes entreprises dont la liste esfixée par arrêté du Ministre chargé des Finances.
Le précompte acquittédans ce cas constitue le minimumde perception prévu par leprésent code ;
- dispense de contrôles fiscaux surplace pour la période non prescritepour toute adhésion effectuée avantle 31
décembre 2016 ;
- application des pénalités de bonnefoi pour les contrôles fiscaux couvrantla période postérieure àl’adhésion au
CGA.
(2) L’adhérent perd le droit aux avantagesprévus à l’alinéa 1 ercidessuslorsque sa déclaration des résultats ou des
revenus n’est pas souscrite dansles délais.
(3) Les promoteurs des centres degestion agréés justifiant d’au moinscent (100) adhérents actifs bénéficient des
avantages ci-après :
- abattement de 50% de l’impôt surles sociétés ou de l’impôt sur le revenudes personnes physiques pour la part
de leurs revenus tirés desactivités des CGA sans que l’impôtdû soit inférieur au minimum deperception prévu
par le présentcode ;
- exemption des charges fiscales etpatronales sur les salaires versésaux personnels employés desCGA.
(4) Les promoteurs des centres degestion agréés sont tenus d’annexer àleurs déclarations mensuelles, la liste à
jour de leurs adhérents.

Paragrapahe 5 : Mesures relatives à lapromotion de l’education, de la


formationprofessionnelle et dela sante
Article 120.- Sans préjudice des dispositionsdes articles 4 (10) et 128 (5)du présent Code, les établissements
privés d’enseignement, de formationet de santé, laïcs ou confessionnels,dûment agréés par l’autorité
compétente,sont soumis au régime fiscal ci-après:
en leur qualité de redevables réels :
- dispense du paiement de la contributiondes patentes ;
- dispense du paiement de la taxe surla propriété foncière sur les immeublesaffectés à leurs activitéslorsque
ceux-ci leur appartiennenten pleine propriété ;
- exonération de l’impôt sur les sociétéset de l’impôt sur les bénéficesindustriels et commerciaux, lorsqu’ils ne
poursuivent pas unbrut lucratif.

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en leur qualité de redevables légaux:


- dispense de l’obligation de collectede la TVA sur tous les services offertspar ces établissements, qu’ils
se rapportent directement à leur activitéprincipale d’enseignement oude fourniture des soins, ou qu’ils leur
soient accessoires à l’instar dela restauration, de la distributiondes fournitures, manuels scolaireset des tenues,
du transport scolaire,de la vente des consommables médicauxet des produits pharmaceutiques;
- obligation de retenue à la source etde reversement de l’Impôt sur leRevenu des Personnes Physiques des
personnes qu’ils emploientd’après le barème des retenues salariales;
- obligation de retenue à la source etde reversement de l’impôt sur lesrevenus fonciers lorsqu’ils sont locataires
des immeubles affectés àleurs activités.

Paragrapahe 6 : Mesures relatives à larehabilitation dezones sinistrées


Article 121.- (1) Les entreprises quiréalisent des investissements nouveauxdans une zone économiquement
sinistrée sont exonérées des impôts ettaxes ci-après :
- au titre de la phase d’installationqui ne peut excéder troisans :
• exonération de la contributiondes patentes ;
• exonération de la TVA sur lesacquisitions de biens et services ;
• exonération des droitsd’enregistrement sur les mutations immobilières afférentes à lamise en place du projet ;
• exonération de la taxe sur la propriétéfoncière sur les immeublesaffectés au projet.
- au titre des sept premières annéesd’exploitation :
• exonération de la contributiondes patentes ;
• exonération de l’IS et du minimum de perception ;
• dispense des charges fiscales etpatronales sur les salaires versésau personnel employé.
(2) Pour bénéficier des avantagesfiscaux visés à l’alinéa 1 ci-dessus, lesinvestissements doivent remplir
lescritères alternatifs ci-après :
- induire la création d’au moins dix(10) emplois directs ;
- utiliser à 80% la matière premièreproduite dans ladite zone ;
(3) Lorsque les investissements nouveauxsont réalisés par une entrepriseancienne, les exonérations prévues à
l’alinéa 1er ci-dessus s’appliquentexclusivement aux opérations et bénéficesse rapportant à ces investissements
nouveaux. L’entreprise doitdans ce cas tenir une comptabilitédistincte.
(4) Le bénéfice de ce régime est subordonnéà la validation préalable parl’Administration fiscale des
investissementsnouveaux projetés.
(5) Sur la base de la réalisation effectivedu plan d’investissement,l’administration fiscale délivre
obligatoirementau terme de chaque exercicefiscal un quitus pour la reconduction des avantages fiscaux sus
visés.
(6) En cas de non-respect du programmed’investissement validé,l’entreprise perd le bénéfice des avantages
fiscaux concédés et est tenue dereverser les impôts et taxes non payéssans préjudice des pénalités et intérêtsde
retard.
(7) Les zones sinistrées sont précisées par un texte réglementaire.

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Paragrapahe 7- Mesures relatives a lapromotion du secteur agricole


Article 122.- Les entreprises ayantpour activités l’agriculture, l’élevageet la pêche, bénéficient des avantages
fiscaux ci-après :
- dispense des charges fiscales etpatronales sur les salaires versésaux ouvriers agricoles saisonniers par les
exploitants individuels ;
- exonération de la TVA sur l’achatdes pesticides, des engrais et desintrants utilisés par les producteurs,ainsi que
des équipements etmatériels de l’agriculture, del’élevage et de la pêche figurant àl’annexe du présent titre;
- exonération des droitsd’enregistrement des mutations deterrains affectés à l’agriculture, àl’élevage et à la
pêche ;
- exonération des droitsd’enregistrement des conventionsde prêts destinées au financementdes activités
agricoles, de l’élevageet à la pêche ;
- exonération de la taxe foncière despropriétés appartenant aux entreprisesagricoles, d’élevage et depêche, et
affectés à ces activités, àl’exclusion des constructions àusage de bureau.

Paragrapahe8 : Mesures relatives a lapromotion des materiaux et


matierespremieres locaux
1. Des matériaux de construction
Article 123.- Les établissements publicsde promotion des matériauxlocaux de construction bénéficient des
avantages fiscaux ci-après :
- exonération de la TVA sur l’achatdes équipements et matériels defabrication des matériaux locauxde
construction ainsi que sur lavente des produits fabriqués à basede ces matériaux ;
- soumission à l’Impôt sur les Sociétésau taux réduit de 20% ;
- application d’un abattement de50% sur la base de l’acompte mensueld’Impôt sur les Sociétés.

2. Des boissons
Article 124.- (1) Les boissons nouvellesproduites et conditionnées exclusivementà partir de la matière première
locale, sauf indisponibilitéabsolue d’un ingrédient sur le marchélocal, sont passibles uniquement du droit
d’accises ad valorem àl’exclusion du droit d’accises spécifiquevisé à l’article 142 (8) 1. Dansce cas, pour le
calcul du droitd’accises ad valorem, il n’est procédéà aucun abattement.Dans tous les cas, le pourcentage de
lamatière première issue de l’agriculturelocale ne peut être inférieur à 40% descomposants utilisés et les
emballages servant de conditionnement, lorsqu’ilssont non retournables, doivent nécessairementêtre recyclés au
Cameroun.
(2) Les boissons nouvelles s’entendentde celles mises sur le marché à, compter du 1 er janvier 2017.

