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Aristote, Premiers analytiques (bilingue)

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DUDUDUDU SITESITESITESITE ARISTOTEARISTOTEARISTOTEARISTOTE

ARISTOTEARISTOTEARISTOTEARISTOTE

PREMIERSPREMIERSPREMIERSPREMIERS ANALYTIQUESANALYTIQUESANALYTIQUESANALYTIQUES LIVRELIVRELIVRELIVRE PREMIERPREMIERPREMIERPREMIER SECTIONSECTIONSECTIONSECTION PREMIÈREPREMIÈREPREMIÈREPREMIÈRE FORMATIONFORMATIONFORMATIONFORMATION DUDUDUDU SYLLOGISMESYLLOGISMESYLLOGISMESYLLOGISME CHAPITRECHAPITRECHAPITRECHAPITRE PREMIERPREMIERPREMIERPREMIER

Plan général des premiers analytiques - chapitre II

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TABLE DES MATIÈRES DE L'OEUVRE D'AR

TABLE DES MATIERES DES PREMIERS ANALY

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LIVRELIVRELIVRELIVRE PREMIERPREMIERPREMIERPREMIER

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FORMATIONFORMATIONFORMATIONFORMATION DUDUDUDU SYLLOGISMESYLLOGISMESYLLOGISMESYLLOGISME

CHAPITRECHAPITRECHAPITRECHAPITRE PREMIERPREMIERPREMIERPREMIER

Sujet et but des Analytiques. - Définitions et espèces, de la Proposition, du Terme, du Syllogisme. - Définitions de quelques autres expressions importantes.

La division de ce livre en trois sections, admise par tous les commentateurs, est indiquée plus bas par Aristote lui-même, ch. 32, § 1, et liv. 2, ch. 1, § 1.

ΑΝΑΛΥΤΙΚΩΝ ΠΡΟΤΕΡΩΝ Α.

[24a24a24a]24a 1111 Πρῶτον εἰπεῖν περὶ τί καὶ

τίνος

ἐστὶν

σκέψις,

ὅτι

περὶ

ἀπόδειξιν

καὶ

ἐπιστήμης

ἀποδεικτικῆς·

2222 εἶτα διορίσαι τί ἐστι

πρότασις

συλλογισμός, καὶ ποῖος τέλειος καὶ ποῖος ἀτελής, 3333 μετὰ δὲ ταῦτα τί τὸ ἐν

ὅλῳ εἶναι ἢ μὴ εἶναι τόδε τῷδε, καὶ τί λέγομεν τὸ κατὰ παντὸς ἢ μηδενὸς κατηγορεῖσθαι.

τί

τί

καὶ

ὅρος

καὶ

4444 Πρότασις μὲν οὖν ἐστὶ λόγος

καταφατικὸς ἢ ἀποφατικός τινος κατά τινος· 5555 οὗτος δὲ ἢ καθόλου ἢ ἐν

μέρει ἢ ἀδιόριστος. Λέγω δὲ καθόλου μὲν τὸ παντὶ ἢ μηδενὶ ὑπάρχειν, ἐν μέρει δὲ τὸ τινὶ ἢ μὴ τινὶ ἢ μὴ παντὶ ὑπάρχειν, ἀδιόριστον δὲ τὸ ὑπάρχειν ἢ μὴ ὑπάρχειν ἄνευ τοῦ καθόλου ἢ κατὰ μέρος, οἷον τὸ τῶν ἐναντίων εἶναι τὴν αὐτὴν ἐπιστήμην ἢ τὸ τὴν ἡδονὴν μὴ εἶναι ἀγαθόν. 6666 Διαφέρει

δὲ ἡ ἀποδεικτικὴ πρότασις τῆς διαλεκτικῆς, ὅτι ἡ μὲν ἀποδεικτικὴ λῆψις θατέρου μορίου τῆς ἀντιφάσεώς ἐστιν (οὐ γὰρ ἐρωτᾷ ἀλλὰ λαμβάνει ὁ ἀποδεικνύων), ἡ δὲ διαλεκτικὴ ἐρώτησις ἀντιφάσεώς ἐστιν. Οὐδὲν δὲ διοίσει πρὸς τὸ γενέσθαι τὸν ἑκατέρου συλλογισμόν· καὶ γὰρ ὁ ἀποδεικνύων καὶ ὁ ἐρωτῶν συλλογίζεται λαβών τι κατά τινος ὑπάρχειν ἢ μὴ ὑπάρχειν. Ὥστε ἔσται συλλογιστικὴ μὲν πρότασις ἁπλῶς κατάφασις ἢ ἀπόφασίς τινος κατά τινος τὸν εἰρημένον τρόπον,

