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Western et cinéma colonial et post-colonial

La forme produit un discours. Dans le Western et le cinéma colonial et post-colonial. Dès que
nouvelle idée de cinéma, fabriquer nouvelle forme. Corollaire, jouer avec les formes, jouer avec les
idées.
Exercices : trois notes, exposé, exercice plus libre qu’au premier semestre, comparer deux
extraits trois minutes max, deux films américains avec période classique (jusqu’à fin 1950) et
moderne, soit un film américain et un film européen ou asiatique, temps de parole de 15 minutes pour
comparer, réemploi topos, d’une forme, variation sur un même sujet (1), dissertation, regarder un film,
dissertation, réflexion sur tout le film, s’y référer pour exemples précis, plan détaillé (2), court film
(3).

Arrivée en ville dans le Western. A. Mann, L’Homme de l’Ouest, 1958. Grand réalisateur,
densité psychologique et morale au personnage par rapport 30s, nouvelle manière filmer paysages,
mettre en scène paysages pour raconter état interne des personnages, aussi des films noirs et films
historiques. Idée moderne de l’homme, faillible, quête de la morale. Link Johns, mal à l’aise, troublé
par vie en ville, village isolé et inconnu, arrive en ville.
Deadman, Jarmousch, cinéaste américain d’origine irlandais et allemande. Travaille sur récits
en roue libre, digressions, recherche musicale qui sort de la musique thématique, noir et blanc
régulièrement, jouer avec des genres classiques. Deadman, arriver depuis Cleveland à Machine,
surpris de ce qu’il y découvre.
Musique. Grosse différence. Joviale // inquiétante. Deux visions de la ville. Vision idéalisée
western classique. Ville de Jarmousch, débarquer chez les ploucs, inquiétant. Nature même humanité
diffère. Mélange animalité et culture. Présence de crânes et de trappeurs. C’est sale. Mythe pris à
contre-sens, refuser cinéma à la John Ford, revenir noir et blanc. Ouest, civilisation violente.
Mouvement inverse, de la ville à la campagne et réciproquement. Mouvement ascendant (L’Homme
de l’Ouest), ou descendant (Deadman). Portrait sombre civilisation américaine. L’un à cheval, l’autre
à pied, dominer la situation ou patauger dans la boue. L’un chemin de fer, alors que l’autre belles
plaines luxuriantes. Problématisation : comment Jarmousch renverser mythe ville ouest que Mann être
représentant ? comment personnage arriver dans univers inconnu ? Différence de réalisateurs :
américains / irlandais et allemand. Costumes de personnages : cowboys et citadins. Jeu sur les
inscriptions, savoir où rentrer. Traveling d’accompagnement chez Mann. Raccords regards, champ
contre champ chez Jarmusch. Entrée codifiée, chaque variation est très signifiante.
Choisir extraits raconter l’histoire du western. Comment perceptions Ouest et représentation
dans le cinéma évoluer ? Western peut être envisagé comme un film historique, envisager façon
raconter période donnée, façon dont s’emparer période moment où film fait. Façon raconter Marie
Antoinette pas la même chose que dans les 50s : Sofia Coppola, adolescente alors que 50s plus
fantasme politique, lutte des classes.
Film européen et remake américain. Julien Duvigier, Pépé le Moko. Devenir caïd casbah
d’Alger, dédale rue en sécurité, inspecteur Slimann, le traque, son proche, tomber amoureux Gaby,
belle parisienne en vacance, Gaby partir toute seule, Slimann poursuit Pépé qui part à sa suite, prévenu
par Inès. John Cromwell, Algiers, remake américain de 1938.
Grande ressemblance, même musique. Copie plan par plan. Séquences entières qui sont les
mêmes. Quand même micro-variations, qui disent tout nature différente. D’un côté film colonial, de
l’autre mélodrame. Suicide / tué par balle. Inès vient voir / policier venir. Mourir enfermé / mourir en
s’évadant. Enjeu film FR, Pépé bloqué dans la colonie, amoureux Gaby et FR, Paris. Tiraillement
amour colonie et regret métropole. Pépé autant rejoindre femme que FR. Dans deuxième film
beaucoup plus sentimental. Fantasme départ ou femme. Projet du premier film colonie de laquelle on
ne peut pas s’échapper. Slimann pas. Casbah, espace de kabbale dans Pépé le Moko, et touristique
dans Algiers. Espace clos, non clos. Amour mortifère pour Inès dans les deux cas, Inès, Gaby, la FR
explosif. Vieux fond racisme et sexisme dans le premier. Moins dans le second, vision romanesque
relations H/F. Choisir des personnages spéciaux. Charles Boyer, french lover, romanesque,
mélodrame. Gabin, français moyen, ouvrier. Dans Pépé le Moko histoire plus vaste que son
personnage. Dans Algiers, plus centré sur Pépé. Avec la même histoire, même montage, deux propos
différents. Forme véhicule un sens, petits détails de sens, changer tout en termes de propos quand
interprétation.
E.S. Porter, W. McCutcheon, Le vol du grand rapide, 1903. Matriciel : train, chevaux,
cavalerie vs bandits, gentils vs méchants. Plan d’un homme qui tire sur le public, terrifiant pour le
public de l’époque. Acteur souvent jouer bandit tirer sur la caméra. Quand montrer tête de film alors
perdre des clients, sortir de la salle. Seul plan large alors que le reste film plan d’ensemble. Dans les
James Bond reprendre ce plan iconique. Plan jusque là déconnecté du récit, pur effet spectaculaire
déconnecté effet de sens, plan vaut essentiellement par son aspect spectaculaire. Forme vide. Dans
Casino Royale, brusquement donner contenu dans cette forme, mettre point de vue concurrent de J.
Bond. Habilité narrative, premier meurtre de J. Bond c’est ce qui fait du personnage 007. A posteriori
donner un sens à ce plan. Sorte de reboot. Toute cette forme vide précédemment alors investie d’un
nouveau sens a posteriori. Origine marque Western, aujourd’hui plus signe de film espionnage et
bandit.

