Вы находитесь на странице: 1из 101

Introduction :

Les ruptures de l’Histoire, les fractures du monde. Une thématique, un fil conducteur : divergences-convergences, globalisation ou mondialisation. L’Histoire économique générale est une Histoire sociale.

Pour l’Europe :

A la révolution industrielle, la population à explosée en Europe, la population change de mode

de vie. Explosion de la richesse en Europe, ont est passée d’une société de pauvreté de masse à une société de relative abondance.

De ce fait, le niveau de vie, l’espérance de vie, à également augmenter, elle est passé de, en 1700, 26-35 ans, à 71 ans en 1990.

La révolution industrielle à également profondément changer le cadre de vie de la population. Entre 1300-1700, l’agriculture occupait environ 80% de la population, alors qu’en 1990, elle n’occupait plus que 9% de la population. La révolution industrielle à également été une lame de fond de l’urbanisation. On a assisté également à l’explosion de la production de fer, matière phare de la révolution industrielle, ainsi qu’une explosion de la consommation énergétique par habitant. Malgré, qu’il y ait de belles évolutions entre 1700 et 1900, la majorité des changements sociaux ont eut lieu au 20 ème siècle, notamment en Europe.

Comparaison entre l’Europe et le reste du monde :

La population du reste du monde à littéralement explosée entre 1900 et 1990. En termes de richesse par habitant, en 1700, le monde est relativement égalitaire, les niveaux de vie sont homogènes. Mais déjà en 1900, il y à un fossé entre les pays d’Europe et le reste du monde, en 1990, ce fossé est devenus un gouffre.

La fracture c’est donc annoncée à la révolution industrielle, qui à permis aux pays européen de décoller, creusant ainsi les inégalités entre l’Europe et le reste du monde. Les inégalités sont à tous les niveaux, économiques, sociales, de développement…

Partie 1 : Economie et Sociétés européenne préindustrielle, du XVème au XVIIIème siècle.

Chapitre 1 : Une gigantesque paysannerie :

Le premier élément qui caractérise ces sociétés européennes, c’est que ce sont des sociétés rurales, et la prédominance de l’agriculture se retrouve dans la population active occupé dans l’agriculture, les valeurs de la production, les revenus, ainsi que les types d’investissement.

Si on regarde les revenus crée par les entreprises, la valeur des productions agricole dépassent

celle des productions industrielles (artisanale plus précisément pour cette époque). C’est donc cette agriculture qui fournit les revenus de plus de 80% de la population. En outre, l’Etat vit également de l’agriculture à travers les taxes qu’il impose aux paysans, et il en est de même pour les aristocrates et les ecclésiastiques. Même si il est majoritaire, le groupe agricole est écrasé.

Logiquement, la principale destination des investissements est le secteur agricole, avec en majorité l’achat de terres… Le secteur agricole domine toute l’économie ancienne.

1.1 La diversité des systèmes agraires :

-A l’Est, système domanial et servage des paysans. C’est la que l’on produit de grandes quantités de blé, ces régions sont le grenier de l’Europe. A cette époque, ce sont de nobles guerriers qui ont le pouvoir et qui possèdent les grandes propriétés. Ces guerriers sont soit en guerre contre les orthodoxes russes, à l’Est, ou alors avec les Turcs musulmans au Sud. Le sevrage accrus des paysans est allé de pair avec la paupérisation de la population.

-A l’Ouest, système seigneurial, et au XVIème siècle, les paysans sont émancipés, ce sont la plupart toujours des paysans, mais qui ont acquis leur terre et donc ipso facto, la liberté. Cependant, les meilleures terres sont encore la possession des nobles et des églises.

1.2 Une agriculture de subsistance :

Cette agriculture est en effet une agriculture de subsistance, car les paysans produisent en premiers lieu ce qu’ils consomment. Les ¾ des terres arables étaient utilisées pour la plantation de céréales de touts types, suivant le lieu, le climat… Cette « tyrannie des blés » comme on l’appelle, venait du fait que les gens mangeait pour la plupart à peu près 1kg de pain par jour. Ils dépendaient réellement du pain pour leur survie.

1.3 La faiblesse des rendements céréaliers :

Un rendement, c’est la quantité de graines récoltées, par rapport à celles plantées. A cette époque, en Europe, il était de 5 à 6 graines récoltées, pour 1 planté. A Genève, il était de 4 pour 1.

Ces faibles taux de rendement venaient du fait que les techniques utilisées à cette époque dans l’agriculture, étaient très rudimentaires, de même que les outils utilisés. Cela était principalement dû au fait de la faiblesse de l’investissement dans tous ce qui était pour les innovations techniques ou autre…

De plus, l’absence de coopération entre les agriculteurs et les éleveurs, ces derniers ne sont pas assez favorisés par les premiers, empêchant ainsi le développement de leur activité, lié à la terre et à la nourriture, et donc à l’apport de nouveaux aliments pour palier aux faibles rendements des agriculteurs. De plus, ces derniers ne peuvent pas profité des engrais naturels produit par les bêtes des éleveurs. En outre, il y avait également des parasites qui détruisaient les récoltes… Les éleveurs étaient en montagnes pour paitre les vache, or ils ne pouvaient pas paitre en plaine car toute les parcelles étaient prisent par l’agriculture, les agriculteurs se privaient ainsi d’un engrais naturel…

On va également assisté à une répercussion dans la géographie sociale de l’Europe. A l’Est ont va en effet trouver une agriculture de type extensive, avec d’immense champs qui s’étendent sur les grandes plaines d’Europe Centrale et Orientale, parfaitement adaptés à ce type d’agriculture qui compte sur la quantité pour palier le manque de qualité.

A l’Ouest cependant, c’est l’agriculture intensive qui prévaut, la moindre parcelle est mise en valeur, du fait du manque de terres arables, d’espace… Cependant, ce type d’agriculture épuise les sols

de leurs nutriments, d’où la nécessité qui est apparue de crée des systèmes agraires basés sur une rotation des cultures, les assolements.

Il y à deux type d’assolement en Europe :

Au Sud de l’Europe, c’est l’assolement biennal qui prévaut :

-1) Céréales d’automne ou d’hiver -2) Repos de la terre

Au Nord de l’Europe, c’est l’assolement triennal qui prévaut :

-1) Céréales d’automne ou d’hiver -2) Céréales de printemps -3) Repos de la terre, jachère

On voit donc bien ici l’avantage socio-économique qu’on les européens du Nord sur ceux du Sud. En effet, au nord on cultive deux foi plus qu’au Sud, ce qui prédispose le Nord à ce développer plus rapidement. (Plus de nourriture, moins de morts, moins de maladie, et de la, le développement peut ce faire plus facilement et plus rapidement). On doit en effet mettre en place une infrastructure de conservation de la nourriture (construction des greniers), on doit développer des techniques nouvelles donc, qui vont amener à une mini-grappe d’innovation.

1.5 La loi des 15% :

Il y avait un problème majeur à l’époque, c’est que les gens des villes, consommait les

productions agricoles, mais n’en produisait pas, il y avait donc une tension entre les villes et les campagnes, au niveau de la production agricole, qui du fait d’un manque de productivité, n’arrivait pas à suivre la hausse de la demande croissante.

75-80% de la population active est agricole, mais en réalité, car il y à des gens qui ne travaillent pas, on est pas tout le temps aux champs…, cela représente 70-75% de la masse de travail. On se retrouve donc avec 25-30% de la population qui exerce un métier qui n’est pas agricole. De ce fait, il y à 15% de citadins. En effet, les populations préindustrielles pouvaient supporter 15% des citadins seulement. (Nb, une ville, environ 5000 habitants…). Il y avait donc une tension perpétuelle entre le volume de citadins et de nourriture, qui devait constamment se rééquilibrer, avec les disettes par exemples, qui tuaient l’excédent de population pour rétablir un équilibre viable.

1.6 Sociétés de pauvreté de masse :

A cette époque, l’immense majorité de la population, (tous les paysans, et certains citadins), est

pauvre ou très pauvre. Les gens sont incertains des lendemains et n’ont que peu d’espérance dans l’avenir (ils ne font donc pas beaucoup de projets). Cette pauvreté se ressent physiquement, il y à en effet beaucoup de personnes diminuer, handicapée… les gens vieillissent trop vite…

Chapitre 2 : Le régime démographique ancien, l’Homéostasie

L’homéostasie se définit comme la capacité de l'organisme de maintenir un état de stabilité relative des différentes composantes de son milieu interne et ce, malgré les variations constantes de l'environnement externe.

2.1 Les crises de mortalités dans l’ancien régime :

Nous allons voir les différentes causes de ces crises de mortalités qui ont ravagé la population périodiquement dans l’ancien régime :

-La première cause est bien sur la faim, mais attention, il faut différencier disette et famine. Il y à des pic de mortalité dus principalement aux famines et aux épidémies.

La première cause donc, de mortalité a cette époque, c’est la faim, mais cela restait normal. La faim était en effet quotidienne.

Une disette : C’est un manque crucial de nourriture qui entraine l’affaiblissement général de la population, les plus faible au départ mourraient (les jeunes et les personnes âgées la pluparts du temps).

Une famine : Les gens meurent en masse de faim, car il n’y à soit plus d’argent, ou pas assez de récoltes ou les deux pour la plupart du temps étant donné que pour plus de 80% de la population, revenus rime avec récoltes.

Ex : Entre 1375 et 1791, Florence connut 111 années de disette ou de franche famine, une tous les 4 ans, contre seulement 16 récoltes exceptionnelles.

Au niveau de l’Europe, 10 famines qui ont ravagé la population, ont été recensé en 4 siècles. Elles ont été due pour la plupart à des climats peu clément, qui n’ont pas favorisé de bonnes récoltes et donc entrainer des famines…

-La deuxième cause est la guerre. En effet, entre 1300 et 1750, il n’y à eu qu’une seule année sans guerres.

-La deuxième cause est la guerre. En effet, entre 1300 et 1750, il n’y à eu

Sur tous ces conflits d’anciens régimes, les pertes militaires cumulées n’ont été « que » de 2.5 à 3 millions de morts. C’est « peu » contre les dizaines de millions de morts des deux guerres mondiales du vingtième siècle.

de morts des deux guerres mondiales du vingtième siècle. Jusqu’au vingtième siècle, les armées qui envahissait

Jusqu’au vingtième siècle, les armées qui envahissait une contrée vivait de ses richesses, c'est-à- dire qu’ils pillaient les villes et villages afin de se nourrir, violentait et tuait les populations, leur imposant leur très lourde présence. En détruisant les cultures et en pillant les réserves de nourritures, elles créaient des famines, tuant un peu plus de monde. Une autre chose, c’est que les armées véhiculent des épidémies, qui vont venir achever ce qui reste de population vivante. On dit souvent que la route des armées est la route des épidémies.

D’ailleurs, ce sont les armées mongoles qui sont responsables de l’arrivé de la peste en Europe. Il l’on en effet ramené avec eut d’Orient et on contaminé les ports italiens de la Mer Noire. Les survivants contaminés de ces ports, qui ont été ramené à Gênes, ont fait propager la maladie à travers toute l’Europe.

-Enfin, on en arrive donc à la troisième cause des pics de mortalités, les épidémies, c'est-à-dire l’ensemble des infections contagieuses. Parmi c’est épidémies, celle de peste bubonique à été la plus meurtrière de toute, dans le sens ou elle à emporté le tiers de la population européenne durant la moitié du 14 ème siècle.

européenne durant la moitié du 14 è m e siècle. Au 17 è m e siècle,

Au 17 ème siècle, en Europe, il y à eut 44 millions de morts, mais la peste est directement responsable de la mort de 3 millions de morts, soit 8% « seulement ». Cependant, on est à une époque ou la natalité ainsi que la mortalité sont hausse. Il y à donc un très faible rapport entre les deux. L’augmentation de la mortalité durant la peste à donc ralentit la croissance de la population de 90% ! Cela est sans compter le fait que de nombreux jeunes adultes sont morts, et cela fait autant de personnes qui n’auront pas d’enfants. Même si elle n’a tué « que » 3 millions

de personnes sur les 44 qui sont mortes dans le siècle, la peste à été responsable d’un creux, ou plutôt d’un gouffre démographique…

On en conclut que contrairement à ce que l’on pouvait croire au début, que ce sont les épidémies qui sont les premières causes des pics de mortalités Et pas seulement la peste, à cette époque, car les gens étaient mal nourris, donc « faibles », une simple grippe pouvaient engendrer de graves épidémies. Mais il faut avoir à l’esprit que la plupart du temps, les « 3 Chevaliers de l’Apocalypse » chevauchent ensembles, en effet, les guerres détruisent les récoltes créant ainsi des famines, et les armées véhiculent des épidémies (sans compter celles qui se forment sur les lieux de batailles en raison des conditions d’hygiènes…). Tous cela ce conjugue pour engendrer des pics de mortalités.

cela ce conjugue pour engendrer des pics de mortalités. 2.2 : L’Homéostasie grâce au contrôle de

2.2 : L’Homéostasie grâce au contrôle de la croissance démographique :

Le concept d’Homéostasie : C’est un équilibre dynamique entre les populations et leur environnement. Cet équilibre peut se détériorer, mais il revient toujours à la normale par un réajustement. L'homéostasie se définit comme la capacité de l'organisme de maintenir un état de stabilité relative des différentes composantes de son milieu interne et ce, malgré les variations constantes de l'environnement externe.

ces manœuvres pour éviter ces crises ?

Mais

crises

étaient-elles

essentielles ?

Les

populations

avaient-elles

des

moyens

de

On va chercher une bonne comparaison : Population humaine et animale.

une bonne comparaison : Population humaine et animale. Les cycles des populations animales comme les rats

Les cycles des populations animales comme les rats et lapins, sont très rapides, mais leurs variations sont plus brutales, c'est-à-dire qu’ils augmentent rapidement et diminuent rapidement, et cela très fréquemment. C'est-à-dire quand la population devient trop importante par rapport aux ressources notamment. Tandis que chez les Hommes, les variations sont plus douces et les cycles sont plus lents, c'est-à-dire que la population augmente ou diminue moins brutalement, et moins fréquemment que chez les autres mammifères par exemple. Cela est dû bien sûr à de différentes caractéristiques biologiques, sociales…

2.3 : Les régulations sociales : Le système européen du mariage tardif et du célibat définitif :

Entre le 14 ème et le 16 ème siècle, il se met en place eu Europe ce système dit du mariage tardif et du célibat définitif. Si l’âge du mariage était ainsi reculé, cela venait du fait qu’à cette époque, en Europe, se marier signifiait s’établir. Et pour s’établir et s’occuper d’un foyer, il fallait avoir de l’argent. Les gens attendaient donc d’avoir une situation financière correcte avant de s’installer. Cela prend donc quelques années de travail acharné, ce qui retarde donc le nombre de naissances.

Ce système c’est répendu en Europe du Nord-Ouest. La ligne St-Petersburg-Trieste

- la mise en place 16e-18e siècles Epoque

- 16 e siècle

Hommes

Femmes

24/25

19/20

27/28

25/26

18

(Age moyen au 1 er mariage en Europe du Nord-Ouest, 16 e -18 e siècles)

e

siècle

Chapitre 3 : La ville, une modernité domptée :

On peut voir dans la ville le monde de l’innovation, et donc l’espoir des gens de voir sortir des villes des solutions aux problèmes, car l’Histoire apprend que la modernité va de pairs avec l’urbanisme et vice-versa.

3.1 Le taux d’urbanisation :

Taux d’urbanisation, c’est le pourcentage de citadins par rapport à la population totale

pourcentage de citadins par rapport à la population totale Sur le 15-17 è m e siècle,

Sur le 15-17 ème siècle, on à la confirmation empirique de la loi des 15%.

La ville pourrait être un potentiel d’innovation, mais il est réduit par la faible population citadine. Il faut savoir que les rares villes de cette époque en Europe existaient déjà à l’époque romaine, elles étaient d’origines exogènes, elles n’ont plus existés, alors que les villes du moyen-âge sont née de manière endogène, spontanée, c'est-à-dire qu’elle avait une situation favorable au commerce. En effet, les villes tiraient leurs richesses du commerce et de l’industrie. Cependant, cela expose les villes aux pillards et aux attaquants qui veulent détruire ou prendre cette ville riche. Il faut donc que cette ville ait également un site défendable, comme une hauteur… Cela crée une sélection énorme des villes, seules les plus « puissantes, les mieux placées survivaient…

En 1800, 182 villes avaient 20 000 habitants ou plus. En 1300, 77% des villes avaient déjà + de 5000 habitants 13% environ étaient des villes de 2 à 5000 habitants. Seuls les 10% restant étaient vraisemblablement des villages plutôt.

3.2

La ville occidentale de Max Weber :

L’idée de modernité politique : Ces villes, dans le contexte dans lequel elles vivent, font qu’elles sont encerclées, ce qui crée une forte concentration. On dit plus tard que le vent de la ville apporte la liberté. Beaucoup de villes vont d’ailleurs obtenir l’autogestion de leurs affaires. Elles développent l’embryon de l’Etat moderne en créant des administrations pour gérer les affaires de la ville. On crée donc l’éxécutif et le législatif, ou on délibère sur les lois pour vivre ensemble. La ou ca devient vraiment spécifique, c’est quand la chrétienté médiévale expulse sa seule minorité, les juifs. A partir de ce moment là, on arrive à des sociétés très homogènes, dans les villes. La seule scission en fait qui existe dans les populations des ces villes sont entre les petites gens et les riches. Ces dernières deviennent alors le théâtre de luttes des classes, ceux qui en fait pour les marxistes, la ville et le berceau de l’Histoire, de la modernité économique et le berceau du capitalisme. Cela vient selon Weber du fait de l’homogénéité des populations, ou il ne reste que le social. La deuxième spécificité des populations, c’est qu’on a du mal à accueillir les étrangers car on a eu l’habitude de vivre en forte homogénéité.

Les villes sont les embryons de capitalisme car il y a des structures productives qui nécessitent des infrastructures commerciales, donc des marchands, et donc les banques car ils ne se promènent pas avec l’argent, s’ils se font cambrioler.

L’effet de concentration des villes crée une société foisonnante, entouré d’étendues faiblement développé et pauvre. Il leur faut donc se spécialisé dans les activités éco à production de luxe, pour pouvoir vendre très loin de la ville, ce qui lui permet d’avoir une activité économique très active. Cette production de produit à forte valeur ajoutée permet à la ville de s’enrichir.

On trouve dans les villes le déploiement d’une culture urbaine. C’est un véritable territoire culturel, d’une culture citadine. Il ne faut pas oublier qu’alors que les paysans sont dominés par la nature, ils ont des traces d’animisme. Tandis que la ville est le territoire de la culture humaine, ou la nature est dominé par les humains. C’est physiquement la culture humaine. Juste à la fin de la Renaissance et le début de l’ère moderne, on à vus l’apparition d’une nouvelle discipline : l’urbanisme, qui va aider à gérer les affaires de la ville. Cette discipline nait à Florence en 1471, quand un gars pense à peindre la ville en perspective, du haut d’une colline, on à commence à voir la ville comme un tout, un ensemble que l’on peut conduire, définir commander.

3.3 L’état triomphant, la ville vaincue :

Les villes qui c’étaient battue pour leurs liberté contre les seigneurs, elles sont alors à la renaissance et l’époque moderne, mise sont tutelle des états nations, sous la poigne d’un roi absolus. On va alors se trouver ici dans une autre situation qu’à l’époque romaine, qui eux partaient de rien pour construire les villes construites de toute pièces, qui en plus vont disparaitront pratiquement toutes lors des invasions barbares. Tandis qu’en France, par exemple, l’Etat prend le pouvoir sur ces villes, il va s’appuyer sur des villes dynamiques, ce qui va le rendre plus puissant que Rome, qui par exemple avait crée des villes « artificielles », au lieu de penser un peu plus stratégiquement… C’est à cette époque que l’on crée la Capitale, qui doit écraser les autres villes, comme étant le cœur du pouvoir et de la nation. De rois, come en France ou en Russie, on à déplacer les capitales pour plus de sécurité et pour en cas de révolte, maintenir la domination de l’Etat…

Mais on voit bien le potentiel de modernité des villes, avec l’embryon de l’état, le berceau du capitalisme…

On va voir se crée une dichotomie des cultures entre les mondes ruraux et urbains, c’est dernier méprisant les ruraux. Et à l’intérieur même des villes, va se crée une dichotomie entre cultures des élites et des masses populaires.

La Révolution Gutenberg : l’invention de l’imprimerie permet de diffuser le savoir beaucoup plus rapidement et moins cher. Et on voit au 17 ème siècle, beaucoup de livre de « géographie » qui sont en fait des descriptions géographiques de territoires et des villes.

On à deux vision : la ville est rare, anormale et constamment menacée, il faut donc la protéger. La deuxième vision est la ville « normale », qui devient le model de civilisation, la ville dominante de référence. De ce fait, les villes occupaient 90% des textes, les villes se vendaient elle-même. Mais ce qui est négatif, c’est quand va affirmer la ville en dévalorisant les campagnes par exemple.

Ouvrons le Furetière à l’article « village ». « Village se dit aussi par mépris d’une chose comparée à un autre de même nature. Ce n’est qu’un curé de village; un seigneur de village pour dire un petit gentilhomme. Sergent de village » Et ce n’est pas fini, car l’auteur ajoute : « Village se dit proverbialement en ces phrases. Il n’est qu’un sot, il sera marié au village. On dit qu’une femme est parée comme une épousée de village quand elle affecte de se parer de plusieurs ornements mal entendus »

Mais qui tient donc ce langage ? Qui a forgé ces expressions insultantes et ces proverbes discourtois, sinon le citadin insensible aux sociétés rurales ? Il se sent assez fort maintenant pour que les lettrés expriment ses préjugés (…) le vilain est en passe de devenir le « cul-terreux ».

La ville va devenir le monde de la culture, en y installant les salles de théâtre, en y cultivant le bon gout avec les magasins, les restaurants.

Ou trouve également une deuxième dichotomie, celle qui existe en ville, entre, les élites et les masses populaire. En gros ce qui se passait dans les campagnes, c'est-à-dire l’héritage du sang… c’est transférer à la ville.

Madrid en 1603, le conseil municipal fut fermé à tous ceux qui avaient travaillé de leurs mains, pratiqué le commerce de détail ou n'avaient pu prouver la pureté de leur sang.

(Zeller 2003, 725). « Les élites ne comprenaient pas ce qu'elles ne connaissaient pas. La foule les effrayait car elles n'en faisaient pas partie; la promiscuité qu'elle engendrait les gênait car elle ne correspondait pas à leur culture de la civilité. Ce fut donc un profond écart de sensibilité entre le haut et le bas de l'échelle sociale qui entraîna l'incompréhension".

(Nugues-Bourchat 2004, 3) Les élites vont de plus en plus considérer les masses populaires comme une population qui ne peut pas se gérer, qui est très volatile et très dangereuse. Il faut donc les canaliser, et les gérer.

Jacques Le Goff, un pionnier de l’histoire des mentalités, a donné en 1980 une vision plus globale encore de cette mutation progressive du rural vers l’urbain : « La ville, c’est d’abord une société foisonnante, concentrée sur un petit espace au milieu de vastes étendues faiblement peuplées. C’est ensuite un lieu de production et d’échanges où se mêlent l’artisanat et le commerce alimentés par une

économie monétaire. C’est aussi le centre d’un système de valeurs particulier d’où émergent la pratique laborieuse et créatrice du travail, le goût pour le négoce et l’argent, le penchant au luxe, le sens de la beauté. C’est encore un système d’organisation d’un espace clos de murailles où l’on pénètre par des portes et chemine par des rues et des places, et qui est hérissé de tours. »

3.4 Industries, productions urbaines, corporations :

Une partie des dynamiques médiévales devienne des blocages pour les villes à l’époque moderne.

Les raisons sont multiples :

La faiblesse de l’Industrie :

Les raisons sont multiples : La faiblesse de l’Industrie : Les grands coupables souvent mis en

Les grands coupables souvent mis en accusation sont les corporations, qui sont les organisations des travailleurs de toutes sortes, des villes. Ce sont des organisations de métiers. Ces métiers tendent à devenir héréditaires. C'est-à-dire que l’on ouvre les corporations qu’a des gens qui on fait de très longues études, on passe d’apprenti à compagnon, et de compagnon à maitre si ce dernier est mort. On reste avec le même nombre de maitrise, donc de groupes de travail. Mais celui-ci ne bouge jamais. L’idée c’est qu’il n’y à pas de concurrence interne, c’est une organisation de solidarité inter-cité. Mais cela réduit très fortement les capacités d’innovation et de dynamiques. Les corporations cultivent d’ailleurs le beau, et en pièce unique. Cela rentre en cohérence avec le marché du luxe et la vente exceptionnelle et lointaine, mais cela ne permet pas un développement industriel, on est très loin de la production de masse. Les physiocrates haïssaient les corporations dans le sens que les premiers voulaient permettre à tous le monde d’exercer ses métiers. A la Révolution Française, les corporations disparaissent, et les gens qui sont doué dans quelques choses, ils le font. C’est l’intérêt personnel qui prime, ce qui va doper la croissance. (La loi Chapelier)

L’autre explication vient de la pauvreté de masse :

On à 75% de la population qui vit à la campagne, ils produisent ce qu’ils consomment et vendent leurs surplus aux cités, ce qui leur permet de payer leurs taxes… Et pour s’habiller ils cultivent le lin et tissent leur vêtement. La campagne n’a donc pas besoin des villes, mais ces derniers ont besoin des campagnes pour nourrir leur population. Et si il n’y à pas de production de masse, c’est qu’il n’y à pas de demande de masse, car les paysans, qui sont la majorité de la population, est pauvre.

