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CTN-258 : Statique et dynamique

Chapitre 2 STATIQUE DES CORPS RIGIDES

2.1 Introduction

Les objectifs de ce chapitre sont :


• Apprendre à substituer un groupe de forces agissant sur une particule par une
oforce résultante ayant le même effet;
• Apprendre et maitriser les opérations de calculs vectoriels et scalaires.

2.2 FORCES DANS LE PLAN

2.2.1 Force sur une particule. Résultante de deux forces

Une force se définit par : un point de contact, une intensité et une direction (ligne
d’action et sens). Les forces appliquées sur un corps rigide peuvent être séparées en deux
groupes : les forces intérieures et les forces extérieures. Les forces intérieures
représentent l’interaction entre l’ensemble des points matériels constituant le corps rigide.

La majorité des quantités physique en mécanique peuvent être définies


mathématiquement par des scalaires et des vecteurs.

2.2.2 Scalaires
Un scalaire est une quantité caractérisée par un nombre positif ou négatif. Par exemple,
une masse, un volume, le temps et une longueur sont des scalaires car ils ont une
intensité, mais pas de direction ou de sens. Nous utiliserons les caractères italiques dans
cet ouvrage pour définir un scalaire.

2.3 Vecteurs

Les quantités se définissant par une intensité et une direction (forces, vitesse,
déplacement, accélérations, quantité de mouvement) peuvent être représentées par des
vecteurs. Par opposition un scalaire est une quantité ayant une intensité seulement
(temps, volume, masse, énergie).

Les vecteurs sont des expressions mathématiques ayant une intensité et une direction, et
pouvant s’additionner selon la loi du parallélogramme ou du triangle. Ils sont représentés
par des flèches.

2-1
Chapitre 2 : Statique des corps rigides

sens

grandeur P
direction
2m o
30

Figure 2.1
Représentation vectorielle (en caractère gras)
r
P≡P≡P
L’intensité de la force est définie par la longueur du vecteur : P (en italique!)

P P -P
P

P=P P + (-P) = 0
Vecteur égaux Vecteurs égaux mais opposés
Figure 2.2 Figure 2.3

Il existe trois catégories de vecteurs; 1) les vecteurs libres, 2) les vecteurs glissants et 3)
les vecteurs liés.

Vecteur libre : vecteur qui peut se déplacer librement dans l’espace sans changer les
conditions du problème;

Vecteur glissant : vecteur qui peut glisser le long de sa ligne d’action sans changer les
conditions du problème;

Vecteur lié : vecteur qui ne peut se déplacer dans l’espace sans changer les
conditions du problème.

2-2
CTN-258 : Statique et dynamique

2.4 L’addition de vecteurs

L’addition de vecteurs est commutative


Une méthode alternative pour trouver la résultante est la méthode triangulaire ou la
méthode du parallélogramme.

P
Q R

Figure 2.4

Q R Q

Figure 2.5
La soustraction d’un vecteur est définie par l’addition d’un vecteur négatif correspondant
P

Figure 2.6

L’addition de plus de deux vecteurs se fait par la règle du polygone en plaçant les
vecteurs bout à bout.
P

Figure 2.7
2-3
Chapitre 2 : Statique des corps rigides

L’addition de plus de deux vecteurs est associative

C
A

Figure 2.8

Le produit d’un scalaire et d’un vecteur multiplie l’intensité du vecteur par la valeur du
scalaire sans modifier sa direction.
-P
1,5 P
P

Figure 2.9

2.5 Résultante de plusieurs forces concourantes

Plusieurs forces agissant sur un même plan sont dites coplanaires. Lorsqu’elles passent
toutes par le même point A elles sont concourantes.

L’action d’un groupe de forces concourantes au point A est


équivalente à l’action de leur résultante au point A.

Q
P
Q P

A
S
A

Figure 2.10
2-4
CTN-258 : Statique et dynamique

2.6 Décomposition des forces

Dans la partie précédente, il a été démontré qu’il est possible de transformer


plusieurs forces en une seule force résultante. Inversement, l’action d’une
force P sur une particule peut être remplacée par un groupe de forces, appelées
les composantes.

1. La composante P de la force F est connue, donc on utilise la règle du triangle


pour calculer la deuxième composante.

Figure 2.11
2. Les lignes d’action de chaque composante de F sont connues, on utilise le principe du
parallélogramme pour trouver les deux composantes.