Paragrapahe 9 : Mesures relatives a lapromotion del’innovation


Article 124 bis.- Les entreprises relevantdu régime du réel peuvent bénéficierd’un crédit d’impôt au titre
desdépenses de recherche et d’innovationqu’elles exposent.Les dépenses de recherche etd’innovation ouvrant
droit au créditd’impôt sont :

ENSEIGNANT : Fernand Leopold GUDO 694.21.08.60/677.30.71.43 Page 84


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- les dotations aux amortissementsdes immobilisations acquises àl’état neuf et affectées aux opérations de
recherche scientifique ettechnique ;
- les dépenses de personnel afférentesaux chercheurs et techniciensde recherche directement et exclusivement
affectés à ces opérations;
- les dons et libéralités effectués auprofit des chercheurs indépendants;
- les dépenses liées à l’acquisitiondes droits d’exploitation des inventionsdes chercheurs camerounais ;
- les dépenses exposées pour la réalisationdes opérations de rechercheet d’innovation confiées àdes organismes
de recherche publicou privé, des établissementsd’enseignement supérieur ou à deschercheurs indépendants
agrééspar le ministère en charge de la recherche.Le taux du crédit d'impôtest de 15% des dépenses de
rechercheet d’innovation ci-dessus.Il est plafonné à cinquante (50) millionsF CFA et est imputable dans lalimite
de trois exercices clos suivantcelui au titre duquel les dépenses ontété engagées

a.

TRAVAUX DIRIGÉS N°1 : la TVA

Centres d’intérêt  : Renforcement et Évaluation des Capacités des Étudiants sur la Taxe sur la Valeur Ajoutée
(TVA)
Exercice 1 : Contrôle de Connaissances
1) Distinguer le redevable réel du redevable légal en matière de TVA
2) Quelle est la sanction en matière TVA en cas de règlement tardif.
3) Quelle sanction court un contribuable qui s’est abstenu de souscrire sa déclaration dans le délai.
4) Quelle sanction court un contribuable qui après une mise en demeure n’a pas souscrit sa déclaration
5) Un contribuable assujetti à l’impôt libératoire peut-il être passible à la TVA.
6) Expliciter la notion de territorialité en matière de TVA.
7) Distinguer le fait générateur de l’exigibilité en matière de TVA et du droit d’accise
8) Expliciter en matière de TVA et du droit d’accise quand interviennent le fait générateur et l’exigibilité
dans les cas suivants :
a. livraison des biens
b. opérations immobilières
c. livraison à soi-même
d. les importations
e. prestations des services
f. locations des terrains aménagés ou de locaux nus effectués par les professionnels
g. opérations de crédit à la consommation ou de crédit bail
9) Préciser en matière de TVA :
i. L’option pour les débits

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ii. La TVA d’après les encaissement


10) Préciser en commentant les régimes d’imposition en matière de TVA
11) A l’aide d’un exemple pratique, montrer qu’en matière de TVA, celui qui supporte en définitive la
TVA est le consommateur final et les autres intervenants sont uniquement des intermédiaires
12) Préciser la notion de prorata en matière de TVA.
13) Distinguer le prorata provisoire du prorata définitif.
14) Expliciter la notion du prorata et secteurs d’activité distincts en matière de TVA.
APPLICATIONS
Exercice 2
Le prix de vente toute taxe comprise (droit d’accise et TVA) des boissons alcoolisées livrées par les
Brasseries au Cameroun (SABC) aux distributeurs s’élève à 82 793 250 FCFA

TAF : Déterminer le prix de vente hors taxe, le montant du droit d’accise et celui de la TVA
Exercice 3
Soit une entreprise créée le 1er juillet N et présentant les données suivantes :
Mois Juillet Août Sept Oct. Novembre Décembre
TVA
TVA sur vente 1 200 000 880 000 900 000 1 440 000 1 600 000 1 980 000
TVA sur achat 700 000 1 000.000 500 000 1 280.000 1 800.000 1 880. 000
TAF : Déterminer le montant de la TVA ou du crédit de TVA au titre de chaque mois en indiquant la date limite
de déclaration
Exercice 4
Soient 7.500.000, 15.000.000 et 25.000.000 les valeurs ajoutées respectives d’un forestier, d’un fabricant de
chambre à coucher et d’un marchand de meubles tous assujettis au régime du réel de la TVA.
Les achats externes effectués par le forestier dans le cadre de son exploitation s’élèvent à 2 500.000
TAF :
1) Déterminer à travers le mécanisme de déduction, le montant de la TVA payé aux différents stades du
cycle
2) Quel est le montant de la TVA supporté par l’utilisateur de la chambre à coucher (consommateur Final).
Exercice 5
La société S a acquis deux immobilisations :
- Le matériel industriel A : 16 098 750 TTC
- Le matériel industriel B : 19 388.000 TTC
Ces acquisitions ont eu lieu respectivement le 1er Juillet 2 000 et le 1er Avril 2 003.
Taux de la TVA 19,25%. La durée de vie de chacune de ces immobilisations est de 8 ans.
Elles ont été cédées le 31mai 2005 respectivement à 8.000.000 HT et à 6.000.000 HT à des non
professionnels en matériels d’occasion.
TAF :

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1) Déterminer pour chacune de ces immobilisations le montant de la TVA reversé au Trésor au titre de la
régularisation du fait de la cession
2) Déterminer pour chacune de ces immobilisations le montant de la TVA collectée sur vente
3) Déterminer pour chacune de ces immobilisations le montant de la TVA reversé au Trésor en définitive
Exercice 6
Un grand magasin M prévoit les recettes fiscales suivantes pour l’année 2010 :
- Vente de vestimentaire 118.700.000 TTC
- Vente d’engrais 20.000.000
- Vente de pâtisseries 71 220.000 TTC
- Vente de Boulangerie 25 000.000
- Remboursement de débours 5 000.000
TAF :
1) Quel est le prorata provisoire pour 2010 ?
2) Déterminer le montant de la TVA que ce magasin devra reverser au Trésor au titre du mois de mars
2011 sachant que le total de la TVA facturée au titre de ce mois s’ élève à 17 700.000 et que la TVA facturée
par les fournisseur au titre du même mois s’est élevée à 10 500.000.
Exercice 7 
M GUDO exploite une entreprise commerciale dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est de 29.700.000
FCFA pour le compte de l’année 2012.
TAF :
1)- quel est son régime d’imposition ?
2)- peut-il opter pour un autre régime ? Si oui lequel ? Justifier votre réponse
Au cours de l’année 2013, son chiffre d’affaires est tombé à 9.600.000 FCFA.
3)- quel est son régime d’imposition ?
Exercice 8
M. ONANA est un Exploitant Forestier. Pour le compte de l’année 2012 son chiffre d’affaires annuel hors
Taxe est de 9.500.000 FCFA. Quel son régime d’imposition ?
Exercice 9
Les Brasseries du Cameroun (SABC) relevant du régime du réel en matière de TVA a réalisé les
opérations suivantes assujetties à la TVA et aux DA :
- Achat des whiskies  : 134.156.250 TTC
- Acquisition de véhicule de tourisme d’une cylindrée de 3500 cm 3  : 623.826.562,5TTC
TAF 
1)- Déterminer le montant de la TVA pour chacune des opérations ci-dessus, celui du DA, le prix HT, le
prix hors DA.
2)- Sachant que la marge bénéficiaire sur la vente de whisky est de 30% du prix d’Achat hors HT,
déterminer, le prix de vente TTC des whiskies.
Exercice 10
La S.A. FLG assujettie à la TVA au régime réel a réalisé les opérations suivantes :

