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Financement des PME

Les chiffres officiels du récent rapport de Maroc PME montrent que le tissu économique marocain est
composé de 3.5 millions auto-entrepreneurs, 2 millions de très petites entreprises, 35 000 PME et
800 grandes entreprises.

Rappelons le rôle moteur des PME dans la création de l’emploi et la participation à l’équilibre
économique régional et l’utilisation efficace des ressources. Cependant, ces entreprises font face à
des difficultés interne et externe : complexité des procédures, faible taux d’encadrement, la
corruption, la compétition de l’informel, une mauvaise gestion… etc. mais l’accès aux financements
reste une difficulté considérable, rendant la croissance des PME très difficile et les poussant à se
pencher sur la survie au lieu de l’innovation.

Même si les pouvoirs publics ont pris conscience du rôle de la PME et ils effectuent des efforts telq
que la création des programmes de soutien. ( Imtiaz, Moussanada, fonds de garantie…), l’accès des
PME au financement demeure un problème selon la banque africaine de développement cet accès
est encore faible et le Maroc accuse un retard dans ce domaine.

I- La PME facteur de croissance économique:

Sur la base des données fournies par le ministère de l’industrie, les PME représentent 98% de
l’ensemble des entreprises marocaines et 95% du tissu productif national avec une contribution de
40% des investissements privés et 30% des exportations, mais y a des disparités quant à la répartition
de ces entreprises par secteur d’activité. Elles sont fortement concentrées par les activités de
commerce (30%), suivie par l’immobilier et services (22%) ensuite l’industrie manufacturière (15%) ,
BTP (11%) hôtels et restauration (4%) autres services (10%).

Cependant les PME ne contribuent que faiblement à la valeur ajoutée globale (PIB), 21% au PIB

II- PME, moteur de développement régional :

Dans un but de régionalisation avancée, le Maroc vise un développement équilibré.

Un développement économique équilibré pour un pays n’est atteint que lorsque chaque citoyen
dispose des moyens de faire carrière dans sa région sans petre dans l’obligation de s’expatrier vers
les grands centres urbains.

Ce but revient à toute une politique et ne peut être atteint qu’avec un concours actif des PME qui ont
une capacité d’intégration au tissu économique plus forte que les grandes entreprises.

Donc l’implantation dans les différentes régions du Maroc contribue efficacement à l’amélioration
des conditions de vie des populations locales.

III- PME, facteur de promotion social :

Le principe de la responsabilité sociale définit l’entreprise comme une communauté de recherche


des produits qui ne doit pas occulter l’engagement social et enviromental, ce principe encourage une
éthique et un souci que doit avoir toute entreprise. Désormais le rôle de l’entreprise n’est plus limité
à une production des biens et services pour réaliser un profit et participer à la croissance
économique nationale, le nouveau concept de développement durable responsabilise l’entreprise
vis-à-vis de son environnement surtout social et écologique.

Dans un objet de lutter contre le chômage et la pauvreté, la PME participe à la promotion de l’emploi
en employant 80% de la population active hors informel, de plus elle est le réservoir des catégories
les plus exposées au chômage. Avec 822 000 employés dans le secteur industriel, 2.000.000
employés dans le secteur artisanal et 888.000 dans le secteur du commerce.

Les forces et faiblesses des PME :


Les forces :

a- La flexibilité :

Alors que la grande entreprise trouve du mal a s’adapter aux variations de la conjoncture
économique à cause de leur régidité et leur structure caractérisée par une bureaucratie interne , la
PME réagit à un déséquilibre économique avec une adaptation rapide.

b- L’efficacité :

Compte tenu des charges de structures qui sont plus faibles dans les PME que dans les grandes
firmes, la PME obtient un cout de revient faible de ce fait elle pourra maitriser ses couts.

c- La simplicité des relations sociales :

La taille de la PME lui permet une gestion efficace du personnel car elle permet l’implication des
ressources humaines tout en économisant ses couts de travail.

Les faiblesses :

a- La personne du dirigeant :

Si actuellement on assiste à un taux d’échec élevé des jeunes PME, ceci n’est pas dû seulement à la
conjoncture et l’environnement mais également aux erreurs commises par les dirigeants. Comme la
négligence du BFR en accordant aux clients des longs délais de paiement, une stratégie limitée à un
seul client…

b- Faiblesse dans la commercialisation :

Une fonction commerciale limitée, avec un manque de connaissance des marchés existants, une
programmation insuffisante de l’action commerciale. Effort modéré dans la présentation des produits
et une qualité médiocre de l’accueil et du service après vente.

