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GENERATTION

Fiche de lecture

Roy Lewis, Pourquoi j’ai mangé mon père ? , 1960

Quelque part dans la savane africaine, Edouard est un Pithécanthrope insatisfait de sa


situation de charognard frugivore. Snobant l'Australopithèque, primate encore mal dégrossi, et
quelque peu inquiet du raffinement des industries lithiques développées par son voisin du
Nord, le rugueux Néandertalien, Edouard est bien décidé à faire son petit bonhomme de
chemin sur la route jonchée d'épreuves de L'Evolution, quitte à changer d'espèce s'il le faut.
Alors, Edouard observe, expérimente, organise, cogite. Sorte de Professeur Tournesol du
pléistocène moyen, il réussit (presque) à maîtriser le feu et avec ses enfants, il met au point,
avec une foi inébranlable envers le Progrès, la fourrure amovible, l'exogamie, le rôti de boeuf,
l'orchestre symphonique, les traités de paix, l'art figuratif, l'arc et les flèches, les discours à la
fin des repas de famille... Le reste de la horde suit avec enthousiasme ou méfiance tandis que
le vieil oncle Vania, un peu réactionnaire, garde pour seul mot d'ordre :
« Back to the trees ! »..

Roy Lewis résume les milliers d’années qui ont été nécessaires à cette évolution en
deux générations, celle des parents et celle des enfants. Un père soucieux d’évoluer et un
oncle conservateur, contre l’évolution et la mère qui évolue dans sa cuisine. Un enfant
(Ernest, le narrateur) désireux d’évoluer mais inquiet de cette rapidité, on remarque que
chacun des enfants évolue dans un domaine différent (l’art, la chasse ou l’élevage).
Dans un premier temps, notre famille découvre les besoins primaires, tels que la nourriture en
perfectionnant la chasse et le besoin matériel, la recherche du confort.
Dans un second temps, elle s’affranchit de la nature. En conservant le feu et chassant d’un
meilleur niveau, l’homme devient l’animal dominant. Puis le changement de régime et la
domestication des animaux lui permettent de se libérer des contraintes de la nature.
Dans un troisième temps, l’homme devient plus « humain », moins sauvage en découvrant
l’art, à travers les fresques et les vêtements mais en créant une communauté de familles plus
complexes.

Dans ce roman, plusieurs notions en rapports avec les générations ressortent.


D’abord, « l’évolution aux travers des générations » : l’oncle Vania ne veut pas évoluer, le
père qui a une foi inébranlable envers le Progrès et les enfants qui évoluent chacun dans un
domaine particulier.
Ensuite, « l’apprentissage des générations précédentes » : les découvertes du père permettent
l’évolution de chacun, c’est petit à petit que cette famille évolue et grâce aux découvertes
précédentes, le feu permet la cuisson des aliments.
Puis, « la nouveauté apportée par les générations nouvelles », les enfants amènent des notions
nouvelles, tels que l’art ou l’élevage auxquelles le père n’avait pas pensé.

Ce roman nous fait part d’un conflit générationnel entre le père et les fils, mais aussi
entre le père et son frère.
D’abord, le conflit qui oppose le père et son frère est basé sur deux théories différentes. La
première, celle du père basée sur l’évolution de l’espace et le Progrès. La seconde, celle de
son frère qui prône le respect des choses telles qu’elles sont : un esprit de conservation.
Ensuite, les rapports tumultueux entre le père et les fils. Ils ont vécu dans «deux époques »
différentes. Le père est désireux de montrer à ses enfants la facilité qu’ils ont à pouvoir vivre,
alors que son existence et sa survie dans sa jeunesse étaient bien plus dures à défendre.

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