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La Révolution démographique

La Transition démographique

La transition démographique est l'évolution d’une population passant d’un régime


démographique ‘’ancien‘’, marqué par des taux de natalité et de mortalité élevés (quasi-
naturels) et s’équilibrant à peu près, à un régime démographique ‘’moderne‘’ avec une
natalité et une mortalité faibles s’équilibrant également à peu près. Pendant les premières
phases de la transition, la mortalité est plus faible que la natalité et la population augmente
rapidement

La théorie de la transition démographique part d'un constat simple à savoir que les variations
spatiales de la mortalité et de la natalité sont dues à des différences d'évolution
démographique. Le schéma de la transition démographique est un modèle spatio-temporel
permettant de décrire le passage d'une population ayant des taux de natalité et de mortalité
élevés à une population ayant des taux de natalité et de mortalité faibles. L'hypothèse de base
de la théorie de la transtion démographique est que toutes les populations du monde vont
évoluer de la même façon, avec des décalages de calendrier dans cette évolution. Ce modèle a
été bâti par les démographes d'après leurs observations et leurs analyses sur l'évolution des
populations des pays européens et nord-américains afin d'expliquer le passage d'un régime de
forte natalité et mortalité à un régime de faible natalité et mortalité. C'est ce qui a intéressé
notamment Adolphe Landry en France et l’anglais Franck Notestein. Celui-ci a décrit en 1945
quatre phases d'évolution dans la croissance démographique d'un pays, et avait pour objectif
de "classer" les pays selon leur phase de développement. Le modèle de la transition
démographique sert à l'ONU pour effectuer ses prévisions de population.

Etape 1 : les taux de natalité et de mortalité sont tous les deux élevés, et la croissance
démographique est quasi nulle.

Etape 2 : le taux de mortalité (en particulier la mortalité infantile) commence à décroître, grâce
au développement du pays et à l'amélioration des conditions sanitaires. Dans le même temps,
le taux de natalité reste très élevé, ce qui engendre une très forte croissance démographique
(typiquement de 3% par an).
Etape 3 : Au fur et à mesure du développement du pays (hausse de l'éducation et du niveau de
vie), le taux de natalité commence à baisser et avoir lui la courbe de croissance
démographique entame sa tendance à la baisse.

Etape 4 : Avec des taux de natalité et de mortalité faibles, la population se stabilise (le taux de
croissance n'est jamais nul, mais on estime qu'une augmentation annuelle de 0,4% correspond
à une population stable).

Un seul modèle et plusieurs réalités

Ce schéma est cependant plus ou moins bien respecté selon les pays. L'Angleterre suit assez
bien le modèle théorique (décalage très net entre les deux courbes), alors qu'en France la
natalité et la mortalité ont décliné à peu près au même rythme. Dans ce dernier pays, la
croissance démographique n'a ainsi jamais dépassé 1%.

D'autre part, les pays industrialisés ont mis plus de deux siècles à accomplir leur transition
démographique, alors que les pays en développement ont "profité" des progrès existants et
n'ont mis que quelques décennies pour passer du régime ‘’ancien’’ au régime post-moderne.
Le cercle vicieux du sous-développement

Aujourd'hui, quelques grains de sable se sont introduits dans le système. Le Sida, d'abord.
Alors qu'ils étaient en phase 2, le taux de mortalité de certains pays africains augmente plus
vite que le taux de natalité et ils retombent en phase 1. Au Zimbabwe, où environ 26% des
adultes sont infectés par le virus, l'espérance de vie a chuté de 40,8 ans en 1995 à 33 ans en
2005.

D'autre part, le ralentissement des naissances n'est pas si évident que ça : "La moitié de la
population vit aujourd'hui dans un pays où le taux de croissance rapide dure depuis plus de
cinq décennies" s'inquiètent Lester R.Brown et Hal Kane dans leur livre Full House. Avec le
risque que la croissance démographique annule tous les progrès sociaux qui sous-tendent une
baisse de la natalité. S'instaure alors un cercle vicieux qui maintient un bon nombre de pays
en phase 1.

La fécondité baisse

Le maximum de l'explosion démographique a été atteint dans les années 1960, avec 2% de
croissance par an. Avec un tel taux, la population double tous les 35 ans : nous serions 50
milliards en 2100 ! Heureusement, le taux de croissance s'est ralenti : nous en sommes à
1,21% aujourd'hui et l'on prévoit un taux de 0,37% en 2045.

Cela grâce à la baisse continue de l'indice de fécondité : de 4,49 enfants par femme en 1970,
on est passé à 2,65 aujourd'hui et le taux devrait encore baisser à 2,04 en 2050.
Source : Nations Unies / © L'Internaute Magazine

L'Asie et l'Afrique tirent la moyenne vers le haut

Mais cette tendance cache de grandes disparités. Plusieurs pays africains ont des taux
exorbitants, supérieurs à 6 ou 7. Au Rwanda, par exemple, les femmes ont en moyenne 8,3
enfants. Du coup, les 50 pays les moins avancés vont plus que doubler, passant de 0,8 à 1,7
milliards.

