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Acanthosis nigricans

1

Acné

4

Alopécie

9

Amyloïdose

11

Angiome

13

Anthrax staphylococcique

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45

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72

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123

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124

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130

Rosacée (pathologie)

132

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Scarlatine

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Syphilis

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157

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Sources et contributeurs de l'article

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Source des images, licences et contributeurs

198

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201

Acanthosis nigricans

Acanthosis nigricans

1

L'acanthosis nigricans est une maladie de la peau faite de taches épaissies et bronzées. L'origine étymologique de ce nom est à la fois grecque et latine : du grec akantha qui signifie épine, écaille et du latin nigricare qui signifie être noirâtre.

Ces taches se trouvent la plupart du temps dans les plis, pouvant faire croire à tort à un problème d'hygiène. D'autres localisations sont possibles.

Cette pathologie peut être provoquée par un cancer (estomac

être héréditaire, provoquée par une obésité, un

diabète, un problème hormonal, un médicament ou certaines maladies rares.

Le diagnostic et le traitement de la cause sont indispensables. La prise en charge de l'acanthosis nigricans est symptomatique : lutte contre l'hyperkératose et l'hyperpigmentation.

),

Épidémiologie

L'acanthosis nigricans est une maladie rare.

Physiopathologie

Les mécanismes physiopathologiques sont mal connus.

Les coupes histologiques permettent le diagnostic de certitude et sont surtout utiles dans les formes débutantes ou les cas atypiques ou douteux. Elles mettent en évidence une papillomatose avec acanthose et surcharge pigmentaire.

Causes

Il existe des facteurs favoirisants : l'hérédité, un cancer, l'obésité, le diabète, un hypercorticisme, certains médicaments (hormones).

Clinique

Les taches cutanées sont constituées d'une hyperkératose orthokératosique hyperpigmentée, réalisant un ensemble de placards initialement gris sale, puis foncés (brun, noir), donnant un aspect bronzé ou sale, avec des reliefs cutanés épaissis et rugueux, de disposition symétrique, non prurigineux.

Elles siègent de façon élective dans les grands plis (aisselles, aine, nuque, dans les régions latéro-cervicales, au niveau de l'œil, des paupières, des conjonctives, des commissures des lèvres, au niveau des seins (au niveau des aréoles ou des plis sous-mammaires), au niveau de la vulve, du périnée, des es extrémités (dos des doigts). A noter qu'il existerait des formes diffuses (tout le visage

Le préjudice causé par l'acanthosis nigricans est surtout esthétique. Le vécu de cette maladie dépend donc beaucoup de la psychologie du patient.

Acanthosis nigricans

2

Diagnostic différentiel

Ce sont les autres Hyperkératoses telles le → Psoriasis qui, lui, donne une hyperkératose parakératosique.

Formes cliniques

Formes bénignes

• Pollitzer et Janowsky (1890).

• Héréditaire.

• Maladie naevique apparaissant souvent dès le plus jeune âge (enfance, adolescence).

• Acanthosis nigricans juvénile bénin.

Formes paranéoplasique : Acanthosis nigricans malin

• Darier (1893).

• Variété apparaissant dans la deuxième moitié de la vie: 35 à 50 ans.

• Il faut rechercher un cancer viscéral sous-jacent : gastrique (60 à 70% des cas mélanome, un lymphome, etc.

),

du tube digestif, du foie, un →

Formes endocrinienne : Pseudo-acanthosis nigricans

• Curth (1951).

• Acanthosis nigricans apparaissant chez des patients obèses, atteints d'hypercorticisme, dans la maladie

C'est un signe d'insulino resistance.

Acanthosis nigricans médicamenteux

• Hormones : le diénestrol, le diéthylstilbestrol (distilbène), l' éthinylestradiol, le mestranol,

• Très rarement: acide nicotinique.

Oculaire

Conjonctivite exsudative puis papillaire, avec risque d'obstruction du canal lacrymal

Acanthosis nigricans associé à des syndromes

• Le syndrome de Gougerot Carteaud : est-ce vraiment une forme d'acanthosis nigricans ou un diagnostic différentiel ?

Acanthosis nigricans

3

Traitement

Le plus important reste le traitement de la maladie causale ou de la pathologie associée. Lorsqu'il est possible, le traitement de la cause entraîne une diminution ou disparition relative de l'acanthosis nigricans.

Le vécu du sujet vis-à-vis de cette maladie conditionne le traitement, qui est symptomatique, et dont le principe est la lutte contre l'hyperkératose et l'hyperpigmentation par application de topiques locaux ou traitement per os.

Liens externes

texte et iconographie.

• Orpha.net [1]

• Vulgaris-medical [2]

• Atlas-dermato [3]

• Dermis [4]

• Forme oculaire [5]

• Base de donnée médicamenteuse: biam [6]

• 2 photos [7]

Références

Acné

Acné

4

L'acné est une dermatose (maladie de la peau) inflammatoire des follicules pilosébacés (les glandes sécrétant le sébum, à la racine des poils) avec formation de comédons.

Typiquement, elle commence à la puberté et touche principalement les adolescents, de façon plus ou moins sévère. Elle cesse spontanément, le plus souvent à la fin de l'adolescence.

Étymologie

Le mot acné, emprunté à l'anglais, est une forme erronée du mot grec ακμή (akmế), qui signifie pointe, sommet.

Épidémiologie

L'acné marque l'adolescence de 85 % des gens, toutes ethnies confondues. Cette maladie de la peau afflige surtout les jeunes âgés de 10 à 20 ans, mais elle peut aussi toucher des adultes de tous âges [1] .

Causes

Le facteur génétique est la seule cause reconnue jusqu'à ce jour, mais le stress, lhygiène, lenvironnement et lalimentation peuvent aussi influencer lapparition de lacné.

Physiopathologie

Une hyperséborrhée

Une production excessive de sébum, d'origine hormonale et qui confère un aspect luisant à la peau.

Le sébum sert à protéger la peau des agressions extérieures, en formant un mince film lipidique à sa surface. Lors de la puberté, la brutale augmentation du taux des hormones circulantes (testostérone en particulier) provoque un excès d'activité des glandes pilosébacées (via une enzyme : la 5-alpha-réductase).

L'obstruction des follicules

La prolifération chaotique des cellules favorise la surproduction de sébum et sa rétention d'où la multiplication des points blancs. L'épaississement de la partie externe de la glande peut entraîner aussi l'inflammation des follicules pileux. Cette obstruction d'une glande remplie d'un excès de sébum entraîne l'apparition d'un comédon, qui va, en se kératinisant, devenir un point noir.

La prolifération d'une bactérie

Propionibacterium acnes est une bactérie qui vit normalement, chez tout le monde, dans les follicules. Elle ne provoque pas d'infection, mais aggrave l'inflammation du follicule lorsquil y a un excès de sébum, à l'origine des boutons rouges.

Acné

5

Autres facteurs

• Un facteur génétique a été avancé [2] .

• Les facteurs hormonaux sont également ppondérants : plus fréquent chez l'homme jeune, avec une relative exacerbation chez la femme durant les menstruations.

• Le stress est soupçonné mais aucune étude ne permet de l'affirmer.

• Exposition au soleil : le bronzage épaissit la peau, et aggrave l'acné, malgré une amélioration transitoire en début d'exposition (due à l'effet antiseptique des rayonnements UV).

• Exposition à certains polluants, notamment ceux chlorés ; la catastrophe de Seveso a eu parmi ses conséquences de déclencher une épidémie d'acné chez la population touchée par les dioxines. Certains pesticides, peut-être en raison de leur caractère de perturbateur endocrinien, semblent capables de déclencher des épisodes d'acné dit « chlorique » ou chloracné.

• Le rapport entre acné et alimentation (charcuterie, chocolat) n'est pas prouvé, mais certains aliments gras peuvent contenir des polluants chlorés et benzéniques susceptibles d'induire ou exacerber l'acné.

• Une consommation d'eau insuffisante (moins de 1,5 litre d'eau par jour) peut également avoir un effet sur l'hyperséborrhée. La diminution de la consommation d'eau en hiver pourrait ainsi expliquer l'augmentation de l'acné durant cette période.

Formes typiques

On recherche les lésions suivantes, souvent associées, de gravité variable et étendue variable. Les régions les plus fréquentes sont le visage, le cou, le décolleté, les épaules, le dos.

Hyperseborrhée (peau grasse)

Comédons et point noirs

Papules : les papules sont des surélévations de la peau, inflammatoires (rouges, chaudes, tuméfiées, douloureuses parfois), qui font suite à un comédon (= microkyste), de moins de 5 mm de diamètre. Elles disparaissent toutes seules, ou donnent une pustule.

Pustules : elles contiennent un contenu jaune purulent.

