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Nom : Ezzahhoud

Prénom :Houssine

Résumé du texte.
Commentaire personnel.
Exercices de langue.
Selon M. Durkheim, la sociologie, qui a pour principal objet d’expliquer l’homme

, doit étudier cet aspect essentiel et permanent , qui s’appelle sa nature

religieuse . il voulait expliquer ce qui crée une société, ce qui la tient ensemble ;

ensuite il voulait éclaircir l'influence qu'a la société sur la pensée logique. Pour

Durkheim, la religion est la clé utilisée pour déverrouiller ces deux

problématiques.il argumente que les représentations religieuses sont en fait

des représentations collectives : l'essence du religieux ne peut être que le sacré.

Il est une caractéristique qui se trouve universellement dans toutes les religions.

Le sacré, être collectif et impersonnel, représente ainsi la société elle-même.

Ensuite il argumente que la société a un impact majeur dans la genèse de la

pensée logique. C'est la société qui fournit à l'individu les catégories (le temps,

l'espace, le nombre etc.) et les concepts nécessaires pour la pensée logique.

Donc on peut déterminer deux objets selon cette recherche.

1-analyse de la religion la plus simple qui soit connue, en vue de déterminer les

formes élémentaires de la vie religieuse. - Pourquoi elles sont plus faciles à

atteindre et à expliquer à travers les religions primitives.

2-genèse des notions fondamentales de la pensée ou catégories. - Raisons de

croire qu'elles ont une origine religieuse et, par suite, sociale. - Comment, de ce

point de vue, on entrevoit un moyen de renouveler la théorie de la connaissance


L’ambition philosophique du livre de Durkheim était connue des philosophes

depuis la publication en 1909 dans la Revue de Métaphysique et de Morale d’un

article dont l’essentiel constituera l’introduction des Formes élémentaires. Il

s’agissait rien de moins que d’ouvrir à la spéculation philosophique, grâce à la

sociologie, une voie de « renouvellement » (Durkheim, 1909 b, 756). Durkheim

s’exposait ainsi à des réactions polémiques de la part des défenseurs de « la

tradition philosophique » qui considéraient cette prétention comme démesurée.

Les ressorts de la réception philosophique des Formes élémentaires ont été

inégalement explicités, et de façon plus ou moins transparente, par les

protagonistes de la controverse. Ils sont à la fois épistémologiques (réflexion

critique sur la méthode de la sociologie et les rapports entre savoir positif et

horizon théorique), spéculatifs (confrontation entre théorie sociologique et

théorie philosophique de la religion, de la connaissance et, plus largement, de

la « nature humaine »), institutionnels (place du « positivisme sociologique »

dans le monde académique) et idéologiques (ambiguïté de l’appréciation

durkheimienne de la religion – du religieux et du sacré – dans sa relation au

projet républicain et laïque d’éducation morale).

Cette imbrication des enjeux était déjà largement en place avant la publication

des Formes élémentaires. L’argumentaire défensif développé à l’occasion de la

réception du livre par les adversaires déclarés du « sociologisme » n’offre donc


guère de nouveauté. La mobilisation sur le terrain philosophique des thèses

élaborées dans l’ouvrage ne pouvait être couronnée de succès. Devant ses pairs,

membres de la Société française de philosophie, Durkheim prétendait pourtant

résoudre le problème philosophique de la « dualité de la nature humaine » en

s’appuyant sur les conclusions de son livre. En évitant les impasses du monisme

aussi bien réaliste qu’idéaliste, la sociologie devait permettre de comprendre la

continuité des deux natures par la dialectique de l’individuel et du social

(écartant à la fois la position d’un dualisme absolu et, symétriquement,

l’évacuation factice de ce dualisme). Mais, Durkheim n’est pas parvenu à

maintenir la discussion dans le cadre problématique défini par lui et, de toute

évidence, il n’a pas convaincu ses interlocuteurs du rôle essentiel que la

sociologie était amenée à jouer dans le renouvellement de la philosophie. Ainsi,

aux yeux de Delacroix (1913, 80), Durkheim ne fait que proposer un « système

» parmi d’autres, dont il faut relativiser le caractère d’innovation, car il n’est