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- Achat des bijoux : 2.560.000 F HT (TVA et DA non compris) ;


- Acquisition d’un véhicule de tourisme de 2 000cm 3 de cylindrée : 88. 000 000 HT (hors TVA, hors DA).
TAF Déterminer pour chacune des opérations ci-dessus le montant du DA, de la TVA et le montant TTC.
Exercice 11.
La S.A. FLG est une entreprise qui relève du régime réel. Elle a réalisé les opérations suivantes au cours du 1 er
trimestre de l’exercice 2013 exprimées en HT.
- Les achats :
Janvier : 255.000.000
Février : 462.000.000
Mars : 294 000 000
- Ventes :
Janvier : 480 000 000
Février : 372 000 000
Mars : 750 000 000
TAF : Pour chacun des mois ci-dessus, déterminer le montant de la TVA due à reverser au trésor ou le crédit de
TVA et donner la date limite de déclaration.
Exercice 12 : La S.A. FLG est un assujetti partiel à la TVA. Elle relève du régime réel. À la fin de l’année
2012, le CA se décompose comme suit :
- Vente des produits imposables sur le territoire national : 1 973 062 800 F TTC !
- Vente de produits exonérés : 1 566 048 000 HT ;
- Exportation des produits imposables : 2 010 960 000 HT.
Les opérations réalisées au cours du mois de janvier et février 2013, se présentent comme suit exprimées en
HT :
Achats :
- Janvier : 193 800 000
- Février : 232 500 000

Ventes
 Ventes des produits imposables sur le territoire
national
- Janvier : 259 440 000
- Février : 202 440 000

 Exportation des produits imposables


- Janvier : 167 580 000
- Février : 211 896 000
 Produits exonérés 
- Janvier : 105 000 000
- Février : 97 320 000
TAF
1)- Déterminer le prorata définitif de l’exercice 2012.

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2)- Pour chaque mois de février et janvier, déterminer le montant de la TVA à reverser au trésor ou le crédit
de TVA.
Exercice 13
Le CA de l’exercice 2012 d’une entreprise assujettie à la TVA et relevant du régime réel se décompose
comme suit :
- Affaires soumises à la TVA : 26 105 000 ;
- Affaires non soumises à la TVA : 3 700 000 ;
- Exportation des produits imposables : 8.320.000
Par ailleurs, les opérations réalisées au moins de février 2013 par cette entreprise sont les suivantes :
Achats :
- Matières premières et services utilisés pour les affaires soumises à la TVA : 1.480.000  ;
- Frais généraux ventilés suivant leur affectation ;
2. Affaires soumises à la TVA :  316 000 ;
3. Affaires non soumises à la TVA : 80 000 ;
4. Exportation (achat des produits destinés à l’exportation) : 140 000.
Ventes :
- Affaires soumises à la TVA : 2.400 000 ;
- Affaires non soumises à la TVA : 780.000 ;
- Exportation soumises à la TVA : 1.260.000.
TAF 
1)- Déterminer la TVA à reverser au trésor au titre de la déclaration du mois de février 2013 dans
l’hypothèse où l’entreprise est organisée en secteurs d’activités distincts (S1 : affaires soumises à la TVA,
S2 : affaires exonérées).
2)- Déterminer la TVA à reverser au trésor au titre de la déclaration du mois de février 2013 dans
l’hypothèse où l’entreprise n’est pas organisée en secteurs d’activités (dans ce cas, les frais généraux ne
seront pas répartis).
3)- Cette entreprise a-t-elle intérêt à s’organiser en secteur d’activité ? Pourquoi ?
Exercice 14 : La S.A. FLG est un assujetti à la TVA au régime du réel. Elle a appliqué au cours de l’exercice
2012 un prorata de 20%. Ceci a permis de déduire une TVA de 300 000 000.
TAF : Déterminer le montant de la régularisation et donner sa nature si en fin d’exercice, le prorata réel est de
30%, 15%, 8%.
Exercice 15: Une immobilisation est acquise le 1er juin 2013 à 14.906.250 TTC par chèque bancaires. Sa durée
de vie est de 5 ans. Le prorata provisoire de déduction de l’exercice est de 80%. Le prorata définitif de
l’exercice 2013 est de 68%.
TAF
1)- Calculer le coût d’acquisition de l’immobilisation au 01/06/2013.
2)- Calculer le coût définitif d’acquisition de l’immobilisation en fin d’exercice 2013.
Exercice 16
Une immobilisation est acquise par la S.A. FLG le 1 er mai 2004 à 47 700 000 TTC. Sa durée de vie est
de 8 ans. Cette immobilisation a été cédée le 30/06/2006 à 47 500 000 à un non professionnel en matériel
d’occasion.
TAF : Déterminer le montant de la TVA à reverser au trésor dans les hypothèses suivantes :

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1)- Prorata réel de déduction de l’exercice 2004 : 100%.


2)- Prorata réel de déduction de l’exercice 2004 : 80%.
Exercice 17
La S.A. FLG a acquis le 01/03/05 une immobilisation à 85.860.000 TTC. Sa durée de vie est de 10 ans.
Le prorata réel de déduction de l’exercice 2005 est de 80%
TAF : Calculer le montant de la régularisation de la TVA et donner sa nature dans les cas suivants :
1)- Prorata de l’exercice 2006 : 60%.
2)- Prorata réel de l’exercice 2007 : 90%.
3)- Prorata réel de l’exercice 2008 : 76%.
4)- Prorata réel de l’exercice 2009 : 68%.
5)- Prorata réel de l’exercice 2010 : 70%.
6)- Prorata réel de l’exercice 2011 : 79%.
1) Prorata réel de l’exercice 2012 : 93%.
Exercice 18
La S.A. FLG a envoyé la facture suivante à sa cliente Marie Labelle. PVHT = 7 000 000, TVA =
19,25% soit 1.347.500, PVTTC = 8 347 500
La S.A. FLG, après plusieurs relances infructueuses s’aperçoit que la client Marie Labelle est en faillite
et ne pourra plus rien payer.
TAF : Que doit faire la S.A. FLG en matière de TVA.

