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Ière Partie :

Tableaux.

1
Le terme suspensif ou dilatoire.

2
Le louage.

3
Régime de la spécification.

4
Théorie des risques appliquée à la vente.

5
Les effets du payement indu.

6
Régime des conditions.
Inexécution fortuite des contrats.

7
Etude de la condition résolutoire.

8
Tableau de la subrogation personnelle.

9
Mécanisme de l’action paulienne.

10
Tableau des fruits au sens large.

11
Tableau de la responsabilité.

12
IIème Partie :

Comparaisons.

13
Comparaison acte juridique/fait juridique.
Acte juridique. Fait juridique.

• Acte licite. • Fait soit licite, soit illicite.

• Emane toujours des individus. • Emane soit des individus (ex faute au
sens large) soit de la nature (ex : folie,
écoulement du temps,…

• Accompli volontairement et • Accompli au maximum


intentionnellement dans le but de volontairement mais jamais
produire des effets juridiques. intentionnellement.

• Exemples : Contrat, testament, • Exemple : écoulement du temps, qui


exécution volontaire de son fait passer quelqu’un de l’état de
obligation… mineur à celui de majeur.

• Classification. • Classification.
 Acte unilatérale/acte bilatéral.  Faits licites/faits illicites.
 Acte entre vifs (contrat)/acte à  Faits émanant de la nature/faits
cause de mort (testament). émanant des individus.
 Acte à titre gratuit (si  Faits volontaires/faits
libéralité : transfert directe de involontaires
droits patrimoniaux (ex  Prescription acquisitive (fait
testament. Si pas libéralité : acquérir un droit et l’action qui
restitution en fin de contrat : le sanctionne après un certains
ex prêt d’argent à titre gratuit). et certaines
/Acte à titre onéreux. (vente = conditions)/prescription
contreprestation : transfert de extinctive (soit d’éteindre une
propriété et payer le prix). action, soit d’éteindre le droit
et l’action).

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Comparaison confusion/consolidation.
Confusion. Consolidation.

Extinction d’un droit de servitude (1er sens Mode d’extinction du droit d’usufruit par
du mot) ou d’un droit d’emphytéose ou de réunion sur la tête de la même personne
superficie (2ème sens du mot) par la des qualités d’usufruitier et de nu-
réunion sur la tête de la même personne propriétaire.
des qualités de propriétaire du fonds
servant et du fonds dominant, des qualités
d’empythéote ou superficiaire et de
tréfoncier.

N.B. « confusion » signifie également


réunion sur la tête de la même personne
des qualités de créancier et de débiteur.

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Comparaison gage/hypothèque.
Gage. Hypothèque.

Droits :
- Patrimoniaux
- Absolus
- Réels
- Accessoires
- Indivisibles

- Mobilier. - Immobilier.
- Qui requiert une « dépossession » - Qui ne requiert pas de
dans le chef du débiteur gagiste. « dépossession » dans le chef du
débiteur hypothécaire.

• Constitution : • Constitution :
 par contrat réel uniquement.  par contrat solennel (acte
notarié).
 Par la Loi. Ex hypothèque
légale des mineurs sur les
biens de leurs tuteurs.
 Par testament : le testateur crée
une hypothèque sur ses biens
pour garantir la bonne
exécution de ses dernières
volontés.

• Droits du créancier gagiste : • Droits du créancier hypothécaire :


 Par définition, il dispose du Droit de faire saisir l’immeuble en cas
droit de rétention, jusqu’à d’inexécution partielle ou totale de ses
payement intégral de la dette obligations par le débiteur, de faire vendre
par le débiteur. cet immeuble aux enchères et de se payer
 En cas d’inéxcution : sur le prix obtenu par préférence aux
• Soit il fait vendre la créanciers chirographaires.
chose aux enchères.
• Soit il conserve la
chose jusqu’à due
concurrence après
estimation faite par
expert. Il s’agit d’une
dation en payement
imposée par le
créancier.

Dans les deux cas, il peut devoir


payer une soulte au débiteur, ou,
au contraire, rester créancier
chirographaire pour la différence.

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• Obligations du créancier gagiste : • Pas d’obligations dans le chef du
 Garder la chose en bon père de créancier hypothécaire, puisqu’il ne
famille (avec éventuellement détient pas l’objet de l’hypothèque.
remboursements des
impenses).
 Ne pas se servir de la chose,
sous peine d’être déchu de son
droit.
 Restituer l’objet mis en gage
lorsque le débiteur exécute ses
obligations.

N.B. si l’objet du gage est constitué par


des genera, seule la troisième obligation
subsiste.

• Le débiteur hypothécaire conserve


tous ses droits de propriétaire, sauf
l’abusus matériel, qui est bien entendu
restreint. Ainsi, il ne peut ni démolir,
ni dégrader l’immeuble car ce faisant,
il diminuerait la valeur de la sûreté
consentie à son créancier.

Extinction :
• Par suite de l’exécution de ses obligations par le débiteur.
• Par suite de la dissolution du contrat principal.
• Par voie de conséquence à l’annulation du contrat de gage, ou de l’acte constitutif
de l’hypothèque.

• Par déchéance du créancier gagiste.

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Comparaison emphytéose/superficie.
Emphytéose. Superficie.

Droits :
- Réels.
- Principaux ou de jouissance.
- Absolus.
- Civils.
- Patrimoniaux.
- Iura in re aliena.
- Immobiliers : l’objet de l’emphytéose est le fons, celui de la superficie est
constitué par les bâtiments, ouvrages et plantations sur le fond d’autrui.

• Limité à 57 ans au minimum et 99 • Limité au maximum à 50 ans (pas


ans au maximum de minimum).

• Chez les romains, ces droits pouvaient porter sur plus d’un siècle, et en particulier
l’emphytéose, compte tenu des moyens rudimentaires, et du temps nécessaire pour
mettre un terrain en valeur.

• Dans les deux cas, le tréfoncier n’acquiert la propriété des constructions érigées
librement par l’emphytéote ou le superficiaire qu’à l’expiration de leurs droits et
pour autant que ces derniers n’aient pas démoli ces constructions.

• Au cours de cette accession aucune • Au cours de cette accession, le


indemnité ne sera due à l’emphytéote. superficiaire recevra une indemnité
égale à la valeur des constructions au
moment de l’extinction de son droit et
pourra invoquer un droit de rétention
tant que cette indemnité ne lui aura
pas été versée par le tréfoncier.

Ce sont des droits cessibles et transmissibles, et donc non personnels. La cession ou la


transmission ne peut se faire que pour la durée du droit restant à courir.

• Constitution : • Constitution :
 Par contrat (à titre gratuit Par  Par contrat (à titre gratuit ou
testament. onéreux).
 Par prescription acquisitive.  Par testament.
 Par prescription acquisitive.

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Extinction :

• Suite à l’échéance du terme extinctif conventionnel, ou à l’expiration du délai


légal maximal.
• Suite à la disparition matérielle ou juridique du fonds.
• Par renonciation à son droit par l’emphytéote ou le superficiaire, et ce à titre
gratuit ou à titre onéreux (rachat).
• Par confusion, c-à-d par réunion sur la même tête des qualités d’emphytéote ou de
superficiaire et de tréfoncier.
• Par prescription extinctive, suite au non-usage du droit pendant 30 ans.

• Par déchéance lorsque l’emphytéote


commet des dégradations notables ou
un abus de jouissance, et ce sans
préjudice d’éventuels dommages et
intérêts à payer au tréfoncier.

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Comparaison
servitudes personnelles/servitudes prédiales.
Servitudes personnelles. Servitudes prédiales.

• Définition : • Définition :
 L’usufruit : est un droit réel  Le Code civil définit la
principal ou de jouissance, servitude prédiale, appelée
temporaire et au maximum aussi service foncier, comme
viager, qui permet à son “une charge imposée sur un
titulaire de se servir d’une héritage pour l’usage et
chose appartenant à autrui et l’utilité d’un héritage
d’en percevoir les fruits si elle appartenant à un autre
est frugifère, à charge d’en propriétaire”. Il s’agit donc
conserver la substance et d’en d’un rapport entre deux fonds,
jouir en bon père de famille. appelé le fonds servant, qui est
La chose sur laquelle porte le assujetti à un autre fonds,
droit d’usufruit est alors appelé le fond dominant.
appelée chose usufructuaire.

 L’usage : est un usufruit limité


aux besoin de l’usager des
membres de sa famille. C’est
donc un droit réel qui permet à
l’usager et à sa famille de se
servir d’une chose qui ne leur
appartient pas et d’en retirer
les fruits qui leur sont
nécessaire sans plus (alors que
l’usufruitier n’est pas limité
dans la quantité des fruits qu’il
peut recevoir).

 L’habitation : est un droit réel


qui permet à son titulaire
d’user d’un immeuble bâti
sans avoir un quelconque
droits aux fruits.

Caractéristiques : droits :
• Subjectifs.
• Réels.
• Patrimoniaux.
• Absolus.
• Principaux ou de jouissance.
• Ius in re aliena.

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• Mobiliers ou immobiliers pour • Toujours immobilier.
l’usufruit et l’usage.
• Immobilier pour l’habitation.

• Exclusifs mais divisibles (cfr : • Indivisibles ;


usufruit conjoint).

• Temporaire et au maximum viagers. • Perpétuel par nature.

• Personnels (bien que contrairement • Non personnels et donc cessibles et


aux droits d’usage et d’habitation, le transmissibles.
droit d’usufruit est cessible aussi bien
quant au droit lui-même que quant à
son exercice).

Constitution :

1. Par contrat à titre gratuit ou à titre onéreux.


2. Par testament.

3. Toujours possible par la loi quant à • Possible par la loi.


l’usufruit s.s., jamais quant à l’usage
et à l’habitation.

4. Par prescription acquisitive par 10 ou • Par prescription acquisitive par 30 ans


20 ans pour les immeubles (usufruit, pour les servitudes continues et
usage et habitation), par 3 ans pour les apparentes uniquement.
meubles (usufruit).

5. N’existe pas • Par destination du père de famille,


pour les servitudes continues et
apparentes uniquement.

Sanctions : Sanctions :

• Les actions possessoires, pour • Les actions possessoires si la servitude


l’usufruit s.s. portant sur immeuble, est continue et apparente.
pour l’usage et pour l’habitation.

• L’action confessoire, sauf pour le • L’action confessoire est toujours


quasi-usufruit, une fois que les quasi- possible.
usufruits a reçu les genera, il en
devient propriétaire. Il peut dès lors
intenter une action pénale pour vol,
contre celui qui lui soustrairait
frauduleusement l’objet de son
usufruit.

21
Extinction :
1. Par renonciation du titulaire à son droit.
2. Par disparition matérielle ou juridique de la chose sur laquelle porte le droit
(remarque : dans le cas des servitudes prédiales, il s’agit plus exactement de la
disparition matérielle de l’un des deux fons, ou juridique du fonds servant.
3. Par prescription extinctive éteignant l’action et le droit par non usage prolongé
pendant 30 ans, sauf pour le quasi-usufruit, pour lequel seule l’action s’éteint par
prescription extinctive.

