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INTRODUCTION AU DROIT EUROPEEN ET

COMMUNAUTAIRE.
Idée de l’Europe : replacer dans l’histoire. Le terme Europe remonte à Hérodote, remonte à
peu près au 7ème siècle av. JC. C’est un terme qui n’a pas de sens précis, ni culturel, ni
politique, ni autre. Il faut attendre le MA pour que l’idée d’Europe se construise, cette idée se
construit autour de la chrétienté, au sens de civilisation européenne, comme étant un terme qui
forme une unité de civilisation. 18ème siècle, siècle des lumières, va mettre en évidence
l’Europe. C’est le siècle des lumières qui va mettre en évidence le terme, lui donner un éclat
particulier, et qui va surtout mettre en évidence quelque chose qui va déboucher sur des
conflits mondiaux (1ère et 2ème GM), l’Etat nation. Plus que l’Etat nation, les nationalismes.
Europe va se heurter à sa conception aux 2 conflits mondiaux qui vont lui donner un attrait
nouveau. L’Europe historiquement acquiert un attrait nouveau déjà après 1ère GM, mais
surtout après la 2ème GM, car elle semble être une solution.

Les lumières, en quoi ce 18ème siècle a permis l’émergence d’une idée d’Europe nouvelle,
fondée sur la notion d’Etat ? Parce qu’il y a des nouvelles valeurs que vont développer les
lumières. Des nouvelles valeurs qui sont en opposition à l’approche chrétienne de l’Europe.
L’Europe des lumières est en opposition à l’Europe chrétienne du MA. Le mot Europe va se
substituer au terme christianitas. Cet ensemble de chrétienté va devenir l’Europe. Preuve en
est le schisme protestant, il y a une contestation de cette chrétienté, Europe va pouvoir définir
ce qui n’est plus chrétien mais est géographiquement l’étendu d’un territoire. 18ème siècle
aussi développement des échanges intellectuels, début de l’Europe des idées, des échanges
entre académies. C’est une Europe des élites le 18ème siècle.
C’est une Europe pour laquelle il n’y a pas de frontières. C’est une Europe ou les frontières
sont abolies. Vont se développer les échanges philosophiques, les créations littéraires,
artistiques, mais encore vont se développer pleins de théories, des théories économiques,
nouvelles. Le libéralisme entre autre. On a un foisonnement d’idées. Le temps fort de ce
18ème siècle, ce sont les conquêtes napoléoniennes, va permettre un brassage des personnes.
Va permettre les flux migratoires par la nécessité de la conquête. Il va permettre le
développement d’une opposition à l’hégémonie de l’empire français. La menace que
constituait l’empire français va aider au développement d’une idée nationale en Europe.
L’empire ayant pris fin, le monde en est totalement bouleversé, dynamique s’est mis en place
au 18ème siècle, ne va pas cesser d’être en mouvement.

Les 2 conflits. Ces 2 conflits mondiaux servent de fondement à la construction européenne qui
constitue dans les premières étapes une histoire courte de notre Europe actuelle. Construction
européenne débute en 1945, elle tourne autour d’une unité de projets, un projet commun. En
l’occurrence là l’unité est presque exclusivement économique et juridique. Ce projet commun
n’est plus une unité de pensée, pas une unité philosophique, pas une abstraction, il est
organisé, étape par étape, programmé, laisse très peu de place au hasard. Cette Europe, unité
de projet économique, juridique, pensé et organisé. C’est un projet concerté, va s’organiser
autour de traités internationaux, rythmés par des conférences intergouvernementales. Plus de
60 ans après la fin du dernier conflit mondial, on peut dire que l’Europe tel que pensé en 1945
dépasse les espérances de ses fondateurs.

D’abord mettre en évidence structures, droit institutionnel. Parler des organisations


européennes. Or ces organisations sont de 2 sortes. Avant de les décrire, faut se dire que ces
organisations européennes sont d’abord des OI. C’est-à-dire qu’elles répondent à la même
définition que celle d’une OI.

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C’est une association d’Etats, de personnes morales de droit international public, qui
s’associent par traité, pour coordonner leur action dans un domaine particulier. Ils se
réunissent après avoir rédigé un traité, l’organisation qu’ils forment, c’est l’OI.
Ce traité est l’acte constitutif, il permet de constituer, de créer l’organisation. Elle est dotée
d’organes qui lui sont propres. Cette OI est aussi dotée d’une personnalité morale de droit
international public, distincte de celle des Etats membres.
Le traité multilatéral, ce traité exprime le consentement des Etats, consentement à agir
ensemble, à coopérer dans un domaine particulier, ce traité contient la spécialité de
l’organisation. Elle est créée en vue d’un but, elle répond à un principe de spécialité.
Ce traité peut faire l’objet de révisions, c’est souvent le traité qui prévoit en son sein son
mode de révision.
Première OI jamais créée, créée en 1816 : c’est la Commission centrale pour la navigation
du Rhin. Prend racine entre France et l’Allemagne.

Parmi les OI, on trouve les organisations intergouvernementales et les organisations non
gouvernementales (ONG). Dans ce cours on s’inquiète que des organisations
intergouvernementales. Ces OI parmi lesquelles figurent des organisations européennes sont
des sujets de droit international public, elles sont régies par le DIP, elles sont elles-mêmes
composés de sujets de DIP, cad d’Etats.
Créé ainsi, ces organisations internationales ou européennes ont la capacité juridique. Elles se
distinguent de leurs membres. Elles ont le droit d’ester en justice devant les organisations
internationales, d’entretenir des relations diplomatiques, de signer des traités, d’adhérer à des
traités, ils ont le droit de recevoir des dons, des legs, d’avoir un budget. Elles ont une capacité
juridique propre à agir, distincte de leurs membres. Il y a à peu près entre 320 et 330 OI dans
le monde. Leur champ d’activités couvre tous les domaines. Elles sont d’une grande variété.

Il y a une grande variété des Organisations européennes (OE). Elles sont variées car elles se
distinguent quant au nombre de leurs membres. On peut les distinguer selon qu’elles
regroupent bcp d’Etats ou peu.
Par exemple le Conseil de l’Europe (la grande Europe 47 Etats) recouvre presque tous les
Etats du continent. Il y a des organisations moins nombreuses, par exemple l’Union
européenne, qui ne regroupe que 27 Etats membres.
Il y a certaines OE qui sont ouvertes à des Etats qui n’appartiennent pas au continent
européen, c’est le cas du Conseil de l’Europe. On a des organisations qui étaient européennes
mais ne le sont plus, l’OCDE (organisation de coopération et de développement économique)
mtnt par extension a assimilé des Etats qui ne sont pas du continent comme le Canada, Japon,
Nouvelle-Zélande.
La composition permet de les distinguer. Elles se distinguent et leur grande variété apparaît
dès lors qu’on s’inquiète de leurs compétences. En effet il y a des OE qui ont vocation à
traiter tous les domaines. Répond à une vocation générale. Peuvent avoir activités dans
domaines variés, divers (Conseil de l’Europe, les seules questions qu’il ne traite pas sont les
questions militaires). On a aussi OE qui ont compétences plus techniques, spécialisés. Dans
domaine des télécommunications par exemple, ou domaine de la recherche nucléaire (ex.
Organisation européenne pour la recherche scientifique CERN).
On a aussi des OE qui se distinguent en raison de leur fonctionnement. Une OI a une structure
organique tjrs à peu près identique. Elles fonctionnent toutes, sauf exception, selon un
principe d’égalité des Etats et de respect de la souveraineté des Etats. Donc, normalement,
lorsqu’au sein d’une OI les Etats coopèrent, essaient d’élaborer un projet commun, prennent
décisions en commun, un Etat égal un Etat. Le plus souvent se fait dans le respect de la
souveraineté des Etats : càd le consensus. Ne fonctionne pas selon un principe majoritaire

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généralement. Souvent des les OI, il n’y a pas de vote formel, fonctionne par le principe
d’opposition. Si personne ne s’oppose, l’acte est adopté.
Organiquement ces organisations sont organisées généralement de la même manière.
Généralement organisation tripartite. Elles sont organisées :
- d’abord en une assemblée, une assemblée des Etats membres, c’est l’organe
délibérant.
- Un secrétariat, à la tête duquel généralement il y a un secrétaire, organe administratif
de l’organisation, et organe permanent, c’est l’organe exécutif.
- Les organes consultatifs, ou techniques, ou spécialisés, organes qui aident
l’organisation à fonctionner, qui l’aident à réaliser l’objet, sa spécialité. Sont souvent des
experts, des consultants. Des personnes tierces à l’organisation.

Organisations de coopération : ont pour objet de se concerter. Coopérer c’est agir ensemble,
mais dans un cadre diplomatique. Conséquence que cela a par rapport à la 2ème catégorie, ces
organisations de coopération, quand elles prennent un acte, l’acte est un acte qui a des effets
limités. Ces actes n’ont d’effets qu’à la condition que tous les Etats y aient souscrits. De plus,
cet acte n’a d’effets que si tous les Etats sont d’accords et que si cet acte est ratifié. Ces actes
dépendent de l’accord de tous et de la ratification de tous. Tant que ces actes qui émanent des
Etats au sein de l’organisation n’ont pas été ratifiés, leur portée juridique dépend de leur
ratification. Le Conseil de l’Europe est une organisation de coopération. Les plus pessimistes
disent que Conseil de l’Europe n’est qu’un forum de discussion.

De l’autre côté, 2ème catégorie d’organisations internationales sont les organisations


d’intégration. Ces OI ou européennes, il n’y en a pas beaucoup. Une en Europe, une en
Amérique latine. Il y en a plus, mais on en cite 2.
Sont d’une nature supranationale. C’est des OI comme les autres, mais le but de leur création
n’est pas tout à fait le même. Ils sont créés par Etats qui ne veulent pas seulement coopérer
mais agir ensemble. Cela suppose d’abord que les Etats transfèrent une partie de leurs
compétences étatiques à l’organisation qu’ils créent. Ce transfert de compétence va avoir pour
conséquence que ces Etats ne vont plus agir séparément mais en commun dans l’organisation.
Comme ils ont transférés leur compétence, ces Etats créent au sein de l’organisation des
organes qui vont exercer leurs compétences à leur place.

11 Février 2010.

On distingue les organisations internationales en fonction de leur organisation et de leur but :


intergouvernementale, de coopération, par opposition à celles qui sont des organisations
supranationales.
Pour cette seconde catégorie, les organisations supranationales se définissent par le transfert
de compétence au profit de l'organisation. => Vont agir à la place des États.
Détentrice de pouvoir normatif, éditrice de normes. Ces normes vont avoir la particularité
d'être des normes qui vont être le fruit de la volonté majoritaire. Ces mêmes normes vont
s'intégrer dans le système juridique des États composant l'organisation. On dit de ces normes
qu'elles sont directement applicables dans les États membres et les systèmes juridiques des
États membres "dans le chef des particuliers". Elles ont vocation à s'appliquer à tous, État
comme personne privée, morale ou publique.

On appelle ces organisations européennes d'intégration pour une double raison (réducteur) :
- Vocation d'intégration, à intégrer un nombre d'État de plus en plus grand.

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- Elles s'appellent des organisations européennes d'intégration car elles supposent une
intégration des États, au sens d'intégration par leur transfert de compétences. -> Production de
droit à la place des États.

A) Rapide historique de la construction européenne :

Construction de l'Europe liée à la 2ème GM. Il avait été question, avant l'évènement, de
construire une Europe.
Aristide Briand avait évoqué l'idée d'une Europe politique. Seulement le vrai projet d'Europe
nait après la 2ème GM. Il y a plusieurs temps :

Les facteurs immédiats justifiant et expliquant la construction de l'Europe, la fin de la 2nde


GM. Le but dans cette volonté de pacification s'accompagne d'un second but, promouvoir les
droits de l'homme, les idées démocratiques, l'état de droit.
L'Europe a connu de nombreux Etats dictatoriaux...
A ces deux buts se joigne un troisième : la réconciliation franco-allemande.

En 1948 se tient un congrès à la Haye qui va donner naissance, le 5 Mai 1949 au Conseil de
l'Europe. Cette organisation européenne se fonde et s'appuie sur des principes fondamentaux
que sont les libertés individuelles et politiques, les droits de l'homme et la démocratie.

Création le 18 avril 1951, par le traité de Paris, la Communauté du charbon et de l'acier


(CECA). C'est la traduction de cette volonté de pacification. Elle répond aux mêmes
impératifs que le conseil de l'Europe. Ils sont 6, Benelux, France, Angleterre, Allemagne.
Le but est de confier à une OI distincte de ces 6 États la production de charbon et de l'acier
(matière clé d'une économie de guerre).
En 1951, la gestion de la CECA est indépendante. Les 6 États confient à un organe
supranational (la Haute autorité) la gestion de ces matières premières. => Transfert de
compétences étatiques.

Le troisième élément influent est le plan Marshall. Proposition d'aide aux pays Européens par
les USA. En 1947, le président Marshall dit aux États du continent européen qu’ils proposent
d’aider les États européens mais la proposition doit s'accompagner d'une création d'une
organisation qui vous unit. C'est une condition sine qua none. Sera créé l’organisation
européenne de coopération économique (OECE), cette OECE changera de vocation en
1960 en devenant l’OCDE opération de coopération et de développement économique.

B) Le facteur média, la guerre froide.

Elle est un élément de plus qui explique la volonté des États de s'unir. Le continent européen
va devenir le continent d'une guerre larvée entre les blocs qui se sont créés à l'époque : Est
(URSS) /Ouest (EU).
Les deux blocs s'affrontent sur le même continent avec un appui logistique, financier des
USA, qui interviennent dans cette guerre. Truman développe sa lutte contre le communisme,
il va favoriser la constitution figée des deux blocs.
Chacun va développer sa volonté de s'inscrire dans une organisation internationale pour se
faire face :
- D’un côté, le traité de Washington du 4 Avril 1949 qui créé le Pacte Atlantique.
+ États européens (UEO : Union de l'Europe Occidentale, défense militaire, crée par des
accords de Paris le 23 Octobre 1954) + OECE.

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- A l'Est, on fait la même chose. Est crée d'un côté, le pacte de Varsovie, en matière militaire
an 1948 + création du CAEM, commerce entre les États de l'Est.

Cette guerre froide suscite un système d'organisation bipolaire. Il va vivre sur fond de détente
politique " La politique de détente ", à partir des années 70. L'acte final de la conférence
d'Helsinki, 1975, signe des principes enracinés tel que le principe de non ingérence ou encore
l'inviolabilité des frontières.
L'Europe politique, idéologie de 1945-1975, subsiste. Elle s'appuie sur l'émergence puis l'idée
d'identité propre du continent européen. Elle a surtout émergé par opposition aux USA et à
l’Union soviétique. Dans les faits, elle ne se traduit pas, elle a un point d'encrage dans les trois
communautés qui se sont créées.
- la CECA créé par traité de Paris en 1951
- la CEE (la communauté économique européenne) et la CEEA (communauté européenne
pour l’énergie atomique) également appelé Euratom, créés par le Traité de Rome 27 Mars
1957.
Ces trois communautés sont revenues sur le tapis pour les débats sur l'Europe politique.
Réponses bien maladroites. Cette Europe politique réapparait avec le traité de Maastricht de
1992 qui va faire naître et vivre l'Europe politique.