On se retrouve donc avec une population riches extrêmement restreinte, ils ne sont pas assez nombreux pour susciter une activité industrielle très poussée, malgré le fait que il y avait la demande de leur par de produits de luxe.

Il y à également le fait que les marché sont très cloisonné et très éloigné les un des autres…

Il y à bien-sur des marcher internationaux, avec des importations de soie et des épices notamment, qui sont chère, et qui sont léger, on rentabilise donc le transport.

Au milieu du 17e siècle, il faut 10 à 12 jours pour aller de Paris à Lyon ou de Genève à Paris. En hiver, il faut 10 jours pour aller de Genève à Turin. Les marchandises circulent à une vitesse de 3- 4km/h et n'accomplissent au mieux que 40 km/jour. Le seul moyen efficace à l’époque c’est les voies fluviales ou les mers…

Non seulement il n’y à pas beaucoup de demande, mais les quelques marchés de demande sont très cloisonné les uns les autres.

3.5 Le réseau urbain européen : stabilité et basculement :

15 ème et 17 ème siècle basculent de la Méditerranée vers l’Atlantique.

Ce qui se passe entre le 15 et 16 ème siècle, c’est la mise en place de l’Empire ottoman, ce qui rend l’Ouest Européen plus important. A cela s’ajoute la découverte de l’Amérique, ce qui rend touts les ports et nations de l’Ouest très important, dans un contexte de colonisation et de commerce atlantique. Cela va entre autre permettre à Londres, notamment, de devenir la plus grande ville d’Occident. La richesse et la population va basculer de la Méditerranée à l’Europe de l’Ouest. Vers 1300, l’Europe de l’Ouest représente 33% des citadins de l’Europe, et en 1700, cette proportion est passée à 44%. On à donc une augmentation du poids des villes de l’Ouest. Tandis qu’en Europe du Sud, sur cette même période, la proportion est passée de 55% à 33%. On à bien donc vus la décadence, ou du moins la perte de l’importance des pays, ou des villes, d’Europe du Sud.

Conclusion : On à pus voir que c’était des sociétés bloqués, dus à la mauvaise

Conclusion : On à pus voir que c’était des sociétés bloqués, dus à la mauvaise utilisation des facteurs de production. D’abord la terre, les rendements y sont très médiocre (1 pour 5-6), alors que c’est la production majoritaire. Puis le travail, qui est mal employé, d’abord quantitativement. En effet, 75% des gens sont à l’agriculture, et l’hiver, ils ne travaillent pas. Tandis que le travail artisanal n’est pas très intense, dus au fait qu’il n’y à pas de concurrence interne… Enfin, en terme quantitatif, c’est désastreux, car les paysans innove peu, ils utilisent les techniques de leur parents… Chez les artisans c’est pareil, l’innovation n’est pas tourner vers la recherche de productivités, mais du beau. Enfin, le capital est mal utilisé, il n’arrive pas à dynamiser l’économie, du fait que l’on investit pratiquement que dans la terre, qui elle-même à un mauvais rendement… c’est un cercle. C’est au Moyen-âge que c’est développer le système bancaire, avec le système de change…, mais elles sont dans des villes, et ces villes sont bloqué dans les rouages des états-nations surpuissant… La ville pourrait intervenir comme un lieu ou les innovations pourraient se développer, du fait de l’imprimerie, de l’activité commerciale « internationale »… Mais une ville ne serait utile que si elle faisait des découvertes et les propageait dans la campagne. Mais ce n’est pas le cas, c’est donc pourquoi la ville est considérer comme un parasite car elle est considérer comme un groupe de gens qui « volent » la nourriture des ruraux.

Chapitre 4 : Structures et changements de structures : le 18 e siècle

4.1 Notions de structures et de conjoncture :

Les faits de structures sont les composantes essentielles d’un système caractérisé par leur relative stabilité. Dans les sociétés préindustrielles, on retrouve cinq éléments :

-La prédominance de l’agriculture -Une agriculture céréalière et de subsistance -Cette agriculture à une faible productivité -L’insuffisance des voies de communication et de transports -La faiblesse de l’industrie, de la production industrielle, du fait d’une demande faible mais la conjecture économique n’affecte pas cette immobilité des structures.

4.2 La croissance de la population, enfin !

« Des montées puis des reculs, comme des marées successives. Un mouvement alterné, des flux et des reflux de la démographie qui sont le symbole de la vie de jadis, succession de pannes et d'essors, les premiers s'obstinant à annuler presqu'entièrement - pas tout à fait - les seconds. »

Population en Europe au 18e siècle et sa croissance

1700

(Millions sauf GE)

1800

croissances

(%)

Angleterre

5,5

9,0

64

France

22,0

29,1

32

Genève

17.500

25.300

45

Europe (sans Russie)

92

145

58

Ce qui est intéressant dans ce tableau c’est de voir la performance de la France, en effet, la population française croit 2fois moins que la population anglaise. Mais c’est surtout grâce à sa puissance commerciale, avec une énorme flotte mondiale, qui peut aller chercher des tonnes de blés à des 100aines de kilomètres, que la population croit, car le gouvernement est capable de nourrir sa population. Mais il n’y à pas que le commerce, il y à en effet des améliorations dans l’agriculture. En effet, des puissances coloniales rapportent de pays lointain des cultures nouvelles, comme le riz ou le maïs, qui ont des capacités nutritionnelles supérieures aux céréales. Mais c’est surtout l’arrivé des pommes terres, qui à de grandes qualités nutritionnelles, et sont cultivables partout en Europe, ce qui à fortement aider à la croissance de la population européenne.

4.3

Le domestic system ou Verlagsystem, au 16 ème siècle :

Ce qu’on à au départ, c’est une tradition du filage domestique, en outre la matière première est abondante… Les caractéristiques de ce sytème sont au nombre de trois :

-La main d’œuvre, composée de paysans qui travaillent à temps partiel dans ce secteur. Cette main d’œuvre est bon marché, car c’est un revenus d’appoint pour l’agriculteur, il n’en dépend pas pour ca vie. Enfin, c’est une main d’œuvre flexible, qui travaille selon la conjoncture, selon la demande.

-le marchand-fabricant : c’est lui qui va amener la matière première, c’est lui qui fait les commandes, qui organise la production et qui enfin, revend la production.

-les oppositions : les corporations par exemple, ne veulent pas entendre parler de ce système, car eux produisent du luxe… Elles sont furieuse car alors qu’elles avaient l’habitude d’avoir la concurrence de corporations d’autres villes, tandis qu’elles sont confronter à la concurrence des paysans.

Ce système à ruiné les artisans de la ville, et n’a profité qu’à quelque marchands.

Mais ce système n’à pas permis la Révolution Industrielle car les activités restait artisanales, sans concentration des gens, ce qui bloquent le progrès technique, l’innovation, car même si on veut mettre une machine par exemple, pour accélérer la production, on ne va pas en mettre une dans chaque bled, tous éloignés les uns des autres. Même si il y à des prémisses du capitalisme avec les marchands, cela reste un capitalisme commercial car quand ils gagnent de l’argent, ils ne l’investissent pas dans les innovations…

4.4 La proto-industrialisation :

La proto-industrie (ou proto-industrialisation) est un terme économique, conçu par Franklin Mendels en 1969, décrivant de minuscules ateliers essentiellement situés dans en milieu rural, aux XVIII e et XIX e siècles.

Franklin Mendels, avec sa thèse sur la Flandre au 18 ème siècle :

Il est partit d’un constat que les dynamique du 18 ème siècle sont situés principalement à la campagne, le taux d’urbanisation sature et l’essentiel de la croissance démographique et économique sont principalement à la campagne. Il veut donc observer cette société rurale, et il observe que deux groupes sociaux sont en expansion au 18 ème siècle :

-les agriculteurs sans terre, de simple laboureur… qui travaillent pour des propriétaires terriens. La plupart du temps ils ont été déposséder de leur terres.

- les paysans proto-industriels, ils complètent en effet leurs revenus avec la proto- industrialisation. Ce qui leur permet de survive et compléter leur activité sur ¼ de terre par exemple.

Le « putting-out system » :

-Cela reste un travail à domicile, dispersé à la campagne. C’est une activité qui n’à pas de géographique, pas de caractéristiques paysagères, les gens travaillent dans leurs maisons.

-C’est une production qui est tourné vers l’exportation, notamment vers l’exportation internationale. Les biens produits sont principalement des textiles. C’est cette caractéristique qui change du 16 ème siècle, car on peut étendre ce système dans toute l’Europe.

-Temps partiel et diversification : cette activité reste un temps partiel pour les agriculteurs. Un revenu d’appoint. Cela à été une diversification des revenus, ce qui à crée pour ces populations, une bien meilleures sécurité pour leurs vies. On estime qu’environ 50% des agriculteurs européens occupaient un type d’emplois proto-industrielles, en complément de l’agriculture. On à une croissance des revenus, on à donc une transformation quantitative et qualitatives des situations économiques. Une élévation, enfin, de leur niveau de vie.

4.5 Les effets démographiques :

On peut les voir ces effets sur la mortalité et l’âge à laquelle on se marie et la fécondité.

et l’âge à laquelle on se marie et la fécondité. On voit bien sur ce graphique

On voit bien sur ce graphique que les crises, les pics de mortalité diminuent lentement mais surement, au cours de 3 siècles.

Franklin Mendels pensait que la proto-industrie à cassé le vieux système européen des mariages tardifs et du célibat définitif. Il y à bien des endroits ou on n’a observé se genre d’effets, mais cela n adurer qu’une seule génération, car ensuite, c’est toute la famille qui est au travail, donc plus la famille est nombreuse, plus il y à de bras de travailleurs. En outre, vu que la mortalité diminue et que l’espérance de vie augmente, l’âge des différents membres de la famille est plus séparer. On à observer à cette époque une augmentation des tensions entre les familles proto-industrielles et leurs enfants. Mais cela ne c’est pas passé ainsi partout, il y à d’autre endroits ou des gens on racheter des terres par exemple, ils sont redevenus propriétaire terriens. Pour sécuriser leur situation. C’est tous cela conjuguer qui à soutenus la croissance démographique.

4.6 De nouveaux rapports au corps et à l’environnement :

-On à une nouvelle vision de la mort : on la trouve dans des représentations comme celle-ci :

: on la trouve dans des représentations comme celle-ci : On transforme la dissection en un

On transforme la dissection en un spectacle !

Au 18 ème siècle, la mort recule, et les sociétés humaines s’externalise de la mort, on s’en défait. Elle perd de l’importance parallèlement à la baise des crises de mortalités et de la mortalité en général.

des crises de mortalités et de la mortalité en général. Ce genre de choses ne choquait

Ce genre de choses ne choquait pas les gens d’avant le 18 ème siècle, il leur fallait plus !!

Mais cela vient du fait que l’on n’est pas étonné par ce que l’on est habitué.

A partir

symboliquement et physiquement.

du

18 ème

siècle,

on

sort

les

cimetières

des

villes,

on

externalise

le

village

des

morts

La variole, c’est le premier triomphe de l’humanité sur les épidémies. Cette maladie affecte les petits enfants, avec un cycle de 0 à 5 ans. Soit on en mourrait, soit on restait défigurer, soit, au pire, on

devient aveugle

cela ce passe, comment cela agit : l’inoculation, on donne exprès une variole affaiblie à d’autre enfants,

ils sont malades, mais rien de grave, ainsi, ils sont immuniser. Puis il y le vaccin, à partir de la variole de la

vache, on l’injecte à un enfant, celui-ci fait des anticorps, ce qui immunise les gens de la vraie variole. On à trouver des solutions sans pour autant pouvoir les expliquer scientifiquement, d’ailleurs, on ne le cherchait pas vraiment à cette époque, même si cela à pousser les gens vers les beautés et la puissance

de la science.

Pour combattre, on trouve une solution, mais sans vraiment comprendre comment

4.7 culture et nature :

Il y à le développement de l’anthropocentrisme : on place l’Homme au cœur du système, il à le droit de disposer de la nature qui à été mis à disposition par Dieu pour l’Homme.

Bouda Etemad :

Le 18 ème siècle est un siècle de transition dans le sens ou on passe de quelque chose que l’on peu appeler un avant, l’ancien régime. C’est un monde difficile à vivre, ou il y a certaine fois des frémissements de croissance, qui sont tous de suite freiner par une sorte de blocage, de verrou. Au 19 ème siècle, on aperçoit le bout du tunnel, le monde moderne apparait.

La révolution industrielle anglaise, c’est dans cette partie du monde qu’elle se diffuse en premier, puis elle s’étend à l’Europe continentale, l’Amérique du Nord, puis le Japon…

Si on veut caractériser les économies et les sociétés préindustrielles de l’Europe, on pourrait en deux mots les décrire : blocage et sécularisation

Au 18 ème siècle, la population augmente car la mortalité va commencer à baisser.

L’Agriculture : Elle est calamiteuse, les rendements sont bas, il n’y à pas de couple bétail et céréales. Il n’y à pas non plus la capacité de sauté la jachère, il faut la respecter pour permettre aux sols de se reposer. Toutes les populations de l’Europe ont vécues sous ce système.

La majorité de la population dispose de revenus très faibles, ce qui entraine une demande plus que médiocre. A cela s’ajoute les réseaux de transports défaillants… Rien n’est fait pour qu’il y ait de la bonne activité économique dynamique.

Au 16 ème siècle, lorsque l’on décelait des frémissements de croissance, il n’y avait pas de bouleversement spectaculaire des sociétés, des modes de productions… Il n’y à pas de caractère révolutionnaire, car lorsque l’offre s’adapte à la demande, cela n’entraine pas d’innovations technologiques, cette offre répond à une demande en hausse de manière quantitative, (en agrandissant les terres…) En outre ces périodes de croissance économique sont courte.

Cela vient du fait que les structures présentent à l’époque ne peuvent supporter un trop fort accroissement de la population, ce qui va crée une tension entre ressources et population, et va enclencher des crises de mortalités, avec des famines, des guerres… Il y à un seuil en faut que dès qu’il y à une croissance éco, dus ou qui engendre, une croissance démographique, la population devient un fardeau car les structure ne peuvent supporter la population : c’est le plafond de verre.

Mais tous ces blocages structurels vont sauter à la révolution industrielle, qui va réellement révolutionner les structures. C’est un phénomène graduel qui s’étale sur plusieurs décennies, mais son caractère révolutionnaire vient du fait qu’il change totalement les sociétés, en seulement quelques décennies.

Partie 2 : La Révolution Industrielle

Chapitre 6 : Origines et Causes de la révolution industrielle anglaise

5.1 La révolution anglaise

Ou : L’Angleterre (plus pays de Galles) est l’entité la plus peuplé du Royaume-Unis, c’est assis la région la plus riche qui produit le plus. L’Angleterre est le berceau de la Révolution Industrielle. Pendant plus d’un demi-siècle, ce phénomène va se concentrer exclusivement en Angleterre. Elle part la première, et elle reste seule, et la Grande-Bretagne est la première puissance économique et financière du monde depuis le milieu du 18 ème siècle et elle va le rester jusqu’à la fin de la 2 ème guerre mondiale, ou les USA vont prendre la relève. Les pays suiveurs vont alors se rendre compte qu’il commence à y avoir des disparités entre eux et l’Angleterre.

Quand : Dans la moite du 18 ème siècle à peu près, mais on peu difficilement resserrer la période, car on ne dispose pas à cette époque d’un outillage statistique. D’ailleurs, les premiers recensements généraux se font à partir du début du 19 ème . A cette époque du début de la Révolution Industrielle, on est dans une société pré-statistique. Il est donc difficile de mesurer quand cela à commencer car on ne dispose pas d’indicateurs. Il est difficile de dater un phénomène qui a un caractère révolutionnaire et qui à un aspect graduel.

La révolution industrielle anglaise débute au début du 18 ème , tandis que les changements dans l’agriculture se font sentir dès le début du 17 ème . La révolution industrielle en elle-même débute en 1770.

Pourquoi : Pourquoi l’Angleterre : Qu’elles sont les caractéristiques de l’Angleterre, qui sont en causes, est-ce que ce sont leurs combinaisons ?

-La mentalité, et la religion (Cf. Max Weber L’éthique protestante et l’éthique du capitalisme). Il à une thèse qui fait intervenir la mentalité, qui serait l’esprit du capitalisme et au protestantisme. Il fait un lien entre la religion et le capitalisme, en avance que l’émergence et l’expansion de ce dernier est due en partie à la religion. En considérant l’Histoire de l’Europe, on voit qu’il y à des zones catholiques qui se développe avant des régions protestants, comme les nord de France et les Wallons en Belgique. La Bavière catholique enregistre de belles performances économiques alors que l’Allemagne protestante se dépêtre dans des difficultés économiques.

-L’expansion commerciale : Vers 1760, l’Angleterre est la première puissance commerciale de l’Europe et du Monde. Mais ce rang n’est occupé par ce pays que depuis peu. Or si on ce place 50 ans plus tôt, c’est les Pays-Bas qui avait cette place. De tous les empires qui se sont forgé dans toute l’Histoire, l’empire britannique fut le plus grand de tous les temps, à tous les égards.

-La disponibilité en charbon, avec des pays qui sont cependant bien mieux lotis que l’Angleterre, comme la Belgique, l’Allemagne ou la Pologne…

-Niveau de développement : la Grande Bretagne aurait accueillit la Révolution Industrielle car elle avait déjà un développement plus élevé que le reste du monde. Par exemple, l’industrie de la laine était développée. Cependant, Colbert, un Français qui met en place un programme de développement basé sur l’industrie, fait appel à des experts étrangers : Hollandais pour le travail

de la laine et l’art de tisser, aux Suédois et Allemands, pour les métiers du fer et de la

métallurgie, aux Italiens pour le travail du verre

Mais aucun des ses experts n’est anglais…

- On aurait une construction étatique anglaise, au sein de lequel les intérêts des groupes économiques pourraient s’exprimer librement. En effet, depuis 1669, le Royaume-Unis est une monarchie parlementaire. C’est donc un pays ou les libertés y sont un peu plus grandes que dans le reste du monde.

-La croissance démographique : Durant le siècle qui précède le début de la révolution agricole, ainsi que les 30-40 années qui la suivent (jusqu’à 1740), la croissance de la population anglaise est restée modérer, notamment par rapport à d’autres pays européen. Aujourd’hui, on à conclut que l’accroissement de la population ne permet pas le développement et la révolution, mais c’est que au fur à mesure que l’on avance dans la révolution industrielle et agricole, plus la croissance démographique est élevée.

-Le réseau de communication : ils sont très développer en Angleterre, qui est une ile étroite très peu accidenté, et c’est la voie d’eau qui est le plus important, car c’est le mode de transport le plus rentable, avant le développement des réseaux de chemins de fer. Alors qu’à l’époque, le réseau routier français est très bien développer et d’excellente qualité, ce qui compense les couts exorbitants…

Selon les historiens, il faut multiplier ces causes, les premiers pays auxquels se développe révolution industrielle…

Spécificités de l’Europe :

la

L’Europe aurait au 17 ème siècle, un niveau de civilisation élevée.

Elle est très ouverte et prend de toutes les autres civilisations, elle va assimiler de nombreux apport d’autre civilisation, comme l’algèbre arabe, la pomme de américaine. Les européens vont donc atteindre un niveau de civilisation et de développement, qualifier de élevée, mais sans que l’écart des développements techniques avec le reste du monde soit significatif… L’Europe concentre des forets nombreuse, des cours d’eau, des vents réguliers, et au 17 ème siècle, l’Europe consomme plus d’énergie par habitants que les autres régions du globe, à n’importe quel autre moment. Le continent, dispose également un climat tempérer, sans aléas climatiques majeurs. On met également en avant l’ouverture ver la mer, du continent, l’ouverture vers le large.

Pour traiter la question du pourquoi il faut se situer à des niveaux différents (continental, national, ), prendre en compte de nombreux facteurs.

Il suffit de réunir tous ces facteurs pour que jaillisse l'étincelle ? Révolution Industrielle. Fruit du hasard ou d'un déterminisme absolu ? En analysant les facteurs on opte plutôt pour le déterminisme mais doute que les facteurs suffisent.

Les européens sont les maitres des routes maritimes, ils ont une suprématie totale (les portugais découvrent une route de contournement de l’Afrique par le sud.)

Morcellement Politique : L’Europe est une mosaïque d’états, de cités nations, de principautés il y à en tout plus de 500 entités étatiques en Europe, qui sont face à de grands empires centraux du type, Empire Ottoman, Empire Moghol, Empire Chinois, Empire Russe… On peut donc considérer cela comme un facteur de concurrence entre les états, ce qui favorise une course au développement de la recherche et des techniques. Alors que ces grands empires centralisé sont trop immobiles politiquement pour qu’ils le soient socialement et techniquement.

Est-ce qu’il suffit de réunir tous ces facteurs, les 8 pour l’Angleterre, et les 4 pour l’Europe, pour

. Par contre on peut douter qu’il suffise

de réunir tous ces facteurs, pour qu’il y ait un décollage. Mais ce qui est sur, c’est que au début du 18 ème ,

il y à quelque chose qui change en Angleterre, dans l’agriculture, et c’est ce qui va être décisif.

que puisse jaillir l’étincelle qui va crée la révolution industrielle

5.2 Révolution agricole et mécanisme de la révolution Industrielle

Origines et composantes de la révolution industrielle :

Expérience de proto-industrialisation qui va plus loin. Domestic System --> on peut répondre à la demande. On fait avec ce qui est là sans modification sur le fond. On voit déjà une coexistence entre agriculture et industrie.

Progrès dans l'agriculture : la ville essaie de se débrouiller en allant voir du côté de la campagne.

La révolution agricole a consisté en l'application accélérée sur des terres relativement peu peuplées(Angleterre) de techniques agricoles avancées (qui viennent des Pays Bas) et mises au point lentement dans des régions confrontées à un problème de forte densité de peuplement.

Pays Bas : on expérimente des techniques agricoles sur un petit territoire très peuplé.

17è-18è Angleterre. Adopte ces techniques flamandes et les applique sur des terres moins densément peuplées. On obtient un accroissement de la productivité.

Aux Pays Bas on avait obtenu un accroissement des rendements au niveau de la production céréalière. Mais l'écart dans le niveau de la productivité n'est pas en rapport avec le rendement.

Ex : en agriculture il est possible d'atteindre un niveau élevé de productivité malgré des rendements bas.

USA : rendements de blé de l'ordre de 20-25 quintaux à l'hectare France : 60-70 quintaux Malgré ces rendements trois fois plus faible aux USA la productivité est 2 fois plus élevée

Rendement : quantité de blé produit par hectare. Productivité : rapport entre la quantité produite et le temps de travail

Les densités de peuplement très élevés aux Pays Bas, beaucoup d'hommes comparés aux terres. En Angleterre Moins d'hommes, plus de terres --> on augmente le rendement.

Il

faut

que

la

production

développement industriel décisif.

Agricole

augmente

pour

permettre

de

susciter

un

L'agriculture doit produire plus mais avec moins d'actifs pour donner la possibilité à l'industrie d'engager ces travailleurs.

Début d'un autre processus : tertiairisation (services). Les économies industrielles à partir d'un certain seuil peuvent se tertiairisation.

Méthodes flamandes :

-suppression de la jachère, remplacée par un système de rotation continue de cultures sur 3-4 ans. La fonction remplie par la jachère (régénération des sols) réalisée grâce à 2 techniques : introduction de plantes ayant un effet régénérateur (plantes fourragères --> fixent l'azote) et augmentation de la fumure (grâce aux plantes fourragères)

=> Intégration réelle de l'agriculture et de l'élevage => augmentation de la productivité et des rendements

amélioration des outillages traditionnels et introduction de l'outillage nouveau. Avec des outils plus performent, travail plus rapide --> accroissement de la productivité. Amélioration de la charrue, de moins de bois, plus de fer ; introduction de la faux, semoir qui remplace les semailles à la volée, on économise des semences;

extension et amélioration des terres arables --> défrichement, on assèche des régions marécageuses

sélection des semences et reproducteurs animaux (accroissement de leur poids --> plus de lait produit par les vaches, de laine par les moutons

plus d'utilisation de chevaux (plus grande force de traction --> augmente la productivité par ce que même résultat avec moins de temps)

Modalités de la révolution agricole

Rôles des pionniers : aristocratie anglaise. Nobles anglais présents beaucoup plus sur la terre qu'à la cour anglaise « gentleman farmer »

Enclosures : clôtures de parcelles de terres. Enclosures Act : mesures judiciaires pour augmenter la possession de terres par des proprios privés. Avant les terres appartenaient plutôt à la communauté. 4000 mesures judiciaires, concernent plus du ¼ des terres de l'Angleterre. Concentration des terres, extension permet l'innovation.