finalement qu’un dualisme métaphysique substituant à une métaphysique de la

chute (pour passer de l’idéal au réel) « une métaphysique de l’élan et du bond

».
Exercices : Les adjectifs qualificatifs
1- Souligner la forme correcte.
- Les écoliers (attentif) se penchaient sur leur travail.
Attentif attentive attentifs attentives
- Au mois de décembre, les chemins seront sûrement (plein) de neige.
Plein pleine pleins pleines
- Ainsi, on peut être sûr qu'ils produiront des sons (harmonieux).
Harmonieux harmonieuse harmonieuses
- Les photos, correctement (trié), sont destinées à être rangées dans les albums.
Trié triée triés triées
- La rivière débordait ; les champs étaient (inondé).
Inondé inondée inondés inondées
2- Trouver le féminin des adjectifs.
- le premier homme - la ………………… première..…….. femme
- un son aigu - une musique …………… aiguë ………………
- un gâteau entier - une collection ………… entière ………………….
- un cheveu long - une ……………… longue …………. discussion
- mon chanteur favori - ma chanteuse ………… favorite …..……..
- un beau soleil - une …………………… belle ………..…… plante
- un désastre complet - une catastrophe ………… complète …………….
- un regard franc - une réponse ……………. franche ………………….
- un vent frais - une température ………… fraîche ………………
- un mot ambigu - une signification ……….… ambiguë ……………….
- un homme snob - une femme ………… snob ………………………..
- un temps sec - une voix ……………… sèche ………………………….
- un code secret - une information ………… secrète ….…………….
- un projet concret - une idée ………………… concrète …………...……….
- un père inquiet - une mère ……………… inquiète ……………..………
- un voisin indiscret - une voisine ……… indiscrète ….…………………….
- un cheveu blanc - une chemise …………… blanche ………………….
- un nouveau copain - une …………………… nouvelle …………………….. amie
- un vêtement chic - une veste ……………… chic …………………..……..
3- Écrire correctement les adjectifs soulignés.
- Les joueurs sont applaudis par les spectateurs excités ……………..
- La ville est entourée d’une grande ………… muraille.
- Je trouve cette histoire intéressante …………………..
- émerveillées ………….., les petites ………….. filles regardaient les belles ………….. acrobaties des clowns.
- La méchante …………… sorcière ensorcela la douce …… princesse.
- Il y a des bruits infernaux ……………… dans la rue.
- Les deux dernières ……………….. semaines étaient glaciales …………
- Les touristes visitent toujours les villes anciennes ………………. du Maroc.
- La chevelure de cette petite ………… fille est rousse ………….
- Nadia est la fille cadette ………… de sa famille.
- Naima et Khadija sont les filles aînées …………………. de leur famille.
- Paul Valéry a dit : « L’art est fait de beaux ……………… détails. »
- La population mondiale ……………………… a considérablement augmenté ces cinq dernières ………………… décennies, ce
qui a provoqué des crises économiques graves ………………………………
- Abdellatif Laâbi a écrit : « La poésie est tout ce qui reste à l'homme pour proclamer sa dignité, ne pas sombrer dans
le nombre, pour que son souffle reste à jamais imprimé …………………………………… et attesté
…………………………………………. dans le cri. »
- Ces filles sont studieuses …………………..…..…., polies ……………………. et intelligentes ……………………………
- Après vingt-sept années d'emprisonnement dans des conditions souvent très dures …………………………………, Mandela
est relâché le 11 février 1990.
- Il faudra attendre plusieurs siècles et des progrès techniques considérables ………………………………………… pour que la
communication à distance améliore de façon décisive ……………………………. ses procédures de codage et de
transmission.
- L’été, les conditions climatiques …….….. sont infernales ……………………
- Nelson Mandela entre au Congrès national africain …………………………… (ANC) en 1943, afin de lutter contre la
domination politique ……. de la minorité blanche ……………….et la ségrégation raciale …………… menée par celle-ci.
Devenu avocat, il participe à la lutte
non- violente ………………. contre les lois de l'Apartheid, mises en place par le gouvernement du Parti national
…………………… à partir de 1948.
- Dans le domaine commercial ……., Valentin montre une compétence et une adresse exceptionnelles ………………….
- Avec sa bonne humeur et son sourire communicatifs …, il faisait la joie de son entourage.
- En entendant aboyer le chien, les garçons et les filles rebroussèrent chemin, effrayés …
- La flèche pointue. de la cathédrale s'élance vers le ciel.
- La rue principale de la ville connaît une grande affluence.
- Nous avançons avec peine dans le chemin embroussaillé ………….
- Les enfants sont réunis autour de leurs parents dans la maison natale ……….
4- Compléter le tableau selon le modèle.

Une voiture neuve Un appartement neuf Des habits neufs


Une autorité parentale Un droit parental Des devoirs parentaux
Une gloire immortelle Un livre immortel Des idées immortelles
Une maladie sérieuse Un homme sérieux Des jeunes sérieux
Une rue obscure Un fond obscur Des pièces obscures
Une figure rusée Un loup rusé Des candidats rusés
Une chevelure rousse Un homme roux Des cheveux roux
Une action décisive Un pas décisif Des réponses décisives
Une décision prise Un rendez-vous pris Des notes prises
Une dette rendue Un jugement rendu Des comptes rendus
Une fille cadette Un fils cadet Des enfants cadets
Une entreprise folle Un adolescent fou Des hommes fous
Une idée flatteuse Un ami flatteur Des collègues flatteurs
Une erreur coûteuse Un traitement coûteux Des décisions couteuses
Une blessure profonde Un puits profond Des sentiments profonds
Une fille coquette Un fiancé coquet Des danseuses coquettes
Une fausse impression Un faux jugement De faux résultats

5- Rétablir l’accord des adjectifs soulignés.