Dans la PME, la personne du dirigeant cumule les fonctions techniques commerciales et financières.

c- Une difficulté financière :

Objet de notre analyse, la PME souffre financièrement à un niveau menaçant son existence. Les
explications sont une instabilité de leur autofinancement, et les études menées par l’établissement
de crédit pour financer un projet peuvent parfois s’avérer injuste.
Les difficultés d’accès des PME au financement
Les difficultés de financement dont souffrent la PME sont multiples, peuvent être administratives,
lois et réglementations, couts de financement élevés. Et les difficultés sont souvent liées à
l’information asymétrique entre les apporteurs et les demandeurs des capitaux, ce qui conduit à un
rationnement de crédit. Premièrement il convient de parler sur l’importance du financement à la
pérennité de la PME ensuite l’impact de l’asymétrie de l’information sur le rationnement de crédit et
finalement les exigences des bailleurs de fonds concernant l’accès au financement.

1- Importance du financement dans la pérennité de la PME :

Le succès d’une entreprise ne dépend pas seulement de son capital humain, de la qualité et du prix
des produits qu’elle offre à la clientèle mais aussi de sa capacité à mobiliser des financements aux
besoins d’exploitation et d’investissement. Sachant que la mobilisation des capitaux lui permet le
financement des investissements et le maintien et l’amélioration du potentiel et la diversification et
le positionnement sur un nouveau marché, cela permet à l’entreprise de satisfaire ses besoin en
fonds de roulement et soutenir ses plans de développement en complétant les sources de
financements internes. Donc on peut conclure que le manque d’accès au financement nécessaire en
temps opportun affecte négativement la création de nouvelles entreprises et le développement de
celles déjà existantes.

Dès lors, trouver les ressources financières les plus adéquates est l’axe le plus important sur lequel
dit porter a politique financière d’une entreprise et surtout a PME exposées aux problèmes
d’asymétrie d’information et de rationnement.

Dans toutes les phases de l’entreprise, on constate des besoin dont le degré diffère, donc pour
répondre à ces besoins et pour assurer sa pérennité, l’obtention du financement adéquat et en
temps opportun constitue la clé de la réussite donc c’est là ou se trouve le défi majeur de la PME, à
coté de l’autofinancement, et le financement bancaire, les réseaux de financement des entreprises
sont diversifiés allant du marché financier, capital risque, crédit bail, ligne de crédit et les garanties
de l’Etat.

2- Asymétrie d’information et rationnement de crédit de la PME :

L’asymétrie de l’information désigne une situation où une partie appelé insiders dans ce cas
l’entreprise dispose de l’information pertinente sur la situation et l’avenir de l’entreprise et les
outsiders ici les banquiers ne disposent pas de ces informations, cette inégalité d’information conduit
les banquiers à rationner des PME réputées plus opaques.

L’opacité informationnelle de la PME, la conduit au risque de rationnement de crédit. Le banquier


avant de répondre à la décision d’octroyer ou refuser un prêt, il investit dans la collecte des
informations sur l’entreprise (document comptable, projet à financer…) Or dans les PME, la
production de l’information est réduite à un petit niveau. Ces entreprises ont uniquement des actifs
immatériels (projet, promesses, expérience de l’entrepreneur…) avec un manque des garanties
suffisantes. Donc l’absence des informations fiables et objectives sur les PME conduit à amplifier
l’asymétrie de l’information entre PME et banques. Ce qui explique un risque pus élevé et un refus de
financer des entrepreneurs.
 De ce fait, la production et le partage d’une information de qualité et suffisante sur la PME
permet de diminuer l’asymétrie de l’information et d’évaluer avec certitude le risque et
améliorer l’accès au financement.

Pour encourager la croissance de notre économie qui passe par celle des PME, notre pays a pris un
certain nombre de mesures. Des organismes qui ont vu le jour et qui jouent un rôle important pour
rassurer les banques en termes de garantie, c’est le cas de la CCG caisse centrale de garantie, visant
la promotion et le soutien des PME à travers la garantie et le cofinancement et le financement du
haut de bilan et l’innovation par la fourniture des produits diversifiés. Dès lors les systèmes de
garantie peuvent prendre en charge une parie du risque des prêts bancaires qui permet d’améliorer
la position des PME vis-à-vis du banquier. L’Etat a mis en place aussi des fonds intéressants pour
financer les PME et ceci pendants tout leur cycle de vie.