Nodules : les nodules sont des lésions inflammatoires profondes, de plus de 5 mm de diamètre. Elle finissent par se rompre et laissent une cicatrice sur la peau.

de plus de 5 mm de diamètre. Elle finissent par se rompre et laissent une cicatrice

Acné, illustration

Acné

6

Formes particulières

Acné nodulo-kystique

Elle associe toutes les lésions, avec des pustules en grand nombre, des cicatrices, atteignant le tronc, le dos, les fesses et parfois le dessus des grandes lèvres chez la femme.

et parfois le dessus des grandes lèvres chez la femme. ) Différentes formes d'acné ) Acné

)

Différentes formes d'acné

)

Acné Conglobata

Acné très grave, profuse, de durée prolongée. Touche l'homme préférentiellement. On distingue les lésions élémentaires, associées à des abcès, des fistules, des cicatrices creusantes ou en relief (cicatrice « chéloïdienne »). Elle entraîne un handicap social majeur et doit être traitée très vite et efficacement.

Autres formes

• Acné néonatale

• Acné causée par les médicaments (estro-progestatifs, corticostéroïdes, anti-épileptiques, androgènes, lithium,

• Acné professionnelle (huiles, cosmétiques,

• Acné secondaire à une maladie générale (maladie hormonale, syndrome de Stein-Leventhal, hirsutisme,

• Acné causée par une → rosacée (couperose)

)

Traitement

L'acné est une affection très souvent bénigne évoluant vers la disparition spontanée en quelques années. L'abstention de traitement est parfois préférable dans le cas où le patient ne ressent pas de gène. Dans le cas contraire, un traitement est possible.

Une hydratation suffisante (1,5 litre d'eau par jour) accompagnée d'un lavage quotidien au savon permettent de diminuer l'hyperséborrhée, et par conséquent l'acné qui en découle.

En cas de traitement médicamenteux, il doit être envisagé conjointement avec un médecin. Il est essentiellement local et repose également sur une bonne hygiène (nettoyage de la peau). Dans tous les cas, les traitements doivent être poursuivis longtemps (plusieurs mois voire plusieurs années).

Il existe des produits qui s'attaquent à la bactérie (Propionibacterium acnes), d'autres agissent sur les médiateurs de l'inflammation, comme la nicotinamide, une molécule présente naturellement dans de nombreux aliments. D'autre part, le zinc permet de réduire la sécrétion de sébum. Certaines pilules contraceptives s'avèrent aussi avoir un effet positif chez les jeunes filles.

Acné

7

Acné rétentionnelle (peau grasse, comédons, kystes)

• Traitement par rétinoïdes locaux.

Exemple : Vitamine A acide en crème 1 fois par jour le soir sur peau sèche et propre. effets secondaires : irritation en début de traitement, eczéma (rarement), photosensibilité (=intolérance au soleil)

Acné papulo-pustuleuse

Peroxyde de benzoyle + antibiothérapie générale (pour lutter contre Propionibacterium acnes) par des cyclines ou par pommades. Les résistances du germe aux antibiotiques sont cependant de plus en plus fréquentes.

• Contre-indications des cyclines : grossesse, association à l'isotretinoine, enfant de moins de 8 ans.

• Effets secondaires possibles : photosensibilité, troubles digestifs.

possibles : photosensibilité, troubles digestifs. Acné à 14 ans Acné grave ou acné résistante à un

Acné à 14 ans

Acné grave ou acné résistante à un traitement antibiotique poursuivi trois mois

L'isotrétinoïne est une forme acide de vitamine A et un anti-inflammatoire très puissant, inhibiteur de la sécretion de sébum. Ce produit est tératogène (risques de malformations fœtales). Chez la femme, il faut donc toujours associer une contraception (au moins 1 mois avant et jusqu'à 1 mois après le traitement) et faire un test de grossesse avant le début du traitement, puis une fois par mois. L'association aux cyclines est contre-indiquée, l'association aux crèmes est inutile.

• Effets secondaires : risque de malformation fœtale, sècheresse de la peau et des muqueuses, problèmes articulaires, problèmes hépatiques, aggravation transitoire de l'acné en tout début de traitement

Acné chez la femme (non enceinte)

Traitement hormonal possible par acétate de cyprotérone + éthinylestradiol (ce qui correspond à la prescription d'une pilule contraceptive) en plus des crèmes.

Acné chez le nourrisson

Abstention de traitement la plupart du temps, car l'acné est de courte durée (4 à 12 semaines).

Autres traitements

En cas de percements intempestifs des boutons, nettoyer la peau avec un pain dermatologique à la GLYCERINE ; les croutes sècheront beaucoup plus rapidement et n'auront (normalement) presque pas le temps de former des cicatrices.

Pour atténuer les cicatrices déjà existantes : nourrir la peau avec un savon aux huiles type savon d'ALEP par exemple.

Acné

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Liens internes

• À ne pas confondre avec la chloracné qui correspond à des manifestations cutanées après intoxication par des produits chimiques chlorés comme les dioxines.

Liens externes

• Moulage ancien pédagogique (cire), sur l'Acné [3]

Références

[1] Acné, causes, symptômes et signes sur Servicevie.com (http://www.servicevie.com/02sante/Cle_des_maux/a/maux74.html)

[2] (en) The Influence of Genetics and Environmental Factors in the Pathogenesis of Acne: A Twin Study of Acne in Women (http://www. nature.com/jid/journal/v119/n6/abs/5603340a.html;jsessionid=D1390B96A44E240912B8499ABB6B0559), V Bataille, H Snieder, A J MacGregor, P Sasieni, T D Spector, Journal of Investigative Dermatology (2002) 119, 13171322 [3] http://www.bium.univ-paris5.fr/sfhd/musee/image17.htm

Alopécie

Alopécie

9

Alopécie Classification et ressources externes

L63-L64

CIM-9

704.0

En dermatologie, l'alopécie désigne l'accélération de la chute des cheveux et/ou des poils. Le terme vient du grec alopex (renard) à cause de la chute annuelle, au début du printemps, des poils d'hiver de cet animal.

On distingue cinq types d'alopécies :

• l'alopécie androgénétique héréditaire est la plus fréquente : elle se manifeste par une diminution du volume des cheveux, voire une calvitie, et touche 70% des hommes ;

• l'alopécie aiguë : elle peut être liée à un traitement par chimiothérapie, un stress, des carences alimentaires importantes, une carence en fer, des troubles hormonaux, une irradiation aiguë ;

• l'alopécie localisée : elle peut être provoquée par des problèmes de peau (tumeur, brûlure, → pelade), une radiothérapie ou des parasites (→ teigne, lichen) ;

• l'alopécie congénitale ;

• l'alopécie Areata qui semble être d'origine auto-immune (mécanisme de médiation cellulaire) qui se caractérise par une atteinte en "patch" plus ou moins gros et à un ou plusieurs endroits. Cette forme de pelade peut atteindre toute la tête et on parle d'alopécie Totalis et parfois l'ensemble du corps c'est l'alopécie Universalis et dans ce cas il n'y a plus aucun poil ni cheveu sur l'ensemble du corps.

a plus aucun poil ni cheveu sur l'ensemble du corps. L'acteur Patrick Stewart Les différences entre

L'acteur Patrick Stewart

Les différences entre des pertes de cheveux normale et anormale

Compte tenu qu'une personne possède en moyenne 100000 cheveux, il est normal qu'elle perde environ 50 à 100 cheveux par jour, avec des pointes pouvant grimper jusqu'à 175 durant les changements de saison. En effet, c'est durant cette phase que les cheveux se renouvellent le plus. Une chute de cheveux est considérée comme anormale lorsqu'une personne perd plus de 100 cheveux par jour pendant une assez longue période pouvant aller jusqu'à deux mois. Le diagnostic de cette chute nécessite une consultation et parfois un examen appelé trichogramme (on prend quelques cheveux dans différentes zones du cuir chevelu et on les observe au microscope). Parfois, un bilan hormonal est nécessaire chez la femme. Le résultat de ces examens oriente vers l'un des problèmes suivants.

L'alopécie androgénétique ou calvitie chez l'homme

L'alopécie androgénétique est une perte graduelle des cheveux due à l'influence des hormones mâles. Elle se manifeste généralement entre 40 et 50 ans, chez 70% des hommes en moyenne, mais, dans certains cas, elle peut apparaître dès 18 ans. L'hormone qui cause cette perte de cheveux est la dihydrotestostèrone (ou DHT). Cette perte de cheveux commence généralement au niveau des golfes (le devant de la tête) et du vertex (l'arrière de la tête). Elle se caractérise par un affinement des cheveux et une chute qui peut être brusque chez certains individus et plus lente pour d'autres. L'échelle d'Hamilton, modifiée par Norwood, permet de graduer la calvitie entre 1 et 7 où 1 correspond

Alopécie

10

à l'absence de calvitie et 7 à l'alopécie maximale (perte des cheveux totale sur les golfes et le vertex).