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TRAVAUX DIRIGÉS N°2 : EXERCICES DE HAUTES RÉFLEXIONS SUR


LA TVA
CENTRES D’INTERETS
Ces Exercices ont pour Préoccupation d’Approfondir la Compréhension en Matière de TVA
Exercice 1 : TVA et Régularisations sur les Immobilisations
La SA « FLG »est un assujetti partiel et relève du Régime Réel de TVA. Elle a acquis le 01/06/2003 un
matériel A à 57 240 000 FCFA toutes taxes comprises ainsi qu’un matériel B évalué toutes taxes comprises à
64 395 000 FCFA. Taux de la TVA 19,25%. La durée de vie de l’immobilisation A est de 8 ans et celle du
Matériel B est de 10 ans. Le prorata provisoire de l’exercice 2003 est de 77 % et le prorata définitif du même
exercice est de 80%.
TAF:
1) Déterminer pour chacune des immobilisations ci-dessus le montant de la TVA récupérable (TVA sur
Achat) au cours de l’exercice 2003 et dire dans quelle déclaration ces montants ont été imputés.
2) Calculer le montant de la TVA à régulariser pour chacune des immobilisations A et B à la fin de
l’exercice 2003 en donnant la nature de chaque régularisation
3) L’immobilisation B a été cédée le 31 août 2006 à un particulier qui n’est pas un professionnel en
matériel d’occasion à 36 400 000 FCFA hors taxes. Calculer la TVA à reverser au Trésor par rapport à cette
opération. (régulariser la TVA).
4) Par rapport à l’immobilisation A, calculer les montants des régularisations ultérieures en donnant leurs
natures dans les Hypothèses suivantes :
4-1) Prorata définitif de l’exercice 2004 60%
4-2) Prorata définitif de l’exercice 2005 90%
4-3) Prorata définitif de l’exercice 2006 75 %

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4-4) Prorata définitif de l’exercice 2007 78 %


4-5) Prorata définitif de l’exercice 2008 83%
Exercice 2 : TVA et Calcul du Cout Définitif d’Acquisition des Immobilisations (Base d’Amortissement
des Immobilisations)
Un matériel industriel est acquis le 31 mars 2010 au montant TTC de 35 775 000 durée de vie : 5ans.
TAF :
1) Calculer le coût définitif d’acquisition de l’immobilisation le 31 Mars 2010 dans les cas suivants :
a- Prorata provisoire = 8%
b- Prorata provisoire = 25 %
c- Prorata provisoire = 100 %
2) Calculer le coût définitif d’acquisition de l’immobilisation le 31 Décembre 2010 sachant que le prorata
définitif au 31 décembre 2010 est de 80%.
Exercice 3 : TVA et Régime des Opérations Faites avec l’Étranger
Quel est en matière de TVA le régime fiscal des opérations faites avec l’étranger ?
Exercice 4 : TVA et Régularisations sur Immobilisation
L’entreprise KAMET a acquis en Août 2005 une immobilisation dont la durée de vie est de 8 ans à
101.362.500 F CFA TTC (taux 19,25%). Elle est assujettie partielle à la TVA car elle réalise des opérations
imposables et des opérations exonérées. N’étant pas organisée en secteurs d’activités, elle calcule la TVA
récupérable en utilisant le prorata de déduction. Le prorata provisoire de l’exercice 2005 est de 65%. À l’issu de
l’exercice 2005, le prorata définitif est de 75%. Cette immobilisation a été cédée le 30 octobre 2008 à
28.540.000 F CFA hors taxes à un non professionnel en matériels d’occasion.
TAF :
1) Déterminer le coût d’acquisition de cette immobilisation en août 2005
2) Déterminer le coût définitif d’acquisition de cette immobilisation à la fin de l’exercice 2005
3) Déterminer le montant de la TVA récupérée au cours de l’exercice 2005 par rapport à cette
immobilisation
4) Calculer par rapport à cette immobilisation le montant de la régularisation de la TVA en fin d’exercice
2005 et donner sa nature
5) Les prorata ultérieurs de l’exercice 2005 se présentent ainsi :
a. Prorata 2006 : 68%
b. Prorata 2007 : 87%
Calculer pour chacun des exercices ci-dessus le montant de la régularisation de la TVA et donner la
nature
6) Calculer le montant de la régularisation TVA au 31/12/2008 par rapport à cette immobilisation et
donner sa nature.
Exercice 5 : TVA et Régularisation sur Cession : Régularisation de la TVA initialement déduite (cas des
immobilisations)

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Soit une immobilisation acquise le 24 novembre 2003 qui a fait l’objet d’une déduction de 1000 francs.
Cette immobilisation est cédée sans TVA le 03 avril 2004, soit 3 ans avant le délai légal de cinq ans. Il y a lieu
de procéder au reversement d’une partie de la TVA initialement déduite.
Travail à faire :
Procéder à la régularisation de la TVA initialement déduite
Exercice 6 : Cas particulier de détermination de la base d’imposition
L’entreprise GUSSY Sarl spécialisée dans la confection et la vente du linge de maison a réalisé à titre
gratuit des prestations au profit de son gérant. Le prix de revient desdites prestations se présent ainsi qu’il suit :
Confection de 15 rideaux de 4 mètres de longueur chacun : 375 000 FCFA HT
Confection de 30 grandes serviettes de bains : 150 000 FCFA HT
Confection de 6 paires de draps : 180 000 FCFA HT
Confection de 25 sets de tables : 250 000 FCFA HT
TAF : Calculer la base d’imposition
Exercice 07 : Détermination de la base imposable en cas d’importation ou d’introduction de biens
L’entreprise OMEGA importe des cigarettes de France ; les frais y relatifs sont les suivants :
-Prix d’achat : 10 millions ;
-Frais d’assurance : 2 millions ;
-Frais de transport : 1 million.
L’on considère que les droits de douane représentent 30% de la valeur imposable en douane.
TAF  :
1) – Déterminer la base d’imposition
2) Déterminer la base d’imposition en supposant la marchandise est importée du Gabon
Exercice 08
Supposons un industriel A qui vend un bien a un grossiste B pour un prix hors taxe de 10  000 FCFA
marge brute incluse. Le grossiste le revend à son tour à un consommateur C pour un prix hors taxes de 13 000
FCFA marge incluse.
On suppose que la valeur ajoutée de l’industriel est de 1 000 et que la marge du grossiste est de 3000
TAF :
1) Déterminer à travers le mécanisme de déduction, le montant de la TVA payé aux différents stades du
cycle.
2) Quel est le montant de la TVA supporté par le consommateur final C.
Exercice 09 : Régime dérogatoire ; impôt pour les débits
La société camerounaise des constructions est une entreprise de travaux immobiliers qui a réalisé en
2008 un chiffre d’affaire de 770 548 000 FCFA. Son activité consiste en la construction des locaux neufs.
1. Au cours du mois de Février 2009, elle a facturé à ses clients :
- Des travaux réalisés en janvier pour 80 000 000 FCFA HT + 15 400 000 FCFA de TVA, soit 95 400 00
TTC ;

