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Date: Wed, 31 Dec 2008 18:19:56 +0100

DROIT DES BIENS


Examen : 4 questions de cours, techniques.

Bibliographie :
• Les biens , Zenatti-Casting et Revet, ed. PUF
• Mallory et Aynes, ed. Defrénois 2007
• Terré et Simler, ed. Précis Dalloz 2006
• Atias, ed. Litec 2007
• Strickler, ed. PUF 2007

Position centrale au coté des personnes et des obligations, les biens constituent l’un des trois
piliers de l’univers juridique. Le IIIème livre (art. 711 à 2083) qui s’intitule « des différentes
manières dont on acquiert la propriété ».

I. La notion de bien

La notion de bien est en réalité indéfinissable comme les grandes notions du droit.
Les biens sont les choses dont l’utilité justifie l’appropriation.

1. Les biens sont des choses

Le mot chose est délicat à définir. Dans une certaine tradition les choses sont assimilées au
corps (lat. corpora), opposé au droit (lat. jure). Mais cela est dépassé, le mot chose n’est plus
délimité aux entités corporelles ou matérielles. Il s’est élargit aux entités incorporelles qui
constituent l’époque moderne. Le régime d’appropriation incorporel se différencie du régime
d’appropriation corporel. A contrario les choses incorporelles ne se laissent saisir par la main
de l’homme donc les mécanismes juridiques font en sorte que l’on puisse les posséder.
Distinction entre la personne et la chose : dans le droit contemporain la distinction n’est pas
parfaite. D’un coté il est indéniable que les choses s’opposent aux personnes en tant que sujet
de droit. Une même réalité ne peut pas être à la fois sujet et objet. Que recouvre le sujet de
droit ? Sommes nous que des sujets de droit ? Nous ne sommes pas que des sujets de droit,
car c’est une entité qui a une définition qui en révèle l’étroitesse: le sujet de droit est un pôle
abstrait d’imputation de droits et d’obligations. Le sujet est une qualité de la personne
humaine que le droit lui reconnaît automatiquement. La personne humaine a d’autres aspect
que celle, peut être éminente, de rattachement de droits et de biens. Dans ces autres aspects
le problème de savoir si la personne humaine est un sujet de droit se pose. Car il faut
répondre à la question de la relation entre le sujet et l’être physique. Il y a deux traditions en
droit :
• 1er courant : Le courant traditionnel unifie la personne humaine autour du sujet,
subjectivisation de l’humain. Tout dans la personne est réfractaire au titre de chose.
• 2ème courant : Un autre courant considère que le sujet n’absorbe pas la personne :
qu’il n’a pas la même nature et qu’il n’y a pas de raison de qualifier de sujet toutes les
dimensions de l’être humain. Le sujet ne l’est que pour le commerce juridique avec un
autre sujet. Chaque sujet est déclanché par un support qui peut être humain mais
également non humain (personnes morales). En soi une personne humaine peut être
objet. La seule limite c’est celle qui naît d’une dépendance fonctionnelle. Le sujet de
droit ne peut pas se détruire, pas de suicide juridique. Donc on doit considérer la
personne humaine comme une chose, mais les pouvoirs des personnes sur cette chose
sont limités par l’impossible suicide juridique. Droits de la personnalité : droit de chaque
sujet sur les éléments de son être physique.

2. Le bien c’est la chose utile

S’il n’y a pas d’utilité il n’est pas nécessaire de transformer une chose en bien. Car elle l’objet
d’aucune convoitise. Or les biens sont les choses qui sont l’objet du désir humain dans une
quantité qui ne peut satisfaire tout le monde : logique de l’exclusion. Il y a des choses utiles
qui ne sont pas l’objet de convoitise, ce sont des choses communes (art. 714 du code civil).
Donc les biens sont des choses utiles et rares. Cela va donner lieu à un processus de
réservation privatif.
L’utilité est une notion qui est contingente, variable. Il ne faut pas accrocher à l’idée d’utilité
une dimension objective. La sphère des biens est évolutive.

3. Le bien est approprié

Souvent on dit que la chose est susceptible d’appropriation. Il n’y a pas de bien en dehors d’un
rapport actuel de propriété. Certains auteurs pensent que le droit de propriété est un moyen
d’accéder au titre juridique de bien. Son critère ce n’est pas l’appropriation mais la réservation.
Soit il y a un rapport d’appropriation et il y a un bien, soit il n’y a pas de rapport
d’appropriation et il n’y a pas de bien. Cela rebondis sur la question de qui décide de
reconnaître ou d’autoriser un rapport de propriété entre un bien et une chose. La doctrine est
divisée s’agissant des nouvelles catégories de biens : Doit on par principe ou non
l’appropriation d’un nouveau produit ? Pour une partie de la doctrine (majoritaire) il faudrait
toujours que le législateur intervienne pour les nouvelles catégories de biens. Pour une autre
catégorie d’auteurs (comme le prof) le principe de propriété est un principe universel, sauf si la
loi vient l’interdire spécialement. On peut voir dans une chose une entité utile, mais pour des
raisons philosophiques, refuser de l’admettre comme un bien.

II. les biens et les droits

Il y a de biens que lorsqu’un droit de propriété est établit entre une personne et une chose,
donc le droit de propriété n’est pas un bien. Il est ceux par quoi les choses sont des biens. Il
est l’instrument qui permet aux choses de devenir des biens. Mais le droit de propriété n’est
pas le seul type de droit qui oit à l’œuvre dans le système juridique : il existe les droit
personnels et les droits réels.
Les droits personnels : relations interpersonnelles par laquelle une personne peut exiger et
obtenir d’une autre personne une prestation.
Les droits réels : droits par lesquels une personne peut obtenir une chose, un service, une
prestation réelle. Par cette relation le titulaire du droit va pouvoir bénéficier de tel et tel service
réel. Dans le droit réel on a une relation entre une personne et tel ou tel utilité d’une chose qui
va donner lieu en complément à une relation entre deux personnes.
Le droit de propriété n’est pas un droit réel. La propriété c’est le rapport entre une
personne et une chose. Tandis que le droit réel c’est la relation entre une personne et une
partie d’une chose qui appartient à un tiers. C’est une distinction radicale.
Les droits réels et les droits personnels sont appropriés, sont donc des biens. Ce sont des
choses. Confirmation fournie par le régime des droits réels et des droits personnels (question
de la session de créance). Pourquoi les droits sont nécessairement appropriés ? Le droit de
propriété constitue l’instrument juridique qui relie le sujet et les objets. La propriété est
complètement synonyme pour les droits de titularité.
Les droits de la personnalité n’ont pas d’autre nature que un droit de propriété. C’est une
fausse catégorie, subdivisions de la propriété. Autre fausse catégorie : le droit intellectuels,
une partie de la doctrine les considère comme nouvelle catégorie qui exprimerait la relation
entre la personne et les choses incorporels. Ce ne sont que des droits de propriété sur des
choses incorporelles.

III.Les biens et le patrimoine

Il est répandu d’expliquer que le patrimoine rassemble tous les biens d’une personne. Dans
cette doctrine il y a une équation très forte entre biens et patrimoine. Une chose qui n’est pas
dans le patrimoine n’est pas un bien. Equation fausse.
Le patrimoine c’est un ensemble de biens qui remplit une fonction juridique très précise, celle
de garantie des engagements de la personne.
Lorsqu’une personne se trouve juridiquement obligée, il se pose le problème de la sanction, un
engagement est juridique s’il est contraignant. La sanction de l’engagement juridique est une
partie des biens du débiteur, le créancier n’agit pas sur la personne mais sur les biens
susceptibles d’être vendus (accessibles à une aliénation à titre onéreux).En cas de non
exécution spontanée on va saisir les biens du débiteur, on va les vendre, et le produit de la
vente reviendra au créancier. Il est des biens qui ne sont pas aliénables à titre onéreux. Ces
biens n’intègrent pas le patrimoine.

Partie 1 : Les biens dans leur rapport entre eux


Titre 1 : La distinction des biens
Chapitre 1 : La distinction entre les choses appropriées et les
choses non appropriées

Le droit des biens c’est nécessairement le droit des choses. Quelles sont les
choses qui le demeurent, n’entrant pas dans la relation juridique qui fait d’elle
d’un bien ?

I. Les choses communes

Les choses communes sont les choses réservées à l’usage de tous, il ont une
utilité mais également une abondance qui les soustrait au rapport
d’appropriation. C’est l’inutilité qui explique le caractère de chose commune.
On ne veut pas qu’une partie des choses soit privatisée. Traditionnellement ce
sont des choses physiques, naturelles et matérielles. Par extension on élargit
cette catégorie aux lois scientifique. Ce sont des choses communes car on
réserve l’usage à tous. Au bout d’un certain temps une œuvre littéraire devient
une chose commune. Les œuvre littéraires et artistique donnent lieu à certain
droit de propriété dont certains attributs sont temporaire (volet exploitation de
l’œuvre : 70 ans après la mort).
Ce n’est pas parce qu’une plusieurs utilités d’une chose approprié sont
décrétés de libre accès que cette chose en devient commune (ex : immeuble).
Toutes ces utilités s’appellent servilité d’utilité publique. Pour qu’une chose soit
commune il faut que la totalité ou la quasi-totalité de cette chose soit
commune.

II.Les choses sans maître

C’est une chose qui ne fait pas l’objet actuellement d’un rapport
d’appropriation mais qui pourrait, c’est un état de fait (ex : le gibier, les
déchets). Il y a des choses qui n’ont jamais eu de propriétaire (res nullius) et
celles qui n’en ont plus (res derelictae) : ce sont des choses disponibles pour
l’appropriation.

 Res nullius
Contrairement aux choses communes, dans une chose sans maître il n’y a pas
de refus à l’appropriation. Cette disponibilité fait de la loi le droit à forger à un
mécanisme d’acquisition appelé l’occupation (acquisition d’une chose sans
maître qui résulte de son appréhension avec l’intention d’en devenir le
propriétaire). C’est un mode d’acquisition instantané.

 Res derelictae
Nul ne peut être propriétaire contre son grès. Les déchets ne peuvent
pas se limiter à l’acte d’abandon. La loi encadre l’abandon de deux
façons complémentaires :
• Elle ne permet pas d’abandonner librement des choses dont on
est propriétaire, il faut suivre les prescriptions administratives.
Ce n’est pas parce que l’on abandonne un bien qu’on cesse d’en
être responsable juridiquement. Chaque fois qu’une chose est
nuisible elle doit être abandonnée selon des règles. Le statut
juridique du déchet atténue la souveraineté du propriétaire.
• L’épave est une chose perdue donc elle n’est pas appropriable par
l’appréhension. Celui qui se l’approprie fait une faute civile, et
n’en devient pas propriétaire. Elle peut devenir la propriété de
celui qui s’en saisit, si elle est possédée pendant 30 ans
(prescription acquisitive). Circulaire ministérielle de 1821 qui a
posé la règle s’agissant de la restitution des biens rapportés dans
le service public, où chacun est tenu de rapporter les épaves.
Mais au bout d’un an et un jour, si on n’est pas venu chercher la
chose alors celui qui la détient en devient le propriétaire.
Ex 1 : Les biens oubliés chez un hôtelier ou un aubergiste, il y a depuis
la loi de 1896 une procédure qui permet à l’aubergiste de faire vendre
les biens perdus dans son établissement par un officier ministériel, il
faut que cet officier avertisse le propriétaire. L’argent est réparti entre
l’aubergiste, l’officier ministériel, et le reste est déposé dans une
caisse des dépôts et consignations. Le propriétaire pourra alors
chercher le produit de la vente.
Ex 2 : Les biens culturels situés dans le domaine maritime (gisements,
épaves, vestiges…) dont le propriétaire n’a pu être retrouvé, qui
suppose que l’on passe un délai de 3 ans depuis la découverte, et que
l’on affiche la découverte. Elle est automatiquement dévolue à l’Etat en
raison de son intérêt culturel.
 Il y a autant de lois pour les épaves qu’il n’y a d’épaves…
III.Les trésors

Le trésor est une forme particulière d’épave, mais elle n’est pas abandonnée,
elle est enfouie dans une autre chose. A qui revient la chose découverte par
hasard dans une autre chose (immeuble, fond de terre, meuble…) ? Par
définition elle n’est pas découverte par celui qui l’a cachée. Celui qui est
propriétaire de la chose accueillante ne peut rien réclamer. Le trésor bien
qu’étant incorporé échappe à la règle de l’accession par incorporation.
Lorsque nul ne revendique le trésor lors de sa découverte :
 La chose est découverte par le propriétaire qui accueille la chose c’est en
vertu du jus accessionis c'est-à-dire tout ce qui rattache à une chose
appartient au propriétaire de la chose.
 Lorsque la chose est découverte par un tiers qui n’a pas été employé pour le
rechercher, ce tiers que l’on appelle l’inventeur, a droit à la moitié du trésor en
nature ou en valeur (art. 716). Règle d’équité qui récompense une intervention
hasardeuse. Si l’inventeur garde la totalité du trésor alors il commet un vol de
la moitié du trésor. Mais lorsque la recherche d’un trésor s’effectue a propos de
biens culturels, l’Etat peut se placer en situation d’obtenir la moitié ou la
totalité de la chose découverte. Lorsque l’Etat ordonne les fouilles sur un
terrain privé, il partagera par moitié le produit de la chose découverte au sol.
Mais dans d’autres cas, lorsque les fouilles ont été autorisées par l’Etat alors il
dispose en cas de découverte le droit d’exproprier le propriétaire mais
indemnise. La jurisprudence de la cour de cassation en matière de valeur des
biens culturels est assez protectrice envers les particuliers.

Chapitre 2 : Les choses dans le commerce et hors commerce

Quand on parle en droit civil de commerce, on n’entends absolument pas le


sens de l’acte conclut par un commerçant. Il désigne de façon beaucoup plus
large l’engagement d’un bien dans un acte juridique d’échange. Le commerce
c’est la relation.
La commercialité juridique, c'est-à-dire l’aptitude d’un bien à être l’objet d’un
acte juridique, est une conséquence de la qualité de bien. Une chose
appropriée, peut parce qu’elle est appropriée, être engagée dans un acte par
son maître. Donc la commercialisation c’est la sphère des échanges
interpersonnels, un bien est in commercium, art 1128 c.civ.
Le principe est la commercialité, mais il connaît des limites et des exceptions.

Les limites :
Elles consistent à autoriser certains actes juridiques seulement, et par
conséquent à réduire la commercialité. Il est des biens que l’on ne peut pas
vendre mais que l’on peut louer, donner. La commercialité est d’autres fois
limitée d’un point de vue subjectif (ex : les médicaments en gros ne sont
vendus qu’au pharmacien). Mais un bien est dans le commerce chaque fois
qu’au moins un acte juridique lui est ouvert.

I. Les actes hors commerce

L’extra commercialité constitue une situation très dérogatoire puisqu’elle va


amputer le droit de propriété. Le droit de propriété c’est le droit de jouir
pleinement (accéder aux utilités de la chose) et de disposer pleinement
(engager la chose dans un acte) du bien dont on est maître. Lorsque la chose
est dite « hors du commerce » le propriétaire se voit priver de la faculté de
disposer, il ne peut plus user la chose. Pour une partie des auteurs extra
propriété = inapropriabilité. Le principe de libre disposition des biens est un
élément fondamental du droit de propriété. Un bien hors commerce est un bien
dont on ne peut pas disposer donc cela porte atteinte à la libre disposition des
biens.

1. Les sépultures

Les cimetières sont hors commerce car ils dépendent du domaine public. Mais
au sein du cimetière il y a des sépultures, portions de cimetière, qui sont
privativement attribués aux particuliers, c’est une concession. La concession
c’est la sépulture, et la sépulture est hors commerce pour des raisons qui
tiennent à la tradition. Mais également à cause de la destination familiale des
sépultures, qui donne une dimension collective à la sépulture. On ne peut donc
seulement en user.

2. Les souvenirs de famille

Ils désignent des objets mobiliers ayant appartenu à des ancêtres et ayant à
l’égard d’une famille, une signification symbolique ou affective. Ces biens ont
été placés par la jurisprudence dans un Etat d’extra commercialité, ils sont
inaliénables, impartageables, et sont l’objet d’une espèce de copropriété
familiale de type archaïque. Car ils appartiennent simultanément à tous les
membres de la famille sur la seule base de cette qualité. En effet le caractère
hors commerce d’une chose équivaut à l’asbence d’une chose.

3. Les droits attachés à la personne

Cette catégorie désigne des droits incorporels que la loi relie indéfectiblement à
une personne à raison de la fonction et parfois de l’origine. Les créances
alimentaires, sont les droits personnels qui permettent à leur titulaire d’obtenir
des aliments. Si la chose était dans le commerce elle ne serait plus en situation
de remplir sa fonction, on force le titulaire à la conserver pour l’objet à lui
permettre de remplir sa créance d’entretien. Exemple du droit réel dit d’usage
et d’habitation, droit par lequel une personne à accès à toutes les utilités d’un
immeuble lui permettant de se loger. Exemple également des créances qui
réparent un dommage personnel ou moral.
On constate une certaine évolution dans le sens d’une commercialité, par
exemple la victime d’un dommage corporel peut conclure avec son auteur une
transaction. C’est commercer la créance de transaction et on va renoncer à un
complément et un supplément, ce sont des actes de commerce. Donc cela
marque une certaine intrusion du commerce dans un domaine qui lui était
fermé. Exemple également la cessibilité partielle du salaire. Pourtant cette
extra commercialité ne concerne qu’une fraction du salaire.

4. L’état des personnes

L’état des personnes se sont toutes les informations relatives à la personne


physique ou morale, qui permettent de l’identifier et de la distinguer comme
sujet de droit. Ces informations, en raison de leurs fonctions par rapport au
sujet de droit son hors commerce, car le sujet de droit est hors commerce.
Il faut constater qu’il y a une certaine atténuation de la règle. Une simple
décision de volonté suffit à engager un élément de l’état des personnes dans
un acte. Il faut en effet qu’il y ait une autorisation ou une homologation
judiciaire ou administrative, donc on peut changer de prénom et de nom. Mais
le changement n’est pas acquis du seul fait que l’on a décidé. On peut
également changer de sexe, mais cela suppose une contrainte psychologique,
événementielle.
Il faut bien distinguer dans les modifications des informations personnelles,
celles qui sont liées à une information sur la personne juridique et celles qui
sont indépendantes. C’est le cas lorsqu’une personne à donné son nom à une
entreprise.

5. Les biens contrefaisants

Ce sont les biens qui ont été produits par la reproduction servile d’un autre
bien. Lequel autre bien appartient comme forme a une personne déterminée.
En effet parmi les choses incorporelles figurent les création intellectuelles, qui
constituent des pures formes et qui sont comme telles appropriées. On ne peut
pas mettre en œuvre la formule sans son accord. Si néanmoins un tiers met en
œuvre une invention sans l’autorité de l’inventeur, il commet un vol en
s’appropriant illégitimement la chose, c’est de la contrefaçon. Cet acte est
pénalement réprimé emporte en outre de placer hors du commerce les biens
qui y sont issus. Il s’agit de tirer la conséquence de ce qu’en mettant en œuvre
la propriété d’autrui on crée une chose dont la forme n’appartient pas à celui
qui l’a crée.

II.La protection de la commercialité des biens

Le législateur ne peut pas sans raisons interdire le commerce juridique. Donc


la question se pose de savoir si les particuliers peuvent par décision limiter
voire exclure la commercialité. Il y a une pratique traditionnelle dans différents
actes : ex de la donation (clause d’inaliénabilité). La tendance jurisprudentielle
est dans le sens d’une large invalidation des clauses restrictives dans les actes
à titre onéreux. En principe dans un contrat de vente une clause d’inaliénabilité
est nulle. A contrario dans les actes à titre gratuit il y a une moins large
invalidation des restrictions au commerce juridique. En effet, dans les actes à
titre gratuit les clauses d’inaliénabilité sont susceptibles d’être validées sin elles
satisfont des conditions particulières : répondre à un intérêt légitime et
limitation dans le temps. L’autre restriction est celle des substitutions,
mécanisme du droit successoral qui consiste à donner un bien à une personne
avec l’obligation de le conserver pour le donner ultérieurement à une autre
personne. Mécanisme qui fait appel à l’opération de Fiducie. C’est un
propriétaire affecté à un certain but. Et les substitutions était un mécanisme
successoral, est une forme de mécanisme de fiducie. Depuis 2006 le législateur
a assouplit les substitutions. Une substitution n’est possible que si il y a
inaliénabilité. Ex du régime matrimonial dotal, l’épouse apportait en propriété à
son mari la dote que le mari recevait en propriété qu’il administrait mais qu’il
ne pouvait pas aliéner. En cas de divorce cela revenait à l’épouse. En 1965, on
n’a pas conservé le régime dotal,

Chapitre 3 : Les biens privés et les biens publics

Il est des choses d’usage commun qui ne sont pas appropriés. Mais il est des
biens qui sont affectés à un usage commun tout en étant approprié, placés
dans la maîtrise d’une institution dont la raison d’être est d’organiser la vie
commune (l’Etat, les collectivité territoriales). Toutes ces personnes publiques
ont besoin d’un ou de plusieurs actifs pour remplir leurs fonctions. Ces biens
font l’objet d’une propriété, et cette propriété se distingue de la propriété
privée du fait qu’elle est affectée. Tous les biens qu’elle acquiert afin de
remplir le but sont des biens affectés (fiducie).

I. La variété des biens publics

Il existe en effet une nomenclature des biens publics, c’est celle qui oppose les
biens du domaine public aux biens privés des personnes publiques. Les biens
du domaine public sont ceux qui sont nécessaire à l’accomplissement de la
mission publique. Il y a des biens publics par nature, ex des voies de
communication. Il est dans leur nature même d’être sous la puissance
publique. Le domaine public est inaliénable. Mais les autres biens du domaine
public ne sont pas par nature mais par affectation (ex : du bâtiment de
l’université). Les choses qui n’expriment par elle-même l’affectation alors c’est
une décision qui affecte la chose. Mais il y a une possibilité de désaffectation
donc on rend aliénable.
Les biens privés des personnes publiques : Les personnes publiques peuvent
avoir une propriété privée. Les biens privés d’une personne publique
constituent une exception.

II.Régimes des biens publics

Traditionnellement les biens du domaine public sont inaliénables. Car si on


permettait à la puissance publique d’aliéner les biens, c’est qu’elle n’en aurait
pas des besoins impérieux. On a assouplit le principe :
- On admet un échange des biens publics entre personnes publiques
- Les biens publics par affectation peuvent être désaffectés
- On a multiplié les droits réels sur le domaine public qui crée une situation
approchante de l’aliénation.

Les biens privés des personnes publiques relève en principe du droit privé des
biens. Il y a certains critères organiques : possession de l’Etat, et des critères
matériels : les caractère privé du bien, et organique : le contractant privé.

Chapitre 4 : Les biens corporels et les biens incorporels

Aujourd’hui constitue la suma divisio c'est-à-dire la distinction fondamentale,


celle qui concerne nécessairement tous les éléments d’un système. Article 516
c.civ « Tous les biens sont meuble sou immeubles ». Pour les auteurs du code
civil, la suma divio était celle des biens meubles et des biens immeubles.
Aujourd’hui il faut constater qu’elle ne correspond plus à la réalité des biens. Il
faut observer qu’il existe des formes multiples de choses incorporelles et pour
la plupart d’entre elles, le titre de meuble ou immeuble ne signifie rien. A
l’opposé le meuble c’est la chose qui est mobile parce que corporelle. Donc la
distinction des meubles et des immeubles intéresse essentiellement les choses
corporelles. Il est certain que l’utilisation et la disposition des choses corporelle
immobilière n’est pas semblable à la disposition des choses corporelles
mobilières. Il y a dans la possession des choses mobilière corporelle une
fonction publicitaire. Posséder un immeuble est beaucoup moins évident, car
cette quantité de matière se prête moins facilement à l’appréhension physique.
 Corpora (choses corporelles) ≠ jura (choses incorporelles)
Mais le code ne s’est pas préoccupé des choses incorporelle car il a eu en point
de mir les biens immeubles. Les meubles intéressent peu le législateur en
1804, cela a peu de valeur (société féodale)  Res mobilis res vilis : les choses
mobilières sont des choses viles. Le code qui traduit cela en lois durable se
préoccupe essentiellement de la propriété foncière.
Les droits intéressent les choses incorporelles mais ils sont construits surtout
en fonction de l’immeuble. Les autres biens ou choses incorporelles sont hors
du code civil, cela fait partie de lois spéciales. Les biens des commerçants sont
renvoyés au code de commerce. Les créations intellectuelles n’ont cessé de se
développer depuis la révolution industrielle. Dans le même temps l’entreprise
est devenu le cœur de l’économie industrielle, et a mobilisé le concours du
droit. La multiplication des choses incorporelles s’est fait en marge du code
civil mais ne s’est pas fait en marge du droit en général.
Pendant longtemps la doctrine pensait que les biens étaient que des corps.