Traitement de la calvitie androgénétique

Causes nutritionnelles

En dehors des causes hormonales, la chute des cheveux peut être causée par des carences en fer, cuivre, zinc, silicium, vitamines B. Cette sorte de perte de cheveux atteindrait environ 20% des personnes pratiquant un régime modéré à sévère. Cependant, elle est plus souvent associée à des problèmes de boulimie ou d'anorexie. Le plus souvent, la personne va retrouver ses cheveux au bout d'une période de temps qui peut aller jusqu'à 2 ans.

période de temps qui peut aller jusqu'à 2 ans. « Remède-miracle » contre la calvitie (

« Remède-miracle » contre la calvitie (Le Pèlerin, 1913)

Pelade

La pelade est une maladie entraînant la perte des cheveux et/ou des poils. La cause de cette maladie reste inconnue aujourd'hui mais les scientifiques sont très en faveur d'un mécanisme auto-immune qui conduit à une attaque du système pileux par une catégorie de globules blancs.

Il existe principalement trois formes de pelade : alopécie areata (atteinte localisée par plaques), alopécie totalis (atteinte localisée à la tête), alopécie universalis (atteinte généralisée à l'ensemble du corps).

Voir aussi

canitie

Teigne ~ → Lichen

Liens externes

• Chute-de-cheveux.info [1] Information générale sur l'alopécie et ses traitements.

• e-cancer.fr [2] Information sur l'alopécie liée à une chimiothérapie.

Références

Amyloïdose

Amyloïdose

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Amyloïdose CIM-10 E85.9 :
Amyloïdose
CIM-10
E85.9
:

L'amylose, maladie orpheline, aussi appelée par anglicisme amyloïdose et maladie amyloïde [1] est un groupe de maladies tissulaires caractérisées par le dépôt de protéines insolubles dans un certain nombre de tissus humains. Ces protéines forment des agrégats moléculaires appelés 'substance amyloïde'. Ces dépôts envahissent progressivement les tissus, et empêchent leur bon fonctionnement, ce qui entraine les différents symptômes et la maladie.

Ces protéines ont des propriétés physico-chimiques spécifiques lorsqu'elles sont déposées dans les tissus, coloration au rouge Congo, biréfringence rouge-vert à la lumière polarisée et dépôts sous forme fibrillaire.

La nature des protéines à l'origine des dépôts est variable. Ainsi, un certain nombre de symptômes de la maladie sont communs à toutes les amyloses, et d'autres sont plus spécifiques de l'origine de la protéine.

L'évolution est le plus souvent très sévère, avec destruction progressive et le plus souvent irréversible des organes atteints, malgré les divers traitements testés.

Diagnostic

Clinique

La maladie prend des formes très variées et il n'y a pas de tableau clinique typique.

Les organes pouvant être atteints sont le rein (protéinurie, syndrome néphrotique, puis insuffisance rénale), le cœur (cardiomyopathie), le tube digestif (diarrhée), le foie, la peau, le nerf périphérique (neuropathie périphérique, syndrome du canal carpien), l'œil et en définitive l'ensemble des organes. La majorité des amyloses sont multisystémiques.

Biopsie

La biopsie de tissu avec examen anatomo-pathologique permet de faire le diagnostic rapidement. Elle constate la présence des fibres amyloïdes colorées par le rouge Congo. La biopsie d'une glande salivaire accessoire est généralement celle donnant le plus de résultats positifs avec certitude.

L'étude histologique doit être complétée par une étude en immunofluorescence sur prélèvement frais afin de préciser la nature exacte de la proteine bêta-amyloïde.

Différentes formes

La classification des amyloses repose sur la clinique et sur la nature biochimique de la protéine amyloïde impliquée dans la formation des dépôts.

Les formes les plus fréquentes sont :

• les amyloses AL (immunoglobuliniques),

• primitives ;

• secondaires : Syndromes immunoprolifératif (Myélome

)

• les amyloses AA (inflammatoires), secondaires aux maladies inflammatoires chroniques (Polyarthrite

• les amyloses ATTR (à transthyrétine), héréditaires ;

• les amyloses des dialysés.

Amyloïdose

12

Outre ces formes systémiques, il existe :

• Des amyloses localisées, limitées à un seul organe ou un seul type de tissus.

• Des « maladies amyloïdes » spécifiques qui comprennent :

- l'amylose associée à la fièvre familiale méditerranéenne,

- la maladie dAlzheimer,

- les maladies dues au prion (dont l'encéphalopathie spongiforme bovine).

Traitement

Le traitement de la cause de la production de la protéine est le meilleur moyen de limiter l'évolution de la maladie amyloïde. Il n'y a pas de traitement permettant de faire disparaitre les lésions amyloïdes déjà installées.

Le traitement symptomatique par dialyse ou transplantation rénale est utilisé en cas de défaillance irréversible du rein.

• Dans les amyloses AL, la chimiothérapie est indiquée pour diminuer la production de l'immunoglobuline monoclonale responsable des dépôts.

• Dans l'amylose AA, le traitement de l'inflammation sous-jacente est le point le plus important. L'efficacité des nouveaux traitements anti-inflammatoires (anti-TNF, anti-IL1) est à l'étude.

• Dans les amyloses de la transthyrétine, protéine produite par le foie, une transplantation hépatique peut être proposée pour supprimer la production de la protéine toxique.

Personnalités atteintes de cette maladie

Robert Jordan, auteur américain de roman de fantasy, est mort de cette maladie en 2007.

Esra Powell, personnage fictif dans Dr House, docteur et chercheur en cancérologie, meurt de la forme AA de la maladie, dans l'épisode 3 - saison 3 de la série.

Voir aussi

Liens externes

Centre national de référence pour l'Amylose AL et autres maladies de dépot d'immunoglobuline monoclonale [2]

Fiche orphanet sur l'amylose [3]

Association de lutte contre l'amylose[4]

Le foie gras pourrait transmettre une maladie rare[5] [6] [7]

[8]

Amyloidogenic potential of foie gras Proceedings of the National Academy of Sciences[9]

Amyloïdose

13

Références

Angiome

Angiome est un terme peu précis [1] , souvent associé à l'expression tache de naissance, et désignant une malformation résultant de vaisseaux sanguins ou lymphatiques anormalement dilatés, dont l'origine est mal connue et l'évolution mal comprise.

Causes

• Elles restent inconnues dans la plupart des cas.

• Certains angiomes peuvent être dorigine congénitale

• D'autres apparaîssent spontanément et forment par exemple des taches couleur lie de vin de tailles et daspects différents.

• D'autres encore (parmi les angiomes tubéreux cutanés des enfants qui sont une des malformations congénitales associées à 10 à 30% des cas de syndrome d'alcoolisme fœtal) seraient induites par l'alcool [2] ,[3]

Prévalence

On considère dans les années 2000 quun enfant sur dix environ a un angiome. Langiome témoigne de limmaturité du système vasculaire du nouveau-né et, dans la plupart des cas, disparait spontanément sans laisser de traces.

Classification

On distingue plusieurs types dangiomes :

• Langiome en relief ou hémangiome, de type tumeur

• Langiome plan, se présentant comme une tache, généralement présente dès la naissance sur le visage et/ou le corps (appelé parfois "tache de vin" ou "tache lie de vin"),

• Le syndrome de Sturge-Weber ou SSW) est un angiome plan, qui n'est pas une tumeur, qui n'est pas héréditaire et dont l'étiologie est encore inconnue. Il peut parfois être accompagné de troubles oculaires et neurologiques. Dans plus de 50 % des cas, la personne touchée par un tel syndrome développera un glaucome du même côté que l'angiome plan facial de la région frontale et palpébrale

glaucome du même côté que l'angiome plan facial de la région frontale et palpébrale Hémangiome sur

Hémangiome sur le visage

Angiome

14

supérieure, surtout si l'AP occupe les paupières supérieure et inférieure. On trouve parfois des anomalies vasculaires du fond d'œil ou une anomalie vasculaire leptoméningée pouvant causer, souvent avant 2 ans, une comitialité (chez 75% des patients ayant des anomalies vasculaires intracrâniennes) et, un déficit moteur plus ou moins important de l'hémicorps opposé, avec retard des acquisitions (incidence : 1 cas pour 50000). L'origine pourrait être une mutation somatique intra-utérine affectant le primordium neural antérieur, avant la migration des crêtes neurales phaliques. [4]

Angiome en touffes (symbole : AT), également dénommé « Angioblastome de Nakagawa »

Angiome caverneux (ou « Cavernome cérébral ») ; malformation vasculaire située en grande partie dans le cerveau, généralement non détectée, sauf lorsqu'elle cause des crises convulsives et/ou à des hémorragies cérébrales. (Fréquence : 1 sujet sur 1000, avec forme familiale dans 20% des cas). Trois gènes situés sur les chromosomes 7 et 3 semblent impliqués.

Des maladies proches sont les hémangiomes : tumeur bénigne (non cancéreuse) des cellules endothéliales (tapissant les vaisseaux sanguins) qui se multiplient à un rythme anormalement rapide.

Traitement

Il est aujourd'hui possible de traiter les angiomes, par exemple, en utilisant un laser ou dans certains cas l'électrocoagulation. Les résultats dépendent de l'âge du patient, de la localisation de l'angiome et de ses caractéristiques. Le traitement peut, dans certains cas, permettre une disparition complète de l'angiome, mais pas systématiquement.

Cas célèbres

Gorbatchev possède un angiome sur le haut du front.