La conséquence de la guerre froide et la fin de celle-ci est la fin du bloc de l'Est, la chute du
régime. Elle est un tournant pour le continent européen et pour l'Europe politique.
+ Mars 1989, les Républiques baltes (Estonie, Lettonie, Lituanie), deviennent souveraines
donc le bloc de l'Est va envoyer des troupes.
La présence internationale va faire cesser la présence militaire dans les pays baltes. Cela met
le feu aux poudres. On voit d'abord se dissoudre le CAEM
+ 1991, le pacte de Varsovie se dissout, un mois après.
+ Juste quelques jours après, interviennent avec pour objet de renverser le régime. = Le bloc
de l'Est se dissout un à un.
Le 8 Décembre, accord de Minsk, se fera le constat de la fin de l'URSS.

L'Europe de l'Ouest se voit confrontée à des objectifs nouveaux :


Aider les républiques nouvelles dans leur quête vers leur liberté et l'instauration de la
démocratie.
Si on aide les PECO (Pays de l'Europe centrale et orientale) à conquérir la démocratie, il faut
aussi les aider à développer une économie de marché. Les conflits régionaux vont naître sur
ce continent, exemple les conflits de l'ex Tchécoslovaquie ou la Tchétchénie.
L’élargissement de l'Europe est lent. L'entrée dans le Conseil de l'Europe a été plus simple
que dans l'OTAN. Entrée des PECO dans le Conseil de l'Europe => Facile car réactualisation
de la nouvelle démocratie sur les principes des droits de l'homme.
Ensuite il a fallu que les candidats nouveaux s'adaptent aux standards techniques des armes de
l'Atlantique nord (plus difficile). L'intégration de ces États à l'OTAN a été longue et
fastidieuse, 7 États sont rentrés entre 1999 et 2004.
L'intégration des PECO s'est fait étape par étape pour tenir compte des différences
économiques de chacun.

L'UE a pris un nouveau tournant avec le traité de Maastricht car elle n'était plus bloquée par le
bloc Est/Ouest. On a développé l'idée de politique européenne et de sécurité commune.
La fin de la guerre froide est la libération du continent, mu par l'idée d'une Europe politique.

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PARTIE I : LE CONSEIL DE L'EUROPE, ORGANISATION EUROPEENNE DE
COOPERATION.

Winston Churchill, discours de 1948, Prime Minister parle des États-Unis d'Europe :
Le congrès de la Haye s'est tenu en mai 1948, il tente de développer une organisation
européenne à vocation politique qui unirait les États européens, qui les fédèreraient. Cela va
aboutir le 5 Mai 1949 aux Statut du conseil de l'Europe.
Ils sont le tenant d'une conception fédérative de l'Europe et de l'organisation européenne. Il
faut créer une identité supranationale.
Conseil de l'Europe = organisation de coopération et de défense des droits de l'homme.

Le pouvoir est pris par le Comité des ministres. Les décisions prises dans le conseil de
l'Europe ne sont pas obligatoires si elles ne sont pas ratifiées. C'est donc une organisation
européenne de coopération traditionnelle.

CHAPITRE I : LA PRESENTATION ORGANIQUE DU CONSEIL DE L'EUROPE.

SECTION I : LE CONSEIL DE L'EUROPE ET SES MEMBRES.

Il est de coutume de dire du conseil de l'Europe que c'est la "Grande Europe" en raison du
nombre de ses membres.
10 Membres fondateurs : Angleterre, Allemagne, France, Italie, Belgique, Hollande,
Luxembourg, Irlande, Danemark, Norvège.
L'intégration des PECO n'a fait que favoriser l'extension, l'augmentation du nombre : ils ont
enrichi en nombre les États membres mais les vagues d'insertion ont été antérieures à 1989.
47 États composent le conseil de l'Europe. Un dont on examine les caractères (La
Biélorussie). Le statut d’invité spécial a été institué en 1989 afin de faciliter le processus
d'adhésion des pays de l’Est. Il est accordé aux Etats non membres qui ont ratifié ou adhéré à
l’acte final d’Helsinki et qui font preuve d’avancées politiques en matière de droits de
l’homme et de démocratie. Faute de quoi, l’Etat concerné perd ce statut. Les parlementaires
biélorusses pourraient donc participer à nouveau aux débats mais sans voter. A côté de ses
invités spéciaux, sont également admis aux sessions parlementaires des observateurs qui n’ont
pas non plus le droit de vote mais qui partagent les idéaux et les valeurs du Conseil de
l’Europe. Ils sont actuellement au nombre de 3 ; le Canada, Israël et le Mexique.

§1) CONDITIONS D'ADHESION AU CONSEIL.

Quand on examine les statuts du Conseil de l'Europe, on peut lire que tout État peut devenir
membre du conseil dés lors qu'il respecte les principes de l'organisation.
C'est-à-dire reconnaître le principe de prééminence de supériorité du droit, puis garantir à
toute personne placée sous la juridiction de l'État le bénéfice des droits de l'homme et des
libertés fondamentales. Il faut que l'État en son sein garantisse les droits de l'homme et les
libertés fondamentales, notamment des élections libres.
On peut rajouter le fait que l'État doit avoir ratifié la CESDH et doit avoir abolit la peine de
mort.

Le comité des ministres est l’entité gouvernementale qui examine les candidatures et il
demande l'avis d'un deuxième organe qui compose l'Europe : l'assemblée parlementaire. Ce
comité va "inviter l'État candidat à devenir membre". Elle doit recueillir pour remporter

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adhésion, 2/3 des membres du conseil et dès lors il va être invité à déposer les "instruments
d'adhésion".

2004, Monaco.
2007, Monténégro.

§2) LES MEMBRES DU CONSEIL DE L'EUROPE : QUELQUES PRECISIONS.

La participation au conseil est exclu, cesse, dés lors que certains éléments ne correspondent
plus aux critères d'adhésion.
Chypre, 1961 alors que l'on connait les difficultés locales que vit l'ile par cette division avec
la Grèce.
Le premier état de PECO qui intègre le conseil de l'Europe est la Hongrie.
47 Membres auxquels on peut ajouter certains états qui ont un statut d'observateur : exemple,
Le Saint Siège, les USA. Ces deux exemples là sont observateurs auprès du comité des
ministres.
Pour l'Assemblée parlementaire, Japon et Canada.

Il faut savoir que toute la période d'intégration progressive a fait naître un statut qu'on a
appelé le statut d'invité spécial, créé au profit des états de l'Est en attente de leur adhésion.
Cela leur permet d'être associé à la Grande Europe et de réformer leur système interne
(notamment commencer à pratiquer les élections libres, rédiger une nouvelle constitution et
s'y conformer). Cela leur permettait de ratifier et d'appliquer les deux Pactes des nations unis
sur les droits civils et politiques qui ont été rédigé et entré en vigueur en 1966.

§3) LES RETRAITES, LA SUSPENSION DU CONSEIL DE L'EUROPE.

Si violation d'une règle, il est possible que le Conseil des Ministres lui demande de se retirer
(sans forme coercitive) mais dans l'hypothèse où il y a persistance, le conseil des Ministres
peut prononcer l'exclusion.

Il y a une gradation dans les mesures :


- Invitation à se retirer.
- Possible dans l'hypothèse d'un manquement aux droits et libertés = suspension temporaire du
droit de représentation.
- Exclusion définitive.

La Grèce s'est retirée elle même (4 ans de dictature) avant même que toute mesure ait été
prise.
Il y a eu une suspension de la représentation turque 1960/1963.
En 2000, a été édicté un acte explicite de suspension du droit de vote dans les organes à
l'égard de la Russie (contre la Tchétchénie, donc violation des droits et libertés). Les 47 sont
peu enclin à prononcer l'exclusion d'un état, voir même à suspendre celui ci car cela le
marginalise et empêche tout moyen de pression.
Il existe des mécanismes de contrôle de violation des États, ils sont déjà utilisés avant que l'on
ne soit obligé d'en condamner un pour violation répété.

Section II : Les organes et les structures du Conseil de l’Europe.


Les organes et les structures de ce conseil sont :

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Il siège à Strasbourg. Il fonctionne sous la présidence Suisse jusqu'à la fin de l'année 2010.
Cela va donner lieu au mois de Février à une conférence qui va se tenir sous l'égide
d'Interlaaken qui va avoir pour objet l'avenir de la Cour Européenne des droits de l'Homme.
Il s'appuie d'abord sur deux organes (trois en fait) les plus importants.

§1) Le duo institutionnel.

Comité des Ministres + Assemblée Parlementaire.

1) Comité des ministres.

C'est l'instance de décisions du conseil de l'Europe, composé de ministres des affaires


étrangères de tous les états membres ou de leurs représentants.
Ces ministres sont tous à égalité dans le respect de la souveraineté de l'état dont ils sont les
représentants.
- Ils engagent leur gouvernement, ils les représentent au sens juridique du terme.
- C’est un organe collégial qui est à l'origine de propositions d'actes normatifs (traités).
- Il assure la préservation et joue le rôle de gardien des valeurs fondamentales du Conseil de
l'Europe.
Ils regardent si les États respectent les traités conclus dans le cadre du Conseil.

Ils sont aussi accompagnés de représentants des gouvernements, ambassadeurs, qui sont
autant de représentants du gouvernement de chaque État.
Ce comité des ministres se réunit au moins deux fois par an, au niveau des ministres des
affaires étrangères.
Les délégués permanents se réunissent une fois par semaine. La majeure partie du travail par
les ministres accompli est un travail politique. Sa présidence se fait à tour de rôle tous les 6
mois : présidence tournante.
Le Comité est aidé par des comités consultatifs d'experts qui vont préparer les discussions
entre les représentants des ministres ou les ministres des affaires étrangères, sur toutes les
questions, sauf les questions militaires.
Ces comités d'experts appartiennent souvent à des ONG, il y a presque 400 ONG qui
travaillent en relation étroite avec le Conseil de l'Europe.

Ce conseil des ministres a un rôle.


- Représentation de chaque gouvernement.
- Répondre au nom du conseil de l'Europe.
- Gardien des valeurs.

Il sert au dialogue politique entre les 47 états. C'est l'organe qui discute avec l'Assemblée
parlementaire.
C'est lui qui examine les candidatures des États et prend les décisions de suspendre ou
d'exclure un état. Il surveille le respect des engagements par les États membres.
C'est de la discussion de tous les représentants que découlent les propositions.
Il est l'organe au sein duquel va s'organiser la rédaction des traités. Il est l'organe de
conclusion des accords internationaux. Il a été l'organe prioritaire, il est à l'origine de
quasiment 200 conventions internationales.

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Au sein du Conseil des ministres sont adoptés les conventions internationales, à des
conditions spécifiques. Ces conventions doivent être signées par les États et ratifiées par les
gouvernements.
C'est au sein du conseil des ministres que sont adoptés les recommandations sur des questions
pour lesquelles le comité a décidé d'une politique commune. Souvent le fruit d'un consensus =
absence d'opposition.
Il contrôle l'exécution des arrêts de la CEDH par des réunions régulières qu'il organise.
Ce n'est pas un organe coercitif.

2) L'Assemblée parlementaire du conseil de l'Europe (APCE).

Constitué de la représentation parlementaire émanant de chaque état : la représentation de


chaque État est liée au nombre d'habitant du pays. 2 sièges minimum/18 sièges maximum.
Elle est au total composée de 636 membres +18 observateurs.
Ce sont les parlements de chaque État qui désignent ou élisent en leur sein (chambre haute ou
basse dans État fédéral) des représentants à l'APCE.
= doit être le reflet fidèle de la représentation de différents partis au sein du parlement
national.

Si cela doit refléter les parlements de chaque État, on ne peut toutefois pas considérer
l'Assemblée parlementaire comme une véritable parlement (organe législatif qui exerce ce
pouvoir).

a) Les groupes politiques.

Ce que les rédacteurs font prévaloir c'est que se dégage un point de vue européen et non pas
national. Cela se traduit par la formation de groupes politiques. C'est d'ailleurs pourquoi dès le
début des années 60, les groupes politiques ont vu leur reconnaissance. On en compte 5 au
sein de l'OPCE :
- Le groupe socialiste,
- le groupe de partis populaires européens (PPE),
- l’alliance des libéraux pour l'Europe,
- les Démocrates européens,
- la Gauche unitaire européenne.
On dépasse les simples clivages nationaux, il y a une recherche de groupement par affinité et
par moyen de défense des valeurs.

Va former avec les présidents de groupe le Bureau de l'assemblée parlementaire et il va


permettre que s'organisent les travaux de l'assemblée. On a là un organe qui se structure, un
bureau, des groupes politiques, mais pas dans un but de productions de normes à valeur
législative/normative.

Le bureau est composé du président, élu chaque année, il peut être élu au maximum pour 3
sessions. Le dernier élu en date est espagnol, De Puig (2ème année).
+ vice président désigné avec lui.
-> Légiférant comme un parlement. Il négocie avec les différents organismes internationaux.

b) La Commission.

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La Commission permanente : Organe composé du Bureau et des présidents de chaque
délégation nationale. Sorte d'assemblée en réduction. L'assemblée est divisée en 10
commissions (sur différentes questions). Ces commissions sont le centre de discussions entre
parlementaires. Ce sont des actes déclaratoires et qui transmettent un point de vue commun
résultant d'un échange entre des parlementaires des États membres.
Elle fonctionne aussi comme un élément parmi d'autre qui est un programme européen, de
coopération et d'assistance interparlementaire. Elle est en relation avec les parlements
nationaux, puis participe à la formation des parlementaires (formation à ceux qui produisent
les lois en droit international).

Cette assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe a noué des contacts par le biais de son
président, avec les parlements nationaux d'États qui ne sont pas membres du conseil de
l'Europe. L'assemblée parlementaire adresse des recommandations aux ministres, adoptées
aux 2/3. C'est l'assemblée qui élit le secrétaire général du conseil de l'Europe et enfin, c'est
elle qui procède à la désignation des juges de la CEDH.

c) Le secrétariat.

Composé d’environ 1800 fonctionnaires, agents internationaux. Ces fonctionnaires sont


divisés en différentes directions thématisées, à la tête duquel se place le secrétaire général qui
est élu par l'assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe pour 5 ans (renouvelable, il est
actuellement suédois). Personnage politique qui se penche vers les problèmes et les choix à
effectuer pour les idéaux et projets.
C'est un personnage indépendant des états et du gouvernement, il ne peut pas recevoir
d'instructions des états ou des gouvernements.

d) Le congrès des pouvoirs locaux et régionaux de l'Europe.

C'est une tradition dans l'histoire dans le Conseil de l'Europe, de reconnaitre une importance
décisive à la démocratie locale. Cette tradition est favorisée par le fait que les états membres
du conseil de l'Europe sont des états fédéraux.
1957, Constitution de la conférence des pouvoirs locaux. Cette conférence a tellement bien
travaillée qu'elle est parvenue = Charte de l'Autonomie locale entrée en vigueur en 1988. C'est
en 1994 que cela se transforme en congrès des pouvoirs locaux et régionaux.
C'est un organe qui a pour objet de représenter au niveau international les collectivités locales
et régionales.
Il est composé de deux chambres (des pouvoirs locaux et des régions). Il sert d'instance de
réflexion. C'est d'abord une assemblée politique.
200 000 CT dont les représentants débattent de problèmes communs et confrontent leurs
expériences et pour exprimer leur point de vue à leur gouvernement.
Ce congrès sert à promouvoir la démocratie et cette promotion passe par la création et la
ratification de ces chartes. S'il promeut la démocratie locale, il aide aussi les états les plus
nouveaux dans l'accession à la démocratie. Il aide les états les plus jeunes à développer la
démocratie locale et donc c'est un élément de plus qui va vers la construction dans l'union de
la construction de l'état de droit.

e) Le commissaire aux droits de l'Homme.