Section 1 : Les droits incorporels

A coté du droit de propriété il existe deux grandes catégories de droits qui ont en commun d’être
incorporels c'est-à-dire de constituer des choses incorporelles. C’est l’ensemble des prérogatives qui
sont procurées, qui constituent le contenu du droit. Les prérogatives sont des choses incorporelles. Il
est des choses qui renvoient à une action matérielle.
Ces droits sont des biens, car il faut les relier à un sujet.

I. Les droits personnels

Droit pour le créancier d’obtenir d’une autre personne débiteur qu’elle lui fournisse une
prestation. La prestation c’est l’effet de la relation. Les droit personnel c’est la relation
interpersonnelle entre un créancier et un débiteur et à ne pas confondre avec le résultat de ce
droit. Dans des contrats chacun est à la fois débiteur et créancier. Lorsqu’une personne en
vertu d’un contrat est à la fois créancier et débiteur car le contrat est synallagmatique, alors
cette position s’appelle la position contractuelle. La position contractuelle est elle-même
susceptible de former un bien. C’est ainsi que l’on parle de cession de contrat.

II. Les droits réels

La notion de droit réel varie selon les auteurs.

1. Définition classique

Elle désigne tout pouvoir direct d’une personne sur une chose ou une partie de chose. La
doctrine classique range le droit de propriété dans le droit réel, c’est même le premier des
droits réels. Mais il n’y a pas que ce droit qui soit réel, il y a les droits qui donnent un pouvoir
sur une fraction de chose (ex : droit de passage dans la catégorie des servitudes). Dans la
doctrine classique on va avoir un droit réel que l’on qualifie de « démembré ».
Il y a une autre catégorie de droits réels qui est dite « accessoire » ce sont des droits qui
donnent un pouvoir direct sur une fraction d’une chose mais ont une spécificité, c’est qu’ils
sont les accessoires d’un droit personnel. En effet, hypothèse dans laquelle une personne pour
garantir l’exécution d’un engagement personnel va consentir au créancier un pouvoir direct
sur la valeur d’une chose appartenant au débiteur. Un engagement personnel c’est la
promesse de fournir quelque chose, cette prestation est juridique car elle est obligatoire, et
sanctionnée. Quand sanctionne t-on l’exécution ou l’inexécution d’un droit personnel ? En
ancien droit, la personne qui s’obligeait était la garantie de la prestation, si elle ne s’exécutait
pas alors le créancier pouvait avoir le débiteur comme esclave ou le vendre. Cela n’était pas
très efficace, car on le vendait 9 fois sur 10, donc on s’est demandé pourquoi on ne pouvait pas
prendre les biens du débiteur. Aujourd’hui c’est une règle cardinale du droit, art. 2284 et 2285
du code civil, c’est le droit de gage général. Chaque fois que le débiteur devient obligé par une
obligation personnelle, cette personne a conféré un pouvoir au créancier de saisir n’importe
lequel de ses biens. Cela ne donne pas lieu à un droit réel, mais il arrive que le créancier
demande et obtienne du débiteur une sécurité supplémentaire qui va consister dans
l’affectation privilégiée d’un ou de plusieurs biens. La procédure collective c’est la
conséquence que le patrimoine d’une personne est le gage de tous ces créanciers, et c’est le
traitement collectif des poursuites lorsque le débiteur est en cessation des paiement. La cause
légitime de préférence est la possibilité d’échapper au concours, d’être préféré mais
légitimement. On admet cette possibilité car on sait q’un certain nombre de créancier
professionnels ne feront pas de crédits (banquiers, fournisseurs pour les délais de paiement).

2. Définition moderne

Le droit réel se limite au pouvoir direct sur une fraction de la chose. Le droit propriété n’est
donc pas un droit réel.
Raisons historiques : pour la doctrine moderne historiquement le droit réel n’a jamais été que
le pouvoir sur une fraction de la chose, le schéma du droit réel a été inventé à Rome, et, a été
inventé pour permettre à une personne propriétaire de consentir à une autre le droit
d’accéder directement sur telle ou telle portion de sa chose.
Raisons rationnelles : ce qui distingue aujourd’hui comme hier le droit réel de la propriété
c’est la structure du droit de rpopriété et des droits réels.

Dans le droit réel il y toujours une relation d’obligation.


Il convient d’ajouter à ces deux grandes catégories des catégories
complémentaires.

III.Les catégories complémentaires

1. Les droits sociaux

Ensemble des prérogatives reconnus à l’associé d’une société (ou association).


Ils comportent un volet économique, un droit sur une fraction du capital
social, en effet on est associé lorsqu’on a apporté une richesse à un
groupement, en contrepartie l’apporteur reçoit le titre d’associé qui reconnaît
l’apport et il en résulte le droit à la dissolution de la société de reprendre
l’apport. Droit potentiel sur l’actif social lors du partage. Ce droit à un autre
aspect : droit à une fraction des résultats d’exploitation. Cela donne naissance
à un sujet de droit, la société en tant que personne morale. Ces moyens mis
en communs forment le capital social de la société qui est exploité, qui dégage
un résultat soit bénéficiaire, soit déficitaire. Lorsque le résultat est bénéficiaire,
se pose la question de son attribution, normalement cela appartient à la
société, mais la société est une personne morale qui est le produit de la
société, les associés peuvent valablement de partager tout ou partie des
résultats du bénéficiaire a proportion de leurs apports. Le dividende c’est le
bénéfice social attribué aux associés de la société, c’est un fruit des parts
sociales.
Mais le droit d’associé comporte aussi un volet politique, c'est-à-dire le droit
de concourir à la formation de la volonté sociale de la société. L’ensemble de
ces prérogatives est suffisamment particuliers pour donner naissance à une
catégorie propre.

2. Les monopoles d’exploitation

C’est le droit exclusif d’exercer une profession, il est attribué par l’Etat. Il
entend par là contrôler a priori l’exercice de certaines activités sensibles. Le
monopole doit être compris par rapport à tous ceux qui n’ont pas d’autorisation
(ex : le notaire, activité monopolisée parce que les notaire reçoivent une
portion du pouvoir de la puissance publique qui consiste à pouvoir ordonner
aux forces de police de prêter leur concours  force exécutoire. Ils ont le
pouvoir d’inscrire sur les actes solennels la force exécutoire.). Pour contrôler
l’exercice régulier de la puissance publique l’Etat a donc crée un monopole
permettant de vérifier les qualités d’un candidat.
Le monopole ainsi conféré au notaire est pour lui un bien ? Le monopole n’a de
possibilité d’être un bien que si son titulaire peut exercer à son égard des
prérogatives de propriétaire. Ce qui intéresse le monopole c’est de pouvoir
l’aliéner. Certains monopoles sont inaliénables et par conséquent n’ont aucune
valeur, et le problème de leur existence comme bien ne se pose pratiquement
pas. Mais il est d’autres monopoles qui sont susceptibles de commerces
juridiques, tel le notaire, en effet l’Etat a autorisé au notaire à présenter à la
puissance publique la succession du notaire. Il faut que le ministère de la
justice agrée le successeur, mais l’Etat s’est engagé à le faire. La communauté
européenne engage la guerre à ce monopole qui le considère à juste titre anti-
concurrentiel.
Une délégation de la puissance publique sont subordonnés à des autorisations
administratives, donc cela crée des quasi-monopoles. Il y en a beaucoup (ex :
taxi). Celui qui bénéficie de l’autorisation il va la vendre, il y a un commerce
des autorisations administratives très florissant et on peut se poser la question
du caractère juste et concurrentiel.

Section 2 : Les propriétés incorporelles

I. Les fonds incorporels

Le mot « fonds » s’écrit ainsi car il est la francisation du mot latin le fondus,
lequel mot désignait la terre et les bâtiment incorporés en elle. L’un et l’autre
étant envisagés comme une source de richesse. La terre cultivée et les
bâtiments qui soit permettent cette culture, soit pas extension qui produisent
des revenus, ce sont les bâtiments que l’on loue. Le fond c’est la première
représentation historique du capital, c’est à partir de ce phénomène que l’on a
pensé la catégorie du capital. La terre avait la particularité de produire des
richesses nouvelles sans s’appauvrir. Pour avoir une richesse on peut vendre ce
que l’on a, si l’on vend on ne va rien gagner ni rien perdre en valeur. En
revanche la terre produit les fruits qui sont ajoutés. Aujourd’hui la terre est
concurrencée par la force humaine de travail. L’homme a découvert en lui la
capacité à créer des richesses nouvelles sans s’altérer. C’est un phénomène
très récent, dont le droit prend acte. Cela explique que l’idée du fond s’est
répandue dans la mentalité juridique comme synonyme de capital productif.
C’est la raison pour laquelle lorsque l’on a voulu qualifier des manifestations du
capital productif autres que celles développées dans le capital agricole on a
utilisé la notion du fond (ex : fond de commerce). La grande différence entre le
fondus et les autres fonds c’est que le fondus n’est pas incorporel mais
corporel, alors que les autres fonds incorporels peuvent comporter des
éléments corporels mais en tant que fonds ils sont incorporels. Car ce
sont des organisations abstraites d’un ensemble d’éléments productifs
corporels et incorporels. Cet ensemble d’élément utilise la technique de
l’universalité : ensemble de biens qui sont réunis et fédéré pour n’en
constituer qu’un seul.

1. Les fonds d’exploitation

Ce sont des universalités, c’est à dire des ensembles de biens constitutifs d’un
bien qui réunissent différends éléments d’exploitation qui sont tous fédérés par
le fait qu’ils contribuent chacun à attirer une clientèle. Un facteur attractif de
clientèle est un élément qui permet de solliciter un courant d’affaires consistant
soit en la vente de produit soit à fournir des services (ex : marchandises
vendues, l’ensemble du matériel d’équipement, droit incorporels à la marque,
le contrat d’exploitation, …). Ce qui fédère ces éléments c’est une finalité
économique. Cette réunion d’éléments dans un ensemble organisé se traduit
par le fait que c’est l’ensemble organisé lui-même qui est censé attirer la
clientèle.
Dans les textes législatifs, dans la jurisprudence et dans la doctrine il est
souvent dit que « la clientèle est un élément du fond ». Dans le sens premier
du terme, la clientèle c’est l’ensemble des clients. Comment peut on imaginer
que la clientèle fait partie du fond ? C’est raccourci qui ne désigne pas les
personnes des clients mais le facteur attractif des clients. Le fond est attractif
des clients mais il y a toujours parmi ces éléments constitutifs. Tous les
éléments du fond ne jouent pas le même rôle d’attraction. Cette
hiérarchisation fonctionne au cas par cas. Par exemple, dans certains cas ce
qui est le plus attractif c’est la marque. Pourquoi cette hiérarchisation ? Car on
veut déterminer par là le sort du fond lorsque l’on vend tel élément. Le fond
d’exploitation est une universalité qui réunie différend fonds qui jouent tous un
rôle variable, de cette réunion naît une universalité qui est un facteur attractif.

1. Le fond de commerce

Le fond de commerce est le fond d’exploitation des commerçant « ceux qui


exerce une activité qui se caractérise essentiellement par l’achat pour
revendre ». Il existe des commerçants au sens subjectif du terme, sociétés
commerciales par la forme (ex : Société anonyme). Le fond de commerce est
l’ensemble des moyens par lequel un commerce organise son activité par
l’achat pour revendre. Le fond de commerce ne comporte pas l’immeuble
approprié. Pourtant nul ne peut douter de l’importance d’un local pour attirer
des clients. Il en est ainsi car la plupart des commerçants ont accès à leur
commerce d’exploitation en qualité de locataire : bail commercial. Le droit du
locataire s’appelle le droit au bail, cela fait parti du fond de commerce, mais si
un commerçant est propriétaire de l’immeuble dans lequel il exploite,
l’immeuble approprié ne fait pas parti de son droit de commerce pour des
raisons historiques. Le fond de commerce comme tous les biens incorporels est
un bien mobilier, avant il n’était pas possible d’envisager qu’un meuble
compote parmi ses composant un immeuble. Paradoxalement la valeur du fond
de commerce est beaucoup moins grande lorsque le commerçant est
propriétaire de l’immeuble que lorsqu’il est locataire. L’originalité juridique du
fond de commerce c’est qu’en tant qu’universalité leur aliénation s’effectue par
une opération unique. Il n’y a pas autant d’actes juridiques à faire qu’il n’y a de
biens dans le fond : avantage économique (rapide et aisé). Un commerçant qui
vend son fond de commerce va vendre ses marchandises, le matériel, le droit
sur la marque et l’immeuble. Le législateur et la jurisprudence ont décidé que
le propriétaire d’un fonds de commerce a le droit de vendre son travail et de
tous les éléments qui le composent. Or se pose le problème de la cession de
contrat, en principe on ne peut céder le contrat que si le co-contractant donne
son accord. A cela il existe des dérogations légales dans certains cas, ainsi en
est-il notamment s’agissant des éléments du fond de commerce. Le bailleur ne
peut en aucune manière s’opposer à la cession du bail c'est-à-dire au
changement de l’objet.

2. Le fond artisanal

Le fond artisanal est l’universalité qui rassemble les éléments d’exploitation


nécessaire à l’activité artisanale, qui dépend en partie de sa nature
particulière. Artisan se caractérise par une activité de transformation matérielle
à façon (≠ à série), en fonction de spécification particulière et donnant
naissance à un résultat toujours marqué par une originalité. On retrouve la
plupart des éléments du fond de commerce dans le fond artisanale, loi du 5
juillet 1996 a consacré le fond artisanale : l’enseigne et le nom professionnel,
l’outillage, les droits propriété intellectuelle et la clientèle…
A la différence du fond de commerce dans le fond artisanale il y a la force de
travail de l’artisan, son savoir faire, ses compétence, son expérience. C’est un
dimension de l’être physique, le problème que pose cette dimension c’est son
aptitude à intégrer une universalité. Est-ce que la force de travail est un bien ?
Pendant longtemps la doctrine répondait par la négative « la force de travail
est une partie de la personne humaine, et la personne humaine n’a rien à voir
avec les biens ». E, réalité la personne humaine ce n’est pas la personne
juridique, c’est le support d’un sujet et en tant que telle elle peut très bien être
admise parmi les biens. Dès l’époque romaine un contrat de travail a été
développé, appelé le louage de service, articles 1780 et 1781 du code civil.
Article 1711, le code civil parle de loyer pour parler de salaire (prix de la
location de la force de travail). C’est un louage de faire par une dépossession
qui est purement fictive, artificielle, ce qui est le signe de cette dépossession
c’est la subordination du salarié à l’employeur. La subordination c’est ce qui
permet à l’employeur d’avoir la possession juridique de la force de travail sans
en avoir la possession matérielle. La force de travail est louée parce qu’elle est
un bien, et on va se servir de cette constatation pour admettre qu’elle est aussi
un élément du fond de commerce.
Pourquoi est elle un élément ? Parce que c’est ce qui attire particulièrement les
clients. Comment vendre la force de travail le jour où l’on vend le fond
artisanal? La force de travail ne peut pas être dépossédée de la personne, la
vente c’est le transfert de propriété définitif. Si une personne vend sa force de
travail à une autre elle renonce à sa personne juridique, article 1780 du code
civil, on peut engager ces service qu’à temps.
Mais on peut vendre son fond artisanal :
• C’est un fond d’exploitation, une partie du savoir faire de l’artisan s’est
incarnée dans l’organisation.
• En outre, l’artisan en s’engageant nécessairement dans un contrat de
cession de fond artisanale à ne pas concurrencer l’acheteur (obligation de
non concurrence), il favorise et rend possible un transfert des clients vers
l’acheteur. Cela crée un résultat équivalent à une aliénation au sens
stricte.

3. Le fond d’exploitation établit par une profession libérale

Profession libérale = activité de fourniture de service que la tradition a séparé


des activités commerciales. Le fond commercial est inclut dans la sphère des
activités commerciale alors que le service des médecins ou avocats en est
exclu. Culturellement on a considéré que les commerçant ne pouvait pas être
mélangé aux services d’activités culturelles. Jusque durant une partie du
XXème siècle la doctrine enseignait qu’un médecin ne concluait pas un contrat
avec son client, car services trop pures et nobles pour rentrer dans l’échange
contractuel. Le médecin délivre ses soins libéralement, d’où le mot de
profession « libérale ». Le mot « honoraire » c’est le cadeau que celui qui a
reçus les soins veut marquer sa reconnaissance. IL a fallu attendre 1936 pour
que la cour de cassation admette que s’établissait un contrat entre le patient et
le médecin. Il a fallu attendre le 7 décembre 2000, pour que la cour de
cassation par un arrêt de sa première chambre civile, pour que le médecin
conclu un contrat sur un fond libéral afin de vendre la clientèle. Cela ne doit
pas porter atteinte à la liberté du malade, mais c’est une hypocrisie car le
vendeur refuse de soigner ses anciens patients.

4. Le fond agricole

Par un aboutissement d’une évolution en 2006, loi du 5 janvier 2006, le


législateur a ajouté le fond agricole. Il l’a définit comme les autres fonds
(modèle du fond de commerce), art. L311-3 du code rural. L’immeuble
approprié n’est pas un élément du fond de commerce, comment peut on
considérer un fond agricole sans la terre ? Ce fond n’est pas réservé aux
agriculteurs propriétaires de leurs terres mais aux agriculteurs locataire de
leurs terres. Dans ce fond il y a le contrat de bail rural, pourtant ce contrat est
en principe incessible, et la loi de 2006 n’a pas rompu avec ce principe. S’ils
sont cessibles, le contrat n’est pas incorporel. La loi ne l’impose pas mais elle
ne l’interdit pas. Elle permet que ce bail intègre le fond, ce qui signifie que
chaque fois que le bailleur n’a pas autorisé la cession, le fond agricole ne
contient pas de bail rural. Est-ce qu’un fond agricole sans bail rural a un sens ?
Réponse pas radicale. Les droits incorporels représentent une valeur et
donnent une consistance aux fonds agricoles.
▲ Lors dune prochaine réforme le législateur va décider que le bail rural est
cessible chaque fois qu’il s’agit de céder un fond agricole.
Dans le droit positif contemporain il y a deux figures d’exploitation agricole :
• l’exploitation agricole des locataires qui ont un fond agricole
• l’exploitation agricole lorsque les exploitants sont propriétaires (
immeubles par destination).

2. Les fonds de spéculation

Les banquiers ne vendent pas directement leurs créances, ils vendent


des titres qui sont émis par des fonds, qui vont aux acheteurs des
créances. Les titres négociables sont beaucoup plus faciles à négocier que les
créances, c’est donc pour faciliter la circulation des créances.
Ces fonds sont des groupements soit de créance, soit d’autres formes de
valeur immobilières qui sont constituées pour favoriser la spéculation et la
circulation de ces droits sociaux et personnels. Ce qui est original c’est que l’on
utilise la technique du fond corporel. En France sous l’influence de ce
phénomène universel de spéculation boursière financière on a mis en place ces
fonds en leur offrant un régime extrêmement alambiqué.
En effet la loi nous dit que les fonds sont des copropriétés sans personne
morale et dans laquelle les copropriétaires n’ont aucun pouvoir sur leur bien.
Traditionnellement l’indivision n’a pas la personne morale, parce que les fond
émettent des valeurs mobilière, or en droit français seules les copropriétés
peuvent émettre des valeurs mobilières. Dans un fond celui qui achète des
titres n’a aucun pouvoir sur les créances. Le législateur a voulu trouver une
qualification qui évite de dire que le propriétaire du fond c’est la personne
morale qui gère le fond. En 1978 et 1983 on était encore sous un principe
d’unicité du patrimoine.
Or, un fond géré par une société gestionnaire ne peut lui appartenir que si ce
fond est géré par un patrimoine d’affectation. Le code civil a introduit la
fiducie en 2007 (art. 2011 et 2025 du code civil), le fiduciaire est propriétaire
au moins de deux patrimoines. Il faut considérer les fonds de spéculation
comme des fiducies.

II.Les propriétés intellectuelles

Cela désigne les créations issues d’un travail intellectuel qui soit ont une
dimension esthétique ou assimilée, soit ont une dimension utilitaire. Ces
propriétés intellectuelles ont une existence abstraite. Ces choses se
manifestent à nous par un truchement corporel. Pour les fixer et les véhiculer,
il leur faut un support. En aucune manière elles ne s ‘incorporent jamais avec
leur support. Elles entretiennent un rapport matériel avec leur support mais
sont juridiquement autonomes.
Histoire : Ces choses sont une grande caractéristique de la modernité, pendant
très longtemps elle n’existe pas. Il y a toujours eu des œuvre d’art mais à part
les compositions, les inventions à caractère industriel et d’autres formes
d’inventions esthétique n’existaient pas jusqu’il y a peu de temps. Il y a une
multiplication des sous catégories. Pendant longtemps le droit français
considéré que le droit de propriété ne pouvait comporter que sur les droits
corporels. La tendance a été de dire qu’il fallait une loi car ces propriétés ne
correspondent pas à la nature de la propriété donc ce sont des propriétés
fictives.
Dans une époque il n’y avait de libéralisme notamment le libéralisme politique,
tout ce qui n’est pas interdit est permis. Avant que notre société soit devenue
libérale la règle était l’inverse, tout ce qui n’était pas permis est interdit. La
liberté d’expression n’existait pas surtout n’existait pas la liberté d’imprimerie,
c’étaient des privilèges car supposaient des autorisation préalables. A la
révolution française on a proclamé le contraire, la propriété des créations
littéraires et industrielles sont l’unes des plus éminentes propriétés. Le code
civil ne s’est pas occupé de ces biens, car il était dominé par les immeubles.
Donc les lois particulières devaient réguler ces biens intellectuels. Ces trois
raison font que temps en temps on a considéré qu’il y avait d’appropriation
d’une création intellectuelle que si une loi spéciale existait. Tendance qui
montre qu’en l’absence d’une loi spéciale la protection de la liberté est
néanmoins possible.

1. Le droit commun de la propriété intellectuelle

Le droit commun de la propriété intellectuelle classiquement consiste à ne pas


protéger par la propriété en l’absence d’une loi spéciale.

1. Le régime commun selon la conception classique

Pour les auteurs classiques le principe c’est pas d’appropriation des création
intellectuelles sans loi spéciale, ce qui signifie que si une personne met au
point tel produit intellectuel et qu’elle ne peut pas le faire rentrer dans l’une
des catégories spéciales, elle ne pourra en rien prétendre en être le maître
exclusif. Conséquence : les création intellectuelles qui ne font pas l’objet d’une
législation spéciale on le statut de chose commune. Elles sont susceptibles
d’être légitimement utilisées par tout à chacun, art. 714 c.civ. La protection ne
peut pas être juridique elle ne peut être que factuelle et elle va prendre la
forme du secret. Auquel s’ajoute une possible mise en œuvre de la
responsabilité civile délictuelle, sanction des atteintes illicites. C’est un
protection extrêmement peu satisfaisante, qui dit secret dit impossible
divulgation, et donc difficultés intellectuelles pour le maître et appauvrissement
de la connaissance collective. On peut compléter l’obligation de confidentialité
par le jeu du contrat.

2. Le régime commun selon la conception moderne

Dans la conception moderne la propriété est le principe. Il existe un principe


dégagé du droit romain justifié par l’équité naturelle, c’est le principe « is quid
fecit », ce qui veut dire par celui qu l’a fait. Toute chose crée appartient en
principe à celui qui l’a fait. En appliquant ce principe aux créations
immatérielles on dégage le principe d’attribution au créateur.
Ce principe peut bénéficie de deux soutiens :
• La multiplication des lois particulières : depuis la 2GM le législateur
a multiplié les lois particulières relative aux catégories intellectuelle.
Cette multiplication de lois particulières révèle que chaque fois une
nouvelle espèce de chose incorporelle est crée le législateur la reçoit
comme un bien. Ce qui veut dire que le législateur ne peut pas résister à
la demande de protection privative. Cette multiplication des lois affaiblit
l’idée que la propriété est l’exception. L’exception c’est aussi la rareté.
• La réception directe par la jurisprudence : chb. crim. 14 novembre
2000 : Un particulier avait porté plainte pour abus de confiance contre
une société de vente par correspondance. Il avait considéré que l’abus de
confiance avait été commis en utilisant son numéro de carte de crédit
dans un but étranger à celui qui avait été convenu. Le numéro de carte
de crédit est il un bien ? Art. L314-1 c.pénal incrimine l’abus de confiance
comme le détournement d’un bien quelconque confié à celui qui en avait
l’usage autre que celui prévu. Mais la cour de cassation a rejeté le
pourvoi en précisant que la notion de bien quelconque incluait le numéro
de la carte de crédit, car c’était la propriété du titulaire de la carte.
Chb. Crim. 2004 : la chambre criminelle a statué identiquement a propos d’un
projet de borne informatique qu’un salarié avait élaboré pour son employeur.
En rejetant le pourvoi la cour de cassation a considéré que l’existence d’une loi
particulière n’était pas nécessaire pour admettre l’existence d’un bien, elle a
appliqué le principe is quid fecit.
La cour de cassation est engagée dans le processus de généralisation de la
propriété intellectuelle.