1111 D'abord, nous dirons le sujet et le but de cette

étude: le sujet, c'est la démonstration; le but, c'est la science de la démonstration. 2222 Puis, nous définirons

les mots suivants : proposition, terme, syllogisme; et nous montrerons ce que c'est qu'un syllogisme complet et un syllogisme incomplet. 3333 Et à la suite,

nous expliquerons ce qu'il faut entendre quand nous disons que telle chose est ou n'est pas dans la totalité de telle autre chose, et qu'elle est attribuée à toute une autre ou qu'elle ne lui est aucunement attribuée.

4444 Ainsi, en premier lieu, la Proposition est une

énonciation qui affirme ou qui nie une chose d'une autre chose. 5555 Elle est, ou universelle, ou particulière,

ou indéterminée. Je l'appelle universelle quand l'attribut est à toute la chose ou n'est à aucune partie de la chose; particulière, quand l'attribut est affirmé ou nié d'une partie de la chose, ou bien qu'il n'appartient pas à toute la chose; indéterminée, quand l'attribut est affirmé ou nié du sujet, sans indication d'universalité ni de particularité; telles sont ces deux propositions : La notion des contraires est une seule et même notion :

Le plaisir n'est pas un bien. 6666 Entre la proposition

démonstrative et la proposition dialectique, il y a cette différence que la proposition démonstrative pose l'une des deux parties de la contradiction; car, pour démontrer, on ne fait pas une question, mais l'on pose un principe; au contraire, la proposition dialectique comprend dans une question la contradiction tout entière. Au reste cette différence ne fait rien à la formation du syllogisme de l'une et de l'autre proposition. En effet, qu'on démontre ou qu'on interroge, on fait toujours le syllogisme en posant qu'une chose est ou n'est pas à une autre. Ainsi donc, d'une manière toute générale, la proposition est syllogistique quand elle affirme ou qu'elle nie une chose d'une autre chose, sous l'une des formes qui viennent d'être indiquées. Elle est démonstrative,

§ 1. Au temps d'Alexandre d'Aphrodise, la leçon vulgaire des manuscrits était: la science de la dém. l'accusatif, au lieu du génitif qui est dans nos textes; quelques manuscrits seulement donnaient cette dernière leçon qu'Alexandre défend de l'adopter, et qui lui semble s'accorder mieux avec le début même de la phrase.

§ 2. Pour la définition de la proposition, voir plus bas § 4, et pour ses

diverses espèces §§ 5 et 6. La définition de la proposition affirmative et négative a été déjà donnée dans l'Herméneia, ch. 6, §§ 1 et 2; et celle de ses espèces, même traité, ch. 7, §§ 1. et suiv. La définition de la proposition dialectique, à quelques légères différences près, est aussi celle de l'Herméneia, ch. 11, § 2. - La définition du Terme est plus bas § 7, et celle du Syllogisme, §§ 8, 9, 10.

§ 3. L'explication de ces expressions se trouve plus bas, § 11.

§ 4. Voir l'Herméneia, chap. 6 et 7.

§ 5. Les logiciens postérieurs ont en outre distingué une quatrième

espèce de proposition : c'est la proposition singulière, où le sujet est un nom d'individu. La proposition singulière rentre du reste dans l'universelle, par cela seul que le sujet y est pris dans toute son étendue. Voir la logique de Port-Royal, 2° partie, ch. 3. - La notion Le plaisir n'ont, en effet,

aucun signe d'universalité ni de particularité.

§ 6. Ainsi, pour reprendre l'exemple même d'Aristote, voici une

proposition syllogistique: La notion des contraires est une seule et même notion; voici une proposition dialectique: La notion des contraires est elle une seule et même notion! ou en exprimant dans l'interrogation la contradiction tout entière: la notion des contraires est-elle ou n'est-elle pas une seule et même notion? Il est évident que, pour établir le syllogisme, il faut, après l'interrogation, poser celle des deux parties de la contradiction que l'interlocuteur admet dans sa réponse, et qu'on ne peut plus laisser la proposition sous forme interrogative. - Dans les Topiques, cette citation se rapporte au sujet tout entier des Topiques, et particulièrement au livre I, ch. 1, § 1. Voir du reste, sur le nom des Topiques, mon Mémoire sur la Logique d'Aristote, tom. 1, pag. 108. - Les traités suivants. c'est, pour la proposition syllogistique les Premiers Analytiques eux-mêmes, pour la proposition démonstrative les Derniers Analytiques, et les Topiques pour la proposition dialectique.