4. Par la mort du titulaire du droit réel de • Il n’existe pas de correspondant.


servitude personnelle.

5. Par échéance du terme extinctif • Il n’existe pas de correspondant.


déterminé dont le droit de servitude
personnelle était affecté.

6. Par consolidation à titre gratuit ou • Il n’existe pas de correspondant.


onéreux, pour l’usufruit, l’usage et
l’habitation.

7. Par déchéance pour abus de • Il n’existe pas de correspondant.


jouissance pour l’usufruit, l’usage et
l’habitation.

8. Par tous les modes d’extinction des • Il n’existe pas de correspondant.


obligations pour le quasi-usufruit.

9. Pas de correspondant.
• Par confusion.

Droits et obligations des parties.

Aucun parallèle ne peut-être réalisé à ce niveau. Pour plus de précisions, se référer au


cours.

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Comparaison usufruit successif/usufruit conjoint.
Usufruit successif (ou réversible). Usufruit conjoint.

• Usufruit bénéficiant à plusieurs • Usufruit bénéficiant à plusieurs


personnes : successivement, pour personnes : en même temps, et sur un
autant qu’elles étaient au moins même bien.
conçues au moment de la constitution
de l’usufruit.

• La mort d’un usufruitier bénéficie : au • La mort d’un usufruitier bénéficie :


suivant, qui devient usufruitier à son aux autres, sa part « accroissant » la
tour. leur.

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Comparaison possession/détention.
Possession s.l. Détention.

• Elle a deux éléments constitutifs : • Elle n’a qu’un élément constitutif : le


 Le corpus. corpus.
 L’animus.

• Elle ne suppose pas nécessairement • Elle suppose toujours une restitution,


une restitution puisque la chose peut puisque la chose appartient à autrui.
fort bien nous appartenir.

• On fait la distinction entre la bonne • La différence entre la bonne foi et la


foi et la mauvaise foi. mauvaise foi ne ce conçoit pas.

• Elle peut porter sur species ou sur • Elle ne port que sur species.
genera.

Remarque :

Cette distinction est parfois rendue malaisée, de par certaines difficultés :


1. Du point de vu de la terminologie :
 On parle de « dépossession » dans le cadre du gage, alors qu’il s’agirait en
réalité d’une « dé-détention ».
 Le droit romain qualifie la détention de « possessio naturalis », et le
détenteur de « possessor pro alio» ; la possession est la « possessio
civilis » et le possesseur est un « possessor pro suo ».

2. Une même personne peut relativement à une même chose, être à la fois
possesseur (en réalité, quasi-possesseur) et détenteur. Ainsi en va-t-il de
l’usufruitier s.s. qui est quasi-possesseur de son droit réel d’usufruit, et
détenteur de la chose sur laquelle port ce droit.

3. Un simple détenteur a droit à une certaine protection possessoire. Il peut


intenter la réintégrande, qui est l’une des trois actions protégeant la possession.

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Comparaison contrats intuitu personae
/contrats non-intuitu personae.
Contrats intuitu personae. Contrats non-intuitu personae.

• Ils doivent être exécutés par le • Ils peuvent être exécutés par
débiteur lui-même, et sont donc n’importe qui.
incessibles.

• Ils s’éteignent automatiquement à la • En cas de mort d’un cocontractant, ses


mort du cocontractant dont les droits et obligations passent sur la tête
qualités intrinsèques avaient été prises de ses héritiers.
en considération.

• Ils peuvent être annulés pour erreur • Ils ne peuvent pas être annulés pour
sur la personne (aussi bien qur son erreur sur la personne.
identité que sur ses qualités).

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Comparaison
terme suspensif /condition suspensive.
Terme suspensif. Condition suspensive.

1. Notion. Notion.

Evènement futur et certain, déterminé ou Evènement futur et incertain, positif ou


indéterminé, qui à pour effet de suspendre négatif, possible, licite et moral ne
l’exigibilité d’une obligation entièrement pouvant dépendre de la pure volonté du
et valablement formée. débiteur, express ou tacite, et ayant pour
effet de suspendre la formation complète
de l’obligation jusqu’à sa réalisation
éventuelle.

2. Terminologie. Terminologie.

• On parle d’échéance du terme. • On parle de réalisation de la condition.


• Si le terme n’est pas encore échu, on • Si la condition n’est pas réalisée, on
dit qu’il « court ». parle d’une situation « pendente
conditione », d’une condition
pendante.
• Si la condition ne se réalise pas, on
parle de défaillance de la condition.

3. Les effets avant l’échéance du terme ou à la réalisation de la condition.

Se référer aux deux comparaisons suivantes :


• Comparaison entre les effets positifs du terme suspensif avant son échéance et
ceux de la condition suspensive avant sa réalisation éventuelle.
• Comparaison entre les effets négatifs du terme suspensif avant son échéance et
ceux de la condition suspensive avant sa réalisation éventuelle.

4. Les effets après échéance du terme ou Les effets après échéance du terme ou
réalisation de la condition. réalisation de la condition.

L’obligation devient immédiatement L’obligation devient entièrement et


exigible, mais en vertu de la règle « dies valablement formée rétroactivement au
non interpellat pro homine », les intérêts jour de ma conclusion du contrat avec
moratoires sont dus qu’à compter de la tous les effets que cela implique. Et tout
mise en demeure, sauf clause contraire en tenant compte des aménagements
expresse ou mise en demeure de plein particuliers dont ce régime fait l’objet.
droit.
Lors de la défaillance de la condition :
l’embryon de contrat disparaît.

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Comparaison entre les effets positifs du terme
suspensif avant son échéance
et ceux de la condition suspensive avant sa
réalisation éventuelle.
Effets positifs du terme… Effets positifs de la condition…
8 effets

• C’est au jour de la formation du contrat qu’il faut se placer pour voir si les
éléments constitutifs essentiels on été réunis.
• Le principe de la convention-loi joue dés la formation du contrat il est donc
impossible pour l’une des parties de se dégager unilatéralement, sauf dans les cas
prévus par la loi.
• En cas de décès du créancier à terme ou du créancier conditionnel se produit la
transmissibilité active, en cas de décès du débiteur à terme ou du débiteur
conditionnel se produit la transmissibilité passive. Le contrat se transmet donc aux
héritiers.

• Quant les droits du créancier sont • Les créanciers conditionnels peuvent


« mis en péril », il y a déchéance du participer à la procédure de liquidation
terme de plein droit. On entend par collective si jamais le débiteur tombe
« mis en péril » : en faillite ou en déconfiture lorsque la
 S’il y a faillite ou déconfiture. condition est pendante. Les créanciers
 Si le débiteur diminue par sa vont mettre de côté un dividende
faute les sûretés réelles. correspondant au montant de leur
Dés lors, le terme est supprimé de plein créance. Si la condition se réalise, ils
droit, et la créance devient pure et simple. deviennent créanciers et le dividende
Le créancier peut participer (tout de suite) leur est accordé. Sinon, il est
à une procédure de liquidation collective. redistribué aux autres créanciers.

• Dés la formation du contrat, les délais


de prescription acquisitive ou
d’usucapio commence à courir (si la
chose a été livrée, car la prescription
ne joue pas à distance).

• Si le terme a été consenti au profit du


seul débiteur (dans le doute, on
présume iuris tantum qu’il s’agit d’un
terme au profit du seul débiteur), le
débiteur peut renoncer au bénéfice du
terme et payer valablement avant
l’échéance du terme.

• C’est un payement dû même s’il est

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anticipé. Si jamais le débiteur se
ravisait par une action en répétition
pour récupérer ce qu’il a payé, le
créancier paralyserait son action en
soulevant une exception du payement
dû. Le débiteur, une fois qu’il a payé,
ne peut donc plus changé d’avis.

• Si le créancier refuse le payement du


débiteur, il existe une « mora
creditoris » (sommation que fait le
débiteur au créancier d’accepter le
payement de l’obligation). Cette mise
en demeure du créancier prend chez
nous la forme d’une procédure assez
formaliste : la procédure d’offre réelle
suivie de consignation.
Rem : offre réelle : avec formalités, le
débiteur devra offrir de payer à son
créancier, mais si celui-ci refuse, le
débiteur peut déposer le payement à la
caisse des dépôts et consignations.

• Le transfert de la charge des risques a


lieu en même temps que le transfert de
propriété. Si le terme a été consenti au
profit du seul créancier, celui-ci peut
renoncer au terme et accepter le
payement par le débiteur avant
l’échéance du terme, payement qui
sera valable. Ex : dépôt ordinaire
gratuit : pour lequel le déposant est
maître du terme.

Effet spécial :
• Cet effet est propre aux contrats
synallagmatiques parfaits et affectés
d’un terme suspensif pour exécution
de l’obligation (mais pas pour le
transfert de propriété). On applique la
règle « res perit domino », car
l’acheteur est déjà devenu
propriétaire. La charge des risques,
dés la conclusion du contrat, passe sur
la tête de l’acheteur (sauf clause
contraire expresse). Donc, si la chose
périt casu entre le moment de la
conclusion du contrat et le vendeur,
les risques seront supportés par
l’acheteur.

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Comparaison entre les effets négatifs du terme
suspensif avant sa réalisation
et les effets négatifs de la condition suspensive
avant sa réalisation éventuelle.
Effets négatifs du terme… Effets négatifs de la condition…

Pas de mise en demeure avant l’échéance du terme ou la réalisation de la condition.

Exception :
• Lorsque le terme existe au profit du
seul créancier.

• Lorsqu’il y a mise en péril des droits


du créancier, cela entraîne l’échéance
du terme de plein droit, et la
participation du créancier à la
procédure de liquidation collective.

La compensation n’est pas possible entre une dette exigible et une dette à terme ou un
dette conditionnelle.

Exception :
• Le terme de grâce.

Le créancier conditionnel ou le créancier à terme ne peut intenter aucun acte


d’exécution avant la réalisation de la condition ou l’échéance du terme.

Par contre peut prendre des mesures


conservatoires.
Les délais de prescriptions extinctive ne commencent à courir qu’à l’échéance du
terme ou la réalisation de la condition.

• Ils courent sans rétroactivités • Si le débiteur paye « pendente


conditione », le payement est indu, car
on ne sait pas encore si la condition va
se réaliser. Le débiteur peut donc
intenter une action en répétition.

• Si le contrat est translatif de propriété


et porte sur une species, les risques
restent à charge du débiteur
conditionnel, qui conserve également
les droits aux fruits.

29
Comparaison payement indu/obligation naturelle.
Payement indu. Obligation naturelle.

• C’est un quasi-contrat. • C’est une obligation.

Notion. Notion.

Payement fait par un solvens à un Payement fait par un solvens à un


accipiens : accipiens :
 D’une dette que l’on a pas.  D’une dette que rien ne peut
 Effectué par erreur, à nous forcer à payer, parce que
condition que l’accipiens n’ait le créancier n’a jamais été
pas détruit son titre. titulaire d’une action en
exécution forcée, ou bien n’a
plus la possibilité d’intenter
cette action, laquelle s’est
éteinte par prescription
extinctive.