2. Le droit spécial de la propriété intellectuelle

Le régime spécial s’articule autour de deux grandes catégories maîtresses de


créations intellectuelles : les création esthétique (matrice littéraire et
artistique) et les créations fonctionnelles (matrice industrielle).

1. Matrice littéraire et artistique

1. Le droit d’auteur

► Les propriétés de l’œuvre

Désigne les prérogatives conférées à un auteur ou à l’ayant cause d’un


auteur, relativement à l’œuvre littéraire et artistique. Une œuvre
littéraire et artistique est l’expression immatérielle des aptitudes de
l’Homme à la création artistique (au sens large). Cette expression
immatérielle signifie que l’œuvre ne se confond en rien avec ce qui la supporte,
a un véhicule corporel. Le point commun et le critère de protection est la
condition dite « d’originalité ». Ce critère est un critère qui renvoie à
l’origine, lorsque elle est le produit, l’expression et porte la marque de la
personnalité artistique de l’auteur. Originalité n’est pas synonyme de
nouveauté. L’œuvre doit simplement émaner d’un travail artistique de
l’auteur. La loi précise que l’on ne se préoccupe jamais de la valeur artistique
d’une création. Cette définition de l’œuvre donne au droit français un caractère
éminemment personnaliste. L’oeuvre est pratiquement une projection de
l’auteur dans l’univers des choses. Alors qu’un système comme le système
de copyright dans les pays anglo-saxon détache l’œuvre de son créateur.
L’article L111-1 du code de la propriété intellectuelle, énonce que « tout auteur
d’une œuvre de l’esprit jouit sur cette œuvre du seul fait de la création d’un
droit de propriété exclusif, incorporel, et opposable à tous ». L’alinéa 3 indique
que la conclusion d’un contrat de travail n’emporte aucune dérogation à l’alinéa
1. L’œuvre est inaliénable. L’auteur peut concéder à des tiers, pour des
utilités économiques.
Pour le droit français une personne morale ne peut pas être auteur. Le
personnalisme exclut la personne morale du processus créatif. Le seul cas qui
permet de bénéficier des droits d’auteur, est le cas des œuvres collectives, de
plusieurs contributions (ex : dictionnaire).

►L’exploitation de l’œuvre

Une œuvre est un bien, aussi personnel soit il, qui peut connaître une
exploitation économique. La loi distingue dans les pouvoirs de l’auteur : des
pouvoirs patrimoniaux et des pouvoirs moraux. Le pouvoir moral se manifeste
à trois niveaux :
• Droit de divulguer l’œuvre : la loi permet à l’auteur d’être le maître de
sa divulgation, cela s’attache au fait que se droit ne peut pas procéder à
autrui.
• Droit à la paternité : l’auteur a le droit de défendre définitivement sa
paternité, c'est-à-dire revendiquer qu’il est l’auteur de l’œuvre.
• Droit de repentir : lorsque l’auteur a engager l’œuvre dans tel contrat
d’exploitation il peut unilatéralement revenir sur son consentement, sous
condition d’indemnisations de son co-contractant.
A coté des prérogatives morales qui sont inaliénable et perpétuelle et
transmissibles à la mort. La loi donne à l’auteur des droits économiques et
patrimoniaux. Les droits patrimoniaux sont les droits d’exploiter l’œuvre soit
directement soit par autrui. Les contrats conclus sont nécessairement des
contrats sur la chose de l’auteur, ce sont des contrats de concession
d’exploitation (droits réels). La loi limite la duré d’efficacité des droit
patrimoniaux en l’assortissant d’un terme qui est « 70 ans après la mort de
l’auteur ». Cette représentation des pouvoirs de l’auteur doit se comprendre
selon la théorie moderne, dont désignant autant d’utilités. La loi après un
certain temps, elle rend accessible les utilités économiques. Quand aux utilités
morales elles ne s’éteignent pas.

2. Les autres biens

En 1985, le législateur a reçu le logiciel comme une espèce d’œuvre littéraire.


Ils n’ont pas été inclus dans les inventions car l’invention n’est protégée que
lorsqu’elle a été transformée en brevet après vérification du respect de
l’invention des conditions légales requises pour donner lieu à un brevet. Les
entreprises qui produisent des logiciels ont estimé qu’il valait mieux avoir une
protection dès la création plutôt qu’une protection avec obtention du titre. Mais
dans l’ordre international, il y a un basculement du logiciel vers la sphère de
l’invention. Mais pour l’intégrer parmi les œuvres littéraire ont a pas pu
mesurer l’expression d’originalité du logiciel. Donc on substitué à la condition
de l’originalité, une condition qui est celle de l’effort personnalisé. Pour les
logiciels la dimension morale des prérogatives est plus réduite que pour les
œuvres littéraires. Par ailleurs, le salarié qui crée un logiciel est largement
dépossédé des droits patrimoniaux sur ce logiciel.

En 1996, la loi a par transposition d’une directive communautaire, consacré les


bases de donnés comme une nouvelle forme d’œuvre. Ce sont le
rassemblement d’extraits ou de références d’œuvres immatérielles sous et
selon une organisation qui donne toute son utilité à la base. Ils ont une valeur
d’usage et d’échange supposent un investissement en temps et en argent et
pouvant encourager l’élaboration. Le critère est le même qu’en matière de
logiciel, celui de l’effort personnalisé, parce que l’idée d’originalité était
excessive et artificielle.

Les dessins et modèles, c'est-à-dire la forme donnée à un certain nombre de


choses voués à une certaine fonction, ex du design, haute couture. Chaque fois
qu’ils sont originaux, ils peuvent être protégés par un droit d’auteur du seul
fait de leur création et selon le shéma de l’article L111-1 du code de la
propriété intellectuelle. Ils sont également protégés par un droit de propriété
industrielle.

2. Les propriétés industrielles

1. L’invention brevetée

Ont en commun de se définir par leur utilité fonctionnelle, soit utilité soit
commerciale. L’archétype des propriétés industrielles est l’invention brevetée.

L’invention est une création intellectuelle dans l’ordre de la technique qui


permet de produire un effet technique nouveau. L’invention c’est un
ensemble dénoncé qui se ramène à une information, message mis en
forme. Elle pourrait donner lieu comme une création littéraire ou artistique à
un droit de propriété dès qu’elle est crée. Le parti a été pris de ne pas
donner à l’inventeur un autre droit que celui de demander un brevet.
Donc également de ne pas le demander. Le brevet c’est un titre de propriété
qui donne un monopole sur la mention, au terme d’une procédure qui est à la
fois de vérification et de diffusion et de communication entre la mention. Ces
conditions sont les suivantes :
• il faut que l’invention soit nouvelle
• il faut qu’elle soit le produit d’une activité inventive
Ce que l’on vérifie surtout c’est la nouveauté de l’invention. Le titre est
délivré par l’Institut nationale de la propriété industrielle (INPI). Les
demandes aujourd’hui peuvent prendre une demande nationale qui se prolonge
facilement dans le domaine communautaire et des conventions internationales
assurent la protection à l’échelle planétaire. Si l’INPI refuse d’accorder le
brevet un recours est possible devant une juridiction civile. Si le brevet
est accordé, en contrepartie, l’inventeur va devoir rendre accessible
intellectuellement l’invention à tous ceux qui la demande. Donc un
certain nombre d’investisseurs, créateurs ou d’entreprises, vont prendre
l’option de ne pas demander un brevet, vont risquer de laisser leur
invention sans la protection privative, et cela sera une meilleure
protection contre la concurrence et la contrefaçon. Durée limitée de 20
ans à partir du dépôt.

2. Les topographies de semi-conducteur

C’est le procédé utilisé pour la réalisation des cartes mémoires


électroniques qui consiste à fixer sur un support une série d’images
codées. Ce support comportant un produit semi conducteur. Pour assurer la
réservation privative de ces inventions, une loi de 1987 a reconnu à son
créateur un droit privatif, tout en étant subordonné au déploiement
d’un effort personnel. Contrairement à l’invention le dépôt ne donne pas lieu
à une vérification des conditions de fond. C’est un dépôt purement public qui
permet d’officialiser et permet de résoudre la question des antériorités. La
durée d’efficacité du droit de propriété est limité à 10 ans à compter
du dépôt, et 20 ans pour le droit de propriété du brevet. Cela tranche
avec la perpétuité du droit de propriété mais cela doit être relativisé par
l’indication que nous sommes dans le domaine de la technique dans lequel
l’obsolescence n’a pas le même rythme que pour les biens corporels. Sous cet
angle factuel tout ce passe comme si que la propriété était perpétuelle.

3. Les marques

Les marques constituent des signes susceptibles de représentation graphique


ou sonore qui servent à distinguer les produits ou les services d’une personne
physique ou morale. La marque est l’objet d’une propriété après qu’elle soit
déposée auprès de l’INPI. La marque ne donne pas lieu à vérification du
respect des conditions. Les conditions sont à la fois intrinsèques (véritable
marque, signe susceptible d’identifier un produit) de façon extrinsèque il ne
faut pas que la marque soit déceptive (désignant un genre de produit), et il ne
faut pas que la marque soit renommée. La durée du droit de propriété est de
10 ans sous la précision qu’un nouveau dépôt peut être accompli à l’expiration
du délai. Donc renouvelable sans limites.

4. Les dessins et modèles

Ce sont des œuvres littéraires mais peuvent aussi relever des


propriétés industrielles. Chaque fois qu’un dessin est nouveau, il peut
donner lieu à titre de propriété industrielle résultant d’un dépôt. La
raison d’être du dépôt résulte de l’intérêt pour leur auteur d’assurer une
sécurisation de la date d’acquisition du droit. C’est souvent pour un conflit de
preuve de la date de conception ou de réalisation. Il se pose souvent des
problèmes de preuve en matière d’œuvres littéraires et artistiques.
Le double régime pose la question si un dessin est à la fois une œuvre littéraire
et artistique ?
Il faut considérer qu’il y a un seul droit et en cas de litige on applique
le droit le plus favorable à la propriété.
Chapitre 5 : Les meubles et les immeubles
Selon l’article 516 du code civil, tous les biens sont meubles ou immeubles. Cette formule
signifie que pour le législateur il y avait là la première division des biens. Le problème que
pose cette distinction fondamentale c’est qu’elle inclut quantité de biens qui ne sont ni
meubles ni immeubles. Aujourd’hui la suma divisio est la division chose corporelle/chose
incorporelle. Cette distinction n’a pas disparu, elle condition à une certaine réalité dans la
mesure où la mobilité et l’immobilité d’une chose justifie un certain nombre de règles quand à
leur propriété ou appropriation. On ne possède pas un immeuble comme on possède un
meuble. Le meuble est mobile et se prête à une appréhension manuelle ce qui n’est pas le cas
de l’immeuble. Cette différence à débouché sur une certain nomre de solution opposées selon
que l’on a à faire à un meuble ou un immeuble. Si on a à faire à un immeuble, loi de lieu de
situation est au lieu de l’immeuble. Pour les meubles, c’est le lieu où se situe le propriétaire.
Les règles de la saisine immobilière sont lourdes et précautionneuses. Tandis que la saisie dans
meuble à toujours fait l’objet d’une procédure simple et rapide, en raison de leur faible valeur
(res mobilis, res vilis).
La tradition de l’ancien droit avait conduit à exclure l’hypothèque des meubles, selon
« meubles n’ont pas de suite par hypothèque ». L’hypothèque est le droit réel accessoire à une
créance par lequel le créancier confère un droit de préférence sur la valeur de son immeuble
tout en conservant la possession. Cela a donné lieu au mécanisme de la conservation des
hypothèque : publicité pour informer les tiers de l’hypothèque.
En vérité on a dépassé sur ce point les solutions traditionnelles, non seulement il existe des
hypothèques mobilières, mais également il existe des hypothèques mobilières qui prennent la
dénomination de l’antissemment. antissement
Le régime qui s’occupe des meubles et des meubles est en modification.

Quelle est la part de la volonté en matière de qualification mobilière/immobilière ? On pourrait


d’abord dire qu’il y a une œuvre uniquement légale, que les particuliers n’ont pas à disposition
de qualification. Ex de la cour de cassation 1991 : véranda que les propriétaire voulaient
qu’elle devienne meuble, mais la c.cas avait invalidé cette qualification. Mais des décisions
ultérieures ont validé cette qualification. La volonté individuelle peut déterminer la qualification
de meubles ou d’immeubles. La seule question est l’opposabilité aux tiers d’une décision de ce
type.

Section 1 : Les immeubles


Les immeubles se définissent comme les biens corporels immobiles. L’immobilité étant une
immobilité de nature et pas de situation ou de hasard. Pourtant la loi reprenant les solutions
de l’ancien droit a élargit la notion d’immeuble à des choses incorporelles.

I. Les immeubles corporels

L’immeuble corporel est le fond de terre et les éléments qui y sont incorporés. La première
forme de l’immeuble est la terre. Le fond et la construction forment le même bien, la
construction n’est qu’une partie du fond. Le développement de l’urbanisation a conduit les
sociétés à développer une division de l’espace, des volumes. Le volume est une fraction de
l’espace situé au dessus du sol que l’on a érigé en objet d’un droit particulier. Ce qui permet de
devenir propriétaire d’une portion aérienne d’un espace foncier avant qu’un immeuble soit
édifié. Le volume est il un immeuble par nature ? Certains le soutiennent, en vérité en soit
c’est hérésie. Le volume est une utilité du sol qui est par conséquent l’objet d’un droit réel. Il
existe un régime de la copropriété des immeubles bâtis, les propriétaires d’un bâtiment se
répartissent une partie de cette propriété, et les parties communes sont l’indivision sur la
partie commune de la propriété. La cour de cassation a décidé que le lot de copropriété est un
immeuble par nature.
Le tréfonds c’est le sous sol, tout ce qui est en dessous de la surface. Le propriétaire d’un
immeuble est propriétaire du tréfonds mais il peut concéder des utilités et donc des droits
réels. La loi envisage même une possibilité d’une séparation entre la propriété de la surface et
la propriété du sous sol. Mais cette division de la propriété a un aspect discutable, car la chose
est unitaire donc ne devrait pas être divisée.

II.Les immeubles incorporels

Le code civil qualifie l’immeuble des droits incorporels qui ont pour l’objet direct des droits
immeubles, Art. 526 du code civil. Ces immeubles sont purement fictifs. Cette qualification
d’immeuble est une réminiscence de l’histoire destinée à assurer une certaine unité de
l’immeuble et des droits de l’objet. Le problème c’est que nonobstant son caractère fictif, elle a
été étendue à tous les droits réels. Le droit de créance de donner est une créance
personnelles, est immobilière est donc soumise au régime des immeubles.

Section 2 : Les meubles


Les meubles se définissent doublement :
• d’abord un meuble c’est un bien corporel mobil
• un meuble est aussi tous ce qui n’est pas immeuble
Cette division car la suma divisio meuble/immeuble est une catégorie fondamentale, et car
cette catégorie est fermée. Or le législateur ne veut pas figer totalement le droit et ne peut pas
ignorer que de nouvelles espèces de chose apparaissent. Donc le législateur a laissé ouvert la
catégorie des meubles, pour accueillir les nouvelles espèces de choses.
Ex : Le fond de commerce qui apparaît au XIXème siècle, est classé dans les meubles car il
n’était visé dans les immeubles.

I. Les meubles corporels

Le meuble est une chose qui est le reflet de la nature, phénomène qui se rencontre en dehors
du droit. Article 528 du code civil définit le meuble mettant en avant le déplacement, depuis
1999. On distingue dans cet article les meubles et les corps. Car on a voulu distinguer les
animaux des choses ordinaires. Dès le XIXème siècle une loi pénale avait érigé en infraction
contre les sévices contre les animaux, mais cette loi avait eu la possibilité d’une dérogation
pour la tradition locale. Reconnaissance en 1976 de la qualité d’être sensible de l’animal. Mais
la personnalité juridique n’a jamais permis de protéger contre les sévices, en revanche la
condition de chose s’accommode avec une protection renforcée. La loi de 1999 donc ne va pas
dans le sens de la personnalité car a maintenu l’animal dans les meubles.
Au sein des meubles i l y a lieu à faire place à une sous catégorie de meubles : les meubles
meublants. Ce sont une sous catégories de meuble mobiles qui ont pour fonction de service à
l’usage et l’ornement des appartements ; art. 215 al. 3 c.civ.

Il y a deux autres catégories de meubles corporels : ce sont les meubles par anticipation et les
meubles par retardement.

1. Les meubles par anticipation

Il arrive qu’une personne envisage de devenir propriétaire à une fraction d’immeuble qui est
voué à devenir ultérieurement un meuble (ex des récoltes sur pieds). En appliquant els
principes, un acte actuel sur une fraction de l’immeuble est une vente sur une partie de
l’immeuble, donc vente immobilière. Or il est apparu excessif de soumettre cela à une vente
immobilière car la vocation de cette vente est de devenir bientôt un meuble. La pratique a
forgé une figure originale, les meubles par anticipation, qui consiste par une décision
particulière transformant meuble une fraction d’immeuble voué à être mobilisée. La
jurisprudence a validé cette opération qui requiert que ceux à qui on veut l’opposer en aient
été informés : l’acheteur, les tiers. Problème des tiers si le meuble est hypothéqué et qu’avant
que la récolte n’ait été fait une saisie de l’immeuble en exécution de l’hypothèque, si on a pas
informé le créancier hypothécaire de la mobilisation par anticipation, alors il peut faire comme
si qu’il était immeuble.

2. Les meubles par retardement


Lorsqu’un meuble est incorporé dans un immeuble, il devient une partie de cet immeuble.
Cette transformation physique est toute autant juridique. Si ce meuble appartenait à un autre
copropriétaire de l’immeuble l’effet de l’extinction ne se produit pas moins. Phénomène qui
fonctionne comme l’expropriation. Est-ce que par un accord particulier, les parties peuvent
elles convenir que le meuble incorporé demeurera pour elles un meuble et non pas un
immeuble.
Ex : Contrat de louage d’ouvrage immobilier  A chaque incorporation d’un nouvel élément
dans l’immeuble celui-ci ipso facto devient un immeuble. Jusqu’à quel moment peut on
convenir que les meubles resteront des meubles. Jusqu’à ce que la totalité du montant soit
payé. La cour de cassation a déclaré cette clause valable entre les parties inopposables au
création du propriétaire du sol.
Civ 1ère, 29 mars 2006 : décide que cette clause est valable et opposable. On retarde le
moment où le meuble cessera de l’être pour devenir une fraction d’immeuble.
Le titre de meuble et d’immeuble est pour le propriétaire un aménagement de son bien,
proposé par la loi. C’est un souverain, la seule limite est celle de la protection des tiers, c'est-
à-dire les créanciers, ils ont le droit à s’en tenir à une vision apparente de la chose. Cela a
donné lieu à la notion de gage apparent. Dans cette apparence il a y a le rattachement des
meubles ou immeubles.

II.Les meubles incorporels

A RATTRAPER

Chapitre 6 : Les distinctions à caractère secondaire


I. les choses de genre

Les choses de genre, ne sont pas des distinctions qui intéressent le droit des biens. Elles ne
caractérisent pas un type de chose mais elles sont tout différemment une façon de déterminer
la chose dans le contrat. Dans le contrat il peut arriver que les parties précise l’objet du contrat
et que ce soit une chose de genre. La destruction d’une chose ne libérera pas le débiteur, car
en définissant une chose par rapport à son genre on crée une obligation particulière à la
charge du débiteur qui est d’assumer le risque de perte des exemplaires particuliers qu’il
entend livrer. Parce que les genres ne périssent pas. La chose de genre est une chose
abstraite. Il faut absolument distinguer les choses de genre de la catégorie des choses
fongibles. Les choses fongibles sont les choses qui dans un rapport juridique déterminé, sont
déclarées équivalentes les unes au autres. Le fait que l’on ait à faire à des choses de genre va
favoriser la fongibilité, mais la différence c’est que les choses fongibles sont des choses
concrètes, tandis que les choses de genre sont abstraites.

II.Les choses consomptibles

Ceux qui les caractérise c’est leur aptitude à être consommée, on ne peut user sans les
consommer, c'est-à-dire les détruire matériellement ou juridiquement. Les aliments sont des
choses consomptibles, l’argent également. Cela suppose l’aliénation et du coup l’usage se
ramène à cela. Le problème des ces choses c’est que lorsqu’elles se prêtent à des opérations
de jouissance de la restitution. Si ces choses ne peuvent être utilisées qu’en étant
consommées comment le bénéficiaire d’une remise pourra les restituer ? Il se trouve que les
choses consomptibles peuvent être déclarées fongibles, on va pouvoir les inscrire dans un droit
de jouissance grâce à un rapport d’équivalence qui vaudra restitution de la chose elle-même.
Le prêt s’appelle le prêt de consommation et a pour objet des choses fongible. Le dépôt de
choses consomptibles et fongibles s’appelle le dépôt irrégulier, et l’usufruit s’appelle le quasi
usufruit. Il se trouve que traditionnellement, on déduisait que la consomptibilité, que celui a
qui on confie une chose consomptible devient propriétaire.

III.Les choses futures


La plupart des biens sont envisagées comme étant des biens actuels, mais rien empêche que
l’on envisage un engagement juridique sur une chose qui n’existe pas encore. La chose future
se prête parfois naturellement à une opération juridique, ex : contrat d’entreprise ou louage
d’ouvrage (contrat par lequel une personne s’engage à fabriquer une chose pour autrui). Il
existe néanmoins une limite à ce principe, al. 2 de l’art. 1130, on ne peut pas contracter sur
une succession qui n’est pas encore ouverte.
Lorsque la chose future va devenir une chose présente, à qui appartient elle ? En principe,
c’est que le premier propriétaire d’une chose future qui cesse de l’être est son destinataire. Si
l’on dit que le premier propriétaire est le maître d’ouvrage cela veut dire que la chose ne passe
pas par l’entrepreneur et que les créanciers de cet engagement n’ont pas de droit sur la chose.
Exception : Les parties ont la possibilité de déroger à la règle, qui n’a pas un caractère d’ordre
publique. La chose appartiendra primitivement à l’entrepreneur.
La loi déroge à la règle en matière d’immeuble à construire, elle prévoit deux hypothèses (art.
1601-1 et 1601-3) :
• Le contrat de vente dit « en l’état future d’achèvement », formule qui signifie
qu’au fur et à mesure de l’incorporation des matériels dans le sol, ceux-ci deviennent la
propriété du maître d’ouvrage alors même que ces éléments partiellement incorporés
ne sont que les parties d’un bâtiment futur, pour le protéger contre le créancier du
promoteur.
• Le contrat de la vente à terme, on attend que la bâtiment soit achevé, mais dès qu’il
est achevé l’acquisition de la propriété par le client est rétroactive au jour du contrat.
Ce qui invalide les actes faits par le promoteur pendant le contrat car cela devient des
actes sur la chose d’autrui.

IV.Les choses d’une nouvelle espèce

Il arrive fréquemment au demeurant, qu’une chose actuelle soit transformée, voit sa forme
modifiée de sorte qu’elle appartienne à une nouvelle espèce. Ex : J’ai des planches et j’en fais
une armoire…
La transformation est elle de nature à affecter la propriété ? Peu d’intérêt lorsque c’est le
propriétaire d’une chose qui la transforme, il garde sa propriété. Ex : Voici un entrepreneur qui
achète des matériaux et il n’a pas d’argent immédiat donc il demande un crédit-vendeur, et en
garantie le vendeur accorde la réserve de propriété. Cet entrepreneur transforme la chose,
ce n’est pas encore sa chose mais on fait un gage, mais c’est comme si il confiait un gage au
vendeur. Le gage est un doit réel accessoire, donc s’il y a gage ; v’est sur tous les éléments
accessoires de la chose.
Principe : Lotsqu’il y a transformation de la chose, le droit de propriété dont elle était l’objet
s’éteint. La forme fait partie de sa définition matérielle, c’est un élément constitutif d’une
chose.

Titre 2 : Les relations entre les biens


Les biens peuvent se trouver en relations les uns avec les autres, soit en se
combinant, soit en se remplaçant.