Terme, limite, parce que le terme est en quelque

sorte la fin, la limite de la proposition. C'est par une image analogue qu'Aristote appelle les propositions: intervalles. Voir plus loin Premiers Analytiques, liv. 2, ch. 2, § 3, et dans ce 1er liv. ch. 4, § 22 et passim. - Alexandre fait remarquer que le mot terme, pris en se sens, était inconnu du temps d'Aristote et que voila pourquoi l'auteur dit à la première personne : j'appelle, etc.; c'est une expression nouvelle qu'il crée à son usage. Voir ch. 4, § 3.

§ 7. J'appelle Terme

Le syllogisme signifie, comme on le voit ici, dans

sa véritable acception, l'ensemble des deux propositions d'où sort la

§ 8. Le Syllogisme

Aristote, Premiers analytiques (bilingue)

ἀποδεικτικὴ δέ, ἐὰν ἀληθὴς ᾖ καὶ διὰ τῶν ἐξ ἀρχῆς [252525]25 ὑποθέσεων εἰλημμένη, διαλεκτικὴ δὲ πυνθανομένῳ μὲν ἐρώτησις ἀντιφάσεως, συλλογιζομένῳ δὲ λῆψις τοῦ φαινομένου καὶ ἐνδόξου, καθάπερ ἐν τοῖς Τοπικοῖς εἴρηται. Τί μὲν οὖν ἐστὶ πρότασις, καὶ τί διαφέρει συλλογιστικὴ καὶ ἀποδεικτικὴ καὶ διαλεκτική, δι´ ἀκριβείας μὲν ἐν τοῖς ἑπομένοις ῥηθήσεται, πρὸς δὲ τὴν παροῦσαν χρείαν ἱκανῶς ἡμῖν διωρίσθω τὰ νῦν.

7777 Ὅρον δὲ καλῶ εἰς ὃν διαλύεται

ἡ πρότασις,

οἷον

τό

τε

κατηγορούμενον

καὶ

τὸ

καθ´

οὗ

κατηγορεῖται,

προστιθεμένου

[ἢ

διαιρουμένου] τοῦ εἶναι ἢ μὴ εἶναι.

8888 Συλλογισμὸς δέ ἐστι λόγος ἐν

ᾧ τεθέντων τινῶν ἕτερόν τι τῶν κειμένων ἐξ ἀνάγκης συμβαίνει τῷ ταῦτα εἶναι. Λέγω δὲ τῷ ταῦτα εἶναι τὸ διὰ ταῦτα συμβαίνειν, τὸ δὲ διὰ ταῦτα συμβαίνειν τὸ μηδενὸς ἔξωθεν ὅρου προσδεῖν πρὸς τὸ γενέσθαι τὸ ἀναγκαῖον. 9999 Τέλειον μὲν οὖν καλῶ

συλλογισμὸν τὸν μηδενὸς ἄλλου προσδεόμενον παρὰ τὰ εἰλημμένα πρὸς τὸ φανῆναι τὸ ἀναγκαῖον, 10101010

ἀτελῆ δὲ τὸν προσδεόμενον ἢ ἑνὸς ἢ πλειόνων, ἃ ἔστι μὲν ἀναγκαῖα διὰ τῶν ὑποκειμένων ὅρων, οὐ μὴν εἴληπται διὰ προτάσεων.

11111111

τὸ

δὲ

ἐν

ὅλῳ εἶναι ἕτερον

ἑτέρῳ

καὶ

τὸ

κατὰ παντὸς

κατηγορεῖσθαι θατέρου θάτερον ταὐτόν ἐστιν. Λέγομεν δὲ τὸ κατὰ παντὸς κατηγορεῖσθαι ὅταν μηδὲν ᾖ λαβεῖν [τοῦ ὑποκειμένου] καθ´ οὗ θάτερον οὐ λεχθήσεται· καὶ τὸ κατὰ μηδενὸς ὡσαύτως.