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- Des travaux qu’elle a réalisés en février pour 65 000 000FCFA HT + 12 512 500 FCFA de TVA, soit
77 512 000 FCFA TTC.
Elle a perçu :
- Sur les travaux effectués en janvier ou précédemment : par caisse 15 742 000 FCFA et par banque 66 412 000
FCFA ;
- Sur des travaux facturés en février 2009 : par caisse 400 000 000 FCFA et par banque 40 600 000 FCFA ;
- à titre d’avance sur les travaux qu’elle n’a pas encore achevés : 26 238 000 FCFA par banque.
2. Elle a acquis en février 2009 :
- un engin de terrassement pour un montant de 62 000 000 de F CFA HT ;
- une grue de chantier pour 44 000 000 de F CFA HT.
3. La TVA sur achats et frais généraux ouvrant droit à déduction au titre du mois de février 2009 s’élève à
1 405 500 FCFA.
Travail demandé :
Déterminer le montant de la TVA que la société camerounaise des constructions doit déclarer et acquitter au
CDI au titre du mois de février 2009 dans chacune des hypothèses suivantes :
- 1re hypothèse : l’entreprise n’acquitte pas la TVA d’après les débits ;
- 2e hypothèse : l’entreprise acquitte la TVA d’après les débits.
Exercice 10 : Détermination la base imposable aux droits d’accises (cas des emballages consignés)
La société DONNY Sarl spécialisée dans la distribution de boissons achète 5 000 casiers de bière auprès de
la société Anonyme des Brasseries du Cameroun. La facture se présente de la manière suivante :
- prix unitaire du casier : 5 400 francs ;
- quantité : 5 000.
- consignation d’emballage : 3 750 000 francs ;
- montant total hors taxes : 30 750 000 francs.
TAF : Déterminer la Base d’imposition de la TVA
Exercice 11 : La base d’imposition de la TVA : Cas des importations de biens
La société GUSSY S.A importe des bijoux d’Anvers (Belgique) ; les frais y relatifs sont les suivants :
- prix d’achat : 52 000 000;
- frais d’assurance : 12 500 000;
- frais de transport : 3 500 000
Travail à faire :
Sachant que les droits de douane représentent 30% de la valeur imposable telle que définie par le Code
des Douanes CEMAC, déterminer le montant des droits de d’accises dus lors du franchissement du cordon
douanier.
Exercice 12: détermination du prorata
1er cas :

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Une entreprise X a réalisé un chiffre d’affaires annuel HT de 150 000 000, réparti ainsi qu’il suit :
- vente de produits assujettis à la TVA : 80 000 000 ;
- exportations : 40 000 000 ;
- produits exonérés de la TVA : 30 000 000.
T.A.F. Calculer son prorata de déduction:
2e cas :
La société Alpha, spécialisée dans le commerce général, a réalisé un chiffre d’affaires hors taxes de
12 000 000 FCFA au cours du mois de janvier 2010, réparti comme il suit :
- chiffre d’affaires sur opérations imposables : 3 000 000
- ventes aux Missions diplomatiques : 2 000 000
- ventes à la société Euroil Ltd (exonérée de la TVA) : 3 000 000
- ventes aux associations à but non lucratif et reconnues d’utilité publique (exonérée de la TVA) :
2 500 000
- ventes d’engrais et gaz domestique : 1 500 000
- T.A.F. Calculer son prorata de déduction:
Exercice 13 : Enregistrement de la TVA supportée par les biens et services
La société LSA a réalisé les opérations suivantes en janvier 2009 :
- le 12 janvier, achat en espèces de marchandises : 10 000 000 FCFA TTC ;
- le 15 janvier, achat par banque d’un véhicule utilitaire : 40 000 000 FCFA TTC ;
- le 25 janvier, paiement par chèque de l’assurance transport : 200 000 FCFA TTC.
Travail à faire :
Enregistrer ces opérations ainsi que la TVA correspondante.
Exercice 14 : Enregistrement de la TVA collectée sur vente de biens et services
Il ressort de l’examen des documents comptables de la société Max Import-Export, les informations ci-après
au titre du mois de décembre de l’exercice 2008 :
- 02 décembre, vente comptant aux établissements Elgar de 2 tonnes d’huile de table pour un montant de
10 000 000 de F CFA TTC ;
- 14 décembre, vente à crédit au restaurant chinois de 12 tonnes de riz parfumé pour un montant de
40 000 000 de F CFA TTC ;
- 20 décembre, services de maintenance informatique réalisés chez le Sieur AMADOU facturés à 200 000
de F CFA TTC.
Travail à faire :
Enregistrer ces opérations ainsi que la TVA correspondante.
Exercice 15 : Enregistrement de la TVA afférente à une livraison à soi-même
Il ressort de l’examen de la comptabilité de la société Alpha, les données suivantes :

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- retrait en février 2009 de son stock de matériels informatiques de 5 consommables informatiques,


destinés aux travaux d’entretien et de maintenance des ordinateurs de l’entreprise, et de 100 registres de
200 pages pour les utiliser dans les bureaux ;
- cout d’achat d’un consommable informatique : 40 000 F CFA ;
- cout de production d’un registre = 1 000 F CFA.
Travail à faire :
Enregistrer ces opérations et la TVA y relative.
Exercice 16 : Enregistrement de la TVA et des droits d’accises supportés sur achats
Au cours du mois de février 2009, la société « Alimentions MXL » a réalisé les opérations ci-après :
- le 04 février, importations de vins de raisins frais réglées par banque dont les détails de l’opération sont
les suivants :
 Facture fournisseur : 8 000 000 F CFA ;
 Droit de douane : 1 200 000 F CFA ;
 Droits d’accises : (8 000 000 + 1 200 000) X 25% = 2 300 000 F CFA ;
 TVA : (9 200 000 + 2 300 000) X 19,25% = 2 213 750 F CFA ;
 Montant TTC : 13 713 750 F CFA
- le 10 février, achat en espèces de boissons maltées à la société Guinness Cameroun S.A dont le détail se
présente comme suit :
 Prix d’achat hors taxes : 2 000 000 F CFA ;
 Droit d’accises : 2 000 000 X 25% = 500 000 F CFA ;
 TVA : (2 000 000 + 500 000) = 2 500 000
 Montant TTC : 2 981 250 F CFA.
NB :
- Les droits de douanes et les droits d’accises rentrent dans la base d’imposition à la TVA à
l’importation ;
- La base d’imposition aux droits d’accises à l’importation est constituée du prix CAF ou le cas échéant
de la valeur transactionnelle et des droits de douane ;
- Pour des biens produits localement ou en CEMAC, la base d’imposition à la TVA est constituée par la
valeur sortie usine à l’exclusion des frais d’approche et les droits de d’accise ;
- La base d’imposition aux droits d’accises pour les produits locaux ou de la CEMAC est constituée par
la valeur sortie usine à l’exclusion des frais d’approche.
Travail à faire :
Enregistrer ces opérations ainsi que la TVA et les droits d’accises y afférents.
Exercice 17 : Enregistrement de la TVA et des droits d’accises sur ventes
Au cours du mois de janvier 2009, Guinness Cameroun a réalisé l’opération suivante :

