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LE JARDIN DES RICHESSES

Georges Aurach

Version numérique réalisée par

MisterFred Collections©

1, allée Léon Vincent 92370 CHAVILLE

Distribution exclusive sur

MISTERFRED COLLECTIONS © 2006

ORAISON

M

on

Dieu,

mon

Seigneur,

Jésus Christ très haut fils

de

Dieu

:

moi indigne

pêcheur je rend grâce à votre pitié par laquelle vous m’avez daigné appeler à la connaissance de cet art mystérieux, qui semblait être inconnu à tous ceux qui ignoraient l’origine de la nature et de quoi ce don est constitué, puisque ce n’est que par votre grâce immense que tout est donné.

Laquelle m’a fait librement ce don est le fait à beaucoup d’autre qui vraiment vous aiment. Faites mon Dieu très libéral, que toutes arrogances, avarice, toute cupidité, luxure et tout autre vice soient loin de ceux à qui vous l’avez donné, et que je puisse, ô mon Dieu, Père très clément, obtenir avec ce don, en

votre nom, votre miséricorde par Jésus Christ notre Seigneur.

Ainsi soit-il.

Au nom de Jésus Christ fils de Dieu

vivant

au heureuse très glorieuse vierge Marie sa mère, et du très saint Chevalier et martyr George et de toute la cour céleste triomphante.

nom

et

de

la

très

Ainsi soit-il.

J

e

commencerai

d’écrire

et

composer le livre où je déclarerai

parfaitement,

entièrement,

et

clairement, et ferai connaître à

l’esprit humain, non

pas

aux

impies, pervers, superbes, ni aux injustes. Mais aux bons, et dévots

fidèles de Jésus Christ, cet

Art

à

ceux qui le cherchent fidèlement, cette partie la plus grande et la plus occulte.

Premièrement : le

de

l’Astronomie

plus secret inférieure

et

deuxièmement :

de la Philosophie

et

de

la

Science

de

la

sacrée

Alchimie,

comment

par

cet

Art

l’inèrement

et

les

natures

s’achèvent parce qu’il n’y a aucun

travail plus digne et plus puissant que celui là, et ni aucune opération qui, ni par Art, ni selon les cours des natures puisse s’y véritablement et parfaitement ouvrer, cette Pierre philosophale a achever. Enfants de cette Science vous saurez que les philosophes ont écrit cet art Divin et cette méthode très occulte, mais si obscurément et énigmatiquement, par diverses figures, et par termes impropres, que se serait merveille si un homme, même angélique, le pouvait entendre, si ce n’était un grand philosophe admirablement versé en cet Art.

Laquelle manière d’opérer par la grâce de Dieu, j’espère faire connaître et instruire si fidèlement nos enfants, qu’aucun d’eux ne puisse manquer en l’opération.

Venez enfants de la philosophie, je vous mènerai au jardin de richesse et de science, de plaisir et de joie, où je vous montrerai des fleurs de

toutes les couleurs imaginables, et spécialement quelques racines très noble de leur nature, et des herbes de l’Art du Magistère, très secrètes, et les enseignerai en les mettant ensemble et séparant, et cueillant leurs fleurs vermeilles, et en tirant leur sucre et leur moelle odoriférante pure, et enfin continuant et fortifiant parfaitement ces mêmes choses tellement qu’elles ne puissent plus être corrompues ou détruites par aucun élément du monde. Mais qu’elles deviennent rayonnantes dans le feu, qu’elles prennent croissance en l’air, qu’elles produisent des feuilles dans l’eau, qu’elles fleurissent dans la terre, et qu’elles augmentent et ne défaillent jamais en leur vertu ; desquelles ainsi en goûtant leurs douceurs vous défendrons de soif et de faim, vous donneront une abondance de trésors qui ne manquera jamais, vous donneront une parfaite santé, vous préserveront de toutes maladies et

conserveront en santé votre vie très longue selon la volonté de Dieu et la votre.

CHAPITRE I

De la connaissance et manifestation des choses et des matières des Philosophes, par le moyen desquelles tout le magistère s’achève en l’opération de la bénite Pierre des Philosophes.

R emarquez

enfants

et

connaissez les racines de la

nature et très nobles herbes

des Philosophes. Ou les racines des

philosophes sont vertes,

mêlées

avec blancheur, mais leurs herbes

sont citrines,

rougeâtres,

et

de

couleur

blanche,

quelques-unes

unes

sont de

couleur

livide, leur

fleur odeur et saveur est tellement

noble qu’on ne peut trouver au

monde rien de plus doux,

de plus

fort, ou de plus précieux, ni qui le

puisse égaler en bonté ;

leur suc

mûr extrait

est

de

diverses

couleurs, qui a la splendeur du

Soleil devient rouge, et à la clarté de la Lune devient blanc, et ces herbes sont communes et un don céleste qui se trouve en tout temps et partout, et les ont tant les pauvres

que

les riches, elles

sont

viles

et

rejetées, et ne tombent jamais en l’usage des Médecines. Leurs vertus

sont

cachées,

et

les

anciens n’en

ont rien voulu montrer, mais les

très fort cachent.