Mais aspect négatif sur le plan social : enclosures entraînent une diminution des petits paysans propriétaires. Ces laissés pour compte vont faire appel à une aide sociale (pas très forte) et vont former une partie de la classe ouvrière que les industries vont embaucher à petit salaire.

10/10/07

La révolution industrielle sera limitée dans l’espace à certaine zones, ce qui porte la création de notre monde dans lequel nous vivons, et qui est déchiré par des écarts de développement. Car il y à des pays qui ont eut la révolution industrielle un peu pus plus tard. C’est pour cela que seul 15% de la population mondiale jouit d’un niveau de vie élevée

Dans l’ancien régime, l’agriculture domine les sociétés, et quand il y à eut des changements de fonds, une augmentation de la productivité, c’est dans l’agriculture qu’elle ce fait. Les campagnes sont capables de nourrir les villes et de se nourrir elles même, en travaillant moins d’heures. Donc la possibilité est donné à des actifs de passer d’un secteur à un autre, de l’agriculture à l’industrie, d’une manière fluide. Ces changements vont s’étendre à toute l’agriculture anglaise, pendant un siècle, et dans le schéma que l’on retient, il faut que le secteur agricole et le secteur industriel dansent ensembles. Et le secteur industriel est affecté des changements profonds. Il y à des interactions entre ces deux secteurs. Bien sur, dans l’Histoire, des évolutions technologiques ce sont fait dans les deux secteurs, mais cette fois, c’est la première fois que les deux secteurs connaissent une période de grands bouleversements. Il y à de biais de changements, soi la demande, soit l’offre. Ici, c’est la demande qui va pousser le tout. Un bouleversement dans l’agriculture qui fait vivre 80% de la population, va augmenter les revenus des agriculteurs, soit 80% de la population qui va gagner plus d’argent, et qui va donc consommer plus. La demande va surtout vers deux secteurs industriels : la sidérurgie et le textile. Ce sont des couples qui se constituent, les bienfaits vont de pair.

Le textile est de très loin le secteur industriel dominant, soit 60-70% des actifs industriels. La mécanisation va commencer dans le textile… La demande vient du secteur éco le plus important, les agriculteurs, soit la majorité de la population. A partir des années 1710-1720, on enregistre dans le domaine du fer, de la sidérurgie le secteur connait une forte hausse de la demande, venant principalement de l’agriculture. Cette demande va crée un goulot d’étranglement c'est-à-dire qu’a un certain moment du processus, il y à un obstacle, et si il n’est pas surmonter, toute la machine se grippe. La pénurie va venir du bois… car il servait de combustible dans les forges, ce goulot va sauter car le demande de fer va encourager des recherches tendant à remplacer le bois comme combustible, par le charbon.

1709 : Darby, technicien qui obtient le premier des résultats probants afin de produire du fer en utilisant du charbon comme combustible. Ce procéder va se rependre rapidement, si bien qu’en 1790, 90% du fer produit en Angleterre est fait par ce procéder. De ce fait le prix du métal baisse, et donc les outils agricoles et industriels sont moins chers. Les populations européennes vont connaitre une situation sociale et économique qui va s’améliorer et de ce fait, il va y avoir une augmentation de la demande sur une gamme de produit nouveau, comme le textile, qui est très important dans un Europe tempérer. Si l’offre ne parvient pas à satisfaire à la demande, il y à une crise.

Au début du 18 ème siècle, il y a deux moyens pour que l’offre réponde à la demande :

-L’essor de la proto-industrialisation, des industries rurales. On mobilise une main d’œuvre prés des villes, qui sont souples et en fait les régions proto-industrielles ne s’industrialisent pas.

- Travailler une fibre nouvelle, c’est le coton. D’abord importer sous formes de tissus puis sous forme de matière première transformer sur place : 1 ère importateur, l’Europe, du Moyen Orient, Puis USA et Inde. Seul le coton se prête particulièrement bien au travail mécanique. La mécanisation commence donc dans cette branche, au stade de la filature.

Richard Arkwright, réussit en 1769, de commercialiser des filets de cotons conçus par des machines.

Substitution du charbon au bois : le charbon est plus lourds ->doit donc développer des transports plus performants, on développe donc des canaux par exemple, pour accélérer l’acheminement des matières premières.

En 1781, James Watt invente la machine à vapeur.

Chapitre 6 : les mécanismes structurels de la révolution industrielle

6.1 Le coût des investissements

L’augmentation des revenus agricole va de pair avec la croissance démographique, à partir de 1740, la population va augmenter en Angleterre.

Les racines sont en Angleterre, et le phénomène va s’étendre, mais pas partout malheureusement, d’où les relations entre les nations aujourd’hui. Ces interactions agriculture/industrie, par des éléments structurels, qui explique la diffusion sectorielle et spatiale de la révolution industrielle. Pour fonder une unité de production manufacturière, pour la mettre en place, il faut un capital, un investissement, mais au début, ils sont extrêmement bas. Le capital nécessaire pour mettre un actif au travail est tres faible (4-5 mois de salaires masculin). Un demi-siècle plus tard, (350 mois de salaire, soit 80x plus qu’au commencement de la révolution industrielle). Il y à donc par la faiblesse du cout des investissements initiaux un facteur de facilité pour les gens qui souhaitent se lancer dans l’industrie. Ce cout s’explique par la faiblesse des technologies industrielle à la fin du 18 ème et au début du 19 ème . En effet, le fonctionnement, le maintien et la réparation des machines utilisée à cette époque ne nécessitent pas de compétences particulières, donc, on n’incite pas au développement de nouvelles techniques et à l’innovation.

6.2 Des profits élevés et l’autofinancement :

Les taux de profits sont en moyenne supérieurs, durant les phases de la révolution industrielle, à 20%, et probablement inferieur à 35%. On à une fourchette pas très sur, mais se sont des taux très élevés, par rapport à ce que l’on verra par la suite (10% dans les 1950-1970 et 5% de 1970-1980 !).

Ces taux de profit expliquent comment des entreprises ont pus se développer avec un capital de base très faible ou médiocre, et elles font de haut profits engranger. Ces deux facteurs permettent de comprendre l’apparition d’une nouvelle classe d’entrepreneurs et de capitalistes, sans attaches avec les classes anciennes.

Ajouté à cela, il y à la pratique de l’autofinancement, qui est presque la source exclusive de refinancement des entreprises, tous en laissent un revenus disponible aux entrepreneurs, du fait des hauts taux de profits.

6.3 La taille des entreprises

Il y à également la taille. Les seuils d’entrée sont très faible ou inexistant, et c’est la nature de la technologie (simple, vide de sa substance), et il n’y à aucune différence donc entre petite, moyenne ou grande entreprises. Elles ne sont pas de natures différentes, mais c’est juste le nombre de machines qui détermine la taille de l’entreprise. C’est pourquoi à cette époque on peut avoir une position concurrentielle avec une petite entreprise. Ce c’est que dans le temps que les différences vont se faire dans la nature des entreprises et que la concurrence va jouer (les petites vont disparaitre aux profits des plus grandes, ou des plus compétitives…).

En 1810, à la création de Krupp, celle-ci employait quelques employer seulement, et en 1840, quand elle à commencer à atteindre sa vitesse de croisière, 240 employer seulement, et quand la famille Krupp à perdus le contrôle de l’entreprise en 1967, il y avait 100 000 employés !

6.4 Les couts de transports

Ils sont élevés, mais au niveau local, ces coûts ont un effet positif sur le développement, car cela à permis au marché de rester isoler, ce qui à permis à plusieurs petite entreprises isolée de naitre. Cela joue de plus que la Révolution Industrielle est un phénomène. Mais il faut attendre l’avènement du chemin de fer et du bateau a vapeur, pour qu’apparaissent réellement des marchés régionaux. Au niveau international, on à une combinaison, le cout de transports élevée qui vont se coupler aux barrières douanières. Ces barrières jouent un rôle important dans le développement économique. Cela va élevée le prix d’importation des machines ce qui fait que tous les effets induit par la Révolution Industrielle restent au niveau national. En fait l’isolement des marcher n’a lieu que dans une période limité, mais cela a suffit pour que des entreprise naissent et se développent, et apporte les avantages au niveau régional.

6.5 Les conditions sociales

Elles sont défectueuses, notamment en matière d’emplois. Au début de la Révolution Industriel, pendent plusieurs décennies, les salaires étaient très bas, et il n’y avait pas de frein à la baisse des salaires. Mais elles sont limité, tant à certaines phases et à certaines branches. La baisse des salaires va de pairs avec le début de développement industriel, il introduit une grande fluidité entre les manœuvres. La baisse des salaires permettent aux entreprises et aux entrepreneurs de gagner plus d’argent, et donc, vous que l’on est dans un système d’autofinancement, d’investir dans le développement de l’entreprises. Le travail des femmes et des enfants, qui vus qu’ils étaient moins payer que les hommes, maintenaient les salaires vers le bas. La concurrence joue contre la hausse des salaires. L’augmentation continue de la productivité permet de ne pas toucher aux salaires.

6.6 La simplicité de la technique :

Elle va se compliquer au fil du temps, et plus elle est compliquer, plus la diffusion est difficile, car il faut des connaissances… C’est donc plus difficile de les manier… Il y à un fossé entre les anciennes et les nouvelles technologies. On à une fluidité entre les secteurs, car il n’y a pas de barrière entre les métiers… avant les grandes technologies…

Exercices type Examen :

-Quelles sont les caractéristiques particulières des pays d’Europe continentale, qui s’industrialisent tardivement, à la fin du 19 ème ?

-L’intervention de l’Etat, alors qu’en Angleterre, il n’y à pas eut d’intervention étatique. En revanche, dans les autres pays d’Europe, les états vont prendre des mesures qui vont faciliter le développement. En outre, en Angleterre, il n’y à pas de capitaux étrangers ou des banques… alors que pour le reste, il y à des importations de capitaux. Mais aussi des experts qui vont venir d’autres pays. (Petite question de 10 lignes maximum).

-Quelles sont les effets économiques majeurs suite à la colonisation britannique de l’Inde au 19 ème siècle ?

- Les effets seront, une désindustrialisation en Inde, et elle va être force de se spécialiser dans des cultures d’exportations, en dépit des cultures vivrière. L’opium et le coton brut vont remplacer le blé et le riz, en terme relatif, ce qui va finalement entrainer une fragilisation des structures qui va se caractériser par une baisse du niveau de vie général en Inde à cette époque. On considère que la colonisation du pays par les anglais place cette région du monde dans une situation de sous-développement.

Chapitre 7 : La diffusion de la révolution industrielle en Europe continentale

7.1 En Europe continentale

La première révolution industrielle dure en Angleterre jusqu’en 1830 environ, et dans les autre pays, cette première révolution industrielle se termine en 1860-1880 environ.

Si on considère les pays qui vont imiter la Grande Bretagne, on peut noter deux choses évidentes :

-la chronologie est différente

-l’industrialisation prend dans ces pays suiveurs, des formes diverses. D’où la nécessiter de procéder avec un model.

C’est 4 groupes de pays qu’il faut choisir pour nommer les pays suiveurs qui s’industrialisent plus ou moins. Ce critère, c’est la précocité ou le caractère tardif.

-Les précoces : La Belgique, La France, la Suisse et les Etats-Unis. Ici, le démarrage économique à lieu entre 1770-1810.

-2 ème vagues : L’Allemagne, certaine partie de l’empire austro-hongrois (Autriche et bohème)

Groupe de nation qui s’industrialise vers 1840-1860.

-3 ème Groupe, tardif, voir trop tardif : L’Espagne, l’Italie, la Russie, la Suède. Leur industrialisation

date de 1860-1890. On peut également placer dans ce groupe le Japon.

-4 ème Groupe, Nations qui s’industrialisent peu ou pas : la liste est longue, car il y à des cas qui

vont suivre, et chacun de ces cas, des ses pays qui illustres des manières de se développer… On peut y mettre alors le Danemark, les Pays-Bas et le Portugal. Les pays des Balkan, la Pologne, la Hongrie, la Norvège, l’Irlande.

A partir d’un certain moment, les historiens économistes ont ressentit le besoin de mettre tous

ces pays dans une sorte de model (très ambitieux). Un schéma qui permettrait de comprendre le processus d’industrialisation en dehors du Royaume-Uni. C’est ce que l’on appelé aussi une typologie, les études qui ont été menée et qui ont débouché sur ce schéma, on été basée sur les observations de l’industrialisation de l’Allemagne et de la Russie. Des pays d’une certaines stature, que l’on considère comme partant tardivement. Sur la base de ces deux expériences d’industrie tardive. On va faire apparaitre des singularités, ces pays partagent des trait commun, au nombre de 7.

En fait, plus un pays part tardivement, plus les moyens mis en œuvre pour l’industrialisation sont important, et plus l’industrialisation sera rapide, c’est donc la croissance économique qui seras plus rapide dans ces pays qui partent tardivement. Ce n’est pas parce qu’ils partent en retard, que la croissance ne peut être rapide. C’est le contraire.

L’accent est mis sur la production de biens d’équipement, les industries lourdes, alors que dans le cadre de la révolution industrielle anglaise, se sont les biens de consommation qui on primer.

Les pays qui partent en retard on une propension à adopter une technologie récente, des techniques les plus a jour. Les chemins de fer, les rails, les wagons, sont des signes de modernité. Les chemins de fer sont adopté en même temps que les pays tardif démarre, le corolaire, c’est que la taille des entreprise, seront plus importante que dans les pays de la 1 ère RI

Le rôle plus grand joué par les facteurs institutionnel spéciaux, comme les banques, l’état, afin de d’augmenter la disponibilité de capitaux (, et leur offrir des compétences entrepreneuriales, et ont fait donc appel à des entrepreneurs, et des techniciens étrangers. La Russie importe des capitaux français, des experts anglais…

L’industrialisation est volontaire, il y à un volontarisme étatique. L’état dirige et encourage l’industrialisation, qui est considérer comme une importance politique.

La pression sur les niveaux de consommation de la population est plus grande, afin d’augmenter les capitaux. On va maintenir le niveau de vie de la population bas, afin de pouvoir accumuler des capitaux. La disponibilité de capitaux, est un élément lus important que l’élévation du niveau de vie, pour stimuler l’élévation de la demande. C’est pour disposer du facteur rare (le k), que l’on maintient le niveau des salaires et de consommation, bas.

Cela nous éloigne su schéma anglais, c'est à dire, que dans le processus de développement industriel de ces pays la, l’agriculture, en tant que marcher pour les produit industrielle, est moins important. L’agriculture peut à partir des années 1850-1860, joué un rôle moins important, car au niveau international, on à une baisse des prix agricole transocéanique. La baisse des couts de transport et de production des céréales Nord-Américaine, peuvent être vendue en Europe. On sort donc du schéma ou les couts de transport sont élevée et les marchés isolées. Il est donc plus rentable d’acheter des produit extérieurs, plutôt que de le produire chez soi. Donc, l’agriculture ne se développe pas.

3 éléments sont mis en avant dans ce schéma, qui peut nous faire réfléchir lorsque l’on considère la situation dans laquelle nous vivons.

-Ce schéma révèlent qu’il y à plusieurs voie possible pour le développement, ca donne un espoir, car on peut penser que chaque pays peut trouver son chemin.

-Le rôle de l’état, il y à une opinion dominante aujourd’hui, populaire dans des milieux néolibéraux, qui va contre le fait que l’état peut diriger, encourager l’industrialisation. On peut retrouver un model avec des traits communs, ce qui est partager, c’est justement le rôle de l’état.

-Le retard économique n’est pas un handicap, il peut présenter des avantages, en particulier en matière d’importation de technologies.

7.2 Les causes de la précocité de la révolution industrielle en Suisse

La Suisse faisant partie du premier groupe. Le démarrage industriel du pays est précoce, son développement économique est rapide, mais la Suisse ne disposait pas au départ des facteurs qui laissaient penser que la Suisse connaitrait un tel développement. Quels sont les handicaps, les 3 éléments, qui subsistent toujours aujourd’hui :

-la Suisse n’a pas de matière première (pas de charbon)

-Il y à peu de terres dans l’ensemble, propice à l’agriculture productive

-Il n’y à pas d’accès à la mer.

Comment, avec de tel handicap, la suisse, de taille très réduite, et faiblement peuplé, parvient elle à ce placer parmi les pays suiveur de l’Angleterre, et enregistrer des croissances éco sup à la moyenne européennes. Elle à des atouts, qui vont venir compenser les handicaps. Encore faut-il savoir les compenser en utilisant ces atouts. Quels sont c’est atouts :

-une main d’œuvre abondante, bon marché, (surtout dans les Préalpes, régions d’élevages), pour les industries et les unités de production qui vont apparaitre en Suisse.

-une main d’œuvre de qualité, à haut niveau d’éducation. Il est probable qu’à ce moment là, 90% des adultes savent lire et écrire, c’est énorme pour l’époque.

-puis, un atout va surgir des handicaps, l’insuffisance des terres, va pousser à l’activité industrielle (la proto-industrialisation et domestic system). D’où l’implantation précoce en suisse d’activité textiles et de l’horlogerie. Il y à de bonnes facultés d’adaptations, il y à un tissus déjà présent. Cette proto-industrialisation, les industries rurales, qui est encouragée par le manque de terres arables, les paysans doivent s’engager dans une activité d’appoint de type artisanal. C’est la raison des facilités d’adaptation.

La Suisse dispose de grandes ressources hydrauliques, qui vont venir compenser, et remplacer l’utilisation du charbon, l’activité hydraulique va être développée, va être poussé pour compenser l’absence de charbon.

A partir de ses particularités, la Suisse va aussi, (il ne suffit pas d’avoir des atouts pour que ipso facto elle se développe…) réussir son développement en tournant largement son industrialisation vers le marché extérieur, son marcher interne étant très exiguë. Ce qui va faire que la Suisse aura un taux d’extraversion très élevée, vers 1830, les exportations par habitants en dollar courants, c’est 18$/hab., contre 10$ pour le Royaume Unis, 7$ pour la Belgique 3$ en moyenne pour l’Europe.

Un petit pays comme la Suisse, à nécessairement, tous comme la plupart des petit pays d’Europe, un coefficient d’ouverture très élever des le départ, et elle ne peut pas s’en défaire . Il en va de même pour tous les petit pays d’Europe. En suisse, l’industrialisation est basée sur une spécialisation dans des branches limitées. On pourrait appeler cela des branches d’excellence, on va choisir des niches dans lesquels on va se spécialiser, et on va se positionner à l’extérieur avec des produit de haute qualité, qui on un label. Cela commence avec le textile, et en Suisse on va choisir de produire des fils de coton de qualité, alors que l’Angleterres en fait en quantité et de qualité médiocre. La suisse va également se spécialisez dans les broderies et dans l’horlogerie. Le trait commun, ce que nous retrouvons dans tous ces produits, c’est une valeur ajoutée par le travail très forte, leur fabrication fait appel à une main d’ouvre très qualifié. Lorsque l’économie suisse se présente internationalement, c’est par rapport à la qualité de ces produits, en grande partie due à ses travailleurs qualifiés, qui sont formé, alphabètes… Les choses commencent comme ailleurs, dans la filature du coton, la mécanisation de la filature en suisse se fait en 1810-1820. On peut mesurer l’écart entre l’apparition en Grande Bretagne et en Suisse. Le coton brut, qui est la matière première brut, qui est importé hors d’Europe, la Suisse n’est pas pénaliser par rapport aux autres pays. Elles à même un petit avantage dans le sens que les réseaux marchands suisse établis depuis quelques temps sur les places financières mondiales. Ces réseaux facilitent l’approvisionnement en coton brut. Une industrie textile moderne va entrainer le développement de l’industrie mécanique, la production de machines, mais également celle des colorants, puisqu’il faut teindre les tissus, on à ici les origines, avec les colorants naturels, la naissance de l’industrie chimique et pharmaceutique suisse. Mais parallèlement, les activités dites traditionnel, comme les soieries, les

horlogeries, ont à une mécanisation. Un mot sur le relais qui est pris, puisque la Suisse, aujourd’hui, à des caractéristiques propres, qui rappellent celle de son démarrage, c’est qu’il y à des industries qui ont pris le relais, des activités qui sont propre au démarrage. C’est nouvelles industries apparaissent, sont la métallurgie, l’électrotechnique, la chimie, et l’agroalimentaire. On peut dire qu’il y à donc deux génération, avec au début, les activités de filature et les colorants… puis les nouvelles industries prennent le relais, et l’économie Suisse reste très extravertie.

Dès le début, la Suisse, enregistre des taux de croissance très élevés, c’est une autre singularité, elle à probablement un rythme 20-30% supérieur à celui du reste de l’Europe. La Suisse fait partie d’une catégorie de pays que l’on va appeler petit, qui sont petit par la taille, territoriale, et démographiquement. Avoir considérer le cas de la Suisse, est une façon d’illustrer le cas de ces autres pays, mais cela ne suffit pas du fait qu’il y à beaucoup de petit pays qui s’industrialisent ou pas. Nous allons voir alors quel est leur poids en Europe. Puis, nous verrons le Japon et les USA.

7.3 Problématique du développement des petits pays européens

Les stratégies :

1. Mode de développement basé sur concurrence (CH, Danemark, Suède) politique d’intégration a été rentable pour les traits bien que les trois pays n’ont pas de matières premières en masse.

2. Facteurs socioculturelles : Education élevée, faible inégalité dans la redistribution des fruits de croissance.

3. Complémentarité : À la fin de 19 ième siècle il y a un climat qui ne favorise pas L’industrialisation.

Voici une liste des petits pays : Portugal et Danemark, l’Irlande, la Belgique les Pays Bas, la Suisse, les Balkans et les pays Scandinaves. Ces pays représentent 10% de la population européenne. Pourquoi considérer ces petit pays à part. On retrouve ce qui était apparus dans ce qu’on à dit sur la Suisse, si les pays sont petit, il y à peu de chance d’avoir les ressources nécessaires à l’industrialisation. 2 ème , le cas de la Suisse le fait apparaitre, c’est que le marcher intérieur est exigus, ils doivent donc exporter, qui est leur salut en quelque sorte. Ils doivent exporter une partie significative de leur production nationale, il faut donc être compétitif sur le marcher international. Ce sont donc des handicaps pour ces pays, mais ils peuvent parfois constituer des défis favorables au développement, la nécessité d’exporter sa production, on ne s’endort pas sur un oreiller de tranquillité, cela incite à relever le défis, et périodiquement à ce remettre en cause car la sanction vient de l’extérieur. Cela étant dis, on classe ces pays dans deux grandes catégories. Pourquoi ? A partir des années 1830-40, le monde est dominé par un pays qui à fait en premier sa révolution industrielle, un pays qui était le seul pendant un demi siècle à s’industrialiser, qui à creuser les écarts, et qui est devenus la première puissance industrielle mondiale : le Royaume-Uni. Il y à donc l’antériorité et la supériorité. Désormais, on va être clase selon les liens entretenus avec le Royaume Unis. Il va y avoir des pays dit complémentaire, de l’économie Britannique, qui produisent des produits bruts, qu’ils vendent au Royaume Unis contre des produits manufacturés. On à donc des écarts de développement. Un grand pays, va échanger avec des petits pays, qui se spécialisent dans des produits brut, c’est pays dit complémentaire de l’économie britannique ont tous un faible niveau d’industrialisation. On commence à rentrer dans un monde

d’inégalités. La deuxième catégorie, c’est les pays dit concurrentiel, des pays industrialiser, ou qui s’industrialisent, qui exportent des articles manufacturer, et qui sont sur le marcher international, en concurrence avec la Grande Bretagne. Cette dernière est le pays qui exporte le plus de produit manufacturer en volume, de ce fait, pour survive, chaque petit pays concurrentiel de la Grande Bretagne doit se spécialiser et choisir les niches économique dans lesquels il est le plus performant, c’es pays sont la Suisse, comme nous l’avons vus, mais aussi la Belgique et la Suède. En réalité, au 19 ème , il n’y à que ces trois pays concurrentiel de l’économie dominante, tous les autres petit pays sont à classer dans la catégorie des pays complémentaires.

