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Immuno séance 11 :

Maturation des lymphocytes


Elles dépendent beaucoup de l'expression de leur récepteur d'antigènes
(immunoglobulines et TCR).
 Objectifs :
 Comprendre comment certaines populations de lymphocytes sont
générées.
 Quels sont les accidents qui peuvent survenir.
 Quel est le prix qu'un lymphocyte doit payer pour acquérir un répertoire
complet et tellement large de spécificité antigénique.
Les mécanismes mis en jeu sont très sophistiqués et très bien rodés au cours de
l'évolution.

 Migration des lymphocytes : (Slide 2)


Dans la moelle osseuse :
 Les lymphocytes prennent naissance dans la moelle osseuse à partir
d'une cellule souche hématopoïétique qui se différencie en une cellule
souche lymphoïde (n'exprime aucun récepteur d'antigènes à sa surface).
 Prolifération et différenciation (en même temps). Ça commence au 3ème
mois de la gestation (quand on commence à former notre stock de cellules
hématopoïétique) et se poursuit pendant pratiquement toute la vie (phases
plus intenses que d'autres)
 Différenciation très tôt soit en cellule pro-B soit en pro-T.
Ensuite, les pro-T migrent vers le thymus alors que les pro-B continuent
dans la moelle osseuse.
Les pro-B quittent la moelle osseuse quand ils deviennent des lymphocytes B
matures, compétents, qu'ils acquièrent un récepteur de membrane IgM ou IgD et
qu'ils sont complètes avec un site actif complet d’immunoglobuline.
Les pro-T quittent le thymus quand ils deviennent des lymphocytes T matures,
compétents, qu'ils acquièrent un TCR, CD4, CD8, la capacité de reconnaitre un
CMH mais pas le soi.
Ces cellules circulent entre les organes lymphoïdes secondaires, le sang, et la
lymphe.
 Maturation et délétion clonale des lymphocytes : (Slide 3)
Étapes générales pour les cellules B et T :
 Prolifération qui permet d'obtenir un grand nombre de cellules.
 Acquisition d’immunoglobuline ou de TCR. Elle se fait totalement au
hasard par une série de réarrangements géniques.
 Vérification face aux cellules du soi, en absence d 'antigènes externes.
On obtient un répertoire immense, ouvert, extrêmement grand dans lequel on va
éliminer tout ce qui reconnait le soi pour arriver à un pool de lymphocytes
matures.

 Maturation des cellules T : (slide 4)


La maturation des cellules T est un peu plus compliquée que celle des cellules B
car il faut qu’ils reconnaissent le CMH. Donc il y a une étape en plus : la
sélection positive.
 Étapes de la maturation dans le thymus : (Slide 6)
 Arrivée des lymphocytes : À partir de la 3ème semaine de gestation, le
thymus commence à sécréter des chimiokines (cytokines attractives) qui
attirent les pro-T par promotions (vagues).
Chacune de ces vagues est suivie d'une phase réfractaire (où le thymus
ne reçoit plus de pro-T).
Les lymphocytes à ce stade :
 Sont doubles négatifs : n’expriment encore ni CD4 ni CD8.
 N’expriment pas encore TCR.
 Expriment CD25 (de manière transitoire pour la plupart).
Ils rentrent à la région corticale du thymus à travers les veinules à
endothélium épais (HEV).

 Maturation: Arrangement du TCR


On a:
 TCR classiques: alpha beta
 TCR non classiques : delta gamma.
Le TCR est organisé un peu comme les immunoglobulines.

 Sortie des lymphocytes.


 Arrivée de nouvelles vagues de lymphocytes au thymus.
 Réarrangement des gènes du TCR (SLIDE 5-6)

 La molécule T va commencer à essayer de réarranger d’abord gamma


delta sur un chromosome or ces réarrangements sont accompagnés
parfois d’erreurs puisque les segments de ces réarrangements
d’immunoglobulines sont associés au hasard, entre temps l’autre
chromosome est silencieux (exclusion allélique)  

 Si ce réarrangement gamma delta a réussila cellule ne fait plus rien


du tout, elle reste double négative, contente avec son TCR gamma
delta, elle subit la sélection négative puis quitte le thymus.