Jean-Luc Reichmann en possède apparemment un sur la partie gauche du nez.

Voir aussi

Articles connexes

Peau

Tumeur

Liens externes

• Informations relatives aux angiomes, à leur diagnostic et à leur traitement [5]

Angiome

15

Références

[1]

[3]

FERRARO F., DEHAENE P.: Angiomes tubéreux cutanés chez les enfants porteurs dun syndrome dalcoolisme foetal, Arch Pédiatr, 1996; 3: 511-512.

[4] Fiche Orphanet sur le syndrome de Sturge-Weber (http://www.orpha.net/consor/cgi-bin/OC_Exp.php?Lng=FR&Expert=3205&

Anthrax staphylococcique

L'anthrax est une infection staphylococcique de l'appareil glandulaire pilosébacé, caractérisée par l'agglomération de plusieurs → furoncles à tendance nécrosante. L'ensemble rouge vif est violacé à son sommet.

L'anthrax est souvent, après une traduction incorrecte de l'anglais, confondu avec la maladie du charbon. L'anthrax est dû au staphylocoque doré, et son évolution est généralement bénigne.

Classification internationale des maladies (CIM 10 ou ICD 10) Abcès cutané, furoncle et anthrax

Code CIM

Français

Anglais

Allemand

10

J34.0

Abcès, furoncle et anthrax du nez

Abscess, furuncle, and carbuncle of nose

Abszeß, Furunkel und Karbunkel der Nase

L02

Abcès cutané, furoncle et anthrax

Cutaneous abscess, furuncle, and carbuncle

Hautabszeß, Furunkel und Karbunkel

L02.0

Abcès cutané, furoncle et anthrax de la face

Cutaneous abscess, furuncle, and carbuncle of face

Hautabszeß, Furunkel und Karbunkel im Gesicht

L02.1

Abcès cutané, furoncle et anthrax du cou

Cutaneous abscess, furuncle, and carbuncle of neck

Hautabszeß, Furunkel und Karbunkel am Hals

L02.2

Abcès cutané, furoncle et anthrax du tronc

Cutaneous abscess, furuncle, and carbuncle of trunk

Hautabszeß, Furunkel und Karbunkel am Rumpf

L02.3

Abcès cutané, furoncle et anthrax de la fesse

Cutaneous abscess, furuncle, and carbuncle of buttock

Hautabszeß, Furunkel und Karbunkel am Gesäß

L02.4

Abcès cutané, furoncle et anthrax d'un membre

Cutaneous abscess, furuncle, and carbuncle of limb

Hautabszeß, Furunkel und Karbunkel an Extremitäten

L02.8

Abcès cutané, furoncle et anthrax d'autres localisations

Cutaneous abscess, furuncle, and carbuncle of other sites

Hautabszeß, Furunkel und Karbunkel an sonstigen Lokalisationen

L02.9

Abcès cutané, furoncle et anthrax, sans précision

Cutaneous abscess, furuncle, and carbuncle, unspecified

Hautabszeß, Furunkel und Karbunkel, nicht näher bezeichnet

Aphtose

Aphtose

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Un aphte (du grec ancien φθη / áphthê, de ἄπτω / áptô, brûler) est un ulcère superficiel de la muqueuse buccale ou d'un autre organe.

Les aphtes apparaissent le plus souvent chez un sujet sain, de façon isolée, et guérissent spontanément. Ce sont des lésions fréquentes à l'étiologie inconnue. Leur survenue peut être liée à des facteurs nutritionnels, psychologiques (spécialement le stress) ou hygiéniques. Notamment, la consommation de tomate cuite, de noix, de gruyère ou de chocolat et de tous les aliments allergènes favorise leur apparition. L'utilisation prolongée d'antiseptiques locaux, comme les pastilles pour la gorge ou, d'un dentifrice contenant du laurylsulfate de sodium peut aussi provoquer chez certaines personnes l'apparition d'aphtes.

chez certaines personnes l'apparition d'aphtes. Aphte sur la face interne de la lèvre inférieure. Lorsque

Aphte sur la face interne de la lèvre inférieure.

Lorsque les aphtes buccaux ne sont pas isolés et sont accompagnés d'autres symptômes, on peut se retrouver dans le cadre d'une → maladie de Behçet ou de maladies inflammatoires de l'intestin comme la colite ulcéreuse et la maladie de Crohn.

La guérison est spontanée en 8 à 10 jours dans des conditions d'hygiène normale. Si un aphte n'a pas disparu deux semaines après son apparition ou si d'autres sont apparus entre-temps, la consultation d'un chirurgien dentiste est conseillée.

Contextes d'apparitions

On retrouve des lésions ressemblant à des aphtes dans les cas suivants :

• certaines infections virales comme la mononucléose infectieuse, le papillomavirus, le VIH, la → varicelle et le → zona ;

• certaines infections bactériennes ;

• certaines mycoses ;

• certains cancers comme le lymphome ou la leucémie ;

• certains déficits vitaminiques ;

• à la suite de traumatismes locaux, comme lors du contact de la muqueuse avec un dentier ;

• à la suite d'une radiothérapie au niveau encéphalique ou cervical ;

• à la suite de coups ;

• à la suite de morsures buccales.

La présence de plusieurs aphtes, buccaux ou génitaux, est appelée aphtose.

L'usage prolongé de certains médicaments, comme les pastilles contre les maux de gorge, peuvent provoquer un déséquilibre de la flore buccale et entraîner l'apparition d'aphtes.

Maladie de Behçet

Maladie de Behçet

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CIM - 10 : Maladie de Behçet M35.2
CIM - 10 : Maladie de Behçet M35.2

CIM-10:

Maladie de

Behçet

M35.2

• Initialement la maladie de Behçet a été décrite sous forme d'une triade : → aphtose buccale, aphtose génitale, uvéite.

• Le dermatologue turc Behçet a décrit cette maladie en 1937, mais on trouve dans les traités d'Hippocrate, une description compatible.

• Il s'agit d'une → vascularite systémique très particulière.

Épidémiologie

• La maladie de Behçet s'observe essentiellement dans les pays du bassin méditerranéen et au Japon.

• En Turquie sa prévalence est de 80 à 300 pour 100 000 habitants selon les régions. Au Japon de 10 pour 100 000 habitants.

• La connotation génétique est probable du fait d'un lien fort avec l'antigène HLA B51, mais les cas familiaux sont rares, ce qui est contradictoire.

• La prédominance masculine qui paraissait nette est aujourd'hui controversée.

• Elle débute chez l'adulte jeune (18 à 40 ans) rarement chez l'enfant et exceptionnellement après 50 ans.

Signes cliniques

Signes cutanéomuqueux

• Aphtes buccaux, ulcérations à bords nets, douloureux, unique ou multiples, évoluant par poussées d'intensité variable.

• Aphtes génitaux, très évocateurs du Behçet, pouvant laisser des cicatrices qu'il faut savoir interpréter.

• Pseudocellulite cutanée, avec hyperréactivité aux traumatismes, voire authentique → érythème noueux.

Signes oculaires

• Elles conditionnent le pronostic fonctionnel par le risque de cécité qu'elles impliquent.

• L'uvéite antérieure à hypopion est caractéristique.

• L'uvéite postérieure est plus dissimulée, mais de pronostic parfois sévère.

• Toutes les parties de l'œil peuvent être atteintes.

Maladie de Behçet

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Signes vasculaires

• Atteintes veineuses avec thrombophlébites superficielles, profondes, ou viscérales.

• Atteintes artérielles avec thromboses, anévrysmes, de n'importe quelle artère.

• Manifestations cardiaques touchant l'endocarde, le myocarde, le péricarde ou les coronaires.

Signes articulaires

Arthralgies, arthrites, polyarthrites. Possibilité d'ostéonécrose

Signes neurologiques

• Les manifestations dites de "Neuro-Behçet" peuvent être sévères, dominées par la méningo-encéphalite.

• Peuvent être présentes des myélites inflammatoires qui posent le diagnostic différentiel d'une poussée de SEP (Sclérose en plaque).

Signes digestifs

Elles sont plus rares et peu spécifiques. Quelques cas de pancréatite ont été décrits.

Signes respiratoires

Infiltrats pulmonaires, pleurésies, sont possibles. À distinguer d'une embolie pulmonaire ou d'une vascularite des artères pulmonaires.

Signes rénaux

Glomérulopathie subaigüe, rare.

Signes biologiques

• Polynucléose neutrophile.

• Syndrome inflammatoire variable.

• Le groupage HLA n'a qu'un intérêt épidémiologique et non pas diagnostique.

Traitement

• Tous les traitements symptomatiques sont les bienvenus.

• La colchicine a un effet sur les aphtes.

• La corticothérapie à forte dose en bolus a fait la preuve de son efficacité

• Les immunosuppresseurs facilitent la réduction des doses de corticostéroïdes, mais leur utilisation est mal codifiée.

et de ses effets indésirables.