Je les ai parfaitement nommées, et je jure par le Créateur du Ciel et de la Terre, que d’elles seules se fait l’Art et non d’autres choses du monde, c’est pourquoi je supplie fort ceux à qui Dieu donnera l’intelligence de ce livre, et leur en fera percevoir les fruits, qu’ils soient secrets, et qu’ils jouissent de ce Don Divin, n’en usant mal superbement ou tyranniquement, mais en rendant louange à Dieu : mais pour l’usage du corps et salut de l’âme, afin que les pauvres misérables et

diseteux

en

reçoivent

de

la

consolation et de

l’aide. Et

qu’ils

prient

Dieu pour

moi,

afin que

je

n’en

soit

repris

au

jour du

Jugement, mais que j’entende avec les élus cette douce voix : Venez les

bénits

mon Royaume, etc.

de

Père,

entrez

au

CHAPITRE II

De l’Opération de la pierre bénite des Philosophes et de sa sublimation

  • M on fils, vous allez mettre la main à l’œuvre, dites au nom de Dieu : mon Dieu

aidez moi et

faites que je

vous en

rende grâces. Prenez donc toutes les herbes que vous connaissez avec

leurs

racines

et

fleurs,

et

tirez

d’elles les quatre Eléments en cette

façon. Prenez des herbes susdites,

en bonne quantité de

chacune

anna, découpez les fort menues, et

broyez

les,

et

les mettez

dans

un

vaisseau

philosophique,

et

de

tirez

les

quatre

Eléments,

premièrement l’eau, deuxièmement l’huile, troisièmement le feu, et la terre demeurera au fond du

vaisseau, laquelle vous broierez subtilement et vous verserez sur icelle son eau propre que vous en aurez tiré, et distillez la derechef comme devant, faites cette sublimation sept fois, c’est à dire mortifiez sept fois par ascension, et sept fois revivifiez par descension.

Le père Hermès, Roi des Grecs, étant interrogé quel était le principe de l’Art, dit « faites monter sept fois les morts et faites descendre sept fois les vivants ». Et vous aurez ce que vous cherchez, alors la vigueur d’un chacun est changée inséparablement en l’un ou l’autre, et est faite un e conjonction ferme de l’époux et de l’épouse, à savoir de

l’eau et de la farine, et en ce degré

cette

eau

de

vie

acquiert

cette

quintessence et absorbe, ès dites

sept sublimations

toutes

les

substances natures et vie des herbes susdites, sublimés par soi-

même deux ou trois

fois cette eau

honorée qui est appelée la fontaine de Salut sans terre ou sans fèces, et

est mettez en chacune sublimations ses immondices ou ordures qu’elle a laissé, en après sublimez derechef lentement à feu médiocre jusqu’à ce que la substance aqueuse en soit extraite, laquelle vous garderez, par soi en un verre net et bien bouché, parce qu’elle a des vertus excellentes, et lors que la dite huile commence à monter mettez un nouveau vaisseau pour recevoir cette huile très précieuse. Et ainsi continuez le feu peu à peu, en le fortifiant jusqu’à ce que plus rien de ladite huile ne soit sublimé, et gardez cette huile bénite et liqueur des Philosophes en un verre bien net et bien bouché. C’est là notre matière et notre Secret auquel les Philosophes ont donné une infinité de noms, à savoir Azoth qui suivant les Indiens est or, et suivant les Cumans azoth est autant que dire argent suivant les Alexandrins et Macédoniens, c’est le fer suivant les Grecs, mercure, suivant les Hébreux étain suivant les Tartares

airain suivant les Arabes et en langue arabique saturne, et suivant les Latins surtout les Romains :

hoganubem. Les Philosophes aussi l’ont appelé en beaucoup d’autres et divers noms comme pierre, et suivant les différentes couleurs qu’elle reçoit en sa décoction et ses différents changements. Ils lui ont donné autant de nom suivant leur fantaisie.

CHAPITRE III

De la Division de l’eau philosophique et de sa noblesse et effet

  • M on fils, tourne et vois toute l’étendue de mon Jardin et considère une fontaine vive

ayant sa Source qui coule du fondement, tirée des très nobles racines philosophiques, et de leurs merveilleuses fleurs. Car c’est la

fontaine de l’eau vive, c’est la fontaine de la joie, de jeunesse, de beauté et de santé, l’eau qui coule de cette fontaine, a telle vertu que tous les Philosophes en ont fait sa louange, et on dit en la genèse chapitre premier, que l’Esprit du Seigneur était porté sur les eaux en

la Création

du Ciel et de la Terre,

d’où vous savez que toutes choses

sont faites de l’eau. Dieu divinisa cette eau, lorsqu’il dit et commanda qu’une partie fut aride, et l’appela Terre, et cette Terre non changée par après, l’a conservé en l’arrosant et humectant, parce que la Terre sèche ne fait aucun fruit si elle n’est humectée d’en haut par son eau pluvieuse. Ainsi je vous averti par une naturelle condition en ce propos de l’occulte Pierre de tous les philosophes, à savoir que vous la divisez en deux partie, chacune partie en son vaisseau bien bouché, coagulez l’une partie de cette eau et la desséchez et la changez en terre, et gardez l’autre partie pour l’arrosement, imbibition ou incération de cette même eau endurcie.