 Si ce réarrangement n’a pas réussi elle essaie de réarranger sur


l’autre chromosome gamma delta, et si ça fonctionne, elle sort.

 Si les choses ne marchent pas (le réarrangement n’a pas réussi sur les 2
chromosomes gamma-delta)elle va commencer à réarranger les
chaines alpha beta du TCR.
Pour cela on a les 2 : gamma delta et alpha beta  
 Cependant le réarrangement gamma delta est très peu probable : 90%
d'entre elles vont échouer à faire gamma delta.
 Avant de mourir, elles passent au réarrangement alpha beta qui sont
sur d'autres chromosomes, et en même temps elles se mettent à
exprimer CD4 et CD8, donc elles passent du stade double négatif au
stade double positif.
 Puis elles vont subir une sélection positive :
o Celles qui reconnaissent le CMH sont maintenues
o Celles qui ne reconnaissent pas le CMH sont éliminées
 Elles migrent à ce moment-là vers la médulla.  
 Dans la médulla, elles ne sont plus doubles positives :
o Celles qui reconnaissent le CMH 1 seront CD8
positives
o Celles qui reconnaissent le CMH 2 seront CD4
positives.
 Elles sont alors dans le stade simple positif, elles vont être testées pour la
reconnaissance des peptides du soi dans le CMH : si elles reconnaissent
les peptides du soi dans le CMH du soi elles vont être éliminées.  
 Question : Gamma delta subissent la sélection négative, est ce qu’elles
ont besoin d'être testées aux CMH ? Qu'est-ce qu’elles reconnaissent ?
Les cellules gamma delta reconnaissent les lipides présentés sur le CD1
donc elles n'ont pas besoin d'être testées sur le CMH. Elles vont subir la
sélection négative : la cellule qui reconnait le soi présenté par des
cellules dendritiques mais dans le contexte du CD1 seront éliminées. En
fait, il n'y aura pas beaucoup de risque qu'elles reconnaissent le soi car
ces cellules ont des TCR de variabilité assez limitée.
 Note : TCR Gamma-Delta peuvent reconnaître des peptides, mais des
peptides présentés par le CD1

 Schéma :
Le TCR qui réagit avec un CMH porteur d'un peptide devrait avoir ici des :
interactions TCR- CMH, des interactions peptides- CMH et des
interactions TCR- peptides.
Selon le nombre de liaison :
 Si j'ai par ex 2 liaisons TCR au CMH et il n'y a rien au centre qui les
attache, elles sont maintenues.
 Si elles ont 2 liaisons plus quelque chose au centre qui les attache, elles
seront éliminées.
 Si la cellule rencontre un CMH du non soi suite à une greffe
 
Transplantation :
Le réarrangement du TCR se fait, au hasard, à partir de nombreux segments
géniques. D'où l'immense variabilité tridimensionnelle pour les sites de liaison
au CMH et au peptide.

 Dans le thymus :
- Lors de la sélection positive, les TCR qui ne reconnaissent pas le CMH
du soi sont éliminées.
Et tous les autres sont gardés cad ceux qui ont au moins 2 sites liaisons
TCR\CMH car : certaines peuvent se lier à notre CMH (du soi) par 2
liaisons et d’autres (2%) peuvent en plus se lier au CMH d'une autre
personne (du non soi) qu’elles peuvent reconnaitre avec une plus grande
affinité que le nôtre par 3 liaisons.
Ce CMH du non soi n'ai jamais rencontré dans le thymus mais lors d’une
transplantation.

- Lors de la sélection négative, les TCR qui reconnaissent le peptide du


soi présenté sur le CMH (du soi) sont éliminés. Ces TCR éliminés ont
donc un 3eme site de liaison complémentaire au peptide, qui a renforcé la
liaison TCR/CMH.
 Lors de la transplantation allo génique : cad en présence d'allèles de
CMH (qui sont différents des nôtres cad du non soi) contre lesquelles
nous n'avons pas éliminé les cellules T, certains allèles du CMH pourront
être reconnu dans leur forme générale sans l’intervention du peptide.