Sur la période 2005-2050, neuf pays vont à eux seuls contribuer à la moitié de la croissance
mondiale : l'Inde, la Pakistan, le Nigéria, la République Démocratique du Congo, le
Bangladesh, l'Ouganda, les Etats-Unis, l'Ethiopie et la Chine. (Cette dernière, bien qu'ayant un
taux de fécondité très bas - 1,7 -, a une contribution importante, car sa population de départ
est elle-même très importante).
L'Europe rétrécit

Au contraire, la population dans les pays développés devrait être sensiblement identique en
2050 (autour de 1,2 milliards). Certains pays vont même voir leur population baisser : selon
les chiffres de l'ONU, l'Allemagne devrait perdre un cinquième de ses 82,5 millions
d'habitants d'ici quarante ans. Même constat pour l'Europe de l'Est, le Japon et la Russie. Cette
dernière connaît déjà un déficit de 750 000 habitants par an. L'Europe de l'Ouest pourra
toutefois compter sur l'allongement continu de l'espérance de vie et l'immigration pour freiner
la "dépopulation".

Demain : un monde qui vieillit

En 2040, la part des plus de 60 ans dans la population mondiale, actuellement de 10%, devrait
grimper à 21%. L'âge médian sera alors de 37 ans, contre 26 ans aujourd'hui. Les plus de 80
ans sont le groupe d'âge qui progresse le plus rapidement : il représente aujourd'hui un
dixième de l'effectif total des personnes âgées, et ce sera un cinquième d'ici 2050.
Le phénomène du vieillissement, du à la baisse de fécondité et du passage des
classes d'âge adultes vers les plus de 60 ans, est accentué par la longévité
accrue. L'allongement des l'espérance de vie gonfle le haut de la pyramide des
âges. C'est dans les pays développés que le vieillissement est le plus marqué : la
part des plus de 60 ans y passera de 20% aujourd'hui à 32% en 2050. Source :
Nations Unies © L'Internaute Magazine

La chute de la natalité

Au fur et à mesure que les femmes gagnent leur indépendance financière, l'âge du mariage
recule et le taux de fécondité baisse, ce qui accélère le vieillissement naturel. Si la plupart des
pays européens sont concernés, le phénomène touche particulièrement les pays de l'ex-bloc
soviétique et l'Asie du sud-est. Hong-Kong détient ainsi le record du taux de fécondité le plus
bas, avec 0,94 enfants par femme.
Vive les vieux !

Alors, faut-il faire des bébés en urgence ? Et si le vieillissement n'était finalement pas une si
mauvaise chose ? D'abord, c'est grâce au taux bas de fécondité que la population planétaire
pourra se stabiliser. Il n'est pas souhaitable que la croissance démographique demeure trop
forte.Surtout, le contrôle volontaire ou non des naissances a permis une augmentation
considérable du niveau de vie.

Pour faire face aux enjeux économiques et sociaux du vieillissement, plusieurs solutions
peuvent être envisagées. Premièrement, le recours à l'immigration. De nombreux
démographes recommandent une plus large ouverture des frontières, qui équilibrerait un peu
la démographie mondiale.

Deuxième piste : remplacer la main d'œuvre par des innovations techniques. Mais avant tout,
l'allongement de l'espérance de vie implique une remise en cause des systèmes sociaux actuels
: comment justifier une retraite à 60 ans alors qu'on a encore à cet âge-là plus de vingt ans en
bonne forme à vivre ? D'ailleurs une étude du magazine Nature montrait récemment que
"l'âge standardisé" (qui tient compte des années restant à vivre en bonne santé) ne variera pas
dans les prochaines décennies (37,9 ans en 2001 et 38 ans en 2020).
Le monde en 2050

Cette carte montre la diversité grandissante des dynamiques de population entre les régions du
monde. La population des pays les moins développés s'accroît ainsi six fois plus vite que
celles des pays développés. L'Afrique passera ainsi de 0,8 à 1,9 milliards d'habitants, et 86%
de la population mondiale vivra alors dans un pays sous-développé. L'Inde devrait dépasser la
Chine vers 2030, et ces deux pays représenteront à eux seuls la moitié de la population
mondiale en 2050. La subsistance de ces 2 à 4 milliards d'êtres humains supplémentaires
représente un défi considérable pour tous les pays. Car si les démographes estiment que la
Terre peut nourrir jusqu'à 10 milliards d'habitants, il faudra revoir les modes de vie et la
répartition des richesses pour éviter conflits et migrations de masse.

Année Population du monde – en millions


-10000 4
-8000 5
-7000 5
-6000 5
-5000 5
-4000 7
-3000 14
-2000 27
-1000 50
-750 60
-500 100
-400 160
-200 150
0 170
200 190
400 190
500 190
600 200
700 210
800 220
900 226
1000 310
1100 301
1200 360
1250 400
1300 360
1340 443
1400 350
1500 425
1600 545
1650 570
1700 600
1750 790
1800 980
1815 1000
1850 1260
1900 1650
1910 1750
1920 1860
1927 2000
1930 2070
1940 2300
1950 2400
1960 3020
1970 3700
1974 4000
1980 4430
1987 5000
1990 5260
1999 6000
2000 6070
2005 6500
2007 6576