Figure 2.12

2-5
Chapitre 2 : Statique des corps rigides

F2 = 150 N
Exemple 2.1
10o
Deux forces sont appliquées sur l’œillet
F1 = 100 N
de la figure ci-contre. Déterminez la
grandeur et la direction de la force 15o
résultante.

Solution

150 N 65o

115o

10o FR
360 2 65° 150 N
115° FR
2

θ 100 N
115o
15o
θ 100 N
ϕ 15o
o
90-25=65

(a) (b)
Par le principe des parallélogrammes, il est possible de trouver plusieurs
inconnues (figure (a))

Par contre, en utilisant le principe des triangles (Figure (b)), et la loi des cosinus,
l’amplitude de la force résultante (FR) peut être calculée

100 150 2 100 150 cos 115°

10 000 22 500 30 000 0.4226 =212.6 N

FR = 213 N

L’angle theta est déterminé en appliquant la loi des sinus

.
sin
.
0.9063 θ = 39.8o
°

Ce qui permet de trouver la direction de la résultante (ϕ) par rapport à


l’horizontal

ϕ = 39.8o + 15o = 54.8o

2-6
CTN-258 : Statique et dynamique

Exemple 2.2

Deux enfants se disputent pour avoir le


train en bois. Si la résultante des deux
forces exercées par les cordes est une force
de 300 N parallèle à l’axe de la locomotive
(trait pointillé), déterminez a) la tension
dans chaque cordes si θ = 30o et b) la valeur
de θ lorsque la tension dans la corde 2 est la T2
θ
plus petite possible. 20o

T1
Solution

a) Pour trouver la tension dans la corde 2 lorsque l’angle est de 30o, on peut
utiliser le principe du parallélogramme ou du triangle (non montré ici) ou bien
une solution trigonométrique. Voyons la méthode trigonométrique.
300 N
o
20 30o
T1 T2

Avec la loi des sinus

Donc T1 = 198.5 N et T2 = 133.9 N

b) Encore avec le triangle, il est possible de voir que pour que la tension T2
soit minimale, elle doit être placée à angle droit avec T1
c)
 
300 N  300 N 
o
T1  20   20o  α
T2  
T1 

T2 ‐a 
T2 ‐b  T2 ‐c 

T2 = (300 N) sin 20o = 102.6 N et α = 180 – 90 – 20 = 70o

2-7
Chapitre 2 : Statique des corps rigides

2.7 Composantes rectangulaires et vecteurs unités.

La décomposition d’une force selon deux composantes perpendiculaires est souvent


avantageuse. Le parallélogramme forme alors un rectangle et les composantes sont
appelées composantes rectangulaires.
y
y’
x’

x
Figure 2.12 Figure 2.13

Dans un système d’axe x-y on définit deux vecteurs unités orientés respectivement selon
la position des axes « x » et « y » par i et j de sorte que :

Fx = Fx i Fy = Fy j Fz = Fz k

Avec cette notation, les vecteurs unitaires indiquent la direction et l’amplitude de la force
peut demeurer positive (Figure 2.14 et 2.15).

j y

F F’y F’x

-j i
Fy
F’
x

Fx i x

Figure 2.14 Figure 2.15

De cette manière, les vecteurs F et F’, peuvent être écrits de la façon suivante :

F = Fx i + Fy j Éq. 2.1

F’ = F’x i + F’y (-j) ou F’ = F’x i – F’y j Éq. 2.2

Maintenant, si nous appelons F la grandeur du vecteur F et que q représente l’angle entre


2-8
CTN-258 : Statique et dynamique

l’axe des x et le vecteur F, on peut écrire:

F
Fy

θ
Fx x
Figure 2.16

Fx = F cos θ Éq. 2.3

Fy = F sin θ Éq. 2.4

Finalement, lorsqu’une force est définie par ses composantes rectangulaires, la direction
et l’intensité de la force sont données par :

Éq. 2.5

Éq. 2.6

Lors de la décomposition en composantes rectangulaires, les axes doivent être


perpendiculaires, mais pas nécessairement horizontal et vertical comme montré à la
Figure 2.17.