Institution indépendante dont la mission est de promouvoir la prise de conscience et le respect


des droits de l'homme dans les États membres. Ce n'est pas une instance juridictionnelle. C'est

10
une personnalité qui est d'abord désignée par l'assemblée parlementaire sur une liste de trois
noms qui lui est communiquée par le comité des ministres. Cette personnalité élue par
l'assemblée parlementaire a vu l'attribut de ses attributions. + Il a pour mission de promouvoir
le respect effectif des droits de l'homme : aider les états à mettre aux normes ce qu'a adopté le
conseil de l'Europe.
+ Il doit promouvoir l'éducation et la sensibilisation en matière de droit de l'homme : Doit
aider les médiateurs, les défenseurs du droit.
Il effectue des visites officielles au cours desquelles il va évaluer les différentes situations. Il
rencontre les plus hauts responsables, mais il est aussi en relation avec les membres de la
société civile et toutes les institutions d'organisation des droits de l'homme (assoc de défense
par exemple).
Il essaiera donc d'améliorer les situations dont on lui a fait part. Ses rapports sont publiés et
largement diffusés dans la presse et dans les ONG, il ne reste pas lettre morte.

Quelques années après, il revient souvent dans le pays en question pour constater s'il y a une
amélioration ou non par rapport à son rapport/Contrevisite.

Il propose, effectue, des points réguliers sur les projets de loi qui mériteraient d'être adopté
dans les droits internes.
Depuis 1992, au sein des 27 états d'assurer une protection des droits, par une collaboration par
des institutions ayant les mêmes buts que lui. C'est un organe indépendant, impartial. Il a
simplement une limite dans la portée de ses activités. Il ne peut exercer ses compétences que
dés lors que celles ci ne portent pas atteintes aux autres organes du conseil de l'Europe.

CHAPITRE II : LE CONSEIL DE L'EUROPE, DEFINITION OU APPROCHE.

Champ d'activité :
Le Conseil de l'Europe, organisation de coopération, c'est une organisation d'échange, de
dialogue, c'est donc une enceinte, un forum de discussion.
Cela se traduit dans les faits doublement :
+ Dans le cadre d'action ou de mesure incitative.
+ La rédaction.

SECTION I : L'ACTION OU LE CONSEIL DE L'EUROPE PAR L'INCITATION.

Ces mesures incitatives sont des textes dépourvues d'effets obligatoires. Déclarations
adressées aux comités des États.

23 Février 2010.
Les états membres du conseil de l'europe harmonisent leurs politiques ou actions communes
(suggérées seulement; non obligatoire). Relativité des décisions des organes. Identité
culturelle commune qui s'appuie sur la préservation des droits de l'homme et leurs
développements. Elles soutiennent des organisations thématiques qui aident les manifestations
culturelles. De la même manière, le Conseil de l'Europe subventionne des manifestations.
Exemple, films, subventions...
Actions incitatives, parfois plus, comme des partis pris de l'Europe.
Campagne anti-discrimination = antenne conductrice.
+ Campagne anti-violence faites aux femmes.
+ Campagnes actuelles du Conseil de l'Europe, ils discutent sur des projets quinquenaux à
venir : Contre la peine de mort.

11
Politique favorable au développement du droit de l'enfant.
Tolérance à l'égard des ROMS (politique favorable).

Le commissaire européen : politique migratoire européenne. L'UE est très visée par les
migrations; on favorise la liberté de circulation des personnes.
Les mesures applicables aux ROMS, qui lui semble être contestée par lui.
Prix EUROPA destinés aux film qui reflètent le plus l'identité européenne ainsi que le prix
NORD-SUD du Conseil de l'Europe, pour un film qui participe au dialogue Nord-Sud.

Elaboration de conventions internationales : C'est le travail le plus important. Le plus souvent,


cela fait intervenir des experts pour rédiger le texte, en tenant compte des propositions des
États et des directives des États. Adoption en comité des ministres, une fois adoptés, ils sont
signés par les représentants des états, et doivent être ratifiés.
Ces textes unissent les états membres du conseil de l'Europe et deviennent du droit positif dés
lors que "tous les instruments de ratification ont été réunis".
Certains textes sont plus importants que d'autres, CESDH, 1950 = condition d'entrée d'un
État.
Charte sociale européenne, signée en 1961 et en vigueur en 1965. Tout état signataire ayant
ratifié doit adresser à des experts.

La convention européenne pour la prévention de la torture et des peines ou traitements


inhumains ou dégradants, signé en 1987, en vigueur en 1989.
Tente de mettre en œuvre un mécanisme de contrôle de son application, car création d'un
comité de prévention de la torture. Le comité d'expert peut se rendre dans les états membres,
notamment dans le milieu carcéral pour contrôler; au moyen d'un rapport public.
Cette publication du rapport nécessite l'accord des pays concernés.

Les apatrides, ratifié en Janvier 2010, et va entrer en vigueur le protocole 14, on le dit
additionnel (Le protocole peut être parfois plus important que la convention), il révise la
CESDH; et plus particulièrement "au traitement de l'affaire".
1er Juin 2010, on mettra un mécanisme nouveau de la saisine, du jugement etc. de la CESDH.
Le mécanisme de droit commun, traditionnel permettant de contrôler le respect des états
membres est le comité d'experts.

Les conventions peuvent prévoir des systèmes plus élaborés, c'est le cas des systèmes mis en
place.

CHAPITRE III : LA CESDH ET LA PROTECTION JURIDICTIONNELLE DES DROITS


DE L'HOMME.

Convention signée à Rome, le 4 Novembre 1950, est entrée en vigueur le 3 Septembre 1953.
Mécanisme approprié pour les droits, mécanisme de protection internationale et
juridictionnelle des droits contenus dans la convention.
Elle est initialement accompagnée de 10 protocoles et depuis la fin des 90's, le nombre des
protocoles a augmenté. 14 Protocoles complètent les autres et les améliorent notamment les
mécanismes de contrôle mis en place entre 1950 et 1953.

12
SECTION I : LES DROITS ET LIBERTES GARANTIES PAR LES CONVENTIONS ET
PROTOCOLES.

L'importance de la convention tient au droit et au mécanisme :


- Tous les droits civils et politiques sauf la liberté syndicale et le droit à l'instruction.
Charte sociale et économique européenne, 1961/1965.
Ils sont annoncés dans leurs principes comme garanties, peuvent être des aménagements et
des limites dans l'état. Cela signifie que dans le cadre d'une guerre, ou dans le cadre d'une
menace à l'ordre public (OP), on peut suspendre l'application (aménagements/dérogations
temporaires).
Droit à la vie, interdiction de la torture, de l'esclavage et abolition de la peine de mort.

Possibilité par l'état d'encadrer les droits garantis par la convention pour en limiter la portée.
Entre la proclamation et la mise en œuvre du droit, l'état peut encadrer l'exercice du droit.
3 Conditions :
+ Le droit interne qui aménage la liberté garantie doit être légal.
+ Aménagement répond à un intérêt légitime (notamment OP).
+ Nécessité dans une société démocratie et proportionnée à l'objectif visé. (Arrêt Benjamin
1953).

État doit encadrer l’exercice du droit à 3 conditions :


- Règles de droit interne qui limite les libertés doivent être Légales
- Doit Répondre à un Intérêt Légitime (comme la protection de l’ordre public)
- Doit être Nécessaire et Proportionnel à l’objectif visé

Texte de la CEDH doit être lu de façon extensive :


CEDH donne un aspect évolution aux droits et à l’évolution des mœurs. (Cour réprime État
qui refuse d’accorder changement d’identité à transsexuelle ou condamne l’État qui réprime
pénalement les relations homosexuelles entre majeurs consentent)

Soumet aussi les États à des obligations de faire (Ex : obligation de prendre des mesures de
protection de la santé)

Ne pas extrader un étranger sur le territoire d’un État partie à la Convention = Art.3 de la
CESDH qui prévoit l’interdiction des traitements inhumains et dégradant. Extrader une
personne qui est intégré dans un pays (famille, travail) peut être perçu comme un traitement
inhumain et dégradant en raison des pratiques exercés dans l’État de destination

Interprétation toujours plus large des droits et garanties de la Convention


Arrêt SOERING c/ ROY-Uni, CEDH 07/07/1989 : Le traitement réservé sur le territoire à M.
SOERING est –il contraire à l’Art. 3 de la CEDH? Non la peine de mort n’est pas prohibée,
elle n’est donc pas interdite par la CEDH au sens de l’article 3
Délai d’attente entre son extradition et l’exécution de sa peine ? Oui car va être placé dans le
couloir de la mort dans lequel il va subir un traitement inhumain et dégradant.

25 Février 2010.
Le délai raisonnable est le plus souvent évoqué devant la cour européenne. Plus du quart des
arrêts prononcés par la CEDH concerne ce sujet. Ensuite, vient le droit à un procès équitable.
Ensuite droit à la liberté quelle qu'elle soit, la sûreté (personnelle/domicile) et très important
aussi, les atteintes au droit de propriété.

13
§2 LES BENEFICIAIRES DES DROITS ET LIBERTES GARANTIES.

Toute personne qui se trouve sous la juridiction de l'état, d'un état, partie à la CESDH
bénéficie des droits et libertés garanties dans la convention : La condition d'application et
d'invocabilité de l'action est territoriale. Toute personne sous la juridiction de l'état signifie
qu'un ressortissant d'un état non parti à la CESDH peut bénéficier de l'application de cette
convention s'il est sur un état qui est parti. Arrêt Soering.

SECTION II : LE SYSTEME DE PROTECTION DES DROITS PREVUS DANS LA


CESDH ET SES EVOLUTIONS.

Contrôle juridictionnel international, supplétif. C'est-à-dire qu'il n'intervient qu'une fois les
voies de recours épuisées en justice interne. Il ne vient pas remplacer le juge interne, ni
compléter ou pallier les carences, c'est un système de protection supplétif. (Pas comparable
avec la Cour de Justice Europenne (CJE)).

A l'origine, c'était un système très complexe, qui montrait la volonté des états de rédiger des
textes, montrant une avancée et des garde-fous. Permettait de garantir les droits et libertés et
de mettre en place des mécanismes de protection juridictionnelle.
Il fallait que cela se fasse dans la souveraineté des États alors il y avait un premier garde fou =
saisine de la CEDH après l'usage d'un filtre. Le système initial faisait intervenir le comité des
ministres, organes intergouvernemental et une commission (des droits de l'homme) qui
filtraient les requêtes.
Il fallait que l'état parti à la convention, ait accepté le recours individuel devant la cour pour la
violation de la convention.

Modification du système par un protocole qui supprime le filtrage des requêtes individuelles,
qui supprime donc l'intervention du comité des ministres (qui contrôlaient la recevabilité des
requêtes) et qui réorganise le déroulement de la procédure de la saisine à l'arrêt, uniquement
sur la formation de jugement, qui s'appuie donc sur la juridiction internationale.

§1 COMPOSITION ET STATUT DES JUGES A LA CEDH.

Cour unique depuis le protocole 11, qui a modifié le système de protection des droits, adopté
par le conseil de l'Europe, le 11 Mai 1994. Il est entré en vigueur le 1er Novembre 1998. C'est
lui qui instaure cette cour unique et supprime les conditions d'examens et de traitements de la
requête.
Autant de juges que d'état parti à la convention. Ils siègent avec la cour à Strasbourg. Ces
juges sont élus pour 6 ans, renouvelable, par les élus parlementaires sur une liste de trois
noms préparés par chaque état.
Totale indépendance, donc incompatibilité entre les fonctions juridictionnelles qu'ils exercent
et toute autre fonction.
Ils sont irrévocables, sauf à une seule condition : Majorité des deux tiers par les autres juges,
pour des raisons graves.

Pérenité : Ils doivent cesser leurs fonctions lorsqu'ils atteignent l'âge de 70 ans.
Dans chaque formation collégiale, on veut que le juge national de la personne qui forme un
recours. Il est censé suffisamment bien et mieux le contexte juridique et les règles de droit
dont il est le ressortissant pour pouvoir expliquer ce contexte.

14
§2 LA SAISINE DE LA CEDH.

Contrôle qui découle d'une plainte : 2 catégories de requérant.


D'une part l'état et de l'autre, l'individu.

A/ LE RECOURS DE L'ÉTAT.

Il lui revient la faculté de saisir la CEDH d'une violation de la convention par un autre État
parti à la convention.
C'est un recours objectif car celui qui est présumé violateur de la convention n'a pas à
acquiescer. L'individu concerné non plus. La victime de la violation n'a pas besoin d'être de la
même nationalité que l'état plaignant.
Conception un peu utopique des relations entre les États; cela a pour objet d'établir un ordre
public européen.
Les états évitent de faire intervenir un juge, à part en cas extrêmes (tortures etc.).

B/ LE RECOURS INDIVIDUEL.

Ouvert à toute personne qui se prétend violé par un État parti, elle peut faire un recours. A
l'époque, il nécessitait que l'état parti accepte le procès.
Toute personne physique morale, privée, à condition que cette personne requérante ait un
intérêt à agir.
Il faut que le requérant mette en évidence que ses droits ont été volé par une mesure interne et
qu'il est directement lésé par la violation de ces droits garantis par la CESDH.
La réparation de l'état par la violation empêche toute poursuite du recours. Le recours
individuel est devenu automatique, c'est pourquoi les états ont été dans une situation
considérable : On a donc procédé au protocole 14, annexé à la convention, qui tend à modifier
le recours individuel dans son parcours, c'est-à-dire de sa possibilité de recours après l'arrêt.

Leur nombre n'a fait qu'augmenter d'un nombre spectaculaire, depuis 1998. Entre 1999 et
2009, il y a plus de recours qu'entre 1958 et 2008...
57 100 requètes pour une seule année, 2009.

§3 L'EXERCICE DE LA FONCTION JURIDICTIONNELLE PAR LA COUR


EUROPENNE DES DROITS DE L'HOMME.

+ La cour est formée de trois juges qui sont chargés d'examiner la requête; cette formation de
trois juges est une procédure de droit commun. C'est le comité de 3 juges.
Si ce comité ne parvient pas à ce règlement d'affaire, si cette recevabilité est positivement
examinée = recevable. Ce comité envoie l'affaire en chambre, qui est composée de 7 juges.
Les trois juges mettent fin à 90% des requêtes.

La chambre va prononcer l'arrêt. Cette chambre est divisée en grande chambre composée de
17 juges donc le président de la cour, les présidents de chambre + le juge national de l'état
parti.
La grande chambre se prononce sur les conséquences graves des conventions et protocoles
(sur le contenu du texte mais aussi sur la jurisprudence).
Procédure d'appel (grande chambre), dans les 3 mois, filtrage de la requête puis prononciation
d'un troisième arrêt.

15
Troisième division : L'assemblée plénière. 47 juges des états membres, qui adoptent le
règlement de la cour, c'est elle qui élit le président de la cour et qui élit les greffiers, les
présidents de chambre etc. Attributions administratives.
L'actuel président : Jean-Paul Costa, éminent professeur de droit. Il siège comme juge français
au moins depuis 12 ans.

La CEDH ne fonctionne plus : Déjà en Novembre 2000, anniversaire de la signature de la


CESDH, les États se sont prononcés sur la nécessité impérieuse de trouver des solutions pour
que les mécanismes fonctionnent.
Le 1er Juin, autre protocole (14) : Va permettre à la CEDH de vivre.