Il était seul ……………, mais pas égaré ……… Il savait que plus loin, il arriverait dans la zone où les pins et les sapins morts
…………….., minuscules …………… et rabougris …………….., bordaient la rive d’un petit ………….. lac ; c’était le titchinnichilie
dans la langue du pays, « la contrée des petits …………. Bâtons ». Et dans ce lac coulait une petite …….. rivière qui n’était
pas laiteuse ………… On y trouvait des roseaux, cela il se le rappelait bien, mais pas de bois ; il la suivrait jusqu’au point
où le premier ………… filet d’eau sort de la colline. Il traverserait cette colline et atteindrait la source d’une autre …….
rivière qui s’en va vers l’ouest et qu’il longerait jusqu’à son confluent avec le fleuve Dease : là il trouverait une cache
sous un canot renversé ………. et couvert ………. d’un amas de pierres. Dans cette cache il y aurait des munitions pour
sa carabine vide ……, des hameçons et des lignes, un petit ……….. filet, tout ce qui est nécessaire …….. pour tuer et
attraper la nourriture. Il trouverait aussi de la farine, pas beaucoup, un morceau de lard et des haricots.

Exercices de conjugaison : les temps simples de


l’indicatif
1- Conjuguer les verbes entre parenthèses au présent.
- « Des femmes sortent, le balai à la main, et parlent avec animation d’un côté de la rue à l’autre. Le boulanger
Maringe, sans crainte du froid, se tient sur la porte de sa boutique, en flanelle, ses gros bras nus croisés sur la poitrine,
écoutant le cantonnier. Un jardinier s’engage sur la chaussée avec un tombereau de fumier dont les roues grincent
et dont le cheval fait tinter les grelots. Des écoliers arrivent des hameaux, le capuchon pointu sur la tête, le cache-
nez enroulé trois fois autour du cou. »
- Dans le grand train, j’ ai mon coin à la portière, face à l’espace. Les roues font tac-tac à la jonction des rails ; les fils
du télégraphe montent et descendent et scient sans fin le paysage ; et les bois et les eaux et les champs et les
villages accompagnent un instant notre course en tournoyant, puis s’échappent pour fuir en arrière… Puis le soir
descend sur nous ; la clarté des portières s’éteint Notre course s’enfonce dans le long tunnel de la nuit, qui ne
s’ouvrira que sur les lumières de la ville.
- Les fées aiment beaucoup les champignons. Elles (s’en servir) …………………….. comme de tables rondes. Vous
connaissez les fées ?... Les fées sont des personnes pas plus hautes que des pâquerettes, et qui dansent la nuit au
clair de lune. Elles ont des ailes de moustique et leurs robes sont taillées dans les pétales des plus belles fleurs, ou
bien dans les ailes des plus beaux papillons. Quelquefois, elles donnent entre elles des fêtes et des festins, et c’est
alors que les champignons sont leurs tables.
- A trois heures et demie, Lisée est debout. Il s’habille, chausse ses brodequins soigneusement graissés, met ses
houseaux, endosse sa vieille veste à grande poches, boucle sa cartouchière sur ses reins, met tremper un bout de
sucre dans une goutte de marc pour avaler au moment du départ et, tandis que chauffe son café sur la lampe à alcool,
il va ouvrir à Miraut.
- …Des mouches sans ailes se posent sur la terre. Elles sont partout, grises dans le ciel, et blanches dès qu’elles
rejoignent le sol. Leurs essaims tourbillonnent dans l’air calme, remontent vers la nue, puis retombent et se
soulèvent encore. Déjà de minces lignes blanches apparaissent au long des labours, un poudroiement s’épaissit
dans les arbres, d’où s’épanche à travers le sous-bois une pure et dormante clarté.
Jamais n’a régné sur le monde un silence plus profond. Sur les champs désolés, sur la dalle rugueuse de la plaine, la
neige retombe et s’épaissit.
- Aussitôt que les arbres ont développé leurs fleurs, mille ouvriers commencent leurs travaux. Ceux-ci portent de
longues pailles dans le trou d’un vieux mur, ceux-là maçonnent des bâtiments aux fenêtres d’une église, d’autres
dérobent un crin à une cavale ou le brin de laine que la brebis a laissé suspendu à la ronce. Il y a des bûcherons qui
croisent des branches dans la cime d’un arbre, il y a des filandières qui recueillent la soie sur un chardon. Mille palais
s’élèvent et chaque palais est un nid. Chaque nid (voit des métamorphoses charmantes : un œuf brillant, ensuite un
petit couvert de duvet.
- De loin en loin, un berger arabe fait avancer sur le sommet des dunes les taches noires et beiges de son troupeau de
chèvres. Sur ces plages d’Oranie, tous les matins d’été ont l’air d’être les premiers du monde. Tous les crépuscules
semblent être les derniers, agonies solennelles annoncées au coucher du soleil par une dernière lumière qui fonce