COMMENT ?
Ces CMH du non soi peuvent avoir une forme non seulement complémentaire
aux 2 sites habituels des liaisons TCR/CMH mais aussi au site de liaison TCR/
peptide.
Donc une même cellule T :
- tout en étant spécifique d'un peptide du non soi présenté sur un CMH du soi,
- peut également reconnaitre un CMH du non soi, sans tenir compte du peptide
(du non soi) qu’il présente, si sa forme lui permet de se lier à plus de 2 sites de
liaison dans la LT.
=> Ces cellules représentent 2% de la totalité des LT.

Ex : Une cellule T en maturation spécifique d'un peptide microbien ne peut pas
le rencontrer dans le thymus. Car lors de la sélection positive, elle rencontre un
peptide du soi présenté sur le CMH du soi mais ne le reconnait pas, cad la
liaison se fait entre CMH et TCR mais non entre peptide et TCR => elle ne sera
pas éliminée
En cas de transplantation, cette cellule mature s’attachera au modèle
CMH/peptide :
Elle pensera que c'est un peptide microbien du non soi présenté sur un CMH du
soi.
Alors qu’en fait, elle a beaucoup plus d'affinité au CMH à cause de sa forme
indépendamment du peptide qu'il porte (auquel elle ne se liera pas car elle a une
spécificité microbienne). En tout cas, elle sera activée.
2% de nos cellules T totales peuvent être activées de cette manière ; ceci
correspond à une dizaine de millions de cellules activées (alors que
normalement quelques centaines seulement sont activées) => réponse agressive
et potente => rejet de greffe agressif.

AINSI  : Pour qu'une greffe puisse être réussie, il faut :


 2 sites de liaison TCR/CMH seulement désignant une similarité entre
mon CMH et le CMH d'une autre personne
 Pas de liaison au peptide présenté sur l CMH de l'autre individu, cad que
ce peptide devrait ressembler à un peptide du soi et les LT qui le
reconnaissent ont été éliminées par la sélection négative.
 Le CD1 n’est pas polymorphe. Tout ce qui reconnait le CD1 sera éliminé,
mais c’est une seule molécule donc ça ne rentre pas en considération.
 Maintenant, nous avons une petite population de cellule T qui sont
sélectionnées pour être fonctionnelles et non auto réactives. Ces cellules
T vont quitter le thymus et passer dans la circulation périphérique.

 Sélection positive et négative des thymocytes (SLIDE 9) :

 Le thymocyte qui arrive de la moelle osseuse (thymocyte en provenance


de la moelle osseuse) donc immature, fait un réarrangement des TCR
et exprime CD4et CD8 (surement il exprime aussi CD3 comme partie
du complexe).
 Celui-ci (qui est à l’état immature), va subir une
 Sélection positive de celles dont le récepteur se lie à la
molécule de CMH et
 La mort par apoptose de celles qui ne reconnaissent pas
cette molécule de CMH (pour cela on a beaucoup de
macrophages et de corpuscules de Hassal dans le thymus
pour pouvoir les détruire).
 Ensuite il y a une sélection sur CMH 1 et 2 pour pouvoir avoir des
cellules matures.
 Les cellules épithéliales et les cellules dendritiques expriment à la fois
CMH1 et CMH 2.
 Ces cellules vont devenir à ce moment-là,
 À partir des cellules doubles positives, des cellules
simples positives
 D’autre, seront sélectionnées pour la mort des cellules
qui possèdent des récepteurs de haute affinité pour le
complexe CMH- peptide. Donc il y aura une sélection
négative et mort des cellules possédant des récepteurs
de haute affinité pour le CMH du soi ou le CMH du
soi + auto-antigène : en effet, le TCR est myope, il ne
va pas distinguer entre CMH du soi seul ou pas (c’est
une question de puzzle sur les bords du CMH et sur le
centre du CMH.)
Schéma :