Deux cas de pays complémentaires qui on connut des destins différents. Mais ca ne veut pas dire que tous les autres pays complémentaires de la Grande Bretagne ont connus le même destin. Donc, il faut retenir d’autres critères, et ils vont différencier les pays entre eux. Pour bien marquer les différences entre les pays qui sont pourtant classé dans le même groupe, afin d’illustrer les différences de parcours, on choisit le Portugal et le Danemark.

Le Portugal est un type de complémentarité qui mène à un niveau d’industrialisation bas, c’est le prototype de la complémentarité qui mène à la pauvreté, tandis que pour le Danemark, c’est la richesse. Pourquoi alors le Portugal et le Danemark sont différents, pourquoi le Portugal est dans une situation critique, n’arrive pas à aussi bien se tirer d’affaire que le Danemark ?

Le Portugal est lié, tous comme le Danemark, à l’Angleterre, par un traité de commère, c’est le cas de la plupart des pays. Celui du Portugal date de 1703, il est devenu très célèbre car il va instaurer entre les deux pays un libre échange (libre-échangisme) pour deux gammes de produit. Les anglais vont offrir quelque chose dans lesquels ils excellent, et en échange, le Portugal va vendre des produits ou ils excellent dans leur production. Donc, les tissus de laine anglais, sont échangés aux vins portugais, notamment le Porto. C’est ce type d’échange, qui à servit d’illustration pour la théorie des avantages comparatifs de Ricardo. Chaque nation vend aux autres les biens pour lesquels les couts relatifs nationaux sont les plus faibles. Si les anglais essayent de produire du vin, ils n’y arriveront pas aussi bien que les portugais. De même que le Portugal, si il produisait du textile, cela leur couterais trop cher. Ils on donc un avantage comparatif en achetant ce que les autres savent bien faire, contre ce que l’on sait mieux faire. Chaque nation aurait donc avantage à échanger, et tous le monde est gagnant. Mais il y à toujours des perdants, dans les faits, cela ne ce passe pas comme dans la théorie. Le traité ne bloque pas l’échange des produits, mais entre temps, dans les années 1760, l’industrialisation de l’Angleterres va accentuer ce type d’échange. Cette spécialisation va réduire indirectement les possibilités de développement, au Portugal, d’une industrie textile moderne. Pour empêcher cela, il faut du protectionnisme, il faut que l’Etat intervienne pour que c’est effets fâcheux ne se produisent, mais le Portugal ne le feras pas. Il y à un autre élément qui joue en défaveur du Portugal. En plus, les anglais vont investir dans la production de vigne au Portugal… En 1822, il perd le Brésil, c’est grand, c’est loin, tous le monde peut y immigrer et y à ca chance… Le petit Portugal perd le Brésil, et c’est un déboucher qui disparait.

Dès lors, c’est vers l’Angleterres que le Portugal va de plus en plus se tourner, si bien que 80% des exportations portugaises du milieu du 19ème, vont vers l’Angleterre. Pour le malheur du Portugal, le Porto va se heurter à la concurrence des vins européens, ce qui va entrainer une perte de vitesse des exportations portugaises, et la création d’un déficit commercial chronique. La position extérieure du Portugal est affaiblie, fragilisée, du fait de la complémentarité de la spécialisation, de la dépendance d’un partenaire commercial qui est la première puissance mondiale. Très tardivement, vers 1890, le

Portugal va tenter avec beaucoup de maladresse, une industrialisation. La situation économique du pays est très défavorable, donc, la complémentarité à été très mauvaise pour le pays. C’est un pays pauvre et très peu industrialisé. Voilà où la complémentarité a mené le Portugal.

Cf. le tableau n°9 p 17.

Tableau 9

Niveaux très approximatifs du Produit National Brut par habitant vers 1913 (exprimé en dollars et prix des Etats-Unis de 1960)

P a y s

Produit National

P a y s

Produit National

par habitant

par habitant

EUROPE

550

Suède

705

Allemagne

790

Suisse

895

Autriche-Hongrie

510

Yougoslavie

300

Belgique

815

 

Danemark

885

AUTRES PAYS

Espagne

400

Canada

1 010

France

670

Etats-Unis

1 350

Italie

455

Japon

310

Pays-Bas

740

PAYS DEVELOPPES

660

Portugal

335

TIERS-MONDE

190

Royaume-Uni

1 070

MONDE

340

Russie

345

 

SOURCES:

d'après BAIROCH, P., "Europe's Gross National Product, 1800-1975", dans Journal of European Economic History , volume 5, No 2, Fall 1976.

Le Danemark

Se spécialise vers les céréales dans le commerce avec l’Angleterre. La concurrence d’outre Atlantique est forte et devient plus forte. Le Danemark n’est plus compétitif est doit changer son orientation économique.

Le Danemark se réoriente et se spécialise en autre produits comme beurre, eau et jambon.

La flexibilité et le facteur d’adaptation sont importants :

- Une haute éducation (égal aux autres pays du nord)

- Série de mesures institutionnelles

L’état soutient une reforme agraire

Les paysans ont leur propre terre, et peuvent former des coopératives

Distribution des fruits des croissances plus égalitaire.

- Mise en place d’une législation sociale avancé

La modernisation industrielle concerne surtout le secteur agricole. A fin de 19 ième siècle, le Danemark est le pays qui a la plus puissante d’agriculture de tout l’Europe. Mais ils n’ont pas développé le reste de l’industrie énormément.

1913Le Danemark figure dans le sept pays le plus riches du monde.

Le manque d’industrie ne signifie pas nécessairement qu’on ne se développe pas (Danemark, Norvège)

Groupe des pays de peuplement Européen : USA, Canada, Australie, Nouvelle Zélande, Argentine, l’Uruguay et le Chili.

On parlera des peuplements de type européen qui vont submerger, éliminer une population autochtone. Les colons blancs vont éliminer les autochtones. Il existe 5 caractéristiques générales de ces pays :

1)

Le développement est tardif dans ces pays, ce qui résulte des conséquences de la révolution industrielle en Europe, la colonisation résulte de la révolution industrielle.

Tableau 6

Evolution comparative de la population des pays de peuplement européen a et de

l'Europe b

 

Population des pays de peuplement européen (millions)

Population

Population des pays de

de l'Europe

peuplement européen en pourcentages de celle:

(millions)

de l'Europe

du monde

1800

7

206

3,4

0,7

1830

22

242

8,9

2,0

1850

29

275

10,5

2,3

1860

39

294

13,3

3,0

1880

62

347

17,9

4,2

1900

95

414

22,9

5,8

1913

123

481

25,6

6,8

1950

201

572

35,1

8,1

1980

312

750

41,6

7,0

mi-2005

411

730

56,3

6,3

a Argentine, Australie, Canada, Chili, Etats-Unis, Nouvelle-Zélande, Uruguay.

b Y compris l'URSS.

C’est vers 1830, que le déplacement de peuplement européen dans d’autres pays va se produire. Les populations vont se déplacer vers des pays à climat tempéré comme en Europe, il y aura ainsi les mêmes produits agricoles qu’en Europe. Les coûts de transport transocéanique devront baisser pour permettre vers 1850-1870 de voir des produits comme le blé d’Amérique d’être commercialisé à des prix acceptable eu Europe.

Histoire Tarifaire : L’Europe a du enlever les douanes intérieurs pour adapter le libre échangisme. L’Angleterre enlèvera ses douanes vers 1846, le reste de l’Europe, vers 1860.

2)

Ces pays axent leur développement économique sur l’exportation de produit agricole vers l’Europe.

3)

Le développement sera axé sur des produits agricoles d’exportation. Mais il ne néglige pas l’industrialisation. Il y a cependant 2 exceptions, l’Uruguay et la Nouvelle Zélande. L’industrialisation s’effectue à l’abri de barrières douanière protectionnistes.

4)

L’arrivée de capitaux en nombre massif, ainsi que les investissements, qui se concentrent sur les pays à population européenne.

5)

Une croissance économique rapide, il y a de bon rapport entre les ressources naturels (terres, mines, énergie) et les ressources humaines.

Chapitre 8 : la diffusion au-delà de l’Europe

8.1 Les Etats-Unis d’Amérique

Spécialité des Etats-Unis :

1)

Taille démographique : Au milieu du 19 ième siècle c’est un pays très peuple. 23 millions d’habitants. correspond à plus de 80 % de la population européenne établit à l’extérieur de l’Europe. Pour ca ils peuvent maintenir un marché intérieur et un coefficient d’ouverture très faible. Les EU peuvent maintenir l’isolationnisme.

2) Les USA vont « vouloir » l’industrialisation. Les 13 colonies demandent l’autonomie à l’Angleterre dans le domaine politique, financier et douanier, afin de s’industrialiser. L’industrialisation est liée à l’idée du nationalisme. Un état fort a besoin d’une industrie forte.

3)

Hamilton développe son théorie de Protectionnisme et les EU suivent jusqu'à la 2 nd guerre mondial. (Le Nord, qui a gagné la guerre de sécession est très protectionniste, ils veulent transformer tout le pays.

Grâce à l’arrive de mains d’œuvre et de capitaux, l’industrialisation va pouvoir être réalisé. Les USA, et de très loin, constituent la zone de destination principale des migrants et de capitaux européens. Ils ont une industrialisation rapide grâce à la grande disponibilité de matières premières : énergie, produit, mines et fibres textiles. Avant la 1ère guerre mondiale, le niveau de l’industrialisation des USA dépasse déjà celle de l’Angleterre de 10%.

8.2 Le Japon

Le Japon s’industrialise tardivement, ce qui est une ressemblance, dans le cadre de typologie proposé, avec la Russie. Le Japon est la région la plus éloignée du point de vue de l’Europe. USA depuis la côte ouest proximité géographique. Le Japon a eu de 1640 à 1853-54 une politique de fermeture vis à vis des autres pays. En 1640, l’arrivée d’un navire portugais avec des parlementaires provoqua la mort de tous les parlementaires, sauf 3 qui eurent la vie sauve pour aller raconter en Europe que le Japon devait être oublié. Ce sont les USA qui vont forcer le Japon à s’ouvrir en 1854, par la signature d’un traité inégal, traité de Kanagawa. Les japonais vont ouvrir 2 ports aux américains, ensuite les européens vont faire de même, mais il y aura peu d’ouverture.

Expédition militaire : Il y a une prise de conscience du développement industriel du Japon. Industrialisation réactive. Une supériorité militaire des américains fait ressortir le rôle de la révolution économique et technique par laquelle les USA sont passés

En 1868, révolution politique (Meiji). Le Japon doit s’outiller, s’armer a fin de relever de défit que lui pose l’occident. Révolution politique impose l’idée que pour sauver le Japon contre toute intervention extérieure, pour gagner une autonomie politique et souveraineté national il faut moderniser le Japon, afin de gagner l’autonomie économique.

La révolution politique va permettre 3 mesures importantes :

1)

Mesure agricole, réforme agraire. Il y a une modification du système des taxes, qui deviennent fixes, ce qui dégage des ressources financières supplémentaires.

2)

Mesures industrielles. Création par l’Etat d’un certain nombre d’entreprises dans des domaines à risques (car personne ne veut y développer quelque chose, et afin d’en supporter le cout si elles échouent) et qui les revend ensuite à bas prix au privé. Importation (par l’Etat) des équipements de l’occident pour les copier ensuite. S’appuyer sur la MO et les techniques locales et occidentales. Envoies d’étudiants en Europe et en Amérique du Nord dans les université et écoles techniques.

3)

Transformation de l’enseignement. Le système de l’enseignement était relativement développé. L’alphabétisation atteint le même niveau que les pays ayant subit la réforme. Les hommes ont 50 %, les femmes 15% d’alphabétisation. Le Japon calque son système à celui des occidentaux au niveau primaire, secondaire et universitaire. C’est l’un des dernier pays à s’industrialiser. En 1913, le Japon a le même niveau que la Russie et l’Italie, il se classe au 14ème rang mondial. C’est seulement à partir de 1930 que le développement s’accroît énormément.

Le seul handicape du Japon consiste en l’absence de matières premières.

Conclusion :

Il y a 1 siècle d’industrialisation. L’industrialisation s’achève en Grande-Bretagne vers 1850, et vers 1880 pour les autres pays. Quels en sont les acquis et les coûts?

Du côté des acquis, les volumes de production et de consommation par habitant augmente, il y a aussi une augmentation dans les gains de productivités. L’agriculture connaît une baisse de prix dans ces produits. En 1880, 9 millions d’agriculteurs américains produisent autant de nourriture que 45 millions de paysans que compte l’Europe au début du 18 ème siècle. Par exemple, s’il il fallait travailler 4 heures de temps entre 1860-80 pour s’acheter 1 kg de pain, on passe à environ 1 heure, et actuellement, quelques minutes. L’industrie manufacturière connaît aussi des gains de productivité 2 fois plus importante que l’agriculture. La consommation de fer par habitant dépasse vers 1860 près de 50 kg, auparavant, la consommation était de 1à 2 kg par habitant ! ! ! Il y a un allongement de l’espérance de vie, ainsi qu’une baisse de la mortalité infantile. Il n’y a pas de progrès aussi important dans l’éducation. Les progrès réel ne commencent qu’à partir de 1870-80.

Du côté des coûts, il y a des inégalités dans la distribution des revenus. Les richesses augmentent, le PNB/habitant durant les 50-60 1ères années de la révolution industrielle est de l’ordre de 0,7 %, donc une croissance très lente ! Pour l’époque, en Europe, c’est une croissance substantielle qui est en rupture avec la révolution industrielle. Toutes les classes ne bénéficient pas de ces richesses. Caractère inégal de la distribution des richesses. Il y a une convergence ; durant le 1er siècle, on assiste à une inégalité de la distribution des richesses. Il y a donc une hausse relative des pauvres. Souffrance physique et morale dans ces premières phases de l’industrialisation.

Chapitre 9 : les coûts sociaux de la révolution industrielle

9.1 Les nouveaux espaces

Société agraire préindustrielle

On ne peut pas avoir plus que 15% de citadins. Mais la révolution industrielle à fait sauter la trappe

malthusienne, la tension entre population et ressource. Cette trappe à pus sauté grâce à l’augmentation

énorme des biens de consommation

19

C’est au 19 ème avec la révolution industrielle que le verrou saute et qu’on peut évoluer vers un autre type

de société. Mais seulement au milieu du 20 ème que le basculement à lieu : sociétés urbaines majoritaires par rapport aux sociétés rurales

Urbanisation peut se déployer. Entre 1700 et 1800, la population urbaine ne s’est pas accrue. C’est au

ème

que l’envolée se réalise.

a) bassins et villes industrielles :

- Bassin industriel = organisation et paysage relativement anarchiste, étal. Ex : Bassin austrasien : Nord- est de la France, Wallonie, Ruhr. Ex : on creuse un puits et la population vient s’agglomérer autour. Pas de moyens de transport.

Population se concentre autour des infrastructures

Zones d’implantation

Villes industrielles à la campagne, étalement industriel disparate. Urbanisation qui manque de

pôle, de centre. Caractéristique des pays noirs, pays du fer et charbon.

Particularité des pays noirs : industrialisation se fait à la campagne, car il y a de la place pour construire par exemple des usines sidérurgiques (elles doivent être de pleins pieds et près des cours d’eau pour des questions de transport). Victor Hugo, Voyage le long du Rhin à la fois fascination et horreur.

- Villes textiles : activité qui se fait à partir de matières légères on peut construire les usines en hauteur industrialisation peut se faire en ville. Viles étaient les centres commerciaux de la proto- industrie (Lille, Roubaix,…)

Industrialisation synonyme d’explosion démographique. Ex : Seraing : passe de 2000 à 40’000 habitants en 2 siècles. (1815-1900). La pression démographique n’est pas la même partout. Dissociation parce que les industries ont des rapports différents avec le commerce.

Ex : nombre de population en 1800 avant la révolution industrielle et 1850. Dans la sidérurgie et le textile même nombre de travailleurs. Cependant, grâce à la mécanisation : gains de productions et de productivité fantastiques, on produit beaucoup plus avec le même nombre d’ouvriers, mais ouvriers désormais concentrés dans les villes textiles au lieu d’êtres éparpillés à la campagne. Mais le nombre d’ouvriers n’augmente pas beaucoup, parce qu’on a la mécanisation de cette production.

Charbonnage: il faut beaucoup de travailleurs pour abattre du charbon.

Dans les villes textiles, la densité est très élevée avec l’arrivée des travailleurs.

Pays noirs : croissance plus dynamique mais plus étalée.

b) conditions de logement et hygiène :

Ex : casernes pour loger les ouvriers des charbonnages. Conditions de logement et hygiène tout à fait correctes. Urbanisation industrielle a souvent été sauvage, anarchique, incontrôlée.

Les villes textiles ont subi le premier choc, parce que c’était le 1 er domaine ou il y a eu mécanisation et croissance, il y à donc de très fortes densités puisque les usines se développent dans des villes déjà existantes. Entassement effroyable.

Dans les pays noirs on a de la place sous la contrainte qu’on ne s’éloigne pas trop du charbonnage ou de l’usine. On peut bâtir des bidonvilles. Contraste entre des zones pleines, autour des usines et d’immenses zones vides. Pas d’aménagement du territoire.

Hygiène publique n’arrive pas à rattraper la situation. On construit des bidonvilles sans qu’il n’y ait eu les infrastructures sanitaires de bases, comme les égouts, canalisation. Les baraques sont fragiles, c’est donc dur d’installer des infrastructures par dessous. En plus, les rues sont sauvages, avec des tournants, peu de logique dans l’organisation urbaine il faut construire beaucoup de joints, ce qui revient très cher, alors qu’on est dans une société miséreuse.

On n’a rien pu anticiper, on doit donc ensuite rattraper les dégâts initiaux.

c) alimentation déficiente et salaires bas :

Problème de l’alimentation dans le même cadre explicatif que les conditions de logement car Dualité du développement urbain : on à d’un coté l’expansion des villes bourgeoises (Paris, Genève avec des meilleures conditions d’égouts,…) et de l’autre cotés, des villes et des bassins industriels très en retard à ce niveau la. Une ville c’est une densité d’habitants, autour des charbonnages, usines. Une ville ce sont aussi des fonctions urbaines (université, magasins spécialisés.) Dans les villes industrielles il y à une carence de toute fonctions urbaines.

Du point de vue de l’alimentation : les paysans amenaient leur production sur les marchés urbains, amenaient des produits frais à la population des villes. Mais dans les villes industrielles qui manquent de fonctions urbaines, il n’y à tous simplement pas de marché ils sont en dehors des marchés commerciaux habituels.

Dans les villes industrielles il y a quelques épiciers, sous-équipement en commerce, mais la rareté entraine un abus de la par des commerçants. Ils montent les prix car la population n’a pas le choix puisqu’il n’y a pas beaucoup d’offre. Ils vendent quand même, même à un prix élevé. Les entreprises réagissent pour protéger leurs ouvriers dans une optique paternaliste. Même ci cela peut amener à des dérives : le truck-system on paie le salaire de l’ouvrier en denrées alimentaires ou autres biens. Ouvriers payés dans le cadre de l’entreprise. C’est l’entreprise qui fixe les prix. Mais cela crée une paranoïa générale, car les gens ont l’impression d’être à 100% sous l’emprise de leur entreprise.

Pourtant les entreprises faisaient des meilleurs prix que les épiciers. Mais ouvriers dépendent totalement de l’entreprise. Bonnes intentions mais sont très ambiguës. Il y a derrière tout ça la morale sociale du paternalisme. Le patron se sent le père de ses ouvriers, mais les considère comme des enfants immatures qu’il faut éduquer et discipliner. Il doit leur apprendre à gérer leur budget familial. Il est convaincu qu’ils en sont incapables de dépenser leur salaire autrement que dans les bars ou le cabaret, c’est le Truck-system.

La loi d’Engel

Il établit une hiérarchie objective des besoins, établis à partir des budgets familiaux. Ses contemporains l’ont transformée en hiérarchie morale.

Hiérarchie de survie : 1) nourriture courante 2) vêtements 3) habitation 4) chauffage et éclairage …

Engel était soucieux des petites gens mais ne les connaît pas du tout. Lui est bourgeois regard biaisé sur la société, mais il donne une hiérarchie relativement objective.

Puis : moralisation. A la base, la nourriture permet à la vie de se maintenir et de se reproduire mais il ne faut pas donner trop d’argent aux ouvriers, pour pas qu’ils ne le consomment dans l’alcool, la mode, …

Salaire minimal fixé selon une échelle morale.

La loi d'Engel est une loi empirique avancée en 1857 par le statisticien allemand Ernst Engel [1] . D'après cette loi, la part du revenu allouée aux dépenses alimentaires (ou coefficient d'Engel) est d'autant plus faible que le revenu est élevé. La dépense absolue allouée à l'alimentation peut augmenter, même si sa proportion diminue

Conclusion d’Engel : « plus un individu, une famille, un peuple sont pauvres, plus grand est le pourcentage de leur revenu qu’ils doivent consacrer à leur entretient physique dont la nourriture représente la part la plus importante »

Quand dans une population pauvre les revenus augmentent, le calcul des budgets ne change pas immédiatement. Dans un premier temps, amélioration de l’ordinaire. Toujours même part consacrée à la nourriture, car ils achètent des aliments de meilleure qualité (viande, )

Les coûts d’entrée dans la révolution industrielle sont terribles (déséquilibre alimentaire, mauvaises conditions de logement,…)

Après une cinquantaine d’année les bénéfices commencent enfin à toucher les populations.

9.2 Le jugement ultime : la mortalité des populations industrielles

- le paradoxe de la croissance :

Dans les villes anglaises vers 1820-30, au Creusot vers 1840, en Belgique orientale vers 1850-60, aussi tard qu’en 1900 à Bilbao, l’espérance de vie à la naissance tombe à 30 ans tandis qu’elle monte dans les campagnes voisines. Les populations qui sortent de la trappe malthusienne paient un coût social terrible, c’est un paradoxe dans une période de croissance et de développement comme celle là. Mais il y a tellement d’immigrés qui arrivent dans les villes que malgré le taux de mortalité élevé, il y a quand même une explosion démographique.

Les campagnes se ruralisent. Au 18 ème elles étaient proto-industrielles, mais l’industrie moderne détruit la proto-industrialisation, de ce fait, les campagnes se paupérisent, perdent des ressources. Il ne reste que l’agriculture. Pourtant leur situation s’améliore, le taux de mortalité y est moins élevé que dans les villes. La population, qui est en excédant par rapport aux ressources peut désormais aller travailler en ville il y à un meilleur équilibre population/ressources.

Fossé énorme entre l’espérance de vie à la campagne/ville (15 à 20 ans d’écart).

- L’environnement plus le travail

Dans les bassins industriels on s’attend à ce que la situation des adultes soit terrible (témoignages). Immigrants viennent dans ces bassins pour travailler pourtant on observe une sous- mortalité des adultes actifs. (Moins de mortalité que dans le reste du pays). Mais on observe une surmortalité des enfants. Paradoxe vient de la détérioration des espaces hygiéniques, sous-équipement. Les bébés on un système immunitaire très faible, il est protégé par les anticorps que lui passe sa maman à travers l’allaitement. Dans les villes textiles les femmes travaillent et elles ont tendance à arrêter vite d’allaiter et donner du lait artificiel au bébé. Le lait vient de la campagne, il met du temps à venir, se conserve mal, il pourrit vite, ce qui donne des maladies à l’enfant, la plupart du temps la diarrhée, ce qui mène à la déshydratation des bébés.

Les Bouillies, nourriture mélangée avec de l’eau, or l’eau est très polluée dans les villes industrielles, car il n’y à ni de système d’évacuation de l’eau, ni de nettoyage et de récupération.

Environnement dégradé des villes industrielles engendre la forte mortalité des bébés.

Les mauvaises conditions de travail devraient toucher les adultes, alors pourquoi sous-mortalité ? logique de sélection. L’Immigré quitte son village pour aller travailler dans une mine de charbons, les immigrés sont « sélectionnés », car ils savent ce qui les attend, donc seuls les plus courageux et les plus forts y vont.

Mais conditions de travail forment des vieillards avant l’âge, qui sont cassés physiquement. Intensité très forte du travail pendant la 1 ère révolution industrielle. Ouvriers exploités, « sweating system » pour dégager des bénéfices pour les réinvestir dans l’industrie. On est vieux très jeune.

- Les épidémies de choléra :

L’environnement est à l’origine des épidémies. Terrible rappel de l’ambiguïté de la croissance. Le Choléra est une maladie qui se transmet par les eaux souillés essentiellement. Origine : vallée du Gange les anglais en colonisant cette région l’ont ramené vers l’Europe + Pèlerinage vers la Mecque = facteur de transmission.

C’est la 1 ère épidémie médiatisée elle sème la peur de la « barbarie asiatique menaçant la civilisation.