• C’est un payement indu. • C’est un payement dû.

Effets : Effets :

Une action en répétition de l’indu à pour Une action en répétition de l’indu sera
conséquence : paralysée par une exception de payement
dû dont est titulaire l’accipiens.
1. Si l’accipiens est de bonne foi : le
remboursement par l’accipiens de ce
qu’il a reçu dans l’état où la chose se
trouve lors de la restitution, sauf
destruction ou détérioration
conséquente à une faute de
l’accipiens.

2. Si l’accipiens est de mauvaise foi :


restitution de ce qu’il à reçu, en ce
compris les fruits de la chose.
L’accipiens est tenu dans ce cas de la
détérioration ou de la destruction de la
chose, dans tous les cas.

30
Comparaison responsabilité
contractuelle/responsabilité aquilienne.
Responsabilité contractuelle. Responsabilité acquilienne.

Ce sont les deux types de responsabilité civile.

• Suppose nécessairement l’existence • Peut se concevoir dans le champ


d’un contrat valable. contractuel ou hors contractuel.

• Le critère est celui du bon père de • On tient compte de la moindre faute


famille : on est donc tenu du dol, de la (culpa levissima).
faute lourde et de la culpa levis in
abstracto.

• Le débiteur ne doit réparer que le • Elle impose la réparation de


dommage prévisible, sauf en cas de l’intégralité du dommage.
faute intentionnelle.

• La responsabilité ou fait d’autrui • La responsabilité du fait d’autrui


existe de manière générale, dés que le n’existe que dans les cas spécialement
débiteur contractuel se substitue prévus par la loi.
quelqu’un dans l’exécution du contrat.

• Elle suppose la capacité d’exercice


classique. • Elle nécessite la capacité de
discernement, c-à-d l’aptitude à
distinguer le bien du mal. Mais il y a
des exceptions (pour les débiles par
exemples).
• Elle suppose nécessairement une
faute. La responsabilité est donc • En principe elle suppose une faute,
toujours synonyme de culpabilité. mais par exception, il peut y avoir
responsabilité sans faute.

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Comparaison action directe/action indirecte.
Action directe. Action indirecte.

• Il y a action directe quand, en vertu de • C’est un pouvoir qu’un créancier qui à


la loi, un créancier peut se prévaloir un intérêt personnel à agir au non de
d’un contrat conclu entre son débiteur son débiteur, et pour le compte de
et le débiteur de ce dernier pour celui-ci, exerce en cas d’inaction de
intenter directement une action contre son débiteur, et lorsqu’il dispose d’une
le sous-débiteur. créance certaine et exigible contre son
débiteur, pour protéger les droits et
actions du débiteur qui ne bouge pas.

• Le créancier agit au nom du débiteur,


• Le créancier agit en son nom propre, et son action profitera à tous les
et l’action ne profite qu’à lui. créanciers.

• L’action indirecte est toujours


• Les cas d’action directe sont possible, pour autant :
limitativement énumérés par la loi.  Que la créance soit exigible et
certaine.
 Que le débiteur soit inactif.
 Que le créancier ne tente pas
d’intervenir dans le cadre
certains droits tels que les
droits de l’homme, les droits
touchant au mariage, ect…

N.B. l’action indirecte est également


appelée action oblique, ou action
subrogatoire.

32
Comparaison
solidarité passive/solidarité entre cautions.
Solidarité passive. Solidarité entre cautions.

• Sûretés personnelles.

• Excluent la discussion.

• En cas de décès d’une caution solidaire tout comme en cas de décès d’un
codébiteur solidaire, la dette se divise en parts viriles entre les héritiers.

• Interdiction de compenser : le • Possibilité de compenser.


codébiteur solidaire ne peut pas
compenser avec ce que le créancier
devrait à un autre débiteur.

• Un codébiteur peut être engagé de • Pas d’engament supérieur à la dette du


manière plus onéreuse (taux d’intérêt débiteur principal.
plus élevé…

33
Comparaison droit de suite/droit de faire saisir.
Droit de suite. Droit de faire saisir.

• Attribut attaché à un droit absolu. • Attribut attaché à un droit relatif.

• Il permet au titulaire du droit absolu • Il permet au titulaire du droit de


auquel il s’attache de faire valoir son créance auquel il se rattache de faire
droit, c-à-d de « suivre » la chose ou saisir tout ou partie du patrimoine du
le droit en quelque main qu’elle (ou débiteur (=corollaire de la sûreté
qu’il) se trouve. Il se manifeste générale).
différemment selon les droits absolus.

• Il peut même se manifester contre un • Il cesse quant à l’objet change de


nouveau propriétaire du bien (en cas propriétaire.
d’hypothèque par exemple).

34
Comparaison
prescription acquisitive/prescription extinctive.
Prescription acquisitive. Prescription extinctive.
Points communs :

• Ecoulement d’un laps de temps variable.


• Suspension dans certains cas vis-à-vis des mineurs.
• Même causes d’interruption civile, ect…
• Concerne tous les droits réels, mais • Concerne tous les droits réels, à
rien qu’eux (sauf gage et hypothèque) l’exception du droit de propriété, mais
également les droits de créancier.
• Effet négatif : elle désarme quelqu’un
• Effet positif : elle rend quelqu’un d’un droit réel ou d’un droit de
titulaire d’un droit réel. créance.

• La prescription extinctive entraîne


• La prescription fait acquérir le droit et dans certains cas une dissociation
l’action qui le sanctionne. entre le droit et l’action, avec toujours
au moins extinction de l’action.
• Elle ne requiert que le non-usage
prolongé.
• Elle requiert plusieurs conditions dans • Pas de jonctions des délais.
le chef du possesseur.
• Possibilité de « jonction des • Délais :
possessions ».  10 ans pour les actions en
• Délais : nullité relative.
 30 ans  5 ans pour les loyers et les
 10 à 20 ans intérêts des sommes prêtées.
 3 ans  1 an pour les créances des
 aucun délais. médecins, des marchands.
 6 mois pour les créances d’un
hôtelier, d’un traiteur.

• Point de départ : soit à partir du jour


ou naît l’action, soit à partir du dernier
• Point de départ de ces délais : à partir acte de jouissance ou d’usage du droit.
du premeir acte de possession. • Pas d’interruption naturelle.

• Elle connaît l’interruption naturelle c-


à-d par perte de la possession corpore
solo, et tant que dure cette
dépossession. Elle a pour effet
d’effacer le délai écoulé avant sa
survenance. Dés que la cause
d’interruption prend fin, un nouveau

35
délai commence à courir.
Comparaison action négatoire/action confessoire.
Action négatoire. Action confessoire.

• Protection du droit réel de propriété. • Protection des droits réels de


servitudes personnelles ou prédiales.

• Action pétitoire • Action pétitoire

• Action réelle. • Action réelle.

• Elle vise à faire nier au défenseur • Elle vise à faire confesser par le
qu’il possède un droit réel de débiteur que le demandeur est bien
servitude sur une chose appartenant au titulaire d’un droit réel sur le bien du
demandeur. défendeur.

• Nom : action néagtoire ou « actio • Noms :


negatoria ».  Vindicatio usufructus,
lorsquelle vise à faire confesser
l’existence d’un droit d’usufruit.

 Vindicatio servitutis
lorsquelle vise à faire confesser
l’existence d’un droit réel de
servitude prédiale.

36
Comparaison vente à crédit/vente à tempérament.
Vente à crédit. Vente à tempérament.

• Termes suspensifs pour le payement • Termes suspensifs pour le payement


du prix par l’acheteur. du prix par l’acheteur.

• Le transfert de propriété à lieu • Le vendeur reste propriétaire jusqu’au


directement. dernier payement effectué par
l’acheteur.

• Le seul consentement des parties • Elle fait partie des contrats


suffit à former le contrat. réglementés.

37
Comparaison gage sur species/dépôt ordinaire.
Gage sur species. Dépôt ordinaire.

• Contrats portant sur une species.


• Existence d’un droit de rétention (attention : les titulaires de ce droit en use sous
des conditions différentes selon les contrats.
• Remboursement du préjudice causé par les vices cachés.
• Critère du bon père de famille.
• Remboursement des dépenses ordinaires et extraordinaires.

• Contrat accessoire. • Contrat principal.

• Crée d’un droit réel. • Crée un droit de créance.

• Sûreté spéciale réelle. • -

• Toujours constitué à titre gratuit. • Peut aussi être constitué à titre


onéreux.

• Le créancier gagiste voit sa • Le dépositaire ordinaire voit sa


responsabilité s’étendre à la culpa responsabilité s’étendre à la culpa
levis in abstracto. levis in concreto.

• Restitution du gage après payement. • Restitution de la res adnutum.

• Le créancier gagiste ne peut en aucun • Le dépositaire ordinaire peut faire


cas user du gage. usage de ma res, objet du dépôt, avec
la permission (expresse ou tacite) du
déposant, pour autant que cet usage
soit accessoire.

• Contrat non intuitu personae. • Contrat intuitu personae.

• Toujours synallagmatique imparfait. • Il s’agir d’un contrat synallagmatique


imparfait s’il est conclu à titre gratuit,
et synallagmatique parfait s’il l’est à
titre onéreux.

38
Comparaison usufruit s.s./bail à loyer.
Usufruit s.s. Bail à loyer sur imm. d’habitation.

Définition : Définition :
Droit réel principal de jouissance, Contrat par lequel une partie, appelée
temporaire et au maximum viager, qui bailleur, met une chose (un immeuble
permet à son titulaire de se servir d’une d’habitation) à la disposition d’une autre
chose qui appartient à autrui et d’en partie, appelée locataire ou preneur,
percevoir les fruits si elle est frugifère, à moyennant un certain prix que cette autre
charge d’en conserver la substance et de, partie s’engage à lui payer (le plus
jouir en bon père de famille. souvent en argent).

Durée : Durée :
• Temporaire et au maximum viager • 99 ans au maximum (= bail
(attention usufruit successif). emphytéotique).

Espèce de chose : Espèce de chose :


• Immeuble. • Immeuble d’habitation.

Constitution : Constitution :
• Par contrat. • Par contrat.
 Par voie d’aliénation : le
propriétaire cède l’usufruit.
 Par voie de rétention : il cède
la nue-propriété.
• Par testament.
 Legs de la nue propriété à un
tiers, et de l’usufruit à un autre
tiers.
 Legs de l’usufruit à un tiers
• Par la loi (usufruit successoral de
l’époux survivant).
• Par prescription acquisitive
But :
But : • Création de droit de créance.
• Création d’un droit réel d’usufruit. • Pas de démembrement de la propriété
• Démembrement de la propriété : mais le locataire a l’ « usage » de la
 Usus + fructus = usufruitier. res, et peu en percevoir les fruits.
 Abusus (restreint) = proprio.
Extinction :
Extinction : • La renonciation unilatérale n’exista
• Par renonciation unilatérale de pas puisqu’il s’agit d’un contrat.
l’usufruitier, toujours possible. • L’abus de jouissance a pour
• L’abus de jouissance de la part de conséquence possible le payement
l’usufruitier a également pour d’indemnités pas le locataire au
conséquence d’éteindre me droit bailleur.
d’usufruit.