Chapitre 1 : La combinaison des biens


L’univers corporel notamment, est en vérité caractérisé par la combinaison
des biens dans une conception large. Toutes les choses sont le résultat
d’un rassemblement d’éléments initialement séparés. C’est un
phénomène qui est massif. Il ne faut pas le limiter à cette hypothèse, on a 3
grandes hypothèses :
• Hypothèse dans laquelle un ou plusieurs biens se trouve dans la
dépendance d’un autre : l’accessoire
• Hypothèse dans laquelle un ensemble de biens se réuni et leur réunion
formant un nouveau qui les transcende sans les faire disparaître :
l’universalité
• Hypothèse dans laquelle la réunion de plusieurs provoque leur
fusion en un qui est nouveau, dans ce cas c’est l’accession

Section 1 : L’accessoire

L’accessoire est la signification de dépendance dans un plusieurs biens,


qui se règle dans la relation de principale à accessoire, l’accessoire suit le
principale  Accessorium principale sequitur.

I. L’immeuble par destination

Cas traditionnel de la terre comme capital productif, car elle a la vertu de


produire d’autres biens, mais dans le processus de production elle requiert très
souvent le renfort d’un certain nombre d’éléments de production.
Par ailleurs un immeuble bâti, pour donner la pleine mesure de l’usage auquel
il est destiné requiert la présence d’un certain nombre d’éléments qui sont
attachés à lui.

1. Les accessoires d’exploitation

Ce sont les meubles corporels ou incorporels qui sont affectés à


l’exploitation d’un fond de terre. Ils reçoivent juridiquement le titre
d’immeuble par destination sous la double condition que ces meubles
appartiennent au propriétaire du fond (condition tenant à l’identité de
propriétaire) et que ce propriétaire ait décidé d’affecter ces meubles au
fond.

L’identité d’affectation est nécessaire car l’immobilisation par destination est un


acte exclusif du propriétaire. L’immobilisation est l’aménagement du régime
d’un bien, seul le propriétaire peut procéder à un tel aménagement.
Un immeuble par destination est un élément qui physiquement demeure
immobilier, ex : tracteur. La mobilité est une condition de son efficacité
technique, mais ne l’empêche pas d’être immeuble par destination à condition
qu’une décision ait été prise à cet égard. La jurisprudence exige que
l’immeuble soit indispensable à l’exploitation de la terre ou de l’immeuble
par nature (envisage les choses sous un angle dérogatoire, de ce fait elle se
place du point de vue des tiers notamment des créanciers). Ce qui est sans
doute un peu excessif, car le bon critère est la fonction productive du meuble.
Toutes les opérations sur immeuble (vente, apport, échange, hypothèque,
saisie…) vont comprendre les meubles accessoires. Ce qui est un avantage. Et
par suite constitue au contraire pour tous les créanciers mobiliers, une
contrainte. Les accessoire d’exploitation sont visés à l’art. 524 c.civ.

2. Les accessoires étrangers à l’exploitation

Critère qui n’est plus économique mais fonctionnels, sont accessoires étrangers
à l’exploitation « les biens mobilités attachés à perpétuelle demeure ». Cela ne
peut pas être l’incorporation (intégration matérielle poussée que le meuble
devient une partie de l’immeuble). C’est beaucoup plus étroit et moins fort que
l’incorporation, mais sous cette réserve c’est un lien étroit. C’est un
« attachement suffisamment durable », par exemple on dira que les radiateurs
sont immeubles par destination.
La frontière n’est pas strictement tranchée en jurisprudence on a parfois des
décision hésitante. En effet, c’est le cas des serres, selon les décisions, la serre
pourra être qualifiée d’immeuble par nature ou d’immeuble par destination
selon le degré d’attachement au sol.

Il faut également l’identité et la volonté du propriétaire, mais la volonté du


propriétaire est toujours prouvée par présomption.
L’immobilisation par destination centre comme elle l’a été établie qu’il n’est
plus destiné à l’exploitation ou cesse d’être attaché à perpétuelle demeure.

II.Les fruits

1. La notion de fruit

Les fruits sont les émanations d’un fond dont la production n’entraîne aucune
altération de la substance de leur source. Ce sont des biens qui s’ajoutent à un
bien préexistant sans rien lui enlever.
Il faut distinguer les fruits des catégories suivantes :
• Fruits / Capital et Industrie : On désigne en droit par industrie le
travail, humaine dans un premier sens, une activité mécanique est une
activité humaine. Dans la production des fruits, le travail (directement ou
indirectement) joue un rôle très important au point de donner naissance
à une sous catégorie de fruits, les fruits industriels.
• Le fruit naturel est le produit spontané d’un fond qui ne requiert
rien d’autre que la mise en œuvre la potentialité des productions.
• Le fruit industriel est le produit direct d’une terre mais que l’on
obtient par la culture (art. 583 c.civ). Pour autant et dans la
tradition véhiculée dans la lettre du code l’origine en partie
industrielle de certains fruits est sans incidence quand à leur
attribution. Celui qui a contribué à donner des fruits ne peut pas
prétendre pour autant à leur propriété. Ce sont toujours
principalement les émanations d’une chose. Ces visions sont
aujourd’hui de moins en moins pertinente et en décalage croissant
ac la réalité technique, éco., sociale. Celui qui a produit les fruits
par son travail n’aura jamais droit qu’à une indemnité et non à la
propriété. La société contemporaine est techniquement une société
où le travail est central dans les richesses. Il faut savoir que pour le
moment on n’a pas pris la mesure de cette représentation dans les
cadres généraux.
• Fruits / Revenu et Dividendes : Les fruits civils se distinguent des
deux premiers car ils ont un caractère monétaire (argent). Jamais ils
n’émanent directement d’un fond. Ce sont que des émanations indirectes
d’un fond, car directement ils émanent d’un tiers qui verse au
propriétaire du fond de l’argent pour rémunérer la mise à disposition
temporaire de ce même fond en tout ou partie. Ex : les loyers versés par
le locataire sont des fruits civils. De même l’intérêt que l’emprunteur
verse au préteur est un fruit civil. Toutes ces sommes obtenues en
contrepartie de la mise en disposition de la chose ou d’une partie de la
chose sont des fruits civils, ce qui les rapproche des revenus (somme
monétaire obtenue par une personne en contrepartie de l’exploitation de
l’un de ces biens sans altération de ce bien). Dans le revenu on trouve
tous les revenus du travail (salaires, honoraires, commissions), le
problème est de savoir si la force de travail est un capital ? Réponse
affirmative. Il y a également la catégorie des résultats monétaires
d’une exploitation autre qu’agricole. Le point commun entre les
fruits et les revenus c’est cet enrichissement net qu’il procure. Les
résultats nets se distinguent des revenus, des fruits civils en ce qui ne
sont pas rémunération de mise à disposition d’un bien. Ex : La société
produit des biens ou des services qu’elle négocie, en contrepartie on
obtient de l’argent, puis on paie ttes les charges d’exploitation et si ça
été profitable on obtient un bénéfice : c’est l’aliénation. Dans la doctrine
et dans jurisprudence on ne sait pas si les dividendes et les bénéfices
doivent être rattachés plutôt au fruits civils ou aux fruits industriels. Pour
certains ce sont des fruits civils car ils sont monétaires, « les dividendes
et les bénéfices participent de la nature des fruits ». Une autre partie de
la doctrine estime que dividendes, bénéfices et résultats sont des fruits
industriels car ils sont monétaires mais ils émanent néanmoins de la
mise en œuvre du fond d’exploitation pour peu que l’on comprenne que
l’argent vienne en remplacement du service rendu. Ce remplacement est
la technique de la subrogation réelle.
• Fruits / Produits : Il y a dans le droit civil traditionnel une notion de
produit qui désigne l’émanation d’un fond par extraction ou amputation.
Donc émanation d’un fond qui emporte donc réduction ou diminution.
Ex : le minerai d’une carrière. La conséquence de cette qualification c’est
que l’exploitation d’un produit est un acte grave puisqu’il diminue le
capital, il est par conséquent un acte grave (jamais permis à ceux qui
n’ont que la jouissance d’une chose). D’autant moins qu’en général les
produits ne sont pas des choses consomptibles ou fongibles. On voit se
développer dans la législation moderne une nouvelle conception du
produit qui met l’accent sur l’aspect du produit comme résultat d’une
action productive, c'est-à-dire d’une activité humaine. Art. 1386-1 et s.
c.civ : On inclut dans les produits défectueux les produits du sol. Fait
remonter la responsabilité sur la personne qui a produit et controler le
processus de production. Est-ce qu’il y a une intervention humaine
décisive ? L’intervention de l’agriculteur est décisive.

2. Le régime des fruits

1. La propriété des fruits

Art. 546 c.civ, désigne le propriétaire du capital comme étant le propriétaire


des fruits, « donne droit sur tout ce qu’elle produit ». La loi désigne le
mécanisme comme «étant constitutif d’un droit d’accession. L’accession est
l’hypothèse dans laquelle un bien s’agrège à un autre pour en former un 3ème.
En l’occurrence le phénomène est inverse car le fruit et le bien qui émane d’un
autre bien, a vocation à se séparer. La loi civile traditionnellement explique la
propriété des fruits par la propriété potentielle. Si le propriétaire fait en
principe sien des fruits, en vérité un autre que lui peut tout autant avoir droit
aux fruits, c’est le possesseur. La maîtrise factuelle est le fondement de
l’appropriation des fruits. Il y a une sorte de concurrence entre le propriétaire
et le possesseur qui n’est que le reflet de la situation même des fruits. Le
propriétaire ne fait pas les fruits lorsqu’il a concédé à un tiers la jouissance des
portions frugifères de sa chose. Chaque fois qu’un tiers a un droit réel sur la
partie frugifère du capital, les fruits lui reviennent en propriété.
Le propriétaire, art. 548 c.civ, ne fait les fruits qu’à charge de rembourser au
tiers qui a permis leur production tous les frais que celui-ci a exposé : principe
d’enrichissement sans cause. On peut considérer que d’une certaine façon
l’indemnité versé au tiers n’est qu’en fait une attribution en valeur des fruits.

2. L’administration des fruits

Les fruits ont une fonction économique particulière, ils sont destinés à
l’entretien du propriétaire ET du capital. Ce qui révèle un trait particulier
de leur régime, c’est leur vocation à la consommation. De cette conséquence il
résulte d’abord que la consommation des fruits participe de leur usage normal,
celui qui administre la chose d’autrui a le droit de récolter de d’aliéner les
fruits. Consommer le fruit a une incidence minime car c’est un acte normal et
nécessaire. La deuxième conséquence c’est que les fruits non consommés
perdent au bout d’un certain temps leur titre juridique de fruit, pour devenir un
élément du capital. Les pouvoirs de l’administrateur sont alors réduis sur cette
fraction des fruits. Si on recueille ou emploi des fruits capitalisés, ils sont
devenus un produit.

Section 2 : Les universalités

Lorsque des biens sont fédérés, matériellement ou fonctionnellement, il arrive


parfois que ces biens perdent leur autonomie pour devenir des fractions d’un
bien.

L’archétype de l’universalité est le troupeau. L’universalité permet de désigner


au singulier le pluriel. La bibliothèque est une autre figure de l’universalité qui
n’a pas connu dans le droit contemporain un succès important. Car la théorie
du patrimoine d’Aubry et Rau a contribué au succès de l’universalité « Toute
personne a un patrimoine, seules les personnes ont un patrimoine et les
personnes n’ont qu’un patrimoine ». L’universalité de bien est un ensemble de
biens corrèles au nombre de têtes. En prônant l’idée qu’il pouvait y avoir qu’un
patrimoine pour cahque personne, ils ont empêché la multiplication des
patrimoines. Aujourd’hui le droit français arrive à la pluralité du patrimoine
comme d’autres droits. En restreignant le développement des universalités de
droit, la théorie a restreint la théorie de l’universalité.

I. L’universalité de fait
L’universalité de fait est le bien universel pur et simple. Les illustrations du
bien universel sont nombreuses, ex des fonds incorporels. Les fonds
incorporels (fond d’exploitation et fond de spéculation) ce sont des ensembles
de biens constitutifs d’un bien. Tous sont la réunion de biens qui demeurent
des biens tout en étant dans la réunion constitutive d’un bien, c’est ainsi que
l’on peut avoir des opération qui portent sur le fond dans sa totalité (ex : vente
du fond de commerce…). La cour de cassation a consacré comme étant une
universalité le porte feuille mobilier (C.cas, 12 novembre 1998).
Ce qui caractérise le régime d’une universalité de fait est cette double
dimension singulier et un pluriel des composants. Chaque partie de la chose se
trouve dans une situation caractérisée par l’indépendance et la dépendance.
Les composants de l’universalité sont et demeurent des biens. De même
l’enveloppe est elle même un bien dont on peut en tant que tel jouir et
disposer. Mais à tempérer : l’ensemble ne se conçoit pas sans éléments. Les
composant sont dans la dépendance relative de l’ensemble et l’ensemble est
dans la dépendance relative des composants.
Ex : Lorsque l’on vend l’ensemble en tant que tel, on vend également
l’ensemble des composants. Si l’on vend tous les composants, cet acte
équivaut à la vente de l’ensemble car l’universalité disparaît. Il y a un principe
de fongibilité et de subrogation réelle entre les éléments. Toujours est il qu’un
action sur un composant peut être une action sur l’ensemble si elle ne
s’accompagne pas … : double dépendance réciproque.
Jurisprudence : La jouissance d’une universalité implique la libre disposition de
ces composants.  Obligation spécifique de remploi.

II.L’universalité de droit

C’est le patrimoine, c’est à dire l’ensemble de biens constitutif d’un bien ayant
pour fonction de garantir les dettes nées de l’exploitation de ces mêmes biens.
Une dette suppose toujours une personne, et le sujet actif d’un bien est le
sujet passif d’une dette. Mais si la dette renvoie au débiteur, la garantie de la
dette ne renvoie jamais au débiteur, depuis que l’on a abandonné l’idée
primitive selon laquelle c’était la personne même du débiteur qui répondait
dans ses engagements. On a abandonné cette règle, on a cherché à maintenir
le mécanisme de l’obligation juridique en trouvant un remplaçant du débiteur
qui ne pouvaient qu’être ses biens, art. 2284 et 2285 c.civ (= 2093 et 2092
ancien). Quiconque s’oblige personnellement répond de ces engagement sur
l’ensemble de ses biens, présents et avenirs, mobiliers et immobiliers : « droit
de gage général ». Le patrimoine n’est pas l’ensemble des biens et dettes
d’une personne car une dette n’est pas un bien. Le principe de licéité du
patrimoine a été dégagé par Auby et Rau en raison de la corrélation historique
entre les dettes et les patrimoines. Le patrimoine c’est la projection de la
personnalité, sorte d’alter ego.
Si effectivement le patrimoine général est unique, on peut avoir néanmoins des
patrimoines spéciaux qui rassembles des parties de biens et qui son corrélés à
une partie des dettes. Si on admet ces patrimoine d’affectation on ne porte en
rien atteinte à l’unicité de la personne juridique. Contrairement à ce que Aubry
et Rau ont soutenu le patrimoine n’est pas la personnalité qui se continue dans
l’ordre des biens, c’est une chose et pas une personne. Multiplication
frénétique des personnes morales. En 1985 le droit français a préféré admettre
l’entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (art. 1832 c.civ), une
société peut avoir un seul associé. Or une société comme l’étymologie le
suggère est un groupement de personnes. Loi du 19 février 2007, une
personne peut désormais être a la tête d’un seul patrimoine et d’un patrimoine
particulier, a intégré la fiducie (art. 2011 et s. c.civ et art. 2025).

Section 3 : L’accession

L’accession est l’hypothèse sur laquelle deux ou plusieurs sont unies dans des
conditions matérielles telles qu’elles n’en forment plus qu’une. L’union
matérielle entre deux ou plusieurs choses ne formera qu’une seule chose selon
des appréciation qui varient dans le temps et dans l’espèce. En effet, on peut
toujours ou fréquemment séparer deux ou plusieurs choses matériellement
unis. La formation d’une chose unique ne s’impose pas d’une manière
homogène, elle dépend d’une appréciation subjective (éco. et technique).
L’unité de la chose issue de l’accession dépend largement du contexte, c’est
pourquoi on a un traitement de la situation qui peut varier. La situation par
ailleurs fonctionne différement selon que la’ccession intéresse les meubles
entre eux, un meuble et un immeuble ou des immeubles.

I. L’union de meubles

Cas très rependu, elle prend des figures variables tout en obéissant à des
règles communes.

1. Principes généraux

Il faut distinguer selon que l’union de meuble st intervenu en exécution ou non


d’un contrat. L’union de meuble intervient en exécution d’un contrat chaque
fois que c’est à la demande d’un contractant. Dans ce cas c’est la loi du contrat
qui règle le sort de la chose ainsi produite. Ce contrat c’est très svt le contrat
d’entreprise. Lorsque aucun contrat n’est intervenu alors il y a un droit
supplétif qui est codifié aux articles 565 à 577, qui ont vocation à régir les cas
d’accession mobilière. Art. 565 c.civ, al. 2 : réfère au principe de l’équité
naturelle. A qui appartient le meuble lorsque deux ou plusieurs meubles ont
été unis pour n’en formé qu’un ?
Ils ont été unis par différents propriétaires, ainsi le droit sur ce meuble est il
nouveau ? Chaque fois que l’union de meubles crée une chose de nouvelle
espèce cette chose donne lieu à un nouveau droit de propriété. A contrario
chaque fois que deux ou plusieurs meubles n’ont pas donné lieu à une
transformation alors il y a continuation de la chose principale et disparition du
droit de propriété sur les choses accessoires.

2. Les règles spéciales

La loi distingue trois hypothèses :


• C’est l’adjonction, il y a adjonction lorsque les choses ont été accolées.
La loi attribue le tout à celui qui apporté la chose principale, art. 566.
Différents critères fonctionnels sont prévus ou selon des critères
économiques. La règle de principe peut être écartée lorsqu’elle a des
effets injustes. Le législateur a considéré anti-économique le fait de
séparer une chose suffisamment homogène.
• Le mélange, intéresse surtout les liquides qui sont des meubles. La loi
fait un cas particulier aux mélanges, la chose nouvelle appartient à celui
qui a apporté le meuble de la plus grande valeur.
• La spécification, hypothèse dans laquelle on crée par la transformation
d’un meuble une chose d’une nouvelle espèce. Art. 570 et 571, le code
civil traite la spécification comme l’accession. Or l’accession c’est le
travail d’un meuble par l’industrie. Le code civil privilégie la matière sur
l’industrie dans la définition des choses nouvelles.

Chapitre 2 : Le remplacement des biens


Il se peut que des biens soient conduits à prendre la place d’autres biens dans la relation
juridique de ceux-ci.

9. La fongibilité

Situation juridique d’un bien consistant à être déclaré équivalent d’un autre bien. La fongibilité
se rend compte uniquement lorsqu’un bien est construit dans un rapport d’échange (contrat
qui organise la circulation définitive ou provisoire des biens). En dehors de contrat, pas de
fongibilité !
La fongibilité est liée à un acte, c’est un cas particulier. Elle résulte de ce que la volonté décide
de tenir pour équivalent telle et telle chose : elle ne se réduit pas au cas où elle s’appuie sur
une réalité objective.
Jamais un bien quelconque n’est totalement identique à un autre, l’identité absolue n’existe
pas même entre les grains de riz mais il y a des espèces de choses qui sont naturellement
ouvertes à l’échange de leurs exemplaire tandis que d’autres s’y prêtent moins aisément.
Pour les choses naturellement rebelles à l’interchangeabilité, il suffit que la volonté le décide
pour qu’elles deviennent fongibles.
L’effet de la fongibilité c’est que le droit de propriété perdure même si une chose fongible
prend la place d’une autre. Ainsi on décide qu’un style vaut un fauteuil.
Exemple du prêt (dépôt, usufruit, gage…) : je prête des choses que nous déclarons fongibles
(souvent elles s’y prêtent naturellement) Si cette chose est fongible les pouvoirs de celui à qui
on la remet vont être accrus. Si je remet à titre précaire (à charge de restitution), celui qui
restitue peut rendre à titre de restitution d’autres exemplaires que celui qu’il a reçu (rendre un
billet de 5 euros !) Art.1932 code civil : si je prête une somme d’argent en monnaie fiduciaire,
rendre des exemplaires de la chose fongible équivaut à rendre la chose elle-même.

II.La subrogation réelle

= Remplacement d’une chose par une autre dans le rapport juridique de la chose remplacée
afin que ce rapport perdue nonobstant le remplacement.
Pendant très longtemps on disait que la subrogation supposait qu’une loi la prévoit
expressément. Elle ne fonctionnait pas en vertu d’un principe, la loi et la JP ont multiplié les
cas particuliers de subrogation.
Ex : je transfère à une personne la jouissance d’un bien que je lui remettrai lorsqu’elle aura
payé les prix (réserve de propriété). Si cette chose est détruite par un accident quelconque et
que celui qui la détenait l’avait assuré, la destruction va faire naître l’indemnité de l’assurance.
Aujourd'hui la JP puis la loi ont décidé que le droit de propriété réservé va se reporter sur
l’indemnité de l’assurance par le mécanisme de la subrogation.
Ex 2 : Indivision successorale On décide de vendre le véhicule du décédé. La loi décide que les
5000 euros venant à la place du véhicule dont il constituent le prix leur sont subrogés et
deviennent donc indivis alors que dans le patrimoine du défunt au jour du décès il n y avait
pas ces 5000 euros.
On peut considérer aujourd'hui qu’il y a un principe général, chaque fois qu’un bien a pour
cause la disparition d’un autre bien, le nouveau bien prend la place de l’ancien dans la
situation juridique qui était la sienne. On est passé d’une solution exceptionnelle à une solution
de principe qui n’est écartée que par une loi spéciale.

Partie 2 : Les biens dans leurs rapport avec les


personnes
Titre 1 : La propriété
Notion cardinale qui peut s’entendre dans une double acception. Elle peut désigner le
rapport juridique établi entre une personne et une chose en vertu duquel la personne est
instituée souveraine de la chose. Cette acception de la propriété est subjective car elle met
en avant le lien juridique qui part du sujet. La dimension subjective de la propriété est
moderne. Si le phénomène de la propriété a été inventé il y a longtemps par la société
romaine, dans ses premières expressions la propriété n’est pas subjective mais objective
car le système romain n’avait pas inventé le droit subjectif.
Le droit civil a reçu l’héritage romain avec la proprietas et son dominum (qualité objective de
certaines personnes : capacité d’avoir des choses en propre, d’être maître d’une chose).
Dans le système juridique contemporain la propriété est un droit subjectif et fondamental. La
propriété est visé par tous les grands textes fondateurs dont la DDHC de 1789, art 2 : « droit
inviolable et sacré ». Art.17 DDHC organise la protection de la liberté contre l’expropriation.
Droit fondamental qui se situe au sommet des prérogatives dans la hiérarchie des normes. La
plupart des prérogatives doivent la respecter.
Art.1 CEDH : droit au respect des biens.
Le CC a mis en œuvre art.2 et 17 développant un JP protectrice en matière de restriction,
d’usage, de disposition…

Chapitre 1 : l’acquisition de la propriété


Remplir les conditions posées par le Droit pour établir à l’égard d’une chose un rapport de
souveraineté qui est caractéristique de la propriété. La loi civile énumère différents modes
d’acquisition (art.711 et 712 code civil). Dans ces articles, liste incomplète des modes
d’acquisition : l’occupation et la prise de possession des meubles ne sont pas visées. Depuis
1804, la liste est encore + incomplète car d’autres modes tel que la création ont été
découverts. (Création justifie que le créateur en soit déclaré propriétaire.)

Plusieurs distinctions :
• Choses appropriées et choses pas appropriées : parfois les choses n’ont pas encore de
propriétaire tandis que d’autres en ont.
• Acquisition des choses nouvelles et acquisition des choses anciennes
• Acquisition originaire et acquisition dérivée (division du prof) : Toute personne qui
devient propriétaire est un sujet qui établit un lien de droit à l’égard d’une chose. Nul
ne devient propriétaire contre son gré. Acquisition originaire distingue selon que le
lien de droit est tributaire d’un précédent lien de droit ou n’est pas tributaire d’un
précédent lien de droit. Quand l’acquisition est originaire elle n’est pas tributaire d’un
précédent lien de droit, quand elle est dérivée elle est tributaire d’un précédant lien de
droit (elle appartenait à un sujet qui a renoncé à son droit au profit de l’acquéreur).

Section 1 : acquisition originaire


= acquisition des choses sans égard au lien de droit antérieur.

I. L’acquisition des choses jusqu’alors inappropriées


Il faut distinguer selon que la chose était existante ou pas.