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05 janvier, vente à crédit des boissons maltées à son client ALIMA pour un montant TTC de 12 491 438 F
CFA selon le détail ci-après :
 Prix sortie usine : 8 380 000 F CFA ;
 Droit d’accises : 8 380 000 X 25% = 2 095 000 F CFA ;
 TVA : (8 380 000 + 2 095 000) X 19,25% = 2 016 438 F CFA.
 Montant TTC : 12 491 438 F CFA
Travail à faire :
Enregistrer ces opérations ainsi que la TVA et les droits d’accises collectés.
Exercice 18 : Enregistrement de la déclaration et du paiement de la TVA et des droits d’accises
Il ressort de la balance des soldes de la société Alpha Import-Export, les informations suivantes au 05 mars
2009 :
 4431- TVA facturée sur ventes 8 100 000 F CFA
 4432- TVA facturée sur prestations de services 32 400 F CFA
 4434- TVA facturée sur livraisons de biens
et services à soi-même 38 500 F CFA
 4451- TVA récupérable sur immobilisations 4 480 000 F CFA
 4452- TVA récupérable sur achats 1 620 000 F CFA
 4454- TVA déductible sur services extérieurs
et autres charges 70 900 F CFA
 446- Etat, autres taxes sur le chiffre d’affaires 2 095 000 F CFA
Travail à faire :
Établir la déclaration de la TVA et des droits d’accises du mois de février à déposer au centre des
impôts compétent au plus tard le 15 mars 2009 ; puis, enregistrer la déclaration et le paiement de la TVA et des
droits d’accises.
Exercice 19 : Enregistrement d’un crédit de TVA
Considérons dans l’exercice ci-dessus, la TVA récupérable sur immobilisation soit 12 000 000 de F
CFA, procéder à l’enregistrement de cette opération.
Exercice 20 : Cas d’une déclaration de TVA faisant apparaitre un impôt à reverser au trésor
public
Soit une entreprise qui réalise en janvier 2008 un chiffre d’affaires HT de 40 000 000 F CFA. En
décembre 2007, ces achats de marchandises se chiffrent à 20 000 000 F CFA HT et ses frais généraux ayant
supporté la TVA sont de l’ordre de 5 000 000 F CFA HT. En janvier, ses achats de biens et services ayant donné
lieu à facturation de la TVA s’élèvent à 25 000 000 F CFA HT.
Par ailleurs, l’entreprise a acquis en décembre un matériel pour un cout total de 6 000 000 F CFA HT.
Supposons que le taux de la TVA facturée est de 19,25%, à combien s’élèvera la TVA à reverser dans
les caisses de l’Etat au titre du mois de janvier 2008 ?

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TRAVAUX DIRIGÉS N° 3: IRPP

Centres d’Intérêt : Renforcement et Évaluation des Capacités des Étudiants sur l’Impôt sur le Revenu des
Personnes Physiques (IRPP)
1ère partie : Contrôle de Connaissances
Exercice 1 : Connaissances Générales sur l’IRPP
1) Sur quel revenu est adossé (assis) l’IRPP ?
2) Quelles sont les catégories de revenus visées par l’IRPP ?
3) Quelles sont les personnes imposables à l’IRPP ?
4) Quelles sont les exonérations (exemptions) de l’IRPP ?
5) De façon générale, de quoi est constituée l’assiette de l’IRPP au Cameroun ?
Exercice 2 : IRPP sur le Revenu des Capitaux Mobiliers
1) Revenus Imposables
2) Exonérations
3) Base d’imposition
4) Traitement fiscal en matière d’IRPP sur les revenus occultes
5) Liquidation
Exercice 3 : IRPP sur les Revenus Fonciers
1) Personnes imposables
2) Exonérations
3) Base d’imposition
4) Liquidation

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Exercice 4 : IRPP sur les Bénéfices Artisanaux, Industriels et Commerciaux


1) Revenus imposables
2) Base d’imposition
3) Liquidation
Exercice 5 : IRPP sur les Revenus Agricoles
1) Revenus imposables
2) Base d’imposition
3) Liquidation
Exercice 6 : IRPP sur les Bénéfices des Professions non Commerciales
1) Revenus Imposables
2) Base d’imposition
3) Liquidation
Exercice 7 : IRPP sur les Salaires, Pensions et Rentes viagères
1) Champ d’application
2) Détermination de la base d’imposition
3) Estimation des avantages en nature
4) Composition du :
a) Salaire brut
b) Salaire brut taxable ou imposable
c) Salaire cotisable
d) Salaire taxable intermédiaire
e) Salaire net catégoriel mensuel
f) Salaire net catégoriel annuel
g) Salaire net global ou imposable annuel
5) Généralisation du salaire net global
6) Liquidation
Exercice 8 : Dispositions Communes aux Bénéfices Artisanaux (BA), aux Bénéfices Industriels et
Commerciaux (BIC), aux Bénéfices Non Commerciaux (BNC)
2) Régimes d’imposition
a. Régime simplifié
b. Régime réel
3) Régimes spécifiques des transporteurs
a. Régime simplifié
b. Régime réel
4) Régimes spécifiques des jeux de hasard et divertissement
a. Régime simplifié
b. Régime réel

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Exercice 9: Calcul de l’IRPP


b) Les tranches de revenus et les taux applicables
c) Les acomptes à l’IRPP
Exercice 10: Modalités de perception de l’IRPP
2) Salaires
3) Revenus des Capitaux Mobiliers
4) Revenus Fonciers
5) BAIC
Exercice 11: Obligations Comptables et Déclaratives en matière d’IRPP
1) Obligations Comptables
2) Obligations Déclaratives
ème
2 partie : Applications

Exercice 12 :
Monsieur OKALA a acheté, des Actions dans 2 Sociétés Camerounaises :
- Société X : 250 Actions au prix de 20.000 F CFA l’action, achat effectué en 2008
- Société Y : 300 Actions au prix de 18 500 F CFA l’action, achat effectué en 2008
Monsieur OKALA décide de céder certaines actions. Cette cession se fait le 22 décembre 2012 dans les
proportions suivantes :
- Société X : 150 Actions ;
- Société Y : 200 Actions ;
Les prix de cession ont été les suivants :
- Société X : hausse de 30% par rapport au prix d’acquisition ;
- Société Y : hausse de15 % par rapport au prix initial ;
Par ailleurs, les frais de cession se sont élevés à 125 FCFA par action.
Travail à faire:
1- de quelle catégorie de revenu relèvent ces opérations  d’achat et de cession des titres ? (Ou bien qualifier les
revenus réalisés)
2- Déterminer le Résultat sur cession sur chaque catégorie d’actions.
3- Déterminer le résultat net global.
4- Ce résultat peut-il être assujetti à l’IRPP ? Justifier votre réponse
5- Quel est le traitement fiscal si le résultat net global était entièrement négatif.
Exercice 13 :
La SA FLG a servi courant de l’année 2008, des revenus à certains tiers à hauteur de 350.000.000
FCFA ; mais refuse manifestement de révéler l’identité des bénéficiaires à l’Administration Fiscale.
Travail à faire:
1- Qualifier le revenu ainsi versé

