Вы находитесь на странице: 1из 4

Ahmed Tijani

Abu al-ʿAbbâs Ahmad ibn Muhammad at-Tijânî dit Ahmed Tijani, né


en 1737 ou 1738 (1150 de l'hégire) à Aïn Madhi (Algérie), et mort le Ahmed Tijani
1
22 septembre 1815 (17 chawwal 1230) à Fès (Maroc), est un théologien
asharite et juriste malikite, fondateur de la confrérieTijaniyya.

Naissance Vers 1737


Sommaire Aïn Madhi
Naissance et jeunesse Décès 1815
Ses voyages et ses rencontres Fès
Fondation de la confrérie Vénéré à Afrique du Nord, Afrique de
l'Ouest
Notes
Vénéré par Islam
Références
Fête Achoura, Mawlid
Bibliographie
Saint
Aïn Madhi
patron

Naissance et jeunesse
Ahmed Tijani est né en 1737 ou 1738 (1150 de l'hégire) à Aïn Madhi qui, sous la dépendance de Laghouat, constituait avec elle une
entité politique autonome auXVIIIe siècle et se trouvait dans une zone de confins méridionaux et sahariens que la régence d'Alger s'est
2
efforcée, à la fin du XVIIIe siècle et au XIXe siècle, de contrôler et qui lui a été rattachée à la suite de plusieurs interventions armées.
3
Né au sein d'une famille revendiquant une origine chérifienne (c'est-à-dire descendant deMahomet) et comprenant plusieurs savants
musulmans dont son père qui enseignait l'exégèse du Coran et le Hadith. Il était né au sein d'une fratrie nombreuse mais seul survécu
4
sa grande sœur Rouqayya, lui-même et son petit frère Mohammed . Ahmed Tijani mémorise le Coran dès l'âge de 7 ans et étudie les
disciplines islamiques. Dès l'âge de 15 ans, il enseigne et émet des avis juridiques fatwa. Son père le maria dès la puberté mais il
libéra son épouse du lien conjugual au bout d'un an, étant plus préoccupés par la recherche du savoir. Il part ensuite à Fès pour se
perfectionner en études islamiques à l'université Al Quaraouiyine. Encore enfant, il étudia plusieurs traités de jurisprudence célèbre
de l'école malikite dont El Moukhtassar de Khalil, Risalat de Abou Zayd el Qayrawani, Mouqadima de Ibn Rouchd et Lakhdari. Non
seulement il mémorisa ces livres par cœur mais également les recueils de hadiths tels que Sahih al-Bukhari, Sahih Muslim et les
Sounans, le Mouwata de l'imam Malik, le "Moudawanatou el Koubra de Sahnoun, Moukhtasar de Ibn Hajib, Dardiri et autres dans le
domaine de la jurisprudence musulmane et il en est de même dans le domaine des traités sur le Credo, et sur l'étude de la vie de
5
Mahomet. [réf. nécessaire]
4
À l'âge de 16 ans il perdit ses deux parents le même jour
, mort d'une épidémie de peste .

Ses voyages et ses rencontres


Ahmed Tijani entreprit plusieurs voyages, entrecoupés de période où il stationnait parfois plusieurs années dans
un pays ou une région :
Le premier voyage fut celui qu'il effectua à l'âge de 21 ans, il partit pour Fès (au Maroc) afin, d'une part compléter son éducation dans
la science religieuse et d'autre part pour rechercher un maître Soufi pour l'initier et le relier à la science spirituelle. Son départ de Aïn
4
Madhi fut en 1757/58 (1171 de l'Hégire), cinq ans après le décès de ses parents [réf. nécessaire]. Il assista à la Mosquée-Université
d'Al Quaraouiyine à plusieurs cercles de science dont celle du Hadith.

Durant cette période il quitta Fès et se dirigea vers les environs des Benihssen, entre
Mechra Bel Kisri et Souk El Arbaa du Gharb. Là-bas il resta apprendre auprès de
1
l'un des spécialistes de la science de la récitation du Coran (Tajwid) , ensuite il
retourna à Fès.

Au cours de ce premier voyage il rencontra des hautes personnalités du Soufisme,


parmi eux il y a :