1. Les choses préexistantes

Occupation = acquisition des choses préexistantes non appropriées. Choses qui n’ont jamais
eu de maître (gibier) ou qui n’en ont plus, abandonnées.
Appréhension matérielle + intention d’en devenir propriétaire (dimension
intellectuelle). Si ces 2 conditions sont remplies, l’acquisition opère instantanément car la
chose est disponible. « Animus domini » = esprit d’un maître.

2. Les choses nouvelles

Une chose n’existait pas, elle est crée. A qui appartient t elle ? il faut distinguer si elle est
l’émanation d’une chose préexistante (accession par production), tous les autres cas
sont des cas de création.

1. Accession par production : émanation d’une chose préexistante

Fruits = choses nouvelles qui posent le problème de leur propriété au moment où ils
deviennent autonomes. Emanation sans altération de la chose précédente. Le droit sur la
chose produit le droit sur le fruit. Alignement du droit sur les faits.

2. Accession par création

Chose nouvelle corporelle = avant d’être ce qu’elle est, elle existait sur une autre forme.
Quand l’accession est immobilière il n y a pas de création d’un nouveau droit, le droit suit la
chose dans les évolutions qu’elle connaît. Pas acquisition.
Quand l’accession est mobilière, si on décide que les clous sont l’accessoires de l’armoire on
décide que le droit sur les planches s’est élargi aux clous (ou l’inverse et dans ce cas le droit
sur les clous s’est élargi aux planches) : on élargit l’assiette d’un ancien droit. Pas acquisition.
Acquérir = créer un lien de droit nouveau.
Seul cas de création : prendre une chose et lui donner une forme nouvelle. La chose
nouvelle appartient à celui qui l’a fait = Is quid fecit L’auteur de la création n’est pas
forcément l’auteur matériel, cela peut être l’auteur juridique. Ex personne employée
par un industriel quelconque. L’auteur matériel est l’ouvrier et l’auteur juridique est
l’employeur. Le contrat de travail transfère le titre de créateur à l’employeur. Sauf exception
(L111-1 al.3 code de la propriété intellectuelle) : dans le cas des œuvres incorporelles le
salarié est aussi le créateur juridique.
Récapitulatif :
Toute chose nouvelle incorporelle (nouvelle œuvre littéraire, artistique…) ->principe
d’ is quid fecit.
En matière industrielle -> pas le salarié mais l’employeur qui est le créateur.

II.L’acquisition des choses appropriées

Situation étrange : Une personne A a établi un droit de propriété sur une chose. B prétend
établir un droit de propriété sur la même chose. Dans un cas ils vont pouvoir coexister : cas de
l’indivision (que l’on verra dans le titre 3). Si B parvient à créer son Droit, il supprime celui de
A. Mais la propriété étant la souveraineté, le droit me protège contre les usurpateurs, voleurs…
▲Dérogations : Dans certains cas une choses appropriée va pouvoir être acquise par un tiers
contre la volonté du propriétaire =>
1ère hypothèse : L’accession par incorporation dans lequel le droit sur le meuble incorporé
disparaît et où le droit sur le meuble incorporant s’étend sur la chose incorporée. Effet
d’extinction du droit dont la chose était l’objet.
2ème hypothèse : prescription acquisitive. Une personne va posséder une chose
appartenant à autrui pendant une certaine durée (en principe de 30 ans, qui peut être
ramenée à 10 ans), la possession s’opère dans certaines conditions d’état d’esprit et de
comportement. Double effet de destruction du droit d’autrui s’opéra et établissement
d’un droit de propriété du possesseur.
3ème hypothèse : prise de possession d’un meuble a non domino (prise de possession de
bonne foi d’un meuble de la part de celui qui n’est pas propriétaire). On a acheté un meuble
volé en pensant qu’il ne l’était pas et que le vendeur était le propriétaire du meuble. Art.2279
code civil décide que celui-ci sera propriétaire contre le vrai propriétaire.

Droit de propriété préexistant : quand une acquisition est originaire, droit vierge
exempt de tout passé qui est créé : on fait du passé table rase, effet de purge qui
éteint tous les accessoires juridiques de la chose

Section 2 : l’acquisition dérivée


Acquisition d’une chose appropriée qui s’effectue par la décision du propriétaire actuel de
renoncer à son droit en faveur d’un tiers acquéreur qui par suite pourra établir sur cette chose
un nouveau droit de propriété. Renonciation du droit de propriété actuel et qui permet
de rendre la chose appropriable au profit d’une personne déterminée.
Le contrat peut être à titre onéreux : vente = acquisition dérivée opérant par contrat à titre
onéreux. Echange si c’est une chose autre qu’un prix (parts sociales= contrat d’apport).
Le contrat peut être à titre gratuit : donation.
L’acquisition peut découlée d’un acte unilatéral : testament, on dispose à cause de mort.
En pratique la plupart des acquisitions sont dérivées car c’est la volonté qui opère le
mouvement des choses.

I. Les modes de transfert

Pour qu’il y ait un transfert privé il faut 2 conditions : l’abdication de l’actuel propriétaire
et la création d’un droit de propriété sur la chose. Acquisition qui repose entièrement sur
la volonté. La volonté doit encore être exprimée. La loi civile pose un principe qui connaît de
nombreuses limites.

1. Le principe Art.1138 code civil

Relatif à l’obligation de donner du verbe latin dare (transférer la propriété). On ne transfère


pas le droit, mais un nouveau lui succède. Le droit romain avait un système formalisme, le
contrat translatif était nettement séparé du transfert lui-même. Le système romain avait par
ailleurs décidé des modes d’expression par lesquels s’effectuait l’exécution. Parole devant
témoins pour les choses à grandes valeurs, pour les choses à petites valeurs : traditio appelée
aujourd'hui tradition réelle : simple transfert de la chose.
C.civil : l’obligation de livrer (donner) est parfaite par la seule naissance du contrat
translatif. Le contrat rend l’obligation exigible (pas le cas à Rome) et l’exécute même si la
chose n’a pas été transférée matériellement à l’acquéreur.
Depuis Rome, une pratique notariale en matière mobilière s’était développée : les notaires ont
eu une pratique qui consistait dans l’acte de vente à réaliser fictivement la livraison juridique
par une clause de désaisine, saisine. L’art.1138 code civil se dit que puisque la pratique est
dans ce sens la, généralisons la.
De plus, évolution philosophique et renforcement du volontarisme qui débouchera sur la
Révolution. Par la seule constitution du contrat translatif la volonté va pouvoir emporter
transfert.
• le code civil a ramené les opérations translatives aux opérations constitutives
de l’acte translatif. Il a mis tout ça en un moment unique.
On résume le mécanisme par l’idée du transfert solo concensu (consentement au
contrat comporte consentement à l’aliénation), ou solo contractu (contrat comportement
consentement à l’aliénation).
Une partie de la doctrine estime que ce faisant, le codificateur aurait supprimer l’obligation de
donner et qu’il a fait du transfert conventionnel un effet légal du contrat. Pour le prof, vision
fausse car elle oublie que l’acquisition est fondée que l’abdication qui est un acte profondément
personnel, et que la loi ne peut pas abdiquer à la place du propriétaire.
2. Les limites au transfert solo concensu

Il y a des hypothèse dans lesquelles le transfert solo concesu e peut s’appliquer.

1. pour les choses futures

Chaque fois qu’un contrat translatif a pour objet une chose future il ne peut pas avoir effet de
donner dès l’exécution la chose car celle-ci est future. Transfert a lieu dès que la chose est
devenue présente.

2. pour les choses de genre

Choses qui s’identifient par rapport au genre dont elles relèvent or pour qu’un droit de
propriété s’exerce il faut une assiette identifiable. Individualisation = séparation matérielle de
cette quantité de choses de genre d’avec l’ensemble des choses du même genre que des biens
aliénateurs.

3. Les exceptions au transfert solo concensu

Il y a des exceptions conventionnelles et légales.

1. exceptions conventionnelles

Art.1138 code civil : les parties peuvent choisir un autre moment que la conclusion
du contrat pour l’exécution de celui-ci.
Ex : attente du paiement total du prix.
Ex2 : pour vente immobilière, nécessité d’un contrat notarié pour l’opposabilité. Les
parties ont pris l’habitude de retarder le transfert de la propriété à la signature de
l’acte notarié.
En pratique le transfert solo concensu n’est pas si courant, plutôt pour les choses
courantes, à faibles valeurs.
Si l’aliénateur ne veut pas se rendre chez le notaire pour signer l’acte authentique et par
conséquent exécuter l’obligation de donner : l’obligation peut être exécutée en nature car en
consentant au contrat translatif l’aliénateur a consenti au principe du transfert et cela
suffit au juge pour consentir à la réalisation du transfert à la place de l’aliénateur
(sauf s’il a un motif légitime). Même chose en sens inverse : Si l’acquéreur ne veut pas
acquérir un jugement le fera à sa place.

2. exceptions légales

Règle qui consiste à accrocher l’expression de la volonté abdication et l’expression de


la volonté acquisitive à des faits autres que la conclusion du contrat.
Ex 1: pour des valeurs mobilières immatérielles, la loi accroche l’exécution du contrat translatif
à l’inscription en compte de la mutation.
Ex 2 : L’existence du transfert de brevet est subordonnée à l’inscription du brevet dans le
registre national.

II.Le régime du transfert

1. L’opposabilité
Mécanisme juridique qui permet d’invoquer l’existence d’un droit à l’égard des
tiers. C'est-à-dire à l’égard de personnes qui ne sont pas parties à la relation juridique
considérée. L’opposabilité se distingue donc des effets d’un droit. Mais
indépendamment de cette hypothèse, les droits doivent être opposés parce qu’ils affectent
au moins indirectement la situation des tiers.
Ex : Une personne vend quelque chose, il faut qu’il y ait opposabilité aux tiers afin
que les créanciers ne puissent pas saisir le patrimoine.
Cette opposabilité est très importante pour le droit de propriété.
1. Le principe

La propriété est opposable du seul fait de son existence. Il n’est d’autres conditions
d’opposabilité que l’existence du droit de propriété.
Ex : J’achète un immeuble, cette opération n’est pas visible par elle-même. Pourtant tous les
tiers sont censés savoir que je suis devenue propriétaire de tel immeuble.  La propriété étant
le pouvoir d’exclure, il suffit pour un tiers qu’il sache qu’il n’est pas propriétaire de tel
bien pour que l’essentiel de l’opposabilité sot fait. Il faut donc que tous les tiers aient
connaissance de leur situation patrimoniale pour que cela facilite déjà l’opposabilité. La loi en
plus pose par principe qu’il appartient aux tiers de s’informer, donc de rechercher à
qui appartiennent les biens.

2. Les atténuations du principe

Le risque du principe c’est que les tiers jouent les Sherlock Holmes, donc soucieux de
connaître l’identité des propriétaires, conduisent des investigations poussées. Le
risque est qu’il y ait soit une immixtion dans la vie privée, soit une certaine paralysie de
l’activité. Le réalisme commande d’obliger les propriétaires d’informes les tiers.
En matière immobilière, la constitution d’un droit de propriété et d’un droit réel, n’est
opposable aux tiers que si elle a donné lieue à une information officielle, consistante
en une inscription sur un registre tenu par une institution dédiée à cette fonction (
la conservation de hypothèques). Si il n’y a pas d’inscription à la propriété foncière, le droit
n’est pas opposable à moins que l’on puisse démontrer que tel tiers déterminé avait eu
connaissance personnelle de cette information.
En matière mobilière il faut distinguer que les meubles soient corporels ou
incorporels :
• Les meubles corporels : tantôt pour certains l’opposabilité est associé à la position,
tantôt à une possibilité.
• Les meubles incorporels

 L’opposabilité est associée à la position : meubles corporels

La possession joue un rôle en matière d’opposabilité dans l’hypothèse du conflit


acquéreur successif. En cas de conflit c’est la possession qui règle le conflit.
Art. 1141 c.civ décide que dans le cas ou A vend un bien à B et ensuite à C, on ne va pas
considérer la date du transfert du droit, mais la possession de la chose (celui qui en aura été le
premier possesseur qui sera propriétaire). Quand A vend à C il ne peut pas y avoir transfert du
droit car C n’a plus le droit, donc le prétendu transfert de droit qu’entend opérer à A est
dépourvu d’objet. Ce qui prouve que C si il entre en possession avant B, et s’il est
préféré comme propriétaire, il aurait pris possession le meuble et il pourra constituer
son droit.

 L’opposabilité est associée à la publicité : meubles incorporels

Il existe une publicité aux fins d’opposabilité pour certains meubles corporels qui ont uen
grande valeur et une spécificité qui justifie cela. Seule l’inscription sur un registre
spécialisé sur un droit de propriétaire d’un navire, d’un bateau, d’un aéronef (avion)
est subordonné à une publicité.
De même en est il pour un certain nombre de droits incorporelles et de choses incorporelles.
▪ Droits incorporels : l’opposabilité d’un droit personnel et d’un droit social est
subordonné à l’inscription sur un registre (des sociétés pour les droits sociaux) Et pour les
droits personnels art. 790 c.civ « soit la cession de créance est signifiée au débiteur, soit que le
débiteur l’accepte». Accepter ce n’est pas consentir, cela veut dire reconnaître officiellement.
Un droit personnel, comme tous les droits incorporels est totalement immatériel,
donc le débiteur n’est pas en situation de découvrir aisément le changement de
créancier. Sans cette dérogation le débiteur devrait mener une enquête serrée car « qui paie
mal, paie deux fois ». Car on transporté sur le nouveau créancier la charge de rendre
opposable l’obligation, non seulement au débiteur mais également à tous les autres tiers. Car
le débiteur est l’informateur naturel des autres tiers.
▪ Choses incorporelles : Ce sont les fonds de spéculation ou les fonds
incorporels et les créations intellectuelles, le principe demeure par exemple la
cession de brevet n’est opposable aux tiers que si elle a été inscrite à l’IMPI.

2. Les risques

1. Le principe

Le contrat translatif est parfois un contrat synallagmatique, ou commutatif, c'est-à-dire qu’il


comporte des obligations de part et d’autre chaque fois qu’il est conclut à titre onéreux. Or, en
dt contemporain le transfert de la propriété a en principe lieu solo consensu. Par
contre ce consentement au contrat n’implique en lui-même le transfert de la chose.
Si la chose est détruite, après la conclusion du contrat et avant sa livraison, qui va en
supporter les conséquences sous l’angle des obligations contractuelles ? Le principe en matière
contractuelle que c’est « res perit debitori », c'est-à-dire que la perte de la chose est pour le
débiteur. Si le débiteur qui n’a pas encore exécuté son obligation est dans l’impossibilité de le
faire car la chose a périt, il ne pourra pas réclamer de l’autre sa contre prestation. En matière
de contrats translatifs, cette règle est différente, dès le contrat le droit est transféré,
donc l’aliénateur n’est plus débiteur de la propriété. Si la chose vient à être détruite
après qu’elle ait été transférée en droit à l’acquéreur, l’aliénateur ne subira pas la
règle « res perit debitori », donc il conservera son droit à la contrepartie. C’est la
règle « res perit domino », si la chose vient à périr après la conclusion du contrat, l’acheteur
reste débiteur. Cela s’explique par un soucis de cohérence, cette solution est celle de l’art.
1138 alinéa 2 du code civil.

2. L’exception

L’art. 1138 prévoit l’exception, on applique à nouveau la règle res perit debitori dès que
l’acquéreur a mis en demeure l’aliénateur de livrer la chose, les risques repassent
sur sa tête. En matière d’aliénation il y a toujours la dimension titre et possession.
L’aliénateur qui doit livrer la chose, doit assumer toutes les conséquences, l’aliénateur peut
perdre le droit au prix.

3. L’atténuation

C’est la possibilité prévue par l’art. 1137 de rechercher la responsabilité de l’aliénateur qui n’a
pas correctement conservé la chose après que le droit de propriété a été transféré à
l’acquéreur. Si la chose est détruite, sans doute l’aliénateur ne devra pas payer le prix,
mais cela sera compensé par des dommages et intérêts. Il faudra prouver la faute de
l’aliénateur.
A partir de l’article 1137 et de l’article 1147 : on distingue les obligations de moyens
et les obligations de résultats. La conservation de la chose n’est pas une obligation
de la chose mais une obligation de résultat. Dans le projet Catala on prévoit de
présumer la faute en cas de destruction de la chose que l’on doit conserver.

3. La relation entre auteurs et ayants cause

Dans l’acquisition dérivée, le droit établit par l’acquéreur à pour cause la renonciation à son
droit par l’aliénateur. Cette relation de cause à effet se traduit par l’inscription du droit
nouveau dans l’histoire du droit précédent. Cela se manifeste alors par le transfert
automatique à l’acquéreur de tous les droits et toutes les charges accessoires de la
chose, et donc du droit antérieur. Ainsi, si l’acquéreur achète un immeuble sur lesquelles
avait étaient constituées de servitudes passives, l’acquéreur devient parti à ce droit de
servitude, il est tenu d’exécuter les servitudes transférées avec la chose (même chose pour les
servitudes actives). C’est ce qui démarque l’acquisition dérivée de l’acquisition
originelle.

4. L’apparence

C’est une théorie jurisprudentielle, qui consiste à faire naître un droit qui n’a pas pu
naître selon une acquisition dérivée, de le faire naître de la condition de l’erreur
commune.  Error comunis facit jus = croyance erronée que toutes les personnes
placée dans une certaine situation aurait eu à un certain moment. Chaque fois que
l’aliénateur n’est pas propriétaire ou pas seul propriétaire, mais qu’il se fait passer pour le
propriétaire au point que tous ceux qui auraient contractés avec lui avaient cru qu’il l’était, il y
a une erreur commune qui protège l’acquéreur en fondant son droit de propriété. Mécanisme
qui sécurise le commerce juridique. Art. 1119 participe du même souci.

Chapitre 2 : Les prérogatives du propriétaire


Dans la littéraire classique on présente les prérogatives du propriétaire dans l’usus, fructus et
abusus. Cette présentation est critiquable dans le fait qu’elle définie positivement les pouvoirs
du propriétaires. Or la propriétaire ne se définit pas positivement. Le droit de propriété est le
pouvoir d’exclure d’où il résulte que seule une personne à accès à une chose, et que ce qu’elle
va faire de cette chose n’entre pas dans la définition de son droit. Le propriétaire a des
prérogatives qui prolongent son pouvoir d’exclure.

Section 1 : Les pouvoirs d’interdiction


Le propriétaire a le droit d’interdire l’accès de sa chose aux tiers, ce qui est prolongé par des
actions en justices.

I. Le droit d’interdire

Consiste pour le propriétaire dans la possibilité d’établir entre sa chose et les tiers tous les
obstacles matériels à sa chose. Ce droit est classiquement désigné en matière immobilière par
le droit de « se clore » c'est-à-dire d’établir des limites matérielles a son fond de terre. De la
même façon le propriétaire a le droit de délimiter les contours externe de sa propriété par des
symboles matériels « les bornes » : c’est le droit de bornage.
Pour les choses incorporelles, la délimitation n’a pas de sens, le droit d’interdire prend un tout
autre sens. Interdire l’accès à une chose incorporelle ne peut pas se faire des moyens
directement matériels, mais on va utiliser le recours à la force publique (jugement) qui
ordonne soit des mesures préventives. Lorsque la transgression a eu lieu, les mesures visent à
effacer l’atteinte à la propriété : destruction, remise en état.

II.Les actions sanctionnant le droit d’interdire

Le droit de propriété confère au propriétaire deux actions visant à assurer l’exclusivité de sa


propriété.

1. L’action en revendication

L’action en revendication est l’action par laquelle une personne qui se prétend propriétaire
d’une chose agit afin d’en recouvrer la possession. Le but de l’action est de redevenir ou
devenir possesseur d’une chose. Chaque fois qu’une personne a la possession actuelle d’une
chose elle ne peut pas agir en revendication, pour lui il peut y avoir l’action possessoire. Le
moyen de parvenir à la remise en possession est de démontrer sa qualité de propriétaire.
L’action en revendication ≠ de d’autres actions qui tendent elles aussi à redonner la possession
d’une chose. Car l’action en revendication est une action en restitution parmi d’autres, qui se
distingue par son caractère d’action réelle. Ce qui la démarque des actions en restitution
personnelles. Chaque fois qu’une personne à remis une chose à une autre, en vertu d’un
contrat de restitution, l’action visant à obtenir cette restitution n’est pas une action réelle. Car
la créance de restitution est personnelle puisqu’elle est contractuelle.
La différence se mesure concrètement au contenu de l’exercice de ces actions. Celui qui agit en
restitution n’a pas à démontrer sa qualité de propriétaire, il doit montrer l’existence du contrat,
il faut démontrer qu’il est créancier d’une obligation, et dans l’affirmative si elle exigible, et
dans l’affirmative pourquoi elle n’est pas exécutée. Toutes personne qui reçoit la chose d’autrui
au titre d’un contrat de restitution reconnaît parfaitement la propriété de celui qui remet la
chose. L’action en revendication est exercée par des personnes qui contestent la propriété de
demandeur. Mais au regard des contrats ce n’est pas le cocontractant qui conteste la propriété
mais forcément un tiers.
L’action en revendication a pour domaine toutes les choses appropriées, par définition.

1. L’exercice de l’action en revendication

L’action en revendication, lorsqu’elle est exercée, peut se heurter à deux ordre de difficulté : sa
recevabilité et les obstacles de fond.

1. La recevabilité

 La prescription

Les actions en justices, tant réelles ou personnelles, se prescrivent à partir d’un délai,
s’éteignent donc au bout d’un certain temps. Dont le délai de base est de 30 ans, mais va
sûrement changer à 10 ans d’ici peu. Mais à cette règle il existe des dérogations dont la plus
fameuse est l’action en revendication qui est imprescriptible, elle ne s’éteint pas du seul
fait de l’écoulement du temps. Il est certain que contrairement à tous les autres droits, donc à
toutes les autres actions, le droit de propriété n’est pas affecté par l’écoulement du temps. Car
le droit de propriété est un pouvoir d’exclure, avoir le pouvoir d’exclure quiconque l’accès à
une chose, signifie que seul le propriétaire décide ce qu’il fait de sa chose. Du coup, le seul
écoulement du temps ne menace pas par lui-même le droit exclusif. Alors que pour les autres
droits, l’écoulement constitue toujours une menace en raison de leur structure obligationnelle.
Il est considéré comme étant un temps favorable au débiteur, chaque fois que le créancier ne
présente pas son droits de revendication. L’écoulement du temps ne prévoit aucun effet
extinctif car il n’y aucune personne qui puisse en profiter, car absence d’un débiteur. C’est
pourquoi que chaque fois qu’un tiers possède la chose pendant un certain temps, il va comme
le débiteur menacer le droit de propriété, car il va pouvoir par la possession devenir
propriétaire et au bout de 30 ans de possession il aura éteint le droit. Le droit de propriété
n’est pas imprescriptible car on reconnaît la prescription acquisitive.
Dans certains domaines la loi prévoit un vrai délai de prescription extinctive directe : Ex de la
procédure collective, procédure qui exercée par tous les créanciers d’une personne en
cessation des paiements, cela collectivise les poursuite pour maintenir une égalité entre les
créanciers. On essaie de voir si l’entreprise ou le patrimoine professionnel peut être sauvé, et
comment on peut payer les créanciers. On va alors déterminer précisément l’actif du débiteur.
Dans cet actif il peut y avoir des biens dont il n’est pas propriétaire mais détenteur précaire. La
loi limite à 3 mois le délai de revendication.