Qu’est ce que le Western ? Cinéma classique hollywoodien, délimité précisément


développement et déclin grands studios. Apogée studios années 30. Tout classicisme inouï, nouveau
voire baroque. Période muette, noir et blanc, forme d’unité, partie créée par organisation industrielle
fabrication des films. Repérable avec évidence a posteriori. Tout le monde classique, mais plus ou
moins. Examiner grands auteurs, à la fois très classiques et en même pas hyper représentatifs, en
marge. Ne pas refaire toute l’histoire des studios. Les Big : MGM, Warner, Fox, RKO, Paramount.
Les Little : Universal, Columbia, United Artists. Big : ont des salles. Little : n’en ont pas. Quelques
indépendants : Disney, Monogram, Selznick. Utiliser production genre : actualités, film série A, film
série B. Former un énorme corpus. S’intéresser surtout aux grands films, série A, des milliers de
Western pas passionnants, mais finir par cristalliser une forme. Créer des variations à partir de cela.
Définition canonique du genre (M. Vernet) : « Le genre se définit par l’obligatoire et
l’interdit. Certains éléments doivent y figurer pour que reconnus comme tels. ». Même élément pour
plusieurs genres : danser/chanter dans comédie musicale et dans Western. Importance du générique
pour placer les indicateurs de genre. Avec Hitchcock, La captive aux yeux clairs. Arrivée avec un
générique, contextualisation historique, typographie roots. Générique servir installer dans décor et
horizon d’attente. Tout plaisir travail dans genre, nuances à partir structure du film. Petites variations.
Au fond ne pas oublier que film de genre effet industrialisation du système, puissant outils de
standardisation, laisse de l’espace pour qu’il y ait des variations. Tout les films de genre se
ressemblent pourtant chacun est unique. Regarder un genre, qualité objective de chaque épisode,
masse devient intéressante. Objectif, faire consommer.
Deux constats, pas consensus absolu sur ce qu’on peut appeler Western. Western renvoie à
une région des Etats Unis, d’abord ce qui se passe dans l’Ouest américain, tous les films qui sont dans
l’Ouest pas Western et Western pas dans l’Ouest. Espace géographique et mythique. Frontière, réalité
idéale. D’un point de vue géographique et historique, en 1860/70, moment de la conquête. Pourtant
Western tardifs, fin 19e début 20e. En même temps Western films qui s’inscrivent dans cet imaginaire.
A la fois réalité géographique et historique, mythe. Représentation de l’Amérique. Basin, cinéma
américain par excellence. Mythe, croyance, fiction partagée, collective. Une forme qui prend en
charge les mythes. Pour l’Occident. Tragédie grecque pour mythe, époque classique. Au 19e, le roman.
Au 20e, le cinéma. Très lié à l’Amérique. Grand mythe neuf du 20 e, celui de l’Ouest. Représentation
nationale. Toujours flou. Genre pas non plus catégorie complètement étanche, y voir polarité autour
axe ensemble imaginaires, situations et tonalités possibles. Film attirés entre plusieurs polarités.
Cinéma moderne beaucoup intersection.
La captive aux yeux clairs. Le trappeur, ambivalent, proche nature, pas tout à fait dans la
civilisation, guérisseur, se moquer de lui. Ivrogne. Ambivalence, cinéma construit image indigne du
trappeur malgré ses qualités et le fait qu’il soit pionnier. Quand essayer construire trappeur touchant,
refus trop contact colonie suspect. Pas signe que quelque chose à cacher. Se rapprocher des Indiens,
soit se soumettre, soit disparaître. S’effacer devant le progrès. Progrès technique stigmatise déchéance
et indignité. Progéniture, projette travail de défrichement.
Jarmusch. Deadman.

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