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TRAITEMENT DES EAUX RESIDUAIRES URBAINES

Formation d'Ingé
d'Ingénieur sous statut étudiant

Traitement du phosphore
Tome IV bis
2012

A-G Sadowski
Ex - Responsable de l’UTR « HU » IMFS de Strasbourg (CNRS-UdS-ENGEES)
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EFFETS DE L'EUTROPHISATION

 Croissance excessive de la population d’algues


 Surcharge organique du lac ou de la rivière :
- substances organiques particulaires et dissoutes (odeurs
et goûts)
- pigments colorés
- produits précurseurs de trihalométhanes (eau potable
avec chloration)

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EFFETS DE L'EUTROPHISATION

Fluctuations concentrations O2
 Relargage d'ions ferreux / manganèses des
sédiments (gêne production d'eau potable)
 Minéralisation incomplète de substances
organiques / production de méthane et H2S

ORIGINE DU PHOSPHORE

P engrais >> P domestique

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ORIGINE DU PHOSPHORE
Disponibilité du P dépend de la forme :
- formes solubles : 82 % à 100 %
- particulaires : 10 à 20 %
- apatite : 0 % (phosphate de calcium)

ORIGINE DU PHOSPHORE
• P des engrais fixé dans la terre et ne va pas
vers le milieu liquide.

• P dans l'eau : 50 à 60 % domestique.

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ORIGINE DU PHOSPHORE

Différentes formes :
- phoshore organique insoluble
- orthophosphates organiques
- orthophosphates inorganiques condensés
- (pyrophosphates, tripolyphosphates,...)

ORIGINE DU PHOSPHORE
• Apports dus au métabolisme : 1.5 g
• Apports de l'eau de distribution : 0.1 g
• Apports dus au lavage et à la cuisson des aliments : 0.3 g
• Apports dus aux détergents : 0.1 à 1.1 g

TOTAL : 2 à 3 g

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ORIGINE DU PHOSPHORE

• EB : PT » 15 à 20 mg/l
• EB : P-PO4 » 10 à 15 mg/l

• ET : 90 % du PT sous forme d'orthophosphate

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TRAITEMENT DU PHOSPHORE
Ancienne Réglementation*

Paramètres Niveau Sur 2 Sur 24


heures heures

Phosphore PT1 2 mg/l ou


80%
Total PT2 1 mg/l

*circulaire du 4.11.1980

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REJETS EN MILIEU SENSIBLE

PARAMETRE CHARGE BRUTE CONCENTRATION RENDEMENT

ZONE sensible 600 à 6000 < 2 mg/l > 80 %


au phosphore
PT
> 6000 < 1 mg/l > 80 %

Arrêté du 22.06.2007

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TRAITEMENT PHYSICO-CHIMIQUE
DU PHOSPHORE

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DEPHOSPHATATION PHYSICO-CHIMIQUE

Principaux réactifs :
– Sels d’aluminium (Al2(SO4)3, polychlorures)
– Sels de fer (FeCl3, FeClSO4)
– Aluminate de sodium (NaAlO2)
– Lait de chaux (Ca(OH)2)

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DEPHOSPHATATION PHYSICO-CHIMIQUE
Réaction principale recherchée :

FeCl3 + NaH2PO4  FePO4 + NaCl + 2 HCl

Réaction parasite :

Fe3+ + 3 OH-  Fe(OH)3

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Réactifs

DEGRILLAGE DESSABLAGE DECANTEUR AERATION CLARIFICATION


DESHUILAGE PRIMAIRE

eaux
usées
eaux
propres

P P
Réactifs

DEGRILLAGE DESSABLAGE DECANTEUR AERATION CLARIFICATION


DESHUILAGE PRIMAIRE

eaux
usées
eaux
propres

P
Boues

DEGRILLAGE DESSABLAGE DECANTEUR AERATION CLARIFICATION CLARIFICATION


DESHUILAGE PRIMAIRE TERTIAIRE
Réactifs
eaux
usées

DEPHOSPHATATION PHYSICO-CHIMIQUE
Pré-précipitation

Pré-précipitation : Injection en amont du


décanteur primaire
Avantages :
- Aucune modification profonde nécessaire
- Charge a traiter sur le réacteur plus faible

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DEPHOSPHATATION PHYSICO-CHIMIQUE
Pré-précipitation
– Pré-précipitation - Inconvénients :
- quantité de réactif plus importante car compétition et
donc surdosage
- quantité de boues primaires plus important : modification
filière boue
- (30 à 35 % de boue en plus)
- surdosage : carence en P (équilibre biologique ?)
- piégeage de colloides : boues qui fermentent vite
- chaux : pH 

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DEPHOSPHATATION PHYSICO-CHIMIQUE
Précipitation simultanée

Précipitation simultanée : le plus courant


Injection au niveau du traitement secondaire
Avantages :
- modification variable (fonction du dimensionnement du
réacteur et du clarificateur)
- simplicité de mise en oeuvre
- améliore la décantabilité des boues (effet subtile)
- production supplémentaire de boues plus faible que les
autres mode d’injection.

