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 Le « Groupe des jeunes compositeurs » fondé par Copland : recherche
d·une synthèse entre tradition et modernité pour rester « abordable ».
 Son engagement politique l·amène ainsi, à partir de 1935, à une écriture
plus « populaire » : O  

   
 



         ºpopulaires américaines)  



 » Michael Tylson-Thomas, chef d·orchestre. «  
   
    
 
      », isolement
qu·il attribue à des écritures «     
      

   
    
     
   »
ºCopland).
 La musique de Copland prend ainsi progressivement appui sur des sujets
issus de l·Histoire Américaine º1938 : m     D 1942 :   

 ,
  ) et sur des thèmes de facture plus populaire sinon empruntés au
folklore américain : mêmes œuvres mais aussi   
 º1944),
!
  º1952).
m 


 Comme Copland, Martha Graham est une moderniste dans son expression
artistique, en lien avec son engagement politique.
 Certaines de ses œuvres comme 
  º1935) explorent l·éthique puritaine et
la fascination pour les afro-américains. " 
 #  
º1937) traite de la cause
démocratique dans le contexte de la guerre civile espagnole.
 Comme le compositeur elle n·est pas liée directement avec la cause de la classe
ouvrière mais elle est très critique concernant son propre héritage.
 Comme lui elle situe son œuvre dans le contexte de ses racines américaines.

 $   º1938) exploite des textes fondateurs de l·histoire
américaine : déclaration d·indépendance ² qui célèbre le caractère multi ethnique
de l·Amérique -, proclamation d·émancipation d·Abraham Lincoln
 ðne approche critique de l·histoire américaine caractérise ainsi la perspective « de
gauche » d·   
.
 Le ballet évoque bien le passé rural américain mais il est contextualisé dans
l·histoire contemporaine D il décrit l·angoisse des individus et des communautés
face à une seconde guerre mondiale qui offre l·opportunité de refonder les valeurs
collectives et démocratiques du pays. La guerre civile américaine est également
très présente dans la conception initiale du ballet.
? 

|
 Appalachian Spring est une commande de Martha Graham ºcf.
le sous titre ´m %
&
µ), qui dansa le rôle principal
avec Merce Cunningham lors de la première.
 Martha Graham écrit plusieurs scénarii, tous conçus autour
des mêmes idées générales, pendant l·été 1943 : la guerre
civile américaine est très présente dans la 1ère version du
scénario du ballet, intitulée « ÿ  % ' 
 »,
considérablement revu dans un second temps avec la
participation de Copland.
 C·est Martha Graham qui suggéra à Copland l·idée d·un
interlude qui serait fondée sur une musique « ressemblant à
une chanson », en forme de thème et variations. Inspiré par
l·idée, Copland écrit des variations sur la mélodie Shaker
 # % .
! +   
 Ôn plus du couple ºla Fille et le Citoyen) il y a la Mère, dont
l·histoire est celle du pays D la Fille Indienne qui représente
le primitivisme inhérent à l·histoire du pays, le Fugitif,
l·homme persécuté représenté dans la guerre civile par
l·esclave mais qui a de tous temps existé.

 Comme dans 
 $   , Graham inclut des textes
parlés ² citation biblique par la Mère notamment.

 Au final, celui-ci se focalise sur un jeune couple ² qui était


initialement composé de « la fille et le citoyen ºun
abolitionniste)» en lieu et place de la Fiancée et du Mari qui
s·ancrent plus dans la ruralité américaine.
 ! 
 La figure de la Mère est remplacée par la Femme Pionnière, le
Citoyen s·est subdivisé en deux personnages : le Mari ºqui
représente la relation intime avec la Fiancée) et le Prêcheur qui
préserve l·activisme et la passion de l·Abolitionniste. Graham a
éliminé les textes parlés.
 La musique de Copland, surtout dans les parties « Î 
 
  », « ( $ % )
  » et « &  % 
  » contient
toujours la sensation du conflit, de l·incertitude et même de la
violence D elle reste ancrée dans un scénario construit autour de
la guerre civile.
   
 est  %  plus abstrait que son concept
original même si l·esprit original reste présent.
 mien que la partition soit saluée pour ses rythmes enchanteurs et
ses mélodies d·allure populaire ² tout cela suggérant une sorte
de paradis américain -, elle nous rappelle que là où il y a de la
lumière l·obscurité existe aussi.
·!
 *ersion originale pour 13 instruments :
création le 30 octobre 1944 à Washington
 Suite pour 13 instruments : Première en Octobre
1945 ² même orchestration que le ballet.
 *+ 
   ,%- 
    
     *   .  
      