 Ça c’est le TCR d’une cellule Tx, le CMH peut être


 Porteur du peptide du soi qui s’engage dans le TCR,
 Porteur d’un peptide du soi non engagé avec cette
cellule, mais au centre le CMH peut avoir une forme
particulière, donc la cellule ne va pas différencier
entre celle qui reconnait un peptide du soi dans le
CMH et celle qui reconnait le CMH lui-même
avec une forte affinité : dans les 2 cas, elles seront
éliminées.
 Par contre, celles qui reconnaissent un autre CMH
qui a une autre forme au milieu, elles ne seront pas
éliminées car ces CMH au milieu ne sont pas perçus
par le TCR.
 En effet le TCR est une suite de bosses et de crevasses : celles qui
s’adaptent trop bien à ce CMH (contenant ou pas un peptide) et se collent
très bien, seront éliminées.

Note  : Selon les sites de liaisons :


Que cette interaction soit
 Si elle a 0 site de liaison pour le CMH, elle assurée par un peptide ou
meurt. par le CMH lui-même.
 Si 2 sites de liaisons elle va rester.
 Si 3 sites de liaison ou plus, elle meurt.
L’expérience ,dans laquelle ceci a été mis en évidence et qui a permis de
comprendre comment certain défauts génétiques dans l’expression du CMH ont
des répercussions négatives sur la maturation des cellules T, est décrite dans la
suite
 Démonstration expérimentale du rôle des molécules I et II du CMH
dans l’acquisition de la restriction au CMH par les cellules T
(Slide 10) :

 Expérience qui a mis en évidence cette restriction a permis de


comprendre certains défauts génétiques dans la maturation des
lymphocytes T.
 Cette expérience (qui date de plus de 40 ans) a montré le rôle crucial des
cellules épithéliales dans la maturation des cellules T.
 Expérience : (Slide 10)

 Des cellules thymiques de souris sont cultivées sur un support qui permet
l’adhérence des cellules et leur survie dans un milieu nutritif.
 On a ajouté soit des anticorps contre CMH I, soit des anticorps contre les
CMH II, soit aucun des deux

Note : On va observer les différents phénotypes des cellules T en ce qui


concerne l’expression des CD4 et CD8

 Résultats : (Slide 11)


En passant de la périphérie jusqu’à la médulla les populations de cellules T
(selon l’expression des CD4 et CD8) :
Type de cellule Sans anticorps Anti CMH I Anti CMH II
CD4 – CD8 – + + +
CD4+ CD8+ + + +
Simple positif
CD4 + + _
(CD4+ CD8-)

Simple positif
CD8 (CD4-  + - +
CD8+)

Note :
 CD4 – CD8 – surtout chez les cellules à TCR gamma delta ou cellule
immature
 Avec les anticorps Anti-CMH I et anti-CMH II Présence des CD4- et
CD8- car les lymphocytes ne sont pas encore sélectionnés

 Interprétation  :
Cette expérience montre que la maturation des cellules T dépend de
l’expression du CMH (la grande majorité à l’exception de celles qui sont TCR
gamma delta)

a) Le CMH de classe I non exprimer a cause :


-Un défaut dans les gènes du CMH I qui est un cas très rare
-Un défaut congénital dans les molécules TAP : le gène qui code pour TAP est
absent ou non fonctionnel. Ainsi le CMH de classe I n’est pas chargé avec un
peptide ce qui aboutit à l’absence de son exprimation.