CHAPITRE IV

De la Forme ou figure du Vaisseau dans lequel on cuit la matière

  • L e vaisseau de la Pierre est un dans lequel tout le Magistère s’accomplit

et

c’est

une

cucurbite aveugle qui n’a

point

d’ouverture. C’est un seul vaisseau

de verre épais, bien cuit, et fermé de tous côtés, long d’une demie coudée, qui est rond ou uni par- dessus, et par dessous est assez grand ; son fond est tans soit peu

courbé, avec les côtés unis

et

le

haut spacieux afin que la matière se

sublimant puisse plus monter et descendre.

librement

Forme du Vaisseau. 19

Forme du Vaisseau.

CHAPITRE V

De la Clôture et fermeture des vaisseaux des philosophes

O la manière de fermer et

r sceller les vaisseaux et telle que s’ensuit. Prenez l’eau

philosophique ci devant dite, qui a été mise à part, avec sa très noble terre, et son sang récent bien mêlé, et mettez dedans un verre propre duquel la figure se voit ici, puis après fermez, et bouchez le vaisseau en la manière qui suit.

Mettez un globe de verre devant le

col du verre, et ayez aussi du verre bien pillé que vous répandrez sur le gobe au col de verre ; en après prenez un pot de terre dans lequel le verre puisse entrer. Et prenez en

premier lieu ce

verre,

et

le

mettez

dedans

le

pot,

et

tout autour de

cendre de tillet, et

que

le

col

du

verre soit hors la terre de la longueur de deux doigts, ou un peu plus, puis faites bon feu tant que le col du verre rougisse, et alors jetez du borax sur le globe et incontinant le verre fondra et sera fermé ; puis après laissez refroidir et prenez le vaisseau avec la matière.

Mais les verres doivent toujours être propre avant qu’on y mette la chose

dedans afin gouverne selon requiert.

que l’Artiste se

que

la

chose

le

Vaisseau de terre. 22

Vaisseau de terre.

CHAPITRE VI

Du Fourneau philosophique et du vaisseau dans lequel le vaisseau de verre est mis avec la matière philosophique

F aites vous faire un vaisseau duquel la figure vous est ici représentée, de bonne terre

ou très bon argile de potier, dans lequel vous mettrez le vieillard, ou la pierre, ou bien notre eau renfermée, qu’il puisse bien endurer le feu, et qu’il soit de telle grandeur que le vaisseau de verre y puisse bien être reçu, et qu’il y puisse tenir tout autour deux ou trois doigts de cendre : mais qu’il soit fait un couvercle au vaisseau de terre, que la flamme ne touche n’y frappe point le vaisseau de verre où est la matière, toutefois qu’ils se joignent

ensemble. Faites un couvercle afin qu’on puisse le lever quand il sera nécessaire de voir la matière. En cette manière mettons le vaisseau de verre dans le vaisseau de terre, de manière toutefois que le verre soit bien lutté avec le Lut de Sapience, et disposé dedans le vaisseau, en sorte qu’une partie du vaisseau soit pleine et qu’il y en ait trois ou quatre de vide.

Qu’il soit fait un fourneau comme il est montré par les présentes figures, de bonne terre qui endure bien le feu, et qu’il soit enduit avec fiente de cheval et un peu de sable, afin qu’il résiste mieux à la chaleur du feu. Qu’il soit d’une coudée de hauteur et autant de largeur, épais de deux doigts, et qu’il ait un trou au milieu du fourneau par lequel le poing ou la main puisse entrer, et qu’une lamine de fer soi adaptée au-dessus avec une crois concave au milieu, en sorte qu’une lampe y puisse entrer. La largeur de la dite lamine doit être de telle grandeur

qu’on puisse mettre trois ou quatre doigts entre ladite lamine et le côtés du fourneau, que le fourneau ait aussi quatre porte au-dessous près de terre, pour recevoir l’air, afin qu’il soit fait un fourneau second sur ce fourneau, auquel il y doit avoir un trépied de terre ou de fer, pour soutenir le poids d’une écuelle en laquelle doit être le verre avec la matière ; or le trépied doit être autant distant de la lamine que la lampe d’un pied et demi. Et sachez que la hauteur du fourneau second doit s’allonger jusqu’au couvercle du vaisseau de terre qui est mis sur le trépied, et cela afin que quand vous voudrez voir la matière, et les signes qui doivent paraître, la hauteur dudit fourneau ne vous puisse aucunement de voir. Or la largeur dudit fourneau second doit être si grande qu’on puisse mettre tout alentour mettre le poing ou la main au plus au moins trois ou quatre doigts, entre le dit vaisseau de terre et les côtés du fourneau, de

manière

que

le

feu

frappe non

seulement le fond du vaisseau de terre, dans lequel est le verre avec la matière, mais aussi les côtés du

vaisseau de verre et son couvercle. Mais qu’il soit fait un tel couvercle, et tellement conjoint à son

fourneau, que la

chaleur

du

feu

réverbérant ne puisse pas sortir ; que le dit fourneau second ait aussi

une

porte par

dessous proche la

lamine de fer, afin que la lampe y

soit reçue. Mais que le couvercle du dit fourneau soit rond et qu’il y ait seulement un trou au milieu de la

largeur

de

trois

doigts.