Figure 2.17

2-9
Chapitre 2 : Statique des corps rigides

Exemple 2.3

Déterminez les composantes rectangulaires


de la force de 180 lb appliquée sur une
marche de l’échelle

180 lb

40o
y
60o

Solution
x
Il est souvent plus simple de remettre les figures à l’horizontale lorsqu’il y a un angle.
Une fois la figure tournée, il ne reste qu’à utiliser les équations 2.3 et 2.4.
y

40o

x
Fx = 180 sin 40 = 115,7 lb ou Fx = 180 cos 50o = 115,7 lb
o

Fy = -180 cos 40o = -137,9 lb ou Fy = -180 sin 50o = -137,9 lb

On peut maintenant vérifier la réponse à l’aide du théorème de Pythagore

2-10
CTN-258 : Statique et dynamique

Dans certaines situations, l’angle entre un vecteur et son axe n’est pas donné, mais la
position de l’origine et de la fin du vecteur sont données (x, y, z). Dans ce cas,
l’utilisation des vecteurs unitaires simplifie la résolution du problème.

Pour obtenir un vecteur unitaire, il suffit de diviser un vecteur pas son amplitude.
Voyons un exemple.

Exemple 2.4
  y 

Déterminez les composantes en x et


y du vecteur force de 300 N montré (3, 4) 
à la figure ci-contre

Solution

(0, 0) x 
La première étape consiste en trouver la longueur de ce vecteur force. Pour ce
faire, on utilise Pythagore :

3 4 5

On peut ensuite calculer les vecteurs unitaires :

3 4
0,6 0,8
| | 5

On peut vérifier si ce vecteur est bel et bien unitaire en utilisant Pythagore :

0,6 0,8 1

Il ne reste qu’à multiplier le vecteur unitaire par l’amplitude du vecteur :

300 0,6 0,8 180 240

Donc 180 N en x et 240N en y

Vérification : √180 240 300

2-11
Chapitre 2 : Statique des corps rigides

2.8 Addition de forces par la somme des composantes X et Y

L’addition de plusieurs forces se fait par la sommation des composantes « x » et « y » de


toutes les forces en jeu.

R = P + Q + S
Rx i + Ry j = Px i + Py j + Qx i + Qy j + S x i + S y j
= ( Px + Qx + S x )i + ( Py + Qy + S y ) j
Par conséquent
Rx = Px + Qx + S x → Rx = ∑ F x
Ry = Py + Qy + S y → Ry = ∑ F y

R
F
F

Rx = ∑ Fx = 1 + 2 = (F1x i + F1 y j ) + (F2 x i + F2 y j )
R y + ∑ Fy R x i + R y j = (F1x + F2 x )i + (F1 y + F2 y ) j

Figure 2.18

2-12
CTN-258 : Statique et dynamique

Exercice :

Soit le pylône ci-dessous, sur quelle tension T3 doit-ont régler le câble AB pour que soit
verticale la force résultante exercée sur le sommet du pylône CB par les trois câbles
coplanaires attachés au commet B?

2-13
Chapitre 2 : Statique des corps rigides

2.9 L’équilibre d’une particule

Quand la résultante de toutes les forces agissant sur une particule est zéro, la
particule est en équilibre

R = ∑F = 0
∑F x =0 ∑F y =0
Éq. 2.7

2.10 Moment d’une force autour d’un point

DÉFINITION

Le moment d’une force F par rapport à un point O, désigné MO, est égal au produit de
l’intensité de F par la distance d séparant du point O la ligne d’action (ou support) de la
force F

M O = Fd Éq. 2.8

d : distance perpendiculaire à la ligne d’action


de F, s’appelle le levier de F par rapport au O
point O. F

Si r est le vecteur distance séparant le point A


O et un point A quelconque sur le support de
F on peut établir

Figure 2.19

d = r sin θ Éq. 2.9

Où θ désigne l’angle entre r ou son prolongement et la ligne d’action de F. Alors

M O = rF sin θ = Fd Éq. 2.10

2-14
CTN-258 : Statique et dynamique

L’équation (2.10) a la même forme que l’expression scalaire du vecteur résultant d’un
produit vectoriel. On peut donc déduire que MO est la valeur scalaire d’un vecteur MO
engendré par le produit vectoriel du vecteur position OA = r et du vecteur force F. Le
moment de force par rapport à un point O se définit donc par

MO = OA × F = r × F Éq. 2.11

Le vecteur MO est normal au plan défini par r et F et son sens est donné par la règle de la
main droite.