Liens externes

• Lien maladie de Behcet [1]

• Signes & Symptomes de la maladie de Behçet (anglais) [2]

• syndrome de Behçet [3]

• Informations Pathologie de Behcet [4] Premier site de l'association de "Behcet Europe".

http://www.association-behcet.org L'Association Française de la maladie de Behcet est affiliée à la Fédération des Maladies Orphelines, à l'Alliance Maladies Rares, à Orphanet, à Eurordis, Inserm. L'Association de BEHCET travaille avec le Centre de Référence des Vascularites dont dépend la Maladie de Behcet.

Maladie de Behçet

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Références

Maladie de Bowen

La maladie de Bowen est un carcinome épidermoïde (ou spinocellulaire) épidermique, favorisé par le soleil et l'arsenic. Elle peut toucher la peau mais aussi les muqueuses. Elle se présente sous la forme d'une lésion brun rougeâtre arrondie ou arciforme bien limitée dont la surface est un peu surélevée et squameuse. Son diagnostic est histologique. Elle évolue lentement mais sûrement vers un véritable carcinome épidermoïde invasif.

Carcinome basocellulaire

Le carcinome basocellulaire est un cancer de la peau dont l'évolution est très favorable sous traitement.

Les autres cancers de la peau sont le carcinome spinocellulaire et le → mélanome malin.

Épidémiologie

Il s'agit du plus fréquent des cancers (près de la moitié des cas) aux États-Unis et son incidence semble s'accroître.

Il touche particulièrement les personnes à la peau claire (blonds ou roux) et est corrélé à l'exposition au soleil et aux rayonnements ultraviolets.

Les formes cliniques / apparence

Le carcinome basocellulaire peut prendre plusieurs formes. L'aspect pathognomonique (signant à coup sûr le diagnostic) est la perle translucide.

• Le carcinome plan cicatriciel : sous forme de petite papule translucide au début puis s'étale progressivement et prend l'aspect d'une plaque à centre cicatriciel blanchâtre

• Le carcinome baso-cellulaire ulcéreux : forme creusant l'épaisseur de la peau (ulcération), avec ou sans bordure nette ,pouvant atteindre les structures anatomiques sous jacentes et les endommager.

• Le carcinome baso-cellulaire nodulaire : forme des petits nodules saillants, globuleux, de teinte cireuse.

• Le carcinome baso-cellulaire bourgeonnant et végétant : de couleur rouge foncée, saignant volontiers, a différencier du carcinome spinocellulaire.

• Le carcinome baso-cellulaire pagétoïde : se présente comme une nappe rosée recouverte de squames.

• Le carcinome baso-cellulaire érythémateux : forme une plaque rouge avec des bords perlés.

• Le carcinome baso-cellulaire sclérodermiforme ou morphéiforme : se présente sous la forme d'une plaque blanchâtre.

• Le carcinome baso-cellulaire pigmenté (tatoué) : aspect noir très pigmenté à différencier des mélanomes et des verrues séborrhéiques.

Carcinome basocellulaire

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Histologie

A l'examen anatomopathologique on voit les cellules tumorales qui sont des cellules de la couche basale de

l'épiderme avec une prolifération anormale et irrégulière.

Traitement

Chirurgie

Le traitement consiste essentiellement en une exérèse chirurgicale simple avec une marge de sécurité autour des bords visibles de la lésion. L'examen microscopique de la pièce chirurgicale doit révéler que l'éxérèse de la tumeur est complète pour considérer que la tumeur est définitivement traitée, la tumeur ainsi enlevée ne repoussera pas. Si l'exérèse est incomplète, la tumeur repoussera à partir des quelques cellules tumorales encore présentes au sein de la peau.

Autres traitements

Ils

ne sont proposés qu'en cas d'impossibilité d'une ablation chirurgicale et leur efficacité est moindre avec davantage

de

récidive et un résultat esthétique inférieur :

radiothérapie locale ;

photothérapie après pré-sensibilisation de la tumeur ; Metvix(r) ou Metvixia(r) selon les pays

utilisation de certains médicaments en application locale en particulier l'IMIQUIMOD dans les carcinomes baso-cellulaires superficiels.

Traitement préventif

Il s'agit essentiellement de se protéger de l'exposition au soleil, particulièrement si on est un sujet à risque (teint clair, blond ou roux).

Evolution

Une prise en charge précoce permet la plupart du temps un traitement chirurgical curatif, avec un risque de récidive locale très faible. En l'absence de traitement la tumeur se développe assez rapidement et peut recouvrir une grande surface de peau. L'extension peut être destructrice, en particulier au niveau du visage. Le développement de métastases ne se fait habituellement pas dans le cadre des carcinomes baso-cellulaires.

Voir aussi

Articles connexes

• → mélanome malin

Candidose

Candidose

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Une candidose est une infection fongique causée par des levures du genre Candida. Le terme peut désigner tout une gamme de manifestations pathologiques ayant pour facteurs ces champignons.

Candida albicans, l'espèce la plus fréquente, fait partie de la flore habituelle de l'oro-pharynx ou du tube digestif, et peut aussi être présent en faible quantité dans la flore vaginale normale.

Les candidoses cutanéomuqueuses

La chaleur et l'humidité sont responsables de candidoses locales, souvent au niveau des plis cutanés, entraînant rougeur, douleurs, et prurit.

• grands plis (aines, fessier, aisselles)

• petits plis (orteils)

• → perlèches

La candidose buccale est la manifestation muqueuse la plus courante, et sa fréquence augmente parallèlement au déficit immunitaire, pouvant prendre la forme de candidose oropharyngée ou œsophagienne dans le cadre de l'infection à VIH.

• muqueuse buccale ( muguet du nourrisson )

• langue villeuse noire

D'autres muqueuses peuvent être atteintes :

• muqueuse anale : anite ;

• ou génitale :

Chez la femme, on se trouve en présence d'une vulvovaginite avec prurit, leucorrhées blanchâtres, dyspareunie, œdème vulvovaginal. Si les récidives se succèdent, il faut rechercher un facteur favorisant local (Voir l'article Vaginite candidosique):

• une colonisation digestive

• une infection à VIH

• une recontamination par le partenaire non traité.

VIH • une recontamination par le partenaire non traité. Candidose buccale chez un patient atteint par

Candidose buccale chez un patient atteint par un virus HIV du SIDA

buccale chez un patient atteint par un virus HIV du SIDA Sarcome de Kaposi,sur gencives, avec

Sarcome de Kaposi,sur gencives, avec candidose (voile blanchâtre)

Chez l'homme, l'infection est le plus souvent asymptomatique, mais peut se présenter sous la forme d'une urétrite parfois associée à une balanite.

Candidose

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Les candidoses systémiques

Les candidoses systémiques sont rares mais graves, avec un pourcentage de décès avoisinant les 50 %.

Il s'agit des manifestations les plus graves des Candida.

Les facteurs favorisants sont : les cathéters intraveineux pour nutrition parentérale, l'ulcération des muqueuses, les interventions chirurgicales digestives, l'antibiothérapie massive, patients de réanimation et grands brûlés.

Septicémie à Candida

Définition

La septicémie à Candida, autrefois considérée comme manifestation très rare de l'action pathogène de la levure, occupe actuellement une place de premier plan du fait de son caractère nouvellement acquis de maladie iatrogène. Elle apparaît en effet avec une fréquence croissante chez les malades hospitalisés dans les services d'assistance respiratoire, d'hématologie et de chirurgie où, par son taux de mortalité, elle prive la moitié de ceux qu'elle atteint du bénéfice de leur cure.

Biologie

Les candida responsables sont non seulement Candida albicans (70% des septicémies à fungi), mais aussi plusieurs

autres espèces qui étaient considérées jusqu'à présent comme inoffensives : Candida parapsilosis est actuellement considéré comme une cause significative de septicémies et d'infections de tissus chez des patients immuno-compromis tandis que les Candida tropicalis, Candida krusei et Candida guillermondii entrainent rarement

de

réels problèmes chez l'homme. Notons qu'actuellement des levures non candidosiques peuvent être responsables

de

telles septicémies : Torupsis glabrata en particulier est considéré comme étant une mycose opportuniste hautement

pathogène du tractus urogénital et du torrent sanguin (10% des septicémies fongiques).

La septicémie peut être d'origine endogène ou exogène : --- Endogène --- lorsque les candida commensaux ou déjà

faiblement pathogènes (muguet buccal, onyxis

antibiothérapie massive, à des immunosuppresseurs au long cours (traitement oncologique par ex.) ou souffrant d'une sévère neutropénie. --- Exogène --- quand les levures en cause sont introduites dans l'organisme fragilisé par les canules ou cathéters de perfusion maintenus à demeure.

Clinique

Dans les 2 cas, le résultat est une septicémie classique non pathognomonique aboutissant parfois à des localisations endocarditiques de pronostic fatal à l'heure actuelle quelle que soit la thérapeutique utilisée.

Diagnostic

Il repose sur l'isolement répété, plusieurs jours de suite, de la levure incriminée au départ d'hémocultures sur flacons modernes pour hémocultures bactériologiques, sous pression réduite (cœur-cervelle, aérobies). L'immunofluorescence indirecte, pratiquée avec la levure isolée et pour C. albicans, sur des souches de référence, permettra de séparer une simple lévurémie des septicémies vraies, et de typer le candida (sérotype A ou B).