Car

la

chaleur du feu, la fumée et la

flamme

doivent

nécessairement

sortir par

le

dit

trou

et

tirer

la

chaleur en haut afin que la chaleur

du feu environne

le

vaisseau

de

terre

est

la

matière,

et

par-

dessus

il

doit

aussi

avoir

deux

anses au dit couvercle,

afin qu’il

puisse

être

enlevé

quand

il

est

nécessaire de voir

les signes de

la

matière.

Fourneau. 27

Fourneau.

CHAPITRE VII

De la lampe et du lumignon philosophique

Q u’il

y

verre,

ait

une lampe

sous le

qui

brûle

continuellement, parce que le

feu philosophique du lumignon est

que

le lumignon doit

être de

trois

files

et

non

plus.

Et

les

files

ne

doivent pas

être

trop gros.

Or

le

lumignon

ne

brûle

jamais

et

ne

diminue point, de manière qu’il ne

faut faire

autre

chose

sinon

seulement mettre l’huile à la lampe,

avec un tel feu se fait

notre

opération

et

non

autrement,

et

prenez

garde que la lumière

ou

le

feu ne s’éteigne.

Second Fourneau. 29

Second Fourneau.

CHAPITRE VIII

des degrés du feu comment ils doivent être gouvernés

  • C ar un peu d’expérience montre

les

degrés en

la

quantité du feu, parce qu’en la solution le feu

sera

toujours

doux,

en

la

sublimation

médiocre,

degrés

du

Feu

comment

ils

doivent

être

gouvernésen

la

coagulation

tempéré, en la déalbation continuel, en la rubification fort. Mais si vous trompez en iceux, vous regretterez souvent vos peines, et votre travail.

Or

d’autant

que

les

couleurs

se

changent,

il

faut

d’autant

plus

continuer un feu doux jusqu’à ce

qu’il

arrive

au

terme

de

la

blancheur

;

mais

au

blanc,

il

demande un

feu

plus

grand

d’autant qu’il est froid crud et demi cuit. Et pour même vies sont mille fois plus blanches, on fait donc un feu doux en blanchissant tant que la vapeur soit fixée avec son

semblable, ou bien si le feu est allumé avant le terme, il sera rouge, ce qui ne profite point, d’autant que le rouge est composé de beaucoup

de

blanc et

de noir

très grande chaleur.

très pur avec

C’est pourquoi, que la chaleur soit si grande que vous puissiez tenir la main entre les côtés du fourneau sans danger tant que vous voudrez, et le tiendrez en telle chaleur tant que vous voyez la matière devenir noire.

Réjouissez-vous parce que c’est le commencement de la digestion. Pour lors, continuez le feu tant que toutes les couleurs soient passées, aussi quand vous verrez la matière aucunement blanchir, augmentez le feu insensiblement, jusqu’à ce que

vous

parveniez

à

la

parfaite

blancheur.

 

Suffit

pour

lors

et

la

chose

est

achevée.

 
vous parveniez à la parfaite blancheur. Suffit pour lors et la chose est achevée. Les deux

Les deux Fourneaux assemblés.

CHAPITRE IX

Comment le Mercure philosophique étant extrait, doit être coagulé, fixé et réduit en substance de terre

donc

le

vénérable

  • M ettez mercure, l’eau des

philosophes,

le

premier

hylec

des

Sages,

qui

est

dit

la

première matière du corps parfait,

comme

nous

savons

et

connaissons,

dans

son

vaisseau

rond et clair, ayant son orifice bien

bouché, et

le mettez

à suffoquer

dans son lit bien apprêté et chaud,

durant

le

mois

des

philosophes,

c’est à dire quarante jours, le tenant

continuellement chaud en

le

sublimant de sa sueur, jusqu’à ce

qu’il

ne

sue

plus

par

manière

d’ascension et descension tant qu’il

commence intérieurement à se purifier, suffoquer et coaguler par la force de la continuation du feu, et de se figer, en sorte qu’il ne monte plus en substance fumeuse aérée, mais qu’il demeure sec au fond sans humidité, putréfié et coagulé et converti en terre noire, ce qui s’appelle la tête du corbeau, noir et l’élément sec de la terre.

Certes la conduite de la Pierre est un, qui est de cuire continuellement dans son vaisseau sans aucune intermission, tant qu’on ait obtenu la fin désirée.

Il vous suffit de mettre

la pierre,

ensemble, dans son vaisseau, et la fermer tant que tout le Magistère soit achevé. Donc tout le reste est mis au secret de l’art.

Pour

engendrer un homme et un

végétal,

jamais

la

semence n’est

mise qu’une fois, mais si elle y est

mise

autrement

pour

lors,

l’un

détruit

l’autre,

soit

pour

la

trop

grande indigestion ou à cause de l’impression de l’air, ou pour la trop grande abondance de matière. C’est pourquoi les femmes qui s’abandonnent trop fréquemment, conçoivent aussi très rarement ; mais si elles conçoivent, elles engendrent un avorton, parce que les choses crues et indigestes ne nourrissent point les digestes, mais les tuent car l’enfant est seulement nourri du sang menstrual, et en prend l’accroissement tant qu’il vienne au monde. Il est certain que notre œuvre n’a besoin que d’un vaisseau, une disposition de lui- même, pour opérer successivement le blanc et le rouge.