+ Est renforcé la capacité de filtrage de requêtes présentés devant la cour. Grand nombre de
requêtes dénués de fondements.
Mise en place du juge unique qui aura la compétence de déclarer les requêtes individuelles
irrecevables ou pour la rayer du rôle.
Cela préserve le caractère juridictionnel de la décision en qualité d'acte juridictionnel. C'est lui
donner un poids fondamental.

Mardi 9 Mars 2010.


Rationalisation de la fonction de la cour juridictionnelle : limite dés l'an 2000.
Protocole 11 : recevabilité par 3 juges. Le protocole 14 prévoit l'examen de la requête par un
juge unique.

+ Cette fonction de juge unique s'exercera avec l'aide d'auxiliaires de justice. La décision de
recevabilité acquiert un caractère juridictionnel.
+ Ce protocole met en évidence une nouvelle condition de recevabilité : Le protocole donne à
ce juge unique un moyen supplémentaire de déclarer irrecevable certaines affaires.

L'affaire qui lui est soumise doit avoir été dument examinée, réellement examinée par un juge
international.

Toutes les affaires portées devant la CEDH peuvent potentiellement faire l'objet d'un examen
au fond. Même les affaires qui ont l'air les plus banales, dés lors que ces affaires soulèvent des
questions sérieuses d'application de la convention.

Le comité des juges reste compétent, pour juger des affaires répétitives. Il jugera la
recevabilité et tranchera au fond.

Le protocole 14 prévoit par petite touche, des modifications :


+ Il prévoit que se développe une procédure de médiation ou de conciliation et que les parties
favorisent cette procédure qui est en fait un mode alternatif de règlement.
La cour se met à la disposition des parties pour tenter de concilier leur position.
La cour pourra être sollicitée à tout moment par les parties = souvent pécuniaire.

Les juges voient leur mandat être fixé maintenant à 9 ans, ce mandat devient "non
renouvelable".
Le comité des ministres est chargé par le protocole 14 de demander à la cour européenne des
droits de l'homme, une interprétation de l'arrêt qu'elle a prononcée. = éviter une inexécution
prolongée.

16
Réflexions nouvelles de la part des états : 19 Février 2010, conférence d'Interlaken sur l'avenir
de la CEDH.
-> Utiliser pleinement tous les éléments de la procédure qui lui sont offerts pour réaliser un
désengorgement de son rôle.
Il est nécessaire de filtrer les requêtes et éviter les requêtes répétitives.
Comment les filtrer ?
Obligation qu'ils doivent s'imposer d'informer les requérants potentiels, de manière objective
et complète, de la procédure devant la CEDH et des critères de la recevabilité des requêtes.
La lutte contre les requêtes répétitives sont moindre depuis la conciliation, puis on se joint aux
arrêts pilotes = solution adaptée et bien connue. Il y a une nécessaire surveillance dans la
procédure du juge. Il est urgent que le comité de ministres développe de nouveaux moyens
pour surveiller l'exécution des arrêts de la CEDH. => Délai jusqu'en fin 2015.
Le comité des ministres d'un côté, la CEDH de l'autre devront faire le point sur l'usage de ces
nouvelles procédures pour qu'éventuellement la convention soit modifiée pour rationnaliser.

En matière pénale, le droit interne a été l'objet de nombreuses modifications émanant de la


jurisprudence de la CEDH (24 Avril 1990, KRUSLIN c/ UVIG, condamne la France pour sa
pratique des écoutes téléphoniques.) => Loi du 10 Juillet 1991 qui encadre la pratique des
écoutes téléphoniques.
On retrouve aussi un certain nombre d'arrêt qui touche et concerne la garde à vue, où on a
dénoncé des traitements inhumains, dégradants ou cas de tortures = révisions des procédures.

En matière de droit public, la transmission du commissaire du gouvernement au sein de la


condamnation de la présence du commissaire du gouvernement par l'arrêt de la CEDH 7 Juin
2001, KRESS /c France.

Arrêt qui pose la question de la qualité du magistrat du procureur de la république, l'arrêt


2009 MEDVEDEF.

PARTIE II - UNION EUROPENNE, ORGANISATION D'INTEGRATION.

L'UE s'appuie sur un système institutionnel unique au monde, produit un droit spécifique.
Traité européen du 18 Avril 1951, les 6 états qui ont fondé la première communauté
sectorielle, est une communauté, personnalité morale de droit international, personnalité
morale de droit international public. Mais d'un genre nouveau car, les états vont lui transférer
des compétences.
Ils se dessaisissent de leurs compétences, il y a production de droit par une organisation
d'intégration. (institution commune).
Ces normes vont s'imposer aux états et à leurs ressortissants.

CHAPITRE I : LA LENTE CREATION DE L'UNION EUROPEENNE.

Avant même que la CECA se construise, l'idée d'Europe existe avec des contours assez précis.
Aristide Briand, idée de Fédération ou encore d'États Unis d'Europe.
Les étapes clés de la construction :

1951, 1992.

SECTION I : LES COMMUNAUTE EUROPEENNE.

17
La CECA créé par le traité de Paris en Avril 1951, comité d'état sectoriel (charbon/acier).
Mettre en commun une matière fondamentale pour l'économie de guerre; se dessaisir de ce
secteur à quelqu'un d'autre qu'eux.
Jean Monnet devient le président de l'organe supranational qui oppose l'organisation, composé
de 4 institutions :
Haute autorité, Conseil spécial des ministres, assemblée parlementaire, cour de Justice.

Communauté qui sera crée par 2 traités : 29 Mars 1957 de Rome qui crée la communauté
économique européenne et EURATOM. Transfert de compétences à une Organisation.

Ces deux communautés constituent une sorte de copie de la CECA. Par les traités de Rome
créant la CEE et Eratom, c'est une liste limitative d'attribution des états dans le domaine
économique.
Ils ne prendront plus les décisions dans leur gouvernement respectif mais ensemble au sein du
Conseil des ministres.

Jeudi 11 Mars 2010.


Les états transférant leurs compétence à la CECA = Le plus abouti.
Exercice en commun mais autrement, au sein du conseil des ministres (organe inter
gouvernemental). Ils gardaient le pouvoir de décider.

Elles subissent des changements nombreux :

+ Résulte du traité de fusion du 8 Avril 1965. Quadri partite, système qui veut que chaque
communauté ait un organe gouvernemental. Réalisation de la fusion des institutions pour plus
de rationalité, il a été décidé par les états membres que les organes distincts, supra national,
une seule assemblée et une seule cour de justice etc.
Les progrès réalisé par le traité de Paris créant la CECA, visant à intégrer des états à un
système plus grand. Ces avancées se sont diluées.
L'idée, c'était de Caterme : Budget distinct de celui des états, sujets propres dont ils en ont la
maîtrise. 29 Janvier 1966, compromis du Luxembourg. C'est le conseil des ministres qui
prend des actes normatifs et qui édicte des règles de droit dans les domaines de compétences,
à la place des états.

Il était prévu qu'au début de l'année 1966, les communautés européennes et plus
particulièrement la CEE, tous les états réunis au sein du conseil des ministres décideraient non
plus unanimement mais à la majorité.
En 1965, la France s'oppose à cette évolution qui approche à grand pas. La France engage la
politique du siège vide, donc elle fige le fonctionnement normal du conseil. = Position
souverainiste française.
Chaque fois qu'un intérêt vital sera mis en évidence par celui-ci, il faudra que les états passent
au vote de l'unanimité. Cela va devenir la règle de principe et le mode d'adoption des actes
normatifs communautaires pris par les organisations européennes pendant 20 ans. C'est un
grand frein opposé par la France, au processus d'intégration des états.
Création informelle en 1974 d'un organe de plus qui vient accompagner les quatre autres, pas
de réalité juridique sans création dans un traité : Le conseil Européen. (faux ami).
Le Conseil Européen s'appelait Sommet avant, il devient biannuel.

18
Juin 1979, l'élection au suffrage universel direct (première élection) des membres du
parlement européen = une étape naturelle, reconnaissant que l'assemblée parlementaire avait
les mêmes compétences que le nom des parlementaires. (idée et réalité).

SECTION II : L'ACTE UNIQUE EUROPEEN. (AUE)

C'est un traité de révision de manière positive. Le projet qui anime les états en 1985, c'est
l'achèvement du marché unique (Delort.) = il faut achever le marché unique (devait se faire
avant 31 Décembre 1992). Il faut harmoniser les législations, or pour cela il faut réviser les
systèmes institutionnels et les repenser en terme de compétences.
Cela se traduit par une révision des traités, acte unique. Marché intérieur = espace sans
frontière intérieure dans laquelle la libre circulation est le principe.
Pour tous les domaines de compétences transférées aux organisations communautaires.
L'assemblée n'est pas seulement lié au processus d'adoption des actes.

Coopération politique entre eux, insatisfaction des états qui désirent voir se développer une
Europe
politique, qui n'est visiblement en 1986 qu'une Europe économique.

SECTION III : DES COMMUNAUTE EUROPEENNE A LA COMMUNAUTE


EUROPEENNE.

7 Février 1992, traité de Maastricht, crée deux choses :


+ La communauté européenne
+ Crée l'union.

Faut il en intégrer de nouveaux ? Faut il accentuer l'intégration des états déjà présent ?
-> Intégrer mieux les états membres est choisi par les états en présence.
Lorsqu'en 1990 débute à Rome deux conférences intergouvernementales (12 pays) = Union
politique, et Economie.
1er Novembre 1993, entrée en vigueur du traité de Maastricht.

Avancées plus que significatives par le traité de Maastricht, d'abord en ce qui concerne
l'Europe politique, en effet, ce traité reconnait d'abord qu'il existe une citoyenneté européenne.
Il crée la citoyenneté européenne. Cela va de paire avec la libre circulation des personnes =
espace économique s'installe.
Cette citoyenneté accompagne l'UE. C'est une abstraction, une idée, un objectif. Ils se
regroupent sous une appellation commune, l'UE, qui n'a pas de réalité juridique en elle même.
3 Piliers :
+ Communautaire.
+ Domaine distinct dans lesquelles les états "coopèrent". 1992 PECS (politique étrangère)
+ La justice et affaires intérieures.

Cette union politique s'appuie sur des principes et idéaux communs aux états, liberté,
démocratie, droit de l'homme, état de droit. Autant de principes dits commun aux états et qui
se regroupent dans l'union. Ils doivent aussi être ceux de tout candidat à l'entrée.
Communautarisation, ajout des noms et matières. Avant compétence de l'état, va devenir
compétence de la communauté. Exemple, la politique de l'emploi, la politique sociale.
Se développe une coopération policière et judiciaire en matière pénale.

19
Passage à l'étape de l'Europe politique, l'association de plus en plus étroite du parlement
européen. On a une Europe qui se veut plus démocratique. Ils vont abandonner un des
attributs de leur souveraineté : la compétence de battre monnaie, en 1992.
-> Traité de Nice du 26 Février 2001, essaie de colmater les brèches du fait de l'intégration
prochaine de 12 nouveaux états dans le système commun.

Mardi 16 Mars 2010.

Ce traité a été laborieux dans sa ratification et qu'il a suscité un certain nombre de réticences,
notamment Grande-Bretagne et le Danemark. Paradoxalement, un tel traité nécessitait l'accord
de tous; au profit de la GB et du Danemark ont été organisées des exceptions (économique et
social).
Cet état de fait, après une ratification laborieuse, on passe à l'étape du Traité de Amsterdam
du 2 Octobre 1997. (A placer entre Maastricht 92 et Nice 2001).
L'idée avec le traité d'Amsterdam était de réformer les institutions communautaires dans
l'objectif du futur élargissement de l'Europe. L'idée était donc de faire, de préparer l'entrée des
nouveaux candidats.
C'est un traité de révision qui essaie d'accentuer d'abord les bases démocratiques de l'union en
prévoyant une procédure de contrôle des violations des principes démocratiques fondant
l'union.

Ce qu'il apporte de plus : le parlement européen est associé un peu plus étroitement à
l'exercice du pouvoir normatif de la communauté européenne (déjà existante dans Maastricht),
c'est la procédure de codécision. Sont multipliées le nombre des matières qui au sein du
conseil des ministres nécessites un conseil majoritaire (vote à la majorité qualifiée). Il y a une
accentuation mais il n'est qu'une étape de plus vers une union étroite des membres.

On passe au Traité de Nice signé en 2001, qui est complété, assorti, accompagné d'une
déclaration des états contenant la charte des droits fondamentaux de l'UE. Ce traité de Nice se
veut ouverture nouvelle vers l'avenir. En 2004, l'UE sera composée de 25 membres, quand les
états signent les traités, les traités doivent tenir compte très exactement des nouvelles entrées
des candidats. C'est un traité prévisionnel mais aussi un traité qui laisse sur sa faim car il
renvoie sur sa mise en œuvre aux traités d'adhésion des futurs candidats. Il demeurre très
inférieur aux attentes car il dépend des autres traités.
Dans le traité de Nice, on a là une réforme prévisionnelle des institutions, qui font que chaque
institution invoque chaque changement qui sera mis en place.
Exemple : Pour le parlement européen, le nombre max de députés lorsque tous les états auront
adhérés à l'UE. => Nouvelle répartition des sièges, le nombre maximum de représentants par
état, les différentes compétences du parlement, et aussi une extension du nombre des
domaines où il co-décide.
Il faut qu'il y ait un représentant par étape. Pas toujours représentation égalitaire des états, il
faut de l'autre côté répondre aux attentes des autres états : ils ne s'attendent pas à l'inertie de
l'entrée des 13 nouveaux états à rentrer. (Il y en a 12 qui sont rentrés).

Le traité établissant une constitution pour l'Europe, ou traité de Lisbonne, baptisée


constitution européenne. Traité adopté le 18 Juin 2004 par les pays de l'UE.
Ambiguité liée à son nom : il a été présenté comme texte constitutionnel de quelque chose
non défini qu'on n'osait pas appeler état. En réalité, il a été présenté comme porteur de la
création d'un état, or ce n'était pas le cas. Pourtant, dans le texte de la Constitution, il y avait

20
des éléments relatifs à la constitution d"un état. Exemple l'idée que la Charte des droits
fondamentaux était la norme suprême des droits. France et Pays Bas n"a pas ratifié ce
traité.La majorité des états avait choisi la ratification parlementaire, c'est parmi la minorité
que s'est révélée l'hostilité évidente (notamment France).

Quels sont les apports de cette constitution ?


+ La première conséquence positive était que c'était un traité unique rassemblant et
completant les différents textes déjà-cités. De 1951 à 2004, il faisait un seul et même texte
pour tous.
+ Simplification de la structure : Il y a des politiques parlementaires dont certains nécessitent
des prises de décisions parfois importantes. Il n'était pas question de communautariser ces
domaines.
+ Il était prévu que les états puissent organiser entre eux des coopérations renforcées, des
actions communes dans les domaines de coopération. C'est ce qui faisait se développer
l'Europe à plusieurs vitesses, notamment justice et police. => On voulait voir se développer
des partenariats, une coopération renforcée.
+ L'UE devenait une OI à part entière et on voyait là disparaître la communauté européenne et
cette communauté européenne avait une existence sur la scène internationale, elle cessait
d'être un objectif.
L'idée était d'encadrer l'Europe à 27 et de lui donner les moyens d'agir. C'est ce que ce projet
de traité a fait : une crise. Pour sortir de l'impasse institutionnelle, les chefs d'état et les
gouvernements ont décidé de reprendre certains éléments de ce traité et de laisser les autres.
Ce traité de Lisbonne est un traité de plus, il ne remplace pas les précédents, il vient se
superposer aux précédents (Paris, Rome, Maastricht, Nice, etc.)
Transformation de l'UE à 27 membres : ce traité de Lisbonne a été signé le 13 Décembre 2007
et il emporte des modifications institutionnelles assez importantes.