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DEPHOSPHATATION PHYSICO-CHIMIQUE
Précipitation simultanée

Précipitation simultanée Inconvénients :


- acidification : risque d’inhibition du traitement biologique
par nitrification, corrosion
- l’efficacité est fonction de la concentration en MES sur
l’effluent traité.

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DEPHOSPHATATION PHYSICO-CHIMIQUE
Précipitation simultanée

Précipitation simultanée : Remarques


- Pas de surdosage au démarrage
- Dimensionner à taux de boue constant
- Mesure en MVS
- Points d'injection – conditions à respecter.

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DEPHOSPHATATION PHYSICO-CHIMIQUE
Post-précipitation

Post-précipitation : Traitement tertiaire


Injection après le traitement secondaire

– Avantages :
- pas d’influence sur le traitement biologique secondaire
- Plus grande limpidité de l’eau traité (faible valeur en
MES).

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DEPHOSPHATATION PHYSICO-CHIMIQUE
Post-précipitation

Post-précipitation - Inconvénients :
- Coût plus important : ouvrages supplémentaires
- Consommation de réactifs plus importante
- Contraintes exploitation : 2 systèmes de clarification
- Boues tertiaires en plus !
Remarque : PT = 1mg/l : tertiaire

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Sels de fer : inconvénients

–Grand pouvoir de corrosion,


–Consommation de carbonates - baisse
de pH (pb de nitrification,...),
–le surplus de production de boue.

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Coût traitement des boues


– Polymère
– Temps de fonctionnement déshydratation
– Transport et destination finale des boues
(épandage, incinération ...)

minimiser la production de boue

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Sels d'aluminium ???

– basique, moins corrosif ?


– plus efficace ?
– production de boues î ? :
- moins de réactions parasites ?
- poids de l'aluminium < fer

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Etude : objectifs majeurs

– efficacité des sels d'aluminium


– production boue : Fe/Al

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Points d’injection du réactif

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Points d’injection du réactif

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Cuve de stockage du réactif

Pompe d’injection du réactif


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Cuve de stockage du réactif

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ELIMINATION DU PHOSPHORE
Procédés physico-chimiques
• simple, fiable et efficace
• MAIS :
• coût 
• production de boue 
• 1 kg de P précipité ± 7 kg de boue
(précipitation simultanée)
 10 à 15% de boues en plus
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ELIMINATION DU PHOSPHORE
Point d’injection : trois règles à respecter
simultanément
 Forte turbulence au point d’injection,
 Injecter dans la boues biologiques (inertie
chimique),
 Point d’injection le plus en amont possible
(concentration du Psoluble).

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TRAITEMENT BIOLOGIQUE
DU PHOSPHORE

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Déphosphatation biologique
 meilleure disponibilité du P,
 production de boue plus faible,
 moins de réactifs à injecter,
 ouvrages particuliers : bassin d’anaérobie,
 Filière boue spécifique et compatible,
 exploitation plus rigoureuse.

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Elimination du phosphore - procédés
conventionnels
Elimination de P
(%)

Forte 3% dans boues


charge
40

30 Faible
charge
20 2% dans boues

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Boues en excès
(Kg MS/kg DBO
0.25 0.5 0.75 1.0 1.25 éliminée)

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La déphosphatation biologique :
principe

La déphosphatation biologique :
- l’énergie est stockée sous forme de liaison P-P
(adénosine tri – di - monophosphates - ATP, ADP, AMP)
- sur-accumulation du P
- alternance anaérobie-aération

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La déphosphatation biologique
mécanisme
Dans la zone anaérobie
 Production d’acétate à partir du Cass et des bactéries aéro-ana
 Synthèse à partir de l’acétate de polymère intracellulaire (PHB -
polyhydroxybutyrate )
 Stockage intracellulaire du PHB (bactéries déphosphatantes
vraies)
 Consommation de l’énergie stockée sous forme de
polyphosphates pour la réaction de synthèse avec libération
d’orthophosphates (hydrolyse enzymatique)