Conséquences sur l’individu :


 Susceptibilité aux infections virales due à l’absence des cellules Tc
 La présence des Th garde leur immunité innée et humorale normale

b) En abscence de CMH II :


 Conséquences sur l’individu :
 L’immunité adaptive est effondrée et l’immunité inné est abaissée (pas de
Th)

 Les cellules T à TCR gamma delta: (Slide 14)


 Sont de faible variabilité du TCR
 Elles ne sont pas restreintes au CMH de classe I
 Elles reconnaissent des peptides et lipides
 Elles sont très répandues dans la peau et dans les muqueuses car elles se
trouvent en première ligne de défense où il y a le plus de possibilité de
rencontrer des pathogènes de l’extérieur
 Leur spécificité est dirigée contre des antigènes ubiquitaires (très
fréquents dans les microorganismes) (les PRR qui reconnaissent les
PAMP)
 Ils sont dirigés contre des antigènes surtout lipidiques qui se trouvent
dans des microorganismes très communs, ils seront prédominants dans
l’épithélium intestinal, respiratoire et de la peau
 Leur pourcentage peut atteindre 50% dans l’épithélium de la peau

 Les cellules NKT (slide 15)


 <5%
 TCR αβ relativement peu variable (semblent choisir les mêmes segments
géniques α et β)
 Ressemblance phénotypique avec les cellules NK (expriment des
molécules communes)
 Reconnaissent les molécules dans le cadre de CD1

 Conclusion
 Les cellules qui reconnaissent des molécules lipidiques ou peptidiques
dans le cadre de CD1 ont une faible variabilité.
 Les cellules qui reconnaissent des molécules peptidiques dans le cadre
du CMH ont une grande variabilité.

 La maturation de cellules B (slide 17)


 Elle a lieu dans la moelle osseuse au contact des cellules stromales
(équivalentes des cellules épithéliales thymiques).
 Pas de cellules « nurse ».
 Pro B : réarrangement de segments géniques dans la moelle osseuse
1. Si les Ig de surface auto-réactives →mort cellulaire.
2. Si les Ig de surface ne reconnaissent pas le soi →les LB passent
à la périphérie.
2.1.Les LB ne rencontrent pas un Ag du non-soi toute leur vie
→mort cellulaire
2.2.Les LB rencontrent un Ag du non-soi → LB activés et
maturés suite à un signal help provenant des cellules TH.
2.2.1. Production des IgG
2.2.2. LB mémoires

(Slide 18-19-20)
 La moelle osseuse est réticulée, avec les cellules hématopoïétiques en
contact intime avec les cellules stromales se trouvant sur l’endoste.
 Les cellules stromales ont une forme interdigitée pour rentrer en contact
avec un grand nombre de LB.
 Elles produisent des cytokines et expriment une grande quantité d’Ag du
soi mais moins importante que celle représentée aux LT par les cellules
épithéliales qui ont le gène « aide » leur permettant d’exprimer tous les
Ag du soi.
 Sélection négative →les LB qui ne reconnaissent pas le soi vont passer à
la périphérie.

NB : Importance d’IL7 :