¤ D'abord, il relève l'idée d'une représentation de l'organisation européenne. Il prévoit que soit
élu un président du Conseil Européen. Pendant les Sommets, qui sont nés en 1994 de la
pratique; ce conseil européen est présidé par un personnage élu depuis 2 ans et demi pour
avoir une représentation physique.
¤ Dans le traité de Lisbonne, autre innovation : (déjà prévu dans le traité précédent) il devient
une OI. donc la communauté européenne disparait au profit de l'OI européenne.
¤ Si la communauté européenne disparait et son organisation aussi, disparaissent ses trois
piliers. L'union s'organise autours de la société européenne, exerce les compétences de l'UE.
Dans le cadre de l'UE est exercé une coopération dans les domaines de la justice civile et dans
le domaine de la politique étrangère.
¤ Le parlement européen devient, exerce le pouvoir législatif. L'organe détenteur de ce
pouvoir détient pleinement et donc permet que cette UE ait un fondement démocratique, ait
une assise démocratique.

CHAPITRE II : LE SYSTEME INSTITUTIONNEL.

SECTION I : L'UNION EUROPEENNE, UNE ORGANISATION INTERNATIONALE


OUVERTE.

§1 LES CONDITIONS D'ADHESION.

Conditions d'adhésion sont de deux natures, économique et juridique.


Il faudrait que l'état appartienne au continent. (Question turque par exemple).

21
Ces conditions économiques et juridiques : il faut que les états remplissent certaines
exigences, soit une démocratie pluraliste, respectueuse des droits de l'homme et des libertés
fondamentales.
Il faut que ce soit une économique de marché, il faut qu'il ait la possibilité de faire face à la
pression concurrentielle et aux forces du marché telle qu'elle s'exerce. Une des conditions de
l'obligation est que le nouvel état devra se soumettre aux obligations économiques, et aux
objectifs communautaires : il faut qu'il réponde à des standards économiques préexistent. Ces
critères ont été mis en évidence en 1993, juste après l'adoption et l'entrée en vigueur du traité
de Maastricht. Ils ont été mis en évidence dans la perspective de l'élargissement de l'union
(PECO). Lors d'un conseil européen de 1993, a été décidé le futur élargissement aux PECO.

§2 LA PROCEDURE D'ADHESION.

Le conseil des ministres prend la décision d'ouvrir des réunions autours de l'entrée des
nouveaux pays. Cette décision se prend à l'unanimité des membres après avoir obtenu l'avis
conforme. Très clairement, l'intervention du conseil européen est décisive. Il peut dés la
demande d'adhésion, bloquer le processus de négociation. Il a un poids très important dans la
décision antérieure : vote à la majorité absolue des membres du parlement. L'état candidat
voit démarrer des négociations avec le conseil des ministres, les conditions d'adhésion vont
être mises en évidence entre l'état demandeur et l'union. Il faut rédiger un traité d'adhésion, il
est ensuite signé par les protagonistes (état candidat, chaque état membre et doit être ratifié
par l'état candidat et les états membres, dans chaque état membre).
Ce traité d'adhésion peut modifier le traité. Interprétation par la cour de Justice qui a pour
objet de tenir ce principe.

18 Mars 2010.
§3 LE PROCESSUS D'ELARGISSEMENT DEPUIS 1957.

Faire entrer par groupe les états candidats afin d'adopter les institutions européennes. La
première étape a lieu le premier Janvier 1973 et qui marque l'entrée significative : La GB,
l'Irlande et le Danemark. Ensuite la Norvège, mais refus par un référendum populaire que la
Norvège reste hors du contexte communautaire. La participation anglaise jalonne la vie de
1961 jusqu'en 1973, cette question est fondée à des raisons anglo-anglaise. => Contexte
purement Anglais et en plus DG ne supportait pas les Anglais.
Elle a préféré en 1951 et en 1957 pour favoriser sa place au sein de l'AELE Association
européenne de libre échange, relations commerciales. Ils ne voulaient pas d'un système supra
nationale, d'un système d'intégration. Elle ne voulait pas participer trop financièrement, car
elle devait beaucoup fournir au budget commun.
1981 Entrée de la Grèce dans les communautés européennes. Contrat d'association signé en
1961 (long) qui n'aboutit en finalement qu'à l'entrée en 1981 de la Grèce.
1986, entrée du Portugal et de l'Espagne lié depuis 1971 : il a fallu 15 ans de négociation et
d'adaptation des candidats.
1990 , réunification des deux Allemagnes, on ne considère pas qu'il y a un nouveau membre.
1er Janvier 1995, premier élargissement depuis la mise en vigueur de Maastricht.
Entrée de l'Autriche, Suède et Finlande, membre de l'AELE.

But : Accroître, communautariser les compétences étatiques.


1er Mai 2004, entrée d'un premier groupe d'état (10)
1er Janvier 2007, intégration de deux états restant.

22
Accords d'association débouchent souvent sur union douanière. + Programme d'assistance
signé dés la chute du mur en 1989, ils ont servi à promouvoir l'économie de marchée et à
soutenir l'initiative privée. Ont été signé aussi des accords spéciaux qui sont des accords de
commerces signés par des états plus avancés économiquement que d'autres et l'UE.

1er Mai 2004, ces dix états entrent dans l'UE. Candidatures en 2002 (Décembre).

2007 : Bulgarie et Roumanie ont été les derniers à rejoindre.


Turquie est associée à la communauté européenne depuis 1960, et depuis 1999 elle est
candidate.

SECTION II : OI OUVERTE, SES COMPETENCES.

Tout traité membre peut se retirer de son organisation d'intégration.

§1 LE CARACTERE PARTICULIER DE L'UNION EN LIEN AVEC LA SPECIFICITE


DES SOCIETES COMMUNAUTAIRES.

Traité de Paris + Traité de Rome = OI à vocation spécialisée.


CEE 1957 + son importance jusqu'en 1992 = avait vocation à traiter de l'économie et des
questions économiques.
La CJCE a donné une qualité supplémentaire, dans son arrêt de principe : La CJCE, 5 Février
1963 VAN GEND EN LOOS. "Ces traités constituent plus qu'un accord entre les parties
contractantes (obligation partielle) ont pour destinataire non seulement les états mais leurs
ressortissants.
Avis de la CJCE en 1991, confrontée à la même nécessité de définir la portée de ces traités.
La CJCE dit clairement que ça constitue des traités internationaux multilatéraux mais ils
constituent la charge constitutionnelle d'une communauté de droit".

La CJCE n'a pas de compétence pour changer la nature des traités. Elle n'a pas de compétence
pour qualifier les OI qu'ils créent autrement, mais la CJCE est la SEULE institution de l'OI,
qui est compétente pour inerprêter authentiquement le traité (non seulement le sens mais aussi
l'esprit), aussi littérale que contextuelle. Elle rappelle que ces traités constituent la base d'un
ordre juridique aussi complet que celui d'un État. Cela suppose donc que dans les traités eux
même on trouve un écho à cette interprétation.

L'approche des traités peut être revue et corrigée aujourd'hui. Le caractère supranational a été
reconnu assez tôt par les États, en exRFA dés 1967, la cour constitutionnelle allemande disait
de la communauté qu'elle ne constitue pas un état fédéral mais constitue des communauté de
nature particulière et progressive.
En Italie, parallèlement, la cour constitutionnelle a aussi reconnue l'existence d'un ordre
juridique particulier provenant des communautés. Ces deux états sont les exemples des suites
logiques de l'interprétation de la cour de justice. Révision constitutionnelle en 1992 pour que
la constitution de 1958 soit révisée et pour qu'on intègre un titre XIV intitulé les
communautés européennes et de l'union. Reconnaissance d'un fondement juridique propre.

§2 LES PRINCIPES QUI GUIDENT LA REPARTITION DES COMPETENCES ENTRE


LES ÉTATS ET L'UNION.

Traité de Lisbonne : classification.

23
Ce principe signifie que l'union n'intervient que si le traité de lisbonne et les traités qu'il
modifient lui prêtent compétente.
Jusqu'au traité de Maastricht, la spécificité des communautés est économique, c'est la CEE,
c'est donc bien la nature économique qui est la spécialité. Ce sont les compétences
économiques que les états ont transféré aux communautés. Mais en 1992, elle cesse d'être
économique et devient LA communauté européenne.
Cette spécialité telle que le traité de Maastricht le met en évidence, c'est une spécialité qui
n'est plus économique et qui est celle que les états ont bien voulu conférer à l'organisation.
En d'autres termes, avec la communauté européenne en 1992, on a une OI qui doit agir dans le
domaine des compétences qui lui ont été transférées.
Dés lors que l'on se pose une question sur la compétence, il faut se tourner vers le traité. Il
établit la liste effective des compétences pour la communauté et donc par défaut ce qu'il reste
à l'état.
Principe qui préserve tout autant l'organisation internationale que les États par la Cour de
Justice car c'est la seule qui est compétente pour interprêter les traités. Devant celle ci sont
ouverts des recours qui permettent de sanctionner l'empiètement de compétences des états.
Recours en annulation d'un acte communautaire qui pour la cour de justice ressemble à se
méprendre à notre excès de pouvoir. Cela lui permet d'examiner l'acte, règlement, directive,
mais d'abord la compétence de l'auteur de l'acte.
Deuxième catégorie, c'est le recours en manquement qui est un recours ouvert devant la cour
de justice, d'un état et qui est ouvert contre un état qui par une action ou un acte viole le droit
communautaire.
Il existait les compétences exclusives, compétences de l'UE, qu'elle va exercer de manière
exclusive, ce sont des compétences totalement transférées par l'état à l'union.
-> Concurrence et union douanière.

Protecteur des compétences de l'union, et des compétences de l'état : C'est assez tôt, faire
valoir les compétences de l'état => Arrêt de la CJCE, 31 Mars 1971, A.E.T.R., action en
manquement.
Non régi par un principe de spécialité, cela induit des relations. Or, il existe des compétences
exclusives, transmises en totalité par l'état. Cela permet un abandon de souveraineté.
Les compétences que l'on dit partagées : dans certains domaines, comme l'environnement, les
transports ou encore la protection des consommateurs. Il y a partage des pouvoirs de légiférer.
Les états vont pouvoir continuer à édicter des normes nationales mais ils doivent le faire dans
le respect des traités et des actes communautaires.
Constitution du 4 Octobre 1958, ces normes nationales vont subsister dans le principe de
supériorité du traité et des actes communautaires dérivés des traités. Il ne peut plus exercer sa
matière de manière autonome.
Les états sont liés par ce qu'on appelle les règles générales du traité, et par le principe de
coopération. Il doit agir dans l'intérêt de l'ensemble du système. Plus l'union va développer sa
législation, plus l'union va poser des règles, plus la marge de l'état va être réduite et
inversement.
De la création des communautés jusqu'à l'acte unique puis 1993, pendant longtemps, les états
se sont trouvées face à une marge de manœuvre importante qui leur laissait une liberté
d'action assez vaste. Développement quantitativement énorme de la législation, et
qualitativement.

Recours en manquement d'un état. Ce que le traité de Lisbonne appelle : les actions d'appuis,
de coordination ou de complément. Compétences que l'état se réserve ou retient et continue à

24
exercer, mais d'abord, si l'état continue à retenir ses compétences et l'exercer, il le fait dans le
principe de coopération, conformément à la logique du système.
Ces compétences de l'état pourront être l'objet d'un soutien par l'union (financier par
exemple), les domaines évoqués, ce sont la culture, éducation ou industrie.
Ce principe de spécialité peut souffrir d'atténuation et de limites.
Il peut faire l'objet d'une clause spéciale de compétence au profit de la CE.

Théorie des compétences implicites.


17 Juillet 1960, COMMISSION CONTRE ITALIE, elle fait mention de compétences
implicites qui reviennent aux CE et dont elle nous dit que ces compétences implicites
résultent des traités mais aussi de l'économie générale du traité. Arrêt VAN GENT EN LOOS,
la CJCE consacre le recours à sa méthode d'interprétation que l'on dit téléologique.

§3 PRINCIPE DE SUBSIDIARITE.
Article 5 Alinéa 2 du traité de Maastricht, qui traite de la CE (devenu union depuis le 1er
décembre 2009).
"Dans les domaines qui ne relèvent pas de sa compétence exclusive, la communauté
n'intervient, conformément au principe de subsidiarité, que si et dans la mesure où les
objectifs de l'action envisagée ne peuvent pas être réalisés de manière suffisante par les états
membres et peuvent donc, en raison des dimentions ou des effets de l'action envisagée être
mieux réalisée au niveau communautaire".
Cela s'applique aux compétences partagées.
Si une opération doit être réalisée par l'état ou par les états et que cette réalisation ne peut pas
se faire suffisamment, elle dépasse les compétences au sens des possiblités des états. L'union
agit à la place des états.

Danemark et UK ont craint de l'union qu'elle méconnaisse leurs intérêts et souveraineté.

25 Mars 2010.

Toutes celles qui relèvent des attributs de la souveraineté = compétences de battre monnaie.
-> Monnaie commune...
Principe de subsidiarité, replace l'état au centre du système.

Nécessaire conciliation de ces deux logiques, la GB et le Danemark ont été si soucieux de


faire prévaloir les compétences souveraines des états et leurs inquiétudes.

-> Accord inter-institutionnel entre la commission, le conseil et le parlement. Ils ont toujours
eu pour vocation de calmer les réticences anglaises et danoises, il y a un cantonnement de
l'union.
Chaque institution se soumet, s'autolimite à un examen de chaque projet d'acte
communautaire.

-> Proportionnalité, l'action de l'UE, elle se substitue et doit être proportionnée au but
poursuivi.

Dans le traité de Lisbonne, la communauté européenne disparait au profit de l'union


européenne.
Depuis Maastricht jusqu'à Lisbonne, il y a eu une communautarisation des compétences de
l'état. La justice civile restait une compétence étatique.

25
=> Compétences "potentiellement transférable" de l'état à l'union.
Coopérer = tous les acteurs sont égaux et souverains. C'est dans le respect du processus (pour
les 2è et 3è pilliers). Quand les états prennent des décisions en commun, ils le faisaient après
avoir informé le parlement, etc. Mais c'était pris à l'unanimité.
L'originalité de régime actuel, sa spécificité est double. D'abord, elle permet la coexistence de
plusieurs types de domaines d'actions (compétences transférées ou non).
C'est le seul exemple de l'organisation internationale qui (l'UE) est le fruit d'un porocessus
d'intégration aussi poussé. Cette organisation reste une organisation internationale.

TITRE III : LE SYSTEME INSTITUTIONNEL.

SECTION I : LE CONSEIL EUROPEEN.

Le Conseil Européen est limité dans la portée des membres présents car avant juste 6 états
membres. Avant, c'était bilatéral, parfois trilatéral entre de Gaulle et le chancelier allemand
Adenauer.
VGE a proposé que ce genre de réunion devienne bi annuelle et qu'elle se fasse entre les chefs
d'état et du gouvernement et aussi entre les ministres des affaires étrangères des états
membres.

C'est l'acte unique qui donne une existence juridique à ce conseil européen; c'est le traité de
Maastricht qui clarifie son rôle. Pas de qualité juridique, ce n'est qu'un organe. Il faut attendre
le traité de Lisbonne pour que le conseil européen devienne une institution à part entière.
-> Lieu d'échange, de discussions et de coopération.