 La possession

Art. 2279 c.civ, ce texte dispose que « en faits de meuble la possession vaut titre ». Ce texte a
une double signification juridique.
1° L’article 2279 a une signification probatoire, règle de preuve qui joue chaque fois qu’entre
l’aliénateur propriétaire et l’acquéreur il y a un problème de preuve. C’est une dérogation à
l’exigence d’écrit, celui qui possède un meuble a un titre et donc n’a pas besoin de constituer
un instrumentum spécial. Règle qui permet de favoriser la preuve mobilière, au nom de
faveurs pour le commerce et de prises d’acte de peu de valeur qu’avaient alors les meubles
sous l’ancien droit. Si l’aliénateur ou ses ayants causes, prétendent prouver contre la
présomption de propriété, il faudra qu’ils fournissent un véritable écrit. De cette règle on a
dégagé une deuxième règle.
2° Règle de fond qui joue lorsque l’aliénateur n’est pas propriétaire, et qu’il cède la chose
mobilière à un acquéreur. En vertu des principes de l’acquisition contractuelle, cette vente est
nulle de nullité absolue, car elle n’a pas d’objet. Par conséquent a chose appartient à un
véritable propriétaire : le verus dominus. Il peut le revendiquer dans les mains de l’acquéreur.
Une règle classique dit « Nemo plus juris ad ayum transfere quam ipse habet », Nul ne peut
transférer à autrui plus de droit qu’il n’en a lui-même. Un développement de la règle de
l’article 2279 a permis de contrarier toutes ces règles en faisant naître le droit de propriété de
la prise de possession de bonne foi du meuble dans un tel contexte. Cet acquéreur deviendra
propriétaire sur la seule prise de possession de bonne foi. Dans ces conditions l’action en
revendication du véritable propriétaire est irrecevable : cela fonctionne comme si il y avait une
prescription instantanée. Il s’agit de favoriser le commerce des meubles en privilégiant les
acquéreurs de bonne foi sur les vrais propriétaires, car les meubles sont destinés à circuler.
Cela sécurise le commerce dans l’intérêt de tout propriétaire de meuble, car il sera un jour ou
a été acquéreur d’un meuble.
LIMITE : Certaines hypothèses d’acquisition (art. 2279 al. 2 ou art. 2280) ne confère pas une
propriété inattaquable, en effet chaque fois qu’un meuble a été acquis ad non dominu et de
bonne foi, le véritable propriétaire pourra revendiquer son bien pendant trois ans dans les
mains de l’acquéreur de bonne foi, mais à charge pour le vrai propriétaire de rembourser à
l’acquéreur ce qu’il aura payé à l’aliénateur. Le risque de l’insolvabilité de l’acquéreur est
transféré sur le vrai propriétaire ( garantie d’éviction). Aliénateur non propriétaire est
nécessairement de mauvaise foi, c’est voleur ou un receleur qui ne sera pas protégé par l’art.
2279.
C’est pourquoi, l’art. 1141 décide que lorsque deux possesseurs ont acquis successivement la
chose d’une même personne, le deuxième en droit sera le premier propriétaire s’il est le
premier possesseur. Ce qui nous montre qu’entre la propriété et la possession ce n’est
pas toujours la propriété qui gagne.

2. Le fond

Le débat porte sur la qualité de propriétaire, il s’agit de prouver qu’il est propriétaire. (Cf
après).

2. Les effets de l’action en revendication

Cette action est en principe de la compétence du TGI qui constitue la juridiction civile de dt
commun. Mais cela peut être attribué à des juridictions d’exception soit en fonction de la
modicité du litige (en matière mobilière jusqu’à un certain montant c’est le TI qui est
compétent), d’autre part les actions en revendication peut être de la compétence du Tribunal
de Commerce chaque fois qu’elles sont dégagées par un commerçant. Mais le TGI a toujours
compétence en matière immobilière.

Lorsque l’action en revendication aboutit, le tribunal va ordonner tout d’abord la restitution de


la chose, et peut aussi demander les impenses.

1. La restitution de la chose

La chose est restituée dans l’état où elle se trouve et compte tenu de sa situation au jour où a
débuté la possession que la revendication a fait reconnaître illégitime. Ce qui pose la question
des fruits du commencement de la possession. Normalement le défendeur qui succombe
devrait restituer l’ensemble des fruits, car ils appartiennent au propriétaire du capital. Mais la
loi déroge à cette règle au profit du possesseur de bonne foi, dans ce cas il peut conserver les
fruits (pas en matière mobilière car dans ce cas il serait propriétaire sauf contrat marchand…).
La question de la bonne foi du possesseur se pose en matière immobilière, c'est-à-dire celui
qui est de bonne foi a reçu l’immeuble d’un aliénateur non propriétaire sans le savoir. Dans le
cas où le véritable propriétaire récupère l’immeuble le possesseur pourra garder les fruits s’il
était de bonne foi.
Hypothèse de l’annulation d’une vente ou de sa résolution : chaque fois qu’une vente est
annulée ou résolue, l’acquéreur doit restituer la chose, cela participe à la restitution qui
participe de cette consécutive à une revendication. Cet effacement rétroactif place l’ex
acquéreur dans la situation d’un possesseur qui pourra être déclaré de bonne foi, s’il ignorait la
cause de nullité ou de résolution. Si par le fait du possesseur la chose a perdu de la valeur,
alors il y aura une indemnisation au titre des impenses.

2. Les impenses

Les impenses ou dépenses sont les sommes exposées par quelqu’un dans l’intérêt d’un autres.
Plusieurs séries :
• Dépenses que le possesseur à engagé pour conserver ou améliorer le bien : il
pourra obtenir le remboursement de ses dépenses selon la règle « nul ne doit s’enrichir
au détriment d’autrui », qu’elles aient ou non engendrées une plus value pour la
conservation. Les dépenses d’amélioration il n’y aura indeminré que s’il y aura une plue
value.
• Indemnité compensatrice de détérioration ; Si par son faitt le possesseur a
détrioré la chose par négligence ou par faits positifs de dégradations, il en devrai
compte au propriétaire sous la forme d’une indemnité.
• Indemnité de jouissance : La cour de cassation refuse cette indemnité, il y a des
débats doctrinaux, qui ne se comprend pas. Indemnité de jouissance est compensatrice
de la perte des ressources qu’aurait pu obtenir le propriétaire.

2. L’action en réparation

C’est l’action en responsabilité civile à l’égard de quiconque qui porte atteinte à sa chose.
Action en responsabilité civile spéciale car elle ne requiert pas la démonstration positive les
conditions traditionnelles et générales (triple démonstration : prouver dommage, fait
générateur, relation de causalité entre le dommage et le fait). En matière de responsabilité
spéciale il suffit que l’on prouve que telle personne s’est immiscée dans l’espace d’exclusivité,
aucun autre dommage à prouver. La réparation peut aussi prendre la forme de remise en état
mais à défaut de ces mesures il y aura une indemnisation. La seule exonération est
l’événement de la force majeure.
Au titre des atteintes à la propriété s’est développé un régime encore plus particulier appelé
« le trouble de voisinage ». Depuis plus de 20 ans la c.cas a posé comme principe juridique
que nul voisin ne doit troubler les propriétés circonvoisines, et l’auteur d’un trouble doit y
mettre fin et réparer les conséquences (trouble matériel, esthétique, visuel, écologique).

Section 2 : Le pouvoir de disposition


Le pouvoir de disposition est le pouvoir pour le propriétaire d’une chose de l’engager dans un
acte juridique. Tout acte juridique met en œuvre le pouvoir de disposition. La disposition
participe, selon le Conseil Constitutionnel, au caractère fondamental du droit de propriété. Le
législateur peut donc restreindre la libre disposition que pour des considérations d’intérêt
général et d’une façon proportionnée. Un même motif justifie l’encadrement d’une autre
atteinte à la disposition qu’est l’expropriation. L’expropriation est l’anéantissement du droit de
propriété au profit du transfert de la chose à un tiers (personne publique ou privée). Sauf
situation particulière, l’expropriation d’utilité privée est interdite. Il existe des cas particuliers
l’accession par incorporation équivaut à une expropriation. De même l’extinction du droit de
propriété par une prescription acquisitive ou sous l’effet d’une prise de possession de bonne foi
est équivalent à un expropriation d’utilité publique.
CEDH : Schéma est il contraire à la Convention ? En 2005 la cour a condamné le système,
mais elle a réservée sa décision et a saisi la grande chambre (formation la plus solennelle). La
Grande chambre a été saisie, et le 30 août 2007, elle a pris une position contraire en
considérant que ces mécanismes participes aux particularismes nationaux et relève de la
marge d’appréciation des Etats.
Cette expropriation d’utilité publique est justifiée par :
• l’importance de la possession dans la théorie générale des légitimités ET l’intérêt du
commerce en le sécurisant ce qui est d’intérêt général
• l’intérêt général peut être concerné de façon à ce que l’on fasse correspondre la
propriété de la chose à l’utilité.
 Art. 17 DDHC, Art. 1 du Protocole additionnel de la CESDH, art. 544 du code civil qui
reproduit l’article 17 de la DDHC
L’art. 544 suppose une double condition : l’intérêt général doit être actuel, caractérisé et
suffisant + moyennant une juste et préalable indemnité.
Il existe une procédure complète d’expropriation qui participe à l’utilité du droit publique, qui
permet de contester le prix fixer par l’administration (juge judiciaire : gardien naturel de la
propriété privée).

Art. 544 du code civil dit que le droit de propriété est la façon la plus absolue de jouir et
disposer des choses.  « la plus absolue » est une incorrection voulue qui exagère
l’importance du droit de propriété. Le pouvoir d’exclure crée la relation la plus forte possible
entre une personne et une chose. La relativité d’un droit désigne la sphère des personnes qui y
sont soumises, c'est-à-dire qu’il n’oblige que des personnes déterminées, parfaitement
identifiées ou identifiables qui ont la qualité de débiteur. Tout le monde doit subir ce pouvoir.
Parce que le droit de propriété est absolue, il est opposable erga omnes c'est-à-dire à l’égard
de tous.

Chapitre 4 : L’extinction de la propriété


Absence de limite temporelle.
On ne peut pas se dire souverain pour une période prédéterminer. C’est le caractère
temporaire de la souveraineté. La perpétuité signifie que le droit dure tant que la chose et non
pas le titulaire.
Il ne va pas plus loin que la vie du débiteur. Mais il existe des exceptions.

I. Les vrais exceptions

Il peut avoir des propriétés temporaires ou d’autres qui prévoiront qu’elles dureront moins que
la chose.
La propriété fiduciaire dure 33 ans.
Certains droits sur des propriétés incorporelles sont intemporels. Les utilités patrimoniales
sortent du pouvoir exclusif 70 ans après la mort de l’auteur. Les successeurs ne peuvent plus
se prévaloir du droit d’auteur.
Le droit moral ce ne sont que des utilités morales. Le droit de propriété sur l’oeuvre est
perpétuel.

II.La prescription du droit de propriété

En général on dit que le droit de propriété est imprescriptible, il ne s’éteint pas par des
prescriptions extinctives.
C’est à nuancer car le seul écoulement du temps ne suffit pas à emporter le droit de
propriété.
Les autres droits ont toujours un débiteur. L’extinction du titulaire doit bénéficier au
débiteur. L’écoulement du temps prescrit la libération du débiteur. Car le lien entre créancier et
débiteur ne peut pas être perpétuelle.
Il se peut qu’un tiers prescrive l’acquisition de la propriété comme le fait le débiteur. Et
cette prescription acquisitive va emporter une prescription extinctive du droit du propriétaire.

Chapitre 5. La propriété affecte


On va affecter au droit un but qui va en déterminer l’intégralité de l’exercice. La
situation ordinaire de propriété ne comprend pas l’hypothèse d’affectation. L’assignation d’un
but n’est pas un Etat ordinaire car un propriétaire détermine de manière interne, non
formalisé, les objectifs qu’il assigne à l’exercice de son droit.
Cette question est non juridique. Mais par exception le propriétaire peut convenir que
son droit sera mit au service d’un but déterminé. Lequel comprend nécessairement un but
extérieur.
Dans certains cas la loi organise l’hypothèse.

Section 1. La propriété réservé


Le propriétaire d’un bien qui conclut avec un tiers un acte translatif réserve le droit de
propriété jusqu’au complet paiement du prix d’acquisition et en garantie de ce complet
paiement.

Elle a une fonction de sûreté. C’est une sûreté réelle qui réside dans un bien. Ex le droit
d’hypothèque ou de gage.

Dans les sûretés réelles, c’est le débiteur qui réserve une sûreté sur son bien. Dans les
sûretés réservées c’est le propriétaire. Cette affectation en est vraiment une car elle est
nécessairement consentie dans l’intérêt du débiteur du prix.
Le crédit est l’hypothèse dans laquelle une somme confère un avantage immédiat avec
une contrepartie postérieure.
Dans la vente, la livraison a lieu dés le contrat. Seul le droit de propriété est transféré.
Tout le régime de la propriété est affecté dans ce but particulier. Il suffira que le paiement ait
lieu pour que la propriété soit transférée.

La réserve de propriété a connu un envol à partir des années 80 car une loi spéciale a
décidé qu’en cas de faillite du débiteur du prix, la réserve de propriété serait opposable aux
autres créanciers. Les garanties servent le plus souvent dans le cas d’un concours entre
créanciers.

On va du coup largement délaissé cette sûreté. La dessus, la réservé de propriété a


surtout été pratiquée en cas de faillite.
Une ordonnance a portée une réforme du droit commun des sûretés. On a introduit
dans le Code civil des dispositions concernant la propriété réservée.
Art 1362 al 2.

On a généralisé les procédures collectives.

I. La formation de la convention de la propriété réservée

1. Les choses susceptibles de propriété réservée

En vertu du 1367 al 1. Tout les biens, tant les meubles que les immeubles. Tout serait
de la propriété réservé.

En droit commun, les raisons de cette restriction n’existe.

2. Les formes

L’article 1368. « Le serment déféré d'office par le juge à l'une des parties ne peut être
par elle référé à l'autre. »
La réserve de propriété est le résultat d’un accord de volonté car c’est un aménagement
ordinaire du régime de propriété.
Le contrat avec une réserve de propriété comprend une clause suspensive de transfert
de la propriété.
Elle doit être établie par écrit sans pourtant qu’il y ait de sanction du défaut d’écrit.
Les auteurs qui parlent d’opposabilité ne sont pas les amis du prof, ils ne disent que des
idioties.
Pour le prof l’écrit n’est requis qu’a des fins probatoires.

II.Les effets de la convention de la propriété réservée

Il faut distinguer les effets à l’égard de l’aliénateur et sur l’acquéreur.

I. Sur le réservataire

C’est une condition suspensive. Elle suspend l’obligation de donner mais pas celle de
livrer. Le réservataire doit transférer la chose, mais il conserve le droit. Or ce droit est affecté
ce qui en modifie le régime général.

S’agissant de la jouissance. Il en perd la jouissance. L’acquéreur jouit de la possession.


S’agissant de la disposition, le réservataire perd le droit de disposer de la chose car il s’est
engagé à la livrer en droit à l’acquéreur et cela implique qu’il ne la transfert pas à un autre au
moment où le prix doit être payé. Si le réservataire transfert la chose, le résultat est la nullité.

Il ne faut pas confondre l’indisponibilité de la chose avec l’indisponibilité de la créance


que la réserve de la propriété que la créance dont la réserve de disponibilité garantie le
paiement.
Le réservataire peut céder le prix. La propriété réservé sera transférer avec la créance.
Mais la bonne foi de l’acquéreur peut le protéger selon le droit commun.

I. Les effets sur l’acquéreur

Il devient possesseur précaire. Il doit restituer la chose si il ne paye pas le prix. Il ne


doit pas porter atteinte à la chose. Cet aspect n’est pas uniquement restreint car le droit de
propriété va se transformer.
Le législateur n’a pas voulu contrarier cette disponibilité. Interdire de transformer la
chose c’est rendre plus difficile le remboursement.

Quant à la disposition, la solution est unique. L’acquéreur n’étant pas propriétaire il


n’est pas en droit de disposer. La chose est inaliénable par son propriétaire et par son simple
possesseur. C’est souvent l’aliénation de la chose qui va permettre d’en payer le prix. Cela par
un mécanisme.

Art 2372. Certains auteurs ont déduit de ce texte une obligation légale d’aliéné. Mais
ces auteurs n’ont rien compris ! Il faut comprendre la subrogation du prix à la chose comme
un acte admissible ou concevable.
L’acquéreur qui admet commet une faute. La créance de prix échappe à la loi du
concours.
Si la chose est détruite alors qu’elle est dans les mains de l’acquéreur, la perte est pour le
réservataire qui par conséquent subira la perte et ne pourra pas obtenir le prix.

Obligation de stipuler.
La loi a prévue qu’il y a une subrogation automatique, il suffit d’obliger une assurance.
2 hypothèses.

III.Le dénouement de la réserve de la propriété

Le paiement est le dénouement normal.

1. Le transfert de la propriété
Le paiement à fin de créance crée l’obligation de donner. Jusqu'à l’accomplissement complet.

Dés que l’obligation de donner est faite, l’acquéreur reçoit une chose ordinaire.

I. La restitution de la chose

Si on ne paie pas ça entraîne l’extinction du contrat. L’action qu’exerce le propriétaire


réservataire est une action dont la nature différer selon qu’elle s’inscrive ou non dans une
procédure collective

- L’action personnelle en restitution.


Il agit contre celui à qui il a remis la chose en vertu d’un contrat qui a institué le cocontractant
propriétaire précaire. Une action en revendication n’a pas lieu d’être.

- Si l’action est engagée moins contre le débiteur que contre ses autres créanciers.
C’est une action en revendication car les personnes qui revendiquent ce bien veulent reprendre
possession de la chose. Cette action est simplifiée. Cette action doit être engagée dans les 3
mois sinon il y a forclusion.

La nature des biens restitués.

En cas de transformation, la revendication ou la restitution peut être compromise du fait


de l’extinction du droit de propriété consécutif.
Mais on permet de récupérer un bien incorporé dans un autre. 2370 C. Civ si la
dérogation se passe sans dommage.

Mais toute récupération d’un bien incorporé avec un autre se fait avec dommage, donc il
faut comprendre sans dommage excessif.
La loi déroge également au régime ordinaire de récupération des choses fongibles. La
revendication requière une démonstration difficile, celle de l’identité des exemplaires
revendiqués par rapport à ceux qui forment l’assiette de la propriété du demandeur.
Or chaque fois que des biens fongibles ont étés mélangés à d’autres exemplaires du
même genre, la revendication est impossible. En matière de réserve de propriété, le Cde de
commerce permet la récupération.
Il suffira au réservataire de démontrer que l’acquéreur détient des choses de même
espèce pour pouvoir les revendiquer.
Et ce même si l’acquéreur démontre que ce n’est pas ces choses là qui ont étés livrés.

En cas de vente il y a subrogation de la chose sur une autre. Ces valeurs monétaires
sont détenues par le propriétaire.

Section 2. La propriété fiduciaire


La fiducie est l’hypothèse dans laquelle une personne transfert à une autre la propriété
d’un bien soit à des fins d’utilisation de gestion soit à des fins de garantie. Cela date de
l’époque à laquelle on n’avait pas inventé.
Dans un certain nombre de pays, la fiducie à survécue. Par exemple dans un Trust, une
personne transfert à une autre un ensemble de biens à des fins lucratives.

Cette qualité de propriétaire lui donne une positon favorable.

En Civil Law, le constituant ou le bénéficiaire, celui à qui le retour doit être fait est
simplement créancier de l’obligation de donner.
Elle est constitutive de la position d’un droit personnel. Dans les pays d’Europe
continentale le mouvement se transmet. La loi française ne l’a introduit que le 19 février
2007. Même si il faut dire qu’il existait déjà des fiducies spéciales.
Ex : le gage d’espèce, la caution pour garantir.

Il existait des fiducies nommés mais par de règles générales. Il faut que ces transferts
soient neutralisés formellement.
Si il n’y a pas de neutralité fiscale, il n’y a pas de fiducie.

La fiducie a beaucoup de points communs avec le mandat pour qu’une personne gère
les biens d’autrui.

Elle a un domaine très étroit et va pouvoir s’élargir.


La fiducie rompt avec la tradition de l’unicité du patrimoine et l’impossibilité d’avoir un
patrimoine particulier.
Il existe une convention signée à La Haye sur l’ensemble des lois qui s’applique aux cas
d’espèce. La France l’a signé en 1992 mais ne l’a pas ratifié.

I. La constitution de la propriété fiduciaire

Selon art 2012 CCiv : la fiducie peut avoir pr origine la loi ou non. Qd on devient proprio d’une
chose en garantie d’une chose, celui qui reçoit l’argent devra le restituer ; c’est la fiducie. Le rég
gnral de la fiducie résonne en terme de contrat q de loi. fiducie est un contrat translatif de propT ;
c’est ce que l’on appelle un contrat nommé créé par la loi du 19 février 2007. C’est un contrat qui
peut avoir un caractère gratuit ou onéreux.

1. Les conditions de fond

1. Les parties

le contrat de fiducie est un contrat conclu entre 2 ou plusieurs pers q st les constituants d’un coté et
de l’autre les fiduciaires. Il y a possiblement un 3e personnage qui est dénommé cô le bénéficiaire
qui est celui à qui le fiduciaire à l’échéance du contrat transféra en retour le bien qu’il a reçu qu’il
fera soit à un constituant soit à un tiers. « nul ne devient proprio contre son gré ». lors de la const°
de la fiducie, les seules parties au contrat lors de sa format° st le constituant et le fiduciaire ms peut
ê tripartite ds son exécut°. La loi a encadré les qualités du constituant et du fiduciaire.

1. le constituant

Loi fr today ne permet pas à n’importe quelle pers d’être constituant ie de transférer un bien ou une
base de bien à un fiduciaire. Seules les pers morales soumises de plein drt ou sur opt° à l’impôt sur
la socT peuvent ê constituantes. Pr des raisons de contrôle, l’adm° fiscale est très réticente à la
fiducie. Chq fois qu’il ya une mutation ie un transfert de propT, il y a un contrôle fiscal. Le taux
d’imposit° varie selon que le contrat est à titre gratuit ou à titre onéreux (+ élevé pour ceux à titre
gratuit). La fiducie ne peut fctionner q si on neutralise les drt de mutation. Le transfert de propT est
tjs conçu cô provisoire. On a limité les constituants aux pers morales car elles ne st pas susceptibles
de succss°. Ttes les socT paient un impôt.

2. le fiduciaire

Il doit être un professionnel. On ne peut pas consacrer à une pers phys ou non professionnel la
qualité de fiduciaire. Art 2015 CCiv : institut° de service financier, banque, entreprise
d’assurance… pr les constituants, il peut y avoir un avantage à cette restrict° car normalement le
transfert de propT au fiduciaire sera effectué à une pers sérieuse. La prudence à terme est inévitable.
La loi ajoute q les constituants et fiduciaires doivent ê ressortissants de la CE ou d’un Etat ayt
conclu un accord fiscal ac elle.
3. le bénéficiaire

La loi ne requiert aucune restrict°. Tte pers non incapable peut ê bénéficiaire qui peut être désigné
soit directement ds unilatéralement. la naissance du drt est attaché au titre du bénéficiaire et ça
dépend de l’acceptat°.

2. L’objet du contrat de fiducie

1. contrat translatif de propriété

Art 2011 CCiv : transfert de biens, drts et sûretés. Il n’ya pas de transfert de propT. La chose
pouvait alors se discuter. La not° de fiducie a tjs impliqué le transfert de propT. Ce transfert se
réalise selon les règles de drt commun.

2. la chose transférée

L’opérat° fiduciaire peut porter un bien, drt, suretés ou ens de drt. Les drt st des biens et il est
dangereux d’opp les biens et les drts. Les suretés st des drts dc des biens.
Art 2011 vise d’une part les biens et d’un autre l’ensemble de biens. L’ens de biens ce st les
unversalittés q lon peut transférer en fiducie. Le transfert fiduciaire a pour effet de créer un
patrimoine d’affectat°. La doctrine est dirigée et estime qu’il ne peut y avoir un transfert d’une
masse biens corrélés à cet acte. Le transfert peut porter sur des choses futures qu’elles soient
déteminables et pas forcément déterminées.

3. la mission

La fiducie est un contrat translatif comprenant l’assignation d’un constituant et l’accept° du


fiduciaire ; s’il ne le fait pas alors absence de cause pouvant l’annulation du contrat. au lux, distinct°
entre la fiducie gestion et la fiducie sureté. Si le paiement a lieu à l’échéance et dette payée alors
restitut° du bien.

La propT s’accomode de l’affectation qui est accepté d’abord par le proprio. Le fiduciaire gère son
bien pour autrui. Le proprio gère son bien pr lui-même. Le mandataire gère le bien d’autrui pr
autrui.

3. La cause

elle doit ê licite. La fiducie est un contrat bilatéral.

Qd la fiducie est consentie à titre de sureté, la cause du service rendu par le fiduciaire est la
garantie.
Ts les fiduciaires st professionnels qui rendent tjs un service onéreux et le fiduciaire doit etre
rémunéré par le constituant. La rémunérat° du fiduciaire peut prendre la forme de l’attribut° des
fruits sinon ça sera un salaire.

La licéité de la cause :
La cause doit ê licite ie conforme à l’OP et aux bonnes mœurs. Art 2013 déclare illicite l’intent°
libérale au profit du bénéficiaire si on transfert le bien sans contrepartie est un cause illicite du
contrat de fiducie. Il existe de fiducies libéralités qui st le legs de resilio. A transfert un bien à B et
lui dit à ta mort transmission d’une partie à C. ce méca existe et demeure valable. La nullité en cas
de validité du contrat de fiducie est une nullité absolue.

2. Les conditions de forme

1. L’écrit

Le contrat de fiducie doit ê un écrit. Loi ne se prononce pas directement sur la sanct° du défaut
d’écrit ms la sanct° est la nullité. Cette nullité est une nullité absolue.