ProT IL 7 T

Pro B IL 7+ IL3 B

 Déficit en IL-7 :
Certaines personnes ont un déficit dans le récepteur d’Il-7 (défaut congénital
rare), par conséquent :
 Pas de maturation des LT (celle-ci dépend exclusivement des IL-7)
 Les LB vont faire une maturation car elles dépendent aussi légèrement de
l’IL-3 ; cependant ces lymphocytes B ne seront pas fonctionnels à
l’exception de ceux qui reconnaissent les polysaccharides (car ils sont
indépendants des LT).
En d’autres termes, l’immunité innée et l’immunité cellulaire seront
gravement affectées :
 L’immunité humorale dépendante des LTh sera abolie.
 Alors que l’immunité des LB contre les polysaccharides
persiste car contre ces derniers on peut avoir un comptage
des immunoglobulines de membrane qui activent
spontanément ces LB en l’absence des LT.
Note : Les LB vont réarranger leurs gènes, ceux qui reconnaissent les antigènes
sur les cellules stromales seront éliminés et ceux qui ne reconnaissent pas
d’antigènes passeront dans le sang.
Schéma (slide 21) :
Dans le réarrangement des immunoglobulines on a beaucoup de
processus : recombinaison de gènes, glissements jonctionnels,
hypermutations… LB peut donc se donner beaucoup de chance pour pouvoir
faire une immunoglobuline de membrane fonctionnelle. Elle fera un
réarrangement DJ pour les deux chromosomes en ce qui concerne les chaines
lourdes (DVJ) : un D au hasard et un J au hasard. Ensuite, elle va prendre un
chromosome au hasard et faire un réarrangement V avec DJ :
 Si ça marche bien elle passe à l’étape suivante
 Si non, elle réessaiera l’autre V :
 Si le réarrangement est productif (permet de
faire un domaine VH), elle va commencer à réarranger les gènes
permettant la synthèse des chaines légères
 Si non, elle meurt par apoptose.
Si le réarrangement pour la chaine lourde c’est bien passé, elle va commencer à
faire un réarrangement de Kappa mais pas de Lambda. Si ça ne marche pas
elle fera Kappa sur l’autre chromosome.
Ainsi la LB a beaucoup d’essais pour pouvoir compenser les accidents très
nombreux qui surviennent avec les glissements jonctionnels.
Donc lors du passage de la cellule immature à la cellule mature on va
avoir des cellules qui vont exprimer d’abord une chaine lourde cytoplasmique
puis elles vont exprimer une chaine lourde à la surface de la cellule avec un
polypeptide invariable exprimé transitoirement jusqu’à ce qu’elle commence à
faire la chaine légère. Ensuite elle se met à exprimer des IgM et des IgD. C’est
en fonction de l’expression de ces 2 derniers qu’on pourra savoir le stade de
maturation des LB.
En oncologie c’est important pour savoir à quel stade de différentiation les LB
sont devenues cancéreuses. Plus ce stade est précoce, plus le cancer est
agressif car elles ont encore un potentiel de multiplication important. Ainsi on
sera choisir le protocole de traitement (si l’on doit être agressif ou pas).

 Etapes de la formation du BCR : (Slide 23)


1. Pro-B : Ig-α et Ig-β sont mis aux extrémités à la surface.
2. Pré-B : Exprime la chaine lourde avec les chaines légères de substitution
(transitoires) avant la forme finale.
3. Cellule B immature : formation d’Ig-M avec soit :
 κ : 60% de nos cellules matures
 ou λ : 40%.
NB : ces valeurs sont parmi les 10% des cellules qui survivent car avant la
formation de κ et λ 90% des cellules meurent (le système immunitaire est
un système généreux qui travaille et élimine beaucoup).

 Réarrangement et expression des gènes d’Ig : (Slide 24)


1. cellule souche (stem cell):
 les gènes sont à l’état de segments géniques non réarrangés → le
chromosome à la forme germline (forme immature)
 et pas d’Ig de surface.
2. Cellule Pro-B  précoce (early):
 Réarrangement D-J
3. Cellule pro-B retardée (late)  :
 Réarrangement V-DJ (à cet étape toujours pas d’Ig a la surface).
4. Large pre-B cell  : lorsque ce réarrangement est terminé on aura
 une chaine µ à la surface
 avec une chaine légère de substitution invariable (à partir de là elle sera
nommée pré-B et pas pro-B ayant la chaîne lourde).
5. Small pre-B cell  :
 commence à réarranger le V-J pour pouvoir exprimer une Ig-M et
 ensuite elle exprimera à la fois Ig-M et IG-E (l’expression d’Ig-M est un
peu plus précoce →6 .cellule B immature que l’expression simultanée
d’Ig-D et d’Ig-M →7. cellule B mature).

(Slide 25) Question  : Les cellules B qui reconnaissent les antigènes


solubles du soi (par exp mes propres hormones thyroïdiennes) non
rencontrées dans la moelle osseuse et qui passent à la périphérie doivent-
elles être activées ? et si elles sont activés par TH → auto-immunité.
 Réponse  : elles deviennent anergiques à la périphérie plus exactement
exclue des follicules.