CHAPITRE X

de la transmutation de la pierre de nature en nature

S achez outre ce mon enfant,

que fermé et en une décoction, les

ce

dans

seul

vaisseau

sept dispositions de ce magistère se parfont. La première c’est la purification, afin que vous tiriez la très pure et très subtile substance.

La deuxième c’est la solution, afin que toute la matière se dissolve en eau. La troisième, c’est la

putréfaction.

La

quatrième,

c’est

l’ablution. La cinquième est

la

coagulation en eau, en desséchant doucement en notre Soleil. La sixième, la calcination. La septième est la fixation.

Or

en

ces

sept

dispositions

paraissent

les

neuf

altérations

admirables de la nature que vous

verrez mise dans notre vaisseau et sentant la chaleur du Soleil, aussitôt elle se résout en eau, et par soit monte en haut au sommet du vaisseau, et

à

l’œil.

Notre Pierre étant

monte par le vent c’est à dire par la fumée, et telle ascension en après se converti en eau, enfin la matière s’épaissit et se convertit en terre, et cette épaisseur au commencement

demeurera sur

l’eau,

et

ainsi

en

s’épaississant

peu

à

peu

la terre

tombera dans l’eau, et demeure au

fond du vaisseau au-dessous de

l’eau, laquelle

terre sera noire

et

féculente, et cette terre féculente demeurant dessous l’eau change sa

couleur

par

notre Soleil

longue

décoction

en

et

perd sa mauvaise

odeur. Cette terre qui demeure au- dessous de l’eau croît et l’eau diminue pour la décoction tempérée, après cela toute la matière se changera en terre et se

réduira en substance solide, et ne coulera ni ne montera plus, mais demeurera resserrée. Or notre matière se congèle et puis après s’épaissit pour la grande décoction du Soleil arrivant à parfaite blancheur et parfaite dessuiation.

CHAPITRE XI

Des diverses couleurs qui paraissent dans l’œuvre

R emarquez qu’il

couleurs

y

a

trois

qui

principales

paraissent en l’œuvre, c’est à

savoir le noir, le blanc et le rouge, mais il y a plusieurs autre couleurs qui se remarquent aussi et paraissent en l’œuvre. La première

c’est l’argentine, la deuxième

la

noire,

la

troisième

violette,

la

quatrième citrine,

la

cinquième

verte, la sixième de couleur queue de paon, la septième argentée, la huitième blanche parfaite, la huitième citrine, la dixième jaune, et la onzième rouge. Il y a plusieurs autres couleurs entre mêlées dont il ne faut se soucier.

CHAPITRE XII

En combien de temps la noirceur parait, et combien de temps elle dure

S achez donc mon fils, que la noirceur en la décoction de la pierre, parait dans quarante

ou quarante deux jours, et dure par quarante ou quarante deux jours. Et quelques fois plus ou moins selon la quantité de matière.

En

après

elle

se

changera en

diverses couleurs, jusqu’à ce qu’elle

arrive à la blancheur. Et pour lors s’appelle Elixir blanc, et après que

vous

aurez

eu

le

blanc

elle

ne

changera

plus

jusqu’à

ce

qu’elle

parvienne au parfait rouge, où est la fin de l’œuvre.

CHAPITRE XIII

Comment la Pierre blanche se divise en deux parties, et travaillant avec une au blanc et rougissant l’autre partie par plus longue décoction

O r, l’eau de vie ci-devant dite étant coagulée et réduite en

teinture

de

blancheur,

divisez la en deux parties, réservez

en une

pour l’Elixir blanc et

renfermez l’autre partie dans son vase la mettant au fourneau

philosophique. Et commençant le feu de la lampe, mais plus fort au commencement et dans l’espace de quatre vingt dix ou cent jours, elle deviendra citrine, et enfin rougira

d’une rougeur l’Elixir rouge.

parfaite

et

sera

CHAPITRE XIV

De l’augmentation de la teinture blanche ou rouge, et comment elle est incérée pour être fluxible

  • V ersez sur cinq parties de l’élixir

blanc

ou

rouge,

la

cinquième ou sixième partie

de

l’eau

philosophique

ci-devant

gardée, et ces cinq partie se dissolvent avec la sixième partie de

l’eau crue, qui est mise en cinq

parties

de

la

pierre pure et

étant

dissoute, congelez la

dedans le

vaisseau philosophique avec le feu

de la lampe. Etant derechef coagulé, ajoutez-y de l’eau de vie réservée, la cinquième ou sixième partie, faites

cela trois,

quatre

ou

cinq

fois,

et

sera

si

subtil,

qu’aussitôt

il

se

coagulera,

et

voyant

telle

subtile

coagulation, pour lors procédez à la fermentation.

CHAPITRE XV

De la Fermentation de la Pierre philosophique

P renez cinq ou six parties de Médecine complète, blanche ou rouge, parfaitement fixe, et

une partie du corps blanc ou rouge préparé et calciné, et mêlez les ensemble dans un aludel à fixer, et faite putréfier au bain marie dans le fourneau philosophique, et gouvernez y le feu d’une manière convenable jusqu’à ce que le volatil emporte avec soi le corps fixe et le volatil, et le volatil le fixe, et voyant l’apparence de diverses couleurs, pour lors augmentez le feu insensiblement jusqu’à ce que le tout demeure en manière d’huile.