39
Comparaison contrat de leasing/location-vente.

Contrat de leasing. Location-vente.

• C’est un contrat par lequel une • C’est un contrat qui débute comme
personne ou une société achète un une location, mais dans lequel le
matériel d’équipement précis choisi locataire peut, à tous moment, lever
par le client, et met ce matériel en une option d’achat s’il désire acheter
location chez le client pendant une l’objet.
durée déterminée.

• La durée de location est donc • Le locataire peut, à tous moment,


déterminée, et ce n’est qu’à l’issue de lever l’option. S’il ne le fait pas le
celle-ci que le client a le choix entre : contrat se poursuit comme location
 Restituer le matériel à la ordinaire.
société de leasing, et le contrat
prend fin.
 Poursuivre la location contre
un loyer prévu dans le contrat
initial.
 Acheter le matériel à un prix
également fixé dans le contrat
initial.

• Contrat innommé nommé. • Contrat nommé.

• Contrats consensuels.
• Contrats principaux.
• Contrats synallagmatiques parfaits.
• Contrats commutatifs.
• Contrats successifs.
• Contrats non intuitu personae.

40
Comparaison cautionnement/solidarité passive.
Cautionnement. Solidarité passive.

• Ce sont deux sûretés personnelles. • Ce sont deux sûretés personnelles.

• Définition : • Définition :
Contrat par lequel une personne, appelée Clause contraire expresse qui prévoit que
caution, ou fidéjusseur, s’engage à payer chaque débiteur est solidaire des autres, et
un créancier déterminé si le débiteur doit payer la totalité de la dette qu’ils ont
principal n’exécute pas son obligation. en commun. Il pourra ensuite se retourner
contre les autres débiteurs, pour récupérer
leurs part des la dette.

• Il faut distinguer le débiteur principal • Il y a plusieurs codébiteurs principaux.


et le débiteur accessoire, qui est la Le créancier peut se retourner contre
caution. le débiteur de son choix, ce qui est
beaucoup plus avantageux pour lui.

• Compensation impossible.
• Possibilité de compenser.

41
Comparaison
convention de porte-fort/cautionnement.
Convention de porte-fort. Cautionnement.

• Convention aux termes de laquelle le • Contrat par lequel une personne,


porte-fort s’engage vis-à-vis de son appelée caution, ou fidéjusseur,
cocontractant à rapporter soit s’engage à payer un créancier
l’engagement, soit la ratification déterminé si le débiteur principal
d’autrui. n’exécute pas son obligation.

• L’engagement du porte-fort ne porte • L’engament de la caution porte sur


que sur la ratification ou l’engagement l’exécution de ses obligations par le
du tiers. Une fois que le tiers s’est débiteur.
engagé, même s’il n’exécute pas ses
obligations, le porte-fort n’est pas tenu
de quoi que ce soit.

• Elle n’a rien à voir avec les sûretés


personnelles. • C’est une sûreté personnelle.

42
Comparaison convention de porte-fort/promesse
pour autrui adjointe d’une clause pénale.
Convention de porte- fort. Promesse pour autrui…

• Les conventions de porte-fort sont • Les promesses pour autrui ne sont


toujours valables. valables que si elles sont l’accessoire
d’une promesse que l’on fait pour soi-
même.

• Le porte-fort s’engage • Le promettant ne s’engage pas


personnellement. personnellement. Il sera débiteur que
si la condition négative se réalise.

• Obligation de résultat (et donc théorie • Ce n’est pas une obligation de résultat.
de la faute). Il n’y a donc pas de théorie de la faute.

43
Comparaison usage/ usufruit.
Usage. Usufruit.

• Incessibilité du droit et de l’exercice • Cessibilité du droit et de l’exercice du


du droit. droit.

• Le titulaire du droit peut percevoir • Pas de restriction sur les fruits.


uniquement les fruits nécessaires à
lui-même et à sa famille.

• Il n’est pas institué par la loi. • Il peut être légale (ex : usufruit du
conjoint survivant).

Comparaison usage/habitation.
Usage. Habitation.

• Droits incessibles/intransmissibles.
• Droits réels.
• Droits temporaires, et au maximum viagers.

• Porte sur meuble ou immeuble. • Porte uniquement sur immeuble.

• Confère à son titulaire l’usus, et une • Ne confère que l’usus.


partie du fructus.

• A titre gratuit et titra onéreux • Constitué à titre gratuit.

44
Comparaison invention/occupation.
Invention. Occupation.

• Mode originaire d’acquisition de la • Mode originaire d’acquisition de la


propriété. propriété.

• Porte uniquement sur un trésor (qui • Porte sur une res nullius s.l.
n’est pas une res nullius s.l.).

• N’exige pas une prise de possession • Exige une prise de possession


matérielle de la chose. effective de la chose.

• La personne qui prend matériellement • La simple prise de possession


possession de cette chose n’en sera transforme le possesseur en occupant,
donc pas nécessairement l’inventeur et donc en propriétaire.
au sens juridique du terme.

• L’inventeur n’acquiert pas toujours un


droit de propriété portant sur • L’occupant devient propriétaire de la
l’intégralité de la chose. totalité de la chose.

45
Effets de la mise en demeure/effets de la citation.
Mise en demeure. Citation en justice.

• Renversement de la charge des risque et de la règle : « debitor certae rei».


• Obligation secondaire, en vertu de laquelle le débiteur est tenu de payer des
dommages et intérêts moratoires au créancier, destinés à réparer le préjudice causé
au créancier par le retard fautif de son obligation par le débiteur.
• La mise en demeure et la citation en justice, adressés au possesseur de bonne foi
d’une chose frugifère, ont chacune pour effet de lui faire perdre son droit aux
fruits.

• Elle constitue l’acte instructif


d’instance.

• Elle constitue une cause d’interruption


civile des prescriptions acquisitives et
extinctive.

46
Interruption de la prescription/suspension de la
prescription.
Interruption de la prescription. Suspension de la prescription.

• Elle a pour effet d’effacer le délai • Elle ne porte pas atteinte au délai
écoulé avant sa survenance. Dés que écoulé avant sa survenance ; elle
la cause d’interruption prend fin. Un empêche seulement le délai de
nouveau délai de prescription continuer à courir aussi longtemps
commence à courir. qu’elle dure, mais ce qui est acquis le
reste, avec cette conséquence que le
délai de prescription sera seulement
allongé d’une période de temps égale
à la période de suspension.

• Causes d’interruption : • Cas de suspension :


 Naturelle : par perte de la  La prescription ne court pas
possession corpore solo, et tant contre les incapables, tant que
que dure cette dépossession. dure leur incapacité.
 Civile : par citation en justice  Elle ne court pas entre époux.
(et tant que dure la procédure  Elle ne court pas conter celui
subséquente) ou par qui est dans l’impossibilité
reconnaissance du droit de d’agir en justice pour défendre
celui contre qui on prescrit. son droit et ce e, vertu de
l’adage : « contra non
valeentem agere non currit
praescriptio ».
• La prescription acquisitive connaît
l’interruption naturelle ce qui n’est • Les causes de suspension sont les
pas le cas de la prescription extinctive. mêmes, qu’il s’agisse de la
prescription acquisitive ou extinctive.
• Elles connaissent toutes deux les
mêmes causes d’interruption civile.

47
Comparaison succession à titre
particulier/succession universelle
ou à titre universel.
Succession à titre particulier. Succession universelle ou à…

• Modes dérivés d’acquisition de la • Modes dérivés d’acquisition de la


propriété. propriété.

• Le successeur à titre particulier n’est • Les successeurs universels et à titre


aucunement tenu du passif du universels participent au passif du
patrimoine. patrimoine, dans la proportion de
l’actif recueilli.
• Il succède « à un bien » et acquiert
donc dés lors, le cas échéant, une • Le successeur universel ou à titre
qualité différente de celle de son universel succède « à la personne » de
auteur. Si ce dernier était possesseur son auteur, dont il garde la qualité. Si
de mauvaise foi, de prime abord, le ce dernier n’était que détenteur ou
successeur sera considéré comme possesseur de tel bien, le successeur
étant de mauvaise foi. Si l’auteur gardera la même qualité. En ce qui
n’était que le détenteur, le successeur concerne les droits de créance ou les
n’en sera pas moins considéré comme obligations dont l’auteur était titulaire,
possesseur de bonne foi. c’est donc le successeur qui prend sa
place dans les rapports juridiques qui
unissaient cet auteur à ses débiteurs et
créanciers. Ce mécanisme de
substitution est
qualifié de « subrogation personnelle»

48
IIIème Partie :

Synthèses.

49
Synthèse de tous les adages rencontrés.
• « Infans conceptus pro nato habetur quotie(n)s de eius commodis agitur »
L’enfant conçu est tenu pour né chaque fois qu’il s’agit de ses avantages.

• « Nemo plus iuris ad alium transferre potest quam ipse habet »


Personne ne peut transmettre à autrui plus de droit qu’il n’en a lui-même.

• « Res perit domino »


Les choses périssent pour le maître.

• « Debitor certae rei interitu casus rei liberatur »


La perte casu d’une chose certaine libère le débiteur de cette chose.

• « Genera non pereunt »


Les choses de genre ne périssent pas.

• « Hereditas jacens sustinet personam defuncti »


Les hérédités jacentes prolongent la personne du défunt.

• « Accessorium sequitur principale ».


Les choses accessoires suivent la chose principale.

• « In communione nemo compellitus invitus detieneri »


Nul n’est tenu de rester contre son gré en indivision.
Attention : uniquement pour la copropriété fortuite !

• « Nemo sibi causam possessionis (naturalis) mutare potest »


Une personne ne peut, de sa propre initiative (par une manifestation de sa seule
intention), transformer son titre de détention en titre de possession.

• « Spoliatus ante omnia restituendus »


Restituer au spolié avant tout.

• « Actori incumbit probatio »


C’est au demandeur en justice (actor) qu’il incombe de faire la preuve du
fondement de sa demande.

• « Actori non probante absolvitur reus »


Le demandeur qui ne parvient pas à faire cette preuve est débouté ; le gagnant du
procès est alors le défendeur (reus).

• « Reus (in exceptione – excipienco) fit actor »


Le défendeur qui soulève une exception aux fins de contrer les moyens du
demandeur est soumis à l’obligation de prouver ce qu’il avance comme s’il était
demandeur.

50
• « Mala fides superveniens non nocet »
La mauvaise foi qui survient ne nuit pas
Valable pour la prescription acquisitive abrége des immeubles ;

• « Mala fides superveniens nocet »


La mauvaise foi qui survient nuit.
Valable pour l’acquisition des fruits s.s. et des produits aménagés en fruits.

• « Contra non valentem agere non currit praescriptio »


La prescription ne court pas contre celui qui est dans l’impossibilité d’agir en
justice pour défendre son droit.

• « Dolus malus pro possessione est »


Lorsque le défendeur est un possesseur qui a cessé de posséder par dol et s’est
défait frauduleusement de la species pour échapper à l’action en revendication, il
sera considéré fictivement comme étant toujours possesseur.

