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Module 1 / Chapitre 9

L’impact de notre passé sur nos comportements


de parents
Olivier : Bonjour à tous, alors l’analyse de nos déclencheurs nous a permis de prendre conscience
que les comportements de nos enfants qui nous posent problème, que les difficultés que nous
rencontrons pour gérer une situation, pour gérer une émotion nous renvoient généralement
directement à notre passé, plus précisément à nos difficultés, à nos blessures d’enfant, etc.

Alors comment expliquer que ces blocages, ces peines personnelles peuvent avoir un tel impact sur
notre comportement ?

Les neurosciences montrent que la zone du « Take caring »


ne s’allume pas chez tous les parents …

Isabelle : Les neuroscientifiques ont fait une expérience fantastique : ils ont placé des parents sous
un IRM fonctionnel.

L’IRM fonctionnel permet de visualiser ce qui se déroule dans le cerveau en direct. Ils ont positionné
des images d’enfants, de leurs enfants en train de pleurer ou en train de tendre les bras pour
recevoir un câlin et on observe donc ce qui se passe dans le cerveau.

Et bien dans le cerveau d’un parent, lorsqu’il voit son enfant pleurer ou lorsqu’il le voit tendre les
bras vers lui, on voit certaines zones s’allumer, les zones de
« Je prends soin de » et tout le cerveau est inondé
d’ocytocine. L’ocytocine c’est l’hormone de l’amour,
l’hormone de la tendresse, l’hormone qui nous fait nous
sentir bien et confortable.

Et donc immédiatement, lorsque notre enfant émet un


besoin, lorsqu’il a un comportement d’appel, que ce soit un
comportement de détresse ou simplement un
comportement de demande, nous sommes câblés pour y
répondre. Immédiatement notre cerveau nous dirige vers
lui… Pas dans tous les cerveaux.

Copyright 2015 - Programme d'accompagnement à la Parentalité Consciente et Respectueuse


Par Isabelle Filliozat et Camille et Olivier du blog www.les-supers-parents.com
www.parentalite-consciente.com
Les chercheurs ont été très surpris de voir que ça ne se faisait pas dans tous les cerveaux des parents.
En fait, cette sécrétion d’ocytocine et ces zones qui s’allumaient n’étaient que chez les parents, qui
lorsqu’ils étaient enfants eux-mêmes, avaient reçu l’attachement dont ils avaient besoin.

Si le parent, lorsqu’il était enfant, a reçu l’attachement dont il avait besoin, c’est-à-dire que ses
parents ont été tendres, affectueux, accueillants des émotions alors le parent a aujourd’hui le
cerveau équipé et câblé pour pouvoir prendre soin de son enfant.

Pour pouvoir donner spontanément de l’attachement


lorsqu’on est parent, il faut en avoir reçu lorsqu’on était
enfant
Mais lorsqu’un parent n’a pas reçu, lorsqu’il était enfant, l’attachement dont il avait besoin … S’il a
été humilié, frappé, si on lui a crié dessus, si on l’a envoyé dans sa chambre tout seul, s’il a été rejeté
par ses parents, s’il n’a pas pu trouver, s’enraciner dans l’attachement dont il avait besoin, alors dans
son cerveau lorsqu’il est face à son enfant, que l’enfant pleure ou bien que l’enfant tend les bras
pour un câlin, le cerveau … il n’y a pas d’ocytocine dans son cerveau et ce ne sont pas les zones de
« Je prends soin de » qui sont activées… ce qui est activé ce sont les circuits de stress.

Et c’est cela qui nous permet de comprendre la raison pour laquelle lorsque notre enfant a un
comportement de demande que nous jugeons excessif. Lorsque notre enfant pleure, pleurniche,
lorsqu’il a des émotions… et bien au lieu de répondre avec de l’attention, de l’écoute et bien nous
sommes énervés, en fait nous sommes sous stress !

C’est comme si nous interprétions l’émotion de l’enfant comme un risque de rejet.

Cette émotion de l’enfant il y aurait à se porter vers et non … notre passé nous rattrape et nous
projetons en quelques sortes nos parents en notre enfant et c’est le circuit de stress qui s’active !

Et circuit de stress ça veut dire : fuite – figement et plutôt souvent agression et donc nous sommes
tentés de crier, de punir.

Tous les parents évidemment ne se laissent pas aller à crier, punir, taper mais c’est vraiment
important de mesurer que nous ne sommes pas égaux dans l’approche de nos enfants et c’est
important de mesurer que notre propre histoire a un énorme impact.

Notre histoire a modelé notre cerveau.


Si nous avons été beaucoup frappés, si nos parents nous ont souvent fait peur, fait honte … et bien
notre amygdale dans le cerveau est souvent hyperactive et puis nous avons pu construire moins de

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récepteurs à ocytocine dans notre cerveau et donc c’est beaucoup plus difficile de sentir cette
ocytocine dans notre corps et nous avons tendance à dire « Non ! Non ! Moi je ne suis pas bisous …
moi je ne suis pas câlin ! »… Nous avons un petit peu peur du contact et surtout nous sommes hyper
réactifs au stress.

C’est important que le comportement de notre enfant n’ait plus la capacité de nous faire sortir de
nos gonds. C’est important que le comportement de notre enfant n’ait plus la capacité de nous
mettre sur la défensive de cette manière.

Il est possible d’agir pour que le comportement de nos


enfants n’active plus les
circuits du stress
Et pour cela, il est possible de faire
quelque chose ! Oui nous pouvons
reconstruire des récepteurs à ocytocine
et oui nous pouvons apprendre à
méditer et à calmer notre amygdale de
manière à pouvoir prendre soin de
notre stress, prendre de notre cerveau
et être de nouveau capable de nous
occuper de notre enfant !

Camille : Merci beaucoup Isabelle ! Pour changer et comprendre notre comportement, soulager
notre stress il nous faut donc guérir notre passé. Sous la vidéo, vous trouverez deux fichiers avec
différents exercices sur l’exploration des neurones miroirs et sur l’analyse de notre propre histoire.

Olivier : Cela peut parfois nous renvoyer à des moments difficiles de notre histoire personnelle mais
les émotions refoulées lorsque nous étions enfants, nos blocages sont vraiment à la base de nos
réactions excessives d’aujourd’hui avec nos enfants et avec toutes les personnes qui nous entourent :
notre conjoint, nos amis, nos collègues de travail, etc.

Camille : Ce travail que nous avons fait, Olivier et moi, sur nos blessures d’enfants, sur notre passé,
nous a réellement permis de guérir chacun de notre côté et du coup de pouvoir très facilement
améliorer la relation avec nos enfants et dans notre couple. Donc voilà, vous avez toutes les clés en
mains maintenant à vous de jouer et surtout n’hésitez pas à revenir vers nous, à laisser des
commentaires si vous en ressentez le besoin ! A bientôt !

Olivier : A bientôt !

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