2.10.1 Produit vectoriel de deux vecteurs

Le produit vectoriel de deux vecteurs P et Q est un vecteur V satisfaisant les propriétés


suivantes :

1. On le désigne par

V = P×Q Éq. 1.12

2. Sa ligne d’action (ou support) est


perpendiculaire au plan contenant
P et Q

V ⊥ (P,Q)

3. Son sens est donné par la règle de


la main droite

4. Son intensité est donnée par

Figure 2.20

V = PQ sin θ Éq. 2.13

θ : angle entre P et Q ( + P vers Q)

Propriétés du produit vectoriel :

• Non commutatif P×Q ≠ Q×P

• Distributif P × (Q1 + Q2 ) = (P × Q1 ) + (P × Q2 )

• Non associatif (P × Q ) × S ≠ P × (Q × S )

2-15
Chapitre 2 : Statique des corps rigides

SIGNIFICATION PHYSIQUE

L’intensité MO du moment MO mesure la tendance de la force F à produire une


accélération rotationnelle autour du point O, plus précisément autour du support de MO,
normal au plan contenant les supports de vecteurs r et F, si le corps est lié en O. Cette
tendance à la rotation provenant de F est due à l’excentricité du support de F par rapport
au point O. Le moment s’exprime par le produit d’une force (kN) par une longueur (m).

Une force donnée tend à produire une double série d’effets : des translations coaxiales
de son support, puis des rotations autour d’axes différents de son support, non parallèles
à ce support.

ÉQUIVALENCE DE 2 FORCES

F’

Figure 2.21

Deux forces sont équivalentes si non seulement elles ont la même intensité, la même
direction et le même sens, mais si en plus elles exercent le même moment par rapport à
un point quelconque, c’est-à-dire si elles produisent le même effet mécanique global
composé d’une tendance à la translation et d’une tendance à la rotation.

CONVENTION DE SIGNES

Figure 2.22

2-16
CTN-258 : Statique et dynamique

2.11 Théorème de Varignon

Soit un groupe de n forces concourantes en un point A défini par le vecteur position


OC=r par rapport au point O. Le moment exercé par rapport au point O par l’ensemble
des n forces F1, F2, …… Fn est donné par : y

MO = A
r
O
x

z
Figure 2.23
Le moment d’un groupe de force concourantes en A par rapport à un
point O est égal au moment de la résultante R de ce groupe de
forces par rapport au même point O.

r × (F1 + F2 + L) = r × F1 + r × F2 + L

Procédure

1- Définir le vecteur rayon ( )

Éq. 2.14

2- Définir le vecteur force ( )

Éq. 2.15
Figure 2.24

3- Effectuer le produit vectoriel ( x )

Éq. 2.16

4- Appliquer le théorème de Pythagore pour la grandeur du moment

Éq. 2.17

2-17
Chapitre 2 : Statique des corps rigides

Exemple 2.5 y (m)

F2=300N
Calculer le moment par rapport au point O
(0;0) des deux forces F1 etF2 montrées sur
la figure ci-contre et concourant au point C
(5,5;1) m. Comparer ce moment à celui de F1=400N
la résultante R de ces deux mêmes forces. C (5,5;1)

Solution x (m)

Ce problème peut se solutionner soit en utilisant les vecteurs séparés soit en utilisant la
résultante.
1- Par vecteur

2 2 1 1

300 5,5 400 1 1250 .


 

2 – par la résultante

2-18
CTN-258 : Statique et dynamique

Exercice

Calculez la grandeur du moment par rapport au


point O de la force de 600N de cinq manières 2m
différentes.

600
N
4m

40o

2-19
Chapitre 2 : Statique des corps rigides

2.12 Moment de couple

Un moment de couple est un moment produit par deux forces parallèles de même
intensité et de sens opposé. Ces forces exercent une rotation pure autour d’un axe
normal à leur plan commun. Comme le moment, l’intensité du moment de couple M (ou
couple M) est égal au produit de l’intensité de la force F par la distance d entre les deux
forces.

y
-F

O x
Figure 2.25

rA × F + rB × (−F) = (rA − rB ) × F
M = r ×F Éq. 2.18

Où M est le Moment du couple et son sens est défini par la règle de la main droite.

Son intensité est donnée par :

M = rF sin θ = Fd Éq. 2.19

où d : levier ou la distance ⊥ entre les 2 forces

L’intensité du couple est indépendante du point O qui sert de référence pour son calcul.

L'effet statique d'un couple sur un corps rigide est indépendant du


support particulier qu'on lui assigne et ne dépend que de la direction
générale, du sens et de l'intensité du couple. (Observable
expérimentalement)

⇒ un couple est un vecteur libre

2-20
CTN-258 : Statique et dynamique

2.13 Équivalence des couples

Deux couples ayant le même moment M sont dit équivalents.