• « Dies non interpellat pro homine »


Le jour n’interpelle pas pour l’homme. En d’autres termes, le seul écoulement du
temps ne suffit pas mettre en demeure un débiteur.

• « Servitus in faciendo consistere nequit »


Une servitude ne peut consister à faire quelque chose.

• « Nemini res sua servit »


On ne peut avoir de servitude sur sa propre chose.

• « Prior tempore potior jure »


Le premier dans le temps est plus puissant en droit.

• « Ratihabitio mandato comparatur »


La ratification est comparable au mandat.

• « Quod abundat non vitiat »


Ce qui abonde ne vicie pas.

• « Omnia quae jure contrahuntur contrario jure pereunt »


Tout ce qui a été contracté par un droit périt par le droit contraire.

• « Res inter alios acta aliis nec prodesse nec nocere potest »
La chose passée entre certaines personnes ne peut ni avantager ni nuire à d’autres
personnes ».

• « Casus a nullo praestatur »


La cause étrangère n’est prestée par personne.

• « Nemo auditur propriam turpitudinem allegans »


Personne n’est entendu (en justice) s’il met en évidence sa propre turpitude.

51
• « In pari causa turpitudinis cessat repetitio »
A égale cause de turpitude la répétition cesse, s’avoir n’a pas lieu.

• « In pari causa turpitudinis possessor est potior »


A égale cause de turpitude, le possesseur est le plus fort.

• « In pari causa turpitudinis possessor est melior »


A égale cause de turpitude, le possesseur est le meilleur.

• « Nemini licet cum alterius detrimento et iniuria locupletiorem fieri »


Personne ne peul s’enrichir au détriment d’autrui – avec le préjudice et l’injustice
aux dépens d’autrui.

• « Culpa lata dolo aequiparatur »


La faute lourde est assimilée au dol.

• « Praesens obligatio est, in diem autem dilata solutio »


L’obligation est présente, mais jusqu’à échéance du terme, le payement est
retardé.

• « Actioni non natae non praescibitur »


Il n’y a pas de prescription pour une action qui n’est pas née.

• « Res perit venditori »


La chose périt pour le vendeur.

• « Nemo potest cogi ad factum »


Personne ne peut être oblige à faire contre son grés.

• « Ex nudo pacto non nascitur actio sed exceptio »


D’un pacte nu, il ne naît pas d’action, mais une exception.

• « Coacta voluntas tamen »


La volonté est forcée. Pour les romains, un acte juridique accompli par violence
est donc valable.

• « De minimis non curat praetor »


Le préteur ne se soucie pas des petites choses.

• « Exeptio non adimpleti contractus »


Si une partie n’éxecute pas temporairement son obligation, l’autre partie sera
dispensée d’exécuter la sienne : il y aura suspension temporaire de l’exécution du
contrat.

52
Synthèse de toutes les présomptions rencontrées.
Présomptions. Iuris Iuris et
tantum de iure

• Présomption de durée de grossesse. X

• Présomption de possession. X

• Présomption de possession de bonne foi. X

• Présomption de non interversion de titre de détention et X


de titre de possession.

• Toutes constructions, plantations et ouvrages se trouvant X


sur un fonds de terre sont présumés avoir été faits par le
propriétaire du fonds et à ses frais.
X
• Ces constructions, plantations et ouvrages sont présumés
lui appartenir.

• Présomption de faute dans le chef du civilement


responsable à l’égard de celui dont il répond : X
 Père et mère pour leurs enfants mineurs.
 Instituteurs pour leurs élèves et artisans pour leurs X
apprentis.
 Maîtres et commettants pour leurs préposés et ce X
sous certaines conditions.
X
• Présomption de responsabilité dans le chef du propriétaire
ou du gardien d’une chose, sous certaines conditions.

• Dans le cadre des réparations locatives (réparations de X


menu entretien), ces réparations sont présumée avoir été
nécessitées par de petites fautes.

• Dans le cadre de l’obligation de restitution de la chose X


louée par le locataire, et en cas d’absence d’inventaire ou
d’état des lieux rédigé lors de la délivrance de celle-ci, le
locataire est présumé restituer la chose dans l’état dans
lequel il l’a reçue.

• Présomption de faute dans le chef du porte-fort lorsque le X


tiers ne ratifie pas l’engagement. Remarque : pour
s’exonérer, le porte-fort devrait prouver qu’il s’agit d’un
casus. Or, le refus du tiers n’est pas un casus.

• S’il n’est rien précisé à propos du terme, on présume qu’il X

53
a été consenti au profit du seul débiteur.

• La remise de dette à un co-débiteur solidaire fera X


présumer de l’intention de libérer tous les autres co-
débiteurs solidaires.

• En matière de garantie des vices cachés, le vendeur X


professionnel est présumé être de mauvaise foi.
Remarque : la seule possibilité d’exonération est de faire
la preuve d’une ignorance invincible, ce qui n’est pas
facile.

• En cas de partage dans le cadre de la copropriété fortuite, X


les parts sont présumées égales.

• Dans le cadre des obligations de résultat, le seul fait pour X


le débiteur de ne pas avoir aboutit à ce résultat fait
présumer de la faute dans son chef.

• Dans le cadre du payement indu, l’accipiens est présumé X


de bonne foi.
X
• Dans le cadre de la vente à l’essai, si rien n’est précisé, on
présume qu’elle est conclue sous condition suspensive
simplement potestative au profit du débiteur.
X
• Dans le cadre du contrat d’entreprise, en matière de vices,
l’entrepreneur est présumé en faute si les matériaux sont
affectés d’un vice, sauf à lui de prouver qu’il s’agissait
d’un vice indécelable.
X
• Dans le cadre du bail à loyer : présomption de référence
aux usage du lieu, en matière de durée du bail.
X
• Présomption de remise de dette lorsque le créancier remet
l’acte sous seing privé constituant la preuve de la dette à
son débiteur. (irréfragable car le créancier n’a qu’un
exemplaire de cet acte et ne sait pas s’en procurer un
nouveau.
X
• Présomption de remise de dette lorsque le créancier
remise l’acte authentique (non irréfragable, car le
créancier peut se procurer une « grosse », c-à-d une copie
de l’acte authentique, preuve de l’existence de la dette.

54
Constitutions des droits réels.

Usufruit s.s.

Hypothèque.
apparentes Servitudes continues et
Droit de propriété

Usage

Emphytéose

Superficie
Quasi-usufruit

Servitudes prédiales
Habitation

Gage
Succession s.l. X

Occupation X

Invention X

Prescription X X X X X X X
acquisitive

Spécification X

Accession s.l. X

Acquisition des X
fruits

Contrat X X X X X X X X X

Testament X X X X X X X X X

Loi X X X X X X X

Destination du père X
de famille

Contrat réel X

Total 7 4 3 4 4 3 5 3 3 1 3

55
Extinction des droits réels.

Usufruit s .s.

Hypothèque.
Droit de propriété

Usage

Superficie

Gage
Quasi-usufruit

prédialesServitudes
Habitation

Emphytéose
Disparition
X X X X X X X
Matérielle
Disparition Juridique X X X X X X X
Disparition du droit
X
(derelictio)
Mort de l’usufruitier,
X X X X
de l’usager…
Terme extinctif
X X X X
déterminé
Renonciation à son
X X X X X
droit…
Consolidation X X X
Prescription
X X X X X X X
extinctive.
Déchéance pour abus
X X X
de jouissance
Confusion X X X
Ecoulement du délai
légal pu du terme X X
conventionnel
Déchéance pour
X
dégradation
Suite à l’exécution
X X
des obligations.
Suite à la dissolution
X X
du contrat principal
Suite à la dissolution
X X
du contrat accessoire

Total 3 8 4 7 7 5 7 6 3 3

56
Synthèse des délais de prescription
des droits patrimoniaux.
I Les droits réels.
Droits. Prescription acquisitive. Prescription extinctive.
Droits de • Pour les immeubles et les • Pas d’extinction du droit de
propriété. meubles : prescription propriété par prescription
acquisitive ordinaire ou extinctive.
trentenaire. Conditions : ce sont
les conditions générales :
 Il faut que la chose
possédée soit dans le
commerce.
 Il faut que celui qui
prescrit soit possesseur
et que sa possession soit
utile.

• Pour les immeubles seulement :


prescription acquisitive
abrégée. Conditions générales
+:
 Bonne foi à la prise de
possession.
 Possession fondée sur
un titre de possession :
• Juste.
• Réel.
• Qu’il faut
prouver
activement.

• Pour les meubles seulement :


prescription acquisitive par
ans, ou prescription acquisitive
dite instantanée, selon que le
verus dominus respectivement
s’en est dessaisi non-
volontairement ou
volontairement. Conditions
générales + :
 Il doit s’agir de meubles
corporels considérés
« ut singuli ». Il ne peut
pas s’agir de billets de
banque.

57
 Origine de la possession
suppose une situation de
trois personnes :
• Le verus
dominus.
• L’intermédiaire.
• Le possesseur
actuel.
Usufruit. • Par 10 ans pour les immeubles. • Elle éteint l’action et le droit
par le non-usage prolongé
• Par 3 ans pour les meubles. pendant 30 ans. Remarque
l’action en question est l’action
• Remarque : le quasi-usufruit ne confessoire.
peut pas être constitué par
prescription acquisitive car le • Quasi-usufruit : seule l’action
quasi usufruitier est propriétaire est éteinte par prescription, car
à part entière, mais débiteur il s’agit en fait d’un droit de
d’une quantité équivalente de créance.
genera de même nature.

Usage & • Cf. usufruit. • Cf. usufruit s.s.


habitation.
Servitudes • Pour les servitudes continues et • Pour toutes les servitudes : Elle
prédiales. apparentes seulement : éteint l’action et le droit par le
prescription acquisitive par 30 non-usage prolongé pendant 30
ans. ans.
 Servitude discontinue :
la prescription
commence à courir à
partir du dernier acte
d’exercice de la
servitude.
 Servitude continue : la
prescription commence
à courir à partir du jour
où il a été fait un acte
contraire à la servitude.
Cet acte contraire, de
mauvaise foi, est donc
plus facile à prouver
que le dernier acte
d’exercice de la
servitude.

Emphytéose • Prescription acquisitive • Extinction du droit par le non-


et superficie. trentenaire. usage prolongé pendant 30 ans.
Gage et • Le gage et l’hypothèque ne se constituent jamais par prescription
hypothèque. acquisitive, de même qu’ils ne s’éteignent jamais par prescription
extinctive.

58
II Les droits de créance.
• Ils ne s’acquièrent pas par prescription acquisitive.
• Ils s’éteignent, quant à leur action en exécution forcée, par prescription extinctive
par le non usage prolongé pendant :
 En principe trente ans.
 Mais il existe des délais plus courts :
• 10 ans pour les actions en nullité relative.
• 5 ans pour les loyers ou les intérêts des sommes prêtées.
• 1 an pour les créances des médecins et des marchands.
• 6 mois pour les créances d’un hôtelier et d’un traiteur.