 
 Transcription de la Suite pour orchestre
symphonique ensuite.
  est située au XIXe siècle D elle raconte les
préparatifs d·un mariage en dans une communauté rurale de
Pennsylvanie. La future mariée et le jeune fermier montrent
des émotions diverses, de la joie comme de l·appréhension.
ðn voisin plus âgé suggère de temps à autre la solide
confiance de l·expérience, un revivaliste ºréférence au
mouvement du Réveil Protestant) et ses disciples rappellent
les aspects étranges et terribles du destin de l·Homme. A la
fin, le couple rentre apaisé dans sa nouvelle demeure.
 L·œuvre célèbre ainsi la simplicité de la vie, les femmes
pionnières, les sentiments dans les moments de paix puis de
guerre.
 mien que le compositeur s·inspire de chansons populaires des
Appalaches la seule citation musicale est  # % ,
chanson Shaker sur laquelle il écrit une série de variations.
|

1. Introduction calme et lente D elle introduit les principaux personnages, baignés


dans la lumière : le Marié, la Fiancée, le prêtre et un voisin, associés chacun à un
instrument.
2. Allegro : une danse très vivante en La majeur qui rappelle la musique « %  »
ºviolon joué dans le style populaire) sur des rythmes typiques. Ôn opposition, le
compositeur introduit un motif de quatre notes en valeurs plus longues dérivé de
l·introduction. Tout cela permet un lien avec la section suivante.
3. Moderato : ðne danse lente pour la Fiancée et le Mari d·une tendre simplicité.
4. Rapide : le prêtre ºrevivaliste) et sa congrégation rejoignent le couple pour une
danse rurale.
5. Solo pour la mariée : danse joyeuse dérivée de la section 2
6. Retour de la musique de l·introduction
7. Apparition de  # %  à la clarinette, suivie de quatre variations.
8. Passage spécifique à la partition originale : il comprend des thèmes spécifiques
mais fait aussi référence aux sections 1, 3 et 4. Il se conclut avec un bref rappel de
Simple Gift.
9. Résolution, triomphe final et retour de «  # %  » qui symbolise la liberté. Le
matériel de l·introduction constitue enfin la base de la coda pour décrire le couple
de jeunes mariés resté seul, sur les marches, après le départ des invités. Ils ont
pleine confiance en l·avenir et rentrent dans leur maison.
 "
Cette relation s·inscrit dans la recherche de
Copland d·une musique accessible au plus grand
nombre d·une part, de la recherche d·un style
proprement américain d·autre part.
Les arguments des autres ballets s·inscrivent dans
cette logique :   , m    
Le style musical de Copland s·éloigne, à partir de
1935, des recherches avant-gardistes de ses début
pour intégrer dans une écriture savante des
mélodies de facture populaire.
!  # :
Richesse de l·orchestration, spatialisation des textures,
jeu sur la couleur.
Modulations subtiles ºtons lointains, enharmonies),
polytonalité.
Ôcriture contrapuntique omniprésente, superposition
de motifs ºcf. traitement de Simple Gift)
*ariation des métriques, phrases asymétriques
Travail thématique approfondi ² Copland ne réexpose
jamais un motif de manière identique.
Chromatisme, rétrogradations
 ·$:
Thèmes simples, construits sur l·accord parfait,
sur des arpèges Ô  Ô 

Récurrence d·une écriture sur pédale

Rythme anapestique Ô  Ô 

Caractère dansant de nombre de motifs


Ô  Ô  ºÔxemples ci-dessus également)
Modalité
    : ( 2  m 3, ½ ½ 44. Il rejoint
les Shaker dans le Maine à l·instigation de son père qui fonde
une nouvelle communauté. Il écrit Simple Gifts en 1848.

   3 : communauté utopiste inconnue à l·époque de la


création de l·œuvre D elle prit naissance en Angleterre au
X*IIIème siècle et s'est rendue célèbre aux Ôtats ðnis au XIXème
siècle .Les /
, appelés aussi Société unie de Croyants sont
aussi considérés comme une secte puritaine protestante. Cette
communauté regroupe ceux qui croient à la première et à la
deuxième apparition du Christ.
 L'origine du nom /
vient de « Shaking Quakers », nom
donné à cause des tremblements qui agitaient leur corps
lorsqu'ils rentraient en contact avec l'esprit saint. Ces transes se
manifestaient par des danses, des chants, toutes ces
manifestations physiques du culte étaient essentielles car elles
encourageaient une communion directe avec les esprits.
 â   
  ⠏ O  
  

 
    
   
 â       O  
 
    
      
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⠏     
  
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  ⠏      
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      
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 !
  