2. Les mentions obligatoires

Ce qui est essentiel est les ment° obligatoires : art 2012 et suivants. L’acte doit nécessairement
indiqué l’identité des parties vu q le fiduciaire et le constituant ne peuvent appartenir qu’à des
catégories limitées. Il doit y avoir précis° du bien qui en est l’objet, la cause et la durée.
Il y a aussi des ment° facultatives, cô la rémunérat° du fiduciaire qui peut prendre l’attribut° des
fruits encore faut-il qu’il y ait une clause du contrat qui le prévoit.
Le contrat détermine les cond° du fiduciaire => en défaut de cette ment°, pas de nullité ms D&I.

3. La publicité

Le contrat de fiducie appelle la pubT qui impose le type de biens compris ds le transfert. Ttes ces
pubT st requises. Ob° spéciale q la loi fait d’enregistrer le contrat de fiducie ds un délai d’1 mois de
sa signature ss peine de nullité ; il est enregistré au siège des impôts… Art 2020 : registre national
des fiducies.

II. Les effets de la fiducie

Le fiduciaire est un proprio obligé ce qui détermine l’ens de sa cond°.

1. L’exercice de la propriété fiduciaire

1. Les rapports entre les parties

le fiducR est un proprio obligé ce qui signifie qu’il devra mettre en œuvre son drt de propT ds
l’intérêt d’autrui de telle sorte qu’il réalise le but assigné. Cela dépend de chq situat° particulière.
La loi s’interesse à l’aspect du drt de propT = la jouissance du bien et tt dépendra de la miss° de la
fiducie. Ds la fiducie de conservat°, le fiducR n’a pas de jouissance des biens. Loi permet au contrat
de fiducie de pouvoir limiter les parties de pvr disposer de tel ou tel acte. Loi admet q le fiducR
garde un pvr d’aliénat°. Certains biens se pretent moins à une aliénat° au contrat. la loi oblige le
fiducR à mentionner art 2021. Le fiducR est proprio des biens qui st ds le patrimoine fiducR. Loi
interdit à ceux qui st chargés de vendre le bien d’autrui ne peuvent pas s’en porter acquéreur car
risque de conflit d’intérêt et la vente est alors frappée de nullité. Ce cas de figure a été élargi à la
fiducie.
Les pvrs du fiducR st soumis à un contrôle par le constituant ou bénéficiaire. La loi permet au
constituant de désigner un mandataire qui va ê l’interlocuteur direct avec le fiducR.
Ds ttes les hyp chq fois q le fiducR manque à l’une des ob° qu’exige le contrat, la sanct° 1 e est la
mise en cause de sa respT civile contractuelle, ms la loi prévoit par ailleurs la possibilité de faire
dessaisir le fiducR en justice lorsque le fiducR met en péril le contrat. la justice peut révoquer le
contrat. la cause du contrat de fiducie doit exister tt au long du contrat. s’il ya un abus de pvr
commis par le fiducR qui par ex conclu un acte interdit par le contrat, ds les sanct° entre les parties
ne figure pas la possibilité d’annuler le contrat. seule cause de nullité art 1496CCiv. La loi décide q
le fiducR doit ê considéré par les tiers cô un proprio ordinaire ac des pvrs étendus. La loi va poser
une présompt° à l’art 2023 CCiv. Les restrict° de pvr ne st pas opposables aux tiers et ont caractère
persoL et non réels. Chq fois qu’un fiducR agit en dehors du contrat, l’acte est valable sauf s’il est
démontré q le tiers avait une connaissance de l’existence du contrat de fiducie et q ses pvrs étaient
restreints.

2. Le patrimoine fiduciaire

c’est l’ens de biens reçu par le fiducR ds cadre du contrat de fiducie et celui-ci existe même si le
fiducR n’a reçu qu’un seul bien car il faut envisager les biens futurs qui pourraient en découler.
C’est un véritable patrimoine car les dettes qui ont pr cause les biens qui le composent st garantis
par cet ens de biens. Désorms une pers peut ê proprio de plusieurs patrimoines.

1. l’actif fiduciaire

 les biens subrogés

lorsqu’un bien a pr cause la disparit° jur d’un autre bien celui-ci prend la place du précédent dt il
était l’objet. Dès qu’un bien appartient au patrimoine et qu’il a été créé un autre bien celui-ci intègre
automatiquement le patrimoine ; c’est la technique de la subrogation.
La subrogat° réelle ne concerne pas des dispo° volontaires. La subrogat° compense et limite les
tentatives de détournement du fiducR.

 les fruits

ts les fruits appartiennent au proprio de la chose et st des élemnts actifs fiducR intégrant le
patrimoine du seul fait de leur origine.
Le fiducR doit rendre compte de sa gest° et notamment la quantité des fruits et leurs utilisat°. En
matière de fiducie gest°, il peut devenir proprio des fruits si c prévu par le contrat. en présence
d’une sureté réelle, il y a une règle selon laquelle les fruits de la chose offerte viendront s’imputer
sur l’effet de la dette.
Les dettes qui st nées de l’act° fiducR st garantis en princ par les mêmes biens. La patrimonialité est
la corrélat° entre les dettes et les biens. On peut ê poursuivi q sur un bien de cette masse. On ne se
préoccupe pas de savoir si ce bien existait au moment de la dette. Cela pose un pbm : ? des dettes
nées avt le transfert fiducR. qd une pers décède, ses héritiers deviennent débiteurs à sa place. la
const° de la fiducie ne permet pas au créancier antérieur de poursuivre le paiement sauf en cas de
fraude.
2e lim : hyp où un des créanciers antérieurs aurait un drt de suite, de suivre un bien qi fait l’objet
d’und drt réel qq soit son proprio et opp le drt réel à ts les proprio successifs. La const° d’une
fiducie qui entraine la diminut° de l’actif est opposable.

Le drt de poursuivre le patrimoine du constituant sauf clause contraire qui est possible le constituant
répond des dettes fiducR en cas d’insuffisance de l’actif fidudR. C’est explicable par le fait q
l’opérat° fiduR profite tjs en partie au constituant et q l’actif fiducR vient du constituant. Le
patrimoine est ce qui répond de la dette à la place de la pers. Le constituant va répondre de la dette
d’autrui comme une caution personnelle. C’est un méca de garantie ms ce n’est pas un
cautionnement. C’est un méca q lon retrouve ds les socT de pers. Si le patrimoine de la socT est
insuffisant alors les créanciers se servent sur le patrimoine persoL.
Hyp où ce n’est plus le constituant qui répond de l’insuffisance de l’actif fiduR ms c’est le
patrimoine persoL du fiducR. Si les parties décident q le patrimoine du constituant ne répondra pas
des dettes de l’actif fiducR, alors la loi dit q ce sera sur le patrimoine persoL du fiducR.
III.L’extinction de la propriété fiduciaire

A- Les causes

a)les causes objectives

La fiducie prend fin par la réalisat° de son objet. Ex : fiducie sureté : dette est payée alors la
garantie prend fin.
33 ans ax : terme possible pr la fiducie si c’est pas rompu à 33 ans alors cela deviendra un contrat à
durée indéterminée.
La disssolut° de la fiducie=> extinct° de la fiducie.

b)les causes subjectives

le juge peut révoquer ou résilier le contrat de fiducie. La jurisp permet la révocat° unilatérale par les
parties. Le contrat prendra fin si une clause l’a prévu.

B- La dévolution des biens fiduciaires

A la fin de la fiducie, transfert de propT. S’il reste des biens il faut envisager le transfert de proprT
soit au bénéficiaire acceptant soit au constituant. La loi ne prévoit pas impérativement de solut° à
la ? du transfert de la propT : reçoit-il une patrimoine ou un actif net ? Actif net ie actif sans dette.
Le reliquat sera donné au dévolutaire. On donne le patrimoine ds l’état qui est le sien.

S’il y a eu liquidat°, le drt de poursuite pourra se faire contre le tiers bénéficiaire ou contre le
constituant qui avait caché la dette. On peut mettre en cause le fiduR pr sa bad gest°. Le fiducR
répond sur son patrimoine persoL en cas de bad gestion. Il est un cas ds lequel il n’ya pas de
transfert de propT c’est celui de la fiducie sureté où il est prévu q le fiducR deviendra proprio
ordinaire des biens offerts par la fiducie en garantie si non paiement des créances ms cô le fiducR
déjà proprio de ces biens pdt la fiducie, absence de réel transfert.

TITRE 2 : DROIT REEL

Les drts réels st ceux sur une ou plusieurs choses appartenant à autrui. le drt de propT n’est pas un
drt réel car c’est un drt sur sa propre chose.

Chapitre 1 : Théorie générale des droits réels

Section 1 : La notion de droit réel


C’est une not° today controversée. Le drt réel a une histoire particulière qui est une combinaison
entre les juristes médiévaux et le drt romain. Jus in rem = relat° d’ob° relative à une chose
objectivée.
2 concept° du drt réel celle du drt médiéval et la doctrine moderne qui distingue le drt réel et le drt
de propT.
Le drt réel est un drt sur une ou plusieurs utilités d’une chose qui appartient à autrui. c’est le pvr
d’aller chercher un service ds la chose. De là résulte l’obligation inhérente au droit réel => ob°
réelle = ob° qui a sa cause ds la chose.

Distinct° entre les droits réels mobiliers et immobiliers. Distinct° entre droits réels accessoires et
non accessoires. Accessoires car accessoire au droit réel.

Section 2 : Le régime des droits réels


I. La création des droits réels

Les particuliers disposent-ils de la liberté de créer toute espèce de droit réel qu’ils souhaiteront ? La
loi fait une liste des différents droits réels. Cette liste est-elle exhaustive ? Pour une partie de la
doctrine, il y a bien un principe de libre création de droit réel qui st la conséquence de la liberté
contractuelle (arrêt de 1841). D’autres auteurs pensent que l’on pourrait créer des nouveaux types
de droits réels. Pour la partie dont fait parti le prof : on ne peut pas créer de nouveaux types de
droits réel en se fondant sur la caractère fondamental de la propriété car tout droit réel est une
restriction à la propriété et que le type de charge doit être décidé par le législateur sous le contrôle
du Conseil Constitutionnel.
Une liste de différents droits réels existe :
• L’usufruit
• Le droit d’usage et le droit d’habitation : droits réels qui sont des diminutifs d’usufruit
(droit de jouissance moins général).
• La servitude : c’est ce que le service d’une chose immobilière rend à une chose
immobilière voisine. Le service est rendu au fond dominant car il doit immédiatement
profiter à un immeuble. Ex : lorsqu’un service est enclavé, il va pouvoir imposer à un fond
voisin qui n’est pas enclavé qui lui ouvre le passage vers la voie publique comme si il faisait
parti du territoire objectif de ce fond. L’article 686 du code civil interdit les servitudes à la
personne. Par extension le texte interdit les services d’une personne à un fond (in faciendo).
Il n’y a de servitude que si l’on trouve dans un fond une ou plusieurs utilités. Ex : la
servitude d’écoulement des eaux, le fond servant rend le service de laisser écouler les eaux
du fond dominant. Servitude aedificandi : fond servant ne pourra construire. Les servitudes
ont des origines légales, mais peuvent être crées par l’acte juridique entre les propriétaires
concernés. Formule intermédiaire : servitude par destination du père de famille qui est une
servitude par décision.
• Le bail : contrat par lequel met à la disposition d’une autre personne une chose pendant un
certain temps moyennant un loyer. Problème car il existe des baux où la loi a pris parti, ainsi
le bail emphytéotique est expressément qualifié par la loi de droit réel (bail de 18 à 99 ans)
qui donne lieu à un loyer modique qui oblige le locataire à planter, construire des terrains
agricoles. Le bail à construction, concerne les immeubles urbains, construit sur le même
schéma que le bail emphytéotique. De même le bail dit à réhabilitation, bail qualifié de
droit réel par lequel le preneur s’engage à réhabiliter des logements et à les louer pendant 10
ans. De même la concession immobilière (location de 20 ans minimum concernant la
location commerciale), on le conclut en général dans sa nature de droit réel. Le bail de droit
commun est il constitutif d’un droit réel ? La majorité de la doctrine considère que les
autres baux ne sont pas constitutifs d’un droit réel. Dans le bail, on dit que le bailleur fait
jouir le locataire et non pas le laisse jouir. Mais cela est discutable car le locataire jouit bien
plus qu’il ne recueille la jouissance que bailleur lui procurerait. En outre le régime commun
du bail dans le code civil, comporte des dispositions qui sont caractéristiques du droit réel.
Ex : Art. 1743 : si la chose louée est vendue l’acquéreur est automatiquement substitué au
vendeur, ce mécanisme s’appelle le droit de suite. Le droit de suite est l’un des grands effets
du droit réel. Le droit de suite est difficilement un droit personnel, sauf à accepter
expressément de succéder au bailleur il est étranger à son bail auquel il n’est pas tenu (art.
1165). L’art. 1743 déroge à 1165.
• Les droits réels accessoires : L’hypothèque, droit de la valeur d’une chose en garantie d’un
paiement d’une dette, sans que le propriétaire de cette chose et débiteur de la dette ne se
dépossède de cette chose. L’antichrèse, c’est le droit sur la valeur d’une chose immobilière
en garantie du paiement d’une dette avec dépossession de cette chose immobilière par le
propriétaire débiteur. L’antichrèsiste devient propriétaire de la chose mais il n’a pas pour
autant un droit de jouissance. C’est une possession qui comporte le fructus, mais ces fruits il
va les affecter au paiement de la dette. Le gage, c’est l’affectation d’un meuble corporel
pour la garantie d’une dette avec une dépossession du débiteur propriétaire, mais cela peut
également se traduire par la publicité en publiant le gage, on rend ainsi le tiers de mauvaise
foi et tout acquéreur ne pourra pas opposer l’article 1279. Le nantissement, c’est contrat
spécial, un droit réel de garantie sur un meuble incorporel, c’est un droit sur la valeur
incorporel en garantie d’une créance. Le nantissement n’implique pas la dépossession, avant
2006 (le nantissement était tous les gages visant la dépossession, aujourd’hui ce sont les
choses incorporelles).

II. L’exercice des droits réels

1. La publicité

La publicité c’est l’opposabilité. Les droits réels sont opposables au propriétaire de la chose qu’il
greffe en principe du seul fait de leur existence. Leur opposabilité n’est pas en principe subordonnée
à une condition particulière. Ces qui est une source de difficulté pour les propriétaires, car
puisqu’ils sont incorporels ils ne sont pas visibles par eux même, et le comportement d’une
personne renseigne rarement sur sa qualité de titulaire d’un droit réel. Cela veut dire qu’il acompte à
ceux qui veulent devenir propriétaire de la chose de se renseigner sur l’existence de droit réels, mais
il y a des exceptions qui prennent la forme d’une publicité.
Tous les droits réels immobiliers ne sont opposables qu’après réalisation de la publicité foncière. De
même que pour une série de meubles particuliers, une solution semblable est prévue (bateaux,
navires, aéronefs, brevets, fond de commerces, droits incorporels pour les sûretés…). La
multiplication des biens incorporels entraîne une multiplication des mesures de publicité. Si un droit
réel exerce sont droit de suite et que le vendeur n’en a pas informé l’acheteur, agir contre le vendeur
en garantie d’éviction, ce n’est pas une règle d’opposabilité directement, c’est une règle
contractuelle. L’éviction est la revendication d’un tiers se prétendant titulaire d’un droit sur la
chose.

2. La durée des droits réels

Un droit réel grève une propriété, pouvoir d’un tiers sur une partie d’une chose appropriée, c’est une
charge qui n’est acceptable que si elle limitée dans le temps (durée max 99 ans). En ce qui concerne
les servitudes, elles peuvent être perpétuelles, ceci essentiellement par une survivance d’une
solution de l’ancien droit. Raison pour laquelle la qcour de cassation n’a pas admis que le droit de
bail était un droit réel. Aujourd’hui seules certaines servitudes peuvent être perpétuelle, car l’utilité
qui est revêt par un droit réel est très circonscrite, la contrainte est donc matériellement faible. Le
Conseil Constitutionnel a donné un caractère fondamental au caractére temporaire des droits réels.

III.L’extinction des droits réels

1. La renonciation

D’une façon générale on peut renoncer à son droit, la renonciation est un abandon de propriété.
L’abandon ne transforme le droit réel en une res nullius (chose sans maître) car aucun droit
incorporel ne survit à son abandon, un droit réel ne peut exercer que si et que tant il a un titulaire.

2. La confusion
C’est une cause générale d’extinction des droits à structure obligationelle, c'est-à-dire des droits qui
soit essentiellement soit en partie se caractérisent par un rapport de débiteur à créancier. Ex : les
parents ont un immeubles, font une donation partage et donnent à l’enfant cet immeuble mais
comme il continue à l’habiter ils font une réserve d’usufruit. Donc il y a désormais un nu
propriétaire l’enfant et des usufruitiers les parents. L’usufruit est un droit qui a pour terme la mort
de l’usufruit. Si les parents avant la mort cèdent l’usufruit à l’enfant, au moment de l’acquisition du
droit d’usufruit par le nu propriétaire, qui est créancier et débiteur de l’obligation il y a une
extinction du droit réel, car on ne peut pas occuper ces deux positions à la fois.

3. La prescription

Tous les droits réels s’éteignent par la prescription trentenaire, le temps qui passe dans un droit à
structure obligationnelle fait courir une prescription extinctive par faveur au débiteur.
Par ailleurs un droit réel peut s’acquérir par prescription acquisitive, mais rare car quand on a
un comportement de prescription on ne se cantonne pas au droit réel mais on acquiert la propriété
intégralement. Mais il arrive parfois qu’un comportement ne permette seulement acquérir un droit
réel.

4. La déchéance

C’est l’extinction d’un droit réel pour sanctionner un comportement fautif du titulaire : manquement
à ses obligations à l’égard de la chose. Ex : Si l’usufruitier commet un abus de jouissance (art 1618)
ou si un créancier gagiste ne conserve pas la chose qui lui a été mise en possession (art 2344 al 1),
on renoncera à son droit pour déchéance. Rapport à dimension obligationnelle. Dans les cas où la
loi ne s’est pas prononcé la jurisprudence n’a pas admis d’une façon générale l’extinction d’un droit
réel pour déchéance. La Civ 1ère, 23 février 2005 a refuse de prononcer l’extinction d’une servitude
conventionnelle.

Examen : 1h  Oral / Ecrit : on ne dispose pas du code civil. 4 ou 6 questions de cours


transversales permet de voir si on connaît ou on comprend le cours. Connaître parfaitement son
cours pour des réponses développées (précision).

Chapitre 2 : L’usufruit
Au terme de l’article 578, l’usufruit est le droit de jouir d’une chose dont un autre à la propriété
comme le propriétaire mais à la charge d’en conserver la substance. C’est un droit réel, car ce n’est
pas un droit de propriété, car c’est un autre qui a la propriété. Mais pour être un droit réel c’est un
droit qui donne des pouvoir extrêmement étendus « jouir comme le propriétaire » pouvoir général
de jouissance, c’est à dire l’accès à toutes les utilités de la chose.

Section 1 : La constitution de l’usufruit


I. L’objet

Au terme de l’article 581, l’usufruit peut être établit sur toute espèce de biens (meubles et
immeubles), alors que certains droits réels particulièrement les servitudes ne peuvent porter que sur
les immeubles. En pratique la plupart des usufruits sont immobiliers. Dans les meubles l’usufruit
peut porter sur les choses incorporelles et corporelles, il existe un usufruit des créance ou encore
même un usufruit d’usufruit. Généralement un droit réel peut être donné en usufruit. Deux
hypothèses particulières :
1. Le quasi usufruit

Est ce qu’une chose consomptible peut être l’objet d’un droit de jouissance ? Lorsqu’une personne
est investie d’un droit de jouissance elle est détenteur d’un droit précaire car doit être restitué. Les
choses consomptibles sont des choses qui se détruisent par l’usage, et pour elles la question du droit
de jouissance est problématique et a été résolu par un élargissement grâce à la fongibilité.
Lorsqu’une chose consomptible est par ailleurs fongible, alors elle peut être l’objet d’un droit de
jouissance car pourra être restituée sous la forme d’un équivalent : c’est le quasi usufruit. Le quasi
usufruitier peut détruire la chose, mais doit restituer une chose équivalente. Il reste
traditionnellement un propriétaire (avant) mais cela est une confusion des catégories. On considère
de moins en moins que le porpriétaire d’une chose consomptible est propriétaire car on progresse
vers la notion de fongibilité. Car rendre une chose même équivalente ne le rend pas propriétaire.

2. Usufruit d’universalité

L’usufruit peut porter sur une universalité, art. 615 et 616 du code civil à propos du troupeau. Ces
textes précisent que l’usufruitier d’un troupeau n’est pas obligé de le remplacer entièrement s’il
périt en totalité. Pourquoi l’usufruitier n’est pas tenu de remplacer les bêtes, car c’est le seul moyen
de maintenir l’ensemble dans sa configuration initiale. Il peut aliéner des éléments composants à
condition et à charge de les remplacer par de nouveaux identiques. Cette règle a été maintenue et
consacrée par la ccas à propos du portefeuille de valeur mobilière (ensemble de valeur mobilière, de
droits sociaux et personnels réunis autour d’une certaine configuration, de structure et de gestion).
L’usufruitier a le pouvoir de jouissance à charge de conserver pour rendre, cela l’oblige à se
conformer aux orientations de gestion qu’avait fixé le propriétaire avant l’usufruit. Mais dans sa
gestion il a le pouvoir et le devoir de vendre les instruments financiers au fur et à mesure que
l’orientation de la gestion le commande. Le pouvoir d’aliéner n’est pas incompatible avec la qualité
d’usufruitier. Mais parce qu’il est usufruitier il se distingue du propriétaire en ce que le
remplacement est à charge de remploie et de remplacement.

3. L’usufruit de patrimoine

En matière successorale lorsque parmi les héritiers il y a un usufruitiers.

II. Les sources de l’usufruit

1. L’usufruit volontaire

Un usufruitier peut décider de concéder l’usufruit à un tiers, il est rare que ce soit moyennant une
contrepartie. C’est ordinairement sans contrepartie directe, est ce à dire que l’acte soit un acte à titre
gratuit ? Pas vraiment, c’est parce que l’on considère que l’usufruit profite au propriétaire en ce que
le pouvoir général de jouissance est aussi un pouvoir d’administration mais aussi une décharge
d’administration (devoir d’administrer). Il y a un cas de figure dans lequel l’usufruit a pour source
une décision du propriétaire prise à son profit : la réserve d’usufruit. Le propriétaire transfert la
propriété de son bien à titre gratuit et parfois onéreux, en stipulant une réserve d’usufruit.
L’aliénateur se garde l’usufruit. Mais il n’a pas un usufruit mais il précise que dans le même instant
où l’acquéreur deviendra propriétaire sera constitué par cet acquéreur un usufruit. La source de cet
usufruit est la décision même de l’acquéreur.
A coté de la réserve d’usufruit il peut y avoir une réversion d’usufruit : quelqu’un transfert un bien
(à un héritier présomptif) qui se réserve l’usufruit à son profit mais qui précise qu’à sa mort cet
usufruit continuera sur la personne de son conjoint. L’usufruit est un droit temporaire, le terme
ultime est normalement la vie de l’usufruitier, et quand l’usufruitier est une personne morale le
terme maximum est de 30 ans. Ainsi on s’est demandé si ce n’était pas une violation du caractère
viager de l’usufruit, la cour de cassation n’a pas considéré cela (Chb mixte, 8 juin 2007).

2. L’usufruit légal

Crée directement par la loi pour certaines illustrations. Ex : l’usufruit des parents sur les biens de
leur enfant mineur. Mais des lois dérogent à cela. L’autre exemple est l’usufruit légal du conjoint
survivant de la totalité de la succession.

3. L’usufruit judiciaire

Il émane directement d’une décision du juge, c’est parce que la loi lui permet de prendre cette
décision qu’il la prend. Ex : en matière de prestation compensatoire versée en cas de divorce versé
par l’un des époux à l’autre afin de compenser les disparités dans le niveau de vie que le divorce va
engendrer, art. 274 - 2°.