Le choléra frappe sur les fractures sociales des sociétés européennes sous le choc de la 1 ère industrialisation. Maladie inégalitaire parce que liée à l’hygiène et capacité à le vaincre dépend du système immunitaire. Quelqu’un de bien nourrit à plus de chance de la vaincre. Or les ouvriers sont en malnutrition (pas de viandes, légumes).

Les pauvres meurent 7x plus que les aisées, du choléra. A l’injustice de la pauvreté s’ajoute une inégalité face à la mort. Les contemporains en sont conscients, font des tableaux de mortalité par profession.

Villes textiles beaucoup plus denses épidémies se répandent plus vite.

Emeutes des pauvres qui se révoltent contre ces injustices. Petites gens avaient peur que les riches les empoisonnent. Un mort du choléra à la peau bleutée, un mort empoisonné aussi. On parle de la « crainte bleue ».

Dans cette situation de tension un personnage se met entre les élites et le peuple : le médecin. Il cesse d’être le médecin ridiculisé du 19 ème siècle. Image du bon médecin, parce qu’il a fait de longues études. Il est bon scientifiquement et moralement. Personnage ambigu, émane de la culture bourgeoise, est dévoué mais aussi paternaliste, dévalue les petites gens,…

Les médecins analysaient le choléra à partir de conceptions théoriques : - miasmes (microparticules tout ce qui stagne pue, tout ce qui pue est malsain. Quand miasmes sont enfermés la propagation est favorisée. Il faut « aérer », pour les disperser (ex : Champs-Elysées aérés les villes pour combattre le choléra)

- Conditions pré-disposantes : malnutrition, colère, alcoolisme, manque de propreté. Médecine sociale très morale. Faute des pauvres s’ils attrapent le choléra. Dualité car médecins condamnent le comportement à risque des ouvriers mais en même temps veulent leur bien.

Solutions thérapeutiques : médecine inefficace

- choléra = 3 phase : diarrhée, froid (bleu) état comateux, fièvre au terme de laquelle le patient meurt ou

est guéri développement de la médecine d’observation. Les médecins essaient durant la 2 ème phase de réchauffer la patient, de le maintenir pour qu’il arrive en meilleur forme dans la phase 3 et ait ainsi de meilleures chances de survie. Cette solution se relève inefficace mais très sensée. Il faut hydrater constamment le patient (mais c’est dur de trouver de l’eau non-polluée)

- Débat entre les contagionnistes et les anti-contagionnistes, ce sont ces derniers qui l’ont emporté. Si on croit que choléra est contagieux on met des quarantaines partout, commerce arrêté, renferment sur soi.

Anti-contagionnistes : médecins libéraux, pour la liberté du commerce. La solution est de s’attaquer aux villes insalubres et aux conditions pré-disposantes :

-Ils lancent donc des politiques de transformation des villes, percements de grands boulevards

infrastructures d’hygiène

pour aérer les villes, meilleurs habitations (mettre des fenêtres, publique (égouts, construction de lavoirs, fontaines…).

),

Pour de mauvaises raisons on a fait des bonnes choses : amélioration des villes,… Les villes bourgeoises ont profité plus vite de ce développement. A Paris on a abattu les taudis et construit de beaux immeubles, mais ce ne sont pas les pauvres qui en ont profité ils ont dû aller se loger en banlieue qui sont devenues à leur tour insalubres.

Partie 3 : Intégration des économies nationales et premières mondialisation, 1850-1914

Contexte économique, 3 périodes

a) 1850-73 : envolée de la révolution industrielle, croissance des salaires, des bénéfices,…

b) 1873-90 : double crise : de surproduction

c) En 1866 les USA ont fini la guerre civile, on à donc la construction de grandes lignes de chemins de fer transatlantiques.

Les Français sont battus en 1870 par la Prusse, réunification de l’Allemagne, grande modernisation pour unir cette Allemagne, il y à donc des commandes massives pour les industries qui ont du doper la production. En 1873 cette demande s’arrête car on à plus besoin surproduction baisse de prix dans l’industrie.

Agriculture subie l’arrivée de produits américains meilleurs marchés, et l’économie européenne pas compétitive, il y à donc un effondrement des prix agricoles.

Ce sont des années de dépression, mais la crise est relativement bien absorbée, on ne meurt pas de faim (dernière famine : maladie de la pomme de terre en Irlande 1845).

1890-1914 : 2 ème période de croissance mais il y a eu des changements, par exemple dans l’industrie, qui s’est recomposée autour d’un nouveau produit : l’acier (à la place du fer).

Pays pionniers commencent à paraître vieux par rapport aux pays industrialisés plus tardivement, qui eux disposent des outils ultramodernes.

Introduction : Une première mondialisation

Affaiblissement des frontières nationales. Unification des marchés 5 causes :

- protectionnisme : évolution des barrières douanières, face aux produits étrangers. Il ne faut pas qu’il soit trop intense pour qu’il y ait une mondialisation

- révolution des transports

- complexification des économies : multisectoriel, demandes de matières 1ères différentes et dépendance aux pays vers lesquels ont exporte/importe des matières 1ères Complémentarité

- Grands flux humains, sur des distances intercontinentales

- flux financier : mondialisation financière, mouvement des grands capitaux. (Ex : depuis Londres ont investi dans la construction d’une ligne de chemin de fer en Chine)

Dans cette 1 ère mondialisation l’Europe est au centre de tous les flux. Poids financier, industriel et démographique maximal. L’Europe n’a jamais été aussi puissante. Mais cette Europe n’est pas unie, c’est une Europe des nations. Les USA, qui sont encore en position périphérique, amorcent leur montée.

Chapitre 10 : Marchés nationaux et marchés mondiaux des produits

10.1 La révolution des transports

Innovations et techniques : 18 ème siècle : développement des canaux il faut poser une carte pour comprendre comment relier les fleuves donc développement de ingénierie de l’espace +

transformation de la nature (bâtir des écluses,

des capitaux, il faut investir et attendre des années avant d’avoir un retour sur investissement. Tout ça sera décisif au 19 ème siècle pour construire les chemins de fer. Les premières lignes datent de 1830. But :

déplacer le charbon, qui est lourd, depuis les charbonnages vers les hauts fourneaux. Ils on une vocation interne, pour l’industrie. Puis des lignes plus longues se mettent en place, cette fois ci pour transporter des gens. Dès 1850, les 1ères grandes lignes qui ont des vocations nationales ou nationalistes, avec pour vocation d’unifier les pays. Ex : Belgique, Suisse : Grand enjeux traverser les Alpes. C’est un processus relativement rapide, ce sont des sociétés anonymes qui financent les lignes.

il faut résoudre des problèmes techniques, mobiliser

),

1870 : transports ferroviaires rapides, fiables. Solution de transport la plus puissante et aussi la moins chère.

Isochrone : espace que l’on peut atteindre depuis un point donné en un temps donné. Espace temps se dilate selon la qualité des moyens de transport.

Ex : ville de 15000 habitants, 30000 personnes qui peuvent venir y faire les courses vers 1850. Vers 1900 on est au-delà du million de passants. Isochrone s’étend énormément. Véritable révolution de l’espace, appropriation de l’espace.

Les bateaux à vapeur : Les 1ers ont traversé l’Atlantique vers 1820-30. Ils ont des roues à aubes. Mais dans l’Atlantique, il y à beaucoup de vagues, le système est très dangereux. C’est pourquoi en 1850 : il y a l’invention de l’hélice. Cette innovation va permettre la réduction de moitié du temps de transport dans l’atlantique. Les Bateaux à vapeur amènent de la régularité dans les transports intercontinentaux. Des lignes de transport transatlantiques régulèrent se mettent en place.

Les

homogènes.

Chemins

de

fer

sont

décisifs

pour

réaliser

l’intégration

nationale,

pour

créer

des

marchés

Bateaux à vapeur décisifs pour les liaisons intercontinentales, pour assurer une mondialisation de l’économie.

Ex : années 1870, grands bateaux de 200m posent les câbles télégraphiques dans l’atlantique afin de relier la place boursière de Londres à celle de New York. Les informations circulent presque instantanément.

Impact à un niveau du quotidien : des produits acquièrent une dimension mondiale. Ex : cup of tea, riz, coton d’Inde désindustrialisation de l’Europe, le monde fournit les matières 1ères à la Grande Bretagne et la Grande Bretagne a comme débouché les européens + les colonies.

10.2 Homogénéisation des marchés/adaptations régionales et nationales

Avant le chemin de fer : diversité des prix selon la qualité de l’approvisionnement, s’il y a une production industrielle toute proche, c’est moins cher que ci c’est loin. Avec les chemins de fer on peut transporter les marchandises sur de longues distances à des prix plus bas. L’information circule, il faut donc une homogénéisation des prix, qui impose des adaptations. La concurrence s’accroît, les prix tendent à baisser. Mais la montée de la concurrence implique des gagnants et perdants. Avant le chemin de fer il y avait des marchés protégés. Endroits isolés on les marchandises pouvaient être vendues plus chères. Mais avec l’unification des marchés, les secteurs protégés par l’isolation tombent comme des mouches. Exemple : pain à Genève vendu 60 ct et à Lausanne 80 ct. Pas la peine d’exporter le pain Genevois parce qu’avec des coûts de transport de 25 ct le pain sera plus cher que celui produit à Lausanne. Mais avec le chemin de fer les coûts de transport baissent, l’exportation devient bénéfique. Création d’un vaste marché commun, les prix diminuent mais le chômage augmente car les secteurs qui étaient protégés s’effondrent. Cette adaptation va de pair avec la constitution de la spécialisation. Ex :

montagne produits laitiers, d’élevage. Spécialisation régionale on voit apparaître des zones sous- développées, dans les endroits qui n’arrivent pas à être au top dans un domaine. Fossés se creusent au sein de la nation. Homogénéisation des prix mais creusement des disparités régionales.

Plus grande exposition, pour les régions, c’et une situation plus dangereuse car par exemple si les prix des textiles s’effondrent dans une région spécialisée dans ce domaine, c’est la catastrophe pour cette dernière qui ne dispose pas d’autres activités sur lesquels se tenir. Il y à donc une vulnérabilité plus forte face à la conjoncture.

Au 18 ème siècle : pluriactivité, si la conjoncture est mauvaise dans un secteur on peut compenser dans un autre domaine sécurité.

Illustration : Grande crise 1873-1890 : crise en même temps dans l’industrie et l’agriculture. Elle découle de la révolution des transports. Ex : le blé produit aux USA sur d’immenses hectares est beaucoup moins cher que le blé européen, et cela, malgré les coûts de transport. Agriculture européenne, de subsistance se prend une grande claque. Elle doit réaliser une adaptation gigantesque pour être concurrentielle. L’Europe passe ainsi d’une agriculture de subsistance à une agriculture spéculative commerciale : désormais les paysans européens essaient de produire pour les marchés urbains (viande, laitages,…). Change la nature de l’agriculture européenne. Grâce à quelque chose

d’apparemment mauvais, de bonnes choses peuvent en ressortir. Cette mutation peut avoir lieu parce qu’il y a un changement considérable : coûts sociaux de la révolution industrielle désastreux jusque vers

1850.

1850-73 : envolée spectaculaire des salaires réels (salaires divisés par le coût de la vie). On tire enfin, les bénéfices de la révolution industrielle, il y à donc une augmentation du niveau de vie ainsi que de la demande qui augmente, ce qui débouche à la création d’un marché.

1873-90 : double crise mais les ouvriers ont une protection : le blé américain, moins cher arrive. Le salaire des ouvriers stagne voire diminue certes, mais le coût de la vie diminue aussi. De ce fait, le niveau de vie ne baisse pas, il n’y à pas l’apparition de masses miséreuses…

Dès 1873 : embellie économique, amélioration du niveau de vie.

Montée des classes moyennes montée de la demande, ce qui entretient la croissance.

10.3 protectionnisme et libre-échange

- les barrières douanières sont fixées au gré des conjonctures économiques : taxes sur l’importation de produits étrangers. But : protéger les marchés nationaux. Ex : Fonte Suisse plus chère que la Belge, pour la protéger on taxe les produits belges.

Après 1815, chute de l’empire Napoléonien, les pays se referment sur eux-mêmes. Crainte de GB, pionnière de la révolution industrielle.

1850-73 : abaissement des frontières douanières, libre-échange. Associée à la crise agricole de 1845-47, crise de la patate les gens crèvent de faim alors qu’il y a des produits agricoles à côté on opte pour le libéralisme.

1873-95 : Grande dépression, peur protectionnisme, sauf en GB.

1895-1914 : Période de croissance économique avec un maintien du protectionnisme. Fermeture contre intuitive, qui s’explique par la peur en Europe des concurrents d’autres continents (USA, Argentine, Australie,…), au niveau de produits agricoles surtout. Au niveau industriel presque toute l’Europe s’est industrialisée. Industrialisation dynamique en Allemagne, qui a gagné la guerre contre la France et avec le dédommagement a pu développer le chemin de fer. Allemagne a gagé Alsace et Lorraine (mines de métaux ferreux, particulièrement adéquats pour fabriquer de l’acier). Français humiliés par la défaite ne veulent pas de produits Allemands et vice-versa. Suisse, Belgique,… suivent le mouvement de fermeture sur soi, nationalisme, montée des tensions.

10.4 Complexification des économies avancées et complémentarités internationales

Avant 1900 :

Complexification des économies : on fait venir du blé des USA, de la viande d’Argentine, on peut faire venir du coton d’Inde, faire les fils en GB et le vêtement final en Saxe.

Complémentarité nationale : spécialisation

Les

grands

pays

dominants

n’ont

pas

besoin

de

ça.

GB :

tout

le

système

économique

international tourne autour d’eux, ils arrivent à imposer leurs produits à l’extérieur.

Emergence d’un pôle secondaire derrière GB : montée des USA.

Position dominante de GB lui permet de renoncer au protectionnisme. D’abord sur le plan des produits alimentaire, GB n’est plus autosuffisant, a besoin de faire venir des produits des USA, Argentine. Permet d’avoir des aliments bon marchés et par conséquent de ne pas augmenter les salaires des ouvriers convient à tout le monde. Paysans ont misé sur la qualité et fraîcheur de leurs produits.

A partir de 1900 : mise en place d’une nouvelle industrie parce qu’on a le recul relatif de GB. Elle reste la grande puissance mondiale mais d’autres pays sont en plein montée. On parle abusivement de 2 ème révolution industrielle parce qu’on passe du fer à l’acier et nouvelles industries (ex : Chine) se mettent en place.

Hauts fourneaux britanniques construits au 18 ème déjà. Hauts fourneaux allemands construits au 19 ème siècle pour l’acier, outils à la pointe du progrès. Pays de la 1 ère révolution ont leur capital fixe qui vieillit et deviennent moins productifs.

Montée de pays exportateurs de pays agricoles (Australie, New Zealand, Argentine,…).

Les petites gens peuvent manger de la viande, mondialisation a bénéficié même aux couches populaires.

Après 1900 on passe à l’hégémonie de GB à une hégémonie anglo-saxonne (GB + USA)

Chapitre 11 : Formation de systèmes migratoires mondiaux

Les théories de la migration : pourquoi migre-t-on ?

1) Modèle libéral classique : situe le choix de partir dans un rapport coûts (C)/bénéfices (B). Décision rationnelle. Coûts de la migration, transport,… et bénéfices qu’on pense tire. Quand les bénéfices l’emportent les gens décident de partir. Mais il se peut que B plus petit que C.

Bénéfices : salaire réel à destination – salaire réel dans le pays d’origine.

Modèle Push/Pull : qu’est ce qui pousse à partir (push) et attire là-bas (pull). Définition très classique de la rationalité. Si on a intérêt à faire quelque chose on le fait fait de nous des « homo economicus ».

Rationalité pas très humaine. Théorie assez simpliste, on ne tient pas compte des sentiments. Si tous les êtres humains prenaient des décisions rationnelles il y aurait un marché parfait.

2) Une autre école analyse la décomposition des coûts en coûts directs et indirects : coûts matériels, psychologiques (quitter les siens, sa patrie, apprendre une nouvelle langue, culture,… et la notion d’espérance) et coûts d’opportunités (en connaissant les mœurs suisses, opportunités d’avoir tel ou tel travail.

Espérance économique. Bénéfice ne peut pas être évalué de manière totalement objective car il y a des évaluations immatérielles aussi.

B = Pt + Se Pt = perspective de travail (il faut avoir une chance d’être employé) Se = salaire espéré

Bénéfices relèvent essentiellement de ce qu’il espère, mais il peut avoir de faux espoirs. Migration = pari, pas décision purement rationnelle. Un migrant sensé essaie de s’entourer d’un maximum d’information pour réaliser un pari qu’il a le plus de chances de gagner.

3) Courant qui s’intéresse à ceux qui restent (stayers), aux déterminants de l’immobilité (contraire des déterminants de l’immigration).

Théorie qui met l’accent qui le capital humain (compétences professionnelles, niveau d’éducation, compétences sociales). Ce qui fait rester :

- Dans les sociétés d’ancien régime, quantité de savoirs localisés, difficiles à exporter Immigrants doivent accepter de repartir à zéro, de s’adapter à de nouveaux savoirs, de nouvelles techniques ça accroît les coûts d’immigration. Plus un savoir est localisé plus c’est un déterminant d’immobilité.

- Les investissements comme ancrage : celui qui décide d’immigrer perd ses investissements. Pour les paysans ce qui est décisif : est-ce qu’ils sont propriétaires de leur terre ou non. Si oui, ils vont s’y accrocher, c’est un facteur d’ancrage énorme.

- Les réseaux sociaux : permettent de trouver un meilleur job sur place n’encourage pas à partir.

11.2 Systèmes et vagues migratoires

: permettent de trouver un meilleur job sur place  n’encourage pas à partir. 11.2 Systèmes
Plusieurs systèmes : - système migratoire de l’Atlantique, relie Amérique du Nord et Europe 1815-1914

Plusieurs systèmes :

- système migratoire de l’Atlantique, relie Amérique du Nord et Europe

1815-1914 : 52,5 millions d’Européens ont traversé l’Atlantique vers l’Outre-mer. 90,5 millions d’immigrés à cette époque. On n’a jamais vu autant de monde immigrer sur des distances aussi longues.

- système migratoire du Pacifique : 16 millions d’asiatiques vers la Californie ou indiens vers l’Afrique du Sud agents coloniaux des britanniques, économie de plantation (Tamouls servaient de contremaîtres aux britanniques dans les colonies africaines)

- Russo-sibérien : flux d’esclaves vers l’Arabie, Afrique Noire, Brésil.

2/3 des migrants au 19ème siècle vont vers les USA. Pays du rêve, de l’espérance.

Autres destinations : Argentine, Brésil, Australie, Canada deviennent des pays de peuplement européen, massacre des indigènes. + Afrique du Sud

2 vagues : - avant 1880 : première vague, « vieille migration » - après 1880 : la nouvelle migration

Cas des USA : 28 millions d’immigrants de 1820 à 1910.

Vieille migration : britanniques (beaucoup d’irlandais chassés lors de la Grande Famine) et allemands Nouvelle migration : est de l’Europe, Autriche-Hongrie et Europe méditerranéenne : Italie, Espagne, Portugal Grandes conséquences sur la construction sociale et économique des pays d’accueils.

La migration massive notamment vers le Brésil a été plus tardive, démarre dans les années 1880 avec l’âge du café.

Les 1ers immigrants ont pu prendre des positions de pouvoir

11.3 Les causes des migrations intercontinentales

- révolution des transports grandes lignes de bateaux à vapeur qui traversent l’Atlantique. Permet d’installer des lignes régulières. Migration = marché qui a été inventé. D’abord transport de marchandises mais il n’y en avait pas assez à transporter alors des compagnies se sont spécialisées dans l’immigration, promotion du mythe américain. Compagnies d’immigration. Les compagnies ferroviaires possédaient des terres qu’elles donnaient aux migrants. Migrants charge ensuite les marchandises dans les trains puis elles sont exportées par bateaux vers l’Europe

- transition démographique : prend son ampleur au 19 ème siècle. Taux de mortalité baisse, taux de natalité stagne. Manque de ressources, chômage. Démographie s’accroît plus vite que la montée de l’industrialisation et des places de travail. Pression démographique opère avec un décalage de 20-30 ans. Il y a de plus en plus d’enfants mais c’est au moment ou il faut leur trouver du travail que ça devient catastrophique.

- Urbanisation et industrialisation moins de raisons de partir puisqu’il y a à côté des opportunités d’emplois, de reconversion. Allemands qui immigrent étaient en partie d’origine polonaise (Pologne n’existait plus à cette époque) mais de nationalité Allemande. Dvt industriel de l’Allemagne opportunité entreprenante. Les polonais arrivent à Berlin et constatent qu’il y a des opportunités décident de rester là plutôt que d’aller aux USA baisse de l’immigration allemande vers les USA.

- Crises et dépressions : s’inscrivent dans la 1 ère

mondialisation, construction des concurrences

avec l’intégration des marchés. Mais crises peuvent venir aussi des régimes politiques. 1873-90 : Grande dépression agricole, les pays méditerranéens ne sont plus concurrentiels, agriculture n’est plus viable. rupture en Europe méditerranéenne. Tout le paysanat d’Italie, Espagne,… craque sous le coût de la dépression. Choc brutal mais paysans essaient de tenir au début puis ils se rendent compte qu’il faut réagir, partir.

Régimes politiques et structures agraires :

Irlande structures agraires archaïques car britanniques empêchent l’industrialisation (sorte de système colonial interne) et sous urbanisation. Quand la maladie de la pomme de terre surgit et frappe ces faibles structures Grande Famine.

Europe orientale : le Pale zone d’établissement des juifs de Russie. Ghetto énorme de la mer noir à la mer baltique. Lois pour déporter les juifs de Russie dans cette zone. Origine de ce ghetto vague d’antisémitisme.

1885-1905 : Tsar assassiné par un anarchiste vague de pogroms contribution de l’Europe orientale aux « Nouvelles migrations ». Recrée le judaïsme en Europe et aux USA.

1806 : recensement en France juifs de France habitent pour la plupart en Alsace-Lorraine car personne n’a eu le pouvoir de les expulser (problème avec l’Allemagne).

Opportunités entreprenantes : bcp sur la route des USA se sont arrêté à Bruxelles, Vienne,…

Avant la 2 ème guerre mondiale : concentration de juifs dans les grands ports d’immigration vers les USA.

Question d’opportunités et logique économique : les plus riches ont pû se payer l’entier du voyage pour aller aux USA et les plus pauvres se sont arrêtés en cours de route.

1941 : Opération Barbe Rousse pour attaquer la Russie Allemands s’attaquent tout de suite aux zones ou il y a le plus de juifs.

- La différence de salaires réels entre les zones de départ de destination. Du point de vue du lieu de destination la dimension économique est dominante (théorie classique)

Le plus souvent les gens sont partis pour des raisons économiques. Parfois aussi pour des raisons strictement politiques, mais reste une raison minoritaire. D’autres partent pour des raisons socio- économiques crées par le politique (Irlande, Pale) action politique (tutelle coloniale) a brisé le lien entre la population et leur terre.

politique (Irlande, Pale)  action politique (tutelle coloniale) a brisé le lien entre la population et

11.4 Modèle de causalité

Pays d’origine

De la navigation à voile à la navigation à vapeur Différence de salaires réels entre les deux pays Volume migratoire antérieur entre les deux zones

Pays de destination

Taux de croissance démographique 20-30 ans auparavant

Conditions

économiques

et

politiques

Degré d’urbanisation et d’industrialisation Régime et turbulences politiques Structures agraires Crises et dépressions

Législation restrictives ou non

Cas Irlandais : croissance démographique pression ressources pas à même de répondre à cette pression car britanniques empêchent l’industrialisation (régime politique colonial, turbulences politiques liées à la perte des terres des paysans) crise de la pomme de terre (1845-47)basculement, agriculture n’est plus viable immigration grâce aux lignes régulières mise en place il y a peu (1830 environ)

Aux USA salaires étaient nettement meilleurs qu’en Irlande

multi-causalité

autonomisation des flux migratoires, liés à un facteur de causalité : le volume migratoire antérieur entre les 2 zones.

1906 : grande dépression agricole arrêtée dans les pays méditerranéens depuis 1890 et pourtant on migre plus que jamais. Les causes de migration disparaissent mais le flux continue.

Vers 1900 : Situation en Irlande s’améliore, démographie a baissé, turbulences politiques calmées, fin de la dépression. Cause à l’origine du flux ont disparu et pourtant immigration continue. Les irlandais reçoivent des lettres d’immigrants qui leur conseillent de venir, donnent des informations sur les places de travail,… réseaux migratoires se mettent en place

11.5 Intégration-assimilation : l’expérience des USA

-Domination sur le système politique et socio-économique des américains par les WASP. Mythe du melting-pot nouvelle nation fondée sur l’intégration des différences mais dans la réalité ce n’est pas ainsi, il y a des dominants et des dominés.