toutes les teintes. La mer est outremer, la route couleur de sang caillé, la plage jaune. Tout disparaît avec le soleil
vert ; une heure plus tard, les dunes ruissellent de lune. Ce sont alors des nuits sans mesure sous une pluie d’étoiles.
Des orages les traversent parfois, et les éclairs coulent le long des dunes, pâlissent le ciel, mettent sur le sable et
dans les yeux des lueurs orangées.
2- Conjuguer les verbes entre parenthèse à l’imparfait.
- Notre maison avait deux pièces d’égales dimensions reliées par une porte intérieure : la cuisine et la chambre. L’une
et l’autre ouvraient sur la cour par de grosses portes noircies par les intempéries. Dans la cuisine, une sorte de béton
avait été fait jadis, dégradé maintenant sous l’effet du balayage, il en restait une armée de cailloux pointus montrant
leur nez d’un bout à l’autre de la pièce. Le plafond délabré était soutenu par de grosses solives très rapprochées et par
une poutre énorme.
- Novembre : finissait dans un tiède rayonnement de ce soleil qui s’attarde toujours très longtemps ici sur les pentes
pyrénéennes. Depuis des jours, dans le pays basque, durait ce même ciel lumineux et pur, au-dessus des bois à demi
effeuillés, au-dessus des montagnes rougies de la teinte ardente des fougères. Au bord des chemins montaient de
hautes graminées, comme au mois de mai.
- La fabrique de Houlme était alors une des plus importantes de Rouen. On n’y fabriquait point de tissus, on les
imprimait seulement. Contre la rivière, un petit pavillon toujours clos, où se fabriquaient en secret les couleurs,
exhalait une odeur bizarre que l’on finissait par aimer. Dans la salle des machines, je serais volontiers resté des
heures à contempler le passage des toiles sous les rouleaux de cuivre brillant qui les chargeaient de couleur et de
vie ; mais il ne nous était pas permis à nous enfants d’y aller seuls.
- Ma mère avait ce qu’on appelle au village un commerce, c’est-à-dire qu’elle vendait épicerie, tissus, poterie,
mercerie, quincaillerie, papeterie, un vrai Bon Marché en miniature. Tout cela logeait dans la boutique, où les clients
entraient de la rue par une porte qui mettait en branle une sonnette. Cette sonnette était le tourment de ma pauvre
mère. A peine se mettait elle à la cuisine, à coudre, à faire des lits : « Maman, à la boutique. »
- Il forgeait le soc d’une charrue. La chemise ouverte montrant sa large poitrine, où les côtes, à chaque souffle,
marquaient leur carcasse de métal éprouvé, il se renversait, prenait son élan, abattait son marteau. Et cela, sans
arrêt, avec un balancement souple et continu du corps, avec une poussée implacable des muscles. Le marteau
tournait dans un cercle régulier, emportant des étincelles, laissant derrière lui un éclair.
- Il apparaissait soudain, silencieusement sur le seuil, et riait; ou bien il s’annonçait en frappant du bâton sur son
sac comme sur un tambour, ce qui exaspérait le chien du lieu, qui l’ assaillait en hurlant ; il lui jetait son bâton dans
les jambes, le ramassait, poursuivait l’animal et entrait d’un bond derrière lui dans la cuisine, au milieu des abois.
Il éclatait de rire encore. On imposait silence au chien, et l’homme distribuait son courrier en plaisantant
intarissablement. Il passait pour la langue la mieux pendue du pays.
- Depuis quelques jours, les deux petites avaient découvert un amusement passionnant : c’ était de fabriquer, avec
de vieux moules donnés par la cuisinière, des gâteaux pour la volaille. Elles mélangeaient de la « recoupe », qui est
une sorte de mauvaise farine, avec de l’eau, farcissaient de grains de maïs cette pâte et, sur un bout de planche,
servait leurs gâteaux aux cinq ou six poules et aux deux ou trois canards de la petite basse-cour.
- J’ étais heureuse d’échapper une journée entière de la ville, et toutes deux nous partions, joyeuses et affairées,
comme pour une contrée lointaine et merveilleuse.
Le trajet était déjà pour nous comme une fête. Après une matinée de marche sur les routes ou le long des sentiers
perdus, nous nous arrêtions dans une petite auberge.
Le beau temps ne nous favorisait pas toujours. Les routes se transformaient parfois en bourbiers et les chemins
fleuris en fondrières, mais nous ne faisions qu’en rire tant notre joie était grande d’être dehors.
3- Conjuguer les verbes entre parenthèses au passé simple.
- Quand la toile se leva, nous vîmes paraître Guignol lui-même. Je le vîmes; c’était bien lui. Sa face large et placide