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quand elle est vraie, et qu'elle dérive des conditions primitivement posées. Elle est dialectique, lorsque, sous forme de question, elle comprend les deux parties de la contradiction, ou que, sous forme de syllogisme, elle admet l'apparent et le probable, ainsi qu'il a été dit dans les Topiques. Les traités suivants feront comprendre exactement la nature de la proposition et ses différences, selon qu'elle est syllogistique, démonstrative ou dialectique; pour le moment, ce que nous venons d'en dire doit être suffisant.

7777 J'appelle Terme l'élément de la proposition,

c'est-à-dire, l'attribut et le sujet auquel il est attribué,

soit qu'on y joigne, soit qu'on en sépare l'idée d'être ou de n'être pas.

8888 Le Syllogisme est une énonciation, dans laquelle

certaines propositions étant posées, on en conclut nécessairement quelque autre proposition différente

de celles-là, par cela seul que celles-là sont posées. Quand je dis par cela seul que celles-là sont posées, j'entends que c'est à cause d'elles que l'autre proposition est conclue; et j'entends par cette dernière expression qu'il n'y a pas besoin de terme étranger pour obtenir la conclusion nécessaire. 9999 J'appelle donc

syllogisme complet celui où il n'est besoin d'aucune autre donnée que les données préalablement admises pour que la proposition nécessaire apparaisse dans toute son évidence. 10101010 J'appelle incomplet celui où il

faut une ou plusieurs autres données, qui peuvent bien être nécessaires d'après les termes d'abord posés, mais qui n'ont pas été toutefois formulées précisément dans les propositions.

11111111 Quand on dit qu'une chose est dans la totalité

d'une autre, ou qu'une chose est attribuée à une autre tout entière, ces deux expressions ont le même sens. Dire qu'une chose est attribuée à une autre tout entière, c'est dire qu'on ne suppose aucune partie du sujet dont l'autre chose ne puisse être dite : et de même pour n'être attribué à aucun.

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conclusion nécessaire. Mais souvent Aristote appelle syllogisme la conclusion même tirée des prémisses. Voir dans ce liv., ch. 5, § 29; ch. 6, §

24 et passim.

C'est celui où les propositions n'ont pas

besoin d'être converties pour que l'évidence apparaisse; ce sont tous les

syllogismes de la première figure.

§ 9. Syllogisme complet

celui où il est besoin de convenir une ou

deux propositions pour que la nécessité apparaisse dans toute son évidence ce sont les syllogismes de la seconde et de la troisième figures. -

Les propositions qu'on obtient par la conversion ne sont pas à proprement parler, des propositions nouvelles, puisqu'elles sont toujours formées du même sujet et du même attribut. Mais la forme sous laquelle on les avait d'abord présentées est changée. On peut voir du reste, dans le chapitre suivant, les effets de la conversion sur les diverses espèces de propositions.

§ 10. Syllogisme incomplet

§ 11. J'ai conservé, autant que j'ai pu, les formules aristotéliques;

mais on reconnaît sans peine dans être attribué à tout, la proposition universelle affirmative; dans n'être attribué à aucun, l'universelle négative; dans être à quelque, la proposition particulière affirmative; dans n'être pas à tout ou à quelque, la particulière négative.

Pour bien comprendre tout le mécanisme du syllogisme, il faut donner la plus grande attention au sens de ces deux formules : être compris dans la totalité, être attribué à tout. Elles ont bien la même signification comme le dit Aristote; mais voici cependant la nuance fort grave qui les sépare : la première se dit du sujet qui est compris dans la totalité, dans l'extension de l'attribut. La seconde, au contraire, se dit de l'attribut qui fait partie de la compréhension totale du sujet. Ainsi avec la première formule on va du sujet à l'attribut, c'est-à-dire, de la partie au tout; avec la seconde, on va, au contraire, de l'attribut au sujet, c'est-à-dire, du tout à la partie; ou, en d'autres termes, du particulier à l'universel dans le premier cas, et de l'universel au particulier dans le second. L'universel se comprend toujours de l'extension du terme, et du nombre total des individus ou des espèces que cette extension renferme. On peut voir plus bas comment la formule de : être compris dans la totalité, s'applique à la définition de la première figure, ch. 4, § 2.

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