59
Synthèse des intérêts pratiques de la distinction
species/genera.
1) Dénomination est règles applicables à certains contrats :

Certains contrats portent des noms différents selon que l’objet de


l’obligation principale du débiteur est constitué par des species ou par des
genera.

Exemple :
• Le prêt de species est appelé commodat, ou prêt usuel.
• Le prêt de genera est appelé mutuum, ou prêt de consommation.

2) Le titre de fait en vertu duquel on a à sa disposition une species peut-être soit


une possession soit une détention. Par contre dans le cas de genera, il ne peut
s’agir que d’une possession, et même, en réalité, d’un droit de propriété.

3) Lorsqu’un droit de créance porte indirectement sur des genera, le débiteur a le


choix des genera qu’il va remettre au créancier. Par contre, si le droit de
créance porte directement sur des species, ce choix appartient au créancier.

4) Inexécution fautive de ses obligations par le débiteur.

Le débiteur de species qui, par sa faute, ne peut exécuter son obligation


se verra condamner à des dommages et intérêts compensatoires représentant
en argent la valeur de la species sur laquelle portait l’obligation.En revanche,
si l’obligation porte sur des genera, la question des dommages et intérêts
compensatoires ne se pose pas, puisque, les genera étant par natures librement
interchangeables, cela suppose qu’il est toujours possible au débiteur de se
procurer une quantité identique de genera de même nature.

5) Application de la théorie des risques :

Lors de l’inexécution casu d’une obligation portant indirectement sur


species, on va appliquer la règle « debitor certae rei interitu casus rei
liberatur ». Le débiteur sera ainsi libéré de sa dette.

Par contre, lors de l’inexécution casus d’une obligation portant


indirectement sur des genera, on va appliquer la règle : «genera non pereunt»,
qui veut que les choses de genre ne périssent pas. Le débiteur sera donc tenu
de se procurer une quantité équivalente de genera de même nature.

6) Dans le cas d’un contrat dont le but est le transfert de propriété, celui-ci aura
lieu à des moments différents selon que l’objet en question est une species ou
une genera. S’il s’agit d’une species, le transfert aura lieu en principe lors de la
conclusion du contrat, tandis que q’il s’agit d’une genera, le transfert a lieu à
la spécification.

60
! Attention : cette liste n’est pas exhaustive !
Rapport entre
exception d’inexécution et droit de rétention.
I Définitions.
A Exception d’inexécution.

Moyen de défense par lequel le créancier d’une obligation, dans le cadre d’un
contrat synallagmatique parfait, peut paralyser une action en exécution forcée
qu’intenterait son débiteur vis-à-vis de lui, alors que ce même débiteur n’aurait, pour
sa part, pas exécuté son obligation.

B Droit de rétention.

C’est le droit, conféré par la loi, à un créancier de refuser tant qu’il n’est pas
payé, la restitution d’une chose appartenant à son débiteur, bien qu’il n’ait pas reçu
cette chose en gage.

II Rapport qui existe entre eux.


1 Il y a des cas où l’exception d’inexécution prend la forme d’un droit de
rétention.

Exemple : lors d’un dépôt ordinaire rémunéré, le dépositaire ordinaire à le


droit de retenir la chose aussi longtemps que le déposant ne paye pas. Si la
cause d’inexécution est une faute, il y a donc en même temps droit de
rétention.

2 Mais on trouve aussi le droit de rétention dans des contrats


synallagmatiques imparfaits.

Exemple : le dépôt ordinaire à titre gratuit. Si le dépositaire a avancé des


frais de conservation, il pourra garder la chose aussi longtemps que le
déposant ne lui aura remboursé les frais avancés.

3 Enfin, on rencontre aussi le droit de rétention en dehors des contrats.

Le remboursement des impenses nécessaires et utiles, où me possesseur de


bonne ou de mauvaise foi à un droit de rétention aussi longtemps que le
propriétaire ne l’indemnise pas.

4 De même, l’exception d’inexécution peut prendre une autre forme que le


droit de rétention.

Exemple : un travail contre un autre travail. Si l’une des parties n’exécute


pas son travail, l’autre ne sera pas d’exécuter le sien.

61
Synthèse de tout ce qui se rapporte aux fruits.
1) Tableau : cf. page 17.

2) Acquisition par le propriétaire de la chose principale des choses accessoires


produites par cette chose principale :

Il s’agit de l’acquisition des fruits s.l., c-à-d des fruits et des produits aménagés
en fruits. Le propriétaire de la chose principale les acquiert par séparation
(=détachement de la chose accessoire par rapport à la chose principale, de
quelque manière que ce soit).

Ce bénéfice particulier est bien plus une conséquence du droit de propriété


qu’un mode originaire d’acquisition de la propriété.

3) Acquisition des fruits et des produits aménagés en fruits par une autre
personne que le propriétaire de la chose principale. Cette acquisition à lieu :

• Par perception pour l’usufruitier, l’usager et le locataire. Ils ne


deviennent propriétaires de ces fruits et de ces produits aménagés en
fruits que lorsqu’ils ont eux-même pris possession des fruits, ou qu’ils
ont mandaté quelqu’un à cet effet.

• Par séparation pour le possesseur de bonne foi, l’emphytéote et le


superficiaire. Ils en deviennent donc propriétaires quelle que soit la
manière dont le détachement à eu lieu.

• Pour le voisin : il devient propriétaire des fruits naturels s.s. qui


tombent naturellement de l’arbre du voisin dans son jardin.

4) Lorsqu’une mise en demeure est adressée à un possesseur de bonne foi et


concerne une chose frugifère, le possesseur perd le droit aux fruits.

5) L’un des effets de la possession de bonne foi est l’acquisition des fruits et des
produits aménagés en fruits. Ce droit prend fin lorsque le possesseur devient
de mauvaise foi («mala fides superveniens nocet »), ou loorsqu’il est cité en
justice ou mis en demeure (cf. plus haut).

62
Intérêts pratiques de la distinction
bonne foi/mauvaise foi.
1) Dans le cas de la prise de possession d’une chose, 4 hypothèses doivent être envisagées :

• Prise de possession de bonne foi d’une chose que l’on sait pertinemment bien être
une res nullius : dans ce cas, il y a occupation.

• Prise se possession de bonne foi d’une chose que l’on croit être une res nullius mais
qui, en réalité, fait l’objet d’un droit de propriété auquel le titulaire n’a pas renoncé :
dans ce cas il n’ y a qu’une simple possession coïncidant avec un droit de propriété
dont quelqu’un d’autre est titulaire.

• Prise de possession de mauvaise foi d’une chose dont on sait qu’elle est encore
appropriée : dans ce cas il y a vol.

• Prise de possession de mauvaise foi d’une chose dont on croit qu’elle est encore
approprié alors que son propriétaire s’en est volontairement et librement débarrassé :
dans ce cas, il y a occupation et le possesseur est devenu propriétaire, même s’il croit
qu’il est possesseur de mauvaise foi.

2) Dans le cas de l’invention d’un trésor.

• Si l’invention est le fait d’une personne de bonne foi qui fait cette découverte par
hasard, et que le trésor est contenu dans un meuble ou immeuble appartenant à
autrui, cette personne devient propriétaire de moitié du trésor, l’autre moitié
allant au propriétaire du contenant.

• Si l’inventeur n’est pas de bonne foi et/ou ne fait pas cette découverte par hasard,
le propriétaire du contenant devient propriétaire de la totalité du trésor.

3) En mati ère d’appauvrissement frauduleux :

• Lorsqu’un débiteur s’est rendu insolvable vis-à-vis de son créancier par un acte
d’appauvrissement frauduleux conclu à titre onéreux, le créancier pourra, grâce
à l’action paulienne, rendre cet acte inopposable s’il s’avère que le tiers était
complice, c-à-d qu’il savait que le but du débiteur était de ce rendre insolvable.

• Par contre, si le tiers était de bonne foi, il ne sera pas lésé, et l’acte subsistera.

4) Dans le cas de paiement indu sans cause et lorsque la valeur de l’enrichissement n’est pas
équivalente à la valeur de l’appauvrissement, la situation est différente selon que l’accipiens
était de bonne foi ou de mauvaise foi. :

• S’il était de bonne foi, il devra rembourser uniquement ce qu’il a reçu.


 Argent : il rembourse la somme, mais pas les intérêts.
 Chose frugifère ; il ne rembourse pas les fruits.
 S’il a vendu la chose, il rembourse le prix, même s’il est dérisoire.
 Si la species a péri casu, il ne rembourse rien.
 Si la species a péri par sa faute, il rembourse le prix de la chose plus des
dommages et intérêts.

• S’il était de mauvaise fois, il devra rembourser la totalité de ce qu’il a reçu + les
intérêts ou les fruits. S’il a vendus la chose, et mal, il devra non seulement
rembourser le prix, mais également la différence avec la valeur réelle. Si la chose
a péri casu ou par sa faute : dommages et intérêts compensatoires.

63
Synthèse des renversements légaux de la règle
« debitor certae rei interitu casus rei liberatur ».
1) Lors de la mise en demeure, le détenteur d’une species supportera la charge
des risques suite à la perte ou la détérioration casu de celle-ci, si la perte ou la
détérioration survient après que le détenteur ait été mis en demeure.

2) Lors de la transgression d’une obligation de non facere, il y a mise en demeure


de plein droit, et donc renversement de la charge des risques, lesquels passent
sur la tête du débiteur.

3) Quand la loi met la charge de tous les risques ou de certains risques sur la tête
du débiteur.

En droit romain, c’est ce qu’on appelle la “custodia”, c-à-d la garde ou la


charge des casus, en termes juridiques. Exemples :
• Le voleur a la charge de tous les risques une fois qu’il s commis le vol.
• L’hôtelier a la charge de tous les risques pour les effets du client qui se
trouvaient dans l’hôtel.
• L’accipiens de mauvaise foi, dans le cadre du quasi-contrat de
payement indu.

4) La mise en demeure entraîne le renversement de la charge des risques (cf. 1),


sauf si le débiteur peut prouver que la chose aurait également péri dans les
mains du créancier. On retombe alors sur la règle “Debitor certae rei...”, sauf :
• Si le débiteur est un voleur
• S’il y a eu prise des risques à charge du débiteur.

Dans ces deux cas, il y a donc à nouveau renversement de la règle.

64
Synthèse des actions réelles et
des actions personnelles.
Actions réelles. Actions personnelles.

Une action réelle est une action fondée Une action personnelle est une action qui
dur l’existence d’un droit réel, qu’il ne se fonde pas sur un droit réel, mais sur
appartient au demandeur de démontrer. un droit de créance, ou tout autre droit.

• Action confessoire. • Action en répétition.


• Action négatoire. • Action en restitution.
• Action en revendication. • Action en nullité relative.
• Action en résolution.
• Action en rescision.
• Action en déclaration de simulation.
• “Actio de in rem verso” cf. gestion
d’affaire.
• Action rédhibitoire.
• Action estimatoire.
• Action en exécution forcée.