Le manuscrit indique qu͛il s͛agit d͛une danse (« dancing song »). Le terme « tourner » dans
les deux derniers vers peut être assimilé à une instruction concernant la danse.
 |    

 ‰  
 º    
"!
     
 Tempo très lent, dynamique douce. Calme de
cette musique, sorte d·ouverture bucolique D
description d·un paysage pastoral mais avec des
dissonances ² cf. argument du ballet.
 Statisme, lenteur du rythme harmonique
 Ôconomie de moyens : tout le matériau musical
est issu de l·accord initial .
 ðn arpège de La Majeur est exposé par la
clarinette sur pédale de tonique aux Cordes.
L·orchestration de ce début est archétypique de
l·écriture de Copland, on la retrouve de
nombreuses fois dans la partition.
Mi M 6/4

 L· accord initial se compose des accords de


tonique et de dominante, arpégés et renversés
º1er puis second), qui créée une poly harmonie. Il La M 6
s·agit in fine d·une superposition de tierces qui
suggère un accord de 9ème majeure.
 Le geste est répété sur le I* degré ºtransposition
sur Ré) D un balancement entre ses deux pôles se ` 

poursuit jusqu·à la fin de la section .
 La superposition de ces deux accords créée une
dissonance qui embue cette ouverture d·une
tension lumineuse : dans le scénario, éclairage
de la Mère avec une lumière « tranquille et
terrifiante »« Ôlle repense à son enfance et à
celle du pays, suggérant ce qui a été enduré La M 6/4

dans le passé. Ce qui implique que le ballet est


construit à partir d·un souvenir.

Ré M 6
 % ? !m &
!'()&   '
 ·anse très vivante en La majeur qui rappelle la musique
« %  » ºviolon joué dans le style populaire), sur des rythmes
typiques ² formule anapestique omniprésente.
 Le thème est exposé à l·unisson par les Cordes et doublé par
le piano. Construit sur 4 mesures, il emprunte toutes ses
notes à l·accord de tonique. ·eux motifs s·agencent pour
former le thème :  sur rythme anapestique et en croches
descendantes sur l·arpège.

 ðn élément contrastant est ensuite introduit au basson,


partiellement doublé à l·alto : des accords majeurs arpégés
ºen second renversement), toujours sur rythme anapestique.
Thème et second élément sont plus loin mis en relation
contrapuntique
 Procédé d·évolution thématique typique de Copland :
chacune des huit présentations du thème est variée
en proportions, en métrique ou en traitement
contrapuntique.
 Chiffre 9, 4ème présentation du thème revenu en La
Majeur ² épars et fragmenté : un nouveau thème
apparaît aux violons 1, accompagné en style choral
par les cordes dans une texture homorythmique de
blanches.
 Les dernières mesures de la section sont, comme
dans l·introduction, une reprise modifiée de son
début ² polytonalité : thème en La sur accord de Fa
Majeur aux Cordes ºchiffre 15).
 ð  # $ " %  &'(&)*
 Tempo modéré, nuance   , Sib Majeur.
 Figure d·accompagnement évocatrice d·une valse. Harmonies en
accords parfaits colorés de 9ème.
 Motif modal ºI-*m-*I-I) présenté à la clarinette, « de la tendresse »
ºStacey mrown) qui alterne avec la figure d·accompagnement.
 Second motif ² courte mélodie descendante - exposé aux mois et
harmonisé en sixtes.
 Chiffre 19 : modulation soudaine Si b / Sol b Majeur D thème « de la
passion » ºStacey mrown), qui diffère sensiblement des autres :
dynamique forte, tempo ralenti et rubato, emploi de    º7ème et
tierce), cordes en sourdine, coups d·archet sur chaque note, instabilité
tonale : Ambiguïté Si b /Sol b.
 Alternance des deux motifs. Richesse des modulations.
 Chiffre 20 : thème de la passion à la voix inférieure. Retour du motif de
la tendresse. º22), ultime écho du thème de la passion dans un procédé
d·écriture proche du début de l·œuvre ºarpège sur pédale).
 Fort contraste : tempo très vif, jeu   et  00 effet
d·accélération, indication de style « badin ».
 Clarinette et flûte introduisent progressivement les éléments d·un
nouveau thème ºchiffre 23) : le Quadrille 1, exposé dans son
intégrité au chiffre 24. Harmonie * ² I, sur pédale de Si au
basson.
 Texture éparse lors de la seconde présentation ² thème
fragmenté, contrepointé d·une voix construite sur une gamme
partielle aux piano et contrebasse. Transpositions.
 2ème thème chiffre 26 ºQuadrille 2), nouveau pôle tonal ² Mi.
 Alternance entre les deux thèmes.
 Chiffre 31 : les changements de métrique déstabilisent la
pulsation régulière.
 ·eux reprises du motif de la tendresse ensuite. Modulations.
 ·anse j yeuse dérivée de la secti n .
 Surprise du rythme très saccadé ² pulsati n irrégulière, accents
dur les c ntretemps, blue n tes. nfluence du jazz.
 ar pp siti n, stabilité harm nique.
 Un m tif présenté au vi l ns présage le thème de la Mariée.
elui-ci, e p sé en · , intervient au chiffre à l·uniss n au
vi l ns : agité, staccat , en cr ches régulières.
 résenté f is et dével ppé : aj ut d·une mesure la ème f is
avec fausse entrée en can n, harm nisati n en mir ir la ème
f is. hiffre ² thème racc urci à mesure. hacun des
én ncé intr duit un n uvel élément ºcan n l rs des ème et ème
én ncés).
 mple ificati n de la te ture, harm nie m uvante.
 Ret ur final à · Majeur, épure pr gressive.
   +   1         #    
$    #    1  &     %%      # 
   .      #  ) 5'  61 
   7 89   : 
 $     
   #    5 %%&½6 ; .     .   % 
    +    + #  
        