gardait la trace des vieux coups de bâton qui lui avait aplati le nez… Guignol nous regarda avec ses grands yeux et je
fus tout de suite gagné par son air de candeur effronté…. Notre guignol n’avait encore rien dit ; sa petite queue frétillait
sur sa nuque. On riait déjà.
Gringalet, son fils, vint le rejoindre et lui donna un grand coup de tête dans le ventre avec une grâce naturelle. Le
public ne s’en fâcha point, au contraire il éclata de rire.
- Césarin se dirigea vers une rangée de cerisiers dont on distinguait les fruits mûrs et rougissants parmi les branches.
Il guigna les cerises. Il tourna la tête à droite et à gauche, puis il embrassa l’un des cerisiers et grimpa jusqu’à la
fourche des maîtresses branches. Une fois en haut, il happa coup sur coup avec ses lèvres une douzaine de cerises
juteuses qu’il croquait sans même rejeter les noyaux. Quand son gosier fut suffisamment humecté, il pensa enfin à
nous et, cassant des branches toutes panachées de fruits rouges, il nous les jeta Nous l’imitions, picorant avec délices
les cerises fermes et fraîches dont la queue faisait : clap ! en se détachant du fruit.
- Une teinte bleue d’une pureté lavée, lunaire, envahit l’écran, et le mot « FIN » apparut en larges lettres blanches
sur le champ de couleur. Aussitôt les sons mugissants des orgues déferlèrent comme des vagues de fond pour clore
la représentation du film. […]
Dans la salle, à peine rendue à la lumière, Jeanne voyait le public dressé, acclamant, trépignant. Elle se rejeta sur le
dossier de son fauteuil.
- Ah, comme mon cœur se gonfla de joie et d’orgueil quand je sautai en selle et quand j’ exécutai devant le maréchal
quelques exercices pour lui montrer ma maîtrise de cavalier ! Voltigeur était magnifique. Nous étions tous deux
magnifiques. Masséna battit des mains et poussa de vifs hurrahs de plaisir. […] Quand pour la troisième fois, avec
mon plumet de travers et mon dolman qui se gonflait sous le vent, je passai devant lui dans un bruit de tonnerre, je
lus sur son dur visage la conviction qu’il avait bien choisi son homme ! Je dégainai, levai la garde de mon sabre à
hauteur de mes lèvres pour un salut, et rentrai au galop à mon cantonnement.
- […] Dans ce foisonnement de procédés magiques, il y eut un qui prit le pas sur les autres et qui bientôt les surpassa
tous : celui des « signes du ciel ». Pour les Chaldéens, peuple pastoral, l’idée s’imposa avec évidence que le ciel
participait par ses mouvements au destin des plantes, des animaux et des hommes sur Terre.
4- Conjuguer les verbes entre parenthèses au futur simples.
- Tous les matins, Sylvie se réveillera à six heures. Elle restera un peu au lit et elle se lèvera à six heures et demie,
ce sera assez tôt pour elle. Elle prendra sa douche et elle s’habillera. Ensuite, elle prendra son petit-déjeuner, lira
un peu et écoutera la radio. Après avoir pris son petit-déjeuner, elle s’occupera de ses plantes vertes. Ensuite, elle
se préparera pour partir au travail : elle se brossera les dents, se démaquillera , mettra son manteau et elle
partira au travail à sept heure et quart.
- « Tu regarderas, la nuit, les étoiles. C’est trop petit chez moi pour que je te montre où se trouve la mienne. Mon
étoile ce sera pour toi une des étoiles. Alors, toutes les étoiles, tu aimeras les regarder… Elles seront toutes tes
amies. Et puis je vais te faire un cadeau. […]
Quand tu regarderas le ciel, la nuit, puisque j’ habiterai dans l’une d’elles, puisque je rirai dans l’une d’elle, alors ce
sera pour toi comme si riaient toutes les étoiles. Tu auras toi, des étoiles qui savent rire.
- Les examens de fin d’année commenceront la semaine prochaine. Les enseignants prendront les dispositions
nécessaires pour le bon déroulement des épreuves. Le proviseur a été formel envers les élèves : « Vous devrez
composer seul et en silence. Vous ne remettrez les copies qu’une fois le temps passé. Et je ne tolérerai aucune
tentative de fraude ! » Chaque élève sera assis à une table unique où il pourra se concentrer sur son travail.
- Ne craignez pas de créer, au sein de votre entreprise, une protection complémentaire à celle de la Sécurité sociale.
Elle sera toujours appréciée par votre personnel. Vous renforcerez leur cohésion en leur donnant un avantage social
qu’ils apprécient.
Vous aurez la possibilité, auprès de notre société, de garantir votre personnel contre les risques d’accidents qui, à
notre époque d’intense circulation, revêtent une importance capitale. En étudiant sérieusement cette éventualité,
vous pourrez résoudre, en sein de votre entreprise, un certain nombre de problèmes.