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La déphosphatation biologique
mécanisme
Dans la zone anoxie ou aérée
 Oxydation des polymères organiques
 Production d’énergie stockée par la synthèse de
polyphosphates (suracumulation de P)
 Cette suraccumulation représente un gain d’énergie entre
les réactions réalisées en anaérobie et celles où O2 est
disponible

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La déphosphatation biologique : principe

ZONE D’
D’ANAEROBIE AERATION
eau résiduaire carbone + phosphore orthophosphates
organique
orthophosphates

acétate
O2 ou NO3
CO2

polyhydroxy polyphosphate polyhydroxy


butyrate polyphosphate butyrate
paroi
bacté
bactérienne initiation de l'enzyme
polyphosphate kinase

Elimination biologique du phosphore

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Elimination biologique du phosphore
Préabsorbé =Prelargué + Passimilé + Psuraccumulé élimination biologique
du P

Déphosphatation biologique

Pré
Préabsorbé
absorbé

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La déphosphatation biologique : principe

Zone anaérobie :
- relargage de phosphates
- stockage de carbone assimilable sous forme d’acétate
Zone d’aération :
- réabsorption en excès des phosphates mais
proportionnellement au relargage effectué dans la zone
d’anaérobiose

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DEPHOSPHATATION BIOLOGIQUE

Paramètres essentiels
En zone d’anaérobiose
- Importance : la croissance des bactéries déphosphatantes
- EH < 0 mV/EHN
- Durée ?
– consommation d'O2 et de NO3
– stockage de C

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DEPHOSPHATATION BIOLOGIQUE

Substrat organique
- quantité :
– DCO/P > 40 à 45 : favorable
– > 150 à 200 mg DBO5/l
- DCO soluble rapidement biodégradable

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DEPHOSPHATATION BIOLOGIQUE

Azote
• N-NO3 < 5 mg/l
• Forte charge : pas de nitrification
– Faible charge : dénitrification nécessaire
• DCO/NTK>10

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DEPHOSPHATATION BIOLOGIQUE

Age de boue/Charge massique


- âge de boue jeune
Température
- déphosphatation biologique possible à 10 °

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DEPHOSPHATATION BIOLOGIQUE

Temps de passage clarificateur


- Temps de séjour des boues < 2h : éviter le relargage
endogène

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DEPHOSPHATATION BIOLOGIQUE

Traitement boues adapté


– Epaississement dynamique : égouttage ou flottation
- précipitation pendant conditionnement des boues

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DIMENSIONNEMENT DE LA
DEPHOSPHATATION

P à éliminer = Peb soluble - P ass. - Psol rejet

P ass : 2,5 % des MV dans BB (sans déphosphatation biologique)

P ass : 4 à 5 % des MV dans BB (avec déphosphatation biologique)

BYC = FePO4 + Fe(OH)3

BT = BB + BYC

BYC à 100 % minéral


DONC : % MV DANS LE REACTEUR EN BAISSE

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TRAITEMENT BIOLOGIQUE
DU PHOSPHORE
Exemple de filières de traitement

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DEPHOSPHATATION BIOLOGIQUE

retour liqueur mixte

Zone Zone Zone Zone Eau


Clarif
non aérée aérée non aérée aérée traitée

recyclage des boues


Boues en excès

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Le procédé BARDENPHO

ANOX AER ANOX AER CLARIF

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le procédé PHOREDOX

ANA ANOX AER ANOX AER CLARIF

55

Le procédé PHOREDOX modifié

ANA ANOX AER CLARIF

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28
Le procédé avec N/DN en bassin unique

ANA AER SEQ CLARIF

57

Le procédé BIODENIPHO

ANOX AER

ANA CLARIF

ANOX AER

58

29
Le procédé O.C.O

ANOX

ANA CLARIF

AER

59

Le procédé A/O

ANA AER SEQ CLARIF

60

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le procédé A2/O

ANA ANOX AER SEQ CLARIF

61

Le procédé U.C.T. (University of Cape Town)

ANA ANOX AER CLARIF

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Le procédé PHOSTRIP II

DEC I AER CLARIF

PREC REL P

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TRAITEMENT DU PHOSPHORE
La déphosphatation biologique
Exemples concrets
• Benfeld (DCO/P = 55; rendement = 76 %)
• Bavilliers (DCO/P = 42; rendement = 44 %)

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