Alors vous

avec lequel vous pouvez teindre quand

avez le

vrai élixir

vous voulez.

Et sachez qu’il

n’est

pas besoin de faire cette

fermentation qu’une fois parce que

toute la

matière

se

change en

ferment, c’est pourquoi vous n’avez que faire de la recommencer, parce que comme le levain du pain convertit toute la pâte, de manière

que cette pâte est réservé un levain

pour pâte, et est aussi excellente comme devant de même proprement en la matière philosophique.

fermenter

derechef

d’autre

CHAPITRE XVI

Que la teinture augmente par la solution et aussi par la fermentation

N otre médecine se multiplie par la dissolution et aussi par la fermentation, mais

plus tard par la Solution. Or notre médecine est plutôt augmentée par la fermentation. D’autant que n’étant pas dissoute elle n’opère pas bien si premièrement elle n’est fixée en son ferment, toutefois elle opère plus abondamment en beaucoup de médecines dissoutes et fermentée, qu’étant seulement fermentée, et tenez cela secret, parce qu’elle est plus subtile : tant soit que par la seule fermentation elle peut être multipliée même à l’infini, cela parce que le ferment qui lui est

ajouté tire à sa nature la couleur et la saveur. Les philosophes sont fort différents dans les fermentations et augmentations de la Pierre, tant au blanc qu’au rouge, parce qu’ils ont posé diverses manières, mais en la préparation et mondification de la pierre, il n’y a qu’une seule manière et un travail, tant au blanc qu’au rouge.

CHAPITRE XVII

Que la teinture peut être augmentée en deux autres manières, savoir en quantité et qualité

 

en

la

quantité, elle

O r,

s’augmente ainsi : Prenez donc une partie de l’eau

crue

réservée,

et

de

l’élixir

trois

parties, qu’ils soient

mêlés

ensemble par bonne mixtion comme il convient, en après que le tout soit

mis en un vaisseau à cela

propre, afin que le vaisseau soit mis sur un

feu lent, jusqu’à ce qu’il se change

en pierre,

puis après les broyez et

les mettez dedans une cucurbite

entière, versez

par-dessus

l’eau

première rectifiée,

et

scellez

le

vaisseau, et en après agencez le sur

son fourneau avec un récipient les

jointures

étant

bien

fermées,

et

faites un feu tempéré comme on a

de coutume, tant que toute l’eau soit séparée, versez la derechef par- dessus et la tirez comme dessus. Réitérez cela tant de fois que vous voyez ladite matière au fond du vaisseau, claire comme un glaive nu, et réduite en son premier état, blanche ou rouge, selon que la matière aura été séparée.

CHAPITRE XVIII

Comment la Médecine est augmentée en qualité

L

’Elixir

est

augmenté en

qualité. C’est à savoir afin qu’il prenne trois parties de la

pierre volatile

qui

est

un

genre

féminin, et une partie de l’Elixir, et

qu’ils

soient

broyés

et

conjoints

ensemble comme il faut, en après

qu’ils soient mis dedans une cucurbite entière, et mettez dessus

l’eau première

qui

surnage, la

scellez comme on a de coutume et

l’agencez dedans son fourneau avec

un récipient,

les

jointures

étant

bien fermées, et distillez l’eau à feu lent, étant toute distillée fortifiez le feu tellement que tout ce qui se pourra sublimer monte en haut sur

ce qui est demeuré

en

bas, et

mettez dessus l’eau et la distillez et

sublimez

et

calcinez à

la façon,

et

réitérez cela tant de fois par grande

industrie, que le volatil soit entièrement fixe avec le fixe, ce qui

doit

arriver en une

fois sept,

ou

deux fois sept, ou trois fois sept, qui

est le nombre des philosophes, et la première préparation. Et sachez que de la réitération de cette préparation, résulte un degré d’une

plus

grande

bonté,

altération

et

diversité.

Comme

des Médecines,

quelqu’une tombent au double d’elles-mêmes, mais quelques-unes

au centuple,

et

pour

lors

selon

l’industrie, il faut réitérer trois fois

sept, et s’appelle la seconde préparation mais les unes sur mille

et les autre sur deux mille, les unes sur quatre mille. Et pour lors il faut

semblablement réitérer

trois

fois

sept, et c’est toute l’opération et la

troisième manière...

Or

en

après

par

réitération

la

Médecine choit sur dix mille et puis

sur cent

mille, et derechef

il

est

nécessaire de réitérer trois fois sept

qui

est

quatrième

manière

et

la

quatrième

préparation

de

la

Médecine.

Or ensuite, par la réitération de la partie non fixe, elle choit sur deux cent mille, et derechef en cinquième et dernier lieu il est nécessaire de réitérer la Pierre trois fois sept, ce qu’en après elle choit sur un million et transmue le corps, le rend en parfaite Lune ou Soleil selon ce à quoi la matière aura été préparée. Et cela ne dépende que de réitérer plusieurs fois cette Pierre non fixe, en cette Œuvre s’accomplit le très précieux Secret qui est un secret sur toutes les sciences de ce monde, et un trésor inestimable et incomparable, et ainsi se parfait l’ordre des multiplications et de l’élixir en quantité et qualité.