Le Conseil Européen doit se réunir et prendre des décisions comme si au sein du processus
décisionnel, était le conseil des ministres.

Chef d'état, de gouvernement, président du conseil européen et celui de la commission.


Elu pour 2 ans et demi, c'est une personnalité différente.
Le président du conseil européen aurait du être un représentant de l'UE et aurait du jumeler
dans ses fonctions, tout autant la tache et le rôle d'animation du conseil européen et des
représentations de l'union.
-> Réuni les chefs d'état et du gouvernement + le haut représentant de l'union pour les affaires
étrangères et la politique de sécurité.

La règle est que les acceptations doivent se prendre par concensus, il arrive cependant que les
traités prévoient qu'ils se prononcent à l'unanimité, explicitement, ou que le conseil européen
se prononce à la majorité.
On a des relevés de conclusions, des délibérations, des déclarations (souvent fruit d'un seul
état ou très peu multilatérales), disposition qui émane d'un état et qui traduit le travail
publiées.

+> Défini les priorités politiques générales de l'UE et est une institution d'impulsion.

SECTION II : LE TRIANGLE INSTITUTIONNEL : COMMISSION, CONSEIL


D'EUROPE, PARLEMENT.

30 Mars 2010.

26
SOUS SECTION I : LES INSTITUTIONS, APPROCHE ORGANIQUE ET
FONCTIONNELLE.

§1 LA COMMISSION EUROPEENNE.

Création de la haute autorité qui créé la CECA, et d'ailleurs lorsque les exécutifs des
communautés européennes fusionneront, continuera à porter son nom.
1965, c'est l'organe qui est représentatif de l'union.. C'est-à-dire qu'elle est chargée de faire
valoir l'intérêt de l'UE, c'est l'organe supranational.

Elle est dite gardienne des traités communautaires et défend donc les intérêts de l'union qui
sont contenus dans les traités. Elle est chargée de veiller au respect des traités et a des
compétences pour cela. Elle est gardienne des traités communautaires. Difficulté d'adapter le
nb de commissaire avec le nb des États membres. Lorsque les États étaient en nb inférieur ou
égal à 15.
Communauté dans laquelle les plus grands états étaient sur-représentés. A l'époque, elle avait
20 commissaires, un par état (15) et les 5 plus grands états avaint un commissaire en plus.
Dans les traités d'Amsterdam et Nice, on avait évoqué l'idée de 25 commissaires (en sachant
qu'on allait être 27). Ce nb bougerait sur le temps de la législature pour que l'état soit
représenté.
Au sein de la commission européenne, se retrouve siéger un commissaire pour chaque état. Ils
sont désignés en raison de leurs compétences parmi des personnes qui offrent toute garantie
d'indépendance.

Procédure du commun accord : établir une liste de commissaires potentiels.


Le parlement européen a été consulté petit à petit.
Le parlement est associé à l'élection du président, ce qui veut dire que ce parlement européen
vote, désigne, la personnalité.

Ils ne peuvent cesser leur fonction que pour des raisons précises (2) : Décès ou démission ou
encore démission pour faute grave.
-> Collégialement responsable de sa gestion par le parlement européen. Le parlement peut
voter une motion de censure contre la commission. Il faut majorité des 2/3 des voix exprimées
et de ses membres.
L'admission potentielle, après vote, d'une motion de censure : commission centaire.
Après commission centaire a changé le traité de Lisbonne. 1999, plein de magouilles.

Motion de censure avec rapport accablant avec évênement frauduleux, cette commission
centaire a démissionné avant le vote de motion de censure.
Inscription dans le traité de Nice d'une disposition : lorsque le président de la commission le
lui demande, un commissaire peut être engagé à démissionner en raison de faits tenant à sa
gestion.
Le président peut exiger à un membre du collège de quitter ses fonctions, si faute grave.

Travail collégial dans l'intérêt de l'UE. La commission va agir collégialement en prenant des
décisions à la majorité simple et chaque commissaire peut faire l'objet d'une délégation
explicite pour prendre des mesures d'exécution des décisions prises collégialement.

27
Président de la commission : il joue un rôle central car il définit les orientations politiques et
qui décide de l'organisation interne de la commission = grande responsabilité.
Il lui revient le soin de désigner des vices présidents. Répartition des porte-feuilles selon les
thèmes.

-> Environs 38 000 fonctionnaires européens.


Elle intervient dans le processus de décision communautaire car elle propose les textes
communautaires. C'est elle qui prépare les propositions législatives communautaires. =
Monopole de l'intiative communautaire.
Cela signfie que c'est l'organe qui n'est pas tout seul à l'initiative mais mets en forme les
propositions d'actes communautaires.

-> Pouvoir général d'exécution et d'organisation : C'est l'organe d'exécution.


Elle a un pouvoir d'exécution par délégation. Elle fait œuvre de proposition, d'exécution et
gère les fonds. Elle a pour tâche d'en faire respecter les dispositions et pour cela, elle est
compétente pour saisir la cour de justice.

Le conseil des ministres.


Le conseil de l'UE est l'organe représentatif des états.
Il y a 10 conseils des ministres différents. Organe permanent qui prépare les réunions des
différentes organisations du conseil de l'union. Il est composé de représentants des états
membres (les ministres en font parti). Ils ont le rang d'ambassadeur et son accompagné
d'expert.
Un co-repère 1 qui travaille sur la question technique, exemple sur l'économie/finances, puis
on a un co-repère 2 qui travaille sur la politique. Ce dernier est lui même assisté d'à peu près
150 groupes de travail ou sous comités (représenté par des délégués de chaque pays). Idem
pour chaque comité.

A quoi sert le co-repère ?


Il prépare les travaux du conseil de l'union. C'est à dire que tous les textes dont le conseil de
l'union européenne est saisi, sont soumis aux co-repères avant d'être soumis à la commission
européenne.
Vote des textes sans débat.
C'est l'organe clef du conseil des ministres car permet la discussion, l'élaboration, et leur
adoption. Ce Conseil de l'UE a de nbses difficultés : les modes d'adoption.

1er Avril 2010,


La procédure de vote :

Le conseil de l'union européenne : modalité de fonctionnement et procédure de vote utilisée


au sein du conseil.
En 1965, lorsque, dans le but de mettre en place le marché commun, il était prévu dans le
traité de Paris/Rome, que le mode de vote à l'unanimité qui avait une double fonction, celle de
respecter la souveraineté de l'état et donc de nécessiter l'accord de tous. Paradoxalement, dans
son implication, elle devait ralentir le processus d'intégration des états dans le sytème
communautaire. Double action avec l'usage de l'unanimité. Alors que les états transfèrent les
compétences au profit d'une organisation commune d'intégration. D'une part, ce
désaisissement se fait au profit de l'organisation gouvernementale (conseil des ministres) et
d'autres part, ce conseil étant les destinaraires récupérant le pouvoir de décision des états va
permettre à ceux-ci, au sein du conseil, d'user du vote à l'unanimité pour préserver les intérêts

28
de chaque état. Transfert des compétences, dans les faits, les états vont continuer à agir dans
le conseil des ministres et encore plus au moyen du vote à l'unanimité.

De Gaulle pratique la chaise vide 1965/1966, est une position qui a pour objectif de contre-
carrer toute tentative d'évolution des communautés européennes vers un système
communautaire fonctionnant dans le respect des principes majoritaires et dans l'intérêt de la
communauté.

Que dit l'acte unique ? Que modifie le traité de Maastricht ?


Il rappelle une chose qui n'a jamais été appliquée, que le mode d'adoption de tout acte par le
conseil des ministres, de principe, c'est la majorité simple sauf disposition contraire des
traités. Il faut donc se tourner vers les dérogations permises par les traités communautaires or,
que dit l'acte unique ?
C'est que sauf disposition précise des traités, une liste des domaines de compétences dans
lesquels peuvent intervenir le conseil des ministres doivent avoir un vote à l'unanimité.
Repose sur une pondération de voix donnée à chaque état et s'appuie sur leur importance
démographique. Ils ont un quota de voix qui varie selon leur importance démographique, il est
réactualisé au moment de l'acte unique. Il est considéré comme un mode de notation à part
entière pour une liste de compétences énuméré dans l'acte unique.
Le traité de Maastricht allait dans le sens d'une accentuation, du recours au vote, du conseil
des ministres au sein de l'UE, par l'augmentation du nombre des domaines qui vont nécessiter
un vote à la majorité.

Depuis le 1er Décembre 2009, date d'entrée en vigueur du traité de Lisbonne, il est établi que
le conseil de l'UE statue par principe à la majorité électorale.
Le recours au vote à l'unanimité n'intervient que dans les cas où les traités le prévoient
(exception).
Paralèllement, cela n'intervient que dans le cas des matières limitativement invoquées par le
traité. Donc, cela signifie que par le traité de Lisbonne, on a un temps de plus et un
changement nouveau, qui se fait jour au sein de l'UE. La faculté qu'un état a de s'opposer seul
à l'adoption d'un acte communautaire, elle est devenue quasi-nulle. Immigration, culture,
environnement par exemple. On est face à une OI qui devient une OI d'intégration
(réellement).
Ces règles vont s'appliquer à toutes les normes règlementaire. Tout cela se fait conjointement
avec le parlement européen. Il y a un mouvement double vers plus d'intégration.
Depuis 2007, la répartition se fait avec les plus grands états (29 voix) jusqu'aux plus petits
comme Malte (3 voix). Pondération de voix qui doit tenir compte de la population, mais aussi
des états votants : il faut que le vote représente au moins 62% de la population.
Pour certaines décisions, lorsque l'acte qui doit être adopté émane d'un état, le traité prévoit
que cette proposition est adoptée si elle obtient au moins 2/3.
Les traités prévoient qu'il faut au moins 62% de la population de l'UE mais il faut une
majorité des états.
Chaque acte adopté au sein de l'UE devra avoir réuni une double majorité càd 55% des États
et de 65% de la population. Jeu de poids et contrepoids, état plus puissant que d'autres qui
cherchent à s'allier à d'autres.

A partir de 2014 il est prévu dans le traité de Lisbonne, que puisse émerger au sein du conseil
de l'UE une minorité de blocage. Le système prévu met en évidence que de petits états se
voient l'opportunité de manifester leur opposition aux textes.

29
Cette minorité de blocage qui sera mise en place = opposition d'une minorité d'état. Assurer
un lien entre la majorité et la minorité locale.

Ce parlement européen s'appelle comme ça en 1962, il est dénommé dans l'acte unique
européen. L'idée était de créer une assemblée. Assemblée parlementaire du Conseil de
l'Europe, l'évolution et la différence que l'on met en évidence est de prévoir l'élection de ses
membres à l'élection directe. Mais la lettre du texte a été dépassé par la réalité. Les membres
du parlement européen n'ont pas cessé de revendiquer que soit mis en relation le nom et les
compétences normatives.
Il a fait du parlement un "co-législateur" avec le conseil de l'UE.
Juin 1979, date de la période de la première élection au suffrage universel direct des députés
européens. Ils étaient désignés pra chaque état.
Il faut une décision du 20 Septembre 1976, qui a été ratifié par chaque État, pour que soit
adopté l'acte qui décide de l'élection au suffrage universel direct des membres de ce
parlement.

Un pays a toujours refusé les scrutins plurinominaux : la grande Bretagne. On a toujours fait
une dérogation. 27 États, le nombre de représentants par État a changé, le nombre de chaque
élu national. On fixait un nombre maximum, par nécessité, éviter le nombre trop important de
représentants. Il y a une répartition des groupes nationaux selon l'importance de chaque état.
Elle est représentée par 99 députés (Allemagne) jusqu'à Malte, 5 députés européens. Il revient
au droit interne de chaque état de mettre la procédure électorale, la circonscription dans le
cadre desquel se déroulent les élections européennes.

Qui peut être député européen ? Toute personne majeure, si ce n'est que la qualité de membre
du parlement européen, exclut celle de membre du parlement national.
736 députés internationaux.

6 Avril 2010,

Lors des séances plénières, il praticipe à la prise des décisions (pouvoir normatif) en
compagnie du conseil des ministres.

Les compétences du parlement européen :


+ Il a un pouvoir traditionnel, celui des assemblées qui composent des organisations
internationales, adopter des résolutions.
Actes à portées non obligatoires qui lui permettent de prendre position sur tout sujet.

+ Il exerce un contrôle démocratique. Il intervient dans la procédure de désignations de la


commission européenne et des membres de celle-ci. Ce sont des personnes qui sont présenties
par les États de l'UE. Cependant, même s'ils font l'objet d'une liste (le président et ses aides),
d'une pré-désignation selon la procédure du commun accord. C'est le aprlement européen qui
va établir par vote le président européen et dans un second vote, investir la commission dans
son ensemble.
Président de la commission, Baroso, s'est suivi d'un long débat politique : il y a eu une période
de transition entre Nov2009 (fin du mandat de la précédente commission) et Fév2010.
C'est une période qui a été longue, l'ancienne commission a géré les affaires courantes.
Période selon laquelle les candidats commissaires ont été auditionné et chaque audition a été
très politique. Cela n'a pas été un vote d'investiture formel.

30
Le parlement a auditionné 27 candidats qui ont été accompagnées d'un nb de 2000 questions
posées aux commissaires => Débat écrit et oral.
Exigence de rectitude qui précède les commissaires.
Le contrôle du parlement sur l'exercice du contrôle du parlement => rapport sur l'Exécution
du budget par exemple. Le parlement vote le Quitus (borne d'exécution du budget de l'union.
Par ailleurs, les travaux du conseil des ministres contrôlent les travaux aux moyens de
questions écrites et orales adressées par les parlementaires aux membres du conseil.
A chaque session plénière du parlement européen, réponse au nom du conseil.

+ Il peut examiner les compétences des citoyens.

+ A chaque conseil européen, le président du parlement est invité à exprimer le point de vue
du parlement européen sur les thèmes qui vont etre abordés à l'ordre du jour ou par les thèmes
qui lui tiennent à coeur.

+ Il exerce le pouvoir européen : selon une mesure de "Codécision".


Elle a pour objet d'associer le parlement européen à l'exercice du pouvoir normatif, et depuis
Lisbonne (par principe) de l'associer à la prise de décision.

Il y a une procédure d'avis simple : domaine qui reste soumis à l'intervention exclusive du
conseil des ministres qui reste le seul à prendre des actes normatifs. Il doit prendre l'avis,
consulter le parlement.

Condition de nullité : -> L'acte est entaché d'un vice de forme, si pas consultation du
parlement européen.
S'il se prononce et le conseil de l'UE adopte un acte substantiellement différent de l'acte qui
fait avis.

Procédure de l'avis conforme, procédure qui a eu tendance dont la portée s'est accru surtout
entre 1992 (Maatricht) et 1989. L'avis doit être respecté.
-> Procédure de constatation de ce que le traité appelle un risque clair de violation des droits
de l'homme ou encore, constatation de l'existence d'une violation permanente.

Il faut un avis conforme pour toute demande d'adhésion d'un nouvel état = il faut que la
demande formulée au conseil des ministres, soit l'objet d'un avis du parlement européen.
= Il y a une coopération renforcée.
La coopération renforcée : c'est tout le débat ouvert par Maastricht, quand il a été question de
passer de 12 à 27 états.

Budget : Il finit par adopter ou non le budget. Cela a été le point déterminant de toutes les
revendications du parlement en 1970.