65
Synthèse des mécanismes supposant une fiction.
1) Les hérédités jacentes ne sont pas des personnes morales, au contraire des
fondations, car elles sont réputées « prolonger » la personne du défunt, en
vertu de 1’adage : « Heredites jacens sustinet defuncti ».

2) Lorsque le défendeur d’un procès est un possesseur qui a cessé posséder par
dol et s’est défait frauduleusement de la species pour échapper à l’action en
revendication on va considérer fictivement qu’il en est toujours proriétaire en
vertu de l’adage : « Dolus malus pro possessione est ».

3) Dans le cadre de la coresponsabilité civile, lorsque plusieurs personnes


commettent une faute ou engendre un dommage chacune d’elles est réputées
avoir commis cette faute toute seule. Chacune est donc tenue de réparer la
totalité du dommage (cf. obligations in solidum).

4) Dans le cadre d’un contrat sous condition suspensive, le principe de


convention joue dès le début. Si l’une des parties empêche la condition: de se
réaliser, elle sera considérée fictivement conne s’étant réalisée.

5) Dans le cadre de la convention de porte-fort, lorsque le tiers ratifie


l’engagement, on va considérer fictivement qu’il était le mandant du porte-
fort, lequel l’a représenté devant le stipulant.

6) Parmi la catégorie des biens immeubles, le droit actuel comprend entre autres
les immeubles par destination, qui sont en réalité des meubles, que la loi
répute fictivement immeubles, en raison :

• Soit de leur affectation au service ou à l’exploitation d’un immeuble


par le propriétaire de cet immeuble.

• Soi de leur attache a perpétuelle demeure.

66
Synthèse des mécanismes à trois.
I Les faux mécanismes à trois.
• Cautionnement.
• Action directe.
• Stipulation pour autrui.
• Promesse pour autrui.
• Mandat.
• Gestion d’affaire (s’il n’y a pas commission d’un acte matériel par le
gérant).
• Payement avec subrogation.
• Payement indu.
• Convention de porte-fort.
• Action directe.
• Cession de créance.
• Convention de prête-on.
• Prescription acquisitive par 3 ans.
• Vente avec élection d’ami.
• Solidarité active (?).
• Solidarité passive (?).

II Les vrais mécanismes à trois.


• Cession de dette.
• Action paulienne.
• Usufruit conjoint.
• Vente avec copropriété.
• Compromis.

67
Synthèse des sanctions pour usage abusif.
1) Le propriétaire d’une chose peut faire l’objet de poursuite pour abus de droit.
Le droit de propriété, bien qu’absolu, n’est donc pas illimité.

2) L’usufruit peut s’éteindre par suite de déchéance de l’usufruitier lorsque celui-


ci manque gravement à ses obligations (ex ne pas respecter la destination de la
chose, prélever des produits non aménagé en fruits,...).

3) L’usage et l’habitation peuvent également s’éteindre pour abus de jouissance


ou dans les mêmes conditions que l’usufruit.

4) Le droit d’emphytéose peut s’éteindre par déchéance de l’emphytéote suite à


des dégradations notables ou un abus de jouissance et ce sans préjudice
d’éventuels dommages et intérêts à payer au tréfoncier.

5) Le gage peut s’éteindre par déchéance du créancier gagiste.

68
Synthèse des situations qui impliquent
nécessairement un terme extinctif indéterminé.
1) L’usufruit.

2) L’usage.

3) L’habitation.

4) La rente viagère.

5) Le contrat successif à durée indéterminée (ex : contrat de travail).

Synthèse des personnes simultanément


« détenteur » et « possesseur ».
Ce sont les cas où une même personne est à la fois quasi-possesseur d’un droit
réel et débitrice de la chose sur laquelle porte ce droit.

1) L’usufruit s.s.
• Quasi-possesseur du droit d’usufruit.
• Détenteur de l’objet sur lequel porte ce droit, c-à-d de la chose
usufructuaire.

2) Le créancier gagiste sur species.


• Quasi-possesseur du droit de gage.
• Détenteur de la chose remise en gage.

3) L’usager et le titulaire du droit d’habitation

4) L’emphytéote et le superficiaire.

69
Les cas d’application de l’adage
« ratihabitio mandato comparatur ».
1) Dans le cadre de la convention de porte—fort, lorsque la tierce personne
apprend l’opération et qu’elle est d’accord, elle ratifie le contrat ou s’engage
elle-même, vis-à-vis du créancier, on va appliquer cet adage, et donc faire
comme s’il y avait eu mandat depuis le début.

2) Dans le cadre de la gestion d’affaire, si le maître de l’affaire, lorsqu’il revient,


ratifie la gestion, on va assimiler rétroactivement cette gestion d’affaire à une
mandat.

Théorie de l’imprévision : contenu et rôle éventuel.


Notion.
C’est une théorie qui veut que si des circonstances économiques imprévisibles au
moment de la formation du contrat surviennent et bouleversent fondamentalement
l’économie au point de rendre l’exécution de son obligation par l’une des parties très
lourde, il y aura alors modification du contrat, ou même résiliation.

Rôle.
Cette théorie n’est pas admise en droit privé I!

70
Synthèse des responsabilités d’exonération en
matière de responsabilité complexe.
• Les parents à l’égard de leurs enfants mineurs :

La faute présumée des pères et mère est le défaut de surveillance ou le


défaut d’éducation. C’est présomption n’est que juris tantum, et les
parents peuvent se dégager en apportant la preuve d’une bonne
surveillance et d’une bonne éducation.

• Les maîtres et commettants pour les fautes de leurs préposés :

La présomption étant irréfragable, l’employeur devra plutôt prouver


que l’une des conditions n’est pas satisfaite.

• Les instituteurs et artisans pour leurs élèves et apprentis.

La présomption de faute peut-être renversée par la preuve d’une bonne


surveillance.

• La responsabilité générale du fait des choses.

L’ignorance invincible du vice n’exonère pas le gardien, mais celui-ci


pourra toutefois renverser la présomption de responsabilité en prouvant
que le vice est dû à la force majeure ou au fait d’un tiers.

• La responsabilité du fait des bâtiments.

Le propriétaire ne peut pas s’exonérer en prouvant que le défaut


d’entretien serait dû à la force majeure. Par contre, il peut s’exonérer en
prouvant que la ruine du bâtiment elle-même est due à un cas de force
majeure.

• Le gardien d’un animal peut s’exonérer de sa responsabilité en


prouvant que le comportement de l’animal est dû à un cas de force
majeure.

N.B. Dans tous ces cas, le civilement responsable peut toujours s’exonérer en
prouvant que le dommage est lié è une cause étrangère, et non à la chose ou à la
personne à l’égard de laquelle il est responsable.

71
Synthèse des responsabilités légales.
En matière extracontractuelle.

En matière contractuelle.
On applique en principe le critère du bon père de famille, c-à-d la culpa levis in
abstracto. Mais dans certain cas, la loi peut prévoir une limitation de la responsabilité.

• Soit elle maintient le régime de la culpa levis in abstracto, mais prévoit


que la faute sera appréciée de manière plus clémente par le juge. Ex :
 Le mandat à titre gratuit quand le mandataire ne s’est pas
proposé lui-même.
 La gestion d’affaires : comme le gérant se charge de tous les
soucis pour le géré, on considère que sa responsabilité doit être
restreinte.

• Soit elle limite la responsabilité au critère de la culpa levis in concreto.


Ex :
 Le dépôt ordinaire, lorsque le dépositaire ne s’est pas proposé
lui-même, et s’il s’agit d’un dépôt à titre gratuit.

• Soit on limite la responsabilité à la faute lourde et au dol.


 Le commodant n’est tenu que de la culpa lata et du dol, dans le
cas d’un vice caché (il ne répond du vice caché que s’il ne l’a
pas signalé).

72
Cas d’application de la notion de complicité.
En matière de dol-vice de consentement.
En principe quand le dol émane d’un tiers la victime ne peut pas obtenir
l’annulation du contrat sauf :
• Lorsqu’elle peut prouver que le tiers est complice.
• Lorsqu’il s’agit d’une donation.

En matière d’appauvrissement frauduleux.


Lorsqu’un débiteur s’est rendu insolvable vis-à-vis de son créancier par un
acte à titre onéreux, le créancier, par l’action paulienne, peut rendre cet acte
inopposable si le tiers était complice, c-à-d s’il savait que le débiteur avait pour but de
se rendre insolvable. Par contre, si le tiers n’était pas complice, cet acte subsistera.

Dans le cas de l’action paulienne (?).

! Attention : cette liste n’est probablement pas exhaustive !

73
Résolution judiciaire : notion et cas d’application.
Remarques préalables :
• La résolution judiciaire est une exception au second corollaire du
principe contractuel de convention-loi.

• Ne pas confondre résolution judiciaire et résiliation autorisée par la loi


(qui est une exception au premier corollaire du principe de la
convention-loi.

I1 y a donc résolution lorsque, en vertu de la loi, une partie à un contrat peut


demander en justice la résolution de ce contrat.

Exemples :
• S’il y a perte partielle de l’objet d’un contrat de vente sous condition
suspensive, alors que la condition est pendante, l’acheteur a le choix
entre :
 Poursuivre la vente, mais sans diminution de prix.
 Demander la résolution du contrat et dans ce cas, les risques
sont supportés par le vendeur.

• Conformément au principe de connexité lorsque l’une des parties, à un


contrat synallagmatique parfait n’exécute pas son obligation, par sa
faute et de manière définitive, l’autre partie a le choix entre :
 Poursuivre le contrat, et donc intenter une action en exécution
forcée contre son débiteur, en vue d’obtenir des dommages et
intérêts.
 Demander en justice la résolution du contrat (avec toujours de
la part du juge un pouvoir d’appréciation quant à la gravité de
la faute commise).

74
Synthèse des différentes significations du mot
« vice ».

1) Vice de fond .

Il s’agit d’une caractéristique touchant l’acte juridique considéré comme


negotium et dont l’existence a pour conséquence la nullité de cet acte
juridique.

2) Vice de forme.

Il s’agir d’une caractéristique touchant à l’acte juridique considéré comme


instrumentum.

3) Vice caché .

Un vice caché, aussi appelé vice rédhibitoire, est un défaut non apparent, c-à-d
non détectable par un examen ce bon père de famille et répondant a certaines
conditions, différentes d’un contrat a l’autre.

4) Vice apparent.

Un vice apparent est un défaut détectable par un examen attentif de bon père
de famille, et ne répondant pas aux conditions considérées ci—dessus.

5) Vice intrinsèque .

Il s’agit d’un défaut inhérent à la chose, objet du contrat, d’un défaut propre à
la chose elle-même.

6) Vice extrinsèque.

Il s’agit d’un défaut dû à la position, la place où la chose qui fait l’objet du


contrat, est déposée.

7) Vice de consentement.

Il s’agit de l’erreur, du dol, de la violence et de la lésion, qui annulent le


consentement en le viciant.


Il est bien évident que les 6 premières significations s’opposent deux par deux :
• vice de fond/vice de forme
• vice caché/vice apparent
• vice intrinsèque/vice extrinsèque

75
Synthèses des différentes « stipulations »
rencontrées.
Le contrat de stipulation.
C’est le type même du contrat illustrant le formalisme de parole en droit
archaïque (période allant de -450 à -145 avant J.C.).