 Rappel  : forme du ganglion lymphatique :


 Dans la partie corticale : existent les follicules ou passent les cellules B
en maturations et si elles sont activées elles s’y installent, survivent et
elles feront un centre germinatif (donc les cellules B sont si réactives) et
comme elles ne reçoivent pas de help des cellules T (elles ne reçoivent
pas de la part des cellules TH des facteurs qui leur permettent de
survivre) lors de leur vie (2_3 mois courte durée de vie) elles seront
exclues des follicules.
 et partie médullaire.
 Recapitulations:
 Celles qui reconnaissent les molécules du soi cellulaires seront déletées.
 Celles qui reconnaissent des antigènes solubles du soi migrent vers la
périphérie mais deviendront anergiques.
 Celles qui ne reconnaissent pas le soi survivent à la périphérie.

 Comparaison : il y’a parallélisme entre B et T :


I. Commencent tous les 2 ensembles à partir d’une même souche
lymphoïde.
II. les 2 font une sélection.
III. Production de TCR ou d’Ig.
IV. Les deux sont testées dans le foie : éliminées ou pas si elles sont cross-
réactives.

→Cependant les cellules T sont légèrement variables.


 Cellules B1/B2 : (Slide 26)
-Découverte d’une population de cellules B (B1) qui ne dépend pas des
cellules LTh
-Ces cellules apparaissent avant les cellules B classiques, à un stade très tôt
pendant la vie fœtale (maturation du fœtus) et qui secrètent des
immunoglobulines avant la naissance.

-Pendant la vie fœtale :


→Le fœtus est isolé du monde extérieur par un placenta efficace
→Il est entrain de recevoir à partir de la circulation maternelle des IgG
maternel qui ne servent à rien puisque le fœtus n’est pas en contact avec
l’extérieur dangereux
Rq: il arrive que des virus ou parasites puissent traverser le placenta mais
généralement ce n’est pas le cas.
-Dès le premier jour qu’il nait, le bébé a
des cellules T et B prêtent pour la défense
mais n’ont pas commencer à produire des
immunoglobulines
Or, on a constaté que pendant la phase
de gestation et avant la naissance, il y a
apparition d’immunoglobulines (IgM);
produites spontanément par une
population de lymphocytes B, en
l’absence de stimulation externe et
avant les cellules B classiques

De là, les cellules B classiques → B2


Et les ces cellules plus précoces → B1 (responsables de la production des IgM)

 D’où proviennent les cellules B1?

-Quand elles font leur maturation en cellule B, elles n’arrêtent pas de se


proliférer contrairement aux cellules B classiques
Rq : les cellules classiques prolifèrent avant le stade de pro B lorsqu’ ils sont
des cellules souches lymphoïdes
-Cellules B1 continuent à proliférer même après leur maturation
-Cette population particulaire est capable de produire des immunoglobulines
IgM même en l’absence de stimulation antigénique
-Ces IgM sont spécifique de sucres polysaccharides donc non dépendantes des
cellules T et ont un pouvoir prolifératif important.
Rq: Ces polysaccharides sont spécifiques de microorganismes ubiquitaires
(antigènes très fréquent ou très commun des microorganismes)
Ces cellules B sont les parallèles des cellules T gamma et delta qui
reconnaissent des peptides, des lipides très ubiquitaires

 Importance clinique de ces cellules B:


-Multiplication spontanée très active
-Si elles subissent une cancérisation, elles sont beaucoup plus agressives que les
autres cellules
-Elles sont caractérisées par l’expression d’une molécule de surface CD5 (CD5
productives)
-Dans le cas de leucémie, si le CD5 est positif → le pronostic est très
mauvais
Rq: - ces cellules B1 persistent toute la vie
-elles font partie du système immunitaire adaptatif mais dans une forme
moins évoluée
-Les cellules B1 sont spécifiques de polysaccharide mais les cellules B peuvent
être spécifiques de polysaccharide, de protéines, de lipides, d’acide nucléique,
molécules synthétiques…
→Donc la plupart des cellules B spécifiques de polysaccharide ne sont pas des
cellules B1 (spécifique de polysaccharide ce n’est pas automatiquement B1)