- Assimilation : on entre dans un modèle, on joue le jeu du pays d’accueil, on se fond dans le moule. Dans les états nations européens la règle était l’assimilation.

Dans les pays d’Amérique on peut se contenter de l’intégration : respecter les grands principes tout en gardant ses propres coutumes. Distinction privée/public : on joue le jeu de la démocratie américaine dans le public et chez soi on fait comme on veut.

-Autonomisation des flux migratoires : des communautés d’immigrés très soudées par des liens de parentés, des services qu’ils se sont rendus pour facilité l’immigration, par le fait qu’ils habitent dans les mêmes quartiers, se forment. Ex : Irlandais à Brooklyn. + Adhésion à des valeurs communes (démocratie)

Segmentation de l’espace parce qu’ils habitent entre eux. Cette segmentation est ambiguë car elle

peut venir de la volonté des immigrés mais aussi du racisme.

Idée que 1ers immigrés faciles à intégrer, immigrés de la 2 ème vague plus difficile. Aux USA on diffuse une image des immigrants qui parlent mal l’anglais, qui s’intègrent mal. On stigmatise la nouvelle immigration alors que factuellement c’est assez faux. Taux d’alphabétisation des nouveaux immigrants pas nettement inférieurs à ceux des 1ers immigrants. 1ers immigrants ont eu le choix entre les villes et plaines américaines. 2ème vague deviennent plutôt ouvriers main d’œuvre pour l’industrie même si à la base en Europe ils étaient agriculteurs.

Simultanément industrialisation et blocage de la société américaine vers 1890. Fort appel de main d’œuvre, bons salaires encourage l’immigration. Mais ouvriers immigrants cassent les prix car acceptent des salaires bas (dumping salarial) tensions. La mobilité sociale devient plus délicate, on n’a plus affaire à une société en cours de formation ou il y a du mouvement.

Idée qu’il y a un lien entre problèmes sociaux et immigrés (cassent les salaires, sont des criminels,…)

Mythes apparaissent en réaction compensatoire : ex : mythe du cow boy américain qui est la

figure du rêve américain, conquête des grands espaces (dans la réalité cow boy plutôt noirs ou indiens) ;

self-made man,

on glorifie le passé pour affronter un présent difficile.

Le syndicalisme américain a été plus défensif contre les immigrés (pas un syndicalisme de

gauche)

débouche sur des réactions de xénophobie, fermeture des frontières. Racisme

vise en priorité les asiatiques et les noirs. On construit un « péril jaune », caricatures des races asiatiques.

Suscite les 1ères lois pour restreindre l’arrivée d’immigrés asiatiques.

Début du 20 ème

Après la WWI (Avant tout le monde est occupé à se battre alors l’immigration diminue fortement)

Crise classique. Pendant la guerre l’industrie américaine tourne à plein régime. A la fin de la guerre

chute de la demande crise et en plus l’immigration reprend 1917 révolution bolchevique peur des immigrants des pays communistes augmentation de la xénophobie fermeture des USA sur eux- mêmes, isolationnisme poussent USA à sortir de la SDN

1921 et 1924 : loi des quotas d’immigration volonté de maintenir la domination de la race blanche

1929 : Crise USA se ferment jusque dans les années 60. Mythe du melting pot à prendre avec des pincettes.

Sociétés plurielles, mélangées, mondialisation des échanges de populations humaines.

Mondialisation aussi des marchés de l’argent.

Chapitre 12 : la mondialisation des marchés de l’argent

12.1 L’intégration financière et monétaire

Définitions de base :

Monétaire : instruments avec lesquels on paie Financier : mouvements d’emprunts et de prêts entre pays

Problème pour payer des imports-exports entre les pays différents. Il faut un étalon pour fixer la valeur de la monnaie.

Système ou la valeur de la monnaie des pays est évaluée en fonction de l’or et l’argent Bimétalisme. Partout l’argent est plus répandu, saut en Grande-Bretagne. Problème car 2 étalons différents.

En plus la valeur de l’or et l’argent n’est pas stable parce que ce sont à la fois de la monnaie et des marchandises (ruée vers l’or vers la Californie on produit plus d’or prix diminue) modifie le taux de change.

Solutions qui n’ont pas duré

par exemple union latine mais système dominé par la Grande

Bretagne on ne peut pas le tenir dehors du serpent monétaire.

Finalement on s’est aligné sur l’or à la fin du 19 ème siècle. Parité entre livre Sterling et l’or sert de référence. Elle devient la monnaie des échanges internationaux, permet la stabilité du cours des produits. Ordre de paiements, chèques,… stabilisation des échanges monétaires.

12.2 La GB et France, banquiers du monde

Capitaux qui fonctionnent à l’échelle du monde. Pas de barrières douanières. Grande mobilité. Dès 1820-30 Londres et Paris s’affirment comme les places financières dominantes. Ils ont investi dans leur industrialisation. Choix de placer les capitaux français sur le marché international. Investissement dans des infrastructures (ex : investissement dans les compagnies de chemins de fer, aménagement des grands ports, équipements collectifs urbains approvisionnement en gaz ou conduites d’eau potable change bcp les conditions de vie de la classe moyenne + rendement à long terme pour les investisseurs. Les autres pays suivent les mouvements. On construit des lignes de chemin, de métro en demandant des prêts aux anglais et français. Ampleur des capitaux en jeu : 100% des PIB de France et GB taux d’intérêts mais dangereux si les créanciers ne sont pas fiables.

Stratégies différentes : Les Anglais avant 1914 prêtent essentiellement aux USA. Quand les USA viennent au secours des Anglais et français pendant la 1 ère guerre mondiale ils épongent leur dette.

Investissent le reste dans leurs colonies, principalement dans celles qui fournissent les matières 1ères dont GB à besoin pour alimenter ses usines.

Les français investissent sur le continent européen, principalement en Russie dans les grands centres industriels. Russie n’a pas encore remboursé ses dettes vis à vis de la France.

Ces prêts massifs invitent les pays moins développés à s’endetter. Spirale d’endettement. On emprunte pour rembourser d’anciennes dettes.

2 interprétations :

- Lénine : permet aux puissances prêtantes de s’imposer comme des puissances impérialistes. Empruntants se trouvent sous la dépendance de France et GB.

- USA : Au Japon et USA prêts ont permis une industrialisation plus rapide, une croissance économique qui leur a permis de rembourser facilement la dette.USA deviennent alors à leur tour un pays prêteur.

Les 2 cas de figures sont vrais. Ex : Empire Ottoman, Chine spirale déficitaire, d’endettement.

Mais USA et Japon ont même eux des excédants pour rembourser leur dette plus rapidement. 90% des prêts d’avant 1914 ont été remboursés avant la WWI.

Diffusion très large de la main d’œuvre constitution d’un marché du travail international, circulation intense des capitaux, mise en place d’une économie internationale des échanges (complémentarité).

Situation ou dans de vastes parties du monde une décision prise à la bourse de Londres ou Paris peut plonger dans la faillite des mineurs au Chili par exemple ambiguïté de la mondialisation marchés qui étaient isolés partent en faillite. Solution : immigration

Chapitre 13 : la transformation des structures et des relations sociales

Les relations sociales passent par des phases de confrontation et d’apaisement qui mènent finalement à l’état providence. Une classe ouvrière se forme.

13.1 La grande entreprise

Après 1870 formation de grandes entreprises. Rôle pionner des USA qui explique leur triomphe économique au 20 ème siècle

Buts :

1) Dominer le marché

Ex : chimie ou photographie dominés par des oligopoles. Objectif : dominer le marché pour que ce soient les entreprises qui dictent les prix et non le système de l’offre et demande

1870 : Grande répression conditions économiques difficiles. Les entreprises ne veulent pas que les prix s’effondrent se liguent dans des associations défensives informelles : patrons se mettent d’accord sur un prix suppriment la concurrence, plus de pression à la baisse sur les prix.

En Allemagne ça a pris la forme des cartels associations d’entreprises différentes qui décident de financer une centrale de vente commune. La centrale vend les produits de toues les entreprises au meilleur prix possible casse la concurrence. Système reçoit le soutien de l’état allemand. Forme de corporatisme, bon entente entre les entreprises, paix sociale, stabilité on peut maintenir les salaires des ouvriers.

Aux USA : Trusts Associations plus formelles de grandes entreprises, elles se mettent sous la direction d’un conseil d’administration commun usines achètent ensemble les matières 1ères, décident du rythme de production, prix de vente,…

Réactions vives aux USA. Dès 1890 : lois anti-trusts pour contrer les monopoles qui empêchent la concurrence.

2) Fournir de nouveaux marchés de consommation.

Jusqu’à la fin du 19 ème on fournissait 2 types de biens :

- Consommation simple (pièce de drap, blé pour faire du painproduits de consommation de base) - Biens très élaborés (locomotive à vapeur,…)

- Un 3 ème produit apparaît : bien de consommation de masse très technique : appareil photo, cuisinière,…

Pour ce marché il faut un réseau de distribution très élaboré pour vendre l’appareil, faire les réparations de base,… Pour cela il faut être une grande entreprise. Dans un 2 ème temps apparition des multinationales permet de dépasser les nationalismes.

13.2 Formation du prolétariat

1) villes et bassins industriels, berceaux d’une classe ouvrière.

Ce sont les flux migratoires qui sont à la base. Ruraux vont à la ville, puis ils font des enfants création d’un groupe social spécifique la classe ouvrière. Implique un engagement politique mise en place d’associations, syndicats et de lois qui les autorisent (1875-80). Ils utilisent comme arme la grève.

Ariès (1971, 85) sur le Pays Noir français : « La période précédente est une période d’importation, d’emprunts aux régions voisines. Dans les vingt à vingt-cinq premières années de la IIIe République, les apports étrangers se ralentiront. Le pays noir vivra sur lui-même. Il va se constituer en un groupe social bien cohérent qui construit sa propre histoire. Les premiers hommes sont arrivés hier. Aujourd’hui, ils sont établis, vivent de leur vie à eux ; le groupe social, détaché de ses origines exotiques, s’est différencié, il est devenu spécifique. »

La

débrayages.

grève :

désertion

collective,

diminution

de

la

productivité,

grève

tournante,

grève

générale,

Montée des tensions entre patronat et ouvriers.

Ex Suisse : Avant 1880 :

135

conflits

1880-1914 : 1’426 conflits

81 % urbains 89 % urbains

« On voulait donc tenter à bon marché, dans un petit pays libre, sans armée permanente, une expérience révolutionnaire… L’insuccès de cette tentative est rassurant pour l’avenir » (Journal de Genève, 14 octobre 1902). Au même moment, Le Courrier affirme : « Nous avons toujours dit que le peuple suisse n’a que de l’aversion pour les doctrines socialistes et qu’il est prêt en toutes circonstances à repousser l’anarchie (…). C’est une preuve de plus de l’impossibilité où se trouve le socialisme révolutionnaire de tenter quoi que ce soit de sérieux en Suisse » (Le Courrier, 14 octobre 1902). Le Journal de Genève estime également que « l’entraînement de la mode n’est vraisemblablement pas étranger à cette tentative de grève générale, qui ne semblait devoir trouver en Suisse un terrain favorable » (Journal de Genève, 11 octobre 1902). Enfin, Le Genevois rappelle de son côté que « le citoyen a le sentiment du devoir trop ancré au fond du cœur et se sent trop ami éclairé de l’ordre pour tolérer davantage que des perturbateurs tentent de se rendre maître de la rue »

L’hypothèse de l’acculturation :

(Le Genevois, 11 octobre 1902).

Tension réelle mais ça dégénère peu. Les gouvernements ont légalisé les syndicats.

Ex : France Waldeck-Rousseau : Syndicats régularisent les grèves, les organisent permet de trouver des solutions au cas par cas et d’éviter une révolution.pousse les états à accorder les législations sociales pour lutter contre les mouvements ouvriers et de maintenir le système.

Ex : Allemagne avec Bismarck compromis pour apaiser la situation.

13.3 L’amorce de politiques sociales

Suisse à la fois pionnière et attardée !

Loi sur le travail des enfants (1 ère au monde) : 1815+37 interdit le travail des enfants de moins de 12 ans Loi sur la durée du travail des adultes (limité à 14h/jour dans le textile) 1848-64 Loi fédérale des fabriques 1877 Mais suisse en retard pour l’AVS : 1946

Les débuts de la législation sociale en Angleterre

1802

Peel’s Factory Act

1833

Factory Act

1854

: la 1 er loi générale sur la durée du travail

1880

: introduction de l’école obligatoire

L’Allemagne de Bismarck : Un système complet dans les années 1880

1883

: assurance maladie

1884

: assurance accident

1889

: assurance invalidité et vieillesse

13.4 Bilan social vers 1913

- forte syndicalisation

- acquis sociaux : scolarisation obligatoire, diminution de la durée du travail, mise en place des assurances sociales. D’abord assurance accidents de travail révolutionnaire car au départ on considérait un accident de travail comme la faute de l’ouvrier puis maladies du travail proche de l’assurance santé car pas de grande distinction entre maladie du travail et maladie en général et finalement assurance vieillesse.

Ebauche de l’Etat providence

13.5 Les classes moyennes

La montée des classes moyennes est un triple processus :

- Disparition des ouvriers qui sont remplacés par des machines

- L’artisanat (travail de qualité, les machines font la production de masse)

- Les classes moyennes qui apparaissent deviennent de plus en plus nombreuses (scolarisation croissante)

Les classes moyennes (la petite-bourgeoise) vont être chouchoutées par le gouvernement, car elles apaisent la bataille des classes, entre l’élite et les ouvriers.

Partie 4 : Les tiers-mondes, 16-19 e siècles

Chapitre 14 : Aux origines des Tiers-mondes, 16-19 e siècles

14.1 Les protagonistes en présence à l’aube du 16 ème siècle

A partir des années 70, on s’interroge sur le caractère homogène du Tiers Monde, terme d’Alfred Sauvy.

En 1952, dans un magazine, l’Observateur, il écrit un article, 3 mondes, une planète. Il propose d’appeler

le contexte en deux mots : décolonisation et Guerre Froide

Dans ce contexte, Sauvy écrit cet article : « car enfin, ce tiers monde, mépriser, ignorer, comme le Tiers- Etat, veut lui aussi être quelque chose. Qu’est ce que le tiers état ? Mais à ton avis !! Dans la période de guerre froide durant laquelle Sauvy écrivait, il y a une répartition du monde, ou le monde capitaliste, le monde libre, qui serait donc la noblesse, le clergé serait le camp socialiste, comme si le communisme était une religion. Enfin, il y à le reste, le Tiers Monde, qui née de l’émancipation politique des colonies. Il va cependant répudier ce terme une 20taine d’année plus tard, car l’unité de ce tiers monde, qui était unifier par la décolonisation, et qui a nivelé par le bas de toutes ses zones. A la décolonisation, tous ces territoires semblent se ressembler. Mais avec le temps, l’homogénéité va s’estomper. « La caractère commun de ces pays n’est plus que le souvenir d’une exploitation coloniale ou autre. D’où à partir des années 1970, on va utiliser le pluriel, pour différencier les tiers-mondes.

Au moment ou l’Europe fait son expansion coloniale, à l’époque des grandes découvertes, de la Renaissance en Europe, un décloisonnement pour le monde. L’Europe va découvrir l’Amérique, elle va découvrir un nouveau monde, une sorte de prolongation de l’Europe, une nouvelle Europe. C’est pourquoi le 15 ème et le début du 16 ème constituent des moments importants, des tournants important de l’histoire de l’humanité. En 1492, Colomb met le pied en Amérique, mais lui croyait être en Inde. La fin du 15 ème est importante car le 27 Mai 1498, Vasco de Gamma Arrive dans un port du sous-continent Indien, il part du Portugal, il longe les cotes africaines, et il contourne l’Afrique par le Cap de Bonne Espérance. Ces découvertes vont changer la face du monde. La découverte et la mise en exploitation des Amérique par les européens va mettre en place la traite négrière, et la découvertes des routes commerciales qui relient les continents va intensifier les échanges, notamment entre l’Europe et l’Asie. L’Europe compte au début du 19 ème , 1/5 des habitants du monde, elle donne l’image d’une région qui à récupérer le retard due à l’âge sombre du moyen âge. Elle va vivre le beau 16 ème siècle, l’Europe retrouve les acquis des civilisations antiques grecques et romains et grâce aux contacts établis avec le moyen orient, l’Europe va assimiler des techniques asiatiques.

Son ouverture au monde est due à l’amélioration des techniques d’armement maritimes, ce qui lui ouvre la voie des conquêtes coloniales. Mais pour le reste, le dernier élément qu’il faut relever, c’est qu’il n’y a pas, très probablement, au début du 16 ème siècle, d’écart de développement significatif, entre l’Europe et le reste du monde. Elle n’apparait pas comme étant en avance sur les autres régions du monde, d’autant que la plupart des techniques utilisées par les européens à cette époque viennent d’autres régions du monde. L’élargissement des écarts de développement commence dans la deuxième moitié du 19 ème siècle.

L’Afrique du sud du Sahara va être intégrer à un réseaux, la traite négrière, avec des captifs noirs qui sont enlevés d’Afrique pour être réduit en esclavage en Amérique, les premières colonies européenne.

L’Amérique Latine : au début du 16 ème siècle, les terres du Nord et du Sud de l’Amérique abritent environ 3 millions d’habitants, environ, très clairsemée, au niveau technique basse. Autant à la fin du 15 ème , et au début du 16 ème , ces territoires abritaient très peu de monde, aujourd’hui ils en comptent 330 millions d’habitants, c’est les descendant des premiers colons. L’Europe va envoyer au loin les européens, car le monde se décloisonne, les pauvres peuvent disposer de terres si étendues, car l’Amérique leur offre cette possibilité, notamment l’Amérique du Nord. La partie centrale et méridionales abritent des civilisations, Mayas, Inca, Aztèques, qui on un niveau de civilisation plus élevés que les européens. Ils se comptent entre 40 et 100 millions d’habitants. Les techniques architecturales et les systèmes urbains ont particulièrement développé. On a le témoignage des conquistadores, qui vont détruire ces civilisations, et ils rapportent que ce sont des villes plus grandes et mieux organisées que les citées européennes de l’époque. On à le témoignage de Cortes, c’est un homme très ambitieux, il prend l’initiative d’organiser une expédition contre l’empire aztèque, et en 1519, il arrive sur les côtes, arrive sur les hauts plateaux, et découvre Tenochtitlan, l’ancienne Mexico. Elle comptait environ 300000 personnes !! C’est une des villes les plus grandes du monde alors !! C’est une très grande ville, très belle, qui révèle la maitrise architecturale, des techniques, des aztèques !! Avant le 19 ème siècle, il y à la loi des 15%, alors quand on trouve dans le monde une grande ville, c’est qu’il y à une économie suffisamment puissants pour supporter un tissus urbain développer. C’est un critère de l’efficience économique. Ces civilisations ont des lacunes, vus du côté des américains, les natifs ignoraient le reste du monde, les civilisations se sont développer dans un isolement pendant des millénaires. Alors que l’Europe par exemple, est en contact avec le reste du monde, avec l’Asie, depuis des siècles. C’est échanges sont si intenses que l’on parle d’Eurasie. Les lacunes dues à l’isolement des civilisations vont les handicapés. Pas de roue, pas d’imprimerie, pas de chevaux… Ce sont des civilisations en rade…

L’Afrique : Elle doit être séparée en deux, la limite est le désert du Sahara. C’est pourquoi que l’on parle pour l’Afrique subsaharienne, une situation de semi-isolement.

Le Maghreb était développé, avec des civilisations urbaines d’un niveau de développement proche de ceux des européens. L’empire Ottoman, pourtour méditerranéen… Il y à aussi l’empire Mongol en Inde. En Afrique subsaharienne, il y à des constructions étatiques, des empires qui existent. D’abord, il n’y à pas d’utilisation de la roue, et de l’écriture, ce qui est un signe de retard technique. Mais c’est aussi la capacité aux africains de choisir les outils les plus utiles à leur environnement relativement hostile. La charrue, qui est connue, en Ethiopie par exemple, mais n’est pas utilisé car elle donne de mauvais résultat, car dans la savane, l’utilisation de la charrue accélère l’érosion des sols, qui sont très fragile, à terme, on diminue les rendements. Enfin, dans les zones de forets, on ne peut utiliser des animaux de trait, à cause de la maladie du sommeil (mouche tsé-tsé). En gros, le coup de l’utilisation de la charrue est supérieur aux gains. Mais cette non utilisation (non pas non-connaissance) révèlent la capacité de ces populations à faire le choix de l’utilisation limitée par l’environnement.

Le Moyen orient, est dominé par l’empire Ottoman, le niveau de développement et les techniques de cette région sont aussi élevés que celui de l’Europe. On se rabat sur la taille des villes pour mesurer la puissance économique : Istanbul, c’est la plus grande ville du monde du 16 ème au 17 ème . Ce qui montre que les ottomans arrivent à tirer quelque chose de leur empire qui se concentre dans la capitale.

L’Asie, l’Inde et la Chine sont de grandes entités démographiques. Au début du 16 ème , l’Asie est 3 fois plus peuplée que l’Europe, et 4 fois plus vaste. Elle abrite des civilisations qui ont des niveaux de développement, pour certaines régions qui est égale si ce n’est supérieur à celui des européens. Aujourd’hui, on regarde vers l’Asie méridionale et orientale, qui pourrait succéder à l’Europe comme

région dominante. Mais si on fait le pointage au début du 16 ème siècle, les forces, les richesses, se trouvent dans les grands empires asiatiques. L’empire mongol, très entendu, depuis 1739, c’est le début du déclin, c’est la mort du dernier grand empereur mongol, quelqu’un de très puissant, à la tête d’un empire qui fit rêver l’Europe des lumières.

En 1750 c’est l’apogée de l’Inde. C’est une puissance économique, notamment dans l’industrie du coton. La première puissance en matière d’industrie textile, jusqu’à la mécanisation de la filature du coton, c’est l’Inde. Elle est par son poids démographique, par le volume de son activité agricole, par l’ampleur de son commerce extérieur, et par sa puissance militaire, est un des grands pôles du monde. C’est pourquoi la colonisation va laisser le sous-continent indien tel qu’il est, avec ces civilisations. En revanche, les civilisations américaines disparaissent. On voit donc la capacité des civilisations orientales de tenir un choc extérieur. La Chine, certaines de ses régions, ont un niveau de développement plus élevé que l’Europe, c’est un berceau de découverte techniques. Dès le 10 ème siècle, l’invention de l’imprimerie permet la production de livre. Alors qu’en Europe, il faut attendre 5 siècles, avec la Bible de Gutenberg. Elle joue également un rôle pionner dans la sidérurgie et la métallurgie. Elle commence avant même le début du christianisme, des procéder d’affinage de la fonte, alors qu’ils sont maitriser par les européens qu’âpres la révolution industrielle. Puis il y à également, la poudre à canon, la boussole marine… Toutes ces techniques illustres la précocité de la chine en la matière. Il n’y à pas au début du 16 ème siècle, des différences marqués de développement dans le monde, ces écarts ne commence à ce creuser qu’à la moitié du 19 ème .

14.2 Les grandes étapes de la colonisation européenne

Commence en 1757, à la date où les anglais prennent pied en Inde, après la bataille de Plassey. Cela peut s’expliquer par le fait que l’empire Moghol commence à battre de l’aile à partir de 1730. C’est l’affaiblissement d’un empire en voie de morcellement. A partir de 1740, il va progressivement se morceler en états ennemis. Ce démantèlement va faciliter le travail des anglais, ils grignotent peu à peu le territoire.

En Grande-Bretagne, se passe la révolution industrielle, qui donne à l’Angleterre une puissance, elle se transforme radicalement, la structure de la métropole change sous l’influence de l’industrialisation. Elle va devenir ainsi la première puissance industrielle dans le monde.

La Chine résiste un peu plus longtemps à la pénétration européenne. Mais l’Indonésie actuelle sont coloniser par les Hollandais, d’abord java, dans le premier tiers du 19 ème , puis, le reste suivent. Cela va devenir les Indes Néerlandaises. Il y a une troisième entité présente : l’Indochine française, Saigon est occupée par les français en 1862.

Maghreb : Dates clés de la colonisation du Maghreb : Prise d’Alger en 1830, alors qu’il est sous domination ottomane (sauf le Maroc !) depuis le 16 ème siècle. Les français vont constituer leur Maghreb, avec la Tunisie en 1881, et le Maroc en 1912, qui ces deux derniers sont des protectorats. Alors que l’Algérie deviendra une colonie de peuplement, puis un département. L’Egypte tombe sous le contrôle des Anglais en 1918. Puis l’Italie conquière la Lybie dans les années 1910.