CHAPITRE XIX

Par quelle Manière la Médecine est enfin fermentée pour teindre parfaitement

Q uand vous voudrez teindre,

prenez de tel corps avec lequel vous avez parfait votre

œuvre

en

la

fermentation, c’est à

ou mettez-le en poudre

savoir du

blanc

du

rouge,

subtile, et

le

mettez dedans un pot de terre luté,

ou dedans un creuset de terre, sur le feu et versez peu à peu de l’huile de l’élixir sur ces poudres, de manière qu’elles s’imbibent et s’assemblent, et sera faite poudre

très subtile,

et prenez

garde que

vous n’y mettiez par trop d’huile, ce ferment est l’élixir avec lequel vous pouvez teindre tous les métaux et

l’argent vif en Lune ou Soleil, que la Médecine est préparée.

CHAPITRE XX

De l’effet et de Vertu de la bénite Pierre Philosophique

  • M on fils,

je

vous ai fait, et

dressé, et planté un jardin de richesse, composé

surabondamment d’or et d’argent, et de pierres précieuses, avec toutes sortes de délices, d’agréments et de joies et de plaisirs merveilleusement enrichi de toutes choses précieuses

et de toute beauté,

autant que

l’homme le

puisse imaginer et

désirer. Je vous ai dedans le

magistère et en possession de

l’Astronomie

inférieure,

que

vous

pourrez

gouverner,

conduire

et

former, en user avec pouvoir selon

votre volonté et cela par la grâce de

Dieu, douceur

et

faveur

auquel

vous rendrez bonheur et louange. Et reconnaissez que vous êtes

véritablement sujet

à

la

divine

Majesté de peur de tomber dans la

malédiction

de

Lucifer,

lequel

se

voulant rendre semblable à Dieu, fut oubliant de la création, et souvenez vous que vous êtes

créature vile. Il est Seigneur, vous êtes Serviteur. Il est Dieu, vous êtes

Homme.

Il

est éternel,

vous êtes

Mortel. Et

ne

vous imaginez pas

d’avoir de vous-même tout ce que vous cherchez dedans ce livre, mais

de la grâce et piété divine, parce que

les vertus

et

effets de

cette noble

Science louable, ou teinture physique ne se peuvent montrer, par quoi les anciens Sages philosophes ont trouvé quatre ou principaux vertus en cette glorieuse trésorière, parce que premièrement elle guérit le corps humain de plusieurs et diverses infirmités.

Secondement, parce qu’elle rétablit à perfection les corps imparfaits des métaux.

En

troisième

lieu

parce

qu’elle

transmue

les

pierres

dures

en

pierres précieuses.

 

En

quatrième

parce

qu’elle

rend

toute

sorte

de

verre

ductile

et

malléable. Quand au

premier

tous les

Philosophes sont convenus quand

la pierre Ematite rouge est rougie

parfaitement elle

ne

fait

pas

seulement des merveilles dans les corps solides mais aussi dedans le corps humain.

Car la prenant intérieurement elle

guérit toutes les infirmités, et aussi celles du dehors s’en oignant, et de la pation cardiaque, l’étique, l’illiaque pation, la colique,

l’ictéritie, etc

....la

maladie Egidy

avec l’épileptie. Toutes espèces de fièvres sont guéries par icelle en la prenant souvente fois : la goutte, la sciatique sont guéries par elle s’en oignant. Elle ôte tout ce qui se trouve dedans un estomac malade,

et

arrête

toutes

les

fluxions

d’humeurs

pectantes

et

les

consumes

en

la

buvant

ou

s’en

oignant.

Prise à

jeun

elle

chasse

toute

mélancolie ou tristesse d’esprit. Elle

dessèche

tout

flux provenant du

rhume, elle corrige aussi

parfaitement les mauvaises odeurs.

Elle

arrête les

fluxions des

yeux

larmoyant,

atténue

et

dissipe

la

chassie. Elle chasse la rougeur, les taches en molifiant la peau, le cuir, le grain, la taye, la tache blanche, la cornée, l’ongle, la cataracte, ayant les paupières renversées, l’ardeur et les sustusion, et nue des yeux, toutes ces maladies sont facilement guéries par la médecine philosophique.

Elle conforte le cœur et les esprits en la buvant, apaise la douleur de tête s’en oignant aux tempes.

Elle

rend

l’ouïe

aux

sourds,

et

secoure

toute

douleur

d’oreille,

promet guérison aux hidropiques, rétablit les nerfs retirés s’en

oignant, et répare les dents cariées en les lavant. Elle adoucie la puanteur d’haleine, son onguent guérit tout genre d’apostème, les emplatrant ou jetant au-dedans sa poudre, sèche les ulcères, les plaies, les cancers nolismeetangère, les antraies, dartes galles. La rogne démangeaison et la teigne sont

guéries par

icelle,

elle

efface

les

cicatrices de manière qu’une nouvelle chair est engendrée.