Jusqu'au budget 2009, il est adopté conjointement par le parlement européen et le conseil des
ministres. Pouvoir limité de contrôle sur le budget. Le mot qu'avait à dire le conseil des
ministres ne se résumaient plus qu'à 55% des affaires, au profit du parlement européen.

Procédure de codécision : procédure législative ordinaire.

31
C'est la personne qui représente l'UE dans le monde, ce représentant pour la politique
étrangère. Le parlement européen a la possibiité de se saisir des propositions faites par les
citoyens : l'initiative européenne permet à un million d'européen de réclamer de nouvelles
mesures législatives.

LE PROCESSUS LEGISLATIF :

¤ L'Initiative législative.
Intervention de plusieurs acteurs : De nombreuses personnes peuvent être à l'origine de
proposition législative mais une seule peut en formuler la proposition (La commission).
Ils peuvent inviter la commission à prendre en considération leur proposition d'actes
législatifs.
Il y a plus de 40 domaines nouveaux de compétences européennes qui requéraient d'autres
procédures.
Il y a une généralisation de la procédure législative, dite ordinaire.
Il y a des domaines qui relèvent encore de l'intervention exclusive de la commission
européenne.

+ Elle enjoint son assentiment au parlement et au conseil des ministres.


+ Le Conseil des ministres va examiner les actes et va les transmettre aux co-repères qui vont
être aidés par des commités d'expert.
+ Le parlement a le droit d'adoption mais aussi le droit de formuler des modifications
significatives aux textes soumis par la commission.

Dans chaque institution, le texte va suivre deux lectures et à l'issu de chaque lecture, le texte
passe par la commission qui retransmet au conseil. => Conciliation, le comité de conciliation
doit trouver un texte de compromis.
Le parlement peut, au bout du compte, à la majorité absolue de ses membres, s'opposer une
dernière fois.

8 Avril 2010,

3è lecture qui donne droit au parlement au rejet ou à l'adoption finale du texte. Elle est
l'intermédiaire entre les deux institutions : Si la commission retient un amendement
parlementaire à la proposition d'acte qu'elle a formulé, que le conseil des ministres désire
passer outre et que cet amendement ne soit pas retenu dans le texte; le conseil des minitres
doit voter unanimement contre l'amendement. 2/3 des actes produits par l'UE sont créés par le
parlement conjoint au conseil des ministres.

SECTION III : LE JUGE COMMUNAUTAIRE.

LA CJUE et Tribunal de première Instance : Le juge communautaire de droit commun est le


juge de droit interne. Ceux a qui les traités accordent, dans des domaines limités, des
compétences = juge communautaire d'attribution = recours juridictionnel.
Sans gradation, figure les états membres, les institutions communautaires et les particuliers.
Première chose très importante, ce juge communautaire est un juge d'attribution.
Il est un juge d'attribution dans le cadre des recours ouverts aux états, particuliers et
institutions.
La CJUE et CEDH ne sont pas assimilées. Il y a pour un même requérant, peut être une partie
pendante à un litige et paralèllement saisir la CJUE pour faire valoir ses droits.

32
§1 LA COUR DE JUSTICE DE L'UE.

Depuis le début, 1957 et traité de Paris, existence dépend des traités. Dépend du règlement
des procédures adoptées par la cour elle-même, approuvée par le conseil des ministres et l'UE.
La CJUE est composée de 27 juges (un par état) et de huit avocats généraux. Ils sont désignés
selon une procédure déjà évoquée par les émissaires du commun accord, ce sont les
gouvernements de l'état qui selon la procédure du commun accord vont désigner un juge. Le
juge rend des arrêts et les avocats présentent leurs conclusions. Ces juges et avocats sont
désignés pour une période de 6 ans renouvelable par tiers tous les trois ans.
-> Présider les audiences et délibérations des plus grandes formations de jugement.
Leur serment garantit non seulement que ne sera pas porté atteinte à leur indépendance mais
aussi qu'ils rendront leur jugement en toute indépendance. Ils ne doivent pas exercer de
fonctions qui permettraient un conflit d'intérêt entre leur ancienne et nouvelle profession.
Ils ne peuvent pas être relevé ou déchus de leur fonction sauf si très grave, levée de
l'immunité. Cette décision revient à la cour elle même.

Cette cour siège en chambre, 3 ou 5 juges, elle statue aussi en formation de "grande chambre "
où il y a 13 juges. Elle peut statuer en assemblée plénière aussi.
Grande chambre se réunit quand la cour doit déclarer démissionnaire un commissaire
européen, donc la portée de la décision.
La grande chambre de la CJ se réunit à 13 juges lorsqu'un état membre ou qu'une institution
est partie à l'instance et c'est généralement à la demande de l'état membre ou de l'institution.
Cette demande va de paire avec la nature complexe de l'affaire.

La chambre : (3 ou 5 juges)
L'idée sous-jacente c'est d'assurer non seulement la rotation des juges en fonction de la
nationalité.
C'est pour ne pas figer les chambres, indépendamment de la nationalité du juge qui y préside.

§2 LE TRIBUNAL DE PREMIERE INSTANCE.

Existence dans le cadre du fonctionnement du système institutionnel. Dés le milieu des années
70, a été créé un tribunal qui s'est placé à côté des cours de justice pour se décharger du
contentieux de la fonction publique communautaire.
Si cette idée est née à cette période là, les états n'étaient pas favorables à sa création. Le rôle
de la cour s'est engorgée, les délais de jugement aussi et l'acte unique n'a pas pu faire grand
chose si ce n'est prévoir dans cette disposition, qu'à la demande de la cour, après que soit
consulté la commission et le parlement, Décision 24 Octobre 1988. Entrée le premier
septembre 1989 (le tribunal).

Le règlement de procédure du tribunal est adopté avec l'accord de la CJ et il est


organiquement dépendant de la CJ.
Que peut on mettre en évidence sur le tribunal de première instance ?

Il n'est composé que de magistrats et c'est parmi ceux-ci que peut être désigné un avocat
général. Ils doivent faire preuve d'indépendance et de compétences. Les juges du tribunal
prête serment devant la CJ.

33
Ce tribunal exerce les mêmes compétences que la CJ sauf celle qui consiste à délivrer
l'interprétation des traités communautaires. Le TPI (tribunal de première instance) est
incompétent. Il peut être saisi pour tous les litiges et recours, SAUF les recours préjudiciel.

La contestation ne peut pas contenir de nouveaux moyens, ça n'est pas un examen de l'affaire
bis, avec des moyens de faits nouveaux.

§3 LA PROCEDURE DEVANT LE JUGE COMMUNAUTAIRE.

Il est saisi et compétent pour les recours introduits par les personnes physiques et morales sauf
pour le recours préjudiciel en appréciation de validité.
-> Première instance, premier et dernier ressort.
Parties entendues, procédure contradictoire. Phase orale et phase écrite (ou l'inverse
chronologiquement).
Phase d'instruction de l'affaire (audition de témoins et enquête sur pièce ou sur place).
Le recours devant la CJ ou devant le TPI n'a pas d'effet suspensif, mais il peut y avoir un
sursis à exécution notamment d'un acte communautaire. Il est possible que le juge prononce
des mesures provisoires, dans l'hypothèse d'une urgence ou d'un risque qui pourrait être
irréparable.

Recours directs : devant le TPI ou la CJ, recours dans laquelle le juge communautaire est saisi
directement.
Parallèlement aux recours indirects, préjudiciels.
Le juge interne demande qu'elle délivre l'interprétation d'un acte ou une procédure écrite.

§4 LES FONCTIONS DU JUGE COMMUNAUTAIRE.

3 Types :

+ Compétence consultative.
Les traités précisent qu'elle peut être consultée par le parlement européen, par la commission
ou un état membre, sur la comptabilité entre des accords externes et les traités
communautaires signés avec d'autres états que ceux qui composent l'union.
Fonction contentieuse permet à la CJUE d'être saisie selon différents recours, différentes
procédure et de connaitre des actes communautaires.

¤ Recours en manquement d'un état qui sert à contrôler le respect par un état des obligations
qui sont les leur, en vertu du droit de l'Union.
Rôle très important dans la phase précontentieuse avant la saisine de la CJ.

¤ Le recours en annulation, il s'agit d'une demande, d'un recours en annulation, d'un acte, d'un
organe de l'UE. Ce recours en annulation ressemblée d'assez prêt au recours pour excès de
pouvoir.

¤ Recours en carence (des institutions), inaction ou inertie qui viole les traités.

13 Avril 2010,
¤ Fonction préjudicielle.

34
Etablit un dialogue entre juges, entre le juge communautaire d'attribution et la cour de justice,
et le juge de droit commun.

Un premier jugement qui concerne la validité d'un acte communautaire. C'est le recours
préjudiciel en appréciation de la validité.
Liée par la déclaration d'invalidité faite par la cour de justice. Elle ne sanctionne ni ne rejette,
ni ne casse, aucun jugement ou arrêt de droit interne.

CHAPITRE III : L'ORDRE JURIDIQUE COMMUNAUTAIRE.

SECTION I : LES SOURCES DU DROIT COMMUNAUTAIRE.

La CJUE a été invitée à définir les normes du droit communautaire et à définir les régimes
applicables.
Jurisprudence est une source de droit, les principes qu'elle dégage sont les principes généraux
du droit.

SOUS SECTION 1 LE DROIT ORIGINAIRE.

§1 LES ACTES PREVUS PAR LES TRAITES.

Nomenclature des actes dérivés, c'est la jrp de la cour qui a fixé un rang hiérarchique au droit
communautaire.
Ces traités priment à toutes les autres sources de droit communautaire. C'est à propos de ces
actes appréciés dans leur globalité que la CJ s'est prononcée dans un arrêt et un avis, CJCE 23
Avril 1986 PARTI ECOLOGISTE LES VERTS CONTRE LE PARLEMENT EUROPEEN,
Avis de la CJCE du 14 Décembre 1991, avis portant sur un accord sur l'espace économique
européen (EEE). = Droit originaire.
Cela constitue la charte constitutionnelle de la communauté.

Faute d'avoir ratifié le projet de traité portant constitution pour l'Europe.


Tous les traités cadre ultérieur complète les dispositions initiale. C'est le principe de
l'autonomie des traités. UE repose sur tous les traités qui reposent sur les autres.

15 Avril 2010,

Incorporation de la directive en mettant en œuvre les objectifs qu'elle contient. Les mesures
nationales nécessaires à la réalisation de la directive.
Ces états doivent recourir aux actes internes, la transposition ne peut pas se faire au moyen
d'une pratique administrative, ce ne peut être que par la portée d'un acte juridique. Les états
doivent prévoir un cadre législatif et règlementaire qui doit garantir l'application pleine et
entière de la directive.
La CJ veille à ce que la transposition se fasse dans le respect des principes invoqués. La CJ
peut admettre un certain nombre de pratiques, d'usages qui sont utilisés en droit interne, par
exemple, la CJ vérifie toujours que l'obligation de transposition se fait dans le respect de

35
l'interprétation que donne les juridictions internes des dispositions nationales qui servent à
transposer. Aucun choix aux états pour être transposé. Très clairement, toute cette action faite
par la communauté européenne qui consiste à rendre de plus en plus précis cet acte qui n'est
pas censé l'être.
Ils ne peuvent pas altérer la portée ou modifier la portée d'une directive : obligation de
transposition exacte et correcte.
Les états membres ont l'obligation de notifier les mesures de transposition qu'ils ont prises. La
commission qui est dite gardienne des traités contrôlent la bonne transposition des traités. La
commission peut être à même de constater si oui ou non elle a été destinataire de la
transposition, il lui revient le soin de mettre en œuvre l'action en manquement. Débute l'action
en manquement, avant que ne soit saisie la CJ.
Cet acte n'a pas directement d'effet, il n'a pas vocation comme le règlement à s'appliquer dans
le chef des particuliers. Il n'a d'effet que par l'intermédiaire de mesures nationales de
transpositions.
Les directives restent un acte destiné aux états et aux états seulement.

¤ LA DECISION.

"La décision est obligatoire dans tous ses éléments pour tous les destinataires qu'elle désigne".
Elle est obligatoire dans tous ses éléments, notifiés, ce qui ne signifie pas qu'elle ne nécessite
pas d'être complétée par des mesures d'applications.

¤ L'AVIS ET LA RECOMMANDATION.

Ces avis et recommandations ne lient pas. Ils constituent une invitation à l'application. Ils
n'ont d'effet juridique qu'indirects. Elle est la première à émettre ce type d'actes. Ils ne peuvent
être l'objet d'un recours juridictionnel cependant la CJ, de manière sage, a été amenée à retenir
les indications fournies et à en viser, dans le cadre des recours préjudiciels, il n'est pas rare
qu'elle s'appuie sur les textes des recommandations.

Prévu par les traités, principe de la compétence d'attribution de l'UE mais aussi au sein de
l'UE , aux institutions compétentes pour créer du droit et prendre des actes. Il faut que cela ait
été prévu par les traités et pour finir pour remplir les objectifs apportés par les traités.
Par principe, ils sont adoptés pour 2/3 d'entre eux par le biais de la procédure législative
ordinaire : la codécision. S'ils sont le fruit d'un travail conjoint de la commission, du
parlement et du conseil, il en reste un tiers qui peuvent émaner d'autres institutions. La banque
centrale est habilitée à prendre des règlements. A chaque fois qu'un acte est émis, il faut
savoir quel type d'acte il va falloir adopter, ensuite, il faut se référer en fonction du domaine, à
la nature de l'acte adéquat.
En matière d'harmonisation, cela se fait le plus souvent par voie de règlement. Obligation
général de motivation.

Les intéressés doivent être informés des conditions d'adoption de l'acte, ils doivent pouvoir
défendre leurs droits en justice et le saisir. L'acte doit comporter la base juridique sur le
fondement de laquelle il a été adopté.
Dés qu'une décision s'écarte d'une pratique antérieure, à l'égard d'un destinataire particulier,
elle doit comporter une motivation implicite et détaillée. Exemple constat anticoncurrentiel
des états, sanction par amende.

36
LES REGIMES JURIDIQUES.

Cet acte qui emportera indirectement des conséquences aux particuliers sera notifié à l'état qui
sera chargée de mettre en œuvre les contenus de l'acte.
-> Journal Officiel-UE quelque soit la procédure qui a permis leur adoption.
Entre en vigueur à la date contenue en leur sein, ils entrent en vigueur le 20eme jour, parfois
dés sa publication quand c'est écrit.

Après, l'acte devient inopposable. Si on n'a pas connaissance de l'acte car pas notifié, l'acte
n'est pas opposable.
"Lorsque la confiance légitime des intéressés est dûment respectée".

25 Janvier 1979, RACKE. Maintient de certains actes antérieurs.

Abrogation, retrait des actes : à tout moment, les institutions communautaires peuvent abroger
les actes.
Il est possible que la responsabilité de l'union soit engagée en cas de modification ou
d'abrogation source de dommage.
Qui dit retrait dit rétro-action, pour que le retrait puisse être utilisé il faut d'abord que l'acte
soit illégal donc l'illégalité doit exister et être identifiée.
Les institutions à l'origine de l'acte peuvent le retirer.
Il faut le retirer par un délai raisonnable.

§2 LES AUTRES ACTES.

4 Mai 2010,

Plus précisément ce ne sont que les principaux actes dérivés qui sont consignés dans cette
nomenclature. Les traités prévoient certains actes spéciaux dont ils ne donnent ni les
définitions, ni un régime juridique. Ils sont le fruit d'une adoption. Il est des actes qui ne sont
pas prévus.

A) LES ACTES PRIS PAR LES TRAITES MAIS HORS NOMENCLATURE.