3- Les conditions exigeantes :

Les banques qui constituent la principale source de financement des PME, propose des crédits à
moyens et courts termes à ce type d’entreprise à cause de leur fragilité. l’insuffisance des sources de
financement donne naissance à d’autres organismes d’aide et d’accompagnement qui visent le
financement des projets innovants comme les sociétés de crowdfunding , aussi les programmes
ayant comme objectif un accompagnement et renforcement de la compétitivité des PME comme
Damane oxygene, Intelaka…

4- Des causes internes :

Contrairement aux grandes entreprises, les PME souffrent d’une confusion entre les actifs de
l’entreprise et le patrimoine de l’entrepreneur, le chef d’entreprise qui est souvent le seul décideur
et qui cherche une satisfaction personnelle au détriment de la situation de l’entreprise , ce qui
entraine une mauvaise gestion et un manque de vision du futur de l’entreprise.
Les modes de financement des PME
L’accès au financement représente le défi majeur de chaque entreprise, en effet les PME qui se
caractérisent par des faibles ressources internes (autofinancement) s’orientent vers un financement
externe pour couvrir leurs besoins d’investissement.

Sur le marché un ensemble d’organisme proposent des moyens de financement, d’où la nécessité de
choisir un mode de financement convenable aux objectifs fixés.

1- Autofinancement :

C’est la source de financement la moins risquée et qui offre une indépendance financière, regroupe
les apports en nature et en numéraire des actionnaires, ainsi que les gains réalisés par l’entreprise, ce
type permet une solvabilité et une autonomie financière et une augmentation des capitaux propres.
Mais il y a une insuffisance de ces sources à cause de la concurrence, des salaires élevés et les
apports limités des actionnaires et leur refus d’orienter le rendement de leur part au profit de
l’entreprise.

2- Les banques :

Le paysage bancaire marocain est composé des banques commerciales, des banques
d’investissements et de la banque centrale, BMCE-bank, la banque centrale populaire et Attijari
wafabank dominent argement le marché bancaire. Cependant les banques se concentrent dans
quatre grandre régions où l’activité est fortement concentrée CASABLANCA , Rabat, Tanger, Oriental.

Selon une enquete réalisée par la BAM , les crédits octroyés aux PME ont enregistré une hausse, une
amélioration appuyée en grande partie par le système de garantie mis en place.

De son coté, la BAM avait mis en place un programme de soutien au financement des TPME, afin de
faciliter leur accès au financement bancaire, un dispositif de refinancement des crédits octroyés aux
TPME.

Cependant, les difficultés des PME de financement par les banques sont dues à leur fragilité et
manque de fonds propres et sous-capitalisation et un syle de management et un manque de
transparence dans les documents comptables. Les garanties exigées par les banques restent encore
élevées, les garanties immobilières constituent la garantie la plus exigée impliquant des fois leurs
biens personnels.

3- Capital investissement :

Ce mode regroupe des segments de capitaux dont le capital risque, le capital développement, le
capital transmission, un mode qui prend ampleurs au Maroc à cause de ses avantages en matière
d’accompagnement et de financement. Le capital risque ne se limite pas seulement à l’offre des
fonds propres mais aussi la création d’emplois et des richesses.

4- Marché boursier :
Ce mode de financement reste très peu développé au Maroc, il est très restrictif, les exigences en
terme de transparence, communication et gouvernance financière ne sont pas respectées par les
PME, à cet effet, la majorité des PME ne disposent pas des caractéristiques d’accéder même au
troisième compartiment.

En 2016, les PME cotées représentent seulement 0.1% dans l’ensemble des entreprises.

Deux causes qui empêchent les PME d’adopter ce type de financement, il s’agit de la cotation en
bourse et l’opacité des comptes dans la majorité des PME.

Les organismes favorisant l’accès au financement :

Le gouvernement est conscient de l’importance des PME dans le tissu économique, ces entreprises
sont désormais intégrés dans les politiques de développement du secteur privé. A cet effet on va
analyser les actions de la politique publique favorisant ce financement.

L’histoire de l’entreprenariat au Maroc reste marque à jamais par une date inoubliables le 11 octobre
2019, un nouvel élan sera lancé par le souverain toujours soucieux de l’intérêt général des citoyens,
une opportunité sera au profit des PME en leur facilitant un accès facile au financement, un
programme intégré d’appui et de financement des entreprises. Un discours qui engage l’écosystème
entreprenariat et financier notamment. La BAM et le groupement professionnel des banques du
Maroc.

Trois axes ont été soulignés par sa majesté :

- Favoriser l’accès aux crédits bancaires pour un grand nombre de jeunes qualifiés et porteurs
de projets issus des différentes catégories sociales.
- Soutenir les PME spécialisées dans l’es activités d’exportation notamment vers l’Afrique.
- Faciliter l’accès aux prestations bancaires à l’ensemble des citoyens en général et les
travailleurs du secteur informel en particulier

Les caractéristiques du programme intégré d’appui et de financement des entreprises :

Notre sphère entrepreneuriale reste dominée par les TPME ( 64% de TPE et 29% de la PME ) les
grandes entreprises seulement 7% selon HCP, une entreprise sur 5 recourt au financement externe
principalement le bancaire, or ce dernier n’est pas accordé à tous les demandeurs à cause du
manque de garanties suffisantes.

