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Fiche mémo Kobus

LA FRACTUREDOMAINE PHYSIOLOGIE

Les fractures sont une interruption de la continuité d'un os, on retrouve donc en général deux segments
visibles à la radiographie séparés par une ligne visible dite "solution de continuité" (faux ami) ou trait de
fracture.

Elles sont généralement dues à un traumatisme direct, indirect ou à un phénomène de torsion, mais elles
peuvent également survenir sur des mouvements anodins en cas d'ostéoporose.

Elles peuvent être déplacées ou non, et si le foyer de fracture communique avec l'extérieur on parle de
fracture ouverte dans lequel le risque infectieux est majeur.

Une fracture déplacée peut avoir des conséquences directes sur le système vasculo-nerveux à proximité.
L'hématome qui peut y être associé peut être à l'origine d'une ischémie par compression.

Les différents types de fractures


Elles sont définies par leur orientation
transversale, oblique, ou spiroïde. Leur
complexité dès 3 fragments est dite
comminutive (complexe plusieurs fragments)
ou plurifocale (> 4 fragments) en fonction des
résultats de l'imagerie utilisée. Enfin leur
localisation peut être diaphysaire,
épiphysaire, articulaire, etc.

La radiographie est l'examen de choix pour


détecter une fracture, bien que pas toujours
nécessaire. Devant un tableau peu clair ou
pour préciser le type de lésion, le médecin lui
préférera la tomodensitométrie (ou scanner),
et l'IRM pour voir les lésions associées
(tendons, ligaments, cartilage, muscles
adjacents, hématomes intra-osseux).

Leur stabilité est ainsi évaluée et conditionnera le choix du traitement orthopédique ou chirurgical.

Réparation osseuse
Auteurs : Benoit Sibileau et Margaux Dacquin

Phase Délai

Cal hémateux J1-J5


Cal mou et de granulation J5-J15
Cal provisoire J15-J21
Cal définitif J21-J90
Remodelage Jusqu’à 18 mois environ
Fiche mémo Kobus
La consolidation osseuse comprend
plusieurs stades successifs :
• Cal hémateux : formation d'un hématome
fracturaire avec une réaction inflammatoire
locale.
• Cal mou et de granulation : organisation de
cet hématome avec la formation d'un cal
mou, c'est le début de la transformation de
l'hématome en tissu conjonctif. Il y a petit à
petit une prolifération des fibro-, ostéo-, et chondro-blastes.
• Cal provisoire : minéralisation de proche en proche aboutissant à un cal dur, élastique assez stable.
• Cal définitif : consolidation de la masse osseuse récemment formée, remplacement de la moelle fibreuse
par de la moelle graisseuse, et reconstitution du canal médullaire.

Traitement
Une fracture déplacée sera rapidement réduite, à l'exception de certaines fractures de l'enfant qui peuvent
se corriger spontanément.

Orthopédique
Une fois la réduction obtenue si nécessaire, elle doit être immobilisée au moyen d'une contention externe
(plâtre/attelle). Le foyer de fracture doit également être protégé de contraintes excessives au moyen
d'écharpe ou d'aide de marche (béquilles/cannes) voire de fauteuil ou de brancard (fractures du sacrum).

Chirurgical
Elle concerne principalement les fractures déplacées et instables, stabilisées par ostéosynthèse.
Le matériel bio compatible utilisé pour ostéosynthéser une fracture instable se constitue de plaques, de vis,
de clous centraux médullaires, voire d’un fixateur externe. L'objectif de l'ostéosynthèse est de remettre les
fragments osseux en contact en les comprimant les uns aux autres. La chirurgie peut avoir pour objectif de
réduire le temps d'immobilisation et de permettre une rééducation plus précoce.

Intérêt clinique
La réaction physiologique qui survient dès les premiers jours est une augmentation du tonus musculaire,
celle-ci est normale et participe à la stabilisation de la fracture.
La douleur diminue lors de la formation du cal provisoire (J15-J21), les possibilités fonctionnelles
augmentent en fonction des zones et des contraintes nécessaires à partir de J21 au minimum. La plupart
Auteurs : Benoit Sibileau et Margaux Dacquin

des fractures sont considérées solides à J60. La reprise des sollicitations et contraintes doit être précoce
et très progressive.

L'âge, la condition physique, les comorbidités (diabète, troubles circulatoires, etc.) et habitudes de vie
(tabac, alcool, etc.) ont un impact direct sur les délais et les possibilités de récupération. Ainsi, ces facteurs
seront à prendre en compte lors de la prise en charge.

Le thérapeute veillera précocément à toute apparition de complication infectieuse, cutanée, musculaire,


motrice, puis tardivement, surveillera tout retard de consolidation ou apparition de pseudarthrose.