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COMITE REGIONAL FCPE

Région CENTRE

DECLARATION FCPE CAEN DU 04/01/2012

Madame le Recteur, Madame La Vice présidente, Mesdames et Messieurs les membres du Conseil Académique de l'Education Nationale.

Par cette déclaration, les parents d'élèves FCPE tiennent à vous faire part de leur inquiétude face à la dégradation des conditions d'apprentissage de nos enfants.

Cette année, encore plus que les années précédentes, nous voyons concrètement, les effets pernicieux de la diminution drastique du nombre d'enseignants. Au delà des moyennes et des chiffres, nous constatons en effet, sur le terrain :

une augmentation importante des effectifs par classe et ceci quelque soit le degré d'enseignement,

la difficulté de remplacement des professeurs absents par des enseignants formés,

le manque de place en IME, IMPro, ULIS et CLIS pour les enfants en situation de handicap,

la disparition de la scolarisation des tout-petits,

la disparition programmée des RASED

Nous nous posons les questions suivantes :

Comment aider des élèves en difficultés, petites ou grandes, dans des classes où sont entassés 30 élèves en primaire ou collège, 36 en lycée ?

Comment nos enfants peuvent-ils recevoir l'enseignement auxquels ils ont droit lorsque les enseignants ne sont pas remplacés ?

Comment appliquer la loi du 11 février 2005 lorsque les moyens ne sont pas donnés pour répondre aux besoins ?

Comment permettre et préparer les orientations en SEGPA lorsque les RASED n'existent plus ?

Juste avant les vacances, le gouvernement a annoncé la liste des suppressions de poste. La région Centre va perdre 196 enseignants dans le 1 er degré et 241 dans le 2 nd degré. Madame Le Recteur, ces chiffres sont pour nous parents FCPE, inacceptables.

Vous pourrez répondre que les effectifs en 2nd degré vont diminuer de 128 élèves et de 266 en 1 er degré. Certes, mais cela ne représente respectivement que 5 classes et 10 classes. Le ratio nous paraît largement défavorable pour nos enfants.

Vos prévisions laissent apparaître l'arrivée de générations importantes en primaire ou au collège. A moins que tous les enfants quittent l'école, la région ou décrochent, nous nous demandons dans quelles conditions vont-ils être accueillis lorsqu'ils arriveront au collège ou au lycée. Faudra-t-il abattre des cloisons pour faire des classes de plus de 40 élèves parce que le nombre d'enseignants ne sera pas suffisant pour faire des classes de 25 élèves ?

Que d'imprévisions, que de gestions à la petite année ?

De plus, dans le premier degré, l'école maternelle doit elle disparaître pour dégager un nombre d'enseignants suffisants pour, en élémentaire, enseigner à nos enfants les savoirs fondamentaux si chers au ministre.

Nous craignons, même si nous nous refusons à imaginer, que toutes ces mesures n'aient qu'un objectif : Détruire le Service Public, laïc et gratuit d'éducation, l'Ecole de la République.

"Lorsque l'on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage." Ces dernières années montrent que le système de l'école est au bord de l'implosion. Quelle bonne excuse pour la détruire !

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