C’est pour répondre à cette problématique que ce programme a été mis en œuvre. Une stratégie qui
profite à tous l’écosystème entreprenariat et financier, pour les entrepreneurs cela leur facilite
l’accès au financement et les banques vont élargir leur clientèle. Et pour l’Etat cela va permettre à de
réduire les disparités territoriales surtout dans le monde rural, et une réduction du taux de chômage
et la création d’emploi et l’inclusion financière.

Le Maroc place depuis toujours l’entreprenariat au cœur de ses priorités, ce programme vient
continuer ce que plusieurs initiatives ont entamé, INDH, programme jeunes promoteurs, la création
du registre national de l’auto-entrepreneur.
Les mécanismes sont un peu différents. Avec des garanties qui peuvent aller jusqu’à 80% appuyés sur
le fonds d’affectation spéciale crée dans le cadre de la loi de finances 2020, avec comme finalité
soutenir les opérations de financement de ce programme sur une durée de 3ans. Doté de 6 milliards
de dirhams dont 3 milliards de DH injectés par le secteur bancaire, s’ajoutant 3 milliards de DH
alloués par le fonds Hassan II pour le soutien des projets de l’entreprenariat dans le monde rural. Et
finalement ce programme se caractérise par un suivi et un accompagnement avec une convention
signée entre BAM, CGEM, OFPPT, ministère de l’intérieur et ministère des finances.

Programme INTElAKA :

Deux produits de garantie et un produit de cofinancement, tel est le programme INTElAKA lancé dans
le programme intégré d’appui et de financement des entreprises. Ce qui fait de la CCG un acteur
principal dans le jeu qui a conclut avec les banques un partenariat pour faciliter la distribution de
cette offre au profit des TPME. Une offre s’adressant aux porteurs de projets et des TPE de l’informel
aussi bien au milieu urbain qu’au rural, sans oublier les PME exportatrices vers l’Afrique. Un
instrument qui vient enrichir l’offre existante, avec un but d’accompagner 13 500 entreprises
additionnelles chaque année, et une création de 27 000 nouveaux emplois.

1- Damane intelak : Une garantie qui couvre les auto-entrepreneurs, les jeunes diplômés, les
TPE, le secteur informel et les petites entreprises exportatrices vers l’Afrique. Dédiée aux
entreprises créées depuis moins de 5ans une période qui est critique dans le cycle de vie des
entreprises, et le chiffre d’affaires ne dépassant pas 10 millions de DH.
2- Damane intelak al mousstatmir al qaraoui : Un produit dédié au financement du secteur
agricole et les projets réalisés en milieu rural, destiné à garantir les crédits d’investissement
et des crédits à court terme plafonnés à 1.2 million de DH, qui influence le milieu rural un
milieu d’entrepreneur par excellence.
3- Start-UP : Un produit de cofinancement, plafonné à 50 000 DH en faveur des entreprises en
démarrage et qui bénéficient d’un crédit investissement garanti par les produits intelak. La
différence dans cette offre réside dans le fait qu’elle est sans garantie exigée avec un taux
d’intérêt nul et remboursable après un délai de grâce de 5ans.

Les efforts des banques dans ce programme :

La banque centrale a réduit son taux directeur à 1.25% soit 100 points de moins par rapport à la
norme. Et 2% pour le milieu urbain et 1.75% pour le milieu rural. La sphère bancaire contribue à
hauteur de 3 milliards de dirhams. Et un temps restreint de réponse limité dans 3 semaines.

En réponse aux hautes orientations royales, CIH Bank s’est engagé dans ce programme
d’accompagnement et de financement des Petites entreprises et porteurs de projets. Avec un taux
de crédit de 2% et des frais de dossier à 0dh dans le cadre d’INTElAK AL MOUSTATMIR.
Maroc PME :

Anciennement appelé ANPME, a toujours été au cœur de la démarche d’appui aux entreprises
nationales depuis sa création, elle joue un rôle dans le développement des Très petites et petites et
moyennes entreprises.

On peut conclure que les PME marocaines sont caractérisées par une fragilité de la structure
financière, une sous capitalisation et une faiblesse des actifs et un manque de transparence.
Cependant ces faiblesses se traduisent par une difficulté d’accès aux financements externes. Il en
résulte que les bailleurs de fonds demeurent loin de répondre aux besoins des PME et conduisent les
entreprises vers le financement informel.

Avec les réformes des autorités publiques sur le secteur bancaire qui permettent de mettre en place
des méthodes de soutien et de garanties. A cet effet les sources de financement externes dont
disposent les PME marocaines sont diversifiés.