Exercices de conjugaison : les temps composés de


l’indicatif
1- Écrire les verbes au passé composé (= auxiliaire au présent de l’indicatif + participe passé du verbe)
- Pendant trois ans, cet acteur espagnol a vécu aux Etats-Unis, puis il est revenu en Europe.
- Les étudiants brillants n'ont pas commis d'erreurs.
- Pendant quelques heures, les jeunes ont fait du sport de compétition, puis ils sont allés boire un verre.
- Après trois heures d'interrogatoire, le voleur a fini par avouer son crime.
- En entrant, les avocats se sont assis sur leurs sièges.
- De tout temps, à Montmartre, les artistes ont peint les monuments célèbres.
- Cette femme, je l' ai haïe depuis toujours pour sa méchanceté.
- Pour nous détendre, nous avons couru pendant une heure.
- Est-ce que tu as parlé à Laura ? Oui, je l' ai jointe par téléphone.
- Ce jour-là, l’avocat a conclu son discours par une leçon de morale.
- Dis-moi, Michèle, quel jour est-ce que tu es née?
- Finalement, il a fallu obéir aux ordres de l’officier.
- Cette lettre, est-ce que tu l' as écrite?
- Avez-vous vu la maison que nos voisins ont construite?
- Cet été, il a fait humide, et les plantes ont crû plus vite.
- Un jour, un chercheur a résolu une équation compliquée.
- Nous avons dû recommencer notre travail.
- De nombreux soldats sont morts pendant la dernière bataille.
- La vendeuse a cousu le bas du pantalon.
- Pendant des années, nous avons vécu heureux ensemble.
2- Écrire les verbes au plus-que-parfait de l'indicatif (= auxiliaire à l’imparfait + participe passé du verbe).
- J' avais été très surpris de le rencontrer à cet endroit; il avait eu la même idée que moi.
- Serge avait été cette année-là, le meilleur joueur d'échecs de sa classe. Il avait remporté plusieurs tournois.
- Cinq jours auparavant, le juge avait blanchi l'accusé de tout soupçon : il était ressorti. libre.
- Tu avais choisi le plus court chemin pour te rendre au gymnase.
- Les vagues avaient démoli le château de sable construit par les enfants de la colonie. Ils l'ont rebâti le lendemain.
- Pendant des siècles, le vent avait fourni l'énergie nécessaire aux moulins.
- Quelques jours avant les événements, nous avions pris l'apéritif chez des amis. Ils nous avaient fait un accueil chaleureux
et amical.
- Vous aviez dû rebrousser chemin car vous étiez perdus. Il n'avait pas su vous indiquer la bonne route. Le pire, c'est qu'il
n'avait pas voulu le reconnaître. Après cela, vous ne lui faisiez plus confiance.
- Il avait fallu trois heures pour dégager la route encombrée, mais désormais les voitures pouvaient passer.
- J' avais bu une boisson chaude car j'étais paralysé par le froid.
- Nous étions partis en avance pour arriver à l'heure à notre rendez-vous. Cette précaution nous évita d'être en retard.
- Tu avais cru qu'il gagnerait le match sans problème?
- Ils avaient écrit, pour la fête des mères, des poèmes qu'ils ont récités avec beaucoup de talent.
- On lui avait dit qu'elle s'était réveillée sans problème après son opération.
- Ils visitèrent un endroit où l'armée anglaise, des siècles auparavant, avait gagné une bataille historique.
- Vous étiez venus dans l'Ouest pour cultiver des terres qui n'intéressaient personne.
- Il avait fallu qu'il se rende à l'évidence: tout était à recommencer.
- Elle se demandait comment sa mère avait pu survivre à tant d'années d'épluchage de pommes de terre.
3- Écrire les verbes au passé antérieur (= auxiliaire au passé simple + participe passé du verbe).
- L'orage éclata juste après que nous fûmes partis
- Une fois qu'ils eurent perdu. leur chemin, ils tournèrent en rond deux heures en forêt.
- Dès que le lièvre fut sorti du fourré, le chasseur épaula son fusil et visa.
- Quand les acrobates eurent fini leur numéro, les applaudissements éclatèrent.
- Les chenilles devinrent papillons quand elles eurent achevé leur mue.
- Après que les clowns eurent quitté la piste, le jongleur entra en scène.
- Dès que j' eus aperçu la rivière, je courus pour me baigner.
- Lorsqu'elle eut fait rapidement ses adieux, elle monta dans le wagon.
- Après qu'il fut devenu consul à vie en 1802, Bonaparte fut couronné empereur en 1804.
- Une fois qu'il eut remporté plusieurs victoires, l'Empereur fut vaincu en 1812.
- Quand les Alliés eurent envahi la France, Napoléon abdiqua et se retira sur l'île d'Elbe.
- Lorsqu'il fut revenu à Paris après une audacieuse évasion, il reprit la lutte.
- Une fois qu'il eut succombé à Waterloo, il fut déporté à Sainte-Hélène par les Anglais.
- Après qu'il y eut passé plusieurs années, il y mourut en 1821.
- Il partit dès qu'il eut reçu le télégramme qui le rappelait à Paris.
- Les sauveteurs ne cessèrent leurs recherches que quand ils eurent retrouvé tous les membres de l'expédition.
- Aussitôt que la nuit fut tombée, les campeurs allumèrent un grand feu de joie.
- Dès qu'il eut cacheté sa lettre, il courut la poster.
4- Écrire les verbes au futur antérieur (= auxiliaire au futur simple + participe passé du verbe).
- Je crois que cette fois Fabrice (comprendre) aura compris
- Demain matin, quand tu te réveilleras, Catherine (partir) sera partie
- Si tu récoltes une contravention, tu l'(mériter) auras méritée
- Dès que le train (quitter) aura quitté la gare, nous serons en pleine campagne.
- Quand les feuilles (tomber) seront tombées, l'hiver ne sera pas loin.
- Si nous terminons la peinture des fenêtres ce soir, nous (travailler) aurons travaillé efficacement.
- Dès que vous (passer) aurez passé le pont, vous tournerez à gauche.
- Lorsque nous (jouer) aurons joué, nous rentrerons, heureux, fatigués et crottés.
- Je partirai quand il m'(donner) aura donné sa réponse.
- Chaque fois que l'arbitre (siffler) aura sifflé, les joueurs s'arrêteront.
- Je vous rappellerai aussitôt que j'(recevoir) aurai reçu votre commande.
- Dès que le facteur (passer) sera passé, vous m'apporterez mon courrier.
- Quand il (passer) aura passé une bonne nuit de repos, Claude se réveillera frais et dispos.
- Dès que le mauvais temps (faire) aura fait place au soleil, nous irons cueillir des jonquilles.
- Nous reprendrons la route quand l'averse (s'arrêter) se sera arrêtée
- Aussitôt que les douze coups de minuit (retentir) auront retenti, des cris de joie salueront la nouvelle année.
- Une fois que Nicolas (se marier) se sera marié avec Linda, leur vie deviendra régulière et paisible.