Traitement

A l'heure actuelle, on a recours à des antifongiques fongicides comme l'Amphotéricine B ou le Fluconazole plus

récent.

) ont une virulence exacerbée, leur porteur étant soumis à une

Candidose

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Liens externes

Informations sur les mycoses [1]

Références

Chancre mou

Chancre mou CIM-10 A57 :
Chancre mou
CIM-10
A57
:

Le chancre mou (ou chancrelle ou chancre de Ducrey) est une maladie sexuellement transmissible (MST) due au bacille de Ducrey (ou Haemophilus ducreyi) caractérisée par un chancre d'inoculation ulcéré associée à des adénopathies (gonflement d'un ganglion lymphatique) parfois suppurées.

Physiopathologie

Haemophilus ducreyi est une bactérie en forme de bâtonnet, immobile, Gram négatif, qui se transmet par contact sexuel, mise en évidence pour la première fois par lItalien Augusto Ducrey en 1889. Elle est extrêmement contagieuse et ne procure pas d'immunité (on peut contracter la maladie à nouveau après avoir guéri, à l'occasion d'un nouveau contact contaminant). Les femmes sont les principales vectrices de la maladie lorsqu'elles portent la bactérie, car la symptomatologie est modérée. Chez l'homme au contraire, le chancre est très douloureux, ce qui permet une consultation médicale relativement précoce et de limiter les contaminations.

Épidémiologie

Le chancre mou est répandu dans les pays tropicaux et sub-tropicaux, particulièrement chez les prostituées. Dans les pays industrialisés, la maladie peut se rencontrer associée à d'autres MST dans les populations exposées.

à d'autres MST dans les populations exposées. Haemophilus ducreyi coloré au violet de gentiane.

Haemophilus ducreyi coloré au violet de gentiane.

Haemophilus ducreyi coloré au violet de gentiane. Adénopathie s inguinales bilatérales dues à Haemophilus

Adénopathies inguinales bilatérales dues à Haemophilus ducreyi.

Diagnostic

Chancre mou

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La maladie se manifeste après une période d'incubation variant de 24 heures à 15 jours (en moyenne 5 jours) par une petite papule rosée au lieu de pénétration de la bactérie (en général sur la verge). La lésion évolue rapidement vers une ulcération plus ou moins étendue, rosée, douloureuse, profonde, aux bords très inflammatoires et nets, d'aspect déchiquetté. À la différence du chancre causé par la → syphilis, le fond du chancre n'est pas induré.

Le chancre est aussi très prurigineux (il provoque d'intenses démangaisons), ce qui entraîne rapidement une auto-infestation par grattage (apparition de chancres multiples dans toute la région génitale).

Les adénopathies sont plus tardives, apparaissant 2 à 3 semaines après le contact. Elles sont souvent unilatérales, et peuvent évoluer vers l'ulcération avec écoulement de pus à la peau.

Examens complémentaires

L'identification de la bactérie peut se faire par examen microscopique d'un frottis du chancre, plus rarement par ponction à l'aiguille fine d'une adénopathie. La coloration de Giemsa ou celle de Pappenheim permet d'identifier le germe, en dehors du cas fréquent de surinfection qui peut imposer un examen histologique après biopsie ganglionnaire.

Le ou les partenaires doivent être dépistés et traités. La recherche d'autres MST associées (en particulier SIDA et → syphilis) doit être systématique.

Complications

• → Gangrène de la verge pouvant mener à l'amputation,

• Gangrène cutanée étendue,

• Surinfection locale,

• Association à d'autres MST (la plaie cutanée que constitue le chancre est une porte d'entrée pour les virus et les bactéries.)

Traitement

La maladie est bénigne dans la grande majorité des cas et tend à la guérison spontanée. Cependant, la douleur et les complications potentielles font conseiller un traitement antibiotique. Le traitement fait appel à l'azithromycine (1 g per os en dose unique) ou au ceftriaxone (250 mg par voie intramusculaire en dose unique) [1] .

Voir aussi

Chancre

Liens externes

• Moulage pédagogique ancien (cire) [2] présentant le chancre mou(Collection des moulages de l'hôpital Saint-Louis).

Références

Couperose

Couperose

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La rosacée, connue aussi sous le nom de couperose, est une maladie cutanée incurable au départ bénigne qui se manifeste par des rougeurs chroniques au niveau du nez, des joues, parfois aussi au niveau du menton et du front. Ces symptômes s'accompagnent d'une sensation de picotement, notamment au niveau des yeux. De petits vaisseaux sanguins sont souvent visibles dans les zones touchées. La maladie est évolutive et peut provoquer des crises d'→ acné, notamment en cas de stress ou de fatigue, et, à un stade avancé, faire enfler le nez du sujet qui reste rouge et bosselé (rhinophyma). Lorsque les démangeaisons oculaires sont très fortes, la rosacée peut aussi durement affecter la vue du sujet qui en est atteint et un examen ophtalmologique est recommandé.

Le terme couperose est aussi une ancienne dénomination de différents sulfates : ferreux, de zinc ou de cuivre.

sulfates : ferreux , de zinc ou de cuivre . Les zones du visages touchées par

Les zones du visages touchées par la couperose

Explication technique

La recherche médicale n'est pas totalement fixée sur le processus précis et encore moins sur ses causes, mais on peut en faire une description sommaire. Lorsqu'un sujet atteint de rosacée est soumis à un facteur environnemental déclencheur (température, aliment

un phénomène vasculaire s'enclenche : la circulation sanguine augmente nettement dans les

zones concernées. Certains facteurs irritants entraînent une accumulation de liquide importante et provoquent une enflure et un dysfonctionnement local chronique du système lymphatique. L'exposition au soleil, au froid, au vent, peuvent endommager ce même système lymphatique en causant une dégénérescence de l'élastine. La réaction inflamatoire provoque des papules et des pustules. Des vaisseaux sanguins dilatés (télangiectasies) peuvent apparaître à la surface de l'épiderme et sont le symptôme d'un état avancé de la maladie. La rosacée s'accompagne souvent d'affections cutanées telles que la parakératose séborrhéïque, l'→ eczéma ou le → psoriasis.

particulier, émotion

),

La recherche s'est récemment interrogée sur le rôle supposé de deux très petits acariens qui se nourrissent de résidus de peau et de sébum, les demodex (Demodex folliculorum et Demodex brevis chez l'Homme), car ceux-ci semblent être présents en quantité anormalement élevée dans l'épiderme des personnes atteintes de rosacée. Ils sont soupçonnés de jouer un rôle dans cette pathologie, à moins qu'ils n'en soient aussi que le symptôme d'un déséquilibre.

Couperose

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Sous-types de rosacée

On remarque bien que les symptômes de la → couperose, de la rosacée, et de la dermatite séborrhéique se recoupent souvent, de même que leurs déclencheurs (tant qu'on n'est pas dans l'extrême de chacune de ces maladies).

Il est tout à fait normal d'avoir un peu de couperose (quelques petits vaisseaux sanguins visibles), surtout après l'âge de 30 ans. Ça ne veut pourtant pas dire qu'on est atteint de couperose!

Celles et ceux qui ont des rougeurs accompagnées parfois d'un petit eczéma derrière les oreilles (ou qui ont eu de l'eczéma ailleurs sur le corps durant leur jeunesse) devraient peut-être voir s'ils n'ont pas plutôt une petite dermatite séborrhéique (problème qui peut se régler temporairement en 3 à 7 jours).

Plusieurs ont peut-être les joues rouges mais pas d'acné. Dans ce cas il ne faut peut-être pas chercher du côté de la rosacée mais bien d'une dermatite séborrhéique. On reconnaît ce problème par des pores de la peau plus dilatés et un aspect huileux de certains endroits du visage ou du front.

Avec la dermatite séborrhéique, une simple application de crème d'hydrocortisone 0,5 % ou 1 % suffit amplement à résorber les rougeurs en trois jours (en appliquant peu de crème à la fois). Dans des cas plus sérieux d'eczéma, certains médecins ont prescrit une crème de pimécrolimus (inhibiteur de la calcineurine topique).

Mauvais produits pour mauvais diagnostic ? L'hydrocortisone ne conviendra pas forcément à la rosacée, et les crèmes contre la rosacée à base de métronidazole ne conviendront pas à de l'eczéma. Dans le cas de la dermatite séborrhéique, un peu de soleil fait beaucoup de bien à la peau (c'est un indice pour le diagnostic) tandis qu'il ne conviendra pas à une peau atteinte de rosacée. L'eau d'hamamélis est un astringent qui fera du bien en cas de couperose mais qui sera catastrophique en cas de rosacée ou d'eczéma.