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2- Quel est le traitement fiscal en matière de l’IRPP sur les Revenus des Capitaux Mobiliers relatif aux Revenus
Occultes ?
3- Déterminer le Montant de l’IRPP à supporter par la Sa FLG et la pénalité subséquente.
Exercice 14 :
Monsieur GUDO achète des marchandises du Gabon pour les revendre sur les différents marchés du
Cameroun. Le chiffre d’affaires reconstitué par l’Administration fiscale au cours de l’exercice 2012 pour Défaut
de Tenue de Comptabilité Régulière et Probante s’élève à 28.250.000 F CFA.
Travail à faire  :
1- Qualifier la nature d’activité exercée par Monsieur GUDO
2- De quel régime d’imposition relève t-il ? Pourquoi ?
3- Déterminer son revenu imposable à l’IRPP et calculer le montant de cet impôt

Exercice 15 :
Un commerçant a réalisé pour le compte de l’année 2012 un chiffre d’affaires de 22.000.000 F CFA
Il ne tient pas une Comptabilité régulière et probante
a) De quelle catégorie de revenu relève l’activité exercée par ce commerçant ?
b) Quel est le régime d’imposition de ce commerçant
c) Déterminer la base d’imposition dans les cas suivants :

i. Le commerçant est un importateur


ii. Le commerçant n’est pas un importateur
Exercice 16 :
Monsieur NANA fait dans l’intermédiation immobilière.
Pour le compte de l’année 2012, il a réalisé les opérations suivantes :
- Location d’un immeuble au quartier Ngousso à Yaoundé 180.000 F CFA par mois
- Location d’un immeuble à Biyem-Assi Yaoundé 250.000 F CFA par mois
Il a vendu un terrain à 20.000.000 F CFA situé à Soa (le prix du terrain à la dernière mutation valait
16.400.000 F CFA ; il était de 13.500.000 F CFA avant cette dernière mutation)
Durant la même année, il a engagé les charges suivantes pour le fonctionnement de son activité
d’intermédiation immobilière :
- Salaire du concierge de l’immeuble de Ngousso40.000F CFA par mois
- Salaire du concierge de l’immeuble de Biyem-Assi 30.000F CFA par mois
- Les frais d’entretien des deux maisons forment globalement 20.000F CFA par mois
- Les frais du notaire supportés lors de la vente du terrain à Soa se sont élevés à 360.000F CFA
- Les amortissements des deux immeubles de Ngousso et de Biyem-Assi sont de 5% l’an (ces maisons ont
été construites en 2005 et valent respectivement 30.000.000F CFA et 40.000.000 F CFA
1- Quels sont la nature d’activité et le type de revenu réalisés par Monsieur NANA ?

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2- Calculer les revenus bruts réalisés pour le compte de l’année 2012


3- Calculer les charges fiscalement déductibles
4- Calculer les revenus nets réalisés
5- Calculer la base d’imposition de l’IRPP
6- Calculer le montant de l’IRPP
7- Procéder à la liquidation de l’IRPP
8- Supposant citerisparibus que Monsieur NANA opte pour les charges fiscalement déductibles pour un
abattement forfaitaire :
a. Quel est le taux fiscal de cet abattement forfaitaire ?
b. Calculer les revenus nets
c. Calculer la base d’imposition de l’IRPP
9- Quel est le traitement fiscal si le résultat net foncier était négatif ?
Exercice 17 :
Un groupe d’étudiants titulaires des Licences professionnelles en Sciences de Gestion a crée une Société
en Nom Collectif dénommé « Gestion Pour Tous » ; en réalité il s’agit d’un Bureau d’Études en Gestion.
Pour le compte de l’année 2012, elle (cette société) a encaissé 252.000.000F CFA pour ses différentes
prestations
De l’examen de ses Comptes de Gestion, on peut relever que :
- Un don d’un montant de 15.800.000F CFA, des indemnités d’assurance de 30.000.000F CFA ainsi que
divers autres produits pour 16.800.000F CFA ont été enregistrés.
- Par ailleurs, elle a payé sa patente pour 450.000F CFA, les charges du personnel pour 81.200.000F CFA,
des frais d’Assistance Technique à un Cabinet installé en Tunisie pour 6.000.000F CFA. Un don à l’ONG
« Former le Contribuable à l’Impôt Libératoire et à la TVA » reconnue d’Utilité Publique pour 2.500.000F
CFA. Mais également une taxe foncière pour un montant à calculer.
Elle occupe un local qui lui appartient et qui est amorti au taux de 2% l’an. La valeur d’origine de ce
local acquis en 2001 est de 15.000.000F CFA.
Diverses autres charges déductibles ont été réglées pour 28.000.000F CFA
Les charges fiscalement non déductibles s’élèvent à 18.000.000F CFA et les produits exonérés à
7.400.000F CFA.
NB : Le principal de la taxe foncière est de 0,1% de la valeur de l’immeuble auquel s’ajoute 25% de CAC
Travail à faire:
1- Déterminer le résultat comptable de la société pour l’exercice 2012
2- Déterminer son résultat fiscal pour le même exercice
3- De quelle catégorie de revenu relève l’activité menée par ce Bureau d’Études ?
4- Déterminer le montant de l’IRPP à payer pour le compte de cette année
5- Procéder à la liquidation
Exercice 18 :

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Monsieur OWONA est un employé de la SA FLG.


Pour le compte du mois de janvier de l’année 2012, on vous donne les informations suivantes
concernant ce salarié :
- Salaire de base 225.000F CFA
- Prime d’ancienneté 32.000F CFA
- Prime de fonction 15.000F CFA
- Allocation familiale 23.000F CFA
Il a effectué 25 heures supplémentaires à 20% ; il bénéficie d’un logement et d’un véhicule de fonction
Le salaire de l’échelon A de la première catégorie de la zone et du secteur d’activité de la société dans
laquelle Monsieur OWONA travaille est de 45.800F CFA.
Le nombre de jours de travail dans le mois est de 26