Le participe passé

Exercices :

1- Compléter le tableau en formant les participes passés des verbes ci-dessous :

Verbe Participe passé Verbe Participe passé


Accroître Accru Déplaire Déplu
Acquérir Acquis Détenir Détenu
Adjoindre Adjoint Détruire Détruit
Apercevoir Aperçu Discourir Discouru
Apparaître Apparu Dissoudre Dissous/dissoute
Appartenir Appartenu Distraire Distrait
Atteindre Atteint Écrire Écrit
Boire Bu Émouvoir Ému
Bouillir Bouilli Entretenir Entretenu
Clore Clos Entrouvrir Entrouvert
Commettre Commis Étendre Étendu
Conclure Conclu Extraire Extrait
Conduire Conduit Falloir Fallu
Consentir Consenti Fondre Fondu
Contraindre Contraint Joindre Joint
Convaincre Convaincu Lire Lu
Corrompre Corrompu Mordre Mordu
Découvrir Découvert Moudre Moulu
Démentir Démenti Mourir Mort
2- Compléter les groupes nominaux par les participes passés des verbes à l’infinitif
Un château transformé ; Une bâtisse transformée Une cassette enfouie ; Un trésor enfoui
Une preuve détenue ; Un criminel détenu Une fresque dessinée ; Un portrait dessiné
Un village incendié ; Une ville incendiée Une voiture vendue ; Un ordinateur vendu
Une réflexion introduite ; Un sujet introduit Une récitation apprise ; Un cours appris
Un visage embelli ; Une mariée embellie Un organisateur associé ; Une ville associée

3- Compléter les phrases par les participes passés des verbes entre parenthèses
- Les invités accueillis au bas des marches sont ravis
- Les candidates choisies ont déçu le public.
- Les leçons apprises sept fois ne sont plus jamais oubliées
- Les employées bénéficient d'horaires réduits
- Le visage reproduit sur ce tableau est celui du peintre lui-même.
- Les pavillons vendus dans le village sont inhabitables.
- Les propriétaires ont découvert leur voiture incendiée
- Une chercheuse a découvert des louis d'or enfouis depuis trois siècles.
- L'équipe de France a rencontré des joueurs anglais décidés
- Veuillez trouver dans l'enveloppe remise par mon fils la somme due
- Les volets refaits n'ont pas plu aux voisins.
- Les familles des collégiens exclus doivent chercher un nouvel établissement.
- Dès que les décisions seront prises, elles seront annoncées
- Les jouets sont toujours rangés dans le coffre.
- Les chiens risquent d'être supprimés s'ils mordent.
- Une lionne a été accueillie au zoo.
- La consigne avait été expliquée aux élèves.
- La tempête se déchaîna dès qu'ils furent partis
- Les manèges sont minutieusement inspectés tous les ans.
- Toutes les guirlandes seront équipées d'ampoules à basse consommation.
- Les travaux seront achevés dès que les entreprises auront été payées
- Deux phoques gris ont été découverts sur la plage.
- Les quais, noirs de monde, avaient été envahis par les passagers.
- Toutes les voitures d'occasion sont minutieusement révisées avant d'être mises en vente.
- Pour limiter les risques de brûlure, l'exposition au soleil doit être évitée entre midi et seize heures.
- Les arbres au bord du fleuve ont été abattus
- Toute infraction au règlement sera sanctionnée
- En cas de non paiement de la facture, le service d'électricité sera suspendu
- Tous les candidats au baccalauréat ont été reçus
- Le prix de l'essence sera bientôt revu à la hausse.
- Une plainte a été déposée suite à ce graffiti obscène.
- Les services de la poste ont été transférés dans le bureau de poste du village voisin.
- Toutes les portes du bâtiment seront fermées à 22 heures.
- La neige, paralysant les transports dans les environs, est tombée toute la nuit.
- L'avion a atterri à l'heure prévue.
- Ce n'est pas un avantagé par le sort.
- Ce personnage a connu de multiples péripéties.
- Le public a longuement ovationné la chanteuse.
- Le Président a chaleureusement accueilli le Ministre italien.
- Le prisonnier a refait une tentative d'évasion.
- Le touriste a remis son passeport au douanier.
- La flèche a atteint le cœur de la cible.
- L'élève a désobéi au surveillant.
- Le médecin a nettoyé et soigné la plaie.
- Le chien a surpris les cambrioleurs.
- Le maire a dévoilé la statue du mémorial des anciens combattants.
- L'élève a réduit le nombre de ses erreurs.
- Le règlement intérieur n'a pas permis de fumer dans les locaux.
- Le règlement a interdit l'usage du téléphone portable.
- L'Allemagne a envahi la Pologne et conquis la Tchécoslovaquie.
- Cet élève nouvellement inscrit a perdu son carnet.
- Mon oncle a acquis une nouvelle voiture.
- Le surveillant a éteint toutes les lumières.
- La météorologie a émis un avis de tempête.
- Ma grand-mère paraît fatiguée Elle est partie tôt au marché.
- Ils étaient revenus ce matin mais ils paraissent déjà repartis
- Nous sommes tous nés en Italie mais nous ne sommes revenus au pays qu'il y a peu de temps.
- Ce matin, la neige est tombée sans prévenir, elle paraît décidée à tenir.
- Les fleurs semblaient flétries pourtant elles avaient été coupées ce matin.
- Cette femme est devenue verte quand elle a reconnu son agresseur.
- Les enfants étaient partis quand mon vieil oncle est arrivé
- La Corse est connue pour ses paysages sauvages, ses plages sont occupées par les touristes.
- Les premières cerises sont vendues sur le marché, elles ont été cueillies en Provence.
- Les enfants déguisés, sont photographiés par des touristes qui paraissent amusés par ces gamins si drôles.