Tous les sujets atteints de rosacée n'ont pas les mêmes symptômes. Cette maladie n'étant sérieusement étudiée que depuis relativement peu de temps, la recherche n'est pas catégorique quant au fait qu'il s'agisse bel et bien d'une seule et même maladie dans tous les cas. On distingue toutefois quatre sous-types de rosacée :

• La rosacée érythèmatotélangiectasique : rougeurs ponctuelles ou persistantes, apparition de vaisseaux sanguins à la surface de la peau, ce qui va parfois jusqu'à lenflure et une sensation de brûlure ou déchauffement.

• La rosacée papulopustulaire : la peau du visage, généralement rougeaude, est envahie de papules ou de pustules qui font penser à de lacné (mais sans points noirs) et qu'accompagnent de désagréables sensations de démangeaison et d'échauffement.

• Avec la rosacée phymateuse, l'épiderme s'épaissit, le plus souvent au niveau du nez.

• La rosacée oculaire irrite les yeux et leur donne une apparence larmoyante ou injectée de sang. Dans les cas les plus graves il peut en résulter des dommages à la cornée voire une perte de la vue.

Terrain sensible

Cette affection frappe les populations originaires du nord de l'Europe, et tout particulièrement les Irlandais, Écossais, Anglais ou encore les Scandinaves on parle parfois de « malédiction de Celtes » les Flamands, les Baltes, les

millions de personnes dans le monde. Selon des études, 10 % des Suédois et 5 % des Américains souffrent de cette pathologie. On estime par ailleurs que 70 % des sujets touchés par cette affection ignoreront toujours être atteints de cette maladie.

Le diagnostic est souvent fait à partir de l'âge de trente ans, souvent entre quarante et cinquante ans. Il est rarissime que la rosacée soit diagnostiquée avant l'âge de vingt ans. Bien que les femmes soient plus touchées, les manifestations de la rosacée prennent généralement leur forme la plus aiguë chez les hommes.

Même si le fait est rare, la rosacée peut aussi toucher un Africain ou un Asiatique. La rosacée toucherait 45

Couperose

27

Une maladie inconfortable

La rosacée est d'autant mal vécue par le sujet qu'elle est mal étudiée et mal connue des médecins non-spécialistes qui prescrivent souvent de simples savons antibactériens, pensant être en présence d'un défaut d'hygiène ou d'un problème d'alcoolisme. Un sondage démontre d'ailleurs que 50 % des personnes atteintes de rosacée se lavent exclusivement le visage à l'eau claire, par crainte des symptômes que pourraient exacerber d'autres types de soins.

Des études canadiennes (avec les États-Unis, le Canada est sans doute le pays où la rosacée est le mieux étudiée actuellement) semblent démontrer que les poussées de rosacée démultiplient l'absentéisme professionnel et diminuent la vie sociale et l'estime de soi de ceux qui y sont exposés.

Facteurs provoquant des rougeurs

Ces facteurs dépendent des patients qui ne sont pas tous également sensibles aux mêmes choses.

• Les alcools, et très spécifiquement le vin rouge.

• Les boissons chaudes. Café et thé ont longtemps été injustement accusés, puis l'on s'est rendu compte que c'est leur température qui a une influence sur les poussées de rosacée.

• Le fait de ne pas boire suffisamment.

• Une exposition à un grand froid ou à de grandes chaleurs, l'exposition au soleil. Les grands vents. Prendre des bains trop chauds.

• L'effort physique.

• Le stress, la colère, l'embarras, la fatigue, et tout ce qui est susceptible de faire monter la tension artérielle.

• Certaines affections : fièvre, rhumes, gastrite, hernie diaphragmatique ou encore bouffées de chaleur liées à la ménopause.

• Le fait de se gratter le visage est aussi très néfaste. Les rasoirs électriques sont préférables aux lames.

• Les produits pour la peau à base d'huile, dhuile deucalyptus, d'alcool, dhamamélis, dacide salicylique, de menthol, de menthe poivrée ou dessence de girofle. Tout produit pour la peau qui provoque un dessèchement ou des picotements. Éviter les après-rasage.

• Certains médicaments tels que les vasodilatateurs (qui dilatent les vaisseaux sanguins) et les stéroïdes topiques.

• Divers aliments ont la réputation de provoquer des poussées de rosacée : les aliments épicés, le poivre, la vanille, les aliments servis très chauds, les aliments riches en histamine, le vinaigre, les tomates, les agrumes et les raisins mais peut-être aussi le chocolat, la crème aigre, les yogourts, le fromage, l'aubergine, les avocats, les épinards, les bananes et de nombreuses variétés de légumineuses.

Traitements

La rosacée ne peut pas être guérie, mais ses manifestations peuvent être contrôlées.

Alimentation

Voir « facteurs provoquant des rougeurs » pour connaître la liste des aliments déconseillés.

Hygiène

Le sujet a souvent l'impression que se laver le visage peut provoquer des crises d'→ acné, et c'est un cercle vicieux car le manque d'hygiène provoque mécaniquement les attaques bactériennes auxquelles la peau couperosée est particulièrement sensible. Il faut donc se laver le visage fréquemment, mais aussi éviter que ce soin provoque un dessèchement de la peau, car un tel dessèchement provoquera des rougeurs. L'acné provoqué par la rosacée n'a rien à voir avec l'acné juvénile, il n'y a ni peau graisseuse (séborrhée) ni poussée de comédons. Les produits contre l'acné juvénile sont donc totalement inadaptés et peuvent même exacerber les

Couperose

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symptômes de la rosacée.

Hydratation

Les produits hydratants remplissent très bien leur rôle, et il est important d'en utiliser après s'être lavé le visage. La rosacée cause en effet un dessèchement de l'épiderme, ce qui réduit la résistance de la peau aux agressions. Les crèmes hydratantes doivent être à base d'eau, prévues pour une longue durée, sans lanoline et sans parfum. Plus naturelles, les tranches fines de concombre, appliquées sur la peau, ont un effet hydratant et calment très efficacement les démangeaisons cutanées associées à la rosacée.

Traitement médicamenteux

En cas d'attaque bactérienne, des crèmes antibiotiques (notamment à base de métronidazole, comme la crème Rozex ou les produits tels que MetroGel, MetroCrème et MetroLotion) peuvent être prescrites. Des antibiotiques oraux peuvent être prescrits, souvent avec succès, mais leur utilisation prolongée est déconseillée. Des stéroïdes topiques peuvent avoir un effet à court terme mais à long terme ils ont une tendance à aggraver les symptômes de la couperose.

Lasers

Un traitement au laser (non remboursé par la sécurité sociale en France) permet de dévasculariser l'épiderme du patient pendant quelques années (2 à 3 années). Cette méthode est très efficace mais elle doit être répétée régulièrement et reste relativement onéreuse.

Quelques personnes célèbres atteintes de rosacée

Diana Spencer, princesse de Galles

Liens externes

(fr) Programme de sensibilisation à la rosacée [1] (Canada)

(fr) Site d'information sur la rosacée [2] (France)

(fr) Comment prévenir la couperose ? [3]

(en) rosacea.org [4] National Rosacea Society (États-Unis d'Amérique)

(fr) Informations sur la couperose et la rosacée par un dermatologue [5]

(en) La dermatite séborrhéique en image [6]

(fr) Moulage pédagogique ancien (cire) [7] illustrant une forme hypertrophique de rosacée (nez).

Couperose

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Références

Dermatite actinique chronique

La Dermatite actinique chronique est une photodermatose qui fait partie des « photodermatoses idiopathiques » ; dermatites qui se manifestent par une photosensibilité anormale et importante.

Les patients parlent parfois improprement dallergie au soleil (il sagirait plutôt dallergie croisée impliquant une photosensibilisation). Elle touchent essentiellement des hommes de plus de 50 ans, et se traduit par une éruption → eczématiforme chronique, parfois accompagnée de papules et/ou de plaques infiltrées.

Cest une maladie rare. Le risque en est théoriquement un peu plus élevé en altitude [1] ou près de la mer (cf réverbération des UV).

Synonymes

Photosensibilité persistante (« persistent light reactor » pour les anglosaxons),

• Pseudo-lymphome actinique (« actinic reticuloïd », pour les anglosaxons),

• Eczéma photosensible (« photosensitive eczema » pour les anglosaxons).

Facteurs déclenchants

Cest généralement le soleil et un allergène (endogène, cest à dire produit par lorganisme lui-même, suite à certaines pathologies par exemple) ou exogène, qui co-déclenchent la dermatite, mais les lampes UV (ou certaines lampes fluocompactes émettant des doses suffisantes dUV) sont soupçonnée de pouvoir induire les mêmes symptômes [2] ,[3] , au moins chez des personnes sensibles et étant exposés à ces lampes de manière chronique et à moins de 20 cm de la peau dans le cas des lampes basses consommations.

Les symptômes se manifestent habituellement sur les zones exposées au soleil, mais peuvent parfois sétendre aux zones protégées de la lumière. Si cest un photosensibilisant exogène qui est à la source des symptômes leczéma se développer parfois en taches très localisées, là où la peau a été en contact avec photosensibilisant. Inversement un sensibilisant endogène crée un eczéma plus systémique qui couvre une grande partie du corps, y compris des zones moins exposées au soleil.