Exemple : règlement de procédure et tribunal de première instance.


Ces règlements ont pour objet de définir l'organisation ou le fonctionnement de l'institution.
Ces règlements n'ont pas la même portée que le règlement communautaire; ils s'imposent aux
institutions, parfois même, leur portée dépasse le cadre de leur objet (ex : règlement de
procédure de la cour de justice).
On trouve aussi des décisions, faux amis, par exemple la décision du parlement européen qui
constate l'arrêt définitif du budget et qui donne décharge à la commission pour l'exécution du
budget.
Avis : consultatif, n'entrent pas dans la nomenclature.

B) SUI GENERIS :

Non prévu par les traités, ne sont pas du droit dérivés de la nomenclature. Ce sont des actes
issus de la pratique. Ils sont autant de déclarations, de résolutions, de communication,
conclusions, mémorandums etc. Ils ont des objectifs divers et variés. Il y a certain de ces actes

37
qui ont une valeur préparatoire et programmatoire, ils sont notamment ceux qu'adoptent le
conseil des ministres. Ils constituent une sorte de guide que le conseil s'adresse à lui-même,
dans lequel il se fixe des objectifs, éventuellement dans lesquels il se fixe un délai. Ce ne sont
que des déclarations politiques, d'intentions. A valeur préparatoire, exemple les
communications de la commission européenne, par lesquelles elles précisent la politique de
l'union dans certains secteurs.
Les accords interinstitutionnels sont des actes que les institutions s'adressent à elles-mêmes et
entre elles, qui organisent leur condition de travail. Ce sont des actes dépourvus d'effet
obligatoire ni pour les états, ni pour les particuliers : ils ne créent pas de droit donc ne sont pas
invocables devant la cour de justice. Dans le meilleur des cas, ils peuvent être utiles afin
d'interpréter d'autres règles.

SECTION III : TRAITES ET ACCORDS INTERNATIONAUX.


Ces OI ainsi que les états membres sont des sujets de droit internationaux; ils ont la capacité
de conclure des traités et accords internationaux entre eux ou avec des états tiers, mais aussi
avec d'autres OI.

Accords externes et le droit conventionnel complémentaire.

§1 LES ACCORDS EXTERNES.

Ce sont des accords aux traités conclus par l'union avec des états tiers ou des OI. Dés que ces
accords sont conclus par l'organisation de l'UE et qu'ils entrent en vigueur, ils font partis
intégrante de l'ordre communautaire. Ces accords lient les institutions de l'union et lient aussi
les états membres avec tout ce que cela comporte. Ils peuvent être invoqués par les
particuliers devant des juridictions internes, à la différence près qu'il faut que soit respecté
afin d'être utile, il faut que les accords externes aient fait l'objet d'une publication et soient à la
portée des citoyens européens.

Dans le cadre d'accord d'association que peut conclure l'UE, avec les états candidats PECO
ont été conclus des associations.
La cour de justice autorise la communauté européenne, donc l'union, de disposer de
compétences générales pour conclure des accords externes. Même en l'absence d'une
attribution explicite, la communauté peut conclure un accord externe en vue de réaliser un
objectif déterminé.

Qui est compétent pour les négocier ?


Cela revient à la commission européenne, sur la base de directive que lui donne le conseil,
c'est elle qui négocie les accords externes.
Il lui faut un avis conforme, notamment dans le cadre des associations, à l'issu de ces avis, lui
ou les autres institutions (conseil, parlement ou états membres) peuvent demander à la cour de
justice de formuler un avis sur l'accord externe. Cela bloque tout entrée en vigueur ultérieur
jusqu'à ce que ces traités soient révisés pour les rendre compatibles. Le conseil conclut à
l'unanimité les accords passés par l'union.

§2 LE DROIT CONVENTIONNEL COMPLEMENTAIRE.

Accords internationaux conclus par l'état dont l'UE ne fait pas parti. Néanmoins, ce droit
conventionnel constitue une source de droit communautaire. C'est en cela qu'ils constituent
une source du droit communautaire car ils viennent compléter le droit communautaire.

38
On en trouve aussi en droit international privé.

Les traités renvoient à leur future conclusion. Lorsque les états membres concluent des
accords entre eux, ils coopèrent internationalement, exerçant leurs compétences propres =>
Traités internationaux.

SECTION IV : LA JURISPRUDENCE ET LES PRINCIPES GENERAUX DU DROIT


INTERNATIONAL.

Un juge ne dispose pas de pouvoir normatif (jurisprudence). La CJ et les tribunaux ont pour
attribution général le respect du droit communautaire. (Le juge du droit communautaire est le
juge interne)
Si la CJ garantie le droit, elle en assure la pleine efficacité. Le droit fait l'objet d'une
interprétation uniforme.

-> Interprétation téléologique qui signifie que c'est une interprétation faite en tenant compte
des buts et objectifs des traités.
Complètent les lacunes communautaires (principes généraux du droit dégagé par la CJCE)
surtout en matière des droits fondamentaux. Ils sont au dessus du droit dérivé.

6 Mai 2010,

Il veut les soumettre à un corps de règles (les états membres) et de garanties fondamentales
qui ne sont pas dans les traités.
La CJ a été invitée par les traités à requérir des principes de ce genre. Ces dommages doivent
être réparés (créé par les institutions ou les agents) conformément aux principes généraux
communs des droit des états membres.
Le traité de Maastricht modifié fait plus que suggérer, il invite le juge communautaire à
définir ces principes généraux et à les appliquer.

1) L’ORIGINE ET LE CONTENU DES PRINCIPES GENERAUX DU DROIT.

Communauté et système mis en place, et dans d’autres cas, ils sont dégagés par la CJ comme
des principes qui relèvent du droit des États.

A) CONTENUS ET CLASSIQUES PROPRES A TOUS LES SYSTEMES


JURIDIQUES.

¤ Le principe de sécurité juridique.


 Principe de territorialité, applicable y compris aux entreprises d’états tiers qui se
trouvent sur le sol de la communauté dés lors que ces entreprises faussent le jeu de la
concurrence. Elle n’a pas le droit de refuser le droit d’entrée et de séjour à ses propres
ressortissants.

¤ Le principe de bonne foi.

Elle a toujours voulu démontrer son droit par rapport au droit international public et avoir sa
propre identité : « Le droit européen ».

39
¤ Traités et nature de l’ordre juridique communautaire.
 Principe de l’équilibre institutionnel : on ne peut pas distinguer les pouvoirs comme au
sein d’un état.
Arrêt de la CJCE du 13 Juillet 1958, MERONI.
 Interdiction de la discrimination fondée sur la nationalité ou encore le principe de
solidarité (entre états).

Dans une majorité d’état ou dans certains états membres (quelques), voir même la cour va
communautariser.

¤ Non opposabilité des textes non notifiés.

¤ Principe de la hiérarchie des normes.

¤ Principes d’égalités.

¤ Principe des respects des droits de la défense.

B) LE PRINCIPE GENERAL DU DROIT FONDAMENTAL.

Pas possible d’effectuer un contrôle, de se tourner vers la loi ou textes constitutionnel pour
contrôler le respect étroit des libertés.

A l’origine, les traités constitutifs n’évoquent pas les droits fondamentaux, rares sont les
dispositions des traités qui implicitement prévoient ces droits.
En les érigeant au statut de principes des droits fondamentaux, elle contourne ce problème.
CJCE 12 Novembre 1969 STAUDER.

Elle s’appuie sur deux sources d’inspiration :


• CJCE, 17 Décembre 1970, INTERNATIONALE HANDELSGESEUSCHAFT.
La Cour de justice s’appuie sur les traditions constitutionnelles des états membres. Elle dit : «
Le respect des droits fondamentaux fait parti des PGD fondamentaux… ».
• Les accords internationaux de protection des droits de l’Homme. CJCE, 14 Mai 1974,
NOLD.
Elle se réfère aussi )a la charte sociale européenne. CJCE 28 Octobre 1975, RUTILI.

 Droit au juge (effectif).


 Droit à un procès équitable.
 Droit au respect de la vie privée et familiale.
 Droit de propriété.
 Droit au respect de la dignité humaine et l’intégrité de la personne.
 Etc., etc.

Ils peuvent faire l’objet d’une restriction que la cour mesure dans leur intensité. Pour la
réalisation des objectifs contenus dans les traités, dés lors qu’il est nécessaire d’apporter une
restriction à un principe de droit fondamental, on peut le considérer comme légal. On ne peut
pas postuler un droit, sans limite.

40
Article 6 du traité sur l’union européenne : « L’Union est fondée sur les principes de libertés
de la démocratie, le respect des droits de l’homme… ainsi que les états de droit » et cet article
ajoute, « principes qui sont communs à tous les états membres ».
L’union respecte les droits fondamentaux tel qu’ils sont définis dans la CESDH et tel qu’il
résulte des traditions constitutionnelles communes aux états. Préservation commune des droits
fondamentaux, préservation des espaces européens de libertés et de justice. Le conseil
européen de Nice en Décembre 2000, s’est accompagné de la signature de la charte des droits
fondamentaux de l’UE. Cette charte établit un ensemble de droits fondamentaux inspiré de la
CESDH.

Il n’y avait pas que des parlementaires qui étaient dans la convention, il y avait des membres
de la commission européenne. Il y a environs 54 Articles qui définissent les valeurs
fondamentales de l’Union.
Entre 2000 et 2009, cette charte n’a eu aucun effet juridique contraignant, ce qui fait que la
cour de justice a continué de tirer de nouveaux principes fondamentaux mais sans pouvoir
l’imposer.
Les recours individuels ne pouvaient pas s’appuyer sur les invocations des textes de la charte.

Le traité de Maastricht modifié prévoit qu’il est possible de sanctionner un état en suspendant
les droits de votes
Maintenant nous avons un texte, en cela elle a fait œuvre de construction normative. Nous
avons un traité qui vise à protéger les droits fondamentaux sur les territoires de l’union.

11 Mai 2010,

CHAPITRE II : INTEGRATION DE DROIT DE L’UE DANS LES ORDRES JURIDIQUES


NATIONAUX.

+ Il est dit « applicable immédiatement ».


+ Applicabilité directe.
Ce droit communautaire a vocation à créer des droits, au bénéfice ou à la charge des
personnes privées, des particuliers.
Le juge de droit communautaire est le juge commun interne.
 On appelle aussi ce principe l’effet direct.
+ La primauté.

SECTION I : APPLICABILITE IMMEDIAT ET DIRECTE DE L’UE.

SOUS SECTION I : L’APPLICABILITE IMMEDIATE.

§1 DEFINITION.

Pour pouvoir faire le tour de ce que cela recouvre, surtout des fondements de ce droit de
l’Union, on ne peut pas le faire sans dissocier ce qu’est le droit international du droit interne.

 Laisse les états décider.


 Les constitutions nationales permettent d’organiser, de définir dans quelles conditions
ils vont introduire leurs obligations.
(Dualisme et monisme).

41
Les deux ordres, qui sont impliquées, sont séparées (dualisme). Cette séparation les juxtapose,
ils sont indépendants.
Ils ne peuvent traduire d’effets que sous certaines conditions. Il faut qu’une loi soit rédigée et
qu’elle reprenne le traité et ses dispositions pour permettre que le traité, indirectement,
produise des effets.

Monisme : Seul et unique, dans un tel système, les deux ordres juridiques (international et
interne) ne sont pas séparés, ils forment un système unique. Le traité ou l’accord n’a pas à
faire l’objet d’une quelconque mesure de réception ou de transition. Dés lors qu’il a été ratifié,
il prendra place directement dans le droit national et applicable.
Article 55 du 4 Octobre 1958.

CJCE 15 Juillet 1954, COSTA C/ ENEL : Effet direct.


CJCE 9 Mars 1978, SOMMONTHAL : Précise que le droit issu des traités « fait partie
intégrante de l’ordre juridique applicable sur le territoire de chaque état ». La cour de Justice a
condamné les états qui pratiquent le dualisme.

§2 LES EFFETS ET LES CONSEQUENCES.

¤ Quelque soit les traditions constitutionnelles, il ne peut y avoir aucune mesure


d’introduction du droit communautaire ; à part une prescription obligatoire imposée par le
droit communautaire ou des exceptions, le principe veut qu’il ne peut pas y avoir de mesures
d’introductions.
Les états a tradition dualiste, même évoquant le fait que les mesures d’introductions ne font
pas obstacle, ne sont pas tolérés car ne respectent pas le système.

¤ Le droit communautaire doit être appliqué par l’ordre interne. Il faut qu’il l’applique « en
tant que droit communautaire » (en tant que droit de l’Union), avec sa spécificité.

SOUS SECTION II : L’APPLICABILITE DIRECTE DU DROIT COMMUNAUTAIRE.

Il a été dégagé après que la CJ ait été saisie par le biais de recours préjudiciels.

§1 QU’EST-CE QUE L’APPLICABILITE DIRECTE ?

C’est le fait de conférer au particulier des droits et obligations. Or, toutes les normes ne
bénéficient pas de l’application de mêmes principes. Certainement normes sont applicables
immédiatement mais sous condition ; le bénéfice de l’applicabilité directe pour certaines lois.
Toutes les normes ne répondent pas toujours au principe plein et entier.
Pour pouvoir répondre à ce qu’est l’applicabilité directe des normes et du droit
communautaire, il faut voir que cette applicabilité peut se développer dans des litiges
différents.

En effet, toutes les normes n’ont pas forcément le bénéfice plein et entier de l’applicabilité
des règles.
Et ces normes peuvent être appliquées dans des litiges horizontaux. Ces mêmes normes
peuvent être appliquées dans des litiges verticaux.

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CJ qui pose un principe contraire au droit international, arrêt VAN GEND EN LOOS, 1963,
de l’esprit des traités ainsi que de leur terme, il faut dégager un principe totalement différent
qui s’applique au droit international classique.

Elle dit et met en évidence :

- L’objectif qui crée la CE (Traité de Rome), institue un marché commun. Elle ajoute
que ce marché commun fonctionne en ce qui concerne directement les justiciables de la
communauté. Ce traité est plus qu’un accord entre Etats, il crée aussi des obligations et droits
à l’égard de leurs ressortissants.
Dans le préambule de la CEE, sont visés les états, les peuples (ressortissants).
- Elle pointe du droit la procédure de renvoi préjudiciel. Cette procédure de renvoi
préjudiciel, il faut se tourner vers elle pour obtenir son appréciation ou sa validité.
La communauté, CEE, constitue un nouvel ordre juridique de droit international, au profit
duquel « les états, bien que dans des domaines limités, ont transféré leurs droits souverains ».
(Economie, charbon, acier, avant).

§2 L’APPLICABILITE DIRECTE DES DIFFERENTES SOURCES.

Toutes les dispositions des traités créent-elles des droits ? Sont elles d’effet direct ?
Peut on se prévaloir de toutes les dispositions des traités, y compris ceux à valeur déclaratoire
voir incantatoire ?

Inconditionnalité et précisions de l’obligation contenue dans la norme.


La CJ a affirmé dans l’arrêt VAN GEND EN LOOS qu’une disposition communautaire « est
d’effet direct si elle est inconditionnelle et suffisamment précise ».
5 Avril 1979, RATTI, le caractère d’effet direct de la norme dépend de son contenu. Cela
repose sur un critère matériel.
Une obligation suffisamment précise peut être une obligation de faire ou de ne pas faire, en
tout état de cause, elle ne laisse à l’état aucune marge d’appréciation = Dés lors que l’état a le
choix, alors elle ne peut pas être d’effet direct.

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