Elle rétablit le vin corrompu et aigre si elle y est mêlée. De la vient qu’elle dissout la pierre si on en boit, elle chasse le venin en la buvant, tue le vers si on s’en sert en poudre. Les cheveux blancs sont arrachés par elle en s’en oignant, elle efface les rides et taches du visage s’en oignant et promect un visage jeune.

Etant prise elle aide aux femmes en

travail d’enfant, elle

tire

hors du

ventre un

enfant

mort

en

l’emplatrant, provoque le

provoque

l’urine,

coït et l’augmente,

préserve d’ivrognerie, donne bonne mémoire, augmente et fortifie l’humide radical.

En outre, elle fait plusieurs autres

biens

au

corps

humain, comme

étant par-dessus toutes les

médecines d’hypocrate,

Galien,

Constantin, Pline, Rasis, Avicenne,

et de tous les autres docteurs de cet art, en odeur, saveur, vertu et effet.

Et

remarque

que

cette médecine

doit toujours être mêlée aux médecines qui convienne à chaque maladie.

Quant au deuxième, il est dit qu’elle

transmue à la

perfection tous les

métaux imparfaits, cette transmutation est assez manifeste,

car tout métal qui n’est pas argent elle le rend argent, et celui qui n’est

pas

or

le

fait

or

en

couleur,

substance,

dureté,

poids,

maniment,

fusion,

dureté

et

mollesse.

 

Touchant le troisième, il est écrit qu’elle transmue les pierre rudes en pierre précieuses, parce que les jaspes vertes, les hyacinthes, le corral rouge et blanc, les émeraudes, chrysolites, la pierre de victoire et les saphirs peuvent êtres formés de cette matière. Du cristal, escarboucle, rubis ou la topaze peuvent être fait par elles qui surpassent les naturelles en vertus et substances et couleurs. Certes cette médecine par son excellence surpasse la vertu naturelle en ces pierres et autres auxquelles elle sera mise, en manière toutefois que les couleurs dépurées y soient mêlées, car elle liquéfie et remplit toute pierre.

Touchant le quatrième il est écrit qu’elle rend tout verre malléable, l’y mêlant quand il se liquéfie, car il est convertible en toute couleur.

Or les autres expériences dépendent du bon jugement de l’Artiste. On lit dedans les anciennes chronique de

l’empereur que pour

lors

un

empereur

perdit

un

très

grand

combat avec le

Sultan. Le Sultan

ayant triomphé plusieurs nobles de

l’armée

de

l’Empereur

furent

traduits dans le paganisme entre

lesquels étaient un certain Protonotoire de l’Empire homme de

grand

Savoir,

qui

fut

donné

en

garde à un certain païen, qui était

aussi

grand

Philosophe

en

son

pays, et y ayant été détenu un fort

longtemps, un jour ce païen mû de compassion, appelant le

Protonotoire

lui

dit

:

Voulez vous

retourner

dans

votre

pays

natal

:

que plut à Dieu Mr votre Serviteur eut trouvé grâce devant vos yeux,

auquel le Philosophe dit, j’ai pitié de vous, faites ce que je veux. Il lui dit

Monseigneur je

suis

prêt

de faire

tout ce que vous voudrez, auquel le

Philosophe dit, quand vous serez de retour en votre pays, vous direz ces paroles à votre grand Seigneur, qui

est

votre

Dieu

terrestre,

mon

Seigneur et Maître à qui j’ai

appartenu vous salue Seigneur, et vous déclarerai son magistère et ses puissances. Commandez qu’on vous apporte toute sortes de métaux que vous fondrez et jetez dedans la poudre que je vous donne, et tous seront convertis en or très véritable.

Cela fait vous fondrez le cristal en la manière susdite et jetant la poudre dedans il se changera en rubis. En après vous ferez fondre du verre, et avec la susdite poudre il se rendra

malléable.

Ayant

vu

et

accompli

toutes ces choses, vous lui

direz

:

c’est la puissance et la majesté de

mon

Seigneur.

Après

ces

choses

vous lui direz de plus mon

magistère

potion

que plus sales

vous

donnerez lépreux et

en

aux

qu’ils s’en aillent coucher. Lesquels,

étant

bien

couvert

sueront

et

aussitôt seront guéris, en sorte qu’il

leur semblera qu’ils ne marchent pas sur la terre, mais sur les plumes du vent. Allez donc maintenant en paix et accomplissez

mon désir.

Il

s’en

alla

et avec

joie

reconnu la

vérité

des

choses

susdites

 

qu’il

montra

au

grand

Pontife

et

Empereur,

et

ainsi

la

médecine

de

ce

Philosophe

fût

approuvée devant le grand Pontife

et

l’Empereur

pour

lors régnant,

avoir

la

vertu de guérir toutes les

infirmités des hommes et

transmuer à perfection les corps

imparfaits

des

métaux,

et

les

pierres rudes en pierres précieuses

et rendre

le

verre malléable. Par

ainsi la grâce, la vertu et l’opération

de

toute

puissante

trinité

et

indivisible trinité, veuille préparer

cette médecine à tout fidèle

qui

la

recherche.

 

Ainsi soit-il.

Louange, gloire, action de grâces éternelles soient rendues à Dieu le Père, et à son fils unique : et aussi au Saint Esprit notre consolateur régnant trin-un avec Dieu le Père aux Siècles des Siècles.

Amen.

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