Dermatite actinique chronique

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Étymologie

Le mot « actinique » provient des mots grecs aktis, -inos (rayon, rayonnement, piquant) ; et eikôs (semblable).

Conséquences sociales et sociopsychologiques

La dermatite peut évoluer vers une → érythrodermie qui nuit à la vie sociale du patient. Il risque de ne plus sortir pour ne pas sexposer à la lumière et tend à senfermer dans le noir.

Les photosensibilisant

Ils sont nombreux et peuvent être par exemple :

Sève de certains végétaux (de la famille des ombellifères notamment

lactones sesquiterpéniques (Composées, ou certaines mousses terrestres primitives dites hépatiques (espèces de frullania en l'occurence), qui peuvent sensibiliser les forestiers, chasseurs

métaux (ex : nickel de bijoux, bracelets de montre, certaines pièces de monnaie

médicaments [4] particulièrement photosensibilisants (ex : Amiodarone brûlures et érythèmes chez 50 % des patients traités par de fortes doses [5] ), phénothiazines (antipsychotiques), salicylanilides halogénés, Fluoroquinolone (antibiotiques)

• certains parfums ou composés de produits cosmétiques (dont crème solaire éventuellement).

)

Dermatite actinique chronique et risque de tumeur ou cancer

En cas de sensibilisation endogène, un risque carcinogène est évoqué en raison d'une modification des populations de lymphocytes T, voire en raison de traitements prolongés par des produits de soins. En cas de sensibilisation exogène, sauf si le produit en cause est lui-même cancérogène, il ne semble pas y avoir de lien entre cette maladie et le risque de cancer. Ces dermatites ne nécessitent pas une exposition longue ou répétée à un soleil intense ou aux UV qui sont un facteur cancérogène. Léventuelle survenue dun lymphome sur la zone de peau touchée semble pouvoir être considéré comme une coïncidence et non une complication de la photodermatose. Certains cancers peuvent cependant être directement induits par lexposition aux UV de certaines lampes. [6]

Traitement

• Si la photosensibilisation est endogène, on agit habituellement, par des immunosuppresseurs généraux,

• Si elle est exogène, on recherche la substance en cause et on tente de faire en sorte que le patient ne soit pas à la fois en contact avec le photosensibilisant et la lumière.

Articles connexes

Dermatite actinique chronique

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Liens externes

• Lexique [7]

• Dermatite actinique chronique traitée par le tacrolimus topique (2 cas) [8] (Annales de dermatologie et de vénérologie, vol 134, n°6-7, juin 2007, pp 555-558)

Bibliographie

• Bock M, Anastasopoulou L, Antoniou C, Aubin F, Bruckner T, Faivre B, et al. Lifetime prevalence and characteristics of photodermatoses in Europe. Journal of Invest Derm 2005; (125):853853.

• Dawe R. Prevalences of chronic photodermatoses in Scotland. Photodermatol Photoimmunol Photomed 2008; (in press).

Références

[1] Deng D, Hang Y, Chen H, Li H. Prevalence of photodermatosis in four regions at different altitudes in Yunnan province, China. J Dermatol 2006; 33(8):537-540 [2] Energy Saving lamps : Scientific opinion on possible aggravation of symptoms for patients with specific diseases (http://ec.europa.eu/

[3]

[4] Ferguson J. Photosensitivity due to drugs. Photoderm Photoimmunol Photomed 2002; 18:262-269 [5] http://ec.europa.eu/health/ph_risk/committees/04_scenihr/docs/scenihr_o_019.pdf [6] Swerdlow AJ, English JSC, MacKie, ODoherty CJ, Hunter JAA, Clark J, et al. Fluorescent lights, ultraviolet lamps, and risk of cutaneous melanoma. Br. J. Med 1988; 297:647-650. [7] http://www.dermaptene.com/lexique2/index.php?lettre=D [8] http://www.em-consulte.com/article/130751

Dermatite herpétiforme

Khazova M, O' Hagan JB. Optical radiation emissions from compact fluorescent lamps. Radiation Protection Dosimetry 2008; 1-5.

Une dermatite herpétiforme est une affection comprenant :

• une atteinte cutanée : papules vésiculaires siègeant de préférence à la face d'extension des membres,

• une atteinte intestinale grêle : atrophie villositaire réversible par le régime sans gluten.

Histologie dermique : infiltrat à polynucléaires avec dépôts granuleux d'IgA et de C3

Biologie : antigènes HLA B8,DR3,DQw2 en même pourcentage anormal que dans la maladie cœliaque.

Il semble bien que la dermatite herpétiforme soit une forme particulière de maladie cœliaque

Dermatite atopique

Dermatite atopique

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La dermatite atopique (ou → eczéma atopique, ou dermite atopique) est une maladie dermatologique caractérisée par une éruption érythémateuse papuleuse et vésiculeuse, des lésions sèches, squameuses, et très prurigineuses. Les plaques rouges apparaissent en général entre l'âge de 3 mois et 2 ans. Débutant et prédominant au visage, l'eczéma siège avant tout sur les joues, le front, le cou. Il peut s'étendre au cuir chevelu, plus rarement déborder sur le thorax et les plis de flexion.

Épidémiologie

Un peu moins du tiers des enfants est concerné. La dermatite atopique peut atteindre jusqu'à 10% des adultes. Elle débute dans près de la moitié des cas avant le sixième mois et dans la majorité des cas, avant la cinquième année de l'enfant. Elle s'améliore spontanément ou se guérit avant l'adolescence dans près de 3 cas sur 4 [1] .

l'adolescence dans près de 3 cas sur 4 [ 1 ] . Un enfant souffrant de

Un enfant souffrant de dermatite atopique.

Causes

• La dermatite atopique survient chez des sujets génétiquement prédisposés à l'atopie et à ses manifestations (par exemple l'asthme, la rhinite allergique, les allergies). Dans 60% des cas, un des parents est atopique. L'étude génétique montre une prévalence plus grande de certaines mutations, la plus importante semblant se situer sur le chromosome 1q21 [2] .

• Un des facteurs prédominants dans la genèse de la dermatite atopique est la sécheresse cutanée.

• Des facteurs extérieurs tels que la nourriture, le climat (soleil,température, humidité), un état psychique (le stress peut causer une DA).

• La transpiration.

Diagnostic

L'United Kingdom Working Party a proposé des critères diagnostics précis :

Critère obligatoire : Présence d'une dermatose prurigineuse (maladie de la peau qui gratte) associée à 3 ou plus des critères suivants :

• Antécédents personnels d'eczéma des plis de flexion et/ou des joues

• Antécédents personnels d'asthme ou de rhinite allergique (ou antécédents familiaux chez les enfants de moins de 4 ans).

• Antécédents de xérose (peau sèche généralisée) au cours de la première année de vie.

• Eczéma des grands plis ou eczéma des joues, du front, des convexités des membres chez l'enfant au-dessous de 4 ans.

• Début des signes avant l'âge de 2 ans.

Dermatite atopique

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Histologie

La biopsie d'un morceau de peau n'est, en règle, pas indispensable pour faire le diagnostic. En microscopie, on trouve un infiltrat de lymphocytes, monocytes et de polynucléaires éosinophiles autour des petits vaisseaux et capillaires. A un stade chronique, l'épiderme est épaissi, essentiellement au niveau de la couche cornée [1] .

Évolution de la maladie

La dermatite atopique est une maladie chronique qui évolue par poussées, entrecoupées de périodes calmes ou les lésions sont minimales, bien que toujours présentes. Des recherches récentes ont nettement démontrées une évolution naturelle particulière de la DA comportant minimum 3 phases différentes:

Une première phase, apparaissant comme de leczéma (aussi nommée phase intrinsèque) sans signes de sensibilisation, peut durer toute la vie chez 20 à 30 % des patients atteints de DA ;

Une deuxième phase, qui se présente comme la véritable DA, avec sensibilisation, affecte 70 à 80 % des patients ;

Une troisième phase qui semble toucher seulement les patients atteints d'une véritable DA (cest-à-dire ceux avec sensibilisation) et se caractérise par des signes de sensibilisation médiée par IgE à une «self-protein» (autosensibilisation).

Ensuite peut venir une phase variante dauto-immunité.

Il existe souvent des facteurs qui provoquent les poussées (qui doivent être identifiés et combattus) : allergies,

chaleur, sueur, stress

La maladie peut régresser spontanément après quelques années d'évolution.

Traitement

Il est exclusivement symptomatique et préventif :

• Prévention - éducation du patient :

• toilette avec des savons surgras ou des pains végétaux sans savon

• utilisation d'émollients après la toilette

• éviter les lainages à même le corps et privilégier le coton

• éviter les savons agressifs

• éviter acariens, moisissures, tabac, animaux domestiques, contage → herpétique

• éviter les allergènes alimentaires détectés

• éviter les laitages d'origine animale et le blé et les céréales du type seigle, froment, orge, avoine, épeautre, kamut

privilégier une alimentation saine : sans conservateur, colorants, additifs divers

vacciner normalement l'enfant (rôle aggravant des infections)