C’était un contrat qui avait pour effet juridique unique de créer un droit de
créance et une obligation. Le futur créancier était appelé le stipulant, le futur débiteur
le promettant.

La première partie du contrat s’appelle la stipulation s.s., et sert à créer le droit


de créance. La seconde partie est la promesse, fait par le promettant au stipulant. Elle
créait l’obligation.

Ce contrat était très formaliste, car il n’autorisait que l’emploi du verbe


« spondere », la réponse devait être donnée immédiatement après la question, et en
Latin seulement,...

Par la suite, ce formalisme s’est assoupli, et l’emploi d’une autre langue a été
autorisé, de même que la présence d’un traducteur, ou que l’écoulement d’un certain
temps entre la question et la réponse.

La stipulation pour autrui.

C’est une opération aux termes de laquelle une personne, le promettant,


s’engage envers une autre personne, le stipulant, à accomplir telle prestation en faveur
d’un tiers, étranger à la convention, sous certaines conditions.

A l’heure actuelle, la stipulation pour autrui correspond à la stipulation au sens


étroit des Romains. Elle n’est valable qu’à ce certaines conditions (caractère
accessoire, volonté de stipuler pour autrui, l’indication du tiers bénéficiaire).

76
Synthèses des différentes
« promesses » rencontrées.
1) La promissio.

Seconde partie du contrat de stipulatio(n), elle sert créer l’obligation


corrélative au droit de créance créé par la première partie du contrat, la stipulation s.s.

2) La promesse pour autrui.

C’est une exception au principe vouant que l’objet au sens large d’un contrat
porte sur le fait du débiteur (convention de porte-fort et promesse pour autrui adjointe
d’une clause pénale).

3) La promesse de contrat

C’est le deuxième stade pré-contractuel non-obligatoire, mais à valeur


obligatoire. Il s’agit d’un contrat par lequel une partie s’engage définitivement à
conclure ultérieurement avec l’autre partie, au gré de celle-ci un contrat précis dont la
teneur essentielle est dès à présent précisée.

77
Synthèse des diverses significations du mot
« titre ».
Titre de possession.
Dans le cas de la prescription acquisitive, c’est l’une des deux conditions. Ce
titre doit être :
• « juste » = conforme au droit objectif, ayant pour effet de transmettre la
possession.
• « réel » = véritable, conforme à la réalité, et non pas putatif.
• « qu’il faut prouver activement » = le possesseur qui invoque la
prescription abrégée n’est pas présumé avoir un titre juste et réel, il
doit en fournir la preuve.

Titre putatif.
C’est un titre ou une qualité que l’on croit avoir, mais qu’en réalité on n’a pas.

Titre exécutoire.
Dans le cadre de l’exécution forcée s.l., la procédure judiciaire se terminera
par un jugement de condamnation du débiteur. Par ce jugement, le créancier obtient
un titre exécutoire qui lui permet d’obtenir du débiteur condamné l’exécution de ses
obligations. S’il s’avère que le débiteur ne s’exécute toujours pas, le créancier peut
faire appel à la force publique (= exécution forcée s.s.).

Titres négociables.
Ce sont des créances qu se détachent du contrat qui les fait naître, et se mettent
à exister de par leur instrumentum. Ils peuvent être abstraits (chèques, lettres de
change, billets à ordre) ou concrets (police d’assurance, connaissement).

Si le titre est au porteur, la simple tradition de l’instrumentum opère cession de


créance entre parties et vis-à-vis des tiers.

Si le titre est à ordre, Il faut alors non seulement en faire la tradition, mais
également l’endossement.

78
« Gardien » : notion et contextes juridiques.
1) Gardien d’une chose.

Est gardien d’une chose celui qui en use, qui en jouit ou qui la conserve pour
son propre compte, avec pouvoir de surveillance, de direction ou de contrôle, ce qu
implique qu’il peut s’agir du propriétaire, mais également du locataire, à tout le moins
pour les choses l’égard desquelles il a une obligation d’entretien.

2) Gardien d’un animal.

Dans le cadre de la responsabilité du fait des animaux au sens large, sera


considéré comme gardien non seulement le propriétaire, mais également la personne
qui recueille un animal errant, de même que le voleur d’un animal.

Il s’agit donc en fait du maître et de l’utilisateur.

Mais ne sont pas considérés comme gardiens


• Le vétérinaire
• Le palefrenier
• Le maréchal—ferrant
• Le transporteur

Il faut en outre qu s’agisse d’un animal domestique.

79
Définition du contrat + Illustration de chaque effet
juridique pour un droit réel et pour un droit de
créance.
Définition.
Un contrat est un accord de volonté, passé entre deux personnes au moins dans
le but de créer des effets juridiques (créer, transmettre, modifier et éteindre des droits
subjectifs).

Illustration de chaque effet juridique.


Droit réel.

• Création contrat portant création d’un droit d’usufruit, passé entre le


propriétaire de la chose et une tierce personne.
• Transmission contrat d’échange.

• Modification dation en payement

• Extinction : rachat de servitude

Droit de créance.
• Création : contrat de stipulation.
• Transmission cession de créance.
• Modification dation en payement.
• Extinction : remise de dette.


Ces deux points devraient être vérifiés !

80
Classification des principaux contrats.

81
Synthèse des ventes supposant une condition
résolutoire.
Le pacte de revente, ou vente à réméré.
La terminologie est mauvaise car en réalité il s’agit d’une seule et unique
vente, affecté d’une condition résolutoire expresse au profit du vendeur qui a pour
effet, si elle se réalise de résoudre le contrat.

Le vendeur se réserve le droit de résoudre le contrat si, dans un certain délai,


fixé dans le contrat, il se repent d’avoir vendu (condition résolutoire purement
potestative).

Ce délais, s’il n’est pas fixé, est de 5 ans et s’il est fixé, il ne peut jamais
dépasser 5 ans.

Le pacte commissoire.
C’est une vente contenant une condition résolutoire expresse par laquelle le
vendeur se réserve le droit de résoudre la vente si l’acheteur ne paye pas le prix à
l’échéance du terme suspensif prévu. Mais dans l’hypothèse où l’acheteur ne payerait
pas, le vendeur peut également le poursuivre en exécution forcée, s’il désire
poursuivre le contrat.

N.B. En réalité, le pacte commissoire n’est qu’une clause ou contrat de vente.

L’adjudication du jour.
C’est une clause par laquelle le vendeur se réserve le droit de résoudre le
contrat de vente si dans un délai è fixer, il trouve un autre acheteur qui lui offre un
prix plus élevé.

Le premier acheteur ne deviendra définitivement propriétaire qu’en cas de


défaillance de cette condition résolutoire. Ce cas ne se trouve pas dans le Code civil,
et il est rare l’heure actuelle.

Le pacte de déplaisir.
C’est la vente à l’essai, sous condition résolutoire (lorsqu’on ne précise rien
quant è la vente è l’essai, elle est présumée être sous condition suspensive).

L’acheteur se réserve le droit de résoudre le contrat d’achat si apparaît, dans


un certain délai, que l’essai est non satisfaisant.

82
Synthèse en matière de donations.
Remarque préalable :
La donation est un contrat (et non un acte juridique unilatérale). Elle suppose
donc un accord de volontés entre le donateur et le donataire.

Caractéristiques :
• Contrat formel (ou réel, dans le cas du don manuel).
• Contrat principal.
• Contrat nommé.
• Contrat synallagmatique imparfait (ou parfait s’il s’agit d’une donation
avec charge).
• S’il s’agit d’une libéralités, c’est un contrat à titre gratuit, s’il s’agit
d’une donation avec charge, c’est un contrat soit commutatif soit
aléatoire.
• Contrat instantané (sauf dans le cas d’une charge devant s’exécuter de
manière successive. Ex : je vous donne ma maison , à charge pour vous
d’y héberger ma vieille jusqu’à sa mort).
• Contrat intuitu personae.

Possibilité de révocation des donations.


En principe, la donation est irrévocable, mais il y a malgré tout 5 cas où la
révocation est autorisée :

• Lorsque la donation est affectée d’une charge (‘‘donation sub modo”)


imposée au donataire, et que celui-ci n’exécute pas la charge, soit
totalement soit même partiellement. C’est la même idée que la
condition résolutoire tacite.

• Pour toutes les donations il peut y avoir révocation pour ingratitude du


donataire. Mais cette ingratitude doit se manifester soit :
 En tentant d’attenter la vie du donateur (que l’on y réussisse ou
non).
 En refusant les aliments au donateur, s’il est dans un état de
misère.
 Lorsqu’il y a, de la part du donataire et sur le donateur, des
sévices graves (mauvais traitements), des injures graves, des
délits (au sens large).

• Lorsqu’il y a survenance d’un enfant au donateur.

Le législateur suppose que si le donateur avait su qu’il allait avoir un


enfant, Il n’aurait pas fait la donation, car le législateur suppose que
tout individu souhaite transmettre le maximum de son patrimoine ses

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enfants. Cela suppose donc que le donateur n’ait pas encore d’enfant au
moment de la donation. Il faut également que le donateur prouve qu’il
y a eut donation, ce qui n’est pas toujours facile. On applique la règle
“Infans conceptus pro nato habetur quotie(n)s de ejus cor agitur”, mais
à l’envers : on considère que l’enfant conçu n’est pas encore né
puisqu’il ne s’agit pas de ses avantages. Si on le considérait comme né,
on ne pourrait pas admettre la révocation de la donation. C’est le cas
unique dans le cours où cet adage est appliqué à l’envers.

• Lorsqu’il y acte d’appauvrissement frauduleux du débiteur vis-à-vis de


ses créanciers. On décide que, dans ce cas, le créancier peut révoquer la
donation faite par le débiteur à une tierce personne. C’est le mécanisme
de l’action paulienne.

• Les donations faite entre époux sont révocables, car on se méfie des
abus d’influence, des opérations de charme, et on prévoit que ces
donations entre époux sont essentiellement révocable, même si mes
époux ont prévu le contraire.

Cela n’est pas valable entre les futurs époux, qui sont considérés
comme des tiers.

N.B. Une remise de dette est une donation indirecte, car le créancier permet au
débiteur de ne pas exécuter son obligation.

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Synthèse des règles spéciales et des particularités
du régime contractuel entre époux.
• La prescription ne court pas entre époux.

• Les donations faite entre époux sont révocables, car on se méfie des
abus d’influence, des opérations de charme, et on prévoit que ces
donations entre époux sont essentiellement révocable, même si mes
époux ont prévu le contraire.

Cela n’est pas valable entre les futurs époux, qui sont considérés
comme des tiers.

La vente est interdite entre époux, ceci a été mis au point pour éviter aux époux la
tentation de contourner le principe de la révocabilité des donations.

L’échange étant l’ancêtre de la vente, un grand nombre de règles lui sont aapplicables,
y compris la prohibition entre époux.

N.B. Cette liste n’est pas exhaustive !I

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