Le Chérif et Pôle Taïeb ibn Mohamed el Ouazzani, grand dignitaire de


la voie spirituelle (Tariqa) Ouazzaniya et descendant du célèbre Saint
et Chérif Idrisside, MoulayAbdeslam ben Mchich (le maître de l'imam
Abou Hassan al-Chadhili). Ahmed Tijani partit le rencontrer dans sa
région de Ouazzane et ce personnage l'affilia à sa voie spirituelle en
voulant également lui octroyer le grade de pouvoir la transmettre à
6
son tour à de potentiels disciples mais il refusa cette responsabilité.
Après son retour de Ouazzane jusqu'à Fès, il croisa la route d'un
célèbre Saint connu pour être un Pôle et renommé ouléma dans l'une vue d'une rue du vieux village de Aïn
des mosquées de la ville, il s'agit de Maoulana Ahmed al-Housseini Madhi - Algérie
Saqli. Ce personnage était détenteur de l'autorisation de la voie
Khalwatiyya qu'il reçut des mains même du Grand Imam d'al-Azhar
en Égypte Sidi Mohamed el Hafnaoui, et il s'occupait de la répandre
5, 1
au Maroc mais Ahmed Tijani ne prit rien de lui à cette époque .
Après ces deux personnages précités, Ahmed T ijani se dirigea vers
les montagnes du Rif à Djabel Zabib où il partit à la rencontre d'un
Saint nommé Mohamed ibn al-Hasan al-W anjali. Il était célèbre parmi
les gens pour son "Ouverture Spirituelle" (Fath) et le prodige de faire
des prédictions tout en étant capable de "lire" les pensées intimes. Il a
été rapporté qu'il a dit à Ahmed Tijani qu'il atteindrait le degré du Pôle
Abou Hassan al-Chadhiliet il lui dévoila également quelques unes de
ses pensées. De lui il ne prit rien si ce n'est qu'il lui annonça qu'il
n'atteindrait son "Ouverture Spirituelle" que sur les terres de son pays
et c'est peut être ce qui le poussera par la suite à retourner dans le
4, 5, 1
sud de l'Algérie .

Il rencontra également à Fès le responsable d'uneZaouïa des "ravis


en Dieu" (majdhoub) etMalâmatis en la personne de Sidi Abdallah
ben Arbi al-Andalousi, fer de lance de l'éducation par l'illumination
(Ichraq). C'est pour cette raison qu'Ahmed T ijani ne prit rien de lui si
ce n'est cette révélation que Sidi Abdallah lui fit par trois fois en ces
1, 4
termes : "Allah saisit par ta main" .
Il rencontra aussi le Saint homme Sidi Ahmed a Twwach qui lui L'une des trois portes d'entrée de la
transmit une formules d'évocations en lui stipulant les conditions
Zaouiya Tidjaniya à Fès
suivantes : « Il te faut la retraite (khalwa), la solitude (El wahda) et le
Dhikr puis patiente jusqu'à ce qu'Allah t'accorde l'Ouverture
Spirituelle, car tu vas avoir une station immense ». Mais cela
n'arrangeait pas Ahmed Tidjani alors Sidi Ahmed Tawwach lui dit : «Attache-toi à ce Dhikr et sois-y constant sans
6, 4, 1
retraite ni solitude, Allah t'accorderas l'ouverture même dans cette situation » .
Ce fut les cinq grandes personnalités du Soufisme qu'il rencontra parmi les vivants durant ce premier voyage, et dont il prit la voie
spirituelle pour certains. En tout durant cette période il s'affilia à : 1) la Tariqa Ouazzaniya ; 2) la Tariqa Tawwachiya ; 3) la Tariqa
Qadiriyya ; 4) la Tariqa Nassriya ; 5) la Tariqa Siddiqiyya du Pôle Sidi Ahmed El Habib ibn Mohamed connu sous l'appellation El
5
Ghamary Sejelmassi Siddiqi .

Par la suite, il retourne dans sa ville natale, sur la route il s'arrête à diverses zaouïas et rencontre de nombreux religieux. Puis, il se
rend à El Abiodh Sidi Cheikhoù il demeure pendant cinq années, ensuite il s’installe àTlemcen en l'an 1767/68 (1181 de l'Hégire) où
7
il enseigne durant plusieurs années .

En 1772/73 (1186 de l'Hégire), il décide de faire le pèlerinage en Arabie, durant ce voyage il rencontre d'autres personnalités
religieuses, notamment dans la région de Zouaoua et en Tunisie. Il reste une année en Tunisie, entre la ville de Tunis et celle de
7
Sousse où il enseigne diverses sciences . L'émir du pays lui demande de s'installer à Tunis pour y enseigner et s'occuper des affaires
religieuses. Lorsqu’il reçoit la lettre, le lendemain il prend un bateau pour Le Caire, en Égypte. Il
finit par rejoindre La Mecque et Médine avant de retourner dans Le Caire, durant ce nouveau
7
séjour il s’initie à la voie Khalwatiya .

De son retour au Maghreb, il visite certaines villes, puis il quitte Tlemcen pour s'isoler dans le
7
désert algérien, à Chellala (en 1196 de l'Hégire) et à Boussemghoun (en 1199 de l'Hégire) . Lors
d'une retraite spirituelle dans le village de Boussemghoun, Ahmed Tijani a une vision, en l'état de
8, n. 1
veille , du prophète. Son ordre prend rapidement une expansion importante sur la région, ce
qui provoque, depuis Alger, l'inquiétude des autorités turques de l'époque. En 1798, Tijâni quitte
9, 10
définitivement Aïn Madhi pour Fès .