4- Écrire correctement les participes passés des verbes entre parenthèses

C’était un petit garçon distrait mais au visage ouvert qui écoutait sans se lasser les histoires de pêche
miraculeuse que son grand-père assis près du feu lui racontait parfois, ou encore rêvait, face à quelque arbre
tordu longeant la falaise battue par les tempêtes, à des pays connus de lui seul.
Ses devoirs à peine faits., il filait au bord de l’océan, où le temps paraissait suspendu pour une chasse au
trésor improvisée ou alors bataillait, bras et jambes écartés contre les embruns, son regard de brume perdu
sur la ligne d’horizon.
Un sourire attendri sur les lèvres, le soir sa mère sortait de son cartable en carton bouilli les preuves de
ses victoires, un coquillage arrondi ;un petit crabe mort, un bout de verre coloré, un morceau de plastique
terni par le soleil, de gros galets polis par le ressac des vagues. Ce petit garçon hanté par l’océan, c’était moi.
5- Rétablir correctement l’accord des participes passés du texte ci-dessous :
6- Le lieutenant mourut avec gloire. Il s’était retiré à l’arrière, auprès d’un de ces petits canons qui tournent sur
un pivot, et que l’on charge de mitraille. De la main gauche, il dirigea la pièce, et de la droite, armé d’un sabre,
il se défendit si bien qu’il attira autour de lui une foule de Noirs. Alors, pressant la détente du canon, il fit au
milieu de cette masse serrée une large rue pavée de morts et de mourants. Un instant après, il fut mis en
pièce. Lorsque le cadavre du dernier Blanc, déchiqueté et coupé par morceaux, eut été jeté à la mer, les
Noirs, rassasiés de vengeance, levèrent les yeux vers les voiles du navire, qui, toujours enflées par un vent
frais, semblaient obéir encore à leurs oppresseurs et mener les vainqueurs, malgré leur triomphe, vers la terre
de l’esclavage. « Rien n’est donc fait, pensèrent-ils avec tristesse ; et ce grand fétiche des blancs voudra-t-il
nous ramener dans notre pays, nous qui avons versé le sang de ses maîtres ? »

Majuscules et minuscules

Exercices :
1- Ajouter ou supprimer les majuscules si nécessaire.
- Les Normands et les Québécois sont de proches cousins.
- Les Autrichiens parlent allemand.
- Il a exploré l’Himalaya et conquis les plus hauts sommets des montagnes rocheuses.
- Depuis un mois, Marie ne rend plus visite à sa famille. Pourtant, celle-ci demeure tout près.
- Le Moyen Âge est considéré par les Européens comme une période historique sombre.
- Le christianisme, l’islam et le judaïsme sont des religions divines.
- Il est en mission au pôle Nord.
- Le premier jour des examens est un lundi.
- Je vous remercie, Monsieur le Directeur, de votre attention.
- De nos jours, parler anglais est fort utile.
- Il rêve de traverser l’océan Atlantique en voilier.
- Les fables sont des récits d’animaux.
- Sors d’ici ! Ne reviens plus jamais !
- Je parlais à madame Zekri.
- Le Nil est un grand fleuve en Égypte.
- Les Japonais sont de grands travailleurs.
- Mahmoud Darwiche est un grand poète palestinien.
- Bonjour, Madame, comment allez-vous ?

2- Réécrire les textes ci-dessous en rétablissant les majuscules nécessaires :


Texte 1 :
C’est Abdellatif Laâbi, né à Fès en 1942. Il est traducteur, écrivain et poète marocain. En 1966, il a fondé la revue
Souffles qui jouera un rôle considérable dans le renouvellement culturel au Maghreb. Son combat lui vaut d’être
emprisonné de 1972 à 1980. Il s’est exilé en France en 1985. Il a reçu le prix Goncourt de la poésie le premier décembre
2009.

Texte 2 :
Gibran Khalil est poète et peintre libanais, né le 6 janvier 1883 à Bcharré au Liban et mort le 10 avril 1931 à New
York. Il a séjourné en Europe et passé la majeure partie de sa vie aux États-Unis. Publié en 1923 et composé de vingt-
six textes poétiques, son recueil Le Prophète est devenu particulièrement populaire pendant les années 1960 dans le
courant de la contre-culture et les mouvements New Âge. On a comparé Gibran à William Blake, et il est appelé par
l’écrivain Alexandre Najjar le « Victor Hugo libanais ».

Texte 3 :
C’est Nelson Mandela, son nom du clan tribal est « Madiba ». Il est né le 18 juillet 1918 à Mveza et mort le 5
décembre 2013 à Johannesburg. Homme d’État sud-africain ; il a été l’un des dirigeants historiques de la lutte contre
le système politique institutionnel de ségrégation raciale avant de devenir président de la République d’Afrique de
Sud de 1994 à 1999, à la suite des premières élections nationales non raciales de l’histoire du pays.