    $    %  
   #    ;  +  ) 1 !    
#   .#   5 %%'6
     .< -
   #    ;-  +  1  #   
  1-!          1) 
#   
 $  #    ;          5 
:%=6 >!         - . %= ?
.   % 1 ?# 
 Passages ne figurant que dans le ballet : ils
comprennent des thèmes spécifiques mais font aussi
référence aux sections 1, 3 et 4. Ils se concluent avec un
bref rappel de  # % .
 Ils s·insèrent entre la 4ème et la 5ème variation de  
# %  ² 8 mn de musique environ
 Rupture avec ce qui précède : climat de violence.
 Trois sections : Î 
    , ( $ %)
  et
&   %
  qui contiennent toutes la sensation du
conflit, de l·incertitude et même de la violence.

Î 5 %% ½ ½½6; 5 6

Î 5 %% ½ ½½6;

Prédominance rythmique : accords répétitifs


et saccadés.
Harmonie statique qui suspend le temps
narratif et musical.
ðn Solo du Revivaliste, traversant
furieusement la scène, pointant le Mari et lui
demandant de réagir contre l·injustice.
 m. $ %)
  ºchiffres 78 - 86) :
ðne Fanfare construite sur les accords de
l·Ouverture ² caractère répétitif
Chiffre 83 : des accords dissonants
accompagnent le solo du Mari. ·es fragments
du thème d·amour sont utilisés aux Cordes. Le
Mari s·écroule sur scène, se relève salue les
deux femmes et sort
On réentend également des extraits des thèmes
de Quadrille.
  ; 
     ;
La Mariée est anxieuse, voire frénétique ² elle court
autour de la scène.
Musique construite autour d·une cellule en double
croches à la clarinette et au basson.
Comme dans « Î 
    », pas de mélodie ni
mouvement harmonique, pas de sensation de
progression de la musique. ·e courtes phrases, des
sauts rapides entre les occurrences du motif
peignent un tableau troublant, sans repos.
La musique s·apaise, le thème d·amour transparaît. Le
mari revient, dernière danse du couple. Retour
Simple Gifts.
 Le ballet :
 « «    

   
1  
     » ºCopland cité par
Stacey mrown page 86). Cf. indication « Comme
une prière ».
 ·ynamique pp des Cordes en sourdine D thème
« de la prière » entendu 4 fois. Ambitus
restreint, chromatisme retourné ² ambigüité ·o
M/m, harmonies diatoniques sans fonction
tonale. Thème systématiquement varié.
 ðltime énoncé du thème de l·introduction à la
flûte, doublée au violon 1 D la clarinette énonce
l·accord arpégé, conclusion aux Cordes.
 m  +   :
Howard Pollack, 
O    % 2
/ %  
ðniversity of Illinois Press, Champaign, 1999
Neil mutterworth, (    %
O  Toccata Press, Londres,
1985
Ôlisabeth m. Crist, & %
    
O 
  
 
  2
Oxford ðniversity Press, New York, 2005

 <8< ;
) , keeping score, production San
Francisco Symphony Orchestra, www.keepingscore.org

     :
www.wikipedia.org ºen anglais), www.wikipedia.fr

‡
  ;

 | 
) par  )m@1 in L·éducation
Musicale « maccalauréat 2010 », supplément au numéro 562,
septembre-octobre 2009.