M M
-F

d
F

-F
d

Figure 2.26 F

M
M
-2F
d

-F 2F
d/2

F
Figure 2.27

LORSQU'UN COUPLE AGIT SUR UN CORPS RIGIDE, LA


LOCALISATION DES FORCES À L'ORIGINE DU COUPLE N'A
PAS D'IMPORTANCE NI LEUR INTENSITÉ ET LEUR
DIRECTION

⇒ LA SEULE CHOSE QUI IMPORTE C'EST LE MOMENT DE


COUPLE RÉSULTANT (Intensité et direction).
DEUX COUPLES AYANT LE MÊME MOMENT RÉSULTANT
EXERCENT LE MÊME EFFET SUR UN CORPS RIGIDE

2-21
Chapitre 2 : Statique des corps rigides

2.14 FORCES DANS L’ESPACE

Composantes rectangulaires d’une force dans l’espace

Soit une force F appliquée au point O.

y y

B
F A

O O D
x x
E Fh
C
C

z z

Figure 2.28

Selon le plan OABC contenant F (angle θy ):

Fy =
Fh =

Selon le plan OCDE contenant Fh (angle φ ):

Fx =
Fz =

Application du théorème de Pythagore selon les plans OABC et OCDE

F 2 = (OA) 2 = (OB) 2 + (OC )2 =


Fh2 = (OC ) 2 = (OD) 2 + (OE )2 =

En éliminant Fh2 on obtient la relation entre l’intensité de F et ses composantes


rectangulaires scalaires :

2-22
CTN-258 : Statique et dynamique

F = Fx2 + Fy2 + Fz2 Éq. 2.20

On peut mieux visualiser les composantes rectangulaires de F à l’aide d’une boîte. On


utilise alors les angles θx, θy, et θz.
y

B
F A

O D
x
E
C

z Figure 2.29

Les composantes rectangulaires scalaires sont données par :

Fx = F cos θ x Fy = F cos θ y Fz = F cos θ z Éq. 2.21

Les cosinus de θx, θy, et θz sont les cosinus directeurs.

L’utilisation de vecteurs unités i, j et k, permet la notation vectorielle suivante :

F = Fx i + Fy j + Fz k Éq. 2.22

En substituant dans (2.22) les expressions obtenues pour Fx, Fy et Fz dans (2.21), on
obtient :

F = F (cos θ x i + cos θ y j + cos θ z k ) Éq. 2.23


et
F
= λ = (cos θ x i + cos θ y j + cos θ z k ) Éq. 2.24
F

où λ est le vecteur unité (intensité = 1) selon la ligne d’action de F. Ses composantes


sont les cosinus directeurs de la ligne d’action de F.

2-23
Chapitre 2 : Statique des corps rigides

λx = λy = λz =

Puisque la somme de ses composantes élevées au carré est égale à l’intensité d’un vecteur
on peut écrire :

λ 2 = λx2 + λ y2 + λz2 = 1
Éq. 2.25
cos 2 θ x + cos 2 θ y + cos 2 θ y = 1

Fy i
F=Fλ
cosθy j

cosθzk Fx j
x
Fz k
C
cosθx i

Figure 2.30

Définition d’une force par son intensité et deux points sur sa ligne d’action

Considérons une force F dont la ligne d’action est définie par deux points, M(x1; y1; z1) et
N(x2; y2; z2). Le vecteur MN joint les points M et N et est de même sens que F.
y
N(x2, y2, z2)

M (x1, y1, z1)


O
x

Figure 2.31

z
2-24
CTN-258 : Statique et dynamique

Dans un système Oxyz on écrit : MN = d x i + d y j + d z k

Puisque MN et F ont la même ligne d’action ils ont alors le même vecteur unité λ (même
cosinus directeurs) définit par :
MN 1
λ= = (d x i + d y j + d z k )
MN d

Le vecteur F se définit alors par son intensité F multipliée par le vecteur unité λ

F
F = Fλ = (d x i + d y j + d z k )
d

Les composantes scalaires de F sont définies par :

Fd x Fd y Fd z
Fx = Fy = Fz = Éq. 2.26
d d d
et
dx dy dz
cos θ x = cosθ y = cos θ z = Éq. 2.27
d d d

2-25
Chapitre 2 : Statique des corps rigides

Exercice :

40m

80m

30m

Figure 2.32

2-26
CTN-258 : Statique et dynamique

2.15 Addition de forces concourantes dans l’espace

L’addition de plusieurs forces dans l’espace se fait par la sommation des composantes
« x », « y » et « z » de toutes les forces en jeu.