Fondation de la confrérie Minaret de la mosquée


Il rencontre les plus grands savants de son temps et devient mouqadem de chaque tariqa soufie. Sidi Ahmed Tijani à Fès
(Maroc).
Ayant annoncé qu'il a eu une apparition attendue du prophète de l'islam, unetariqa de plus en plus
grande se forme autour de lui, confrérie qui par la suite portera son nom.

Ahmed Tijani meurt à Fès en 1815. Ses enseignements continuent à se répandre après sa mort, atteignant une large audience en
Afrique de l'Ouest (Sénégal, Nigeria, Niger, Mali et Mauritanie), grâce notamment aux voyages de ses compagnons visant à propager
cette branche de l'islam.

Aujourd'hui la confrérie Tijani ou Tijane (prononcé en fonction de sa situation géographique ) est très lar
gement répandue.

Notes
3.
1. Et non en rêve, comme le plus souvent dans la tradition musulmane

Références
1. (ar) Mohamed 'Arbi ibn Sa-ih,Boughiyat el Moustafid li charh Mouniyat el Mourid
, Rabat - Maroc, p. 199
2. Jillali El Adnani, La Tijâniyya, 1781-1881: les origines d'une confrérie religieuse au Maghreb , Rabat, Marsam
Editions, 2007 (ISBN 9954210849), p. 41, 43, 51-53
3. Jean-Louis Triaud, « La Tidjaniya, une confrérie musulmane transnationale », Politique étrangère, no 4, 2010 (lire en
ligne (http://www.cairn.info/zen.php?ID_ARTICLE=PE_104_0831))
4. (ar) Ali Harazim Berrada, Djawahirou-l-ma'ani wa boulough al amani fi faydh Sidi Abil Abbas idjani, T Fès - Maroc,
p. 18
5. (ar) Idris ibn Mohamed ibn Abid El Housseini el Iraqi,Rissalat Chafiya fi fiqh Tariqa Ahmediya Tidjaniya, Fès, Tome
1 / 586 pages p., Tome 1 page 168/169
6. (ar) Mohamed ibn Mechri Sa-ihi,al-jami'i lima ftaraqa min dourar al-ouloum fa-ida min bihar al-Qoutb al-Maktoum ,
900 p.
7. Vie et œuvre de Ahmed Tijani (http://www.tidjaniya.com/ahmed-tijani.php)(Algérie), sur le site officiel de la Voie
Tidjaniya.
8. Odile Goerg et Anna Pondopoulo, Islam et sociétés en Afrique subsaharienne à l'épreuve de l'histoire: un parcours
en compagnie de Jean-Louis Triaud, Karthala, 2012 (lire en ligne (https://books.google.fr/books?id=HF_QeHiAersC&
pg=PA188)), p. 188
9. (en) J. Gordon Melton et Martin Baumann, Religions of the World: A Comprehensive Encyclopedia of Beliefs and
Practices, Abc-Clio, 2010 (lire en ligne (https://books.google.fr/books?id=v2yiyLLOj88C&pg=P A2868)), p. 2868
10. Attilio Gaudio, Fès: joyau de la civilisation islamique, Paris, Nouvelles Editions Latines,1982 (lire en ligne (https://boo
ks.google.fr/books?id=yczpWGhXj2kC&pg=P A119)), p. 119

Bibliographie
Shaykh 'Ali Al Harazim Barradah,Perles des sens et réalisation des vœux dans le flux d'Abu-l-Abbas At-T
ijani,
trad. 2011.
Abdourahmane Aïdara,Implantation et expansion des ordres Qadiryya et T idjaniyya en Casamance, Dakar, 1983.
Amadou Makhtar Samb,Introduction à la tariqah Tidjaniyya ou Voie spirituelle de Cheikh Ahmad Tidjani, 1994,
429 p.
(en) John Esposito, The Oxford Dictionary of Islam, 2003.
Baali-Chérif Halima, Les Confréries Musulmanes au Maghreb, Paris, 2009.

Ce document provient de «https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Ahmed_Tijani&oldid=150029006».

La dernière modification de cette page a été faite le 2 juillet 2018 à 21:39.

Droit d'auteur : les textes sont disponibles souslicence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes
conditions ; d’autres conditions peuvent s’appliquer . Voyez les conditions d’utilisation pour plus de détails, ainsi que les
crédits graphiques. En cas de réutilisation des textes de cette page, voyezcomment citer les auteurs et mentionner la
licence.
Wikipedia® est une marque déposée de laWikimedia Foundation, Inc., organisation de bienfaisance régie par le
paragraphe 501(c)(3) du code fiscal des États-Unis.

Оценить