L’Afrique dite noire est colonisé à partir des années 1880. Mais nous savons que l’Afrique Subsaharienne à été intégrer, aux réseaux d’échanges internationaux résultants des grandes découvertes européennes, dès le 16 ème siècle. En ce faisant imposer la traite des esclaves. Avant que les européens

n’entreprenne la traite négrière atlantique, il y à un trafic d’esclaves avaient déjà été organisé par des arabo-musulmans dès le 7 ème siècle. Cette traite s’étale jusqu’en 1910 !! A partir du début du 16 ème siècle, le réseau atlantique vient s’ajouté, seulement qu’elle, sur un laps de temps plus court, elle va déporter un plus grand nombre de captifs. Pour la traite atlantique, entre 1500 et 1870, entre 10 et 12 millions de personnes, avec une mortalité en moyenne de 15% lors de la mortalité. Dans le commerce dit « arabe », le trafic Afrique vers monde arabe, le chiffre de 15 millions est généralement avancer pour la période de 650 à 1910.

Si on considère la colonisation de l’Amérique, elle s’étend sur plus de 3 siècles, de 1500 à 1850. Et si on considère la colonisation de l’Asie, pour comparer, elle dure de 120-150 ans, de 1820 à 1940. En Afrique du Nord, de 80-130 ans, 1830-1950, et dans le Sud du Sahara, plus de 70 ans, de 1880 à 1960. Il y à ce que la colonisation à laisser en héritage, ce qu’elle à pus durant une période plus ou moins grande, détruire ou remodeler. En Amérique, il y à eu destruction de structure existante fragile, et puis une invention, quelque chose de nouveau pour le nouveau monde. Ailleurs ce fut plus difficile, et pour que ce nouveau monde apparaisse, il à fallut plus longtemps. Le deuxième aspect, c’est l’ampleur de la colonisation. Si l’on prend les choses en 1760-1830-1913, et on reporte dans une colonne la population colonisée :

1760 : l’Amérique principalement, soit 27 millions environ à cette époque

1830-1913, c’est les colonies africaines et asiatiques : 1830 :206millions 1913 :554

Les colonies s’agrandissent et acquièrent une taille démographique importante. En 1913, le processus de colonisation est achevé.

14.3 Les causes de la non-transmission

Cette leçon concerne le mécanisme qui est la diffusion : La question est de savoir pourquoi il n’y à pas eu de transferts de la révolution, à des pays qui se trouvent jusqu’au 19 ème siècle, dominé par les européens. Il faut d’abord considérer ce que on à fait avant. Si les écarts dans les niveaux de développement sont trop importants, il ne peut pas y avoir de transmission spontané. En revanche, si l’écart est faible, la transmission peut se faire, c’est une condition. Nous avons retenus que jusque dans la moitie du 19 ème siècle, les écarts, qui existent, sont encore, faible, limités… La transmission est donc possible, mais elle ne c’est pas faite. Pourquoi ?

-L’agriculture : comparaison entre l’Europe est l’Asie : ce qui explique la non transmission des progrès enregistrer dans l’agriculture, c’est principalement du fait que :

-le climat -la densité de population

Le facteur climatique est un facteur difficile à gérer, dans la mesure ou on peut très facilement tomber dans ce que l’on appelé un déterminisme géographique ou climatique. Mais on comprend que la révolution agricole, s’étend faite dans les régions tempérer, elle à amener des améliorations à des types de cultures propres à ce climats. On à en Europe une agriculture vivrière qui repose sur le blé, tandis que en Asie, c’est le riz. Les progrès effectuer une Europe, c’est fait pour le blé, les techniques pour améliorer le rendement du blé ne peuvent avoir d’effet sur l’économie asiatique basée sur le riz. Combien de temps doit-on attendre pour avoir une révolution dans ces pays ? Il à fallut attendre les années 1960, avec la révolution verte.

Le facteur de densité de peuplement : elle fait obstacle à la diffusion de la révolution agricole. Il y à trop d’Hommes sur les terres. La densité de peuplement par rapport à la superficie cultivée est trop forte. Alors que pour l’Europe, elle est de 1-1.5 hab. à l’hectare², alors que pour l’Asie, elle est de 3 habitants à l’hectare², elle est 3 fois plus élevée.

Le riz permet des densités de peuplement plus élevées que le blé, c’est une question de rendement énergétique. Le riz offre un rendement énergétique plus élevé que le blé. Mais, l’amélioration de la productivité à impliquer en Europe, des superficies cultivée accrues et l’amélioration de la productivité, c’étaient de nouvelles techniques agricoles appliquée sur des terres peu peuplée. Or, appliquer c’est techniques sur des terres plus densément peuplée que les terres européenne, le résultat n’est pas le même.

Le Pacte Colonial : ce n’est pas très approprié, car le mot Pacte signifie qu’il y a réciprocité. Les puissances occidentales colonisatrices, vont imposer un pouvoir qui est celui de l’exclusif. Cela résume l’idée de blocage. En quoi consiste ce système :

- Seul des produits métropolitains peuvent être importés dans les colonies. C’est un débouché pour la métropole.

- Les colonies, et leurs produits sont exclusivement exportés vers la métropole. Qui se charge de les transformer et de les consommer, et ensuite de les renvoyer à la colonie.

- Les colonies ne peuvent concurrencer la métropole dans une gamme de produits, des articles manufacturés susceptible de concurrencer les industries métropolitaines. C’est une interdiction de s’industrialiser dans les branches qui se développent dans la métropole.

- Le transport des produits entre la colonie et la métropole est assuré, organiser, et contrôler, par les citoyens de la métropole. Ce que la colonie exporte vers la métropole, est transporté par des navires métropolitains.

Le pacte colonial à donc imposer aux colonies, de s’industrialiser. On voit l’impact de cette interdiction du fait de l’ampleur de cette colonisation. Mais il y à dans certains cas, certaines colonies, des branches industrielles ont subsisté et se sont développer, utilisant l’éloignement de la métropole comme un avantage. A travers ces règles, on voit que les métropoles vont imposée une spécialisation régionale, dans des activités d’exportation de matières premières. Les théories libérales qui ont le vent en poupe à cette époque, vont forcer les colonies à adopter les théories des avantages comparatifs, c'est-à-dire que ces colonies doivent se spécialiser dans la production de produits agricoles qui ne peuvent être produit en Europe, et pour lesquels ils disposeraient un avantage comparatif. Ces politiques se sont bien sur révélées très néfastes pour l’industrialisation de ce futur Tiers-Monde. Voilà pourquoi il n y a pas eu de transfert de la révolution de l’Europe à ces pays colonisés.

Chapitre 15 : Echecs et blocages dans les tiers-mondes

15.1 Les économies latino-américaines au 19 e siècle

Elle a un poids démographique très faible dans le tiers monde. Vers 1800, elle ne représente que 3% de la population du futur tiers-monde. Et en 1913, elle ne représente que 13%. L’effondrement des populations amérindiennes y ait pour quelque chose. Dans un premier temps, jusque dans le 16 ème siècle, il y à une économie dépréciatrice. On pille en gros, puis progressivement, commence l’exploitation des mines, puis, en raison des différences climatiques, l’exploitation de produits tropicaux, comme le sucre, le café… Au 14 ème siècle, 1kg de sucre coûte 2 mois de salaire ouvrier, et à la fin du 16 ème siècle il en faut encore 1 mois, aujourd’hui en suisse, il faut 4 minutes…

Les caractéristiques des économies et les sociétés de ces pays :

- Le caractère très extraverti des économies sud-américaines, on a un indicateur pour ces siècles antérieurs, qui permet de mesurer le taux d’extraversions de ces pays, avec le taux d’exportation par habitant. En 1860, les exportations par habitant sont 20x plus élevée qu’en Europe, et 60x plus qu’en Afrique.

- Ce sont des sociétés nouvelles, et on peut relever la nouveauté en considérant la composition ethnique des populations. On à un effondrement des populations amérindienne. L’organisation d’un flux d’immigration forcée avec la traite négrière et un grand flux de colons. Avec une population de 24 millions d’habitants en 1860. 2/3 donc de la population est d’origine extracontinentale.

Dans l’Amérique latine au 19 ème siècle : Elle a une histoire économique pas très lumineuse : Il y a trois facteurs à retenir, qui révèlent que l’on a affaire à une région qui subit des difficultés. C’est un siècle mitigé pour cette région.

Le premier facteur : l’indépendance politique, en faisant sauter le pacte colonial, avec les pays colonisateurs, qui sont maintenant sur le déclin, alors que c’est la GB qui monte, notamment âpres les guerres napoléoniennes. C’est la première grande puissance mondiale. L’indépendance politique en Amérique Latine, les marcher latino-américains s’ouvrent, et sont à la merci des produits manufacture anglais. Cette ouverture va exercer des effets plutôt négatifs sur le plan économique. A partir du moment où l’on met en contact des puissances économiques, comme la GB, avec des économies peu développées, calibrées pour exporter des matières premières notamment. La mise en contact de telles entités avec des niveaux de développement différents, va jouer en défaveur du plus faible. L’effet, c’est la désindustrialisation, ce n’était certes pas une base solide et large, mais il y avait quand même quelque chose que l’on pouvait appeler une base industrielle. Mais le fait qu’il a la concurrence de la GB qui ne peut être relevée, va provoquer la perte partielle ou totale des structures industrielles. A une certaines époques, il n’y avait pas d’écarts de développement, et il y avait des couts de transports, et des volontés politiques. Ces pays auraient pus s’ils le voulaient jouer la carte du protectionnisme, pour éviter l’avalanche de produit étranger. Ici, on à un décalage, qui permet à des produits industriels de venir de loin à très faible cout. C’est un rapport de force, impérialiste. Dès que l’on établit ce rapport, c’est le plus fort qui gagne. Cet effet va également toucher certains pays riches, comme dans les années 70, aux nord-est des usa, nord de l’Europe… Avec l’apparition de pays d’Asie dans lesquels on va délocaliser. On fait faire le travail industriel ailleurs. Cela touche les pays qui sont partis le plus tôt lors de la révolution industrielle.

Le deuxième facteur : c’est une tendance qui va s’accentuer : la spécialisation. En imaginant une économie développée, à partir du moment où on la met en contact avec l’extérieur, cela joue en défaveur de ces pays. Les métropoles européennes ibériques, sont peu industrialisées à ce moment-là. C’est pays étaient en contact avec des métropoles au niveau industriel bas, alors qu’à leur indépendance, ils sont mis en contact avec la 1 ère puissance. La spécialisation va donc être la production de biens et matières premières destinés à l’exportation. C’est une situation très difficile à gérer et qui pour certains pays persistent encore aujourd’hui.

Le troisième facteur est une forte immigration.

Cuba a été le plus grand exportateur de sucre par habitant dans le monde, et elle va connaître un régime à caractère révolutionnaire pendant 45 ans, qui veut combattre la monoculture vivrière. La reconversion de l’économie cubaine ne s’est toujours pas faite, en dépit d’un volontarisme politique très affirmé.

Les produits bruts sont le café et le cacao.

Le processus de désindustrialisation touche la Colombie, le Mexique, le Brésil. Dans ce dernier, des industries sidérurgiques existent. Crée en 1810. Le Portugal, qui est une monarchie, est envahi par Napoléon, donc, tout le personnel politique du Portugal (la cour et l’administration) va s’installer au Brésil, qui sera le siège du gouvernement portugais, d’où une politique économique qui est moins coloniale, si bien que l’on a des entreprises qui disparaissent.

Ce n’est qu’à la fin du 19 ème que le Brésil et le Mexique optent enfin pour le protectionnisme, qui va favoriser le développement industriel. Ce deuxième décollage va permettre au Brésil de jeter les bases de ce qui va faire de lui la 12 ème puissance industrielle mondiale dans les années 1990. Tous les pays occidentaux se sont développés derrière des barrières tarifaires très rigides, ils ne font que les imiter.

Simplement, dans le 19 ème , et surtout dans la 2 ème moitie, on va vivre dans un monde ou les inégalités entre les pays vont se développer. Les avancées prônent le libre-échangisme, alors que les retardataires, veulent rattraper ce retard, et veulent s’isoler pour se développer. La diffusion de la révolution industrielle va entrainer le monde dans le creusement des inégalités, et si vous voulez œuvrer pour le développement d’un pays, il faut se protéger, ou il faut ruser, faire de l’esquive comment en Egypte.

La concurrence d’un produit de substitution, roi en Amérique latine : le sucre de canne. Ce produit est tellement lié à l’Amérique latine, si bien qu’à la fin du 18 ème siècle, toute les exportations et la production de sucre venaient d’Amérique latine. Mais on aura dès le 19 ème siècle, l’émergence d’un produit de substitution, naturel.

Le sucre tiré à partir de la betterave. Les choses naturelles sont remplacées par des produits chimiques. La production de sucre à partir de la betterave est une production centrée en Europe continentale. Elle commence au début du 19 ème , s’accélère dans le reste du siècle. L’Amérique latine perd des marcher pour son sucre (95% à 39%). L’émergence aussi, ailleurs dans le monde, de nouvelles zones de production sucrières. Au début du 19 ème , l’Ile Maurice et la Réunion (anglais et francisa) deviennent colonnes sucrières. Ces développement n’handicape pas seulement les possibilités d’exportation des pays d’Amérique latine, mais aussi sur les prix. On aura avec le sucre au cour du 19 ème

un phénomène qui va toucher d’autre produit d’exportation du tiers monde au 20 ème , c’est la détérioration des termes de l’échange. Puisque l’échange se fait entre matières brutes et produits manufacturés, il y a un rapport, le sucre contre les produits échangés, principalement de manufacturés. S’il y a une détérioration des termes de l’échange pour le sucre sud américain, elle est obligée d’exporter toujours plus de sucre, pour acheter autant de produit, le pouvoir d’achat du sucre baisse. C’est pourquoi lorsqu’il y à une crise du sucre, les pays vont produire plus de sucre, pour obtenir la même quantité de produit importé.

L’abolition de l’esclavage au 19 ème siècle en Europe dans les milieux intellectuels. Mais aussi des élites politiques et économiques, on commence à vouloir abolir un système mis en place depuis des siècles. L’Europe c’est faite abolitionniste dans le milieu du 19 ème siècle. Or qui utilisent la main d’œuvre noire ? Les colonies américaines pour produire du sucre ! À partir du moment où un mouvement abolitionniste veut abolir le système esclavagiste, ce sur quoi reposait la production va être mis à mal. Une autre conséquence de l’arrêt des flux d’esclave, entraine une augmentation des migrants européens, qui vont remplacer les esclaves dans certaines branches. C’est le cycle du café qui commence. On a un déplacement de population attiré par quelque chose qui va petit à petit remplacer le sucre, qui ne sera plus produit par une main d’œuvre servile, mais par des salariés libres. Une conséquence de l’arrêt des flux d’esclave, c’est une augmentation des coûts de production, car l’esclavage était rentable, alors que très longtemps, on a prétendu le contraire. Or on peut mesurer la rentabilité d’un système au moment où il disparaît.

Le Brésil est la nation qui à utilisée le plus la traite atlantique, la première nation esclavagiste du monde. Toute l’économie repose sur l’esclavage. Il y a donc de graves problèmes de reconversion de l’esclavage.

Les esclaves étaient rentables, ils permettaient de dégager des profits. La disparition du système nous permet de voir les effets d’un système. Les historiens reconnaissent aujourd’hui que le système esclavagiste américain à été rentable.

15.2 L’inde et la Chine face au défi occidentale (1760 à 1914)

Inde et Chine de 1760 à 1914

80% de la population totale de l’Asie 65% de la population de l’ensemble du futur 1/3 monde

L’Inde

Les effets de la colonisation :

Colonisateur qui a un niveau de développement plus élevé. Colonisation = domination directe de l’un sur l’autre et en plus inégalités de développement contraintes pour l’Inde, souveraineté et puissance pour UK.

Colonisation : début du 18 ème siècle 1757 : Bataille de Plassey 1 ère emprise territoriale de l’Europe colonisatrice en Asie. Emprise possible parce que l’empire Mongol commence à se démanteler. Commence avec la mort en 1707 du dernier grand empereur Mongol effritement de l’unité indienne qui avait été faite par les Mongols.

Dès 1808 les différents ports sont sous domination anglaise. 1820 : quasiment toute l’Inde est sous domination anglaise. Il reste des états princiers formellement indépendant mais soumis la suzeraineté anglaise domination indirecte.

Dès 1757, colonisation : main mise territoriale et administration de la population, Inde est administrée par une compagnie commerciale privée qui a le monopole du commerce : la compagnie anglaise des Indes orientales (East India compagny) fondée en 1600, qui obtient une charte de la couronne qui lui octroie le monopole du commerce sur toute l’Asie. Compagnie dont la vocation 1 ère est de ne faire que du commerce, entre 1600 et 1750. Les directeurs de Londres lui disent de ne faire que du commerce. Mais à partir du démantèlement de l’empire mongol la compagnie lève une armée et devient conquérante. Via cette armée la GB colonise et le gouvernement de Londres contrôle cette compagnie et met la main sur l’Inde.

1757- 1947 : L’Inde est une colonie anglaise.

Sur le plan économique : changement au niveau des échanges commerciaux. Structure des échanges entre GB et Inde, avec au milieu la compagnie des Indes, qui a aussi le monopole du commerce en Chine : jusqu’au début du 18 ème siècle structure classique (depuis le 16 ème siècle), GB vend ce qu’elle peut (lainages, qq articles manufacturés) mais elle n’a pas beaucoup à offrir. Les métaux de l’Amérique jouent un rôle très important parce que l’Europe elle n’a pas beaucoup à offrir, en échange des épices et certains articles manufacturés ( « indiennes » toiles de coton peintes). Avant la révolution industrielle en GB, la 1 ère entité productrice de cotonnades est l’Inde. East India Company cherche des épices mais aussi les indiennes qui vont être très à la mode. La Company commercialise en Europe ces indiennes.

Problème : GB n’en veut pas à partir d’un certain moment protestations parmi les fabricants anglais, de laine notamment augmentation des droits de douanes sur les tissus anglais, puis prohibition de ce type d’importation.

Vote en 1700 plus le droit de porter des tissus asiatiques, cela va durer jusqu’à la révolution industrielle : mécanisation de la filature du coton concurrence les cotonnades de l’Inde mécanisation génère des gains de productivité.

A partir de ce moment là, l’industrie a besoin d’être approvisionnée en coton brut et de

nouveaux débouchés se créent => des groupes de pression politiques qui défendent les intérêts des industriels de Manchester font en sorte que le gouvernement britannique supprime le monopole dont

jouissait la compagnie des indes, 1813 but : ouvrir aux textiles anglais un immense marché.

Le commerce devient libre désindustrialisation en Inde. Grave car l’inde = entité où existait

une base industrielle importante. C’était la 1 ère puissance mondiale en matière de textile.

Effet le plus spectaculaire de la colonisation.

Plus possible de soutenir la concurrence des produits anglais manufacturés. La GB prend les décisions politiques c’est elle qui décide de fixer les droits de douanes il n’y en a pas pratiquement pas (moins de 5%)Ecroulement de la production industrielle compensée par l’essor de cultures d’exportation. Ex : coton brut, opium (fin du 18 ème siècle. Culture s’étend par la suite. Débouché : Chine).

L’essor des cultures d’exportation va avoir un prolongement négatif. Les cultures d’exportation vont soustraire aux cultures vivrières une partie des bonnes terres réduit les possibilités de récoltes agricoles alimentaires processus en partie à l’origine des grandes famines en Inde de 1875- 1900 (18 grandes famines, 26 millions de morts).

Evaluation sur les effets de ces facteurs négatifs (désindustrialisation et spécialisation dans des cultures d’importation) sur l’économie générale indienne : diminution du revenu par habitant de l’ordre de 20% durant la 2 ème moitié du 19 ème siècle. Parallèlement : diffusion de l’industrialisation en Europe accroissement du revenu par habitant élargissement des écarts s’accélère et s’aggrave. En Amérique du sud les pays étaient indépendants, contrairement à l’Inde auraient pu redresser la situation.

La ré-industrialisation : dans d’autres territoires colonisés pas de phénomène de cette envergure. Si l’Inde a été jusqu’au milieu du 18 ème siècle la 1 ère puissance dans l’industrie du textile c’est que son niveau de développement économique était relativement élevé. Dans les années 1860, l’Inde colonisée se lance dans un processus de ré-industrialisation, d’abord dans des industries textiles, qui utilisent des techniques occidentales et des machines pour la filature du coton importées de l’occident. Puis ça s’étend à la sidérurgie. Phénomène d’autant plus important car cette ré-industrialisation est un phénomène local, pas d’investissements étrangers. Hindous, minorité religieuse des Parsis sont à l’origine de cette ré-industrialisation via des investissements et des initiatives. Mais la réindustrialisation reste limitée. Vers 1913 : L’Inde a 5% des broches à filer disponibles dans le monde alors que la population de l’Inde est de 18% de la population mondiale. Production sidérurgie ne dépasse pas 0,5 % de la production mondiale. Effets induits de la ré-industrialisation mais n’ont pas eut lieu en Inde. Les marchés sont ouverts et connectés.

Construction du réseau ferroviaire indien, 1853effets induits ont lieu dans la sidérurgie anglaise car la sidérurgie indienne moderne n’est pas encore en place. Cas souvent retenu dans l’histoire économique du monde car présente des éléments caractéristiques du sous-développement économique : désindustrialisation, spécialisation à outrance dans des cultures d’exportation, diminution probable du niveau de vie.

L’Inde commence à se réindustrialiser après son indépendance, toujours dans le textile, mais ce sont des entreprises plus modernes. Avec des techniques modernes occidentales. Les chefs d’entreprises, les entrepreneurs, cette fois-ci sont des hindous.

Il y a une industrialisation dans la sidérurgie, qui à des effets induits, qui ne se font pas en Inde cependant, car pour qu’il y ait les effets induits, un avantage pour l’économie, il faut que cela ce fasse sur place. En effet, la construction des lignes de chemins de fer en Inde se fait en 1830, mais au moment ou se met en place la sidérurgie indienne moderne, le chemin de fer indien sont déjà fait. La sidérurgie indienne à moins de débouchés.

L’Inde est cas souvent retenus dans l’Histoire Economique du monde, car il présente des éléments caractéristiques du sous développement de l’économie. Une diminution probable du niveau de vie.

La Chine

N’a jamais été colonisée, mais elle à été fortement dominée par les puissances étrangères occidentales.

C’est une entité « assiégée », les occidentaux ont tenté d’ouvrir le marché chinois. Il s’agira d’atteindre le même objectif qu’avec les colonies européennes.

La Chine diffère de l’Inde : Alors qu’à cette époque, le 18 ème siècle, la société indienne est sur le déclin, sur le plan politique et économique. La Chine est en période d’extension économique et de cohésion politique. C’est un empire unifié depuis des millénaires. Mais c’est aussi un pays qui à très peu d’échange avec l’extérieur. Seul deux endroit très contrôlés voient un commerce : C’est Macao, une colonie portugaise, mais aussi Canton, depuis le milieu du 18 ème siècle.

Mais vers la fin du siècle, la GB est pleinement dans la recherche d’intérêts, la mécanisation génère des gains de productivité et il y a la recherche de débouchés. Le marché chinois doit donc être ouvert, et c’est là qu’interviennent les guerres de l’opium.

La Grande Bretagne va favoriser l’importation d’opium en chine, alors interdit par l’empire du milieu et ces quantités deviennent énormes, ce qui en 1839, entraine la saisie de la drogue par le gouvernement chinois. Cet opium confisqué notamment sur les navires britannique est brûlée, ce qui sert comme un casus belli pour la GB, qui sort victorieusement de la guerre contre la Chine. Le Japon est la Chine sont ouvert par la même manière : la canonnière.

Cette première guerre de l’opium se termine par le traité de Nankin 1842. La Chine juge donc ce traité inégal : il prévoit l’ouverture de 5 ports chinois au commerce britannique, et de réduire les droits d’entrer à un taux de 5%. Jusqu'en 1842, les étrangers n’avaient pas la liberté de commercer en Chine. La 4 ème clause, c’est la main mise des anglais sur Hong-Kong.

En 1852, le traité de Tiensin, 11 ports sont ouvert au commerce européen, et le droit d’installation des européens dans le pays. Il y aura donc des marchands, des missionnaires. C’est une économie assiégée, c’est une quasi colonie. Cette domination est impérialiste, avec une présence de capitaux, mais aussi d’hommes, ce qui amène avec une explosion des échanges, mais pas aussi développée qu’en Inde.

Cette domination est beaucoup moins accusée en chine qu’en Inde. Car cette dernière est vraiment une colonie, en outre il y a un siècle de décalage entre la pénétration européenne dans ces deux pays.

Dans les deux cas, on a affaire à des entités qui avant l’intrusion européenne avait du potentiel. C’est deux entités peuvent se relever.