R = ∑F
Rx i + Ry j + Rz k = ∑ ( Fx i + Fy j + Fz k )
= ( ∑ Fx )i + ( ∑ Fy ) j + (∑ Fz )k
Par conséquent
Rx = ∑ F x Ry = ∑ F y Rz = ∑ F z Éq. 2.28

avec

R = Rx2 + Ry2 + Rz2 Éq. 2.29

Rx Ry Rz
cosθ x = cos θ y = cos θ z = Éq. 2.30
R R R

2.16 Équilibre d’une particule dans l’espace

Quand la résultante de toutes les forces agissant sur une particule


est zéro, la particule est en équilibre

R = ∑F = 0
∑F x =0 ∑F y =0 ∑F z =0

2.17 Produit scalaire


Jusqu’à maintenant, nous avons calculé la composante des forces sur des axes
orthogonaux simple. Lorsque l’on veut connaitre la composante d’une force sur un axe
autre que les axes de références x, y et z, on peut utiliser le produit scalaire.

Le produit scalaire de deux vecteurs est égal au produit des grandeurs des deux vecteurs
par le cosinus de l’angle entre les deux (Figure 2.33). Le produit scalaire s’écrit donc
comme suit :
2-27
Chapitre 2 : Statique des corps rigides

Q · cos Éq. 2.31

P
Figure 2.33

Il est important de préciser que le produit scalaire de vecteurs donne un scalaire, et non
un vecteur. Donc pour avoir les composantes et non un scalaire, il faut multiplier ce
produit scalaire par le vecteur unitaire sur lequel le premier vecteur est projeté une
deuxième fois; ce qui donne l’équation suivante :

· Éq. 2.32

De plus, le produit vectoriel est commutatif et distributif comme montré aux équations
2.32 et 2.33.

· · Éq. 2.33

· · · Éq. 2.34

Voyons maintenant un exemple d’application du produit scalaire.

2-28
CTN-258 : Statique et dynamique

Exemple 2.6 z
F
Le vecteur force F montré à la figure ci-contre a une 3, 4, 5
intensité de 100 N. Ce vecteur passe par l’origine et B
par le point (3, 4, 5). On vous demande de projeter ce y
vecteur sur la droite passant par l’origine et le point
(6, 6, 2).

Solution
O
6, 6, 2
Avant de pouvoir effectuer le produit scalaire, il nous
faut deux vecteurs. La première étape consiste donc A
de trouver le vecteur unitaire de la droite et les
composantes du vecteur force.
x
| | | |

6 0 6 0 2 0
0,688 0,688 0,229
√6 6 2

Une fois ce vecteur unitaire trouvé, on refait la même chose avec le vecteur force

3 0 4 0 5 0
100 42,4 56,6 70,7
√3 4 5

Le produit scalaire nous permet de trouver la valeur de la projection du vecteur F sur la


droite OA.

· 42,4 0,688 56,6 0,688 70,7 0,229 84,3

Si on veut trouver cette résultante selon ces composantes, on utilise l’équation 2.32 :

· 84,3 0,688 0,688 0,229 58,1 58,1 19,35

On peut également trouver l’angle entre la force et la droite OA par la définition du


produit scalaire, puisque :

· cos · 100 1 84,3 θ = 32,5o

2-29
Chapitre 2 : Statique des corps rigides

2.18 Diagramme de corps libres

Le DCL représente un corps donné avec TOUTES ses sollicitations


EXTÉRIEURES, c'est à dire TOUTES LES FORCES
EXTÉRIEURES qui s'exercent sur lui, Y COMPRIS celles
qu'apportent les APPUIS disposés en certains points extérieurs du
corps et qui lui fournissent des contacts directs avec le milieu
extérieur stable.

ÉTAPES POUR CONSTRUIRE UN DCL

1. Choisir l'élément à isoler : corps libre (CL)


¾ détacher du sol, et séparer des autres corps
¾ le contour du CL doit être isolé dans le croquis.
2. Indiquer toutes les forces en action :
¾ le sol
¾ les points de contact détachés des autres corps
¾ le poids (force gravitationnelle) appliqué au centre de gravité du CL
3. Indiquer l'intensité, la direction et le sens des forces externes
4. Indiquer les forces inconnues (ex. les réactions)
5. Indiquer les dimensions du corps

La construction du DCL exige la connaissance des modes d'actions du milieu extérieur


sur le corps aux points de contact direct : ⇒ les APPUIS!

Ce contact s'effectue à travers des organes dits « liaisons » de différents types.

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