Section 2 : L’exercice de l’usufruit


I. L’entrée en jouissance

Il se peut que l’usufruitier ait du mal a être mis en jouissance car le propriétaire continue d’exercer
la jouissance dont il est investit en tant que tel. Si l’autre ne peut pas en jouir faute d’une faute
matérielle, il y a une action en justice qui s’appelle l’action confessoire. Elle confère des pouvoirs
important à l’usufruitier, permet d’établir un état officiel d’où la nécessité de dresser un inventaire
pour comparer l’état de la chose à la fin de l’usufruit de manière contradictoire et aux frais de
l’usufruitier lors de l’entrée en usufruit.
Le principe est qu’un usufruitier doit fournir une cation (l’engagement pris par une personne de
payer la dette d’autrui sur son patrimoine). Par ailleurs le propriétaire peut renoncer au bénéfice de
la caution, mais la loi lui permet plus tard de révoquer à sa renonciation s’il a des doutes par une
décision de justice. Si l’usufruitier ne fournit pas la caution requise, il est non pas privé d’entrée en
jouissance, mais privé du droit aux fruits. Que peut faire l’usufruitier ? L’usufruitier a des pouvoirs
sur la chose, mais l’usufruit étant un droit réel, ce droit est un bien c'est-à-dire une chose
appropriée.

1. Contenu de l’usufruit

1. La jouissance

L’usufruitier peut donc accéder à toutes les utilités mais il ne faut pas considérer qu’il a une liberté
aussi grande que le propriétaire dans la jouissance. Parce qu’il doit respecter la substance il doit
respecter la destination de la chose, « jouir comme le propriétaire » cela veut dire jouir comme
jouirait celui qui est propriétaire et cela ne veut pas dire faire comme si il était propriétaire. La loi
exige, art. 601 que l’usufruitier agisse en bon père de famille. L’usufruitier ne peut pas détruire la
chose matériellement.

2. Les fruits

Parce que les fruits ne sont qu’un aspect de l’usage, la jouissance comporte le fructus. Il a
seulement l’usus et le fructus et pas l’abusus. Art. 583 s’acquiert par la perception les fruits naturels
et les fruits industriels, donc les fruits civils s’acquièrent au jour le jour.

3. L’administration
L’usufruitier est un administrateur de la chose d’autrui, il a un droit direct sur la chose (user et
acquérir es fruits) mais il gère la chose, c'est-à-dire prendre les décisions qu’imposent la
conservation de la chose.
Si l’usufruitier améliore la chose, et qu’il n’est pas tenu de le faire, on ne prévoit pas des
indemnisations. On considère que l’usufruitier en améliorant la chose va profiter suffisamment
longtemps de son amélioration étant donné que c’est viager.
Toutes les dépenses que paie l’usufruitier ne sont pas définiement à sa charge, et à la fin de
l’usufruit on le rembourserait également pour toutes les réparations immobilières pour le gros
œuvre. En jurisprudence il est décidé que l’usufruitier ne peut pas forcer le nu propriétaire à forcer
de payer les charges du gros œuvre. La raison est que le nu propriétaire n’a pas de ressource tiré de
l’immeuble, tous les loyers reviennent à l’usufruitier. Parce qu’il est dépourvu de ressource on ne
peut pas le contraindre à payer des dépenses.

4. La question des baux

Conclure un bail est un acte d’usufruitier, c'est-à-dire un acte de jouissance, la loi limite cette liberté
face à certains baux qui engage la chose au-delà de l’usufruit. C’est le cas des baux commerciaux et
ruraux.

2. La propriété de l’usufruit

L’usufruitier est propriétaire de son droit ; il exerce son pouvoir de jouissance et de disposition.

1. La jouissance du droit d’usufruit

L’usufruitier peut agir en revendication de son droit d’usufruit contre tout tiers qui l’en
déposséderait. L’usufruitier a deux actions réelles. En cas d’expropriation de la chose, il obtiendra
une indemnité comme un propriétaire de la totalité de la chose qui correspond à son usufruit. Si il
est vrai que l’usufruitier n’a pas le pouvoir de vendre la chose, pas plus qu’il n’a le pouvoir de la
détruire, réciproquement si la chose est vendue, comme il est titulaire d’un droit réel, l’usufruit se
maintiendra à l’encontre de l’acquéreur. Cela dissuade d’acheter quelque chose qui a un usufruitier.
La loi aménage l’hypothèse où on vend une chose vétie d’usufruit, dès lorsque l’usufruitier est
d’accird pour la vente alors cela éteint l’usufruit, après que la portion du prix revenant à
l’usufruitier aura été remise. Si l’usufruitier refuse, l’usufruitier se maintient. Mais il peut y avoir
une transformation expresse de l’usufruit en quasi usufruit qui s’exerce sur la totalité du prix.
L’usufruitier est par ailleurs titulaire du pouvori de disposition, on peut céder son usufruit. En cas
d’aliénation de l’usufruit le terme du droit reste inchangé, cela demeure la durée de vie du premier
usufruitier. On ne le modifie pas en fonction de l’age de l’acquéreur. L’usufruit étant disponible, il
est donc saisissable, c’est un élément du gage des créancier de l’usufruitier et donc il augmente son
crédit.

3. Le nu propriétaire

Il n’a que le titre de la propriété, il conserve les attributs de la propriété mais il perd …

1. Conservation des attributs de la propriété

Le nu propriétaire est un propriétaire donc il est titulaire du pouvoir exclusif , il dispose de l’action
en revendication en cas de dépossession de la chose par un tiers. A ne pas confondre avec l’action
que le nu propriétaire engagerait contre l’usufruitier afin de contester le droit réel du tiers, action
négatoire.
De même le nu propriétaire dispose du pouvoir de disposer de la chose, il peut vendre la chose telle
qu’elle est mais elle n’est pas diminuée matériellement parce qu’elle est revêt d’un droit réel.

2. Il perd les utilités

Un nu propriétaire est un propriétaire qui n’a que le titre et dont les pouvoirs sont théoriques parce
que la substance est provisoirement dans les mains d’un autre. La seule réserve est cette dimension
de la jouissance qui est l’abusus. Un certain pouvoir d’administration existe dans la personne du nu
propriétaire : il peut comme tel prendre les actes conservatoire (péril urgent), il a le droit de réaliser
les réparations qui lui incombent et, il a un certain pouvoir de contrôle de l’usufruitier pour
s’assurer qu’il n’y a pas d’abus de jouissance tout dépend des biens.

3. Les obligations (B)

Comme débiteur le nu propriétaire doit laisser le nu propriétaire jouir de sa chose et ne rien faire qui
s’opposerait à cela. Si ce sont de véritables obligations (dettes et créances) elles sont réelles, elles
ont leur cause et mesure dans une chose, ce qui se manifeste par leur sanction. Le gage ne répond
pas de ces dettes. Seule la chose objet ou source de l’obligation réelle est la garantie de sa bonne
exécution.

II. La condition d’usufruitier

III.La situation du propriétaire

Thierry.revet@univ-paris1.fr

Section 3 : L’extinction de l’ Usufruit

I. les causes de l’extinction de l’Usufruit

Première cause commune à tous les droits réels : l’arrivée du terme, Comme tous les droits réels,
en raison de l’atteinte qu’il porte à la propriété d’autrui.
Si usufruitier est une personne physique : durée maximale : la vie de l’usufruitier. Personne
morale : loi fixe un terme maximum de 30 ans ; si usufruitier cède son droit, l’acquéreur de
USUF reçoit un droit dont la durée reste déterminée selon les modalités initiales. On ne rallonge
pas la durée de l’usufruitier en tenant compte de la durée de vie de l’acquéreur de usufruit ;
rallongement de cela par la technique de usufruit successif :
- Une personne consent un usufruit à une autre personne, ce premier décide qu’à la mort de
l’usufruitier un autre usufruitier prendra le relais. Cela ne revient il pas à faire circuler usufruit :
cour de cassation a répond >ment en considérant que ce n’était pas le transfert du 1er usufruit
mais la prise d’effet du second usufruit au décès du premier usufruitier.
- La réversion d’usufruit : comme si on reversait un usufruit : une personne qui constitue un usufruit
à l’occasion de la donation de la propriété d’un bien ; quand usufruitier mourra, son conjoint
deviendra usufruitier du même bien. 8 juin 2007 : CCASS a validé le procédé.décision constitue
illustration d’un transfert d’usufruit à cause de mort donc atteinte au caractère temporaire de
usufruit.

Deuxième cause : l’abus de jouissance. Si usufruitier manque à l’obligation de conserver la chose


ou encore déborde sur la substance de la chose, en fait chaque fois que manque à ses devoirs sur le
chose, le Juge peut prononcer la déchéance de l’usufruit c’est à dire l’extinction du droit à titre de
sanction.
Effets de l’extinction : le nu propriétaire reconstitue à son profit la plein propriété : va recouvrer la
jouissance de la chose. Le propriétaire redevient le possesseur de son bien. À cela s’ajoute un
compte entre les parties : d’une part, usufruitier doit éventuellement rembourser au propriétaire les
sommes que le propriétaire va exposer pour réparer les dégradations, dette transmissible aux
héritiers de usufruitier. Réciproquement, le nu propriétaire peut être tenu de rembourser à usufruitier
où à ses héritiers dépenses que celui ci a exposé pour financer des dépenses qui pèsent
définitivement sur le nu propriétaire. En revanche la loi prévoit (599) : si usufruitier a amélioré la
chose il n’est pas pour autant indemniser à la fin de l’usufruit. Règle s’explique car usufruit en
principe un droit qui ne donne pas lieu à contrepartie.

TITRE 3 : L’INDIVISION

Indivision = situation dans laquelle plusieurs personnes sont titulaires relativement à une
chose d’un droit de propriété. Cette situation doit être distinguée la propriété divisée dans
laquelle a plusieurs personnes et une chose mais on va fractionner intellectuellement une
chose en différente proportion qui seront chacune l’objet d’un droit de propriété : donc on
divise la chose pour en faire différentes assiettes de différents droits. C’est la situation de la
propriété féodale.
Indivision a un caractère pathologique, si le droit de propriété est le pouvoir d’exclure, si je ne
peux pas exclure tel et tel mon pouvoir est handicapé. Indivision : je peux pas exclure de la
chose. Donc pour certains auteurs Indivision n’a rien à voir avec la propriété. Faut pas aller
jusque là car propriété indivise est temporaire. Pourquoi a t-on crée indivision ? c’est la
situation de transition entre le décès d’une personne et le partage des biens à ses héritiers.
Tout décès donne lieu immédiatement à la création d’une indivision qui va poser des problèmes
de gestion. Mais le décès n’est pas la seule source de l’indivision.

Le droit de l’indivision à l’époque moderne a connu une évolution remarquable


• 1804 : idées individualistes triomphent ce qui conduit à exacerber le rapport de base de
propriété : une personne/une chose/ un droit. Donc code civil : article 815 qui se
ramène à une formule : « nul n’est censé rester dans l’indivision ». La loi n’organisera
pas l’indivision entre sa naissance et sa disparition. Article 883 : « lorsque le partage
est arrivé, chacun des copartageants est censé depuis le premier jour de l’indivision
avoir été seul propriétaire de la fraction qui lui revient ». c’est comme si avait jamais eu
d’indivision ; c’est l’effet déclaratif du partage qui comporte aussi un effet rétroactif, ce
qui signifie que le partage va effacer la période de propriété des non attributaires. Donc
883 : quand indivision a pris fin : loi efface l’indivision.
• Contrairement aux imprévisions des codes, les indivisions se sont inscrites dans la
durée. Ce qui a posé ++ problèmes car la situation de concours de droit de propriété
sur une chose est différente de la situation où une personne est le souverain absolu
d’une chose. Cela a crée dans la jurisprudence solutions dérogatoires au régime de la
propriété.

Codification de ces décision JSPL par le législateur : Loi du 31 décembre 1976. A crée un
regroupement des indivisaires autour d’un intérêt unique. On s’est tourné vers l’idée que par
delà les individus avait un groupe de personnes qui avaient un intérêt commun. Cette notion a
été l’une des bases de la réglementation de la gestion de l’indivision entre sa naissance et sa
mort. Même si évolutions par rapport au schéma traditionnel, indivision restait ce qu’elle était.
Là dessus la loi du 23 juin 2006 portant réforme des successions et des libéralités : cette loi a
marqué une étape. La loi récente a personnifié l’indivision pour le professeur. Ce qui fait dire ça
c’est l’introduction d’une règle inédite : loi de la majorité pour la gestion de l’indivision. Jusque
là : le principe était celui de l’unanimité puisque avait plusieurs propriétaires. En 2006 : la loi a
dit « la décision de 2/3 des indivisaires suffit », exactement comme dans un groupement
personnifié.

Chapitre 1 : L’établissement de l’indivision

L’indivision n’a pas pour source unique le décès. Deux catégories de sources :
I. L’établissement par un fait juridique

- Le décès est une source d’indivision ,dès qu’une personne décède, se crée entre les héritiers
une situation d’indivision, deviennent coindivisaires de la succession.

- Dissolution de la communauté légale, époux ont le choix de leur régime matrimonial, mais
pour faciliter les choses, si n’expriment aucun choix la loi choisit à leur place en leur imposant
un régime supplétif de volonté qui est le régime de la communauté légale. Lorsque cette
communauté prend fin par divorce, jugement de séparation de corps il se crée entre les époux
une indivision jusqu’à la liquidation de leurs biens. La date de la dissolution de la communauté
peut être fixée au jour où au moment où les époux ont cessé de cohabiter. On appelle cette
indivision l’indivision post communautaire.

- La coproduction d’un bien corporel : arrive que plusieurs personnes fabriquent ensemble un
bien corporel, ce fait de coproduction d’un ouvrage corporel va les investir copropriétaires de
ce même ouvrage. La plupart du temps, les relations entre coproducteurs réglé par un C. si
pas de C : on se réfèrera à indivision. Il en va de même de la création collective d’une œuvre
intellectuelle ou de l’esprit. Le droit des propriétés intellectuelles renvoie au droit de l’indivision
pour les œuvres de collaboration.

- Quand époux sont séparés de biens peuvent faire néanmoins acquisition ponctuelle indivisible
et par ailleurs loi prévoit que quand aucun des époux séparés de bien ne peut prouver sa
propriété sur un bien la loi précise que ce bien indivise pour moitié.

- Loi du 23 juin 2006 : PACS : même solution : les partenaires sont comme les époux séparés
de biens. La loi présume indivision des biens sur lesquels aucun des partenaires ne peut
prouver sa propriété propre.

II. L’établissement par un acte juridique

L’archétype c’est le C. problème : ou bien chacun des coacquéreurs finance exactement


l’acquisition à proportion de sa part dans le bien indivisible, inversement, quand un seul des
coacquéreurs finance le tout alors que l’autre devient le copropriétaire d’une partie il peut se
pose à ce moment là un problème au regard du droit des libéralités : appauvrissement de l’un,
enrichissement de l’autre, notamment en cas de donation indirecte ou déguisée.
Peut aussi se poser un problème d’ordre fiscal si une personne enrichit l’autre mais ne finance
que 50% dans ce cas les 50% qui restent : acte à titre gratuit et c’est très cher.
Sous ces limites, un C par lequel plusieurs personnes deviennent copropriétaires d’un bien
qu’elles acquiert ensemble, cela est source d’indivision.

Plusieurs personnes peuvent déposer à titre collectif une demande de brevet d’invention. La loi
permet la copropriété des brevets ; copropriété de brevets. permet de créer une indivision.

Chapitre 2 : Le régime de l’indivision

L’I se caractérise par une situation contradictoire :


• Chacun est propriétaire du tout à vocation à en jouir et en disposer comme si était seul
propriétaire.
• Mais comme chacun n’est pas seul chacun doit tenir compte de la présence des autres :
va avoir pour conséquence.

Section 1 : Le pouvoir de jouissance

I. Inopposabilité du pouvoir d’exclusivité aux autres indivisaires

Cela signifie que chaque indivisaire ne peut pas empêcher les autres de jouir de la chose et
qu’il doit donc partager l’usage du bien en supportant, souffrant que tous aient un égal accès
aux utilités de la chose.
Indivision se traduit par cohabitation nécessaire dans la jouissance qui trouve sa limite dans
que dans une convention entre les indivisaires : peuvent rétablir dans la jouissance une totale
exclusivité au profit de l’un d’eux. Si une convention établit exclusivité, celui qui en est investi
devra verser à l’indivision une indemnité compensatrice qui fonctionne exactement comme un
loyer. L’indemnité compensatrice deviendra un élément de l’indivision ;

Cette inopposabilité de l’exclusivité ne vaut pas à l’égard des tiers. Chacun peut agir à leur
égard comme si était le seul propriétaire de la chose. Ainsi peut il agir en revendication à
l’égard d’un tiers sans avoir à obtenir concours des autres indivisaires. Cette ambiguïté se
manifeste surtout à l’égard des tiers.

II. Le partage des avantages de l’exclusivité

S’agit ici d’évoquer la situation des fruits que Y une chose indivise ; Chose indivise est
fréquemment frugifère : en matière de fruits, ancienne règle veut que les fruits augmentent la
chose indivise : ce qui signifie que les indivisaires ont vocation à la propriété des fruits à
proportion de leur part dans l’indivision. La loi permet ( 76) à chacun de demander sa quote-
part des fruits. Dérogation à effet déclaratif du partage : quand le partage a lieu le bien
indivise va nécessairement être attribué à un seul des coindivisaires. Or si le bien attribué est
frugifère, faudrait que totalité de ces fruits soient attribuées à propriétaire. Dérogation : fruits
résultat de la possession par les indivisaires une fois pour toutes. Cour de cassation : fruits
échappent à effet déclaratif du partage. Réciproquement, chacun des indivisaires doit
contribuer pendant l’indivision aux pertes qu’elle peut subir comme le prévoir 815-10 alinéa 4
du CCIV. Il faut bien noter que les pertes ne s’entendent ici que du paiement des dettes de
l’indivision ; s’agit d’une contribution dans le paiement à # du passif de l’indivision = le
règlement de toutes les dettes avant le partage.
Indivision pas partagée : 3 enfants d’un défunt. Arrive une dette. Loi oblige chaque indivisaire
à payer dette correspondant à sa part de l’indivision ; vont ensuite inscrire au passif de
indivision cette même dette. Au jour de la liquidation on retrouvera ce passif.
Qui supportera la dette ? => question différente.

Toujours est il que ces deux règles : ces solutions rapprochent l’indivision d’une personne
morale, notamment des sociétés.

Section 2 : la limitation de l’exercice du pouvoir de disposer

Faut ici introduire une distinction : chaque indivisaire a un droit sur le tout, mais comme ce
droit sur le tout simultanément établi sur la personne d’autrui, chaque indivisaire a dans la
perspective du partage un droit potentiel sur une fraction du tout. Donc faut dire que chacun a
un droit actuel sur le tout mais c’est un droit concurrent à d’autres droits identiques et chacun
aura un droit exclusif sur une fraction du tout.
A partir de idée selon laquelle chacun a un droit sur la chose => Quote-part : représentation
arithmétique de chacun dans le tout. Bien intermédiaire.

I. La gestion de l’indivision

Elle passe elle aussi par de la disposition. Disposer : conclure un acte juridique quelconque.

1. Les décisions collectives des indivisaires

Règle de l’unanimité qui n’a pas été abolie mais a été ++ réduite par loi du 23 juin 2006.

1. la règle de l’unanimité

Fonctionnait de la manière suivante : Pour qu’un acte soit efficacement conclu relativement à
un bien novice fallait que tous y consente. Acte auquel un indivisaire n’a pas consenti est
valable mais inopposable à cet indivisaire. C’est parce que chaque indivisaire propriétaire du
tout qu’on acte passé par un seul indivisaire est valable. Problème d’opposabilité : si je n’y ai
pas consenti est normal que n’existe pas à mon égard.
Inopposabilité différent de nullité mais peuvent Y effets très proches.

Depuis 23 juin 2006 actes soumis à la règle de l’unanimité sont tous les actes qui ne relèvent
pas d’une exploitation normale des biens indivises : tous les actes qui ne sont pas
d’administration ni les actes qui ont pour objet un bail autre qu’un bail d’un immeuble à usage
commercial ou rural, ni les actes de vente. Le critère à retenir : exploitation normale : critère
qui porte pas atteinte à la structure ou la valeur du patrimoine. Seuls les actes anormaux
relèvent encore de la règle de l’unanimité, donc actes normaux règle de la majorité.

Les effets de la décision unanime : lorsque tous les indivisaires consentent à un acte, la CSQ
en est que sont tous partie à cet acte, leur consentement n’est pas une autorisation, c’est un
engagement. Naturellement cela se traduira au niveau des CSQ de actes : le cocontractant
pourra agir VS n’importe lequel des coindivisaires. La loi ne prévoit pas que parce que acte
conclu unanimement par indivisaires que sont tenus solidairement.

2. La règle de la majorité

Innovation de loi du 23 juin 2006, qu’on comprend par un soucis du L de faciliter la gestion des
indivisions. Indivision souvent familiale, intéresse actif parfaitement important. Loi de 2006
très influencée par le notariat qui préfère l’efficacité à la cohérence.
Enoncée à article 815-3 du CCIV. Ces dispositions énumèrent les actes qui ne relèvent que
d’une décision majoritaire pris par les indivisaires représentant les 2/3 des parts : celui ou
ceux qui ont au moins 2/3 des parts a (ont) le pouvoir de décider seul (s) d’une part de tous
les actes d’administration, d’autre part de donner, de désigner un mandataire général
d’administration, de vendre les meubles indivises pour payer les dettes et les charges de
l’indivision, enfin de conclure les baux ordinaires : autres que ceux portant à immeuble usage
agricole, commercial, artisanal ou rural. Pourquoi ces baux requièrent ils toujours unanimité ?
Car engagent durablement les biens car offrent un droit au renouvellement.
Derrière cette énumération, ce qu’a eu en vue le législateur sont les actes de gestion normale.
La loi ne réglemente pas l’exercice de la décision majoritaire en posant des conditions de
forme, elle exige seulement sous peine d’inopposabilité que la décision majoritaire soit notifiée
aux minoritaires. Quand ont été informé, acte leur est opposable mais a lieu de considérer que
ne sont pas des parties à cet acte ; acte pris à la majorité : seuls les majoritaires seront
parties à cet acte. Avis doctrinal : Revet estime que la loi a transformé l’indivision en
personne morale. La JSP suivra ou pas. Dans ce cas le contractant des actes passés à la
majorité ça n’est plus les indivisaires mais une personne morale # dont les indivisaires sont les
organes.

Au sein des actes de disposition a une sous catégorie : les actes conservatoires : peuvent être
passés par un indivisaire agissant seul. En 2006 : même si le péril n’est pas imminent l’acte
reste conservatoire.

2. La gestion par un administrateur

Peut être désigné par les indivisaires, suffit pour cela de la majorité. Avant loi de 2006 était
prévu que celui qui administrait I au vu et au su des autres et sans opposition de leur part
était investi d’un mandat tacite, c’est à dire un mandat dont la volonté s’exprimait
indirectement. À coté du mandat exprès et tacite a :
Administration conventionnelle : indivisaires ont conclu convention d’indivision, crée par loi du
31/12/76. Convention va engager à rester dans indivision pendant un certain temps : 5 ans
maximum si c’est à DD. Au terme de cette convention on peut désigner un ou plusieurs
administrateurs dont pouvoirs ont été alignés sur ceux que l’on donnait à un époux sur les
biens communs. À défaut d’administration tacite, exprès, conventionnelle ou peut demander
au juge de désigner un administrateur : la loi organise l’organisation de indivision ++ dans
indivision successorale : loi 2006 a organisé mandataire successoral qui est un administrateur
provisoire désigné en justice. Pourquoi pas une administration judiciaire générale ? car c’est loi
relative aux successions et aux libéralités. Problème de indivision se pose surtout en matière
successoral, dans les autres beaucoup - de Problèmes. Toujours est-il que l’on peut considérer
que administrateur successoral deviendra à l’occasion des prochaines réformes un
administrateur judiciaire général.

Quand aucun administrateur n’est désigné, est possible de demander au juge intervention a
caractère ponctuel : juge peut autoriser un indivisaire à conclure seul un acte que les autres
refusent en mettant en péril l’intérêt commun.
En matière d’indivision la pluralité neutralise la propriété car on peut subir un acte si un refus
est jugé illégitime. AQ dans la propriété propriétaire peut faire ce qu’il veut de sa chose.

II.La disposition de la quote-part ou de la part

Au fur et à mesure est apparu un bien qui dédouble la propriété indivise : chacun est
propriétaire de tout et de sa part. cela rapproche ++ de la société : quand S constituée des
personnes apportent des biens en vue de la C° d’un patrimoine E à un sujet nouveau, en
contrepartie de l’apport reçoivent une part sociale.
Associé propriétaire que de sa part, mais la propriété de la part c’est à terme la propriété d’un
fraction du K social. Ce schéma de la S : proche de I telle que a évolué. AJD chaque
indivisaire.
La quote-part indivise AJD devenue bien à part entière au point de se D si ce n’est plus le seul
bien dont les indivisaires sont propriétaires.
Modification de structure de indivision : en réalité, c’est la même chose, quote-part est
expression comptable des biens indivises.

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