Travail à faire:
a) Qualifier la nature des revenus de Monsieur OWONA
b) Déterminer le salaire brut de Monsieur OWONA pour le mois de janvier
c) Déterminer son salaire brut imposable pour le même mois
d) Déterminer son salaire cotisable pour le même mois
e) En supposant que tous les éléments ci-dessus sont constants tout au long de l’exercice 2012, déterminer
la base annuelle de calcul de son impôt sur les revenus salariés
f) Déterminer son IRPP annuel (voir barème ci-dessous)
Tranches de revenus Taux
De 0 à 2.000.000 10%
De 2.000.001 à 3.000.000 15%
De 3.000.001 à 5.000.000 25%
Plus de 5.000.000 35%
Exercice 19 :
Monsieur MVONDO est propriétaire d’un immeuble au Centre Ville de Yaoundé. Il a perçu au cours de
l’exercice 2012 des loyers évalués à 2.500.000F CFA par mois ainsi que des droits d’affichage pour 1.400.000 F
CFA
Les deux concierges de l’immeuble sont rémunérés à 60.000F CFA chacun par mois.
Les dépenses d’entretien sont évaluées à 2.800.000F CFA par an ainsi que les frais de gestion sont
estimés à 900.000F CFA par an.
Cet immeuble acquis à 40.000.000F CFA est amortissable linéairement pendant 50 ans.
Les intérêts de l’emprunt obtenu pour l’acquisition dudit immeuble s’élèvent à 1.000.000F CFA par an.
Travail à faire  :
1- Qualifier la nature de revenu obtenu par Monsieur MVONDO
2- Déterminer le résultat comptable de l’exercice 2012
3- Sachant que le revenu obtenu ci-dessus correspond au résultat fiscal, calculer son impôt sur le revenu
foncier
4- On suppose que Monsieur MVONDO opte pour l’abattement forfaitaire représentatif des charges
déductibles. Calculer dans cette hypothèse son résultat imposable

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5- Monsieur MVONDO a-t-il intérêt à opter pour cette solution ? Justifier votre réponse.
Exercice 20 :
Monsieur ROMARIC est transporteur inter urbain de personnes. Il est propriétaire d’un mini bus de 39
places.
Travail à faire  :
Déterminer le montant de l’Impôt sur le Revenu à payer par ce transporteur.
Exercice 21 :
Déterminer le montant de l’acompte mensuel d’IRPP d’un salarié qui a un salaire brut mensuel
imposable de 372.800F CFA
L’Algorithme est le suivant :
Salaire brut mensuel imposable Taux IRPP
Jusqu’à 62 000 0 0
62 001 – 300 000 10% [ (sbm x70%) – (sbm x 2,8%) - 41 667) ] x
10%
300 001 – 310 000 10% [15 993 + (sbm – 300 000) x 70%] x 10%
310 001 – 429 000 15% [16 693 + (sbm – 310 000) x 70%] x 15%
429 001 – 667 000 25% [29 198 + (sbm – 429  000) x 70%] x 25%
Plus de 667 000 35% [70 850 + (sbm – 667 000) x 70%] x 35%

3ème partie : Exercices de Synthèse


Exercice 22 :
Monsieur OTELE est Cadre dans la SA FLG.
Pour le mois de janvier 2009, on vous donne les informations ci-dessous concernant cet employé :
- Salaire de base 450.658F CFA
- Indemnités de logement 85.000F CFA
- Prime de fonction 56.000F CFA
- Une allocation familiale de 32.000F CFA
Il est véhiculé par la société. Ce véhicule acquis par la société le 1 er juin 2008 à 5.400.000F CFA a une
durée de vie de 05 ans. La consommation trimestrielle de carburant est de 18.000F CFA. Le nombre de jours de
travail pour le mois est de 27.
Il a effectué pendant le mois :
- 20 heures supplémentaire à 20%
- 15 heures supplémentaire à 30%
Salaire catégoriel 1er échelon 53.500F CFA
Travail à faire  :
1- Qualifier la nature du revenu engrangé annuellement par Monsieur OTELE
2- Déterminer son salaire brut imposable mensuel
3- Déterminer le salaire brut mensuel cotisable
4- Calculer l’acompte mensuel de l’IRPP

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5- On suppose que les éléments ci-dessus sont constants tout au long de l’exercice 2009. calculer dans cette
hypothèse son IRPP pour ledit exercice.
6- Monsieur TADA frère de Monsieur OTELE est transporteur Inter urbain de personnes. Il est propriétaire
d’un car de 34 places. Déterminer son impôt annuel sur le revenu.
7- Monsieur Jean marie cousin de Monsieur OTELE importe des chaussures d’Italie et les revend sur le
territoire national. Pour l’exercice 2009, il a déclaré un chiffre d’affaires de 38.200.000F CFA. Calculer son
IRPP

Exercice 23 :
Monsieur DOUNYA est propriétaire d’un immeuble de 5 appartements installés au Centre Ville de
Douala. Il est fonctionnaire retraité et les loyers perçus constituent sa seule source de revenu.
Les capacités des appartements étant différents, les loyers mensuels sont fixés ainsi dans les contrats de bail :
- Appartement 1 : 180.000F CFA
- Appartement 2 : 240.000F CFA
- Appartement 3 : 80.000F CFA
- Appartement 4 : 120.000F CFA
- Appartement 5 : 90.000F CFA
Cet immeuble est utilisé exclusivement pour habitation. Au cours des 6 premiers mois de l’exercice
2009, tous les locataires ont régulièrement payés leurs loyers à la fin de chaque mois comme prévu. On doit
noter que les locataires des appartements 2 et 4 ont réglé en février 2009 les arriérés des loyers de novembre et
décembre 2008 et les habitants des appartements 2 et 5 ont payé par anticipation au mois de juin 2009 les loyers
des mois de juillet et août 2009.
Les 6 derniers mois de l’exercice 2009 se sont déroulés sans problèmes. En tout état de cause, il n’y a
pas un problème d’arriérés de loyers pour l’exercice 2009.
Travail à faire  :
1- Déterminer le 1er acompte ainsi que le 2 ème acompte d’impôt sur le revenu foncier payé par M. DOUNYA
au cours de l’exercice 2009 et dire quelle est la date limite de paiement de chaque acompte ;
2- Ne tenant aucune Comptabilité qui puisse faire foi, M DOUNYA a opté pour l’abattement Forfaitaire des
charges déductibles. Déterminer son revenu foncier pour l’Exercice 2009
3- Calculer son impôt sur le revenu foncier ainsi que le solde à payer à la fin de l’exercice 2009, sachant que
au cours dudit exercice, il a régulièrement déclaré et payé les acomptes d’impôt
Exercice 24 : BAIC
M. GUDO achète des marchandises au TOGO pour les revendre dans les différents marchés du
Cameroun.
Il s’agit de sa seule activité. Ne tenant aucune Comptabilité probante, l’Administration Fiscale a
reconstitué son chiffre d’affaires de l’exercice 2009 et a obtenu 39 630 000 f

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Travail à faire  :
a. Quel est le régime d’imposition ? Justifier votre Réponse
b. Aurait-il dû tenir une Comptabilité ayant Force Probante ? Selon quel Système ?
c. Déterminer son Résultat Fiscal de l’exercice 2009 ?
d. Calculer le Minimum de Perception pour le même Exercice
e. À la Fin de l’exercice 2009, Monsieur GUDO, souhaite Changer de Régime d’Imposition. Cela est-il
Possible ? Si oui que doit-il faire ?

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