Le signe de ce relèvement : alors que l’Inde est colonisée, il y a un processus de ré- industrialisation, il y a une volonté. C’est aussi en partie pour cela, que aujourd’hui, on considère que c’est deux entités sont promise à un certain avenir dans le monde.

15.3 L’Egypte : une expérience avortée d’industrialisation

C’est une expérience originale : une industrialisation a été expérimentée très tôt, c’est ce que l’on a appelé une « résidence de sous-développement », c'est-à-dire une tentative par le haut d’un développement.

L’Egypte fait alors partie de l’empire ottoman depuis le début du 17 ème siècle. C’est une dépendance qui s’affaiblie au début du 18 ème siècle, les autorités locales ayant acquis une indépendance par rapport à la métropole.

De 1798 à 1801, l’Egypte est contrôlé par les français.

A leur départ un général ottoman prend le pouvoir : Mehmet Ali, un chef militaire albanais, et son règne dure de 1805 à 1848. Ce règne est marqué par une politique de développement ambitieuse et de modernisation. C’est effectivement une tentative d’industrialisation. Tout comme le reste de la méditerranée, c’est une tentative de modernisation du pays. Il a quelque visée expansionniste aussi. Il va se concentrer sur l’agriculture et l’industrie ainsi que sur le rôle central de l’Etat.

Pour l’agriculture :

Réforme dans le système des taxations dans la production agricole, avec une taxe fixe qui remplace la taxe progressive.

Un monopole d’état est instauré sur l’importation des biens extérieurs, pour faire baisser les prix.

Des mesures sont prises pour favoriser le développement d’autres cultures : le coton d’Egypte, de haute qualité, va faire son apparition.

Ces mesures permettent de dégager des ressources financières qui permettront à l’Etat d’agir dans l’industrie, mais aussi dans l’éducation, avec la création d’écoles et d’universités (pour fournir à l’industrie des cadres).

La stimulation du marché intérieur. Ali doit protéger le marché intérieur, mais aussi l’étendre. Par exemple, les entreprises sont obligées de se fournir sur place en produit semi-fini. Il y a des campagnes de promotion des produits locaux. Il va enfin obliger l’armée à se fournir auprès des industries manufacturières naissantes (l’armée sera le seul client de l’industrie).

En 1838, l’Egypte à un niveau d’industrialisation élevée, proche de l’Italie, ou de la Russie. Mais des circonstances vont faire échouer cette industrialisation. En 1839, la signature du traité de commerce anglo-turque, ce qui oblige l’Egypte à ouvrir son marché aux importations de po GB. En 1841, l’Egypte est battue par les sultans ottomans, qui réduisent l’armée, ce qui fait quasiment disparaitre le principal débouché des entreprises égyptiennes. A partir de ce moment-là, l’économie égyptienne va être intégrée à l’économie mondiale via le coton. On va fermer les industries jugée ruineuses, les écoles jugées inutiles… Cela va être accélérer par la demande mondiale en coton, exacerber par le fait que les USA qui sont en guerre civile, alors l’Egypte va remplacer les USA pour le coton. De plus, l’ouverture du canal de Suez va amener l’argent, mais aussi des dettes. Et également une baisse du coût des transports. Les britanniques interviennent en 1882, accentuent la spécialisation de l’Egypte, mettant un terme à l’industrialisation de l’Egypte, qui fut brève et fragile.

15.4 La colonisation tardive de l’Afrique

L’Afrique dite noire, subsaharienne :

Maghreb : 23 millions d’habitants

Afrique Noire : beaucoup

Afrique du Sud : 6 millions

La colonisation s’est faite tardivement. La traite négrière répond à des besoins de main d’œuvre en Amérique, avec les plantations de tabac et de coton.

L’abolition de la traite puis de l’esclavage :

Le Danemark en 1792, qui rentre en vigueur en 1802. L’Angleterre l’a faite en 1807, alors que c’est la plus grande puissance négrière. Puis l’abolition de la traite l’emporte dans toute l’Europe. A partir de ce moment-là, le trafic faiblit et commence alors la traite clandestine.

Pour l’abolition, elle intervient d’abord dans les colonies Anglaises, en 1833, puis en 1848 en France (elle avait été abolie en 1792, mais Napoléon l’a réinstaurée, alors on la renlève).

Quel est l’impact de la traite négrière sur les populations et les économies africaines ?

On manque de sources. On n’est pas en mesure aujourd’hui de mesurer l’impact de la traite :

mais chaque année, la traite a ponctionné des effectifs humains sur les populations. Si on déstructure les populations, cela aura une incidence évidente sur les économies. Mais on ne connait pas le manque démographique, ce que la traite négrière a fait comme victime dans les expéditions… Certainement au- delà des estimations.

La traite négrière effectue un tri : on emporte les plus jeunes et le plus vigoureux. Mais cela soustrait à l’Afrique une main d’œuvre et des consommateurs, qui auraient pu transformer l’Afrique, lui aurait permis de faire émerger des structures favorables au développement économique.

Contrainte géographique et climatique : les montagnes étant en Afrique, étant près des côtes, la pénétration est rendue difficile. Le climat, les européens n’ont pas de défenses immunitaires contre les maladies spéciales…

L’Afrique offre donc peu de truc, à part des humains.

Partie 5 : Le 20 ème siècle dans les pays du nord

Chapitre 16 : L’organisation des rapports de production : un raccourci pour aller de la fin

du 19 ème siècle au

milieu du 20 ème siècle

16.1 Les ingénieurs et la division du travail

Durant

la

1 ère

révolution

industrielle

les

travailleurs

sont

simultanément toutes les fonctions dirigeantes.

polyvalents

et

assument

A la fin du 19 ème (1870-80) apparition des cadres d’entreprises, dont l’ingénieur. Il devient le

héros de la 2 ème révolution industrielle. Epoque des grandes écoles polytechniques.

Il dirige l’entreprise sous la tutelle d’un conseil d’administration structure capitaliste. Le conseil d’administration se contente des orientations stratégiques, la direction revient aux ingénieurs.

De part leur fait de leur éducation et leur instruction ils ont intériorisé le modèle mécaniste. Comparaison humain vs machine : Machine supérieure à l’humain, volonté de faire du travailleur une efficace machine à produire en rapprocher les qualités du travailleur de celles de la machine.

Cela se fait en étudiant la division du travail (ex : étape 1 : tisser le fil étape 2 : passer le fil à la machine,…) ouvriers tisserands, teinturiers,… chacun fait sa partie du travail et est sensé la faire mieux.

16.2 Le Taylorisme

Aboutissement de cette réflexion des ingénieurs pour améliorer la technique de travail. Idée d’étudier scientifiquement les mouvements des travailleurs. 1ères caméras : on film le travailleur en train d’effectuer son travail pour décomposer ses mouvements et voir lesquels sont les mouvements maladroits, inutiles.

Meilleur enchaînement des gestes = gain de temps, gain de productivité (même laps de temps mais travailleurs produisent plus. Plus de bénéfices pour le producteur, qui peut en faire profiter aussi les ouvriers).

Aux USA : Fin du 19 ème (2 ème vague de migration). Main d’œuvre d’immigrés peu formée pour le travail industriel, vient de régions rurales. Le taylorisme est parfait, on leur apprend juste 2-3 gestes importants.

En Europe : Montée en puissance des syndicats ça se passe mal

WWI : Décisive car on envoie la main d’œuvre masculine au front on remplit les usines avec les femmes ou des hommes qu’on fait venir des colonies. Main d’œuvre déqualifiée Taylorisme s’adapte facilement.

Culture de discipline, autoritarisme pour éviter les protestations. Taylorisme a pris des formes plus excessives en Europe qu’aux USA. Après la WWI on recourt aux immigrés même dynamique qu’aux USA 50 ans plus tôt Taylorisme continue à se développer.

16.3

Le travail à la chaîne

Ford 1910 et se répand à partir de 1920. Marque la production industrielle jusqu’à nos jours. Notion de flux continu de production qui ne s’interrompt pas.

Travailleur reste immobile et ce sont les pièces à fabriquer qui bougent sur des tapis roulants pour que le travailleur fasse sa part de travail.

16.4 La standardisation des pièces

Avant le travail à la chaîne ex : une portière d’automobile ouvrier appelé l’ajusteur ajustait la porte mal coupée pour qu’elle entre correctement dans l’ensemble.

1920 : machines outils de plus en plus fines coupent la pièce au mm près plus besoin d’ajusteur, toutes les pièces sont exactement les mêmes gain de temps, gain de productivité à condition que les pièces soient identiques.

Pour que la standardisation soit efficace il faut une production uniforme, une gamme réduite de produits.

Il faut regarder ce qui est essentiel dans cette voiture, ce qui la fait fonctionner fonctionnalisme. Le design se développe pour éliminer tout ce qui est inutile dans cette voiture. Ce qui est important c’est le cœur de l’uniforme. Design est là pour unifier le cœur du véhicule et donc faire baisser les coûts de production. Seulement plus tard que le design est là pour faire joli.

On essaie d’estimer la durée de vie de l’ensemble des composantes de la voiture. C’est possible de produire des voitures qui dureraient 50 ans mais ça ne serait pas viable pour les producteurs.

Ex : Constructeurs chinois donnent une garantie de 3 ans et calculent que les composantes durent 4 ans !

16.5 Le fordisme

Standardisation des pièces. Articulation entre « production commercialisation ». La production doit pouvoir trouver des débouchés commerciaux.

C’est aussi une philosophie sociale : travail à la chaîne gain de productivité salaire plus élevé pour les ouvriers pour qu’ils puissent s’acheter une voiture (Voiture se popularise).

Début de la consommation de masse, société de consommation. Après la WW2 se phénomène prend beaucoup d’ampleur.

§17 Les trente glorieuses

1.1 De la guerre à la croissance

1.1.1 Coûts de la WW2

WWI vs WW2

Morts

14 à 16 millions

37 à 44 millions

Déplacés

3 à 5

28 à 30

Evaluation au lendemain de la guerre : Pertes humaines qui équivalaient à 10 à 20 années de production mais en fait croissance est repartie beaucoup plus vite, la reconstruction a pris 3 à 4 ans.

Monde bipolaire : monde libre, capitaliste dominé par les USA et bloc de l’Est par l’URSS 1949 : Chine passe du côté des communistes. Cette division du monde structure toute l’économie et la géopolitique du monde.

1.1.2 La reconstruction

- Sur 3-4 ans : 2 fois plus vite qu’après la WW1 où les coûts pourtant avaient été moindres. Rapidité grâce :

- Plan Marshall : en juin 1947 Marshall prononce un discours où il dit qu’il faut que les USA s’engagent dans la reconstruction de l’Europe. Mélange de cynisme (construire un glacis protecteur) et d’idéalisme (nationalisme). Découverte des chambres à gaz lors de la libération. USA ont déversé 13.2 milliards de $ de 1948 à 1952, dont la majorité = 2% du PNB des USA (ajd aide au développement du tiers monde = 0,27 % du PNB)

-les grands accords :

- Bretton Woods : en juillet 1944. Créent la BIRD (la banque mondiale Banque internationale pour la reconstruction et le développement) et le FMI on crée les instruments d’une gouvernance monétaire mondiale. 2/3 des stocks d’or sont aux USA $ remplace la £ pour les échanges internationaux.

- GATT (accord général sur les tarifs douaniers et le commerce) : en 1948. Depuis 1873 logique de protectionnisme. Grâce au GATT qu’on revient au libéralisme commercial. En 1994 on crée l’OMC qui est un produit du GATT.

- Intervention de l’Etat dans l’économie à l’intérieur des nations. (Ex : Plan Quinquennaux en URSS, New Deal de Roosevelt) planification économique. Intervention de l’Etat va être ici assez efficace.

1.1.3 Une croissance rapide et stable

Evolution historique (ensemble des pays développés)

- 1750- 1830 0.3 %

- 1830-1913 1,3%

- 1920- 1939 2,0%

- 1950-1973 3.9%

En 24 ans niveau de vie multiplié par 2,4. Dans les années précédentes ça avaient pris 80 ans pour avoir une telle amélioration.

On bascule d’une société de pauvreté de masse à une société de pauvreté marginale, relative abondance de masse.

Disparité géographique :

La croissance du PNB/hab. entre 1950 et 1973 :

- Ensemble des pays développés

3.9% / an

- Europe occidentale

3.8%

- USA

2.1%

- Japon

7.7%

- Europe de l’est

6-7% (mais statisticiens envoyés en Sibérie alors chiffres incertains)

Trois facteurs économiques globaux derrière cette croissance :

- La libéralisation des échanges. Intégration des économies nationales diminution des prix mais dans les zones qui étaient protégées faillites. Ici pas de coûts sociaux car il y a eu une protection des vieux secteurs industriels pour éviter les faillites dues à l’intégration.

- 3 ème révolution industrielle : automatisation, maîtrise de l’énergie atomique, informatique

- La course aux armements dans le cadre de la guerre froide : Secteurs fragiles car ils datent de la 1 ère révolution industrielle (ex : charbonnages, hauts fourneaux,…). Sont menacés car archaïques mais survivent parce que c’est la guerre froide. On construit pour la sidérurgie charbonnage,… secteurs qui survivent. Guerre froide a maintenu artificiellement des secteurs archaïques en raison de la demande d’armes. Ensuite choc pétrolier, dépressions ces secteurs ont été ravagés.

2. La revanche des vaincus : le « miracle » allemand

2.1 L’aide internationale

Les Alliés avaient prévu de grandes confiscations pour les nazis, réparations financières énormes mais dès 1947 : suspension des pénalités, renoncent à punir le peuple allemand, parce l’Allemagne de l’ouest devient la zone de front avec l’empire soviétique zone trop stratégique pour qu’on l’affaiblisse.

Dès 1948, le plan Marshall (1,5 milliards de $ pour l’Allemagne).

2.2 La mise en place de la « Soziale Marktwirtschaft »

2.2 La mise en place de la « Soziale Marktwirtschaft » - La distinction du processus

- La distinction du processus et du cadre : vient de l’ordo-libéralisme naît de la pression des américains qui veulent imposer une économie libérale et du refus du dirigisme nazi. (Les Nazis veulent créer une économie au service du régime). Compromis : la social-démocratie allemande a pu adhérer à une économie sociale de marché parce qu’elle avait des compensations sociales et le dirigisme était assimilé à la droite.

1) Processus : activité économique en tant que telle (production, commercialisation) Etat n’a pas à s’immiscer, sauf dans une fonction de garant : faire respecter les règles de la libre concurrence (ex : lutter contre le dumping salarial), les contrats.

2) Cadre : ensembles des interventions de l’état qui aide le libre marché à fonctionner de manière performante : éducation des travailleurs, encouragement à la recherche scientifique,… Investissements de l’état qui constituent un cadre favorable à l’économie. Intervention considérée comme légitime par les politiciens de l’ordo libéralisme.

- Une politique qui favorise l’investissement et la consommation :

- Réévaluation du deutsche Mark qui devient une monnaie forte (dévaluation par 10) 1948catastrophe pour les épargnants mais positif pour les salariés et les propriétaires de biens immobiliers valeur des usines multipliée, salaires consolidés Favorisation de l’investissement et de la consommation. Politique monétaire qui contrôle l’inflation. Le Deutschemark est tellement fort que si les prix augmentent ce n’est qu’à peine. Les profits économiques sont sécurisés par le fait que le mark reste stable.

- Politique en faveur des entreprises. On abaisse l’impôt sur les sociétés.

- Charges sociales basses en comparaison avec les autres pays.

- Monnaie forte, stable investissements étrangers se placent dans le mark tendance à investir en Allemagne. Croissance de 9,5 % des investissements annuels en Allemagne entre 1950 et 1970.

- Une Modération salariale. Cela Permet aux entrepreneurs de produire avec une main d’œuvre pas

trop chère. Les syndicats ne réagissent pas car les revenus des travailleurs sont garantis par le mark

fort. Inflation sous contrôle, revenus stables pas de perte du pouvoir d’achat. Elément de pacification : accroissement des revenus donc même si l’impôt est bas l’état peut se permettre d’être social. Volonté de maintenir un consensus social

- Abondance de main d’œuvre les ouvriers doivent accepter un salaire bas car il y a beaucoup de

demandeurs. Si les salaires sont peu élevés le profit des entrepreneurs augmente. Ils peuvent les réinvestir dans leur entreprise autofinancement. Pour innover pas besoin d’emprunter. Suite à la constitution du monde bipolaire, 10 millions de réfugiés ont fui les territoires de l’est pour se réfugier en Allemagne de l’ouest de 1945-1949 (création de l’Allemagne de l’est) + 2 millions de 1949-1961 (mur de Berlin). C’étaient des flux de nationaux.

- Ensuite plus assez de mains d’œuvre recours aux immigrés (Turquie, Grèce, Yougoslavie). Immigrés utilisés aussi pour redresser la démographie. On a maintenu le regroupement familial les immigrés pouvaient faire venir leurs femmes et enfants.

la démographie. On a maintenu le regroupement familial  les immigrés pouvaient faire venir leurs femmes

- Libre-échange et ouverture européenne :

Allemagne a des avantages concurrentiels la part des exportations devient de plus en plus importante dans le PNB.

a) poussée spectaculaire du commerce allemand

Part des exportations dans le PNB allemand : 1950

8,5 %

%

1970 21

Part de l’Allemagne dans les exportations mondiales : 1950 3% 1970 11%

Phénomène qui ne se limite pas qu’à l’Allemagne

b) intensification des échanges dans la CEE

Echanges entre Allemagne et France multipliés par 25

Capacité de l’industrie allemande à conquérir de nouveaux marchés. Valeur du mark devrait pénaliser les exportations allemandes car chères mais Allemagne a compensé ce désavantage grâce à la spécialisation industrielle. Choix de se concentrer sur les biens à forte valeur ajoutée.

Ex : machines outils (cœur du travail à la chaîne, permet la standardisation des pièces), équipements électriques (au cœur de la 3 ème révolution industrielle), automobile 1970 Allemagne = 1 er producteur européen, 3 ème mondial.

Valeur ajoutée : Ferrari se vend 3 fois plus chères qu’une Fiat pourtant ne coûte pas plus cher à la production.

Allemagne produit des produits haut de gamme demande préférentielle pour des produits allemands qui ont une image de qualité. Main d’œuvre de qualité, état libéral intervient dans la formation professionnelle production de produits de haute qualité.

Ces productions sont au cœur de la dynamique du système industriel allemand minorise les secteurs de la vieille industrie.

Haut de gamme : élasticité-prix limitée + bénéfices énormes.

- Une politique sociale limitée mais originale :

- Lendemain de WW2 : idée de l’intervention légitime de l’Etat. Mais allemands pas d’accord avec cette idée. La France, la GB ont nationalisé massivement tandis que l’Allemagne dénationalise, entreprises remises sur le marché libre. Mais c’était l’état qui vendait les actions en essayant de privilégier les petits actionnaires. But : créer un capitalisme populaire, socialiser les profits de l’économie en pleine croissance.

- Changement de valeur du mark allemand on compense les épargnes (épargnants étaient les grands perdants) mais pas totalement car il y avait la pension de vieillesse pour que les gens puissent survivre.

- Etat providence à l’Allemande : moins généreux que l’état français

- Cogestion vs limitation du droit de grève. Pour qu’une grève soit déclenchée il faut un vote des travailleurs par bulletin secret avec 70 % de majorité en faveur de la grève. Cogestion : droit d’information. Installation de conseils d’entreprises qui doivent être informés de l’état de santé de l’entreprise. S’il y a des licenciements (on négocie les licenciements, pour ne pas licenciés les plus âgés qui risque de ne plus retrouver du travail par exemple) ou une reconversion de l’entreprise il y a cogestion. Les syndicats allemands ont cogéré la disparition du prolétariat des vieilles entreprises.

2.3 Une Suisse proche du modèle allemand

- Des fondamentaux proches : abondance de la main d’œuvre. 1848 : accord Italie-CH pour aller chercher de la main d’œuvre en italienne. Main d’œuvre vient de l’immigration, bon marchée. Modernisation de l’économie Suisse, réinvestissement des hauts profits, haute valeur ajoutée, franc fort suscite des investissements étrangers.

- Politique sociale plutôt faible (familles paient individuellement les mutuelles de santé

- La « paix du travail » (=consensus allemand), en 1937. Accord permet d’élucider réciproquement les principaux différents selon le principe de la bonne foi. Si pas possible de trouver un accord par le dialogue travailleurs et patronat soumis à l’arbitrage.

2.4 Une nouvelle géopolitique

Allemagne et Japon ont réalisé de grandes performances économiques revanche mais pas totale. Avant 1945 : GB était la 1 ère puissance économique avait une puissance géopolitique déterminante. Après 1945 : Conseil de sécurité droit de veto revient aux vainqueurs pas à l’Allemagne et au Japon. La géopolitique a été négligée durant les 30 Glorieuses : il y avait une telle embellie économique, état providence, on passe de société de pauvreté de masse à une certaine abondance de masse, sécurité d’existence,…

3. Etat providence et société d’abondance : de Ford à Beveridge et Keynes

3.1 L’Etat providence de Beveridge

Lord William Beveridge (1879-1963) et son rapport de 1942 sur le modèle « Cradle-to-Grave ». Situe un modèle où l’Etat protège « du berceau au tombeau ».

2 Guerres mondiales ça suffit volonté, brassage intellectuel, idéalisme pour trouver des solutions pour garantir la paix.

Diffusion dans tout le monde occidental. Cf. tableau 16

Principe des 3 U :

o

Universalité : couverture sociale s’étend à l’ensemble de la société et plus seulement aux ouvriers. Financée par un prélèvement des salaires, mais ça profite à tout le monde. Principe politique de sécurité sociale.

o

Unicité : un seul service public gère l’ensemble.

o

Uniformité : les aides sont indépendantes du niveau de revenu si on tombe au chômage, qu’on soit PDG ou un simple travailleur c’est la même chose pour tout le monde (ex : 70% du salaire). Egalité des citoyens. Débat entre égalité et équité (venir en aide à ceux qui en ont besoin seulement. Est-ce que ça briserait la solidarité sociale ?)

Généralisation des revenus de remplacement (pension de vieillesse, allocation de chômage)

Sécurité

sociale

financée

par

l’impôt

et

contrôlé

authentiquement politique de l’état providence.

par

les

parlements

fonction

Economie libérale, il y a des riches et des pauvres mais l’état providence prend soin de tous. Ça a marché dans certains domaines mais pas pour l’espérance de vie par exemple.

En France : « changer notre démocratie politique en une démocratie sociale »

1948 : Déclaration universelle des droits de l’homme

Art. 25 : "toute personne à droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille. Elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d'invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté".

3.2 Le triomphe du keynésianisme

Keynes prône une politique social mais à visée économique, il a structuré une économie politique des 30 glorieuses Néolibéralisme.

Redistribution des richesses par l’impôt pour favoriser la consommation. C’est économiquement rationnel. Les riches n’ont pas besoin de consommer plus en revanche les pauvres sont demandeurs s’ils ont plus d’argent, ils vont consommer plus. Si on augmente le revenu des petites gens on va produire une consommation de masse, ça va stimuler la consommation, la demande de biens industriels et de services.

L’Epargne, c’est très mauvais, il faut la supprimer pour favoriser la consommation.

Pour Keynes : les crises économiques de l’histoire industrielle sont des crises de surproduction car la demande n’a jamais été suffisante (société de pauvreté de masse).

L’Etat emprunte aussi et s’endette pour favoriser le développement du pays, c’est le principe du multiplicateur keynésien : on a un investissement de l’Etat ou de particuliers, la consommation augmente, les richesses augmentent, on a plus d’argent pour tous (cercle vertueux). Il ne faut pas avoir peur de faire des investissements, car l’endettement va être remboursé.

3.3

L’Etat-Providence et la sécurité d’existence

En Occident, il va y avoir une transition entre une société de pauvreté de masse à une société de richesse de masse. Il y a une réduction des inégalités sociales. Il y a une multiplication énorme du niveau de vie après la WW2 et une réduction des inégalités sociales. (Remontée des petits gens, ce que veut Keynes). Grâce à l’Etat- Providence, on a la sécurité sociale.

3 causes ou composantes de cette transition :

1)

L’importance relative des services (2/3 secteur tertiaire), composé du secteur public (en augmentation) et des services commerciaux (en pleine explosion). On a une dynamique sectorielle très puissante.

2)

Le rôle grandissant des revenus de transfert. Les personnes âgées reçoivent une pension, une assurance-chômage et une assurance-maladie (avant ils survivaient grâce à leur économies ou à des aides). C’est positif parce que les vieux deviennent des consommateurs au lieu d’attendre la mort. Ça a un rôle sécurisant envers les vieux et les invalides. Il y a aussi des aides sociales pour les chômeurs. C’est un ensemble très sécurisant, très protecteur.

3)

Une

intervention

plus

efficace

de

l’Etat

dans

un

cadre

multinational.

Libéralisme

et

échangisme international.